Marc-André RizkLa bonne nouvelle, c'est que nous avons le choix. Ok, généralement, on connaît bien cet aspect de la responsabilité. C'est-à-dire, notre responsabilité, ce sont nos choix. Aujourd'hui, je veux discuter d'un choix en particulier qu'on peut faire et refaire chaque jour. Le choix de se voir comme Dieu nous voit, à son image, ou alors comme notre petite voix intérieure, la voix de notre passé. Non seulement de nos manquements passés, mais de nos impressions passées, où on n'aurait pas été à la hauteur selon ce qu'on aurait aimé. Ou, à la Wayne Dyer, le choix d'être un hôte pour Dieu ou tenu en otage par notre égo. Et c'est là l'importance de « Nous sommes de Dieu » , en se rappelant d'où nous venons. En élevant notre conscience pour se rappeler qu'au-delà de nos parents, à qui nous ressemblons sur le plan physique et matériel, nous venons de la même source, chacune et chacun d'entre nous, nous sommes en mesure de s'associer, de s'identifier à ce parent, à cette puissance-là créatrice, de la même façon qu'à nos parents terrestres en ce moment. D'ailleurs, je ne suis pas sûr qu'il existe plus grand défi dans cette vie d'humain. que d'arriver à se détacher de nos parents terrestres et l'entendre autonomie affective, pour s'attacher à notre parent céleste. Qu'on croit en Dieu ou pas, qu'on ait une vision religieuse, spirituelle ou autre de Dieu, qu'on l'appelle ainsi ou qu'on l'appelle la vie, la source, l'univers, l'amour, l'esprit du grand tout. La puissance créatrice. Généralement, donc peu importe comment on l'appelle, les gens ont une image de Dieu qui ressemble à la toute capacité, à la grandeur, à l'amour justement, à la bienveillance, à la force, à l'abondance, et ça peut continuer longtemps. C'est important de le constater parce que quand nous parlons de responsabilité et qu'on dit qu'on est responsable des choix qu'on fait, On est responsable d'écouter à chaque instant soit la voix de la tête des peurs et du passé, ce qu'on pourrait dire notre mental inférieur, soit la voix de Dieu, la voix d'en haut, qui résonne ici bas, dans le cœur, cette voix qui, elle, nous dit que nous sommes toutes ces choses qu'on croit ou imagine Dieu être. Et faites l'exercice aujourd'hui. C'est une invitation. Prenez une feuille et un crayon et écrivez « Dieu » dans le haut de la feuille ou tout autre mot qui, pour vous, désigne plus grand que vous. Ou comme Deepak le dit si bien, qui désigne « the higher part of us » , la partie plus élevée de nous-mêmes. Puis, laissez tous les qualificatifs venir pour décrire Dieu. Vous les écrivez en prenant, disons, environ cinq minutes pour le faire. Et ensuite, déposez le crayon et relisez votre feuille pour voir s'il y a autre chose que vous ajouteriez. Relisez votre feuille une deuxième fois, mais cette fois, dites-vous que ce que vous lisez vous habite, de la même manière que quand on regarde un portrait de famille, on peut voir la ressemblance avec vos parents. Dites-vous que le choix qui vous revient chaque jour, votre responsabilité, Ce dont vous êtes imputable, c'est de choisir de vous associer à cette liste que vous venez créer, ou alors à ce que vous fait croire votre égo. Le choix est le vôtre. Nous pouvons choisir de vivre notre quotidien à partir d'un espace où nous reconnaissons notre divinité, ou alors à partir d'un espace où on laisse la peur dicter le chemin. Remarquez bien ce que je viens de dire dans la dernière phrase, parce que ce n'est pas la peur le problème. Le problème, c'est de laisser la peur nous envahir. C'est là qu'elle devient, ce qu'on pourrait dire, notre identité. C'est impossible, bien sûr, qu'elle devienne notre identité, dans le sens où rien ne peut nous séparer du fait que nous venons de Dieu. Sauf que, on peut en avoir vraiment l'impression, de la même façon qu'un film d'horreur peut nous faire vraiment peur. au point de croire que ce qui se passe sur l'écran est vrai le temps d'un instant. Et n'est-ce pas tout un film d'horreur qu'on vit quand on n'arrive pas à se rappeler et à vivre à partir de notre identité divine, celle-là même écrite sur votre feuille ? Quand on se rappelle d'où on vient, on se rappelle qu'on a les capacités pour composer avec nos peurs et bien d'autres choses. La liste que vous aurez créée vous le dira, que les capacités vous les avez. pour gérer des peurs, pour gérer tout ce qui peut se lever et pour tenter de bloquer la manifestation de vos « je veux » . À demain. Psst ! Ce choix dont je parle aujourd'hui est un des plus importants parce qu'il offre la possibilité de guérir d'une de nos plus profondes blessures. Sinon, la plus profonde. Le rejet. En guérir passe par l'amour, et l'amour nous invite à créer ce qu'on veut. Le rejet fait mal parce qu'il joue directement sur notre identité. Il arrive à nous faire croire qu'on ne mérite pas ce qu'on veut, qu'on ne mérite pas à la base d'être aimé. Toutes ces situations difficiles qu'on vit au quotidien, Aussi inconcevable ça puisse paraître parfois, cache en quelque part ce mensonge, celui du non-mérite de l'amour véritable. Quand cette blessure est ouverte et l'entendre activer en nous, et je parle du rejet, on sent qu'on perd notre valeur, qu'on ne vaut rien. Encore une fois, c'est impossible de perdre notre valeur, comme le démontre ce choix qu'on peut faire de se reconnaître ou de renaître en Dieu, en la source de l'univers. Toutefois, on peut vraiment en avoir l'impression au point d'y croire le temps d'un instant, qui peut parfois durer des heures, ou des jours et des semaines, ou même des années de temps, et au pire, une vie de temps. Malheureusement, oui, c'est possible d'être une vie entière à souffrir du rejet, à souffrir du manque de valeur, ou je devrais dire à souffrir de l'impression qu'on n'a pas de valeur. Heureusement, en sachant que nous pouvons prendre en main la responsabilité de ce choix, nous pouvons nous en sortir. Nous pouvons porter attention. Chaque jour un peu plus, à laquelle des voix nous écoutons pour nous décrire, surtout pour nous définir. Des milliers de compagnies à travers le monde dépassent des dépenses, des milliards et des milliards, et après on dit qu'il n'y a pas d'argent, pour attirer notre attention chaque jour. Notre attention est un atout majeur, immensément important pour ces compagnies. Et elles le savent. Le savez-vous ? Je veux dire, le savez-vous où votre attention va chaque jour ? Le saviez-vous que ce qui fait le plus mal, c'est un petit truc, peut-être pas si petit, une souffrance, appelée le rejet ? Le saviez-vous qu'on peut en guérir en portant attention, notre attention, à ce que dit Dieu de nous ? C'est une bonne nouvelle. Pour autant qu'on se rappelle qu'on a le choix. Pour autant qu'on se rappelle qu'on peut choisir où va notre attention. Il en va de notre guérison.