- Speaker #0
Salut à tous et bienvenue dans la saison 3 de Nouvelle Trace Podcast, le rendez-vous dédié au ski de fond et à ceux qui le font vivre. Au fil des épisodes, des invités, des parcours et des expériences qui éclairent la discipline du loisir à la performance. Je suis Nicolas Eltenberg,
- Speaker #1
entraîneur de ski de fond et speaker d'événements sportifs et je vous propose de me rejoindre pour parler ski de fond. Bonne écoute !
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Nouvelle Trace Podcast. Aujourd'hui, le fil rouge, ça va être la progression qui vient pas uniquement de la charge d'entraînement, mais de la capacité à l'assimiler. On entend parler d'entraînement polarisé, pyramidal, de modèle norvégien, de seuil, de zone, de blog, de data, plein de données, mais finalement, comment progresse-t-on réellement ? Comment savoir si on s'entraîne correctement ? Pour en parler aujourd'hui, je reçois une nouvelle fois... le coach de Nouvelle Trace Podcast je plaisante, c'est Guillaume Lamy je plaisante mais t'es là régulièrement maintenant parce qu'en plus d'être entraîneur au pôle espoir de ce qu'ils te font dans le Dauphiné, t'as quand même fait tes études dans ce domaine là en STAPS sur l'entraînement un master entraînement je crois donc tu étais pour moi la personne idéale pour parler de tout ça l'idée ça va être bah De vulgariser, pas faire un truc hyper scientifique, mais de vulgariser un petit peu tout ça pour que ça parle à tout le monde. Salut Guillaume.
- Speaker #1
Bonjour à tous, salut Nico. Merci de me réinviter encore une fois dans ton podcast. J'espère que les gens ne sont pas lassés d'entendre ma voix et d'avoir des petites news. Mais c'est toujours un plaisir d'être là et puis de discuter d'entraînement, c'est ça le plus important je pense.
- Speaker #0
Ouais, moi je ressors chaque fois avec plein d'infos et ça me permet de progresser en tant qu'entraîneur aussi, donc c'est cool. Allez, avant de commencer, quand tu regardes l'évolution de l'entraînement ces dernières années, qu'est-ce qui a le plus changé selon toi ? Avant, quand on parlait d'entraînement, il y a 25-30 ans, d'entraînement pour l'endurance, on faisait un max d'heures aux allures auxquelles on voulait faire la compétition, en gros. C'était quand même un peu ça.
- Speaker #1
Ce qui a énormément changé, c'est que maintenant, je dirais que beaucoup de personnes qui ne sont pas plus dans le très haut niveau ont accès à des données scientifiques et à un encadrement d'entraînement beaucoup plus important comparé à avant donc il y a beaucoup plus de gens qui vont pousser les curseurs de l'entraînement au maximum, même si c'est pas des personnes qui font du haut niveau donc ça fait un peu effet boule de neige parce que plus ces personnes ont accès à beaucoup de choses, plus il y a des recherches qui se créent, plus il y a Plus il y a de données, plus il y a de matières à travailler pour l'entraînement. Je dirais que l'entraînement s'est rationalisé énormément, avec l'accès notamment aux données, avec les montres, ce que tout le monde a maintenant en fait, et qu'il y a 30 ans je pense qu'il n'y avait personne qui en avait.
- Speaker #0
On en a parlé un peu dans le dernier OptiBata, on était avec François Dupont sur Nolio, on a parlé pas mal des datas, des montres, de l'analyse des données.
- Speaker #1
Ça, ça a beaucoup joué, je pense. Et puis après, l'accès aux études des entraîneurs, je pense, qui permet aussi d'avoir des personnes solides qui puissent tirer un petit peu les disciplines vers le haut. Mais donc plus de moyens et un entraînement plus rationalisé, je dirais, c'est ce qui a changé. Après, c'est vraiment comme la mode vestimentaire, je dirais. C'est des grandes rengaines qui viennent. Nous, quand on a été formé en Staps, on a été formé avec s'entraîner moins pour s'entraîner mieux. Et je dirais que maintenant, c'est une chose qui a un petit peu évolué. Maintenant, c'est s'entraîner beaucoup et mieux parce que les volumes d'entraînement, ils ont énormément augmenté depuis que j'ai fait mes études, même pour l'élite.
- Speaker #0
Ok, et du coup ça va faire la petite transition pour la suite, parler de volume d'entraînement, parce que je voulais commencer par parler des grands modèles d'entraînement, on connaît l'entraînement polarisé beaucoup en France, il me semble, il y a aussi l'entraînement pyramidal, ce sont les deux grands modèles qu'on utilise dans le sport d'endurance en France. un petit peu balayer les autres aussi, peut-être la méthode norvégienne, mais... Je dirais qu'au sein de la FFS, on est plutôt axé sur le polarisé.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Pour petit rappel, l'entraînement polarisé, c'est qu'on va tirer les deux extrêmes. On va faire une grande majorité de l'entraînement à basse intensité. Sur un ratio, ça va être 80% de l'entraînement total qui va faire à des allures aérobies, donc à des allures qui sont tout à fait soutenables. On peut faire beaucoup d'heures sans accumuler beaucoup. beaucoup de fatigue, mais ça induit quand même des adaptations physiologiques et métaboliques hyper importantes. Et on va tirer les extrêmes de l'autre côté, on va faire 20% d'entraînement plutôt intense. Donc tout ce qui est autour du seuil ou au-dessus du seuil. Et on va un petit peu oublier la zone grise qui est entre les deux, on en avait déjà parlé sur les allures d'entraînement. T'as une bonne mémoire. qui s'apparentent plutôt au tempo ou à toutes ces séances qui sont nous on appelle ça aérobie nocive à la fédération française de ski et du coup ça te permet de faire des gros volumes d'entraînement parce qu'on a 80% qui est fait à des allures basses si elles sont dans les bonnes allures et du coup seulement 20% qui est fait à haute intensité mais bon quand on regarde et quand on le fait réellement c'est déjà pas mal 20% à haute intensité
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Et donc, si on met le parallèle, l'autre grand modèle, c'est le modèle pyramidal qui a toujours cette base avec beaucoup d'heures en aérobie Sict.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et par contre, ce qui change...
- Speaker #1
Ce qui change, c'est qu'il y a moins de répartition extrême d'un côté et de l'autre. On va balayer un petit peu plus toutes les allures. L'entraînement, et surtout, c'est peut-être une construction qui va plus convenir à des athlètes d'expérience qui ont déjà de la bouteille et des années d'entraînement derrière eux, qui peuvent se permettre d'avoir un petit peu plus de disparité dans les allures d'entraînement. Et on ne va pas être sur les mêmes phénomènes adaptatifs. C'est-à-dire qu'on va plus cibler les adaptations à long terme sur les athlètes. Voilà, je pense à... Globalement, en fait, on peut avoir deux modèles d'entraînement. On peut se baser sur le système de surcompensation, avec tout ce qui vient derrière. C'est l'entraînement par bloc, parce qu'on va travailler des qualités spécifiques pour surcompenser et progresser. Donc ça, c'est un modèle qui peut marcher à court terme, moyen terme, même à très long terme. Mais on a un autre modèle qui va convenir à des athlètes d'expérience, et qui se connaissent bien, et qui ont des énormes volumes d'entraînement. C'est le système adapté. adaptatif. Ça veut dire que sur des années, si on a produit tel type d'entraînement, on a un changement profond de la physiologie de la personne et qui fait qu'elle va devenir hyper performante d'année en année. Et après, c'est sûr que le système pyramidal, c'est un truc que je maîtrise moins parce que ce n'est pas quelque chose qu'on fait beaucoup, nous au comité, et on en a peu parlé aussi en STAPS parce que ce n'est pas un truc dans l'air du temps. Mais voilà, c'est une répartition beaucoup moins extrême dans les allures, même si on reste sur une base aérobique qui est toujours supérieure à des allures qui sont au-dessus.
