- Speaker #0
Un dirigeant français t'appelle demain et te dit mon entreprise marche bien en France et je veux conquérir les US. Quelle est la première question que tu lui poses ?
- Speaker #1
Est-ce qu'il est prêt pour la guerre ?
- Speaker #0
Concrètement, au-delà de cette question, la première question que je te demanderais c'est ok, c'est quoi les galères ? Du coup, combien coûte réellement le rêve américain ?
- Speaker #1
Alors, il y a deux questions à ta question. C'est est-ce que déjà partir au sein du coup de chair ?
- Speaker #0
Je t'écoute.
- Speaker #1
Le but n'est pas de mettre en contraste la France et l'Amérique ou la façon dont on fait du business.
- Speaker #0
Pour quelqu'un qui n'est pas entrepreneur forcément, mais qui a envie de tenter sa chance, trouver du boulot, etc.
- Speaker #1
Alors, c'est très contradictoire ce que je vais te répondre.
- Speaker #0
Quelle est la plus grosse connerie que tu vois faire par les entrepreneurs français qui veulent attaquer les Etats-Unis ?
- Speaker #1
Il avait ses billets d'avion, il avait signé un bail d'une maison aux Etats-Unis, qu'il payait déjà parce qu'il voulait arriver dans des bonnes conditions. Il n'a pas eu son visa, une fois, deux fois.
- Speaker #0
Demain, je te retire ton cabinet, tes clients, ton réseau, ta réputation. Je te laisse uniquement ton expérience, ton savoir-faire. France ou Etats-Unis ? Alors, mon invité d'aujourd'hui s'est formé à New York, avant de passer par les plus grands cabinets, Deloitte, KPMG, Ernst & Young, puis General Electric. Il est expert comptable en France et CPA aux Etats-Unis et au Canada. En 2019, il est, avec son bagage corporate international, il crée avec sa sœur un cabinet franco-américain, implanté notamment à Paris, à New York et à Miami. et avec près de 60% de clientèle internationale, tout en maintenant un portefeuille franco-français. Il accompagne les startups, les TPE, PME, les grands groupes internationaux, mais surtout les dirigeants d'entreprises et même les particuliers dans l'optimisation de leur fiscalité et de leur patrimoine. Vous l'avez peut-être également vu ou entendu sur LCI, RTL, France Info, où il intervient régulièrement sur l'actualité américaine. Bref, pour parler business des deux côtés de l'Atlantique, On a rendez-vous avec Isaac Barchichat. cofondateur de Monceau
- Speaker #1
CPA. Bonjour Pascal, merci de me recevoir.
- Speaker #0
Bonjour à toi Isaac, ça me fait très plaisir de te recevoir. Pour la vie de pape, pour info, pour ceux qui nous écoutent ou nous regardent, on se connaît depuis des années.
- Speaker #1
Et nous avons attendu toutes ces années pour enfin mettre en place cette interview.
- Speaker #0
Exactement, et c'est vrai que moi je vois le parcours d'Isaac depuis pas mal d'années, je suis assez impressionné par tout ce qu'il fait, je le connais depuis qu'il était petit, et il avait déjà cet ADN business dans le sang, et ça fait plaisir de te recevoir aujourd'hui.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Alors on va attaquer directement, je vais te poser pas mal de questions que j'ai... préparé parce que je savais qu'il y avait un sujet important à voir ensemble. On va parler un petit peu du business France vs Etats-Unis avec pas mal de questions qui sont liées à tout ça. Déjà, la première question que j'ai envie de te poser, Isaac, c'est quelle est selon toi la différence qui te frappe le plus entre la manière de faire du business en France et aux Etats-Unis ?
- Speaker #1
Il m'est difficile de réduire à un mot ou deux mots mais s'il y a deux mots qui me viennent à l'esprit, c'est l'envie et l'opportunité. Le but n'est pas de mettre en contraste la France et l'Amérique ou la façon dont on fait du business. Mais clairement, il y a des outils, il y a des choses qui fonctionnent dans un pays, qui ne fonctionnent pas dans l'autre, où on pourrait s'inspirer. Et c'est vrai qu'en Amérique, on a cette impression que les gens ont envie de réussir. Les gens apprécient la réussite. Les gens honorent la réussite. Et c'est cette envie-là que parfois en France, on ne l'a peut-être pas assez. L'opportunité. L'opportunité, c'est que comme on est dans un pays d'entrepreneurs aux Etats-Unis, beaucoup plus orienté sur l'entrepreneuriat. Ça crée des opportunités qui parfois aboutissent, qui parfois échouent, mais ça crée des opportunités. Et c'est ces opportunités-là qu'en France, on aimerait voir un peu plus développé. On aimerait mieux voir les entrepreneurs entreprendre et que ce formalisme ou cette bureaucratie à la française ne soit plus un frein au développement plutôt que ça l'est aujourd'hui, par exemple.
- Speaker #0
OK, merci beaucoup. Je comprends ce que tu veux dire. Par rapport à ça, justement, qu'est-ce que les Américains savent mieux faire que nous, selon toi, par rapport à ce qu'on vient d'évoquer ?
- Speaker #1
Ils ont cette flexibilité, cette souplesse.
- Speaker #0
Est-ce qu'ils savent mieux vendre que nous ?
- Speaker #1
Pas forcément. Bien sûr, ils sont des gros vendeurs.
- Speaker #0
On a un gros public, une grosse audience sales.
- Speaker #1
Il est évident que l'américain, il faut prendre déjà à la source quand il grandit. Quand il grandit dans l'école, dans le système scolaire, on le voit. En France, il y a un cursus qui est très bien. Bon, ça fait peut-être débat ces dernières années sur la qualité de ce cursus. Mais il y a des fondamentaux importants et autres. Mais aux États-Unis, ce qui est mis en avant, c'est la personne, c'est l'humain. Donc quand vous partez en sixième ou en troisième ou en seconde et vous comparez ce qui se fait en France, vous verrez que là-bas, le jeune américain moyen va prendre beaucoup plus d'initiatives, notamment à l'oral, de présentation, de responsabilisation, qu'en France on a moins. En France, c'est normé, c'est réglé, c'est régulé, il faut appartenir à certaines cases, si tu sors des cases, tu sors du système, etc. Aux Etats-Unis, donc dès le jeune âge, l'américain moyen... dans la grande majorité, sort de sa zone de confort plus facilement que le français. Donc ça permet déjà d'appréhender la vie professionnelle différemment, soit dans le cas de son emploi, dans le cas d'une entreprise, soit dans le cas d'entreprendre, tout court. On voit bien que les grandes start-up américaines ces dernières années, qui ont un impact mondial, Microsoft, Apple, Google, Facebook, c'est tous des américains moyens, qui parfois ne sont même pas sortis de très grandes écoles, qui ont arrêté parfois même de grandes écoles, mais qui avaient cette fibre. qui, à mon avis, est une fibre culturelle d'abord. Et le regard à l'argent, le regard à la réussite professionnelle, à l'entreprenariat, qui est encore une fois très mis en avant et respecté, fait qu'un Américain moyen a plus de chances de réussir dans ce monde-là et donc de plus facilement vendre. Le français, par contre, ça va être beaucoup plus scolaire, beaucoup plus rigoureux, peut-être plus dans la qualité. Ce qui est un énorme avantage, mais parfois un frein. Parce que dans le monde aujourd'hui où tout va beaucoup plus vite, l'IA permet notamment... de régler ces problèmes parfois techniques, il faut pouvoir avoir ces capacités humaines que les Français n'arrivent pas à mettre souvent en avant.
- Speaker #0
Ce que tu dis est très juste parce que moi, j'ai vécu aux États-Unis et j'ai été frappé par rapport à mes homologues étudiants à l'époque. Je me suis rendu compte, en le voyant déjà, mais surtout en discutant et en sachant que, en constatant que c'était depuis les plus petites classes, que l'Américain est beaucoup plus enclin, comme tu l'as dit et évoqué très brièvement, à être amené à s'exprimer à l'oral, à préparer des choses, à présenter des choses à l'oral. à s'impliquer dans de l'associatif. En France, il faut vraiment en avoir envie. Alors que c'est dans la culture américaine.
- Speaker #1
Moi j'avais mon gamin qui était au CP là-bas, j'ai été frappé une fois je suis rentré en classe, dans le couloir. On ne parle pas des infrastructures d'école américaines, c'est un autre domaine, c'est encore un autre niveau. Mais la prof qui attendait son groupe d'élèves comme un rang rangé devant sa classe, ce qui arrive aussi en France, recevait chaque enfant qui rentrait, qui passait dans sa classe avec un high five, top 5. Donc le petit gamin qui a 6-7 ans, qui parfois n'a pas envie d'aller à l'école, qui n'est pas bien, qui a vu qu'un moment difficile à la maison ou autre, la prof va tout de suite avec un grand sourire le recevoir, high five déjà, pas on est copain, mais je te mets bien à l'aise. En France, malheureusement, la relation que l'élève a avec le professeur est souvent conflictuelle. Alors ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de conflit aux Etats-Unis, aussi dans le système scolaire, mais ça veut dire que tout est fait quand ça fonctionne bien, pour que l'enfant se sente bien et qu'il grandisse de manière épanouie sur ce relationnel avec d'autres.
- Speaker #0
Après, c'est des fois plus tard, à deux âges plus avancés que ça peut se gâter.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
On dit souvent que les Américains décident plus vite et prennent davantage de risques. Tu le constates vraiment ou est-ce que c'est un cliché ?
