- Speaker #0
Bonjour et bienvenue au sein du podcast Où s'amène quand on s'aime, celui qui donne la parole aux conjoints d'agriculteurs. Elles sont femmes de céréaliers, d'éleveurs, de viticulteurs, en bio, en conventionnel, en raisonnée. Elles viennent de toute la France. Certaines sont tombées dans l'agriculture toute petite. D'autres la découvrent jour après jour. Elles jonglent entre la ferme, la famille, leur métier. Elles portent une force incroyable. Moi, c'est Marion. Et avec ce podcast, j'espère que certaines d'entre vous se reconnaîtront dans leur profession. trouveront des conseils, des échos à leur vie, prendront peut-être un peu de recul, trouveront du soutien ou simplement verront une mise en lumière de ce qui se vit, souvent dans l'ombre, au cœur des fermes. Ici c'est de la good vibes, de la sororité, du partage et un vrai souffle de girl power en agriculture. Alors à votre avis, où ça mène quand on s'aime ? Aujourd'hui, je reçois Déborah. Cette jeune maman de deux enfants ne vient pas du milieu agricole et est désormais séparée d'un agriculteur. Après des années comme aide-soignante, elle décide de se reconvertir pour devenir agricultrice et s'installer en GAEC avec son ex-conjoint. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Alors bonjour, moi du coup c'est Déborah, j'ai 26 ans, donc je suis maman de deux enfants, donc Louise qui a 4 ans et Maxence qui va sur ses 3 ans.
- Speaker #0
Avant de parler de toi un peu plus en détail, est-ce que tu peux nous décrire où tu vis, comment se présente la ferme où tu vas t'installer et les principales activités de l'exploitation ?
- Speaker #1
Alors du coup, nous on vit en Haute-Vienne, à Chalut plus précisément. La ferme, c'est la ferme familiale de mon ex-conjoint. Son grand-père l'a créée et ensuite son oncle a continué. Nicolas, lui, a pris la suite, il s'est installé en 2022. bovins, loups, naisseurs-engraisseurs, polycultures, élevages, voilà. Sur 135 hectares, donc on a à peu près 100 mères-vaches, le gros de la ferme, voilà. Donc là, on a créé une SAS à tous les deux parce qu'on avait le projet de recouvrir les bâtiments de panneaux photovoltaïques. La SAS est déjà créée. Et ensuite, le projet de l'installation est prévu pour 2027 parce que je suis sortie du coup de BP Evra. En juin dernier. Donc là, je suis actuellement en parrainage pendant un an.
- Speaker #0
OK. Comment s'en passe le parrainage ?
- Speaker #1
Alors, c'est du coup, c'est France Travail qui finance. Et donc, on a une limite de un an pour s'imprimer des lieux, s'imprimer de la ferme, de toutes les personnes qui peuvent passer par la ferme. Donc, les commerciaux, les rendez-vous banques, les vétos, tout ce qui englobe la ferme. C'est vraiment pour s'imprégner sur le lieu d'enseignement. J'ai décidé mon poste d'aide-soignante en octobre 2024. Je suis rentrée en BPREA en formation à DUME pendant un an, donc de octobre à juin. J'ai obtenu le diplôme et ensuite, j'ai commencé le parrainage en octobre 2025. Donc, ça va jusqu'à octobre 2026.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Donc, ça fait six mois et il te reste encore six mois de parrainage. D'accord. Alors maintenant qu'on voit un petit peu mieux le cadre dans lequel tu évolues aujourd'hui, j'aimerais revenir avec toi sur ton histoire, sur le chemin qui t'a amené ici, à la fois dans le monde agricole et dans cette configuration de vie assez singulière. D'où viens-tu initialement et as-tu grandi dans un milieu agricole ?
- Speaker #1
Alors initialement, je viens du Périgord Noir. On va dire que non, je ne viens pas d'un milieu agricole, mais mes grands-parents, je ne les ai pas connus, mais mes grands-parents, oui, eux, faisaient du coup les canards, voilà. les vaches de canard, comme beaucoup dans le Périgord. Mais je n'ai pas connu la ferme, même dans mon enfance. Donc, on va dire que non. Et bien, c'est venu en 2016. Donc, on s'est rencontrés avec Nicolas. Lui était en BTS Axe. Et moi, je rentrais en seconde. Et donc, tout de suite, voilà, coup de fou. Et donc, de fil en aiguille, je l'ai accompagné. Donc, il a été salarié. Donc, je l'ai accompagné. J'apprenais, j'avais toujours un œil sur le métier et sur le quotidien. Et ensuite, l'installation est arrivée.
- Speaker #0
Ok, justement, j'allais te demander à quel moment l'agriculture est entrée dans ta vie puisque tu as fait des études comme aide-soignante et tu as exercé pendant quelques années aussi ?
