Marc-André RizkLa bonne nouvelle, c'est que la possibilité de vivre sans culpabilité existe. Pour arriver à vivre ainsi, ça prend une décision. Ça prend de le décider. Par exemple... Je sais pas ce que j'essayais de vous dire là, mais... C'était supposé commencer par « par exemple » . Donc, par exemple, se dire « je veux vivre autrement » . Je veux apprendre à vivre de façon responsable. Je veux apprendre à vivre autrement que dans un espace de peur, un espace emprisonnant, un espace restreint. C'est pas comme si ce sera un chemin parfait, une fois la décision prise, mais ce sera un chemin qui nous mène à vivre de façon de plus en plus responsable, à vivre de façon à être comblé. J'avais vraiment aimé comment Wayne Dyer l'avait dit dans son livre génial que oui, je vous recommande, « Manifest your destiny » . En plus, je l'écoutais plutôt que de lire le livre en version papier. Et c'est lui qui le récitait. Il encourageait cette décision en le disant à sa façon, comme suit « I take on no guilt » . Je ne prends, n'assimile ou n'intègre aucune culpabilité. I take on no guilt. Je ne sais pas si, comme moi, vous vous rendez compte de la puissance de cette affirmation. Ce qu'elle peut ouvrir pour nous. Ce qu'elle rend possible. Par exemple, est-ce que je peux continuer l'enregistrement d'un épisode en me trompant dès le début ? Bon, ce n'était pas prévu que je vous donne cet exemple-là. Mais si je vous donne l'exemple que j'avais prévu de vous donner, ben ne pas ou ne plus vivre de culpabilité. à demander quelque chose. Et si je prends un exemple de ma vie, ça m'est très utile quand j'offre mes services à des clients potentiels. Comment arriver à vendre quelque chose si on n'ose pas demander ? Pour ma part, et là où la culpabilité peut être, c'est que je suis dans un métier qu'on appelle d'aide pour donner de l'aide aux autres. Est-ce que ça se fait de demander de l'argent pour aider l'autre ? Surtout quand c'est un montant plus considérable. Et là, je parle de le faire en me sentant bien. Est-ce que je peux le faire librement ? Est-ce que je peux le faire en me sentant fier ? Well, if I take on no guilt, sure it is possible. C'est possible en acceptant de vivre en dehors de la culpabilité, en apprenant à vivre autrement. Encore une fois, j'ai pas dit que ce sera un chemin parfait ou même facile. Et là, je suis exprès de revenir sur la facilité pour apporter une nuance à cette fameuse facilité que j'encourage fréquemment. Quand on se rappelle d'où on vient, on commence à sentir en nous Dieu qui nous habite. C'est-à-dire les deux énergies divines, le féminin, qui est le désir, et le masculin, la capacité de manifester ce désir. Bon, Dieu est bien plus que ça, je suis d'accord avec vous. et le féminin et le masculin est bien plus que ça, mais c'est pour vous donner une idée de ce que c'est. Alors là quand je parle de facilité, quand je dis que ce sera facile, qu'on peut se faciliter la tâche, c'est sûr que c'est dit un peu pour capter votre attention, et tant mieux si je réussis à le faire. Mais c'est surtout dit pour réaliser que si ces deux énergies, féminine et masculine, circulent librement en nous, sans entrave de ce qu'on appelle l'égo, La notion de bien et de mal, la culpabilité, entre autres. Donc si ces deux énergies divines circulent librement en nous, il y aura un flot, une fluidité. Donc quand je dis que ça peut être facile, ce n'est pas la garantie qu'il n'y aura plus d'embûches ni de moments difficiles. C'est plutôt que quand il y en aura de ces obstacles, de ces embûches, de ces moments difficiles, il y aura une aisance en nous. De moins en moins de stress à faire face, du moins du stress négatif. Et ça viendra de la certitude qu'on a les ressources en nous pour gérer ce qui se présente. Il y aura de pleines respirations, peu importe ce qui se passe. Il n'y aura pas un souffle coupé, il y aura une confiance. C'est ce qui est possible en vivant de façon responsable. C'est ce qui n'est pas possible en vivant dans la culpabilité. C'est parce que l'essence de la culpabilité est la peur. Vraiment, ce qui fait avancer comme une voiture, la culpabilité, donc l'essence dans la voiture, c'est ce qui la fait avancer. C'est quoi l'essence de la culpabilité ? C'est la peur. Et quand vous étudiez les effets de la peur sur l'organisme, je ne parle pas de faire des études à l'école, vous pouvez être votre propre sujet d'étude, vous vous rendez compte qu'un des effets de la peur sur le corps, c'est au niveau de la respiration. Elle devient courte, saccadée, parfois même coupée. On peut respirer à fond quand on vit dans la responsabilité. Une autre façon de dire ça, c'est « on peut être en vie, on respire à moitié » ou moins encore, quand on vit dans la culpabilité. Et une autre façon de dire ça, c'est « on se meurt » . Quand on comprend l'importance d'une bonne respiration pour les fonctions vitales de l'organisme. On comprend l'importance d'apprendre à vivre autrement que dans la notion de bien et de mal. La notion née de la peur, la culpabilité. Pratiquez-le cette semaine. I take on no guilt. Je vais certainement le faire. J'ai d'ailleurs fait ce matin, en proposant un nouveau service. La culpabilité m'a dit « Mais de quel droit t'oses faire ça, Marc ? » Et mon cœur m'a dit « Attaboy, mon Marc » « Nice things are coming » . Encore une fois, ça revient à notre responsabilité. Laquelle des voies on décide d'écouter ? Par laquelle des voies on décide d'être guidé ? Celle du divin ? Celle du cœur ? Ou celle de la peur ? À demain. Et pssst, I take on no guilt. I take on no guilt. I take on no guilt. En passant, c'est pas comme si la culpabilité va disparaître à vous répéter ce mantra-là. Ce n'est pas un moyen de contrôle que je vous donne ici. C'est plutôt un outil de conscience. En vous ramenant en mémoire votre objectif d'apprendre à vivre sans culpabilité. d'apprendre à vivre sans ce bon vieil ami qui malheureusement nous rend misérables, ce sera plus facile de vous attraper quand vous tomberez dans ces grippes. Et la conscience, c'est la première étape pour s'en sortir, pour retrouver notre liberté. Et si vous avez envie de voir en image ce que ce chemin peut avoir l'air, ce qu'on est en train de parler, et ce que cette liberté peut donner, je vous propose le film Cast Away, Seul au monde. Avec Tom Hanks. Un vieux film, disons, du début des années 2000. Son ami Wilson, on peut le voir comme notre égo, notre système de croyance bien et mal, notre système de culpabilité. S'en départir va peut-être nous effrayer, mais ce n'est à nouveau qu'un truc de ce bon vieil ami qui a peur de ne plus être utile. Nous pourrons alors le rassurer en lui disant que nous sommes tout simplement en train de récupérer et de réacheminer l'énergie de ce bon vieil ami vers autre chose. Il nous sera encore utile, seulement cette fois, pas pour construire ce qu'on ne veut pas, mais plutôt pour accomplir ce qu'on a envie, ce que vous voulez. Voilà où nous mène la responsabilité. Je ne prends pas de guillemets.