- Speaker #1
Non, je le constate vraiment. Cliché, pas cliché, mais c'est une réalité. Une réalité terrain. On revient à ce qu'on a dit juste avant. C'est que la capacité à être flexible, à être souple, à anticiper, à entreprendre, permet de dire, on a cette idée. Je me lance en phase d'expérimentation. Je cible mes clients ou ma clientèle ou mon segment. Et je fonce. Je réussis. Je prends les mesures nécessaires pour aller plus loin. J'échoue. Je ferme. Je réouvre ailleurs.
- Speaker #0
Je passe à autre chose.
- Speaker #1
Je passe à autre chose. En France, on a presque envie de te dire, t'as déjà échoué avant de commencer.
- Speaker #0
C'est vrai ce que tu dis. Moi, je le vois, je l'ai constaté, c'est vrai que le français est très intello. Il gamberge énormément, il veut que tout soit parfait avant de démarrer. Résultat, 90% des gens ne font rien. Ou alors, en en parlant aux autres, il va être découragé par ses pairs ou ses proches.
- Speaker #1
Ou alors l'idée, l'idée a mal été exécutée. Je rappelle que...
- Speaker #0
Non mais je parle avant même d'être exécuté. Oui,
- Speaker #1
mais je rappelle juste que des milliers de français ingénieurs, notamment par sexe patrie aux Etats-Unis, parce que c'est des gars brillants, mais qui manquent l'environnement nécessaire. pour transformer cette idée, cette synergie, cette énergie positive qu'ils ont en exécution business.
- Speaker #0
Tu as un exemple par rapport à ça ?
- Speaker #1
Moi, j'en ai plein, mais moi, j'ai des copains qui ont fait des grandes facs françaises, brillants, et qui ont fini, parce qu'ils ont fait un stage de six mois, un an ou autre aux États-Unis, à être recrutés par des Américains, des sociétés américaines, qui ont su voir en eux cette capacité technique et qualitative que la France offre. Parce que la France, elle a un cursus extraordinaire que beaucoup nous en veulent sur ce principe de qualité, de contenu des matières, mais à qui manquait l'accompagnement nécessaire. Et après, je les revois parce que c'est des copains, voire des clients que j'accompagne pour leur déclaration d'impôt ou autre. Et que je vois qu'ils ont été récompensés pour leur parcours avec des salaires x5, x10, ce qu'on peut prétendre en France. Et en fait, le potentiel du candidat ou de la personne ou de l'employé... a été comme une fleur, a été développée, c'est ouvert au travers des années, parce que je l'essuie. Alors qu'en France, on va rentrer dans métro, boulot, dodo. Il y en a aussi à New York ou ailleurs. Mais la relation avec le travail, l'entreprise, le développement n'est pas la même. Ce qui fait que le potentiel d'une personne ou d'une idée, parfois, ne va pas jusqu'au bout, à cause de ces freins qu'on trouve en France.
- Speaker #0
Ça s'explique aussi par la taille du marché.
- Speaker #1
D'abord, il n'y a plus de marché, le marché est mondial maintenant.
- Speaker #0
Oui et non.
- Speaker #1
Sur la plupart des produits aujourd'hui, La plupart des produits, c'est des produits qui se vendent à l'international. Je ne parlais pas des prestations de services. Les prestations de services, il n'y a pas de frontières. Mais je parle, et aujourd'hui on fait appel à un Chinois, un Américain, un gars au Pakistan, n'importe quoi, pour des services tout court. Mais même les produits, on a de plus en plus de produits européens, voire non européens, à part la guerre éventuellement frontalière, mais on a des produits non européens qui sont en France et ailleurs. Mais c'est évident que... Il y a une capacité à vendre plus facilement un produit, un marché qui fait 350 millions de clients potentiels, que plutôt 70 millions comme on peut avoir en France. Mais il ne faut pas avoir à la France. Il faut comparer l'Europe aux États-Unis. Et là, on a 450 millions face à 350 millions. Donc, le marché, il est là. Et se dire que le gars qui vend à Paris, il doit pouvoir vendre à Bucarest, à Sofia, à Berlin, à Madrid, à Barcelone, comme le New Yorkais vendrait à Chicago, à Los Angeles, à Miami. C'est le même marché.
- Speaker #0
Oui, mais ça dépend dans quel métier. Si tu es dans la tech et que tu vends un SaaS, évidemment que tu as tout le marché qui est ouvert. Et c'est vrai que quand tu démarres aux Etats-Unis, par exemple de la Silicon Valley, etc., tu as le marché américain d'abord, alors qu'un mec qui lance un SaaS en France et qui attaque le marché français d'abord, le rythme n'est pas le même, la croissance n'est pas la même en perspective.
- Speaker #1
Je veux dire pourquoi je ne suis pas forcément, mais un petit peu, pas forcément d'accord avec toi, le groupe LVMH. Aujourd'hui, son chiffre d'affaires émane en grande majorité de l'étranger, de l'international. Ça veut dire qu'il a réussi, Bernard Arnault et ses comparses, à faire en sorte que ce business ne soit pas un business franco-français, en sens du client, et à le rendre aussi bien à Tokyo qu'en Chine, qu'aux Etats-Unis ou ailleurs, comme une nécessité pour des clients qui sont là-bas. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui, c'est peut-être ce travail qui, face à des défis qu'on a aujourd'hui de plus en plus, parce que les ouvertures de frontières, la régulation, ou pas la régulation de certains marchandises ou de l'humain, ou des salariés, permet aujourd'hui de dire « SWOT, Strength, Weaknesses, Opportunity » , c'est ça. C'est se dire, aujourd'hui, je vois en ce désavantage une opportunité de développer mon marché, pas uniquement en France, mais à l'étranger. Et nous, c'est ce qu'on fait. Même si on est principalement en France aujourd'hui, mais qu'on a des bureaux aux Etats-Unis, parfois, on développe beaucoup plus notre business américain que français. Ou inversement. Ou au Canada, où on a ouvert il n'y a pas très longtemps non plus. Ou ailleurs. Et donc, ça veut dire que quand tu es bon... et que tu arrives à comprendre qui sont tes clients et qu'aujourd'hui les clients sont de plus en plus internationaux, et bien tu y arrives.
- Speaker #0
Ça c'est vraiment le cas ?
- Speaker #1
Ah oui. Aujourd'hui, par exemple, en France, on parle d'immigration souvent à tort et avec une connotation négative. Mais il y a aussi énormément de gens qui viennent s'installer en France pour ce que la France a à offrir. Elle a beaucoup de choses à offrir. Et on voit aussi beaucoup de Français qui ont le rêve américain qui les démange. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui, les frontières n'existent plus. Alors, elles existent virtuellement, elles sont là. Il peut y avoir des freins. Mais ça veut dire que si réellement, il n'y avait pas ces freins, peut-être politiques, demain, je veux partir à Miami, je pars à Miami. Demain, je peux partir à Singapour, je veux partir à Singapour. On part plus facilement qu'avant.
- Speaker #0
Il y a des critères à respecter.
- Speaker #1
Mais bien sûr, il y a toujours. Il faut vivre avec son cadre. Il y a une sélection. Mais c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on part plus facilement s'installer à l'étranger, s'expatrier à l'étranger, parce qu'on en a envie, parce que ça fait partie d'un schéma de vie. qu'on pouvait avoir il y a 30, 40, 50 ans où on restait peut-être dans son environnement.
- Speaker #0
Tu vois, toi, les entreprises de l'intérieur, de par ton activité, qu'est-ce qui, dans leurs chiffres, te permet de te dire qu'ils ont un problème commercial et éventuellement étayent avec un ou deux exemples ?
- Speaker #1
Pour moi, le vrai problème commercial, d'abord, c'est l'humain. Il faut trouver des talents, il faut pouvoir former, il faut pouvoir déléguer des concepts que tout le monde connaît, mais qu'on a beaucoup de mal.
- Speaker #0
Comme je dis souvent, cela va sans dire, mais c'est mieux en le disant.
- Speaker #1
Oui. Mais il faut le répéter parce que c'est mon quotidien, c'est le quotidien d'entreprise que j'accompagne et autres, et c'est souvent comme ça que ça commence, les problèmes commencent. Après, il faut maîtriser son produit, maîtriser son environnement, connaître ses clients, maintenir une relation avec ses clients, pouvoir renouveler la flotte de clients, pouvoir agrandir son périmètre, innover aussi bien dans les clients que je vais cibler que les produits que je vais proposer. Si quelqu'un se dit, tiens, moi je suis dans l'expertise comptable, pendant de longtemps on disait, c'est un métier pépère, il y a les clients, ça tourne, tout le monde aura besoin d'un comptable. On voit qu'avec l'IAO aujourd'hui et des banques qui se disent comptables, que tout est transformé, que tout change.
- Speaker #0
D'ailleurs, j'ai fait un poste là-dessus il n'y a pas longtemps, je crois que je t'en avais parlé. Ce poste avait même suscité pas mal d'impressions sur LinkedIn et suscité pas mal de commentaires. Moi, aujourd'hui, je trouve qu'il y a un vrai problème chez beaucoup trop d'experts comptables, c'est qu'ils se contentent de compter. Et qu'aujourd'hui, moi, je suis convaincu d'une chose, c'est que s'ils ne sont pas capables d'être force de proposition sur tel ou tel sujet, Comment conseiller, par exemple, quelqu'un pour accompagner ? sur tel sujet, par exemple le commercial ou des choses comme ça, quand ils détectent une problématique et qu'ils ont peur de proposer des conseils, ils vont avoir des problèmes.