- Speaker #1
Oui, Du coup, j'ai fait mon bac en service à la personne. Ensuite, j'ai travaillé un an en tant que non-dip. j'ai passé mon diplôme d'aide-soignants j'ai travaillé en tant qu'aide-soignants et voilà je suis le déclic en fait pour au départ c'est un projet on va dire de couple, le fait de s'installer ensemble sur la ferme, c'est un projet de couple. Et malheureusement, ça n'a pas fonctionné. Donc, le projet est toujours là, mais le couple ne l'est plus.
- Speaker #0
Ne l'est plus.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Mais ce qui est intéressant, c'est que le projet soit encore là, en fait, malgré cette séparation. Justement, j'allais te demander, si c'était un choix qui s'était construit avant ou après ta rencontre, est-ce que le fait de... de t'être mis en couple avec un agriculteur fait qu'à ce moment-là, tu avais déjà le souhait de te dire un jour, je m'installerais avec lui ?
- Speaker #1
Alors, peut-être pas... Enfin, inconsciemment, je pense que oui, parce qu'en fait, c'est tellement un quotidien enrichissant et c'est vraiment beaucoup de valeurs dans l'agriculture, beaucoup de choses à apprendre tous les jours. Enfin, voilà, c'est jamais la même chose chaque jour. Et je pense que oui, au fond de moi, oui, on peut dire que oui, j'espère qu'un jour, on soit sur la ferme tous les deux, mais sans vraiment y penser, parce que forcément, au début, on ne s'imagine pas. Et puis ensuite, il y a eu l'avenue des enfants, donc Louisa en première, Maxence ensuite, l'installation de Nicolas entre les deux, donc beaucoup de choses en peu de temps. Et puis, on s'est dit, bon, moi, je ne trouvais plus la place dans mon métier. Donc, je ne voulais plus travailler comme ça, en fait. Et donc, là, on en a parlé, on a discuté avec Nicolas. Et puis, moi, qui ai un amour fort des bêtes, on va dire, un amour des bêtes, il s'est dit, pourquoi pas, je pense que tu peux. tu peux y arriver, ça se passe bien. Parce que bon, c'est sûr que dans le quotidien, vivre avec un agriculteur, on vit beaucoup à la ferme aussi, malgré qu'on n'habitait pas sur place.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a amenée à faire le choix de t'installer en GAEC avec ton ex-conjoint ? Est-ce que tu aurais pu t'installer sur une autre ferme ?
- Speaker #1
Alors, j'ai eu beaucoup la question. Et franchement, je ne pense pas. Parce qu'en fait, la chance qu'on a du coup d'être... tous les deux, donc les deux parents sur la même exploitation, le même travail, que ce soit l'un ou l'autre, on arrive à se dégager du temps pour nos enfants. Et ça, on pense que c'est hyper important pour nous. Aller dans une autre ferme, en fait, je n'aurais pas eu la même liberté déjà. L'apprentissage s'est fait plus facilement sur un lieu où j'étais déjà prévenu, même sans connaissance, on va dire. Donc Nicolas savait très bien que je n'étais pas du métier et que des... Ça s'est fait tellement naturellement. La fin de mon contrat, l'entrée à l'école, le projet d'installation. Tout s'est tellement fait rapidement, naturellement. Et alors,
- Speaker #0
le fait de travailler avec son ex-conjoint, comment est-ce que ça se passe ? Est-ce que du coup, c'est un truc qui t'informe aussi ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Du coup, oui, voilà. Sur ça, je ne peux pas lui reprocher d'être un très bon travailleur. très bonne agriculteur et chef d'entreprise.
- Speaker #0
Très pédagogue.
- Speaker #1
Et pédagogue, exactement. Très pédagogue sur le coup, malgré nos différences entre guillemets personnelles, le travail à la ferme. En fait, on a très vite su faire la part des choses entre d'accord, le couple ne fonctionne plus, mais au travail, on arrive à rigoler. Nous, on se voit comme deux collègues désormais. Et il n'y a rien... Voilà, c'est très naturel pour nous.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Et alors, quelles seront ou quelles sont d'ailleurs tes missions sur l'exploitation ? Comment est-ce que vous organisez le travail au quotidien ?
