- Speaker #0
Bonjour et bienvenue au sein du podcast Où s'amène quand on s'aime, celui qui donne la parole aux conjoints d'agriculteurs. Elles sont femmes de céréaliers, d'éleveurs, de viticulteurs, en bio, en conventionnel, en raisonnée. Elles viennent de toute la France. Certaines sont tombées dans l'agriculture toute petite. D'autres la découvrent jour après jour. Elles jonglent entre la ferme, la famille, leur métier. Elles portent une force incroyable. Moi, c'est Marion. Et avec ce podcast, j'espère que certaines d'entre vous se reconnaîtront dans leur profession. trouveront des conseils, des échos à leur vie, prendront peut-être un peu de recul, trouveront du soutien ou simplement verront une mise en lumière de ce qui se vit, souvent dans l'ombre, au cœur des fermes. Ici c'est de la good vibes, de la sororité, du partage et un vrai souffle de girl power en agriculture. Alors à votre avis, où ça mène quand on s'aime ? Bonjour à tous, aujourd'hui nous partons en Maine et Loire, donc dans le pays de la Loire, pour rencontrer Charline. Elle a 28 ans, elle est petite fille d'agriculteur et chargée de communication. Elle est paxée à un enfant avec un éleveur bovin-viande depuis trois générations sur une ferme en agriculture biologique. Salut Charline !
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Est-ce que pour commencer tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Du coup je m'appelle Charline, j'ai 28 ans, j'ai un enfant avec monsieur, bientôt deux, prévu d'ici un mois. Oh trop chouette ! Donc voilà. Et je suis chargée de communication dans une chocolaterie.
- Speaker #0
Ok, canon. Et avant de parler un petit peu plus de toi en détail, est-ce que tu peux nous décrire un petit peu où tu vis, avec qui, et comment se présente la ferme de ton conjoint ?
- Speaker #1
Donc pour l'instant, on habite ensemble, en famille, dans le petit village à côté de la ferme. On a pour projet de déménager en fin d'année prochaine pour rénover une maison qui se trouve juste à côté de la ferme pour que ce soit beaucoup plus simple en fait. en termes de confort de travail et confort de vie par rapport à mon conjoint.
- Speaker #0
Ça marche. Et alors, est-ce que tu peux nous présenter un petit peu la ferme ?
- Speaker #1
Du coup, il est installé depuis, on va dire, un petit peu plus d'un an et demi maintenant, avec son frère. Ils sont tous les deux en GAEC ensemble. En fait, pour la petite histoire, du coup, avant, son frère avait sa ferme de son côté, son père aussi. Et quand son père est parti en retraite, en fait, ensemble, là, eux deux, ils ont racheté l'ensemble des fermes pour en faire... plus qu'une seule et faire un gaïque tous ensemble. Donc, ils ont à peu près 285 hectares et environ 450 bêtes. Ils ne font que des vaches allaitantes de la race rouge des prés.
- Speaker #0
Ok. Maintenant qu'on voit un petit peu mieux le décor, on va parler un peu plus de toi. D'où viens-tu initialement et est-ce que tu as grandi dans un milieu agricole ?
- Speaker #1
Moi, je viens de pas très loin, d'où il habite, à trois quarts d'heure à peu près au sud du Ménéloir. Ok. Et milieu agricole, comme mes grands-parents l'étaient, j'ai quand même passé énormément mon temps. dans leur ferme étant petite. Donc, c'est un peu pour ça aussi que je connaissais le milieu. Mon grand-père faisait aussi des vaches allaitantes et ma grand-mère des vaches allaites. Donc, c'est un peu un univers que je connaissais d'avance et qui ne me faisait pas peur lorsqu'on s'est rencontrés.
- Speaker #0
Oui, ça joue aussi, je comprends. Alors, quel a été ton parcours professionnel ? Quelles études ou formations tu as faites ? Et dans quel but ? Quel était ton projet professionnel ?
- Speaker #1
Je ne savais pas trop. Pour être honnête, au début, vers quoi me lancer ? Je n'avais pas forcément d'objectif clair. J'ai eu mon bac ES, général classique. Et après, je suis partie plutôt en filière commerce et marketing. Et puis, selon mes différentes expériences de stage ou d'alternance, je me suis plutôt spécialisée en marketing et en communication, où j'ai fait BTS, licence et master. Et du coup, maintenant, je suis chargée de marketing et communication dans une petite chocolaterie.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Est-ce que tu as des barrières géographiques par rapport à ton métier dans la zone où vous êtes ou pas spécialement ?
