Marc-André RizkLa bonne nouvelle, c'est que la non-résistance nous amène à ce qu'on veut, malgré les apparences parfois trompeuses. Ça prend de la foi pour aller au-delà des apparences, ça prend de la foi pour ne pas résister, pour aimer. Alors ça y est, nous y sommes, et fallait s'y en attendre à se parler d'amour. Déjà entendu l'expression, si on te frappe sur une joue, tourne l'autre joue. C'est un principe de non-résistance, autrement dit d'intelligence, parce que ça s'inscrit dans le mouvement de la vie. La vie, c'est la création en constante évolution, en croissance continue. Si je crée en passant mon temps à contrer ce qui est, je vais finir par créer l'objet même de ce que je contre. Et je vais donner un exemple concret. en allant sur un terrain qui pourrait sembler glissant. Mais je suis un ancien joueur de hockey, et au hockey, on joue sur la glace. Sur la glace, pour avancer, il faut glisser. Alors avançons sur ce terrain qui peut sembler glissant. Que penser de la lutte contre le cancer ? Je parle de terrain glissant. Parce que je ne pose pas la question pour aller contre les efforts que sans doute des millions de personnes fournissent, ont fourni et fournissent encore aujourd'hui pour trouver une cure. Mais la cure, on l'a déjà. La cure, c'est l'amour. L'amour, c'est la non-résistance. Ce qui cause la maladie. C'est l'éloignement de la maison. La maison, c'est Dieu. Autrement dit, la maison, c'est l'amour. Ce qui revient à dire ce qui cause la maladie, c'est un manque d'amour. C'est la résistance. Ça ne veut pas dire d'arrêter la recherche. Je suis pas en train de parler contre la recherche. Je suis en train de parler de s'ouvrir à un modèle plus grand de ce qu'est l'humain, pour saisir que la solution physique va venir appuyer la solution déjà présente pour la cure de l'âme, retourner à l'amour véritable. Le corps physique, qui tombe malade parfois, est le reflet et elle véhicule de l'âme sur terre. C'est pas dit ici pour juger, c'est dit pour constater. Constater quoi ? On lutte, et en luttant, on perpétue ce qu'on tente d'éliminer. Et là, je veux par le fait même attirer votre attention sur ce que je ne suis pas en train de dire. Si vous recevez ce message par écrit, je l'écris en gros juste au cas. Alors à vous qui l'écoutez, je vais tenter d'y aller le plus clairement possible, le plus lentement possible, en pesant mes mots. Si vous êtes dans une relation où on vous abuse, physiquement ou psychologiquement, je n'ai pas dit, dans ce message ou dans n'importe lequel autre, que vous devriez rester dans cette relation. Au contraire, sortez de cette relation si c'est ce que vous sentez. Écoutez-vous. Et je vais défaire un mythe, ça va peut-être aider. Tourner l'autre joue ne veut pas dire rester là et ne rien faire. Quand on reçoit ce qu'on dirait au Québec une baffe en pleine face, une gifle, que ce soit physiquement, carrément, une gifle de quelqu'un, ou métaphoriquement avec un coup dur de la vie. C'est important d'accepter et l'entendre d'aimer. Pour ne pas tourner notre énergie contre nous-mêmes, vers contrer ce qui est en train d'arriver, vers ce qu'on ne veut pas. Plus facile à dire qu'à faire ? Entièrement d'accord. Créer ce qu'on veut demande de l'entraînement. Apprendre à maîtriser notre énergie demande de l'entraînement. Apprendre à laisser Dieu nous habiter et nous guider dans chacun de nos pas. demande de l'entraînement. Ne pas résister demande de l'entraînement ou de l'aide de plus grand. Guérir demande de l'entraînement. Il faut se pratiquer à aimer et l'entendre à ne pas résister. Ça demande de l'entraînement parce qu'on n'est pas habitué à aimer. On est habitué à résister. C'est pour ça que je cite l'exemple de la lutte contre le cancer. C'est simplement un bon exemple de résistance. Clairement dit, quand on est malade, on veut mettre l'emphase sur retrouver la santé, pas sur éliminer le mal. Certains vont dire que je joue avec les mots en disant ça. Je ne joue pas avec les mots. Je joue avec ce qui se trouve derrière les mots, l'énergie plus fine, celle qui crée, et d'entendre, celle qui sous-tend, tout ce qui existe dans le physique. À lutter, on ne dirige pas notre énergie vers ce qu'on veut créer. Même si c'est inconscient en nous. À lutter et l'entendre à résister, on va contre les lois naturelles. La première loi naturelle, c'est celle de l'amour, celle de l'accueil. C'est pour ça qu'on dit que c'est la règle d'or. Si vous êtes dans une relation d'abus, c'est important de ne pas y résister, sans toutefois y rester si ce n'est pas bénéfique pour vous. Et rares sont les cas, voire aucun, où l'abus est tellement bénéfique que ça vaut le coup d'y rester. Ce qu'on vise à faire dans un tel cas, c'est de se soigner pour être en mesure de continuer de diriger notre énergie vers les relations qu'on désire, non pas pour lutter contre celles qui sont toxiques, pour citer un mot populaire, c'est jauci. Je vais prendre l'exemple de Jésus. Lors de son arrestation, avant sa crucifixion. Il est condamné injustement. Jésus, un homme bon, servait les gens et leur voulait du bien. Seulement voilà, il dérangeait l'ordre établi. L'ordre établi, c'est la