- Speaker #1
Alors, moi, du coup, j'aurais par la suite, parce que pour l'instant, je suis encore en apprentissage, on va dire. Et je trouve ça difficile de se projeter et de voir en fait la charge qu'il y a. Par exemple, lui, il est passionné par tout ce qui est travail du sol. agriculture de conservation, et moi, c'est vraiment les bêtes. Là, sur ça, c'est vrai qu'on se complète plus que rien, mais j'ai beau m'investir et j'adore ce que je fais, il y a des fois où je me pose et je me dis « Est-ce que tu vas y arriver ? » Parce que ça fait beaucoup, ça fait énormément de choses à voir, à comprendre. Lui, il fait tellement ça naturellement, et je pense que ça vient au fur et à mesure des années. et au fur et à mesure, des acquis. Mais bon, c'est vrai que ça met un peu la pression parfois de se dire, est-ce que je vais y arriver à faire autant que lui ? Le projet, c'est que lui et sa partie, c'est pour ça qu'il aura pu... un pied dans les bêtes ou quoi que ce soit. C'est vraiment, lui aura sa partie à fond dans la conservation des sols, dans le travail des sols et toutes les formations qu'il fait pour ça aussi. Et moi, du coup, je serai vraiment dans les bêtes avec des projets de dressage, des projets de soins faits maison. Tout ce qui est minéraux, oligos et tout. En gros, je vais beaucoup travailler avec... C'est tout ce qui est huile essentielle, tout ce qui est miel, huile foie de morue, orties. Voilà, ce n'est pas des recettes de grand-mère, mais...
- Speaker #0
Des produits naturels pour le soin des animaux, alors ?
- Speaker #1
Oui, on va dire ça comme ça.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que tu as ressenti des regards ou des jugements liés à ta situation de femme et d'ex-conjointe qui s'associe à son ex-conjoint, justement ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Beaucoup, je pense. Mais pourquoi ? commencer, il y a eu déjà la phase de séparation. Donc déjà, enfin voilà, du coup, on s'est séparés pendant mon année d'études, le BPREA. Et voilà, donc déjà, quand on annonce les... parce que avec les entreprises de base, on est un peu... on est juste femme 2. Voilà, c'est ce ressenti que j'ai eu en fait tout le long. On est juste femme 2, donc déjà, s'installer ensemble, il y en a beaucoup qui disaient, c'est juste pour avoir la facilité de travail, la facilité... pour les enfants, la facilité.
- Speaker #0
Un peu des préjugés qu'on a sur la femme 2.
- Speaker #1
Une fois, le projet de vraiment... Parce que j'aurais très bien pu m'installer sans diplôme. J'aurais pu faire deux ans sur l'exploitation et m'installer sans diplôme. Pour moi, ce qui comptait, c'était vraiment d'apprendre et de ne pas faire ça sur le fil. d'atterrir dans un monde que je ne connais pas. Et donc, de là, j'ai fait mon BPRA. Donc, on s'est séparés pendant cette année-là. Et là, les questions qui fusaient beaucoup, c'était du coup, le projet ferme, ça se passe comment ? Donc, dans les débuts de la séparation, forcément, c'était pile ou face. On ne savait pas trop. Même Nicolas, du coup, ne savait plus trop non plus. comment on allait faire et gérer tout ça. Et puis, au fur et à mesure du temps, on a mis les pours et les contres de chaque côté. Il y avait forcément beaucoup plus de pours.
- Speaker #0
On comprend bien ton cheminement de pensée et votre choix, mais je voulais un peu savoir...
- Speaker #1
Ah oui, le regard des gens.
- Speaker #0
Est-ce que c'est un peu ce que les gens en ont pensé quand tu leur as dit non, mais c'est maintenu ?
- Speaker #1
Ah oui, du coup... Une fois donc séparés, donc voilà les questions, savoir si ça allait continuer ou pas. Et une fois qu'on a annoncé que même séparés, on voulait continuer ce projet d'installation du coup tous les deux, là c'était un peu compliqué à accepter de la part des gens. Les amis très très proches ont très vite compris qu'en fait inconsciemment, il y avait aussi ce truc-là de « ils font peut-être pour les enfants » . Parce que dans tous les cas, c'est quelque chose qu'ils auront, eux, voilà, ils sont petits, mais après, il y a eu beaucoup de jugements, voilà, que, comment dire, c'était pas ma place.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des gens qui ont essayé de te dissuader de ne pas le faire ?
- Speaker #1
Alors, de là à m'en dissuader, non, parce que j'étais vraiment bornée sur le sujet, où je savais très bien que, malgré cette petite phase d'hésitation, quand ça a été le début de la séparation, je savais très bien que je voulais m'installer. travaillé sur la ferme parce que j'avais déjà malgré le peu de temps et tout, j'avais quand même une attache auprès des bêtes, auprès du quotidien. Enfin voilà, c'était... Je savais. Donc ils n'allaient pas m'induciader. Mais compliqué, quoi.
- Speaker #0
T'as fait comprendre peut-être que c'était pas une bonne idée ou...