- Speaker #1
Oui, mais je pense que la relation, moi je parle pour mon billet d'expert en tant qu'expert comptable, mais on peut l'appliquer à plein d'autres professions, nous oblige à nous réinventer, nous oblige à proposer des produits ou des missions différentes qu'on avait avant puisque maintenant la comptabilité de saisie n'existe plus dans notre métier, mais mettre en somme le fait qu'on devient l'acteur et le partenaire indispensable. du dirigeant d'entreprise et de la société. Et ça, aujourd'hui, c'est le même esprit qui s'applique quand on a une entreprise, quand on veut entreprendre. Il faut se rendre indispensable. Mais pour se rendre indispensable, ce n'est pas me dire j'ai l'idée de fou qui va être bonne pendant 20 ans, 30 ans. On le voit avec Apple. Ils sont capables depuis maintenant presque 20 ans d'être les leaders du marché et qu'ils ont balayé pratiquement tout le monde parce qu'ils sont capables de se réinventer dans son management. On voit bien qu'il y a eu des différences. Tim Cook s'arrête au 1er septembre. On voit bien que dans les produits, premier iPhone Fold qui arrive bientôt je ne fais pas la pub d'Apple mais c'est pour dire comment l'analogie fonctionne et qu'il réinvente et il crée ce besoin, il crée cette demande, il crée cette volonté, on voit qu'il y a des files d'attente, récemment je voyais Swatch qui a essayé à partir d'en arrière avec AP et qu'ils ont fait exprès dans tout le monde entier de donner une ou deux montres par-ci par-là pour créer le besoin créer la demande, donc il faut dans son milieu se réinventer ne pas dormir sur ses lauriers et de se dire on va faire mieux et on va faire différemment et s'entourer surtout des bonnes personnes.
- Speaker #0
Mais alors comment tu fais toi ? Qu'est-ce qui te fait dire qu'il y a un problème commercial chez un client ?
- Speaker #1
Il y a un problème commercial, d'abord parce que ça grogne, ça râle. Quand une entreprise fonctionne et que les commerçants fonctionnent, qu'ils sont suivis correctement par leur leadership, qu'il y a des séminaires réguliers, qu'il y a aussi la vocation humaine de savoir comment va la personne, on n'est pas des robots, on voit tout de suite qu'il y a des tensions qui se créent. Aussi bien, soit c'est les commerçants, la force commerciale, soit c'est les dirigeants. Deuxième des choses, on voit les chiffres. Alors les chiffres, ce n'est pas uniquement le chiffre d'affaires. Les chiffres d'affaires, ça peut être la marge, ça peut être la réputation. Ça peut être le suivi, ça peut être le départ des autres salariés aussi, ça peut être des problèmes dans les produits qui sont vendus ou dans la qualité des prestations de services. Donc il y a un certain nombre d'indicateurs qui disent que l'entreprise ne va pas bien. Et donc il faut analyser où est le problème. Est-ce que le commercial a vendu quelque chose qui n'était pas en adéquation de ce que l'entreprise peut réellement fournir aux clients ? Est-ce que la qualité peut être inverse ? Est-ce que la qualité est tellement bonne que le commercial ne met pas suffisamment ça en avant ? Est-ce que le commercial est au courant de tout ce qui se fait dans l'entreprise, dans la société, dans l'usine ? pour mettre en avant d'abord l'ambassadeur qu'il est, la marque de l'entreprise, et peut-être vendre à son client des produits qu'il n'avait jamais estimés possibles de vendre pour ce client. Donc il y a ce lien qu'il faut avoir entre les différents segments d'un business et se dire que ce n'est pas qu'une question de délégation, ce n'est pas qu'une question de commission dans mon métier, c'est une question de bien maîtriser l'environnement dans lequel j'évolue. Et ça va permettre non seulement d'avoir des commerciaux épanouis, mais des commerciaux qui sont formés et qui deviennent de plus en plus performants.
- Speaker #0
Et toi, par exemple, tu as... Est-ce qu'il t'arrive d'avoir des clients qui te disent « Je ne sais pas où est le problème, mais par exemple, j'ai des commerciaux, mes commerciaux ne prospectent pas assez. » Ou alors, quand je les entends parler, je me dis que si j'étais moi-même le prospect, je ne sais pas si j'aurais envie d'aller plus loin. Ou alors, on a plein de prospects dans notre pipe, mais en fait, il n'y a que des fantômes ou des cadavres.
- Speaker #1
Le premier problème des entreprises, et je veux vraiment que les auditeurs l'entendent bien aujourd'hui, c'est les process internes. Si les process internes ne sont pas déterminés, définis, qui fait quoi ? Et comment on fait la chose ? Et les deadlines, et les staff meetings, et les suivis, c'est la porte ouverte à tout problème éventuel. Et ça peut marcher pendant longtemps. Et à un moment donné, ça s'épuise. Et donc, il faut revenir à l'essentiel. Nous, on accompagne souvent les entrepreneurs dans un audit. Pas qu'un audit financier, mais un audit aussi humain. Un audit des process. C'est capital. C'est capital. La communication.
- Speaker #0
Parce que les chiffres peuvent cacher. Mais oui,
- Speaker #1
mais les chiffres. On peut faire du volume, mais derrière, en marge, ou en résultat net, on est en catastrophe. Amazon. Pendant des années, il était en résultat net négatif. On ne comprenait pas, sauf qu'il avait investi en milliards. Tout le monde disait, c'est sur Internet, tout le monde disait, mais c'est un fou. C'est une entreprise qui n'a pas vocation à exister. Et il investissait, investissait, développait les process. Regardez aujourd'hui la fluidité depuis, mettons, 5, 6 ans des services Amazon. Et comment on se dit, comment on faisait avant ? Comment on fait pour vivre aujourd'hui sans Amazon ? C'est pratiquement impossible. Moi qui voyage dans tous les pays, j'ai Amazon Prime qui me suit partout. Et je suis toujours épailli. Des technologies qu'ils mettent pour accélérer. Et encore, Amazon,
- Speaker #0
ce n'est pas que ça.
- Speaker #1
Non, mais bien sûr. C'est rien. C'est comme McDonald's, ce n'est pas le burger qu'on achète. C'est l'actif immobilier qui est derrière, qui se cache. Mais c'est ces idées-là qui font encore une fois la connexion avec tout ce qu'on se dit jusqu'à présent. C'est la clairvoyance, la bienveillance, la réflexion de dire pourquoi je suis dans ce business ? Qu'est-ce que je fais sur ce business ? Est-ce que je suis bien entouré ? Moi, je ne suis peut-être pas le meilleur expert comptable, en tout cas, je le souhaite l'être. Mais souvent, on m'appelle pour me dire ça. Qu'est-ce que toi, tu aurais fait ? Qu'est-ce que toi, tu penses de ce problème ? Moi, je leur donne mon conseil, ce que moi, je fais déjà chez moi. Quand je propose à mes clients, par exemple, un courtier en assurance ou un notaire, je lui donne le mien. Ou un coach de vente. Ou un coach de vente. Je lui donne le mien. Pourquoi je l'écoute ? Moi, je l'ai testé. Donc, je peux éventuellement te dire ce que cette personne vaut. Aujourd'hui, Chad GPT, il te fait très bien le job. Le botin te donne l'information de qui sont ces gens. Mais moi, je peux te dire ce que j'ai testé. Donc, le mieux, c'est effectivement de pouvoir créer cette synergie, créer ce lien de tester. Et aux entrepreneurs qui m'entourent ou pour lesquels j'ai le plaisir d'accompagner, je leur dis, descendez de votre tour. Vous avez un jour, vous, galéré pour monter votre entreprise, mais vous avez peut-être oublié qui étaient vos employés, comment fonctionne votre entreprise. Passez du temps à s'asseoir avec ces employés, à faire des tâches peut-être basiques, parce que c'est élémentaire.
- Speaker #0
Mais même sans parler de tâches, boire un café, discuter.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Alors, tu as presque répondu, enfin, tu as quasiment répondu à ma prochaine question qui était, une entreprise peut vendre beaucoup, mais mal vendre. Tu l'as évoqué en termes de marge notamment, mais est-ce qu'il y a d'autres sujets que tu avais envie d'évoquer là-dessus à part la marge ?
- Speaker #1
Non, après il y a des entreprises qui ont besoin de volume pour avancer, pour être leader du marché, etc. Mais on sait très bien que tout entrepreneur, qu'est-ce qu'il cherche ? Il cherche un maximum de résultats positifs pour une bonne rémunération. On le voit de plus en plus aujourd'hui pour une belle valorisation de l'entreprise parce que c'est à la mode dans tous les secteurs de se faire acheter par des gros cabinets, des gros conglomérats et autres. Et tant mieux, parce qu'on voit bien qu'il y a même des petites licornes qui se vendent à des milliards ou des millions ou des milliards de dollars. Et tant mieux. Mais ce pouvoir se dire je me lève tous les jours pour un purpose, pour un objectif, et de me dire qu'hier était moins bien qu'aujourd'hui, aujourd'hui je vais développer mon entreprise et j'ai une meilleure idée. Et parfois on a des idées comme ça quand on est en vacances, quand on dort, quand on parle avec quelqu'un. Ou quand on écoute un podcast. Ou quand on écoute un podcast comme aujourd'hui, qui vont permettre de déclarer comme une pièce qui est étante. On aime la lumière.
