- Tiphaine Gualda
« Bienvenue dans le podcast « Osez l'aventure d'être soi » . Je m'appelle Tiphaine Gualda, passionnée par l'entrepreneuriat, le voyage, mais aussi par l'humain et son potentiel infini d'exploration et de transformation. J'ai commencé jeune, ma quête de sens, et mon engagement dans des projets à impact positif m'a amenée dès mon adolescence à parcourir le monde. » Aujourd'hui, je crée chaque jour la vie et le métier qui m'inspirent profondément et qui contribuent positivement au monde et j'accompagne d'autres personnes à le faire. Je suis convaincue que la plus grande des aventures est celle qui nous invite à plonger au cœur de ce que nous sommes et de ce qui nous anime véritablement. À travers ce podcast, j'invite chacun à explorer avec moi ce qui le rend vivant, vibrant et à dépasser ses peurs pour oser pleinement la grande aventure d'être soi. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast en duo. Aujourd'hui j'ai l'honneur d'accueillir à mon micro Florentine Dolnoa Wang. Florentine qui est la fondatrice de l'espace du couple, experte de la relation amoureuse et aussi autrice de deux ouvrages, les clés de l'intelligence amoureuse et les clés de l'intelligence érotique. Et ensemble on va avoir une conversation sur l'espace du couple. sur l'aventure du couple que l'on considère toutes les deux être l'un des plus grands laboratoires de croissance sur Terre. Bonjour Florentine, merci d'avoir accepté mon invitation.
- Florentine D’Aulnois Wang
Bonjour Tiphaine, avec joie, avec joie.
- Tiphaine Gualda
Alors Florentine, je suis ton travail depuis plusieurs années. Je parle souvent de toi à mes clientes et c'est la raison pour laquelle c'était vraiment précieux pour moi de t'accueillir sur le podcast parce que j'accompagne beaucoup de personnes, beaucoup de femmes notamment, qui sont en reconversion professionnelle et en création d'activités. Et souvent quand on entreprend ces grands changements intérieurs sur soi, il peut y avoir des effets, des impacts dans la sphère relationnelle et notamment dans l'espace du couple. Et si on n'a pas les clés de l'intelligence amoureuse, on peut se retrouver assez facilement en difficulté dans cet espace-là. Et c'est là pour moi que tes messages, ton contenu sont vraiment infiniment précieux. Est-ce que pour commencer, tu veux bien te présenter avec tes mots et nous partager peut-être qu'est-ce qui t'a amené à plonger dans cet espace du couple et de la relation amoureuse ?
- Florentine D’Aulnois Wang
Écoute, tu sais, moi j'ai fait, quand j'étais jeune, il y a 30 ans, des études de psycho, puis des études pour pratiquer la psychothérapie, la gestaltérapie, j'étais en formation beaucoup, pour travailler avec des individus, en individuel, on dit ça dans le métier, on reçoit des individuels. Et en parallèle, j'ai rencontré Edouard qui est devenu mon mari. Tu vois, je l'ai rencontré en 97, donc on a quelques années derrière nous. Et je me suis aperçue, chemin faisant, que si toute thérapeute que j'étais, avec tout ce que j'avais appris, compris, étudié, etc., eh bien, j'étais quand même pas douée pour relationner. Et que notre couple, notre mariage était en balance à un moment. Quand nos trois enfants étaient petits, l'un à l'occasion de l'autre, on se faisait vivre beaucoup de douleurs et que ce que j'avais appris ne me suffisait pas. Comme j'étais thérapeute, évidemment, et d'aller voir des thérapeutes de couple, ça a été assez catastrophique pour nous. À l'époque, donc c'était quand même il y a 20-25 ans, ça a évolué depuis, mais jusqu'à une rencontre d'une femme qui est devenue ma mentor, après laquelle je me suis formée en thérapie de couple, etc., qui m'a vraiment permis de basculer. Tu vois... Une grande partie de la thérapie, de la psychothérapie, etc. s'inscrit dans le paradigme individuel, le dev perso, etc. Et j'ai basculé dans le paradigme relationnel. Et là, ça a tout changé. Et ce que j'ai découvert pour nous déjà, tu vois, c'est vraiment ce nous que je voulais protéger, en fait, que je voulais faire grandir. Parce que toute amoureuse que j'étais, je voyais bien qu'on ne pouvait pas continuer à relationner comme on relationnait. C'est cet amour pour lui qui m'a mise en route. qui m'a fait découvrir une nouvelle vision et que j'ai eu envie de ramener vraiment ici, en francophonie, parce que c'était très différent de tout ce qui se passe en thérapie individuelle. Voilà, et chemin faisant, j'ai écrit, j'ai fait une conférence TEDx, peut-être c'est comme ça que tu m'as découverte, ou je ne sais pas, mais vraiment j'essaye d'arroser, d'intelligence amoureuse.