- Speaker #1
Voilà, alors ce qui est fou, c'est que de la part des gens qui en plus ne nous côtoient pas et ne nous connaissent pas forcément, on est... On est jugé à tout bout de champ. Et donc, quand on a commencé à faire les démarches pour la SAS, du coup, on a eu des rendez-vous juridiques, rendez-vous chambre. Et la question que tout le monde pose, c'est du coup, vous êtes marié concubin ? Non, non, on se sépare, on se sépare. Et c'est là qu'en fait, du coup, la juriste nous a dit, c'est très bien, moi, je trouve ça chouette parce qu'au moins, vous savez comment est l'autre. Et clairement, ça ne peut que fonctionner puisque... Voilà, on sait comment réagit l'un, réagit l'autre à telle ou telle situation, que ce soit en couple ou en pro. Et on a su mettre ce côté perso d'un côté. Ce qui fait du bien, c'est d'avoir eu des personnes qui trouvaient ça pas normal. Vous voyez les avantages.
- Speaker #0
Voilà. Et les enfants ?
- Speaker #1
Alors, du coup, les enfants le vivent plutôt très bien. Alors, on va recommencer un peu le contexte. Du coup, j'avais re-rencontré quelqu'un après la séparation avec Nicolas. Donc, très vite, tout se passait bien. Les enfants faisaient chez papa, chez maman. Tout se passait super bien. Malheureusement, travailler avec son ex, ce n'est pas facile à accepter pour tout le monde.
- Speaker #0
C'est vrai que tu n'y avais même pas pensé, tu vois.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Mais maintenant que tu le dis, je comprends. Enfin, je comprends. En effet, ça me fait plaisir, mais je n'avais pas imaginé ce...
- Speaker #1
Pour refaire sa vie, oui, c'est compliqué. Oui,
- Speaker #0
je comprends.
- Speaker #1
Après, j'avais mon projet. En fait, je mettais toujours mon projet et mes enfants avant tout. Et le reste après. Et malheureusement, je mettais trop mon projet dans ma vie. Donc au début, je ne suis pas encore autonome sur la ferme. Donc au début, quand on a aménagé avec ce chéri-là, les week-ends, les enfants et puis je suis papa. Je ne voulais pas que papa réveille les enfants trop tôt, juste pour aller faire le boulot du matin pendant tout. trois, quatre heures et revenir ensuite. Donc, même quand ce n'était pas mon week-end, je me levais, je faisais le trajet jusqu'à chez papa pour garder les enfants chez papa, du coup, chez Nicolas. Et je les gardais le temps qu'ils finissent le boulot. Et ensuite, je revenais avec mon chéri pour finir la journée. Donc, bon.
- Speaker #0
Ouais, c'est atypique quand même.
- Speaker #1
Voilà. Voilà. Mais mes enfants avant tout, mon projet.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Après, j'avais posé les bases. Et malheureusement, en fait, je ne peux pas lui en vouloir. Parce que même moi, la situation est quand même difficile à accepter. Et donc malheureusement, ça s'est fini avec la fin d'année. Ça s'est fini au mois de décembre. Ça faisait deux mois qu'on avait emménagé ensemble, du coup. Et donc là, problème. Il faut retrouver quelque chose avec deux enfants dans notre secteur. Il n'y a rien du tout. Et donc là, Nicolas m'a dit, au pire, tu reviens à la maison. Le temps de te retrouver quelque chose de plus stable. Donc, nous voilà en colocation depuis fin d'année avec Nicolas. Enfin bon, c'est vraiment... Ah oui ! C'est vraiment... Oui ! Mais tout en sachant qu'il n'y a plus rien entre nous, on n'est vraiment que collègues et juste... Enfin, c'est ça qui est fou, c'est qu'en fait, on arrive tellement à faire la part des choses.
- Speaker #0
Eh bien, tant mieux si tout se passe bien.
- Speaker #1
Mais bon, voilà, c'est vrai qu'on en parle en rigolant souvent tous les deux que pour faire sa vie, ça va être très compliqué.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Parce que malheureusement, c'est... Ce n'est pas rien à accepter par autrui.
- Speaker #0
Maintenant que tu nous as raconté ton parcours et les étapes qui t'ont construite professionnellement, mais dans l'histoire, il y a un moment charnière, plus personnel, qui a forcément influencé la suite dont on vient de commencer à parler. Si tu es d'accord, j'aimerais qu'on parle maintenant de cette transition de vie et de la manière dont vous avez choisi malgré tout de continuer à travailler ensemble. Sans entrer dans l'intime, est-ce que tu peux nous raconter comment s'est passée votre séparation et est-ce que celle-ci était liée à son métier d'agriculteur ?