religion à l'intérieur de nous. Notre notion de bien et de mal qui, on croit bien souvent, règne suprême sur celle des autres et sur ce monde. Cette notion... Le bien et le mal mènent le monde depuis longtemps. Qu'on soit religieux ou pas. Si la notion de bien et de mal guide notre vie, on est des gens religieux, religieuses. Qu'on croit en Dieu ou pas. On pourrait dire que le bien et le mal, c'est la religion la plus répandue sur Terre. Et là, entendre la croyance la plus répandue. Et pratiquement chacun, chacune d'entre nous, croit que sa religion, c'est la bonne. Comme on a pour la plupart oublié Dieu, repoussé Dieu et l'entendre résister Dieu, Dieu qui est la maison, on a fait de nos croyances notre Dieu, notre Sauveur. L'amour existe au-delà de cette religion, de cette notion qui juge. C'est pour ça que Jésus, qui est amour, défend la prostituée et lui dit « Va et ne pêche plus » . Il, psst, Jésus, l'amour. La transforme, cette dame. Déjà remarquez que ça, l'amour, ça dérange. Et je vous rappelle, ce « ça » dans ma phrase, c'est Jésus qui lui est amour et il dérange. Non ? Observez comment vous pouvez vous sentir quand j'en parle, quand je mentionne son nom, quand je mentionne le mot ou le nom Dieu. Et pour voir comment ça dérange, observez aussi comment quand quelqu'un pardonne un geste qu'on considère impardonnable, ça sème la polémique. Certains, certaines personnes verront ça comme un grand acte d'amour. D'autres, par contre, diront, par exemple, vers où on s'en va permettre et pardonner de telles choses ? Ben oui, l'amour véritable, l'inconnu. Ça effraie. Jésus donc, je vous parlais, lors de son arrestation, se fait condamner pour ce qui ne sont pas des crimes. Que fait-il ? Il résiste ? Bien sûr que non. L'amour ne résiste pas. À la question qui lui est posée, es-tu coupable de ses actes, par exemple d'avoir guéri quelqu'un le jour du sabbat, le jour de congé dans la semaine ? Il répond simplement Si vous le dites. C'est à en rendre ses apôtres et ses disciples, sa famille et ses amis fous et folles. Défends-toi, Jésus ! Et là, entendre l'amour. Défends-toi, l'amour ! Allez ! T'es le sauveur du monde ! Et là, un autre appel essentiel à nouveau pour ne pas partir dans la religion. L'amour est le sauveur du monde. Jésus était, est, amour. Qu'est-ce que l'amour fait ? Et l'entendre Jésus fait dans cette situation-là. Mais il répond à sa famille, ses amis, ses disciples, ses apôtres. « Baissez les armes. Vous n'y pouvez rien. Je fais la volonté du Père. » La volonté du Père. Come on, Marc ! En plus, c'est quoi ça, la volonté du Père ? La volonté du Père, c'est celle qui vibre dans chacun de nos cœurs. Chacun, chacune d'entre nous, on l'entend différemment, cette volonté. C'est ça qui ajoute la couleur au monde, l'expression différente de chacun, chacune d'entre nous. Par contre, il y a une chose qui ne change pas, qui ne diffère pas pour chacun d'entre nous. Cette volonté qui veut et peut s'exprimer différemment reste inchangée en ceci. La volonté du père, c'est l'amour. C'est pour ça la non-résistance. Pas contre le mouvement. Même quand on reçoit une gifle, mais avec le courant. L'amour dit, accueille ce qui est. Tu n'en es pas soumis, soumise en faisant ça, tu es en train de t'élever et de te transformer. Et je vous demande, c'est qui le réel vainqueur de la condamnation de Jésus ? Même en psychologie, aujourd'hui, on enseigne l'acceptation comme pierre angulaire de la transformation. Ça vient de où ? Eh oui, de la source, qui est les lumières du monde, là depuis le début des temps. Sans soleil, on meurt tous et toutes. Eh bien, sans amour véritable, et là, entendre « à résister aux choses » , c'est la mort sûre qui guette et qui bondit sur chacun d'entre nous. L'amour vint à coup sûr, même quand dans les empérences, on dirait que c'est l'opposé qui se produit. Ce qui se joue dans les profondeurs est bien plus transformateur que le contrôle exercé sur la forme. L'amour transforme, change la forme de façon durable en débutant le changement de l'intérieur. La résistance repousse ce qui est, la forme, qui elle ne fait que revenir plus forte ensuite. La preuve, déjà voulu repousser une leçon que la vie tente de vous enseigner, seulement pour recevoir le message encore plus fort la fois d'après. Une baffe encore plus forte ensuite. Vous vous rappelez ce que je vous disais cette semaine ? C'est possible, si on le souhaite, d'avoir des rappels plus doux. C'est possible, oui. Tout est possible. Pour autant qu'on s'ouvre plutôt que de résister. La résistance provoque le mouvement opposé à celui souhaité, de par sa nature qui repousse, nourrissant la chose même qu'on veut éliminer. Pour transformer la forme, dans l'air où nous sommes aujourd'hui, l'air de l'abondance, l'âge d'or. Ça prend de la non-résistance, même quand ça ne fait pas de sens, même quand tous nos sens physiques nous disent de résister parce qu'on sent le mal en surface. Notre sixième sens, lui, notre intuition, connectée au cœur, sait que le seul pouvoir de l'amour est plus fort que tout et amène réellement la guérison, la transformation, l'éclosion et la manifestation. des désirs de nos cœurs. À demain.