- Speaker #0
Mais ce que tu dis est très, très juste, parce que ce n'est pas juste un petit clin d'œil au podcast. C'est que moi, pas plus tard que ce matin, et d'ailleurs, j'en ai fait un post sur LinkedIn, pas plus tard que ce matin, j'écoutais un podcast. Voilà, il y a des gens, des fois, tu démarres un podcast, tu vas juste, selon toi, écouter un podcast. Mais en fait, à l'issue du podcast, comme je l'ai dit, j'avais qu'une envie, c'est de continuer la discussion. Et j'ai qu'une envie aujourd'hui, c'est de rencontrer non seulement l'invité, qui était un personnage hyper attachant et hyper intéressant. Mais aussi l'animateur du podcast qui s'appelle Alec Henry, qui est très connu, qui anime le podcast Le Déclic. Là, aujourd'hui, j'ai vraiment envie de les rencontrer et surtout, surtout l'inviter. Il était excellent. D'ailleurs, j'en ai fait un podcast. J'en ai fait un post et on verra.
- Speaker #1
Mais pour parler de ça, tu sais, moi, par exemple, j'essaye de me donner une rigueur, une routine au moins une ou deux fois par semaine. À la pause déjeuner, quand je ne sors pas avec mes clients ou collab ou autre, d'écouter un podcast. Je prends un truc, je bouffe rapidement, j'écoute un podcast, je vais à l'Airpod. Quand je marche dans l'avion, j'enregistre des trucs. Maintenant, avec Starlink, on peut tout faire sur Internet dans l'avion à 10 000 pieds de terre. Il faut aussi garder cette endurance, quel que soit le niveau qu'on a dans une entreprise. Mais en tant qu'entrepreneur, un jour, quelqu'un m'a dit, et il a eu raison, c'est qu'avant même qu'en tant que chef d'entreprise, je rentre au bureau, j'ai déjà 10 000 sujets dans ma tête qui fusent. Alors que ma secrétaire, mon collab ou autre qui arrive à 9h du matin, lui, sa journée commence avec son petit café au bureau. Alors que le chef d'entreprise lui-même, avant d'arriver, il a déjà 10 000 choses. Donc, ça fuse des problèmes, mais ça fuse aussi d'idées. Et ces idées-là et ces problèmes-là, il faut pouvoir les gérer et les traiter et les mettre dans un canal de communication avec une to-do list de manière très organisée et méthodique de façon à ce que, encore une fois, l'entreprise et l'entrepreneur ne fassent qu'un et que l'entreprise devienne encore plus success-free.
- Speaker #0
Ok. Alors, petite question. Un dirigeant français t'appelle demain et te dit « mon entreprise marche bien en France et je veux conquérir les US » . Quelle est la première question que tu lui poses ?
- Speaker #1
Est-ce qu'il est... Prêt pour la galère.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
C'est-à-dire que ce qui marche en France ne veut pas dire ce qui va marcher aux Etats-Unis.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Culturellement, on sait qu'on aime bien les Américains, les Américains aiment bien les Français, mais au-delà de cela, on a quand même un océan entre nous, c'est le cas de le dire. Culturellement, on est très loin dans la façon de vivre, dans la façon de penser, dans la façon de consommer. Donc la première chose que j'ai envie de dire, c'est est-ce que tu es prêt à perdre ton argent ? Parce que vouloir l'Amérique ne veut pas dire que je vais réussir en Amérique. Parce que ce qui marche pour toi ou ce que tu penses vouloir marcher de là où tu es aujourd'hui... ne veut pas dire que ça va marcher. Attends, je ne suis pas là pour être celui qui l'éteint ou le démotive. Mais je ne veux pas être celui qui lui vend du rêve non plus. Moi, mon but, c'est d'abord le mettre face à la responsabilité, à ses réalités. Je préfère qu'au début, on ait une relation. Oh là là, lui, il est aigri, il m'a un peu déprimé en cinq minutes. Mais ça va réveiller en lui l'envie de se dire non, mais justement, c'est ça que je veux et je veux faire mieux et je vais améliorer et je vais revoir la copie. Ou bien, justement, ça va le décourager, ça veut dire que son projet n'était pas justement aboutie.
- Speaker #0
Oui, mais concrètement, au-delà de cette question, est-ce que tu es prêt à affronter la galère ? Moi, la première question que je te demanderais, c'est OK. Oui, non, je ne sais pas. C'est quoi les galères ?
- Speaker #1
En fait, avant de pouvoir se dire je vis à la rêve américaine avec ma grosse voiture, ma grosse maison, ma piscine, comme on a dans les stéréotypes, il y a tout un pan important à passer. Le problème du visa, le problème des papiers, ce n'est pas simple du tout. On voit bien qu'il y a de plus en plus de restrictions. Le problème financier. Alors, on dit qu'en France, la vie coûte cher, mais aux Etats-Unis, la vie coûte cher.
- Speaker #0
fois 10.
- Speaker #1
Ah si, si, c'est-à-dire qu'une famille moyenne, je fais souvent le calcul, alors peut-être j'exagère, mais entre 5 et 7, fois 5, fois 7, facilement, quand on a une vie de famille avec des enfants, avec des scolarités, des écoles privées, etc., une vie similaire de ce qu'on peut avoir en France, mais ça coûte très cher. Alors vous me direz, on gagne beaucoup, mais le ratio de ce qui reste à la fin, parfois, on gagne mieux en France. Le ratio, on peut vivre en France. Pourquoi ? Parce qu'on oublie aussi qu'il y a la sécurité sociale, qu'il y a la mutuelle, qu'il y a pas mal de paramètres et des digues en France du modèle social. Tout le monde en veut. Tout se paye.
- Speaker #0
La différence entre le brut et le net est peut-être...
- Speaker #1
Non, c'est-à-dire que quand on enlève les services équivalents à ce qu'un Français reçoit par rapport à ce qu'un Américain reçoit moyen, le Français, il lui reste plus. D'ailleurs, on le voit bien. Combien de Français partent en vacances ? Combien de semaines on part en vacances par an ? Les Américains, c'est 12 jours par an. Les Français, c'est minimum 5 semaines par an, dans le minimum des cas. Ça veut dire qu'ils sont capables de vivre avec un environnement où on va peut-être gagner moins, mais dépenser moins, il va rester un minimum et on va sauvegarder beaucoup plus que les comptes bancaires des Français. Ils sont bien chargés, on sait, les livrets A et autres. Alors que l'Américain, il va peut-être gagner plus, il va dépenser plus, il va vivre un crédit plus.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
D'accord ? Mais c'est cette différence du crédit qui va lui faire basculer sa vie. Mais si on enlève le crédit, il ne lui reste pas moins qu'un Français. C'est le crédit qui va enrichir. D'ailleurs, on le dit, le crédit enrichit, pas pour rien. Mais justement, eux, ils ont plusieurs cartes de crédit. Ces cartes de crédit, ils vivent de crédit en crédit. C'est un modèle. Certains aiment, certains n'aiment pas. Mais en tout cas, ce modèle permet le développement matériel, notamment, plus important que ce qu'on pourrait avoir en France. Et ça permet aussi, effet boule de neige, que quand vous ouvrez un magasin ou une entreprise ou une activité, si elle est bien montée, si elle est bien ficelée après avoir passé le parcours du combattant au début, les potentiels de réussite est x5, x10.
- Speaker #0
Alors, j'avais une question, je n'avais pas prévu cette question, mais elle me vient à l'esprit immédiatement. Quand on parle de crédit, justement, quelqu'un qui arrive aux Etats-Unis, il n'a pas de score, il n'a pas d'historique.
- Speaker #1
Donc on ne sait pas si c'est un bon ou un mauvais payeur.
- Speaker #0
Donc comment on fait ?
- Speaker #1
Justement, comment on fait ?
- Speaker #0
Quand il veut emprunter pour ouvrir un business par exemple.
- Speaker #1
Il y a des institutions financières qui permettent d'ouvrir des cartes de crédit avec un montant maximum de 1000 dollars par exemple. Ils vont vous tester pendant une période de 3 mois, 6 mois et on conseille nous à nos clients, prenez ce genre de carte de crédit, vous dépensez 1000. vous remboursez tout de suite 1000 avec un transfert interne de compte à compte. Donc ça fait que le seuil redevient à zéro. Vous pouvez redépenser le lendemain. Parce que c'est des crédits révolus. C'est des crédits révolus. Donc ça permet très vite de rembourser par anticipation. Et eux, ils vont voir que plus vous remboursez à temps, voire avant la deadline, que vous êtes sérieux, que vous n'avez pas des chances de défaut de paiement. Et rapidement, vous allez pouvoir demander des augmentations de crédit. Ça veut dire qu'on passe de 1000 à 2000, de 2000 à 5000, de 5000 à 2000. Mais sur combien de temps ? Alors, si quelqu'un travaille sérieusement sur son crédit, en l'espace de 12 à 18 mois, il pourra déjà avoir, et vous verrez le système américain est magnifique, c'est qu'à la maison, on vous enverra des propositions de cartes de crédit gratuites. Et on a tous le cliché d'un Américain qui a dans son portefeuille 10 cartes de crédit. Et après, le credit score, dès qu'il dépasse les 600, 650 sur un scale qui va jusqu'à 850, tu commences à devenir quelqu'un d'intéressant. Mais en 18 mois... vous pouvez construire un crédit acceptable.
- Speaker #0
Mais alors ma question c'est, imaginons, j'ai une affaire ici en France, je veux m'implanter au CENU, voire même je vends mes business, ma société en France.