- Speaker #0
Oui, c'est juste que, en fait, pyramidal, simplement, c'est parce que si on découpe en trois zones, en fait, il y a la zone 1 qui est la base qui prend le plus de place, donc on aurait une base très grande. une deuxième zone où on passe à les... à peu près 15-20% du temps, donc qui est moyenne, et puis la zone 3, la zone la plus intense, où on passe beaucoup moins de temps, environ 5% du temps, et ça fait une pyramide sur le schéma, c'est pour ça ce nom-là. Donc ce serait, si on compare polariser pyramidal, polariser la base 80% à peu près d'aérobistrict, et Allez, à peu près 15-20% dans la zone très intense, très peu autour des seuils. La machine à café, j'ai oublié de la débrancher, c'est pas grave. Et puis, pyramidal, à l'inverse, on va passer plus de temps dans la zone autour des seuils et moins dans les très intenses.
- Speaker #1
Oui, c'est à peu près ça. Et je pense que c'est aussi quelque chose qui est utilisé plus dans d'autres disciplines, notamment en fond, en course à pied. où on est sur des allures qui sont typiquement pour le marathon, c'est autour du seuil mais un petit peu en dessous, et où les facteurs qui vont maintenant le plus nous intéresser, c'est les facteurs de durabilité, durabilité musculaire et physiologique aussi, et du coup on va s'entraîner plus dans des zones intermédiaires, ça représente des très hautes intensités maintenant avec l'élite, Mais voilà, c'est pas... Trop un modèle qu'on utilise, nous, en ski de fond.
- Speaker #0
Je n'ai pas lu l'étude en entier, mais j'ai regardé un peu des résultats de recherche. Pour des athlètes pas professionnels, mais entraînés, qui ont une base vraiment costaud d'entraînement, en fait, les deux modèles fonctionnent à peu près aussi bien. Certains répondent mieux à un modèle qu'à l'autre. Et ce qui est intéressant, c'est que dans l'année, en fait il y a aussi possibilité de ne pas faire que du pyramidal ou que du polarisé. Et en fait, avoir une partie de l'année qui va être ciblée sur quelque chose et l'autre partie ciblée sur l'autre. Et d'ailleurs, tu en parlais, il y a aussi l'entraînement par bloc. Est-ce qu'en réalité, ce n'est pas un peu ça qui se passe quand même dans l'entraînement du ski de fond en France ? C'est d'avoir une période de prépa qui est quand même un peu ciblée par bloc et puis qui va vers le polarisé en approchant de la saison hivernale.
- Speaker #1
Oui, de toute façon, dans un entraînement polarisé ou dans un entraînement pyramidal, on peut tout planifier par bloc. Ah oui,
- Speaker #0
c'est pas un deuxième modèle.
- Speaker #1
Il faut voir ça un petit peu comme une globalité. L'entraînement sur plusieurs années ou à l'année, on peut le polariser. Ça veut dire que tu prends ton carnet d'entraînement, tu prends les données, les datas. Et tu vois que globalement sur l'année, il y a 80% qui a été fait à très basse intensité et 20% qui a été fait dans des zones d'intensité qui sont autour du seuil, au-dessus, plutôt au-dessus du seuil et proche du seuil. Et du coup, ça, ça n'empêche pas de planifier par bloc parce que l'entraînement, on veut travailler des qualités. Et le meilleur moyen de travailler des qualités, c'est de mettre beaucoup de séances pour travailler cette qualité sur un temps donné. Et après, peut-être passer à autre chose ou travailler une autre qualité plus importante à une telle période donnée.
- Speaker #0
Si on va dans le concret, alors, on prend un bloc, je ne sais pas, par exemple, pour travailler l'endurance force,
- Speaker #1
c'est possible ?
- Speaker #0
Tu nous rappelles vite fait ce que c'est l'endurance force ?
- Speaker #1
L'endurance force, c'est la capacité à maintenir un niveau de force dans le temps le plus longtemps possible.
- Speaker #0
Ok, on veut travailler, on prend un bloc. A peu près combien de temps ?
- Speaker #1
On parle de micro-cycle et de macro-cycle. Le micro-cycle, nous, on l'utilise souvent 3 semaines ou 4 semaines. En général, c'est un cycle avec soit 3 semaines progressives et une semaine de récup, soit 3 grosses semaines d'entraînement et une semaine de récup. Après, ça, c'est malléable. Ça dépend de la volonté du coach, du temps qu'on a pour travailler une certaine une certaine qualité et des points forts et des points faibles de l'athlète, je pense. Et ça, ça peut être intégré à une période globale. Par exemple, là, pour nous, c'est le printemps, c'est la reprise. On appelle ça préparation physique générale. On va utiliser beaucoup d'activités pour reprendre de manière à équilibrer un petit peu le sport et travailler la prévention, travailler la mobilité. pour ne pas avoir de blessures après dans la prépa.
- Speaker #0
C'est faire son socle de base de prépa. Voilà,
- Speaker #1
ça c'est une grande période, on pourrait appeler ça un macro-cycle, mais là-dedans il peut y avoir plusieurs blocs de travail, c'est-à-dire qu'il y a un premier bloc où on n'est que de la reprise aérobie à basse intensité, si on parle de physio, et il peut y avoir un bloc qui est un petit peu plus mixte où on va travailler pour préparer éventuellement des intensités qu'on va faire par exemple en juillet ou en juin, travailler sur un petit peu de tempo. peau, un petit peu de seuil.
- Speaker #0
Ça me fait penser à dans un podcast de Nico Vandel, Endurance 30, où il y a Jérôme Coppel, que j'avais reçu l'an dernier, qui disait que l'entraînement, c'était un peu comme construire une maison. On ne va pas construire la cheminée avant d'avoir construit la maison, la base. Donc on fait d'abord les fondations et ensuite on monte petit à petit sa maison pour terminer par la cheminée. Je trouvais que l'image était pas mal. On a souvent envie, quand on est sportif amateur, d'aller tout de suite se confronter à plein de choses et d'oublier de construire cette base-là. Et chez le Fondeur, c'est maintenant, c'est sur cette période du printemps que ça se construit. Si on voit à un an, et puis si on voit ça à long terme, c'est les périodes jeunes pour construire un athlète à plus long terme.