- Speaker #1
Alors, oui. Forcément, c'était lié à son métier d'agriculteur. En fait, Nicolas était salarié à la base. Donc là, on apprend à vivre avec. Il travaillait énormément, mais on n'avait pas d'enfant. Donc voilà, on arrivait à se voir. Je faisais des soirées, des journées en tracteur pour passer du temps avec lui. Et ça, c'était quelque chose que j'adorais aussi. Et puis, son projet d'installation est venu petit à petit. Donc je savais dans quoi je m'engageais. Et là, Louise est arrivée en novembre 2021, notre première fille. Et là, déjà, il était présent, mais beaucoup de... En fait, son installation, le 1er janvier 2022, novembre 2021 et janvier 2022, ça a été beaucoup de temps passé à droite à gauche. Je comprenais parce que c'était vraiment son projet de vie. Voilà, c'était vraiment quelque chose qui... qui me tenait à cœur autant qu'à lui, je pense. Et donc, je passais beaucoup de temps avec ma fille, première fille, toute seule. Mais à ce moment-là, il arrivait à se dégager du temps, à penser à nous, à se dire, « Bon, j'ai une première fille, il faut que j'en profite. » Donc bon, jusque-là, tout allait bien. Et ensuite, donc, avril 2023, Maxence est arrivée. Et déjà pendant la grossesse de Maxence, lorsque j'étais enceinte de Maxence, déjà là c'était plus compliqué parce que je devais garder ma grande, j'étais enceinte jusqu'au cou et là à ce moment-là il était... très absent malheureusement. Voilà, un agriculteur vous dira toujours « Mais non, j'ai pu débaucher un peu plus tôt et rester avec toi. » Oui, mais bon, entre 18h30 ou 18h, c'est vrai que quand on est tout seul à gérer deux enfants, on se dit « C'est pas assez, quoi. » On a besoin d'un minimum de repos, surtout à 8 et 9 mois de procès. Enfin bon. Après, c'est quelque chose que j'assumais totalement, que je gérais. Mais bon, on a toujours ce truc de « oui, mais il a des enfants » . Et en fait, c'était plus du regret pour lui qu'il ne puisse pas profiter de ses enfants. C'était surtout ça, en fait, ma problématique. En fait, je me disais « mais les enfants ne le voient pas, ils réclament tout le temps » . Et j'ai beau… voilà, on allait sur la ferme. Voilà, c'était surtout ça la problématique. Donc, de fil en aiguille, une fois que Maxence, déjà, il était là pour l'accouchement. Heureusement, parce que j'ai accouché sur le bord de la route, dans la voiture.
- Speaker #0
Wow.
- Speaker #1
Donc, heureusement qu'il était là, du coup.
- Speaker #0
C'est une étonnante.
- Speaker #1
Donc, accouchement en bord de route, à 23h le soir, au mois d'avril. Voilà, très drôle. Mais bon, après, malheureusement, le mois d'avril, il se mit à faire beaucoup de choses, donc il ne restait pas à la maternité avec moi. Donc, il faisait les allers-retours quand même le soir et le matin pour aller embaucher, pour faire les travaux qu'il y avait à faire. Là, c'est pareil. En fait, on accepte, mais on se dit, les moments comme ça, de voir son nouveau-né, ça n'arrive pas, ça n'arrive qu'une fois dans la vie. Donc, c'était toujours, mince, il ne profite pas de ses enfants, j'ai peur qu'il regrette et j'ai peur que les enfants le ressentent. Voilà, c'était toujours par rapport aux enfants. Et ensuite, de fil en aiguille, Louise et Maxence ont commencé. continuer à grandir et papa va être de moins en moins présent et maman qui était voilà, aide-soignante, pas toujours simple non plus. C'était beaucoup de comment dire, de poids sur gère les enfants, gère la maison, gère le travail, gère un peu tout et surtout ne lâche pas. Sauf qu'un jour, malheureusement, un jour ça a lâché et... Et je me disais, quitte à être toute seule, parce qu'il faut savoir qu'il est passionné par son travail, c'est quelque chose que je ne lui reprocherai jamais. Il est passionné par son travail, par ses faits, il est intéressé par tout, il veut faire des efforts pour une agriculture meilleure. Donc sur ça, je ne lui reprocherai jamais. Mais malheureusement, il y a le côté femme et le côté maman qui se disent, à un moment donné, il va y avoir un problème et je veux qu'il profite de ses enfants. Et de là, c'est là que j'ai rencontré. On était séparés, mais on arrivait à communiquer. Il y avait une distance entre nous avec Nicolas. Et de fil en aiguille, pour moi, c'était fini. C'était clair et net parce que je n'en pouvais plus au bout d'un moment. Et donc, j'ai rencontré quelqu'un par la suite où on se sent revivre. en tant que femme déjà, et en tant que maman, en se disant, on peut faire des choses tous ensemble. Le timing était... Il y a eu la moi au plus bas, et puis d'un coup, on se sent pousser des ailes par quelqu'un qui nous relève. La séparation officielle s'est faite. Au début, il ne pensait jamais que je partirais. Pour lui, jamais je ne serais partie. Et effectivement, c'était très dur. Je l'aimais énormément. Vraiment, c'était « prends-moi » et puis voilà. Et donc, malgré tout cet amour, en fait, il était tellement confiant sur le fait que c'est pas possible, qu'il ne pourra pas partir, qu'il a nié pendant très longtemps. Vu que pour l'instant, voilà, j'avais rien d'autre. J'avais pas d'endroit où aller, on habitait encore ensemble. Donc, pour lui, je serais jamais partie. Et malheureusement, du coup, j'ai déménagé. Donc, avec mon ex-chérie, du coup. Et là, en fait, ce qui m'a plu, c'est que grâce à la séparation Oui. grâce à la garde alternée, il a enfin pu profiter de ses enfants comme il faut, en fait.