- Speaker #1
Je viens voir Isaac pour qu'il m'accompagne. Et ce que je lui dis, c'est qu'il faut créer la société américaine avant même d'arriver aux Etats-Unis, parce que ça fait partie des critères d'obtention du visa. Quand il a ouvert sa société, en général 6 à 12 mois avant d'arriver aux Etats-Unis, il a des dépenses à faire pour justifier d'une activité qui va être prometteuse aux Etats-Unis. Et là on lui dit, ouvre un compte bancaire. ouvre une carte de crédit sans même avoir immigré encore exactement ouvre une carte de crédit minimaliste ouvre une carte de crédit si minimaliste si c'est possible parfois on peut parfois on ne peut pas je ne rentre pas dans les détails ici et la machine va travailler pour lui ça veut dire qu'il sera arrivé physiquement 12 mois après avoir ouvert sa société et la dame mettons s'il ne peut pas et parfois les gens ne viennent pas nous voir pour ça donc on ne les a que après l'étape zéro commence le jour où il arrive et qu'il ouvre sa société et qu'il ouvre ses cartes de crédit mais ça veut dire que ça veut dire que pendant 18 mois il va vivre soit avec des cartes de débit comme on a en France, soit avec des cartes de crédit limitées, soit avec des virements, soit avec des chèques, soit avec des espèces.
- Speaker #0
Mais ça veut dire qu'il ne peut pas arriver aux États-Unis jour J. Et ouvrir un business en empruntant à la banque pour la compagnie.
- Speaker #1
Non, mais ce n'est pas la bossée. En France, quand on ouvre une société, on veut louer par exemple pour un leasing. Ça m'arrive souvent, il n'y a pas d'historie, on vous dit qu'on ne vous connaît pas. Aux Etats-Unis, la même chose. Vous n'avez pas de credit score, on ne vous connaît pas. Donc, ça veut dire...
- Speaker #0
Il n'y a pas de relation entre les banques françaises et les banques françaises. Ça veut dire que par exemple,
- Speaker #1
il va falloir faire un bail pour son bureau ou son usine. Ils vont lui demander des cautions. Ça veut dire qu'il a besoin de louer une maison. Ils vont lui dire, tu me payes parfois 12... Un an d'avance. Un an d'avance. Ça veut dire certaines restrictions. C'est le parcours du combattant. Il faut accepter tout ça. Mais après, ça ouvre des portes.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Quelle est la plus grosse connerie, pardonnez-moi l'expression, que tu vois faire par les entrepreneurs français qui veulent attaquer les Etats-Unis ?
- Speaker #1
Je l'ai dit tout à l'heure, je le répète, je n'aime jamais limiter mes réponses à une ou deux points. Mais la première des choses, c'est la mauvaise préparation. On en a parlé, il faut bien se préparer. Il faut bien réfléchir à son projet. Vouloir aller aux Etats-Unis et pouvoir aller aux Etats-Unis, ce sont deux choses différentes. Deuxième des choses, c'est s'entourer des bonnes personnes. Nous, on le dit. on adore accompagner parce que ça fait partie de notre ADN, mais on a des confrères extraordinaires à Miami ou à New York mais qui ne comprennent pas ce qui se passe en France. Même si ce sont des francophones. Mais il y a une déconnexion. Nous, on a l'avantage, on a un pied là, un pied là-bas. Donc notre rôle, le pont, c'est ça. Nous, c'est-à-dire que la semaine dernière, j'étais à New York, il y a un mois, j'étais à Miami, le mois prochain, je repars. C'est ça notre ADN. Et donc, c'est très important de comprendre parce que ce qui te paraît peut-être vrai en France n'est pas vrai aux États-Unis et inversement. Donc, pouvoir avoir tous ces tips que je donne maintenant, notamment, et bien d'autres s'ils viennent chez nous, c'est très important. Être dans le déni, parce que j'ai des clients ou des potentiels clients qui s'entêtent de dire, je veux aller aux Etats-Unis. Moi, j'ai un gars, il avait vendu sa maison, envoyé son cadre, pratiquement démissionné à Paris avec plusieurs enfants. Et il avait ouvert sa société, pas chez moi, mais il est venu après. Et il était persuadé que son visa, c'était une formalité. Il avait ses billets d'avion, il avait signé un bail. d'une maison aux Etats-Unis, qu'il payait déjà parce qu'il voulait arriver dans des bonnes conditions. Il n'a pas eu son visa, une fois, deux fois. Et après, il n'a même pas eu son ESTA. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que concrètement, tout peut arriver. Il faut prévoir. C'est des raisons diverses et variées. Je ne rentrerai pas dans la technicité de la chose et la confidentialité aussi de la chose. Mais ça veut dire que quoi ? Que un, tout peut arriver, en bien comme en mal, sur ces projets-là. Donc, il faut toujours se prévoir un plan A et un plan B. Deux, se poser les bonnes questions. Est-ce que j'ai été bien accompagné depuis le début ? Est-ce que j'ai bien tout revu ? du projet. Et en l'occurrence, ici, je pense que c'est ça qui a failli, dans le contenu du projet, sans rentrer dans le détail, il y avait un ou deux points qui avaient mal été fistés depuis le début. Une fois que la machine s'est mise en route, elle est difficile de faire marche arrière. Et de trois, c'est de se dire aussi le déni. Je lui dis à un moment donné, écoute, arrête. C'est pas possible. Reviens dans un an, dans deux ans. Et parfois, il y a des gens, même dans l'entrepreneuriat, qui s'entêtent de dire, ce produit, il est bon, je vais y aller. Non, parfois, il faut savoir reculer pour mieux sauter. Voilà, réfléchir pour l'entrepreneuriat, réfléchir. Parfois, aux États-Unis, c'est une question aussi d'État. Entre New York et Miami, il y a des grandes différences. Tu parlais de business model ou de segment de business, ce ne sont pas les mêmes clients qu'on pourrait avoir dans l'un ou dans l'autre. Il y a 50 États aux États-Unis, il y a des grandes disparités. Donc, il faut aussi comprendre son business model et l'adapter. D'ailleurs, je reprends souvent Apple, ce que j'aime beaucoup. L'iPhone que tu achètes à Paris, le prix n'est pas le même à New York qu'il est à Singapour, qu'il est ailleurs. Alors, il y a des différences, parfois liées au taux de change, mais souvent, c'est parce que... tel ou tel pays et je disais la France elle est le 15ème au milieu sur une grille de 30 prix de l'iPhone il y a des pays au Japon c'est le moins cher voilà bizarrement alors comment ça s'explique faudra y réfléchir mais bizarrement il y a des pays c'est le moins cher tu vas en Egypte c'est deux fois le prix de l'iPhone pourtant tu as des pays limitrophes voilà donc ça veut dire qu'il faut savoir s'adapter à ton marché ton produit n'est peut-être pas le même que tu vas vendre ici ou ailleurs oui après il y a des questions de taxes et des choses comme ça qui jouent oui bien évidemment mais ça fait qu'un produit n'est pas le même complètement complètement
- Speaker #0
Alors du coup, combien coûte réellement le rêve américain ?
- Speaker #1
Alors, il y a deux questions à ta question. Est-ce que déjà partir au sein du coup de chair, oui, ça coûte cher, mais ça peut rapporter beaucoup. Il faut vraiment être mûr et bien avoir préparé son projet, pas sur un coup de tête de partir, mais ça peut être une merveilleuse aventure. On voit souvent des reportages de Français qui sont là-bas. Et de plus en plus, on voit aussi des illégaux qui sont partis là-bas. On voit plein de choses. Donc oui, il y a un vrai intérêt pour les Etats-Unis. Et ça fascine, les Français sont fascinés des Etats-Unis, parce que c'est un pays fascinant. Historiquement, c'est toujours quelque chose. Et d'un autre côté, le coup réellement de se dire, je pars, je me donne cette opportunité de réussite. Je réussis, tant mieux. Je ne réussis pas, ce n'est pas grave. Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. Je l'ai dit tout à l'heure, première des choses, c'est, es-tu prêt à perdre de l'argent ? Et j'estime qu'un projet comme celui-ci, on parle de 50 000 dollars. Ça veut dire que si tu es prêt à mettre sur la table 50 000 dollars, que tu ne verras pas en retour, parce que t'as dû prendre un bail qui n'a pas été utile là-bas, parce que t'as fait un biais... Que t'es prêt à perdre même. Que t'es prêt à perdre dès le début, alors va au bout de ta...
- Speaker #0
Sans parler de racheter une boîte là-bas ou... Voilà,
- Speaker #1
va au bout de ta curiosité, va au bout de ta folie. Pour te dire, soit cette folie va me donner un mode de vie, un cadre de vie idéal que j'ai toujours rêvé. Et derrière, ça sera exponentiel. Soit effectivement, tu auras assouvi ce plaisir, ce besoin. Pas dans l'échec, mais pour te dire qu'au final, ce n'est pas adapté à moi ou ce n'est pas adapté à mon produit.