- Tiphaine Gualda
Alors j'aimerais qu'on reparte, Florentine, ensemble au fondement, vraiment à l'origine de la relation et du moment de la rencontre. Toi, tu parles souvent de recrutement amoureux, donc j'ai envie de te demander comment se passe le recrutement amoureux ? Quels sont finalement les éléments de la rencontre amoureuse ? Et pourquoi, Florentine, pourquoi est-ce qu'on choisit inconsciemment exactement le partenaire qui va venir appuyer sur nos blessures ?
- Florentine D’Aulnois Wang
Oui, j'aime bien parler de recrutement et aussi bizarre que ça puisse paraître, ce n'est pas forcément tomber amoureux qui nous met ensemble. L'état amoureux, tomber amoureux, ce chaos-là, il est suivi d'une relation ou pas ? On est attiré vers quelqu'un, on tombe amoureux. Il y a ce « waouh » , incroyable, pendant quelques mois, quelques années. Et c'est quand ce « waouh » , cet état de « waouh » tombe, qu'on se retrouve vraiment face à l'autre. et qu'on fait ce choix d'aimer ou pas. Et ça, ça me paraît important de le préciser parce qu'on confond aimer et être amoureux. Et j'aime mon mari profondément. Je me sens souvent amoureuse de lui, mais vraiment pas tous les jours. Et je vois beaucoup de gens qui disent « Je ne suis pas amoureux, notre relation ne vaut plus la peine. » Ne pas confondre. Aimer, c'est un choix, c'est un engagement. C'est des compétences. Et on ne se sent pas amoureux au long cours. C'est délicieux de se ressentir amoureux. Mais ce n'est pas le baromètre. Et dans ce recrutement non conscient, pour moi, tu vois, il y a deux, trois ingrédients incroyables. Qui est un, je vois la merveille. Quand j'ai présenté Edouard à ma famille, ma sœur m'a dit à un moment, elle était toute jeune, mais elle m'a dit, mais qu'est-ce que tu lui trouves ? Les autres ne peuvent pas. voir. On a cette fenêtre très spéciale qui s'ouvre sur l'autre et on voit la merveille irrésistible parce qu'on est nés des merveilles. On est nés avec des potentiels incroyables, on est nés avec des qualités, on est nés avec tellement d'amour à donner, tellement de... Bref, nous sommes nés des merveilles. Puis, on a fait un voyage dans une enfance, dans un système parental, dans un système scolaire, dans une communauté, dans un système parfois religieux, etc., qui nous a envoyé des messages qui nous a parfois causé des traumas, des psychiatrices, et on arrive dans la vie adulte, parfois un peu éloigné de cette merveille qu'on était. Mais quand je te rencontre, je vois la merveille. Je ne vois pas forcément tous les congélateurs dans lesquels tu as mis des parties de toi au fur et à mesure que tu as grandi. Mais je vois la merveille. Ça pour moi, c'est le premier ingrédient. Deuxième ingrédient, c'est... Waouh ! C'est incroyable ! Tu es resté vivant là où moi, la vie m'a demandé de congeler. C'est-à-dire, tu as pu rester en lien avec le fait d'être à l'aise quand il y a plein de monde, alors que moi, je suis plutôt mieux quand je suis avec deux, trois personnes. Ah, c'est incroyable, tu as pu rester connecté, toi, avec la spontanéité. C'est des exemples que je donne, je ne suis pas en train de parler de Florentine, mais c'est-à-dire qu'on se trompe sur la notion de compatibilité-incompatibilité. On va recruter dans notre vie quelqu'un qui est complètement à l'endroit où nous, on nous a demandé le plus de congeler. Et c'est ça qui est irrésistible. C'est je reconnais des parties perdues. Et en général, ça me fait craquer. Quand l'état amoureux se dissipe, c'est des choses que je vais te reprocher. En général, ce qui nous agace chez notre partenaire, c'est ce qui nous a fait craquer pour lui. C'est normal parce que c'est des aspects de nous auxquels on a dû renoncer pour être aimé. On les a congelés. Quand on les voit, c'est irrésistible. Et puis après, on va aller embêter notre partenaire en lui disant « Tu ne peux pas être comme ça, ce n'est pas possible. » Moi, j'ai appris quand j'étais jeune que On ne peut pas être aimé si on garde le lien avec ces parties-là. Et toi, tu es en plein dedans, donc il faut absolument que tu arrêtes. Ça va faire partie de ce qui va mettre de la friture sur la ligne dans le couple. Et ce n'est pas de l'incompatibilité. Quelqu'un qui adore danser, qui adore les grosses soirées, va rencontrer quelqu'un qui préfère les dîners à quatre, etc. Ce n'est pas ça l'incompatibilité amoureuse. Au contraire. Ces incompatibilités-là, c'est que quand je regarde là où est mon partenaire, c'est mon plan de croissance sur pattes.
- Tiphaine Gualda
Magique.
- Florentine D’Aulnois Wang
C'est mes parties perdues, c'est mes parties congelées.