- Speaker #1
Oui exactement et un des grands principes de l'entraînement c'est la progressivité. Le plus gros on va dire c'est ça qui est aussi associé à plein d'autres mais c'est la base et souvent en fait quand on gratte il y a des trucs de la base qui ne sont pas forcément tout le temps bien faits. Je pense qu'on en parlait un petit peu la dernière fois, mais déjà rien que respecter un petit peu les rythmes de l'athlète, de surcompensation, de récupération, de progressivité sans avoir trop de monotonie dans l'entraînement. Il n'y a pas besoin de trop se gratter la tête pour réussir à faire ça. Si l'athlète respecte ça, il peut arriver à des niveaux qui sont tout à fait incroyables.
- Speaker #0
Si... Pour terminer cette partie des grands modèles d'entraînement, si je te parle de méthode norvégienne, ça te parle un petit peu. C'est tendance dans le sport d'endurance. C'est des athlètes, je crois qu'il est du triathlon en Norvège, qui ont modélisé ça. Parce qu'on le voit bien, en Norvège, bien sûr, il y a les fondeurs et les biathlètes. C'est ce qu'on regarde nous en premier. Mais il y a aussi des super coureurs de fond. Il y a des super triathlètes. Tous ces sports d'endurance. La Norvège n'est pas archi-dominante tout le temps, mais elle a toujours quand même plutôt une bonne place depuis quelques années.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr que c'est une méthode qui fait parler et qui fait peut-être bouger un peu les lignes de l'entraînement, même s'il y a beaucoup de phénomènes de mode autour de ça. Ce n'est pas un truc hyper nouveau. C'est le gros... Un des gros points de la méthode norvégienne, ça se base juste sur une séance qui s'apparente un peu nouvelle parce qu'on ne le fait pas souvent, qui est la séance de double seuil dans la journée, où on va faire deux séances. Et le matin, on est sur un seuil plutôt en basse intensité, donc c'est un seuil tempo, où on va être sur des répétitions un peu plus longues, d'intervalles. et du coup un repos le midi et une séance, re une séance de seuil l'après midi où on va être sur un seuil un peu plus haut pour faire des intervalles un peu plus courts et en fait c'est juste le principe c'est de mettre une énorme charge sur la journée pour travailler vraiment cette qualité précise et induire des adaptations avec une surcompensation qui sera plus efficace après et ça c'est issu d'un énorme travail parce que en Norvège en fait ils ont toujours beaucoup beaucoup travaillé avec le lactate Et en fait, n'importe quelle séance est monitorée avec le lactate. Et ça permet de voir des progrès dans chaque zone et aussi de monitorer ce genre de séance. Peut-être qu'on a moins l'habitude de faire nous ici en France, même si ça commence suivant les disciplines, c'est beaucoup utilisé. Mais nous, je sais que dans le ski de fond, ça commence à être pas mal utilisé.
- Speaker #0
Oui, à un certain niveau. Oui,
- Speaker #1
à un certain niveau.
- Speaker #0
C'est sûr, j'avais vu ça, que ça demandait beaucoup de prises de lactate. Puis du coup, de les faire correspondre vraiment à ces ressentis, à ces zones de cardio, etc.
- Speaker #1
Et ça, c'est vraiment des séances qui sont à réserver pour des gens et des athlètes qui ont énormément d'expérience et d'entraînement, parce que c'est une séance qui se veut être à un impact fort. Parce qu'on sait qu'au bout d'un moment, il y a aussi un des principes d'entraînement, c'est la monotonie. Et pour des athlètes qui s'entraînent énormément, on arrive vite à une espèce de progression minimale parce qu'en fait, notre corps n'est plus assez choqué pour réagir et surcompenser. Et du coup, aussi le but de ce genre de modèle, si on veut l'appeler, ou de séance. C'est de venir encore bouger les murs d'un athlète qui a des énormes capacités et qui a un gros volume d'entraînement et qui fonctionne d'une manière pérenne dans le temps.
- Speaker #0
En tout cas, ça ne m'attire pas. Horror des séances autour du seuil. J'ai horror des intenses de 5 minutes. Venez-vous jusqu'à 15 minutes. Je préfère faire de la TMA. Bref, ça me fait penser. Est-ce que... si on prend des sportifs amateurs est-ce que il n'y en a pas beaucoup qui sont justement là-dedans involontairement c'est-à-dire qui ont du mal à rester à des très basses intensités et qui finalement vont pas non plus chercher des très hautes intensités et restent toujours un peu entre
- Speaker #1
ces deux seuils à courir un peu tout le temps là-dedans et ce serait un peu le piège ouais ouais bah ça ça peut arriver souvent et Et c'est un socle d'apprentissage qu'il faut créer pour les jeunes athlètes. Comprendre que quand on est engagé dans un cursus de haut niveau, l'entraînement... Il doit être fait dans des allures qui sont respectées. Sinon, après, de une, on ne développe pas les qualités qu'on voudrait développer. Parce qu'une allure à aérobie, 80% d'allure à aérobie dans son année, ce n'est pas pareil que 80% de tempo dans son année. Et surtout, ça peut induire des surentraînements et des phénomènes de fatigue. sur lesquels on ne surcompense pas et donc on ne progresse pas ou on progresse très peu. Et il faut différencier l'entraînement pour devenir un athlète ou l'entraînement pour se faire plaisir. Parce qu'au début, on a beaucoup de jeunes personnes, ou même ça arrive avec des adultes qui sont fans d'entraînement et qui veulent faire de la compète, en fait, quand ils vont courir, ils vont juste se vider la tête et ils vont aller sur des allures qui sont, au terme de sensation, beaucoup plus satisfaisantes qu'une allure aérobie. c'est à dire une allure où on va vite où on se sent facile, le fameux second souffle quand on nous a tous entendu c'est de voler voilà exactement sauf qu'à long terme mais avec des gros volumes d'entraînement c'est pas des allures qui passent bien si je reprends là sur modèle
- Speaker #0
on va dire, on va retourner sur le polarisé qui est celui qu'on utilise le plus deux questions je suis Un sportif amateur, je ne fais pas 7 séances ou 10 séances ou j'en sais rien par semaine, je peux faire 2 ou 3 entraînements par semaine, est-ce qu'on pense à l'entraînement polarisé ou en fait pas du tout et ces schémas sont complètement différents ? Est-ce qu'il ne faut pas un minimum de temps d'entraînement pour commencer à réfléchir à l'entraînement polarisé ?
- Speaker #1
Après, moi, si j'entraîne par exemple un athlète comme ça, on va avoir une base d'entraînement quelque peu polarisée, c'est-à-dire on va différencier des hautes intensités et des basses intensités, mais on va tendre vers un modèle qui sera peut-être plus, soit 110% d'entraînement à basses intensités, 30% ou même 60-40%, parce qu'en fait, ce qu'on veut, c'est... qu'est-ce qu'on fait du temps à un parti qu'on a et où est-ce que notre athlète a le plus à progresser. Et donc si on voit que ces allures déjà à basse intensité, ils les respectent, on peut dire qu'on va mettre un petit peu plus de séances qui vont nous bouger et qui vont nous faire progresser. Donc on pourrait presque dire qu'on n'est plus vraiment dans un entraînement polarisé, même si on va fonctionner comme ça. Surtout pour ce genre d'athlète, c'est bien d'aller chercher quand même dans les extrêmes, notamment vers le haut. Pour induire de la progression qui va arriver peut-être plus rapidement que sur des allures au seuil ou tempo ou de la durabilité, ce n'est pas ce qu'on va travailler en premier.