- Speaker #0
J'ai presque envie de te poser une question qui n'est pas dans celle que j'avais prévu de te poser. Mais pour quelqu'un qui n'est pas entrepreneur forcément, mais qui a envie de tenter sa chance aux Etats-Unis. Je ne sais pas moi, un mec qui a un CAP de boulangerie ou... quelle que soit son activité, qui se dit « Ok, je pars aux States, j'y pars en tant que touriste et je vais essayer de tenter ma chance là-bas, trouver du boulot, etc. »
- Speaker #1
Alors, c'est très contradictoire ce que je vais te répondre, mais d'un côté, aux Etats-Unis, on n'y va pas, surtout en ce moment, comme on veut, avec tout ce qui se passe. C'est pas simple, donc je déconseillerais d'un côté. D'un autre côté, c'est le pays du possible. C'est le pays où, avec mon baluchon, moi j'y suis parti à 17 ans, et ça a donné qui je suis aujourd'hui, et je suis très ancré et imprégné par cette culture. Tu dis. J'avais avisé un étudiant, il faut toujours faire les choses dans la légalité. Oui, il ne faut pas arriver en illégal là-bas. Non, mais il y en a qui arrivent à la cow-boy. On recommande toujours de faire les choses dans la légalité. En général, sur le long terme, on y gagne toujours. Mais c'est que le fruit du hasard, ou la personne que tu vas rencontrer, ou la nana que tu vas fréquenter, ou l'école que tu vas aller, ou la communauté que tu vas appartenir, fera qu'il y a peut-être quelque chose qui va se réveiller en toi, se réveiller dans ton entourage, ton goût de karma, et qui va te permettre de réussir. combien de pâtissiers, boulangers, parisiens ou campagnards qui sont débarqués en France, qui avaient un savoir-faire, mais qui ne savaient pas l'exprimer, qui ont été identifiés par quelqu'un de local et qui aujourd'hui sont devenus multimillionnaires. Et pourtant, ce n'est pas des très gros entrepreneurs parce qu'ils ont un produit de grande qualité. Et c'est ça qui vient compenser leur manque peut-être de qualité entrepreneuriat. Mais ce n'est pas grave, c'est aussi ça l'entrepreneuriat. Mais l'Amérique est un terreau, on va dire, propice, favorable. justement à dévoiler des capacités, à dévoiler des talents. Je voyais hier un Français, j'ai oublié son nom, qui a développé avec l'image des petites figurines de Spider-Man et qui, avec un jeu d'image qu'il a accéléré, ça en a fait des petites vidéos et on voit la petite figurine de Spider-Man des petits enfants sauter sur la mer, etc. Il a été contacté par Marvel et Marvel lui a dit viens à New York, viens faire un film avec la star à l'onde, je crois, de Spider-Man et derrière un contrat, etc. Oui, donc... Le gars a vécu son délire, son idée jusqu'au bout. Il l'a fait sur les réseaux sociaux. Et les réseaux sociaux, ça peut être un danger, mais ça peut être surtout propulseur. Un tremplin énorme. Et c'est ça qu'il faut retenir. Ça peut être vraiment propulseur. Et ça l'a amené aujourd'hui à des opportunités qu'il n'aurait jamais eues de sa vie. Et je pense que c'est ça qu'il faut retenir.
- Speaker #0
En effet, je trouve que par rapport au sujet des réseaux sociaux, je trouve que c'est... Alors, il y a plein de choses à critiquer sur les réseaux sociaux. Mais moi, il y a une chose que je retiens et je suis impressionné notamment par des jeunes que je vois qui font du business. essayé, mais... En termes de créativité, il y a des concepts de contenu sur les réseaux sociaux qui sont juste incroyables. C'est un accélérateur de créativité. Alors on n'est pas sur le sujet des Etats-Unis spécialement là, mais c'est vraiment un accélérateur de créativité et donc de business et de tremplin business. Oui,
- Speaker #1
parce que ça veut dire, c'est-à-dire qu'on se pose la question, mais comment on faisait avant ? Les gens étaient moins créatifs, moins talentueux ? Non, c'est qu'on ne le voyait pas, on ne le savait pas. Oui,
- Speaker #0
mais ils n'avaient pas l'outil.
- Speaker #1
Mais maintenant qu'on a cet outil, ça nous oblige, nous tous. à devenir meilleurs. Exactement. Et prendre ces outils-là et les adapter dans notre fonction. Moi, aujourd'hui, il n'y a pas un jour où je ne fais pas du chat GPT, de l'IA, du cloud pour créer du contenu technique qui me prenait un temps fou à faire avant et pour publier parce que je me dis...
- Speaker #0
Oui, pour les visuels, etc.
- Speaker #1
Exactement. Et que je me dis, c'est comme ça que le lecteur va tomber sur une page à moi qui va l'intéresser. C'est comme ça que je vais identifier quelque chose. Et donc, moi, je prends ces outils-là. Et je les adapte aujourd'hui. Et demain, il va y avoir d'autres outils qui vont me permettre d'encore faire plus.
- Speaker #0
Et c'est vrai que par rapport aux réseaux sociaux, moi, je l'ai vu il y a quelques années, parce que ma fille a fait une formation d'illustratrice. Elle avait créé un compte où elle publiait ses dessins, etc. Et en fait, elle a été contactée par une dame aux Etats-Unis qui lui a fait passer une commande pour lui faire un dessin.
- Speaker #1
Ce qui aurait été impossible avant, pratiquement.
- Speaker #0
Juste impossible, inconcevable. Très bien. Si tu pouvais faire adopter... Trois réflexes américains à tous les dirigeants français qui nous écoutent, ce serait lesquels ?
- Speaker #1
Self-confidence. Croire en soi. Moi, je pense que beaucoup de Français ne croient pas suffisamment en eux, en leurs projets, en leurs capacités de réussite. L'Américain est beaucoup plus confiant dans sa nature. On a parlé de la jeunesse, etc. Niveau futur. Donc déjà, croire en soi. Parce qu'il a été formé. Parce qu'il a été formé. Il a été biberonné comme ça. Donc croire en soi.
- Speaker #0
En quoi d'autre ?
- Speaker #1
Entreprendre. Lance-toi. Tu as une idée ? Lance-toi. Elle échoue ? C'est pas grave. Ce qui ne te tue pas te rendra plus fort. C'est pas grave. Fonds. Et entoure-toi des bonnes personnes. Entoure-toi des bonnes personnes.
- Speaker #0
C'est très intéressant ce que tu dis.
- Speaker #1
L'Américain, il a toujours autour de lui l'avocat, l'expert comptable. Il a toujours dans son environnement, l'environnement adapté à son...
- Speaker #0
Même au niveau des fréquentations.
- Speaker #1
Même au niveau des fréquentations. Il faut le savoir ça. Moi, c'est ce que je dis à mes enfants. Bien sûr. C'est-à-dire que moi, quand je veux prendre un verre avec un pote, il ne me présente pas comme son pote. Il me présente comme mon avocat. C'est mon expert comptable. C'est mon notaire. Ça existe en France aussi. Mais parfois, il y a cette frontière entre le pro et le perso qui n'existe pas beaucoup aux États-Unis et qui parfois peut être un accélérateur qui permet, dans des échanges un peu décontractés, dans un cadre idéal, pour faire plus de business. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien qu'on dit que quand on fait du golf, c'est le meilleur moment pour faire du business ou quand on fume un cigare. Justement, dans les moments décontractés, entourés des bonnes personnes, on peut avoir des belles décisions.
- Speaker #0
Alors maintenant... Il y avait une autre question que je voulais te poser, mais je vais la passer parce qu'on a déjà évoqué ces sujets. On va faire un petit jeu, une sorte de quiz. Question France ou USA ? Oula. Donc pas de ça dépend, des choses comme ça. J'ai pas le droit à faire des réponses. J'ai une réponse qui doit être France ou US.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Première question, pour entreprendre ?
- Speaker #1
US.
- Speaker #0
Pour vendre ?
- Speaker #1
US.
- Speaker #0
Pour prendre des risques ?
- Speaker #1
US.
- Speaker #0
Pour devenir très riche ?
- Speaker #1
US.
- Speaker #0
Pour vivre ?
- Speaker #1
France. Il en fallait un au moins.
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Non, mais en toute franchise, tout ce qui a été dit au début est vrai. Et c'est du classique. Les plus grands riches sont aux Etats-Unis. Les plus grandes entreprises sont aux Etats-Unis. Les plus grands risk takers, ceux qui prennent les risques, sont aux Etats-Unis. Mais la France a beaucoup d'atouts et beaucoup de choses à proposer. C'est juste que dans le contexte actuel, on a du mal à voir tout ça et on aimerait bien le voir. On aimerait bien qu'il y ait un sursaut, pas, on va dire, identitaire comme on le voit en ce moment, mais un sursaut aussi business parce que la France, au niveau business, va mal. Et c'est ça qui... un Français comme moi, parce que je suis franco-américain, mais mon côté français me fait mal.
- Speaker #0
C'est sûr, moi aussi. Alors maintenant, j'ai une petite question de challenge. Demain, je te retire ton cabinet, tes clients, ton réseau, ta réputation. Je te laisse uniquement ton expérience, ton savoir-faire. Tu repars de zéro, France ou Etats-Unis ?
- Speaker #1
Tu ne me donnes pas beaucoup de choix non plus. On ne parle pas de la famille. Non, mais Etats-Unis.
- Speaker #0
Tu fais quoi ?
- Speaker #1
Je fais quoi ? Je suis dans le relationnel. Parce que mon expérience aujourd'hui m'a appris que les relations que tu crées sont très importantes. Parce que dans le relationnel, dans les opportunités, dans le M&A, Mergence and Acquisition, c'est qui tu connais, comment tu les connais et comment ils peuvent être ensemble, la convergence.
- Speaker #0
Donc tu vends quoi du coup ?
- Speaker #1
Je vends du rapprochement. Je vends du rapprochement. Genre médium. Je vends du service. Oui, je vends du service parce que j'ai la capacité technique, j'ai l'expérience humaine, j'ai la compréhension des deux marchés et je pense qu'il y a des fusions à identifier qui pourraient très bien marcher.
- Speaker #0
À qui ?
- Speaker #1
À qui ? À tout celui où je devais trouver l'intérêt en lui. Ça veut dire que je vois une entreprise cible française ou une entreprise américaine, j'y vais et je fonce.