- Tiphaine Gualda
Ouais, c'est super fort ce que tu dis et moi, vraiment un des exemples que j'ai compris aussi et notamment à travers tes partages et cette notion de partie congelée. Moi, quand j'ai rencontré Erwann, ça fait bientôt huit ans, compagnon qu'on est ensemble, lui, il est quelqu'un qui est très entier, qui va vraiment dire ce qu'il pense, qui va dire sa vérité. qui ne va pas mâcher ses mots, même si sa vérité est confrontante, même si quitte à déranger les autres, quitte à... En tout cas, il ne va pas se forcer, il ne va pas faire ce qu'il n'a pas envie, il va dire ce qui est vrai. Là où moi, tu vois, j'étais vraiment plutôt dans un masque de people pleaser, de je vais surtout m'adapter pour ne pas vexer, ne pas blesser, me plier en quatre, etc. Et donc, évidemment, au début de notre relation, waouh ! Donc moi, ça m'a effectivement ce côté, comme tu dis, irrésistible. Et en même temps... assez rapidement, très confrontant aussi, parce qu'on a en face de nous un miroir qui nous renvoie à ces parts de nous qu'on a congelées. Et à la fois, c'est irrésistible, et à la fois, c'est très confrontant aussi.
- Florentine D’Aulnois Wang
Et à la fois, c'est très confrontant. Et tu sais, en général, le cadeau, il vient se poser juste entre les deux. C'est-à-dire quand chacun a sa juste tension sur la corde, ce n'est pas plus relationnel d'être un bulldozer qui balance des vérités sans prendre soin du lien, que ce n'est pas plus relationnel de ne pas dire et de... Même si on a l'impression que c'est plus relationnel, parce que ça, c'est encore une autre couche. Et si l'un dit « ça ne va pas comme tu es, tu devrais être comme moi » , ça ne marche pas non plus. Il y a quelque chose vraiment à... avancer dans ce spectre des polarités comme ça, tellement dispersées sur cette ligne-là, sur ce continuum, pour aller se rejoindre dans un espace au milieu. Donc, tant qu'on lutte pour dire, prendre la télécommande sur l'autre pour dire, non, tu devrais être comme moi, bon, déjà, ça ne marche pas, on le sait, on ne changera pas l'autre, mais s'avancer l'un vers l'autre. Plutôt regarder, vachement intéressant, c'est quoi les qualités de tes défauts que moi, je n'ai plus ?
- Tiphaine Gualda
Il y a une notion qui est hyper importante pour moi dans mon travail sur l'entrepreneuriat, c'est la notion d'entrepreneuriat durable. Et je trouve qu'il y a souvent des liens entre l'amour durable et l'entrepreneuriat durable. J'en avais fait un sujet de podcast il y a quelques mois. Et pour moi, à cet endroit-là, il y a un mythe qui existe pour les deux, on va dire, les deux domaines. C'est le mythe de Happily Ever After. Quand j'aurai rencontré la personne, quand j'aurai trouvé le job, alors ça va être facile, alors ça va être fluide, etc. Et pas du tout, c'est là que le travail commence. Et pour moi, c'est là que potentiellement, on va se retrouver aussi face à des moments de crise. Et toi, tu dis très bien, quand la crise est là, c'est que notre prochaine phase de croissance arrive. Et je trouve que c'est très vrai aussi dans l'entrepreneuriat. Et moi, j'ai vraiment envie de te remercier, parce qu'en lien avec ce que tu disais tout à l'heure sur qu'est-ce qui se passe au moment où le sentiment amoureux, finalement, laisse place à l'amour et à la possibilité de poser un choix. C'est le moment où ton livre, donc le livre que tu as écrit, « Les clés de l'intelligence amoureuse » est rentré dans ma vie. Et à ce moment-là, on connaissait vraiment un moment de crise dans notre relation avec Erwan. Et ton livre m'a permis de comprendre, là où moi j'étais presque sur le point, et on était d'ailleurs tous les deux sur le point d'envisager de prendre des chemins séparés. Et ça nous a non seulement permis de conscientiser que les raisons pour lesquelles on se séparait, on allait les retrouver dans nos relations suivantes, évidemment. Mais ça nous a vraiment aussi permis de comprendre, en tout cas pour moi, ça a été un... vraiment un grand déclic de comprendre que là, il y avait une opportunité de croissance. Et c'est la question que j'aurais envie de te poser, c'est selon toi, quelle est la place de la crise ? Quelle est la place du conflit au sein de l'espace du couple ? Et en quoi est-ce que c'est une opportunité de croissance extraordinaire, si on regarde finalement avec ce filtre-là ?