- Speaker #0
C'est peut-être construire du coup une base un peu plus longtemps à basse intensité avant d'aller chercher à choquer un peu plus avec des hautes intensités ?
- Speaker #1
Pas forcément parce que ces personnes-là, c'est toujours des gens, ils viennent avec un petit bagage d'entraînement et en fait, comme ils n'ont pas beaucoup de temps, de temps, à chaque fois qu'ils sont allés s'entraîner, ils sont allés s'entraîner pour y aller. Ils ont quand même cette base. Je pense que le plus gros travail déjà avec eux, c'est de leur faire respecter des séances basse intensité qui soient réellement des séances basse intensité. Et quand on est là, après oui, on peut potentialiser un petit peu ces séances à haute intensité derrière où on sait qu'il ne va pas faire que de la haute intensité au final.
- Speaker #0
L'autre question qui me vient, c'est en tant qu'entraîneur de club, c'est que j'ai des jeunes, on ne maîtrise pas en fait ce qu'ils font à côté. Pas forcément, la plupart on ne maîtrise pas. Et il y en a qui vont, en dehors des séances d'entraînement, sortir quatre fois, cinq fois dans la semaine, faire peu importe de la basse intensité ou pas, mais en tout cas qui vont sortir, et d'autres qui ne vont pas sortir du tout et qui vont faire que les séances club. J'aimerais bien pouvoir individualiser, du coup c'est quand même très très compliqué en club, comment j'arrive à gérer le nombre de séances d'intensité que je veux mettre, comment je veux construire des entraînements, leurs fréquences, leurs intensités, alors que j'ai déjà une base d'entraînement qui n'est pas la même pour les jeunes que j'ai.
- Speaker #1
Oui, ben ça c'est... C'est la question. Après, l'avantage que s'il y a des jeunes qui ne font que les séances club dans la semaine, c'est que peu importe si c'est une séance à basse intensité ou une séance d'intensité, il va récupérer de cette séance. Enfin, s'il ne fait pas n'importe quoi et qu'il dort à côté, il n'y a pas de raison qu'il ne récupère pas. Et c'est juste que les personnes qui auront moins de séances d'entraînement dans la semaine auront moins d'adaptations annexes. hormis celles qui sont induites par l'entraînement que tu leur as proposé. Et en fait, c'est aussi une découverte. Je pense que les jeunes qui ne font pas d'autres séances à côté, il y a intérêt à faire des séances qui sont plaisantes aussi pour eux et qui leur font découvrir un panel d'intensité, de technique ou de jeux qui leur permettent de progresser sur cette séance sans trop se poser la question. Et en sachant que les jeunes qui vont avoir plus d'entraînement à côté, on va avoir une récupération qui est plus rapide. Parce que les phénomènes d'adaptation, notamment du travail aérobie, c'est une amélioration métabolique qui va permettre aussi de récupérer plus vite des séances intenses.
- Speaker #0
D'accord. Je dois me faire moins de soucis que ceux qu'un fêche. Ça me rassure un peu. Non, mais après, je ne m'en fais pas, je rigole, mais... ceux qui ont, je ne sais pas si je dois dire comme ça, mais vocation à aller vers du haut niveau, en tout cas qui ont la volonté, ce n'est pas ceux qui ne font que les séances proposées. En général, ils en font pour eux, avec les parents. Il y a un panel de sorties, on va dire, pas forcément d'entraînement, mais de sorties sportives ou d'activités physiques à côté. Je me fais du souci sans vraiment m'en faire. Ce qui m'inquiétait, c'était de proposer peut-être trop dur à ceux qui n'ont pas cette base d'entraînement. Mais finalement, comme tu dis, ils ont aussi plus de récup.
- Speaker #1
S'il n'y a que deux séances par semaine, je pense que pour un adolescent ou un préadolescent, il n'y a pas de souci. Ça ne reste pas non plus de l'activité. On n'est pas vraiment sur du sport. On est sur du sport régulier, mais ça reste une activité.
- Speaker #0
Dak ? On tourne la page et on parle un peu d'adaptation du coup, parce que c'est bien, on prévoit nos séances d'entraînement, mais le corps, il a besoin de temps pour assimiler, pour s'adapter un petit peu à ce qu'on lui propose. On parle beaucoup de la charge d'entraînement, mais on parle quand même finalement assez peu de cette adaptation du corps, parce que... Je reviens à Jérôme Coppel qui disait dans ce même podcast que ce n'est pas l'intensité qui fait progresser, mais c'est le temps d'assimilation qu'on lui laisse. En gros, c'est le repos, c'est la récup qui permet de progresser.
- Speaker #1
Oui, ça c'est sûr. C'est ce qu'on appelle les phénomènes de surcompensation et qui est un phénomène très théorique. qui est que si on choque son organisme, on va puiser dans ses réserves, donc tout va diminuer, la capacité physique, la capacité de performance, et si on laisse un temps de récupération de X temps derrière, notre organisme va se reconstruire plus fort que ce qu'il ne l'était avant, dans la qualité travaillée. Et donc suivant l'intensité, la charge, la nature de l'entraînement qu'on va proposer et qu'on va induire, le temps de surcompensation derrière sera différent. Et notamment, ce qui est très compliqué, c'est qu'il y a plein d'interactions dans les charges, parce qu'on a la charge d'entraînement, mais la charge d'entraînement ça peut être, on va travailler l'aérobie, mais on va faire aussi de la muscu, et puis là-dedans on fait de la vitesse, et puis après on fait des intenses, donc tout ça, ça se mélange, mais il y a aussi la charge émotionnelle, la charge de stress, que les athlètes vont vivre au jour le jour, au quotidien. notamment les événements de vie, tout ce qui peut se passer, et c'est tout en interaction. Ça me fait penser,
- Speaker #0
tu vas me dire tout de suite, je pense que tu vas me dire que j'ai fait une connerie. L'autre jour, j'ai été courir, je me suis fait une petite séance d'intensité, des une-une, et une heure après être entré, j'ai fait une séance de muscu haut du corps. En fait, finalement, je me suis dit, sur le moment, Je me suis dit, c'est pas grave, j'ai travaillé plutôt la partie physio et puis j'ai couru, donc j'ai travaillé avec les membres inférieurs. Et là, je vais faire de la muscu avec des charges un peu lourdes. Finalement, ça ne va pas être gênant, ça va faire un truc plutôt global. Et finalement, ce n'est peut-être pas si simple que ça.