- Speaker #0
À ce moment-là.
- Speaker #1
Parce que du coup, il n'avait pas le choix. Parce que les enfants étaient tellement... Il n'y a que maman, il n'y a que maman. Même quand il y avait papa, c'était maman. Et là, de faire la garde alternée, c'est là où je voyais qu'en fait, les enfants revivaient parce qu'ils pouvaient reprofiter de leur papa. Ils n'avaient que leur papa pour eux. C'est vraiment un truc qui m'a confortée dans l'idée où c'était malheureusement... C'était ce qu'il y avait à faire pour que les enfants puissent profiter de papa.
- Speaker #0
Comment ça se fait qu'il ait eu plus de temps en ce moment-là ? Comment est-ce que lui, au niveau de la séparation, il a pu gérer les enfants, la ferme, etc. ?
- Speaker #1
Quand lui a les enfants, moi j'allais sur la ferme plus tôt. Comme ça, ça lui laissait le temps le matin de lui s'occuper des enfants, les amener à l'école, chez Nuno, à la garderie. Et ensuite, il me rejoignait sur la ferme et il attaquait son boulot normal. Voilà, plus tard que s'il n'avait pas eu les enfants, mais ce n'est pas ça qui va nous ruiner la journée de travail.
- Speaker #0
Oui, oui, ok, je comprends bien. Est-ce que tu as eu des surprises, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, sur le fait de partager la vie d'un agriculteur ? Est-ce qu'il y a des choses auxquelles tu ne t'attendais pas dans ta projection ? Est-ce qu'il y a des choses où tu te disais, ça va aller, et finalement, non, tu n'arrivais pas à le supporter ? Ou l'inverse, où tu te dis, finalement, ça, ça me plaisait aussi ?
- Speaker #1
Ah non, vraiment, je savais que ce n'était pas un métier facile. Et en fait, je pense que quand on accompagne et quand on suit un peu le métier de l'autre et qu'on s'intéresse un minimum, en fait, on sait que… Je pense qu'on ne s'imagine pas, mais on sait que c'est compliqué. Et au fur et à mesure du temps, c'est quand on y va, quand on essaye de comprendre, quand... les pique-niques le soir parce qu'il faut finir de faucher, il faut finir de labourer, il faut semer. Mais c'est quand même des moments où c'est là que c'est important. Tous les temps en couple à prendre étaient bons à prendre. Vraiment, je n'avais pas de surprise que ce soit bonne ou mauvaise parce que je savais vraiment où je mettais les pieds.
- Speaker #0
Oui, où tu t'embarquais. Et sur une future projection de vie de couple, est-ce que tu envisagerais, si l'opportunité, si jamais tu rencontres quelqu'un qui est agriculteur, est-ce que ce serait rédhibitoire ou est-ce que tu pourrais te reprojeter avec un agriculteur ?
- Speaker #1
Question compliquée.
- Speaker #0
Grande question.
- Speaker #1
Je pense qu'on peut tout faire par amour, mais il faut que les efforts soient partagés en fait.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Parce que moi déjà, c'est ce que je me dis en fait. Moi j'arrive avec une vie atypique, où en fait je ne suis plus avec le papa des enfants, mais on est tellement en bon terme, qu'en fait pour nous ça paraît naturel de se voir pour les enfants, de partager des moments importants pour les enfants. J'ai tellement ce truc de, on pense que, enfin que, c'est pas bon, mais bon, on pense beaucoup aux enfants, que voilà, ce serait pas rédhibitoire. mais il faudrait que ce soit réfléchi et les efforts partagés.
- Speaker #0
Je vais être encore plus tordue. C'est des questions que je n'avais pas du tout écrites, mais c'est en lien avec notre échange. Si lui trouve quelqu'un qui souhaite s'installer, ou si toi trouves quelqu'un qui souhaite s'installer avec vous, est-ce que ce serait possible ? Ou est-ce que comment ça deviendrait ?