- Florentine D’Aulnois Wang
Pour moi, la crise, c'est vraiment la croissance qui frappe à la porte. c'est-à-dire on s'est recruté pour nettoyer des thèmes, parce qu'on a des thèmes communs, on a des blessures communes. Et face à ces blessures en tant qu'enfant, on a choisi d'en sculpter une réponse à l'opposé. Je vais te donner un exemple. Deux enfants privés de tendresse, qui est une blessure. Tu sais, on a des traumas avec un grand T, qui sont des jours qui changent la donne, tu vois, des moments vraiment. Et puis, on a ce trauma avec un petit T qui est mille fois répété. Il peut aller aussi profond dans la douleur et dans les impacts dans notre vie future. Imaginons deux enfants qui auront eu une maman complètement, un système parental complètement coupé de la tendresse. Leur besoin de tendresse ne va être pas nourri du tout, jamais. Avec tout ce qu'un enfant va se raconter autour de « je ne suis pas important, je ne suis pas intéressant, je n'ai pas de place » . On va se fabriquer tout un tas d'histoires. En tout cas, il y a une carence de tendresse. Ces deux-là, ils vont se rencontrer. Et dans l'état amoureux, ils vont être collés l'un à l'autre. Il va y avoir vannes ouvertes. L'état amoureux, il nous permet ça. Il nous fait lever tous nos... C'est pour ça que c'est si délicieux. Il nous fait lever tous nos barrages. Et quand l'état amoureux va s'effacer, quand le travail va commencer, il y en a un qui aura décidé la tendresse trop douloureux, j'arrête en tant que petit. Et l'autre aura décidé... J'ai été privée de tendresse, j'en veux des camions. Et c'est là que la danse va commencer. Et la forme que ça va prendre, c'est tu me prends jamais dans tes bras, t'es un rock, t'es ceci, t'es cela. Mais toi, t'es un puissant fond. Tu vois ce truc tellement douloureux qui va monter, Jusqu'à ce que ça fasse une crise. Parce que la vie les appelle là. Parce que non, c'est pas juste de s'être complètement coupé de la tendresse. Non, c'est pas juste de ne faire que demander de la tendresse. Et c'est ça qui se passe dans le couple. Les crises qui montent, c'est qu'on a été blessé au même niveau, sur les mêmes thèmes, qu'on en a conçu des adaptations à l'opposé. Et que ces adaptations, elles vont se frotter dans le lien. Et tant qu'on se regarde en disant, t'as un problème ? Non, c'est toi qui as un problème. Non, c'est toi qui as un problème. On ne va pas bouger. Mais si on se pose ensemble pour regarder, OK, qu'est-ce qu'on est en train de jouer là avec cette histoire de tendresse ? On va pouvoir redéployer toutes les possibilités, et décongeler, et arriver à déployer une relation ajustée à la tendresse. Tu vois, c'est juste un exemple, mais des exemples, il y en a des milliers et des milliers et des milliers à chaque fois que je travaille avec un couple. C'est ça qu'on fait. On va aller débunker dans les zones où ça frite, dans les zones où ça heurte, qui sont tellement douloureuses parce qu'elles nous mettent dans des états émotionnels vraiment intenses. On pose, on regarde, on comprend, on met du nouveau. Et la vie nous veut vivants. On va aller recruter les partenaires qui viennent nous appeler là où on a décidé de blinder.
- Tiphaine Gualda
Ce que tu décris, ça me fait vraiment penser aussi aux différents styles d'attachement. Ton exemple avec la tendresse, avec un partenaire qui va dire « moi je vais m'éloigner plutôt du lien dans les moments où je me sens trop près de toi » , un qui va dire, et ça c'est moi l'attachement, plutôt anxieux, « oh justement, je vais aller prendre de la tendresse, je vais être en demande vis-à-vis de l'autre » . Je sais que tu travailles beaucoup toi avec la théorie de l'attachement. Est-ce que tu pourrais nous en dire quelques mots ? Est-ce que tu pourrais nous expliquer, nous donner un petit peu comme ça des clés. Alors, c'est large, évidemment, c'est tout le fondement de ton travail, mais déjà nous dire que c'est possible de passer un attachement anxieux, évitant, voire chaotique, à un attachement sécure, et comment est-ce qu'on arrive à tisser finalement des relations et à devenir en fait un style d'attachement sécure.
- Florentine D’Aulnois Wang
Oui. Merci de soulever ce thème parce que ça permet de dire quelque chose qui change un peu de ce contenu qu'on voit partout et qui me désespère. Ce n'est pas un problème d'avoir un partenaire évitant. Ce n'est pas un problème d'avoir un partenaire anxieux. On s'est recrutés l'un l'autre, chacun au bout de la polarité, parce qu'on a un travail à faire ensemble. Il y a une bénédiction dans le fait d'être avec le profil opposé. Oui, ça pique. Parce que si j'ai un attachement anxieux, je veux plus de liens. Oui, ça pique parce que si j'ai un attachement évitant, je veux plus de sécurité. Et l'anxieux, il dégomme ma sécurité. Et l'évitant... il dégomme mon besoin de lien. Donc oui, ça pique. Et si je me mets avec un clone de moi, je suis dans une mer de noix. Il n'y a personne qui grandit. Il n'y a personne qui bouge. Mon partenaire, avec sa grande, immense différence, il va m'appeler dans mes défis de croissance. Et les mécanismes de l'évitant sont les défis de croissance de l'anxieux et vice-versa. Et vice-versa. On est des solutions l'un pour l'autre. Tant qu'on ne le regarde pas comme ça, on va fighter, on va se faire mal et on va regraver les sillons de nos blessures. On est dans des comportements de défense, on est dans des comportements de survie. Et c'est ça que je propose, moi. C'est un espace pour se poser ensemble et regarder où est-ce que tu m'appelles, en fait. Et il y a des endroits, il n'y a que par amour qu'on ira. Déjà, même par amour, c'est compliqué d'y aller parce qu'on a un terrain blessé. Mais on peut acheter de l'espace-temps chez un thérapeute, on peut faire beaucoup de choses. Il y a des endroits où on n'ira jamais si ce n'est pas par amour. Vraiment, vraiment. Il y a des gens qui me disent souvent, quand je travaille avec des gens qui me disent « Moi, j'ai une vie de thérapie avec ce travail sur le couple. Je vais à des endroits où je ne suis jamais allée. » Parce que c'est au laser, le recrutement.