- Speaker #1
Ce n'est pas si simple, mais ce n'est pas forcément contre-productif. C'est juste que tu mettras plus de temps à surcompenser, à récupérer. Il faut juste intégrer ça. Et il y a aussi notamment, j'en ai pas parlé, mais ce qui va énormément compter, c'est le plaisir, le plaisir de l'athlète. Et des fois, là on parle de cadre, on parle d'entraînement polarisé, de chiffres, de tout ça, mais en fait rien ne remplace le plaisir de l'athlète à s'entraîner. Et du coup... On déborde toujours de temps en temps du cadre. Le tout, c'est de pas tout le temps être en dehors du cadre.
- Speaker #0
Du coup, on peut pas dire que... Plus on s'entraîne, mieux c'est. Pas forcément.
- Speaker #1
Si, ça fait partie aussi. Je présentais au début les deux manières de levier. Il y a le système de surcompensation qui marche très bien à court et à moyen terme. Et le système adaptatif qui marche à très long terme. Plus un athlète est jeune, plus il va bien réagir à un entraînement basé sur la surcompensation. Sur le travail d'une qualité, la surcompensation, le travail d'autres qualités, parce qu'il est plus malléable, physiquement, il est plus apte à réagir à des stimuli qui sont importants. Et derrière, il y a le phénomène adaptatif qui va être aussi lié au volume d'entraînement. C'est-à-dire, on bâtit sur 10 années une progressivité qui va amener à des volumes d'entraînement Très important. Et maintenant, dans le haut niveau, un des leviers principaux, c'est le volume d'entraînement.
- Speaker #0
Mais ma question était une question piège. C'était de dire, en fait, j'en sais rien, j'ai fait mon bloc. Il faudrait que je prévoie une journée de repos, par exemple, ou une semaine de décharge. Mais en fait, ça me laisse plein de temps libre. Et je me dis, en fait, non, ce temps libre... peux le mettre à profit de l'entraînement, ce serait de remettre des séances, parce que j'ai le temps, donc plus je m'entraîne, plus je progresse.
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
C'est là le piège, pas le piège que je te tends à toi, mais le piège de l'entraînement, de vouloir toujours trop en faire, et j'ai du temps, je place.
- Speaker #1
Oui, oui, non, c'est sûr, mais c'est un réflexe qui est pas trop fait dans le haut niveau, parce qu'en fait, on a besoin de récupérer de grosses périodes de travail.
- Speaker #0
Je t'arrête, en fait... Là, on ne s'adresse pas à ceux qui s'occupent du haut niveau, mais justement à des personnes qui, comme moi, s'entraînent pour le loisir. Enfin, pour le loisir des compètes, mais on ne cherche pas du haut niveau. Qui entraînent des jeunes en n'ayant pas forcément des grandes connaissances théoriques. Mais évidemment, on ne s'adresse pas à un entraîneur qui entraîne des athlètes de haut niveau. qui visent de haut niveau.
- Speaker #1
Oui, alors dans ce cas-là, c'est sûr que c'est le risque et d'où la responsabilité de l'entraîneur, de même avec des athlètes qui n'ont pas de grandes connaissances, de leur faire prendre conscience de... Et là, cette semaine, est-ce que tu as vraiment récupéré ? Comment tu te sens ? Est-ce que tu n'en as pas trop fait ? Et pourquoi, dans ce cas-là ?
- Speaker #0
C'est la bonne question. C'était celle que j'allais te poser après. C'est comment est-ce qu'on peut... S'assurer qu'il y a une bonne assimilation. Qu'est-ce qui nous permet de dire, ah bah oui, là j'ai bien assimilé le bloc de travail qu'on a fait, ou la séance qu'on a fait. Est-ce qu'il y a des signes ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, si c'est des athlètes que tu vois deux à trois fois par semaine, c'est quand même des personnes que tu connais assez bien, en termes d'émotion, même physiquement, ça nous donne des indices. Ah ouais, il n'a pas trop l'air d'avoir la pêche ces derniers temps, il n'a pas trop d'énergie pour s'entraîner, il a des cernes, il a un comportement qui est un peu différent de d'habitude. Je me dis, ah, il est peut-être un peu fatigué celui-là, donc est-ce que la charge a été assimilée ? Est-ce qu'il s'est passé quelque chose en dehors ? Parce que ça peut être ça aussi. Et donc du coup, voilà, ça c'est un peu la discussion, le visuel et tout. Et après, à côté de ça, il y a les... Ça peut être le calcul de la charge d'entraînement et essayer de voir si lui, il met dans son carnet d'entraînement tout simplement cette semaine de récup. En fait, j'ai fait ça et toutes les séances, elles étaient à la sensation difficile. On va voir que la charge, en fait, elle n'a pas diminué sur la semaine. Et on peut se dire peut-être que ça va prendre plus de temps que ce que je ne pensais de récupérer du bloc que j'ai mis avant.
- Speaker #0
Comment on construit du coup une semaine d'assimilation ?
- Speaker #1
Une semaine d'assimilation, tu veux dire ?
- Speaker #0
Une semaine de décharge, de récup, mais qui permet d'assimiler le bloc qu'on a fait juste avant. Si on a fait trois semaines, tu parlais par exemple de trois semaines de travail, de charge sur une thématique, il y a une semaine de décharge pour assimiler.
- Speaker #1
Déjà, ça va être une semaine où on décharge partiellement ou totalement de la thématique qu'on a travaillée. Donc, on a, mettons, on veut bosser, ben voilà, la PMA, donc on va faire trois semaines avec deux séances de PMA, ou peut-être avec un pic de trois séances de PMA dans la semaine, ce qui peut être, c'est beaucoup pour des jeunes de club, j'avoue, mais voilà, je parle un petit peu pour du bon niveau, et donc la semaine de décharge, soit on garde un petit rappel de PMA avec une modalité d'entraînement un peu facile, avec des temps de répétition assez courts, ou on enlève carrément la séance. pour la remplacer par une autre. Ça, c'est si on travaille que cette... Enfin, c'est si on fait le zoom que sur cette qualité-là. Après, il y a tout qui va rentrer en compte. Ça peut être trois semaines de volume et on va décharger en termes, après, d'heures d'entraînement.
- Speaker #0
Ouais, donc c'est de la décharge globalement de volume et de la décharge d'intensité, a priori.
- Speaker #1
Oui, ou en fait... Oui, ou une décharge par modalité. Ça veut dire que... En tant que tel, le volume va toujours être en trame de fond, donc c'est sûr qu'il faut le moduler, parce qu'on ne peut pas faire toutes les semaines 20 heures d'entraînement dans la semaine. Donc il y a un moment où il faut décharger. Et il y a aussi la modalité d'entraînement. Une fois qu'on a décidé qu'on allait arrêter de la travailler, il faut décharger. Et après, il faut la maintenir. Mais ça, c'est parce qu'il faut aussi maintenir la qualité.
- Speaker #0
Même quand on travaille... On avait parlé des allures d'entraînement, des rappels de séance.