- Speaker #0
Et comment tu trouves tes premiers clients ?
- Speaker #1
Je m'appuie sur mon réseau.
- Speaker #0
Tu n'as pas de réseau ?
- Speaker #1
Je n'ai plus de réseau. Tu es à poil ? Je suis à poil.
- Speaker #0
Et comme dirait un autre podcast, à poil et sans filet.
- Speaker #1
Écoute, je toque aux portes, j'y vais, je participe à des forums, des séminaires, des événements, des young professionals, des émigrés de la gauche.
- Speaker #0
Donc tu es très... cercles, réseaux d'affaires, etc.
- Speaker #1
Mais aujourd'hui, tout est réseau.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu fais partie de certains cercles ou réseaux d'affaires ?
- Speaker #1
Peut-être même trop, parce que je ne peux pas être partout. Mais effectivement, il y a beaucoup de réseaux, parfois pertinents, parfois mal. Et le pire, c'est que parfois, j'y vais, je me dis, bon, je perds de temps, mais j'y vais. Et c'est là où je rencontre la meilleure personne. Ou inversement.
- Speaker #0
Et donc, tu es dans plusieurs ?
- Speaker #1
Oui, oui, bien sûr.
- Speaker #0
Il y en a un ou plusieurs que tu pourrais recommander ? Après, ça dépend de l'activité des gens, j'imagine.
- Speaker #1
Moi, j'aime beaucoup les groupes WhatsApp, par exemple, entre nous. De confrère, on se dit tout un peu sur ce qui se passe dans la profession. Donc, je ne sais pas, dans l'entrepreneur qui nous écoute aujourd'hui, dans son milieu, il a peut-être d'autres chefs d'entreprise.
- Speaker #0
Mais tu n'es pas dans des cercles d'affaires où tu rencontres des entrepreneurs ? Si,
- Speaker #1
je suis dans ces cercles d'affaires dont je ne ferai pas la publicité ici, dans des chambres de commerce, dans des ambassades ou autres où je suis souvent invité. Mais parfois, ce ne sont peut-être pas les plus gros réseaux où tu obtiendras les meilleurs résultats. La visibilité, les réseaux sociaux, c'est important. Mais je pense que l'humain, et je reviens à l'humain en petit comité, c'est parfois ce qu'il y a de plus pertinent et qui te permet de développer. C'est pour ça que c'est une question de quantité, c'est une question de qualité. T'entourer des bonnes personnes, fréquenter les bonnes personnes, ça va te tirer vers le haut, te rendre encore meilleur.
- Speaker #0
Oui, et puis comme je dis même au niveau personnel, moi je dis souvent à mes enfants, c'est une phrase qui est très connue, que je n'ai pas inventée, tu deviens la moyenne de qui tu fréquentes. Donc plus tu fréquentes des gens qui ont... des connaissances, qui ne sont pas des abrutis, des losers, des gens qui sont capables, qui réussissent, qui ont une culture, etc. Plus tu vas monter.
- Speaker #1
Moi, j'ai cette chance parce que j'ai mes réseaux en France, au Canada, aux États-Unis. Donc, j'arrive à comparer un petit peu, j'arrive à compléter et à créer ces connecteurs, ces fameux connecteurs qui me permettent de mieux accompagner notamment mes clients.
- Speaker #0
Alors, merci pour tes réponses. J'ai une autre série de questions. Ça va être du très rapide. Donc, questions, réponses rapides en un mot ou une phrase. La qualité la plus sous-estimée chez un entrepreneur, selon toi ?
- Speaker #1
C'est la capacité à se réinventer, la capacité à y créer, la capacité à s'adapter, la flexibilité, la souplesse. On pense souvent qu'on est face à un mur, face à une situation. On se dit mais comment je vais sortir de ce problème ?
- Speaker #0
L'agilité.
- Speaker #1
Voilà, tu m'as enlevé le mot, l'agilité. Cette agilité face à tout type de situation qui permet de se dire... De ça, je vois une difficulté, je vais la rendre en compétence, en force, pour que j'appréhende mieux le futur.
- Speaker #0
Ok. Le pire défaut d'un dirigeant, selon toi ?
- Speaker #1
Alors, j'en ai dit tout à l'heure un mot, c'est le déni. C'est quelqu'un qui a du mal à comprendre ses salariés, à comprendre le business model il est, ses clients, ses fournisseurs, et qui s'entête à dire « j'ai raison et les autres ont tort » . Je pense que cette phrase doit être pratiquement bannie, même si parfois on en pense tous, parce que je pense qu'il y a toujours une part de vérité chez l'autre.
- Speaker #0
Moi, c'est marrant ce que tu dis parce que c'est comme dans la vente. Ce que je dis souvent aux gens que j'accompagne, il y a beaucoup de gens qui s'obstinent et ça rejoint l'idée que tu viens d'évoquer, qui s'obstinent avec un deal dans un pipe, dans un CRM, et ils ne veulent pas accepter qu'en fait, l'affaire est morte. Et en fait, ils sont dans une logique non pas d'opium, mais de hopium. Ils espèrent toujours, ils traînent un deal depuis, je ne sais pas moi, six mois dans leur pipe. Le prospect les a ghostés. Ils n'arrivent plus à l'appeler au téléphone, il n'y a plus de réponse au mail. Mais le mec, il espère encore. Et le plus difficile dans un pipe, c'est de faire le ménage. Mais ça rejoint ce que tu dis parce qu'il s'obstine.
- Speaker #1
Oui, et parfois ce que je dis, c'est que l'opportunité ne fonctionne pas maintenant. Mais laisse le temps passer. Au bout de six mois, un an, deux ans. Oui,
- Speaker #0
mais ça a des conséquences dangereuses.
- Speaker #1
Non, mais ça ne faut pas... En termes de stratégie.
- Speaker #0
Parce que les forecasts sont faussés.
- Speaker #1
Il ne faut pas chercher. Il ne faut pas construire sur ça. Moi, ça m'arrive plusieurs fois de faire des webinaires, des réunions. Je plante une graine. On a une discussion. On devait aboutir. Ça n'a pas abouti. Et la personne fait son chemin.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Revient six mois, un an, deux ans, trois ans après. Mie ? Je ne l'ai pas inclus dans mon pipe. Voilà,
- Speaker #0
il faut le sortir du pipe.
- Speaker #1
Mais ça veut dire que quoi ? C'est-à-dire qu'il faut accepter le fait qu'on va planter 10 graines, qu'on va sortir une ou deux graines maintenant, peut-être deux ou trois autres graines dans six mois et cinq ou six graines dans un an, dans deux ans, dans dix ans.
- Speaker #0
Autre question, réponse rapide. Est-ce qu'il y a une ou deux personnes qui vraiment t'ont inspiré ou t'inspirent aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors oui, Jack Welsh, le CEO de General Electric. Alors pas parce que je travaille chez General Electric, mais c'est quelqu'un qui a une capacité d'entrepreneuriat et de corporate. dans la méthodologie de travail et la réactivité, la remodélisation de ses équipes, qui m'a toujours imprégné. D'ailleurs, il en a fait un livre que j'invite les gens à lire.
- Speaker #0
Tu m'enverras la référence ? Bien sûr. Comme ça, je vous mettrai dans le livre. Bien sûr.
- Speaker #1
Il y a deux autres personnes. Alors, c'est un peu contrasté en ce moment ou un peu controversé, je me dirais. Moi, je ne regarde pas le côté politique. Trump, on l'aime ou on ne l'aime pas, ce n'est pas la question. Moi, je pense que c'est quelqu'un qui a 80 balais, il a fait le tour du circuit 360, il a tout fait dans sa vie, il a rencontré tout type de personnes. Il est ce qu'il est, on s'en fout. Mais au niveau entrepreneur, au niveau business, d'avoir démarré avec un million de dollars, c'est beaucoup que son père lui a donné. Et d'avoir fait un empire tel qu'il l'a aujourd'hui, moi, je respecte ça. Et le dernier, c'est Elon Musk. Encore une fois, controversé, certes, mais il a quand même, pour moi, transformé, notamment les véhicules électriques, en transformé, entre autres, SpaceX. Et que... parfois, ces talents sont mal compris. Ils sont dans une autre planète.
- Speaker #0
Lui, il est carrément sur une autre planète.
- Speaker #1
Oui, oui, mais parfois, il ne faut pas être Monsieur Tout-le-Monde. Si on est trop Monsieur Tout-le-Monde, on cherche trop à être Monsieur Tout-le-Monde, il n'y a pas d'originalité. Bon, alors, du coup, il est décrié, et autre, ça, on s'en fout. Mais ce qu'il a créé, quand il va décéder dans 20 ans, dans 30 ans, dans 100 ans, va rester toutes nos vies, de nos prochaines générations. Et comme l'ont été les inventeurs du passé.
- Speaker #0
Le meilleur conseil que tu as reçu ?
- Speaker #1
Alors le meilleur conseil que j'ai reçu, c'est un jour un ami à moi de Los Angeles, qui était beaucoup plus âgé que moi, qui m'a dit, regarde Isaac, je faisais plein de choses dans ma vie déjà à l'époque, il m'a dit, tu vois ça ? C'était quoi ? C'était un diplôme de traducteur à Sarmenté. Bon, j'ai pas besoin, voilà. Il m'a dit, prends-le, mets-le là.
- Speaker #0
Tu veux dire, fais la formation ?