- Tiphaine Gualda
Il est au laser. C'est impressionnant. Et moi, je sais que Erwan, mon compagnon, c'est vraiment mon plus grand baromètre d'alignement. Parce que s'il y a des espaces où je ne suis pas... 100% alignée dans ma vie professionnelle à tous les niveaux, boum ! Je sais, ça va m'être renvoyée tout de suite. Et donc effectivement, c'est vraiment comme tu dis, au laser. Comment on arrive à tendre vers cet attachement qui est plutôt sécure ?
- Florentine D’Aulnois Wang
Quand l'anxieux arrive à intégrer les mécanismes de défense de l'évitant. Développer un soi qui peut faire des activités pour soi. internaliser la notion de lien plutôt que tout le temps en chercher des preuves. Il y a tout un tas de défis de croissance et quand on regarde, c'est ce que l'attachement évitant arrive à faire très bien. Lui, il le fait même trop bien. Et vice-versa. Quand l'évitant commence à regarder que son partenaire, quand il vient le chercher, ce n'est pas un boulet, mais c'est du lien. Quand l'évitant commence à initier la connexion. Bonheur. Quand il est en train de faire ce que fait l'anxieux trop, il est en train de marcher vers l'attachement sécure. Et à contrario, tu vois, c'est gagnant-gagnant ou perdant-perdant cette histoire. Parce que quand l'évitant se fiche dans son rôle d'évitant et quand l'anxieux se fiche dans son rôle d'anxieux, chacun pensant que c'est ça qu'il faut faire et que là, la blessure, elle se regrave fort, fort, fort pour chacun et ça peut devenir vraiment toxique. On n'est pas dans le monde des bisounours. L'amour, il est rude, il est raide et sans compétence, il nous reblessent. Et on peut devenir tous très toxiques les uns pour les autres.
- Tiphaine Gualda
Comment est-ce qu'on parvient justement dans un conflit, dans un moment où on est challengé, où on va être activé par l'autre dans nos blessures, comment est-ce qu'on parvient à communiquer, à rester en lien, alors même qu'on est activé par le comportement de l'autre ?
- Florentine D’Aulnois Wang
Eh bien pas quand on est activé, justement. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on est activé, pause, stop. Chacun va aller se réguler. Je travaille beaucoup avec la théorie de l'attachement, mais je travaille aussi beaucoup avec la théorie polyvagale, en trauma informé, avec tous les outils de régulation neuro-émotionnelle.
- Tiphaine Gualda
Le système nerveux.
- Florentine D’Aulnois Wang
Évidemment. Parce qu'en état dérégulé, on n'a juste pas tout notre cerveau et qu'on est en mode survie et qu'on prend l'autre pour notre ennemi et qu'on est juste destructeur en état activé. Donc en état activé, pause. régulation ou co-régulation et on se donne rendez-vous pour explorer ce qui nous est arrivé déplier, faire ce discernement plus tard.
- Tiphaine Gualda
Ouais et là pour moi on est vraiment dans cette notion d'intelligence émotionnelle, d'intelligence amoureuse de je me rends compte que là émotionnellement je peux pas continuer à avoir cette conversation ou bien qu'elle nous envoie droit dans le mur et donc pause, régulation co-régulation
- Florentine D’Aulnois Wang
Et puis des rituels, des outils pour aborder, revenir sur ce qui s'est passé, ce qui nous a déclenché, de quoi ça parle, quelle est la croissance qui s'invite ? Qu'est-ce qui demande à grandir là ?
- Tiphaine Gualda
Est-ce qu'il y a un outil, un rituel en particulier que tu aurais envie de souligner ? Il me semble qu'il y a 13 rituels, si je me souviens bien, dans ton livre.
- Florentine D’Aulnois Wang
Oui, et même dans la réédition,
- Tiphaine Gualda
il y en a 15.