- Speaker #1
Alors, j'ai la chance de travailler à deux minutes de chez moi. Je sais que c'est exceptionnel parce que sur ce genre de métier, il y a quand même un peu plus de débouchés au sein des grandes villes. Nous, on va dire les grosses villes qui sont autour de chez nous, ça va être Nantes et Angers qui vont être à une demi-heure, trois quarts d'heure du route. Donc, je sais que pour l'instant, j'ai un cadre de vie qui est idéal avec l'opportunité d'avoir trop. trouver un travail qui me plaît et qui est dans ma branche juste à côté de chez moi. Mais je sais que quand j'en aurai marre et que j'aurai envie de changer d'entreprise, j'aurai un peu plus de route à faire pour y aller.
- Speaker #0
Après, c'est des métiers qui peuvent être aussi un peu hybrides. Peut-être que tu peux aussi avoir un peu de télétravail, etc.
- Speaker #1
Oui, ça c'est possible aussi.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses un jour t'installer sur l'exploitation ou pas du tout ?
- Speaker #1
Pas du tout. Ah non, chacun son travail.
- Speaker #0
Est-ce que c'est parce que c'est pas du tout ton métier ou juste le fait de ne pas travailler ensemble ?
- Speaker #1
Déjà c'est ça, je pense que chacun devrait avoir son petit univers à lui et aussi parce que ça ne m'intéresse pas du tout. Après s'il faut aller donner un coup de main le week-end, dans la semaine, tout ça, il n'y a pas de souci. Mais travailler sur l'exploitation, non, Je pense qu'on est bien séparés, chacun dans son univers, chacun dans son métier, et ça fonctionne très bien comme ça.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Et justement, quand tu vas donner un coup de main, qu'est-ce que tu aimes bien faire et quand est-ce que tu y vas ?
- Speaker #1
Alors, pour être honnête, ce n'est pas moi qui vais me proposer forcément tout de suite, mais ça va être pour changer des vaches de champ, ou aller leur donner à manger le soir, etc., ou le matin, les détacher, des petites choses comme ça. L'aider, si admettons. Un tracteur est resté embourbé, ça peut arriver des fois, ou des petites choses comme ça, mais pas quelque chose de trop compliqué.
- Speaker #0
Ok, je comprends. J'aimerais maintenant qu'on parle un peu plus de votre vie à deux et de ce que représente le quotidien quand on vit avec un agriculteur. Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés tous les deux ?
- Speaker #1
On s'est rencontrés grâce à une amie qu'on avait en commun qui faisait une fête d'anniversaire pour ses 18 ans. Et on s'est rencontrés à cette soirée-là. On s'est un peu perdu de vue, on s'est retrouvé un peu plus tard et depuis, on ne s'est plus jamais quitté.
- Speaker #0
Est-ce qu'il t'a dit direct qu'il était agriculteur, fils d'agriculteur, qu'il allait reprendre une ferme plus tard ou qu'il t'a parlé un petit peu de sa passion ?
- Speaker #1
Oui, c'était quand même quelque chose d'assez important parce que ce n'est pas un métier qu'on prend à la légère, mine de rien. C'est un sujet qui est venu quand même assez rapidement. Mais clairement, moi, je connaissais déjà le milieu, donc ça ne m'effrayait pas. C'est sûr que c'est un métier qui est contraignant. Merci. pas plus que quelqu'un qui avait bossé dans la restauration ou dans le médical où on a des contraintes de week-end, d'horaire, etc. Donc au final, ce n'est pas ça qui m'effrayait et je me suis lancée à fond dedans. Oui,
- Speaker #0
c'est ça, c'est important de le dire. Tu avais un peu une idée de ce que c'était et au contraire, tu n'avais pas trop de craintes par rapport à ça. Est-ce que tu as eu des surprises par rapport au début de votre relation et maintenant sur ce que veut dire partager sa vie avec un agriculteur ? Qu'elle soit bonne ou mauvaise, bien sûr ?
- Speaker #1
Pas forcément. Ce n'est pas des surprises, on va dire, par rapport à moi, mais peut-être plus par rapport à l'entourage. Pas forcément l'entourage familial, mais plutôt l'entourage amical. Au tout début, c'est vrai que quand on a entre 20 et 25 ans, on ne comprend pas forcément qu'à cette soirée-là, Charline va le venir toute seule parce qu'il doit travailler ou qu'il n'est pas forcément là parce qu'il a d'autres obligations. C'est plus de ce côté-là qui a été, je trouve, difficile pour mon cercle amical à comprendre. Je l'ai ressenti à certains moments où, ah oui, il n'est encore pas là. Non, c'est comme ça, c'est normal. Mais sinon, mis à part ça, ça va.