- Speaker #1
Et donc la construction, il n'y a pas de construction typique parce qu'en fait, c'est là la science de l'entraîneur. C'est de savoir quand est-ce qu'on a le feu vert pour passer à autre chose, quand est-ce que tout a été bien assimilé. Mais en fait, il y a le progrès. Aussi, on va voir les athlètes progresser et on se dit, ah ben là, il a passé un petit cap. Ça veut dire que ce qu'on a fait, on est dans le juste, et d'être attentif à tous ces signaux, et de croiser, en fait, comme je disais, donc nous, on a planifié une semaine de décharge, mais d'être attentif aux signaux émotionnels, physiques qu'on voit, et aussi de croiser avec des moyens un petit peu plus basés sur la data, comme le calcul de la charge. Des suivis de fatigue qui peuvent être juste l'AFC au réveil, par exemple, ou qui peuvent être un suivi HRV si ça veut être plus poussé. Voilà, ou qu'en sais-je, il y en a plein.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce qu'il y a des pièges aujourd'hui avec le biais des réseaux sociaux, etc. Là, tu programmes pour tes athlètes, ou même l'entraîneur qui dit... Je suis en train de programmer et je vois que là-bas, le club n'arrête pas de faire plein d'intensité. Ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, ce qu'on veut bien montrer, ce qu'on peut voir, qui peut engendrer des dérives. J'ai le cas hier, on fait une séance avec les jeunes, on court, on fait une partie en RM, après on fait un foot, on repart courir. Je regarde un des jeunes qui met sur son Strava, ah bah super la moyenne qui baisse, enfin je ne sais plus comment il dit, mais voilà sa moyenne de course qui baisse, forcément on a fait de l'ARM, il n'a pas coupé sa montre, il était en mode course, et bien sa moyenne est tombée à 10,5 du kilomètre. Donc il ferait mieux de l'enlever, si vraiment ça le gêne, il ferait mieux de l'enlever de son Strava. Mais tu vois, c'est des dérives avec ces réseaux sociaux quand même qui peut... qui peuvent peut-être engendrer des erreurs.
- Speaker #1
Oui, ça c'est sûr. C'est un peu les injonctions du monde actuel. On voit sur Instagram le programme ou les allures de course des meilleurs mondiaux et du coup, on s'identifie à eux. Donc, on va avoir tendance à pousser sur de l'intensité extrême ou cela. L'injonction de Strava qui est qu'on a toujours besoin de mettre du sensationnel pour les copains et pour leur montrer qu'on a bien travaillé. Mais en fait, derrière tout ça, le coach, déjà, il faut qu'il tienne la baraque, il faut qu'il connaisse un petit peu son projet, que le projet, ce ne soit pas forcément un projet à l'année et que ce soit un projet à long terme. Moi, mon projet, c'est de former des athlètes polyvalents. On ne va pas beaucoup jouer sur le volume d'entraînement, mais par contre, on va mettre en place ci, ça, ça et entamer la discussion avec les athlètes pour que, justement, ça c'est comme En fait... J'en avais parlé, il me semble, ça date un peu, mais il y a un modèle canadien de la performance qui est très bien ficelé et notamment qui a été produit dans chaque fédération là-bas, qui aborde des grandes thématiques de l'entraînement en fonction de l'âge.
- Speaker #0
Moi j'en ai parlé aussi, c'est le DLTCA.
- Speaker #1
Ouais. à long terme de l'athlète c'est pas un truc très fourni en termes de la science de l'entraînement mais en termes de développement de l'enfance et rapport à l'entraînement c'est très intéressant et il y a des périodes où on découvre l'activité on apprend le sport et après au bout d'un moment on vient, on apprend à s'entraîner et on apprend à performer et on apprend à gagner et en fait toutes ces périodes il faut bien les différencier Celui qui suit Strava, il n'est pas « je m'apprends à m'entraîner » , c'est « j'apprends à me faire plaisir » en fait, et à en montrer le plus. Et du coup, il faut amener ces athlètes à réfléchir sur leurs projets en termes de sport, et notamment quand ils sont engagés, qu'ils rentrent dans une structure qui est à plus haut niveau, après les clubs par exemple.
- Speaker #0
Dak, tu parlais de la notion de plaisir et de… du socle qu'on peut construire avec du multi-activité. Du coup, ça me fait penser à... Dans l'entraînement, est-ce que... Moi, par exemple, en club, je ne travaille pas du tout en me disant j'ai une période où je vais travailler le seuil, une période où je vais travailler la vitesse. Et je mets un petit peu tout progressivement, tout le temps. Est-ce que c'est une erreur ?
- Speaker #1
Je ne pense pas, parce qu'en club, il y a moins besoin de prioriser. On n'est pas pris par un emploi du temps chargé, un volume d'entraînement chargé. Et l'objectif, je pense, en club, c'est d'en faire voir de toutes les couleurs du bon côté du prisme aux jeunes. C'est-à-dire qu'ils apprennent plein de choses, qu'ils fassent de la multi-activité, qu'ils travaillent du seuil, qu'ils travaillent de la PMA, qu'ils fassent de la vitesse, qu'ils fassent des jeux. et qu'ils aient un panel d'adaptation qui soit le plus... ouvert possible pour qu'après, quand on veuille construire un petit peu un entraînement un peu plus cadré, on vienne piocher dans l'expérience qu'il a eue dans chaque intensité, dans chaque domaine. Et après vient la construction à long terme d'un socle d'entraînement. On ne peut pas faire travailler un jeune que de l'aérobie, ce serait complètement contre-productif. Il y a des âges où on est plus performant, notamment... Avant la dosélescence, travailler la coordination, ça se travaille par de la vitesse, par du foot, par des jeux. Et après à l'adolescence, c'est travailler sur de la PMA, c'est là où on progresse le plus. Donc il ne faut pas se couper de faire un espèce de melting pot de plein d'intensité, de plein de choses. Et surtout, il viendra un temps où il faudra programmer, et ce n'est peut-être pas le moment de le faire absolument. Tout en gérant la fatigue des jeunes, bien sûr.
- Speaker #0
Oui, oui. Et puisque tu reparles de programmation, on trouve, on en a parlé un petit peu la dernière fois avec François, mais on trouve des plans d'entraînement tout fait. Voilà, où je pourrais suivre semaine par semaine, jour par jour, un truc à faire. Pourquoi ? C'est un modèle qu'il faudrait bannir, c'est peut-être un grand mot, mais qui ne serait pas à suivre forcément. Je prends la revue Trail, je parle de Trail parce que dans le ski de fond, je ne pense pas que ça existe, mais Trail Magazine Outdoor, qui n'existe pas, comme ça je ne fais pas des nuits. Je prépare mon 80 km, 2500 m de dénivelé. en 12 semaines et puis il y a un plan d'entraînement de 12 semaines dedans ?
- Speaker #1
La réponse la plus appropriée c'est que chacun est différent en fait donc chacun aurait besoin d'un entraînement on va dire entre guillemets personnalisé ou au moins adapté à ses contraintes à ses envies à sa capacité d'entraînement parce que voilà ce truc tout fait est-ce qu'il se base sur quoi ? Quelqu'un qui ne s'est jamais entraîné ou quelqu'un qui a une énorme expérience de l'entraînement sur quel levier on va jouer. En fait, ça ne remplace pas le regard d'un entraîneur ou même ses connaissances personnelles sur ses capacités physiques. Parce qu'un tel ne va pas préparer un 80 de la même manière qu'un autre. Après, l'exemple du 80, c'est un mauvais exemple, parce qu'il faut quand même un gros volume d'entraînement pour préparer un 80.