- Florentine D’Aulnois Wang
En premier, parce que Larousse, ils m'ont demandé de faire une édition revue et augmentée. Et maintenant, il y a 15 rituels dans le nouveau. Moi, je travaille beaucoup avec des outils de dialogue, avec des actes de réparation, avec un travail sur ce que j'appelle les poupées russes, qui vivent en nous et qui nous prennent en otage, et qui sont aussi pleins de ressources et de vitalité. Il n'y a pas que du mauvais dans nos enfances. Et ça, c'est aussi un des courants de la psychothérapie que j'ai envie de faire bouger. Je ne suis pas la seule. Il y a des auteurs géniaux dans ce sens-là aussi, mais que les espaces de thérapie ne deviennent pas que des espaces dans lesquels on regarde la douleur, mais aussi tout ce qu'on a reçu, toutes les ressources. Même dans les enfances les plus dures, il y a de la lumière. Et que je pense que s'asseoir chez le thérapeute juste pour regarder le difficile participe à la douleur du monde. Et que les thérapeutes ont une grande responsabilité dans ce qui se passe dans les couples, dans les familles, dans les relations parents-enfants. Dans la dépression en général.
- Tiphaine Gualda
Tu parles d'actes de réparation, à quoi est-ce que ça ressemble par exemple ?
- Florentine D’Aulnois Wang
Ça peut ressembler à des paroles, ça peut ressembler à des gestes. Je suis désolée de... et je tiens à... tu vois. Chaque situation demande à inventer l'acte de réparation. Je n'ai pas un one size fits all, tu vois. Mais c'est un état d'esprit et c'est une disposition intérieure et qu'on met dans l'espace du couple. Ça fait partie du pacte. On réparera. Je vais revenir vers toi, je vais te passer la main dans le dos, je vais te dire on se fait un petit café, je vais te prendre dans mes bras, je vais te dire oh là là, je suis désolée. Il peut y avoir plein de choses.
- Tiphaine Gualda
Tu as parlé tout à l'heure, Florentine, en introduction de la notion de paradigme individuel qu'on retrouve effectivement beaucoup aujourd'hui versus le paradigme relationnel. Et c'est quelque chose que moi j'ai aussi beaucoup... observé dans ma relation, dans ma dynamique amoureuse, là où moi j'ai tendance à penser en premier à moi. Je vois que mon conjoint, lui, pense toujours en premier à la relation, il pense vraiment au nous. Et je pense que voilà, ça doit être aussi un peu des mécanismes de survie, je ne vais pas me dédouaner de ce schéma-là, mais du moins j'en ai pris conscience grâce à lui encore une fois. Et donc c'est la question que j'aurais envie de te poser, comment est-ce qu'on passe du paradigme individuel au paradigme relationnel ? Et comment savoir quand on doit faire passer la relation en premier et quand on doit se faire passer soi en premier ?
- Florentine D’Aulnois Wang
En fait... Il y a quelque chose dans le paradigme relationnel qui est extraordinaire. Quand deux personnes sont engagées dans l'espace du couple, je ne parle pas de début de relation où il y en a qui donnent tout pour et que ça peut devenir hyper toxique, etc. Je parle vraiment dans un couple engagé, quelle que soit la nature du couple. C'est comprendre qu'au service du nous, c'est le nous qui prend soin de moi. C'est fini, je n'ai plus à me battre pour moi, Il y a un truc plus porteur. plus grand dans lequel je peux m'abandonner si je le nourris. Mais ça, ça ne marche pas si tu es en couple avec une personnalité qui va être toxique, évidemment. Il y a des prérequis. Mais comprendre que ce couple, il est plus fort, il va nous emmener plus loin, il va nous porter plus haut, il peut devenir un espace de guérison, de croissance, d'incroyable. qui je me mets au service du « nous » . Et bien sûr, on va s'arc-bouter par moments, on va avoir des retours. C'est OK, ça fait partie de l'expérience. Mais tu sais, ça me fait penser à une notion qui est vachement importante, qui est la différence, parce qu'on confond beaucoup se faire passer en premier. C'est la différence entre être centré en soi et être centré sur soi. Et on peut être, dans le couple, centré en soi. Mais si on est centré sur soi, il y a quelque chose qui ne marche plus dans le deal. Et tu vois, c'est une nuance, mais c'est une bascule. C'est une révolution, tu vois. Et on peut être centré en soi sans être centré sur soi. Et on n'est pas en danger quand on est au service du nous, avec quelques compétences, ce que j'appelle l'intelligence amoureuse, parce que sinon, on peut vraiment se blesser, on peut se faire abuser, on peut faire plein de bazar dans la relation.
- Tiphaine Gualda
Dans cette notion justement de paradigme relationnel et de le nous est finalement au service du jeu, la relation est au service des individus, qu'est-ce que tu penses de la notion de compromis dans le couple ?