- Speaker #0
Je comprends bien. Et sur le fait de vivre à la campagne, est-ce que toi, avant, tu vivais déjà à la campagne ou pas trop ? Oui. Donc ça, c'était quelque chose que tu souhaitais, même pour ta vie future ?
- Speaker #1
Ah oui, non, je ne suis pas du tout une fille de la ville. Je ne me voyais pas du tout vivre en ville. Ça me suffit pour mes études. J'aime bien ma petite campagne.
- Speaker #0
Tu parlais tout à l'heure de vivre sur la ferme. Là, actuellement, vous ne vivez pas sur la ferme. Qu'est-ce que ça t'apporte comme petite complication ? Je dirais parce que tu nous disais que ça allait simplifier de se rapprocher. Qu'est-ce qui est compliqué au quotidien du fait de ne pas vivre sur l'exploitation ?
- Speaker #1
Alors, pour moi, ça n'a pas changé grand-chose, on va dire, mais c'est plutôt pour lui. Parce que du coup, lors de périodes fortes, par exemple... Ils ont à peu près 160 vélages entre le 15 août et fin septembre. Donc, c'est quand même des périodes qui sont hyper preneuses. Et le fait de devoir faire la route tout le temps à chaque fois pour aller voir si la vache va bien, si le veau va bien. Maintenant, il existe des caméras, donc c'est un confort de vie un peu plus sympa. Mais c'est vrai que reprendre toujours la voiture ou même le vélo pour y aller, pour lui, je sais que c'est assez handicapant. Et même en période moins forte, Une fois qu'il est au travail, il ne va pas forcément faire l'aller-retour pour revenir. Alors que quand on sera sur place, je sais qu'il prendra un peu plus de temps, admettons, le soir, pour revenir vite fait, pour prendre le goûter avec notre fille, ou même le matin pour déjeuner avec nous. C'est des petits moments que là, forcément, il ne s'autorise pas, parce que ça lui fait un petit trajet, même si on n'est pas loin. Mais c'est toujours un peu de temps perdu, alors que quand on est sur place, c'est des petits moments, je sais, que lui appréciera. Et ce sera beaucoup plus facile, et même pour notre fille et notre futur bébé aussi, pour avoir une vie de famille. un peu plus ensemble, on va dire.
- Speaker #0
C'est des petits détails, des petits ajustements, mais qui joueront beaucoup sur votre quotidien.
- Speaker #1
C'est ça, oui.
- Speaker #0
Est-ce que vous arrivez, dans cette vie-là, à avoir des moments pour vous à deux ? Comment est-ce que vous organisez votre équilibre de couple à côté de la ferme ?
- Speaker #1
Déjà, on a la chance de déjeuner ensemble tous les midis. Donc, comme je travaille sur place, je rentre déjeuner à la maison et lui aussi. Du coup, déjà, on a tous ces petits moments-là. Donc, là-dessus, c'est assez agréable, on va dire. Et on essaye de se réserver minimum un week-end dans l'année. On part, peu importe où, on est vraiment tous les deux. Et on sait qu'on a toujours ce week-end-là ensemble. Et après, si on peut, on essaie d'avoir une soirée de disco pour se faire un petit ciné ou un petit resto. quand on peut. Là-dessus, ce n'est pas trop un handicap pour le moment. Je sais qu'il y a certaines périodes où ce ne sera pas du tout possible, mais d'autres, quand c'est un peu plus creux, on essaye de faire ça au maximum.
- Speaker #0
Et par rapport à ta fille et donc à tes futurs enfants, quand le bébé sera là, est-ce que vous arrivez à partir en vacances ? Est-ce que vous arrivez à avoir des temps aussi de famille ?
- Speaker #1
Oui, là-dessus, on essaye tout le temps. L'avantage aussi qu'il travaille avec son frère, c'est que du coup, les week-ends sont partagés. Donc, c'est plus facile. Lorsqu'on a des choses à prévoir ou des petites sorties à faire en famille, le samedi ou le dimanche, là-dessus, c'est quand même un confort de travailler à plusieurs pour pouvoir faire, admettons, un week-end sur deux ou un week-end sur trois, etc. Donc là-dessus, on est plutôt content. Et même pour les vacances d'été, du coup, ils s'arrangent aussi entre eux. Ils ont la chance aussi d'avoir un apprenti avec eux. Donc ça leur permet une souplesse un peu plus simple par rapport à ça.