- Speaker #0
Oui, c'est marrant. On en a parlé hier avec les collègues, et je disais que pour moi, c'était sans doute ce qui avait de plus compliqué entre 40 et 80 kilomètres. C'est sans doute ce qui a de plus compliqué à préparer et ce qui est le plus intense, le plus difficile à... À récupérer en plus, mais bon, c'est un autre débat. Par rapport à un ultra, tu vois, où on marche beaucoup, où il faut un socle de base aérobie beaucoup plus important, on va chercher moins les qualités de vitesse, etc. C'est un autre débat. En fait, ma question, ce que j'attends de toi là, c'est que tu me dises un peu, quelles sont les choses auxquelles il faut qu'on fasse attention pour créer de l'individualisation ? Tu as parlé de... D'où on vient ? Quelle est déjà notre base d'entraînement ? Est-ce que je suis novice ou pas ? Est-ce que j'ai déjà fait son âge peut-être ? Le vécu, l'âge ? Qu'est-ce qu'on peut avoir comme autre regard ?
- Speaker #1
Je l'ai dit aussi un peu, mais on peut pousser là-dedans. Quelle qualité je travaille pour être performant sur tel type de... d'événements, par exemple il y a des gens qui sont à la base hyper endurants et en fait ils vont pas avoir trop de soucis à courir à 40 bornes parce que voilà, ils ont une activité qui fait qu'ils font souvent, sans s'en rendre compte plein d'aérobie en fait, donc quel est le levier de progression et d'autres ce sera l'inverse c'est très performant, il va courir vite sur une sortie de 50 minutes et il a pas de soucis pour ça, mais après quand on le met des sorties de 3h de course à pied, ça marche plus Merci. parce qu'il ne sait pas s'alimenter, parce qu'il ne sait pas... Donc on va avoir un petit peu, au-delà du passif d'entraînement, c'est les qualités physiques,
- Speaker #0
le profil.
- Speaker #1
Et puis après, le troisième pôle, c'est un programme qui est fini et qui est universel. Ce n'est pas possible parce qu'en fait, chacun a justement le phénomène de surcompensation, des temps de récupération qui seront... totalement différent et pour quelqu'un cinq séances dans la semaine ça va être facile et d'autres iraient qui opéreront jamais parce que c'est beaucoup trop pour eux donc il ya voilà la récupération le type de séance peut-être l'agencement des séances aussi en fonction des contraintes professionnelles des contraintes voilà une famille d'yale ou autre et c'est déjà pas mal après Ouais, le volume global, mais ça, c'est le nombre de séances de la semaine. Moi, je dirais que c'est un petit peu à ça qu'il faut faire gaffe. Et après, ce genre de programme, ça a toujours un effet motivationnel. C'est que les gens qui n'ont jamais eu ça, ils vont se dire, ça me permet d'y aller. Parce qu'il ne faut pas aussi croire que pour préparer un 80 km, il n'y a pas des moments où il faut se botter les fesses en disant, ouais, je n'ai pas trop envie, mais bon, c'est pas grave, je vais aller boire une bière plutôt que... plutôt que d'aller m'entraîner. Mais en fait, il faut y aller même quand des fois c'est difficile d'y aller.
- Speaker #0
Un tout dernier thème que je voulais aborder, c'est la variation des entraînements. On en a parlé un petit peu tout à l'heure, c'est la monotonie. Mais on a parlé d'adaptabilité, d'adaptation en tout cas du corps par rapport de l'organisme, par rapport aux séances. Est-ce que varier... Alors bien sûr, on peut varier de sport, on peut varier plein de choses, mais varier, on va revenir sur le modèle d'entraînement, c'est aussi une possibilité qu'on a pour évoluer. Au bout d'un moment, on ne stagne pas en restant sur le même modèle. Est-ce qu'on peut le voir sur une année ? varient un petit peu mes charges, etc., tout ce que je fais. Mais à long terme, est-ce qu'on ne reproduit pas trop la même chose ? Je prends ce que j'ai fait en 2021, je refais la même chose en 2022, je refais la même chose en 2023, en se disant que ça a marché en 2021, donc forcément, ce modèle-là va être le même puisque ça a fonctionné. Est-ce qu'il n'y a pas une monotonie qui se crée là-dessus ?
- Speaker #1
C'est sûr et c'est aussi ce pourquoi des fois des athlètes de haut niveau changent d'entraîneur, c'est qu'on veut changer de méthode, on sent que là on arrive au bout d'un processus et que pour être stimulé à nouveau il faut changer quelque chose. Et c'est ce qu'on a dit, la monotonie c'est un des principes qui va vraiment aussi conditionner le progrès, c'est que le corps il ne connait pas, on lui met une séance. Ça va être très dur pour lui. Énorme courbature ou autre, on va puiser loin et après on va surcompenser haut par contre. On lui met 20 séances, le corps il connaît, il n'y a pas de phénomène adaptatif. Donc oui, bien sûr que si on est toujours sur le même modèle, le corps il sait directement quel chemin il va prendre pour répondre et il y aura très peu d'adaptation. Ça ne veut pas dire qu'il y a une adaptation à long terme qui se crée dans ces cas-là. Parce qu'il faut bien... savoir et avoir en tête que le sport de haut niveau, il y a un moment où il y a une certaine monotonie qui se crée parce qu'il y a énormément de volume d'entraînement, parce qu'il y a des travails qui sont indispensables dans son année et qu'on ne va pas révolutionner l'entraînement en changeant et en variant complètement de choses. Oui, ça peut provoquer quelque chose, mais en même temps les bases de l'entraînement restent les bases. C'est-à-dire qu'on sait que pour être performant, il faut quand même un volume d'entraînement minimum et ça, on est quand même obligé de se le coltiner. Donc voilà, mais ce principe de monotonie, il existe, mais il faut quand même avoir un angle d'attaque. C'est-à-dire que si on change tout le temps, on n'a pas non plus aussi d'adaptation assez forte et ancrée pour développer des qualités spécifiques. On peut varier tout le temps d'intensité, mais en fait, là-dedans aussi, des fois, on s'y perd un petit peu. Donc dans ces moments-là, il faut avoir une réelle discussion, je pense avec les athlètes sur le jeu et bien cerner la personnalité et les besoins pour faire les bons changements au bon moment. Mais c'est sûr que la monotonie, au bout d'un moment, ça a un impact qui est délétère. Et d'ailleurs, la monotonie, c'est un des facteurs les plus importants dans le surentraînement. Ça veut dire qu'il y a un moment où il n'y a plus de plaisir. Il y a moins d'adaptation, il y a une disproportion de charge qui fait qu'on tombe dans un état de fatigue. Je ne sais pas si j'ai répondu à ta question un petit peu. Oui, complètement.
- Speaker #0
C'est exactement ça. Ça me fait penser qu'il reste un dernier modèle. Il y en a sûrement plein d'autres, mais dont on n'a pas parlé parce que tu as redit qu'il y a quand même besoin de ce socle, cette base de basse intensité. Et pourtant, il existe un modèle d'entraînement qui est le HIIT, H-I-T, High Intensity Training. Je suis super bon en anglais. Donc, c'est en fait finalement peu de volume et du coup une proportion de haute intensité importante. Tu le connais ce modèle-là ?