- Speaker #1
Le conjoint de l'un ou l'autre souhaite s'installer ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors, j'en vois plus. Je vois aucune problématique à ça. Après, lui, je ne sais pas. Sachant que le projet, c'est de créer un grec. Si jamais il trouve quelqu'un, et je lui souhaite qu'il veut s'installer, en fait, il a la facilité de partager sa passion. C'est peut-être pour ça que ça m'a piqué à l'époque. Merci. Voilà. Je pense que s'il fait pareil avec la future personne, la future femme qui partagera sa vie, Moi, je ne verrais pas d'inconvénients.
- Speaker #0
Est-ce qu'il a fallu poser des règles ou un cadre entre vous pour que ça fonctionne maintenant en tant que collègue et ex-conjoint ?
- Speaker #1
Non, vraiment pas. Parce que le matin, on se parle comme si on embauchait avec des collègues ailleurs et que tu as fait quoi hier soir. Voilà, c'est une vie de collègue en fait.
- Speaker #0
Et comment est-ce que vous gérez les désaccords aujourd'hui sur l'exploitation ? Est-ce que c'est plus simple ou plus compliqué que lorsque vous étiez en couple ?
- Speaker #1
C'est pareil. Et je pense même que c'est plus simple, puisque du coup, je me sens plus légitime qu'avant. Certes, je n'ai toujours pas ma place, puisque pour l'instant, c'est lui qui est chef d'entreprise. C'est lui qui gère tout, vu que pour l'instant, on n'est pas en grec. Mais je sais qu'il est à l'écoute de mes...
- Speaker #0
de mes propositions, de mes idées. C'est vrai qu'on arrive bien à discuter sur tout ce qui est décision et projet de l'affaire.
- Speaker #1
Et tu en parlais un petit peu tout à l'heure. Comment est-ce que s'organise la vie autour des enfants dans cette configuration ? Et est-ce que travailler ensemble vous aide ou complique votre rôle de parent ?
- Speaker #0
Alors, je dirais les deux. Ça nous aide et ça nous complique. Parce que quand il y a des chantiers, c'est quand on bataille, quand on fait la course contre... contre la météo, où là on est vraiment tous les deux à fond, c'est là qu'on se dit que c'est compliqué, parce que la garderie ferme à telle heure, comment on va faire ? Voilà, donc c'est dans ces moments-là que c'est compliqué, mais bon, on arrive toujours, que ce soit l'un ou l'autre, on arrive toujours à faire en sorte que les enfants ne mangent pas de l'arbre. Comme je le dis, on n'a pas envie en fait qu'ils... mangent de la garderie de 7h le matin à 18h ou 19h le soir. Ce n'est pas notre vision de l'enfance qu'on veut leur donner. Des fois, il y a des coups de bourre. Malheureusement, ils font des grosses journées aussi. Mais on fait toujours en sorte que ce soit vivable pour eux.
- Speaker #1
Je comprends bien. C'est un peu la vie d'un couple installé, qui ont les mêmes contraintes que quand ils travaillaient deux sur l'exploitation. Comme vous. Travailler ensemble après une séparation, c'est quelque chose qu'on imagine peu et qui soulève beaucoup de questions. J'aimerais maintenant qu'on entre un peu dans ton quotidien, comment ça se vit concrètement jour après jour et comment tu as trouvé ton nouvel équilibre dans cette organisation. Est-ce que tu te sens plus libre, plus indépendante qu'avant ?
- Speaker #0
Alors oui, oui, oui, vraiment. Malheureusement, du coup, vu que pour l'instant, on est colocataire, je n'ai pas vraiment de chez-moi. Mon but pour l'instant, c'est de trouver un chez-moi avec mes enfants et de vraiment... avoir la séparation nette. Parce que malheureusement, pour l'instant, colocation, on débauche. En fait, on a repris la vie qu'on avait avant et c'est une vie que je ne voulais plus. Déborah, elle débauche, elle va chercher les enfants, elle rentre, elle prépare à manger, elle douche les enfants. C'était vraiment tout le temps ça et papa arrive après la guerre, entre guillemets. Donc là où je me dis qu'il faut vraiment que je trouve une maison, et ça, c'est compliqué, là, je serai beaucoup plus libre et indépendante dans ma vie. Dans ma vie, oui. Dans ma vie tout court.
- Speaker #1
Est-ce que tu arrives à prendre du temps pour toi, seule, avec tes enfants, ou un peu en dehors de l'exploitation ?
- Speaker #0
Alors, seule avec les enfants, vu la colocation en ce moment, on essaye de faire beaucoup de choses en famille. Et sinon, souvent, quand ils me disent « Non, là, je ne peux pas » , Moi, je... Je les amène à droite, à gauche, on essaye de profiter. Donc oui, et du temps toute seule, j'y arrive aussi. Et je pense que c'est important parce que du coup, toute la globalité du projet, du fait d'être colocataire en plus, ex sur l'exploitation, on est tout le temps ensemble. Donc je pense que c'est important de prendre du temps pour soi.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui te fait du bien et qu'est-ce qui est le plus difficile ? au quotidien dans cette nouvelle vie-là ?