- Florentine D’Aulnois Wang
Je travaille jamais pour les compromis. La vie nous veut vivants, le compromis nous retire de la vitalité. Et retire de la vitalité à la relation. Je vais faire un gros cliché, mais tu vois, ok, d'accord, on va chez tes parents à Noël. Mais pendant trois jours, je vais être comme ça, je vais faire la gueule. C'est perdant, perdant. Moi, j'y perds. Toi, t'y perds. Toute la famille y perds. Mais j'ai fait un compromis. Attends, déjà, je vais chez tes parents, donc viens pas m'emmerder. Tout y perd. Le compromis retire du lien de la connexion, de la vitalité, retire de la croissance, retire énormément de choses. Et je sais pourtant qu'on nous dit partout qu'il faut savoir faire des compromis. Non, je vais faire un choix. OK. Cette année, on va à Noël chez tes parents. Et j'y serai. Et je vais y amener ma présence. Et je vais me rendre vivant. Et on va être vivants ensemble. On va kiffer. On va en profiter. All in. Jamais de compromis. Et si c'est un choix, je ne te le balance pas derrière. Attends, déjà, j'ai été à Noël chez tes parents. On va se mettre au service d'un nous vivant. On va décider qu'ensemble, on kiffe, on vibre. On va décider qu'on va choisir. Le vivant, la lumière, la joie, le etc.
- Tiphaine Gualda
Pour toi, potentiellement, c'est la même action, mais la différence, c'est que dans un cas, j'ai la sensation de la subir et dans l'autre, je pose un choix conscient en me disant ça, c'est au service de la relation.
- Florentine D’Aulnois Wang
Et sur la photo, ça peut être la même chose. On était à Noël chez tes parents, mais si on regarde le film, il y a un film où c'est très joyeux, où c'est plein de vie, et il y a un film... où c'est vraiment, on est en train d'abîmer la relation, tout en pensant qu'on est au service de la relation.
- Tiphaine Gualda
Il y a un autre mythe que j'aimerais aborder avec toi, Florentine, qu'on entend beaucoup et je sais que tu te bats férocement contre cette idée reçue. C'est l'idée qu'il faudrait d'abord s'aimer soi, avant de pouvoir rencontrer un partenaire, avant de pouvoir relationner à deux. Qu'est-ce que tu aurais envie de répondre à ça ?
- Florentine D’Aulnois Wang
J'ai envie de répondre que c'est la double peine, cette injonction qu'on voit partout, qui vient du paradigme individuel. En fait, c'est peu ou prou dire à quelqu'un, tu sais quoi ? Ton amour de toi, il t'a été rapté dans ton enfance. Quand on naît, on ne se pose pas la question est-ce que je suis aimable ou pas ? Je suis aimable. Quand j'ai 18 mois, j'ai des chandelles, jusque-là, j'ai la couche pleine, je sens à 2 km, je vais chercher un câlin, je me mets en lien, je suis aimable. Et au fur et à mesure que je grandis, il va m'arriver des petites mésaventures ou des grandes mésaventures et je vais perdre ce sens que je suis aimable, que je suis aimée. Et là, on est en train de me dire, attends,
- Tiphaine Gualda
Tant que t'as pas retrouvé ça, t'as pas le droit de te mettre en lien, mais c'est fou parce que c'est dans le lien que je vais retrouver ce sens que je suis aimable. C'est parce que quelqu'un va poser de l'amour sur moi et après on va me parler de dépendance affective, etc. On n'est pas dans le bon paradigme. J'ai plutôt envie de dire, si tu n'as pas l'amour de toi, laisse-toi aimer, ça va tellement t'aider. et quand je dis laisse-toi aimer c'est laisse-toi te sentir aimée laisse-toi te sentir aimante et laisse-toi donner de l'amour parce que ce qui nous fait crever c'est de ne pas donner tout l'amour qu'on a à l'intérieur oui probablement t'as plus de costumes de survie si t'as pas l'amour de toi tu vas être plus défensive attention, apprends, compétence-toi régule parce que ça va être plus piquant de t'aimer ça va être plus piquante ça va être plus chaotique Merci. Mais laisse-toi aimer, bien sûr.
- Florentine D’Aulnois Wang
Ça va être plus chaotique et en même temps, c'est aussi une opportunité de guérison, de transformation et de croissance qui est extraordinaire.
- Tiphaine Gualda
Et extraordinaire, encore une fois, équipe-toi, outille-toi. Parce que tu peux aussi blesser et te reblesser. Mais ne ferme pas la porte à être aimé. Juste warning, équipe-toi.
- Florentine D’Aulnois Wang
J'adore, merci pour ce rappel et vraiment cette notion de paradigme relationnel, tu vois, moi qui vis en Afrique, entre le Sénégal et l'Afrique du Sud, où la notion de communauté, elle est vraiment, tu vois, majoritaire et c'est la communauté qui permet aux individus de se déployer. Je pense que c'est aussi ce qui fait qu'on a autant de mal peut-être en Occident à intégrer ce paradigme-là, c'est qu'on est vraiment, en Europe en tout cas, en Occident, plutôt dans le paradigme individuel et donc ça résonne très fort. En tout cas, pour moi, le fait que tu ramènes cette notion de paradigme relationnel sur le devant de la scène et l'importance, évidemment, de se compétencer sur les questions d'intelligence relationnelle et d'intelligence amoureuse en particulier. Florentine, oui ?