- Speaker #1
Fais la formation, forme-toi, améliore-toi, prends, mets, ce que tu peux mettre, surtout dans ta jeunesse, mets-le. Et du coup, aujourd'hui, 25 ans plus tard... Il ne se passe pas une semaine où on ne me demande pas une insermentation de documents financiers notamment, ou d'état civil ou autre, même si ce n'est pas mon cœur de métier premier. Mais ça fait partie des choses qui me permettent d'ouvrir des portes notamment, avec des ambassades, avec des contacts et autres, qui est certes rémunéré, mais qui est une idée à la base qui n'avait aucune perspective de futur. Mais parce que je l'ai pris, parce que c'est une formation, c'est une certification ou autre, je l'ai mis de côté, je l'ai rangé et on verra plus tard. Et cet esprit de dire, ne repousse pas demain ce que tu peux faire aujourd'hui, c'est un truc qui me hante mon esprit aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, mais j'ai vu que toi, tu as toujours fait des trucs comme ça dans tous les domaines et ça m'a toujours impressionné. Un conseil que tu entends très souvent, voire partout, et qui selon toi est faux ?
- Speaker #1
Bon, j'ai envie de parler de la holding. Pourquoi cette mauvaise idée, la holding ? Ça, c'est purement comptable et fiscal. Le conseil, c'est fais comme ton père, fais tes études, finis ton bac, va faire telle et telle université. Il faut que le jeune, notamment... Moi, ce que je m'adresse beaucoup aux jeunes que je coache, que je vais dans les universités, dans les écoles et autres, il faut que le jeune trouve le jeune. Le jeune, c'est le jeune salarié. C'est ce qu'on coache aujourd'hui. C'est ce qu'on voit dans nous, entrepreneurs, dans nos entreprises, qui performent et qui parfois performent bien, parfois ne performent pas bien. Il faut qu'il apprenne à avoir de la cohérence. De la cohérence dans ce qu'il fait, dans les choix qu'il fait. On se retrouve souvent avec des jeunes qui arrivent dans nos entreprises. On ne sait pas pourquoi ils sont là, parce qu'on leur a dit, mais au final, ce n'était pas la bonne carrière. Et le conseil, c'est de dire, il faut vivre son environnement. Il faut vivre sa vie avec son environnement, avec ses envies, et aller au bout, et on se casse la gueule, c'est pas grave. C'est pas grave. Il faut se casser la gueule. Il faut échouer parce que l'échec est une réussite. Parce que si on pense toute la vie dans le vrai et qu'au final, à la fin, on n'y est pas, on s'est trompé. Mais si toute la vie, on a eu des parcours qui nous ont permis d'échouer et de dire stop sur ce projet afin de mieux se concentrer sur ce qu'on veut réellement, on réussira mieux nos différents projets.
- Speaker #0
Petite question quasi systématique que je pose à tous mes invités, puisqu'on est sur On a rendez-vous, le podcast. Quel rendez-vous justement a changé ta vie, perso, pro ?
- Speaker #1
Moi, j'ai envie de dire, parce qu'on revient aux questions de mon ADN, c'est les Etats-Unis. C'est mon expatriation aux Etats-Unis.
- Speaker #0
Mais un rendez-vous.
- Speaker #1
Un rendez-vous, ça a été mon rendez-vous quand je suis rentré à la fac américaine. La première fois en tant que petit français de banlieue parisienne, à 17 ans, de me dire qu'est-ce que je fous là, loin de ma famille, loin de mes amis. Est-ce que c'est ça que je veux de ma vie ? Je n'ai pas réfléchi, j'ai dit j'offense. Et de fil en aiguille, j'ai réalisé que si je n'avais pas eu le karma, on m'a présenté ce directeur d'admission, directeur d'université. pour rentrer dans cette université, peut-être que je serais passé à côté de ma vie. Je me suis donné les moyens pour avoir le niveau d'anglais nécessaire pour arriver à ce rendez-vous, mais ce rendez-vous avait tardé à arriver. Du coup, je suis passé par des amis qui m'ont présenté et sur le moment, je n'ai pas percuté. Je me suis laissé emporter, me sévivre et je ne réalisais pas. Et 25, 30 ans plus tard, je me dis, mais tu vois, ce rendez-vous-là, ce jour-là, ce jour de 12 août 2002, c'était il y a 24 ans. Ça a été un game changer parce que ça a changé toute ma vie. Et je me dis, parfois, on va à des rendez-vous, on ne sait pas pourquoi. Il faut se laisser un peu porter. Bien sûr, il faut se préparer un peu, mais il faut se laisser un peu porter. Il faut laisser la magie opérer. Et on voit après où ça nous mène. Et souvent, ça nous mène vers des belles choses.
- Speaker #0
Tout pareil, encore une question que je pose systématiquement. Quelle est la question que je ne t'ai pas posée, que j'aurais dû te poser ?
- Speaker #1
Quel est mon prochain challenge dans ma vie ?
- Speaker #0
Je t'écoute.
- Speaker #1
De conquérir le marché franco-américain dans mon segment Expertise comptable ? Non, c'est vraiment de pouvoir me dire. Souvent, on fait dans les entretiens une question un peu bateau. Où vous voyez-vous dans cinq ans ? Et moi, je disais à chaque fois, à votre chaise, à votre place. Et ça faisait sourire, mes managers ou autres. Et je me dis aujourd'hui... Mais ça ne m'étonne pas de toi. Je ne veux pas être à ta place, Pascal. Il n'y a aucun problème. Non, mais ça veut dire me dire que dans cinq ans, j'aurai monté ou j'aurai en tout cas développé mon entreprise ou mes entreprises de manière beaucoup plus satisfaisante, de manière beaucoup plus rassurante, de manière, on va dire, en paix avec moi-même, dire voilà Demain, je pars sur d'autres planètes, j'ai atteint mon objectif, je me suis donné un objectif et j'y suis atteint. J'ai réussi à ce que l'entreprise fonctionne d'elle-même, délégation, que tout le monde soit content, c'est jamais simple. Mais c'est ça mon objectif, c'est de me dire que dans cinq ans on se retrouve et que j'ai pu prendre mon entreprise et l'amener à des niveaux encore supérieurs et de réussite et de bons partenariats et de bonnes collaborations. Et c'est ce qui se passe un peu aujourd'hui, mais encore à un niveau plus développé.
- Speaker #0
Ok. Dernière question que je n'avais pas prévu de te poser, mais je te la pose. Réponse très rapide parce qu'on a très peu de temps. C'est pas difficile de travailler en famille ?
- Speaker #1
Oui et non. Oui et non. C'est un choix, d'abord. C'est pas une contrainte. Pour la petite histoire, ma sœur et moi, on s'était toujours dit le jour où on viendra, on va s'associer parce que toi, t'as la compétence internationale, toi, t'as la compétence franco-française et le rêve de pouvoir être en frères et sœurs. Alors, il y a des jours où on s'arrache les cheveux, c'est normal. Oui, oui. Comme toute chose. Mais en fait, on sait qu'on a un cadre.
- Speaker #0
Vous avez établi des règles en amont. Voilà.
- Speaker #1
Ça n'a pas été simple. Et parfois, ce cadre, il bouge un peu. Mais on sait qu'on a un cadre qu'on ne doit pas dépasser. pour que chacun trouve sa place. Et le fait que ce soit un membre de la famille bienveillant, je pense que même si parfois il y a des coups durs entre associés, là, dans ce cas, il y aura toujours une limite du coup dur qu'on peut avoir entre associés. Donc, c'est à voir en fonction du contexte, et souvent encore du contexte, mais dans mon cas, ça fonctionne. Je ne peux pas dire que je le recommande à tout le monde, parce que je ne sais pas comment ça fonctionne, mais il faut définir des cadres, il faut un contexte, il faut laisser la place à l'autre, il faut respecter l'autre, et quand vous avez à peu près ces règles établies, ça fonctionne.
- Speaker #0
Ok. Dernière question avant de qu'on se quitte. Où est-ce qu'on peut te retrouver pour ceux qui nous écoutent et nous regardent ?
- Speaker #1
Alors, on est présent maintenant dans les réseaux sociaux, bien sûr sur LinkedIn, Monceau CPA, comme le parc Monceau, M-O-N-C-E-A-U-C-P-A, qui veut dire expert comptable international. Donc, LinkedIn, Facebook, Instagram, TikTok, on a une chaîne YouTube. Je fais beaucoup de webinaires aussi et on publie, on a une chaîne WhatsApp. Peut-être que je te donnerai le lien. J'offre des consultations gratuites de 15 minutes à tous mes clients ou prospects qui veulent échanger avec moi. Je rencontre... plein de gens qui, même parfois, veulent juste parler. Je pense que ça enrichit le débat et on devient de meilleures personnes en échangeant avec les gens. C'est très passionnant. Et en tout cas, au plaisir de rencontrer les auditeurs de ce podcast et de parler business ou culture ou autre chose.
- Speaker #0
Pour tous les entrepreneurs ou même particuliers qui ont des sujets au niveau expert comptable ou qui ont des projets de s'expatrier ou qui sont implantés sur les deux pays, etc. qui ont besoin d'un accompagnement, je recommande Isaac Barchichat. Et vous aurez en description tous les liens pour pouvoir entrer en contact avec lui. Merci à vous de nous avoir regardés, écoutés. Surtout, n'oubliez pas, likez la vidéo, abonnez-vous à la chaîne, et si possible, même partagez cet échange au maximum. Je vous dis à très bientôt pour un prochain rendez-vous. Vous aurez la surprise lors du prochain rendez-vous. À très vite. Merci Isaac. Au revoir. Et je te dis à très vite.