- Speaker #1
Pour moi, le HIIT, c'est plutôt une modalité d'entraînement dans un planning global. Ça veut dire que quand on parlait de micro-cycle ou de macro-cycle, On peut dire qu'on va mettre du micro-cycle de très haute intensité pour travailler cette qualité-là. Mais je ne connais pas de modèle à long terme qui est basé sur de la très haute intensité.
- Speaker #0
Dans l'endurance ?
- Speaker #1
Dans les sports d'endurance, bien entendu. Ce n'est pas un modèle en tant que tel, même si c'est une volonté de bouger dans l'organisme, de faire de la très haute intensité sur des allures qu'on ne fait même pas en compétition, pour tirer vers le haut une certaine qualité.
- Speaker #0
Parce que, bah là on... on ne parle plus de ce qu'ils font là-dessus, mais il y a quand même des sports, enfin, je ne sais pas si c'est un sport en particulier, mais en salle, on voit avec les WOD, etc., où, en fait, ils sont dans ce modèle-là à l'année, quasiment. Ils font très peu d'activités, mais on n'est pas sur des sports d'endurance, quoi. Et voilà, on est sur des séances...
- Speaker #1
Ouais, après, c'est... Si on prend l'exemple du CrossFit, c'est quand même un sport qui est... majoritairement à dominante musculaire donc il ya moins de moins de contraintes et puis de demande de l'activité qui est sur de l'endurance les rouilles même s'il y en a quand même pas mal au final mais donc aussi il faut analyser les facteurs de la performance de l'activité et bon c'est vrai que je ne sais pas un domaine que je connais trop mais c'est sûrement polarisé assez fort du côté de la haute intensité. Même si je pense qu'il y a quand même pas mal de séances de durabilité et d'endurance, parce que ça fait partie aussi de la performance de cette activité un petit peu.
- Speaker #0
On s'est dit plein de choses. Aïs, s'il y avait une idée globale à retenir, on ne s'adresse pas à des coachs de haut niveau, on ne s'adresse pas non plus à des athlètes de haut niveau qui de toute façon réfléchissent un petit peu pour certains à ce qu'ils font à l'entraînement, mais font, j'espère, confiance à leur entraîneur. Mais voilà, Poteau a... des entraîneurs comme moi de clubs ou des athlètes amateurs qui s'entraînent de leur côté, qui réfléchissent eux-mêmes à leur entraînement ?
- Speaker #1
Déjà, respecter les grands principes de base avec en numéro un la progressivité, la monotonie, respecter les temps d'adaptation, savoir un petit peu de quoi on parle quand on parle de phénomène de surcompensation, d'adaptation, de la charge. Et en fait, de se nourrir un petit peu de toutes ces connaissances pour se dire, en fait, moi, à mon niveau, quels sont les principes les plus importants à respecter. Et pour des jeunes athlètes, je pense que c'est d'apprendre déjà à connaître leurs allures d'entraînement, ça, on en a déjà parlé. D'avoir une certaine progressivité pour éviter toute blessure ou tout... toute chose qui pourrait nuire à l'intégrité physique des jeunes. Et après, c'est balayer le panel un petit peu de toutes les qualités physiques qu'on peut travailler pour ancrer ces sensations dans une partie de son cerveau et que quand il y en aura besoin, on pourra les ressortir et on pourra pousser un petit peu les curseurs pour les travailler au mieux. Et quand je dis progressivité, c'est aussi... Merci. écoutez-vous, respectez votre rythme et apprenez à faire une pause en se disant bon là, est-ce que je suis fatigué ou pas fatigué ou est-ce que j'ai juste besoin de ma dose ?
- Speaker #0
Finalement, je pourrais conclure en disant qu'il n'y a pas de recette magique. Il faut apprendre à se connaître et c'est ce qui est intéressant dans l'entraînement aussi, c'est qu'en fait, s'il y avait une façon de faire, Ce ne serait pas très intéressant d'être entraîneur. C'est que justement, on est sans arrêt en train de tout remettre en question et d'essayer de faire évoluer les choses.
- Speaker #1
Oui, après, s'entraîner et entraîner, c'est se remettre en question parce que ça bouge tout le temps aussi. Il y a toujours des phénomènes de mode qui sont... Il y a du bon à prendre, mais il y a du mauvais à laisser. Et du coup, il faut avoir justement les connaissances qui nous permettent de dire qu'est-ce qui va être bien à essayer et qu'est-ce qui va peut-être être contre-productif. Attention au phénomène de mode, des fois.
- Speaker #0
Oui, oui. Mais bon. Merci beaucoup, Guillaume.
- Speaker #1
Pas de souci. Merci à toi.
- Speaker #0
Encore un petit peu de temps. Voilà, on va pouvoir écouter tes précieux conseils.
- Speaker #1
Pas de souci.
- Speaker #0
Bon, à bientôt. Bonne continuation de prépa. Toi, c'est quoi l'objectif personnel sportif cette année ?
- Speaker #1
L'objectif personnel, c'était déjà de récupérer de la saison. Parce que j'ai eu énormément de mal à récupérer du bon chemin de ma saison sportive et de la saison de travail. Donc je ne me suis pas trop mis d'échéance, même si j'ai repris tout doucement le chemin de l'entraînement course à pied. Et il faut que je me trouve un objectif justement pour cadrer un petit peu tout ça. La guillemette, rien de précis.
- Speaker #0
Ça me fait penser, alors plus rien à voir, enfin plus rien à voir entre guillemets. On s'est croisés... L'an dernier, j'ai fait la PTL et on s'est croisés sur les chemins. Toi, tu es allé encourager Antoine Charvolin. Antoine Charvolin, c'est un ancien fondeur que tu as eu dans le team Panther à l'époque, qui maintenant fait du trail à haut, très haut niveau, puisque là, il est sélectionné en plus pour les Mondiaux. Et je suis en train de le travailler pour essayer de faire un épisode avec lui pour parler trail et ski de fond, son parcours, etc. Voilà, ça me refait penser à toi, c'est vrai que tu es un proche d'Antoine, peut-être que je te demanderais d'être là pour faire l'épisode avec lui, si on arrive à se caler sur le Vercors, ça m'étonnerait.
- Speaker #1
En plus, c'est une très belle personne, et je pense qu'il sera ravi de partager un petit peu son parcours sur un podcast. Il en a déjà fait pas mal.
- Speaker #0
Il en a fait pas mal, mais côté trail, et là j'aimerais bien avoir le côté ski de fond. Je lui ai déjà demandé, il est partant, mais maintenant,
- Speaker #1
il n'est pas toujours dans le coin.
- Speaker #0
Merci bien. A bientôt.
- Speaker #1
Merci pour tout. A plus. Ciao.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté ce nouvel épisode de Nouvelle Trace Podcast. Maintenant, à vous de jouer. Abonnez-vous, partagez et surtout, continuez à tracer votre propre trace. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. Ciao.