- Speaker #0
Ce qui me fait du bien, c'est, je vais parler quand on était en garde alternée, c'est de voir les enfants plus épanouis et de pouvoir profiter avec leur papa.
- Speaker #1
Ça,
- Speaker #0
c'était vraiment le truc. C'est bon, on a fait le bon choix. Ne culpabilise pas, parce que la culpabilité, j'en ai eu assez, de dire je quitte le papa, c'est tout ce que je voulais pas dans ma vie. Et en fait, je me suis dit bon. ils profitent enfin, donc c'est une bonne chose. Et la difficulté, pour l'instant, malheureusement, c'est de trouver un chez moi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce qu'en parrainage, malheureusement, c'est comme si on ne gagnait rien. Voilà. Donc, les propriétaires ne veulent pas louer, les banques ne veulent pas prêter. Et en plus, il y a le projet des rachats des parcs qui arrive. Donc, ils se disent, oh là là. Donc, bon.
- Speaker #1
Oui, je comprends. C'est pas évident.
- Speaker #0
Je me dis que tout passe et que ça viendra de toute manière. On essaye de toujours rester positif.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est des choses qu'on fait pour l'avenir aussi.
- Speaker #0
Oui, oui. Pour l'instant, c'est compliqué. Les enfants, pourtant, on est redevenus un colocataire tous ensemble. Par contre, les enfants le savent très bien qu'on n'est plus ensemble. que ce soit à maman ou à papa, ils disent « Mais oui, mais t'inquiète pas, tu retrouveras une chérie ou un chéri. » Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Avec le temps, on prend souvent du recul sur les choix qu'on a faits, sur le chemin qu'on n'avait pas forcément imaginé au départ. J'aimerais qu'on prenne un peu de hauteur pour conclure toutes les deux sur cette expérience que tu as apprise, sur la femme et la professionnelle que tu es devenue et que tu deviens. Qu'est-ce que tu dirais à une femme qui vit une séparation dans ce milieu agricole ?
- Speaker #0
Je dirais que, comme je l'ai dit tout à l'heure, que tout passe et que le positif va arriver. et que certes c'est dur mais le meilleur est à venir et ça c'est ma phrase où je me dis tous les jours le meilleur est à venir tu aimes ce que tu fais au travail les enfants ça se passe super bien tout le monde va bien, tout le monde est en bonne santé donc vraiment le meilleur est à venir et puis une fois installé ce sera encore plus d'aventures encore plus de choses à découvrir Donc oui, tout arrive.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses qu'il existe d'autres façons d'être lié à une exploitation que par le couple ?
- Speaker #0
Du coup, oui, avec ma vie à moi. Mais sinon, c'est vrai qu'on a du mal à voir, à croire et à comprendre que c'est possible de travailler autre qu'en couple dans une ferme.
- Speaker #1
Est-ce que pour ça, tu aimerais que le regard change sur les parcours un peu moins classiques et sur les traditions ?
- Speaker #0
Oui, sur les parcours un peu atypiques comme nous, j'aimerais que le regard change et de se dire que malgré tout, tout le monde est heureux. Et c'est le principal, je pense. Tout le monde trouve sa place. Donc pourquoi chercher la petite bête qui va détruire quelqu'un ou faire du mal à quelqu'un sur son histoire de vie pour finalement juste laisser faire ? Je me dis, on sait ce qu'on fait. On est tous les deux sur la même longueur d'onde. il ne me met pas un couteau sous la gorge que je vienne travailler à la ferme pour faire un gaec ou un versement. Ça nous paraît tellement certes atypique, mais c'est le choix qu'on a fait, c'est le principal.
- Speaker #1
Je pense que c'était la meilleure conclusion qu'on puisse avoir pour cet échec. Merci beaucoup Déborah pour ta sincérité et pour ton temps.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Ton parcours est à la fois singulier et très éclairant sur les réalités qu'on évoque plus. A bientôt. A bientôt. C'est la fin de notre échange. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à découvrir tous les autres. Vous pouvez également noter le podcast sur votre plateforme d'écoute préférée. Et pour suivre l'aventure au quotidien, retrouvez-moi sur les réseaux sociaux et surtout sur Instagram où je suis très active. N'hésitez pas à vous abonner, liker, partager. C'est grâce à vous que ce projet prend forme et qu'il peut continuer à grandir. Et mesdames, si vous avez envie de raconter votre histoire, Rejoignez-moi dans un prochain épisode. A bientôt !