- Tiphaine Gualda
Comprendre que tu vois, aimer et relationner, ce n'est pas sur le même niveau. Ça peut être très toxique. L'amour, c'est notre matière, il jaillit, il est là. Relationner au long cours par amour, c'est un autre sujet. Et on confond les deux. On les a mis sur le même niveau. Parce qu'il y a des gens qui disent non, on ne va pas apprendre à aimer, on ne va pas apprendre à relationner, parce que sinon, on va pouvoir faire beaucoup de bazar.
- Florentine D’Aulnois Wang
On arrive déjà vers la fin de cette interview et il y a une dernière question que j'aurais envie de te poser. Le podcast s'appelle Oser l'aventure d'être soi. En quoi est-ce que, selon toi, l'espace du couple, c'est un des meilleurs espaces pour pouvoir oser, justement, cette grande aventure d'être soi et pour pouvoir presque, j'aurais envie de dire, révéler ce que l'on est au travers et grâce à l'espace du couple.
- Tiphaine Gualda
Et oui, parce que notre partenaire, il a vu la merveille, il n'a pas vu les congélateurs. Mais les congélateurs, on va les frotter toute notre vie. Notre partenaire, toute notre vie, il va dire, je sais la merveille, décongèle-moi ça. Et il va appuyer sur tous nos boutons rouges. Et il faut être très courageux pour aller derrière ce truc-là. Parce que le paradigme individuel, il nous dit « Ah non, donc c'est un partenaire qui ne te convient pas parce qu'il te remet dans ta blessure de machin, n'y-n'y-n'y-n'y-n'y. » On respire et on regarde d'une autre perspective quel est le cadeau. Oser aimer en grand, ça nous aide à décongeler, ça nous remet dans des zones de liberté incroyables. Ça nous aide à rebooter avec la merveille qu'on était en arrivant au monde, vraiment.
- Florentine D’Aulnois Wang
Pour les personnes qui auraient envie de pouvoir plonger. Dans cette notion d'espace du couple qui a envie de pouvoir se compétencer, apprendre à relationner, développer leur intelligence émotionnelle et amoureuse, où est-ce qu'on peut te retrouver ? Où est-ce qu'on peut retrouver ton travail ? Est-ce qu'il y a quelque chose peut-être qui arrive dans ton actualité au chaînement dont tu pourrais nous parler ?
- Tiphaine Gualda
Moi je m'appelle l'espace du couple partout. Donc mon podcast s'appelle l'espace du couple, mon compte Instagram s'appelle l'espace du couple, etc. Mon site internet c'est... Il y a plein de ressources, il y a plein de podcasts, il y a plein d'articles de blog, il y a plein de... Je pense qu'on peut changer le monde en passant par la relation amoureuse. Donc j'arrose tous azimuts. Et fin septembre, je vais faire une conférence sur l'attachement justement. Parce qu'il y a plein... Enfin, on peut plonger des heures sur les dynamiques de l'attachement, toujours pour aider les gens à comprendre qu'est-ce qu'ils sont en train de vivre dans la relation, pourquoi ça fait si mal et comment on en sort. Donc ça peut être un rendez-vous, mais voilà, sur l'insta de l'espace du couple, il y aura toutes les infos. J'ai une newsletter, évidemment. C'est facile de me trouver. Et tu vois, c'est pour ça aussi que j'ai lancé cette formation de thérapeute et de coach de l'intelligence amoureuse pour pouvoir embarquer des troupes dans ce changement de paradigme. C'est tellement important.
- Florentine D’Aulnois Wang
Donc non seulement toi tu transmets le message, mais tu aides aussi les autres à transmettre aussi cette vision à travers leurs différents espaces.
- Tiphaine Gualda
Ce qu'avait magnifiquement fait ma mentor pour moi il y a 25 ans, tu vois, c'est mon tour.
- Florentine D’Aulnois Wang
Et il y a ta conférence TED aussi qui est une belle entrée en matière avant de pouvoir aussi plonger plus loin. Et notamment aussi tes deux livres qui sont aussi merveilleux.
- Tiphaine Gualda
Il suffit de googler Florentine Couple et on le trouve.
- Florentine D’Aulnois Wang
Et on te trouve,
- Tiphaine Gualda
c'est facile.
- Florentine D’Aulnois Wang
Aucune excuse pour ne pas se compétencer en intelligence amoureuse. Merci infiniment Florentine pour ta présence, ça me touche beaucoup de t'avoir reçue et je sais que ce que tu partages, encore une fois tu l'as dit, c'est parfois à l'encontre de certaines théories ou en tout cas de ce qu'on entend et pour moi c'est tellement précieux aujourd'hui. On dit souvent que la qualité de notre vie dépend de la qualité de nos relations et c'est tellement tellement précieux d'apprendre à relationner et c'est vraiment un espace de guérison et de transformation qui est magnifique. donc merci à toi Debré à rendre ces espèces fertiles et épanouissant.
- Tiphaine Gualda
Merci pour ton invitation, Tiffane. Merci beaucoup.
- Florentine D’Aulnois Wang
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