- Speaker #0
Ok. Et tu parlais un petit peu de ton beau-frère. Est-ce que ta belle famille est géographiquement proche ? Et quels sont tes liens avec eux ?
- Speaker #1
Oui, ils habitent sur la ferme. Donc, on se voit quand même régulièrement. On est assez proches.
- Speaker #0
Est-ce que ça, c'est quelque chose qui te faisait peur en t'installant ou là, en te rapprochant, en allant habiter juste à côté de l'exploitation ? Ou pas spécialement ?
- Speaker #1
Un petit peu, pour être honnête. Mais on a la chance quand même de s'entendre très bien et de ne pas être envahissant les uns avec les autres aussi, où chacun... reste quand même chez soi. S'il y a besoin d'un petit service ou de ce genre de choses, il n'y a pas de souci, on est à côté, donc c'est très bien. Mais là-dessus, je sais qu'ils respecteront notre intimité et nous, on respectera la leur. Donc, ce n'est pas quelque chose qui me fait peur.
- Speaker #0
Oui, de toute façon, c'est un sujet qui n'est jamais trop évident ou naturel de se dire, je vais habiter juste à côté de mes beaux-parents. Mais oui, comme tu dis, si tout est bien cadré, il n'y a pas de raison que ça se passe mal.
- Speaker #1
Non, c'est ça, oui.
- Speaker #0
Ça peut même être une aide aussi au quotidien pour les enfants, etc.
- Speaker #1
Oui, aussi, oui.
- Speaker #0
Du côté de la famille, on en parlait, et puis de vos amis, est-ce que tu te sens au quotidien plutôt bien entourée ou parfois un petit peu isolée ?
- Speaker #1
Non, là-dessus, je me sens bien entourée. On a quand même la chance aussi d'avoir un cercle amical où il a quelques amis à lui qui sont aussi agriculteurs. Donc, en fait, on vit à peu près les mêmes choses. Donc, là-dessus, c'est plus facile de partager aussi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
et qui sont relativement proches géographiquement parlant donc c'est vrai que j'ai quasiment toute ma belle famille à deux minutes de chez moi on a de la chance, on s'entend très très bien aussi parce que je sais que ça, ça peut être compliqué donc ça c'est quand même un plus et d'avoir un gros cercle amical aussi à 15 minutes maximum c'est assez intéressant aussi
- Speaker #0
Ouais ouais c'est clair, et est-ce que tu as toi parfois le besoin d'avoir des amis qui ne sont pas du milieu agricole, qui ne travaillent pas dans ce milieu-là pour aussi, toi, un petit peu te comprendre ou parler d'autres sujets ? Ou pas spécialement, tu trouves que de fréquenter des gens du milieu, ça aide aussi à se faire comprendre et à comprendre les contraintes du quotidien ?
- Speaker #1
J'ai la chance d'avoir les deux, donc ça va. Après, moi, j'ai mes copines, on va dire, de mon côté, depuis toujours, qui ne sont pas du tout de ce milieu-là et leur conjoint, pas du tout. Là-dessus, on essaye de se retrouver régulièrement. On se fait aussi au moins une à deux fois dans l'année, un week-end juste entre filles sans hommes et sans enfants. Donc, ça fait du bien aussi de pouvoir souffler de ce côté-là.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Et alors, comment est-ce que tu gères ta fille au quotidien et puis les enfants quand tu auras les deux et surtout pendant des périodes agricoles denses ? Comment est-ce que vous vous organisez dans votre famille au quotidien ?
- Speaker #1
Là, par exemple, en ce moment, ils sont en pleine période d'enrubanage et foin. Donc autant te dire que je ne le vois pas beaucoup, ni le matin et très peu le soir. Donc c'est moi qui gère ma fille à 100% au niveau de l'emmener chez la nounou et aller la chercher. Après, j'ai la chance d'être en congé maternité en ce moment, mais même après, si j'étais encore au travail là-dessus, ce n'est pas du tout gênant que ce soit moi qui gère, puisque même en période creuse, ça reste aussi au niveau de mes horaires. Donc là-dessus, il n'y a pas de souci. je sais que si moi j'ai un problème ou j'ai un rendez-vous, soit il pourra s'arranger pour aller la récupérer ou alors je peux compter sur mes beaux-parents pour aller récupérer une autre fille. Donc là-dessus, comme je disais tout à l'heure, c'est la chance aussi d'avoir une belle famille qui est juste à côté.
- Speaker #0
C'est ça. Et si on parle un petit peu plus maternité, est-ce que tu as eu de l'aide au moment de l'arrivée de ta fille ? Comment ça s'est passé ? Est-ce qu'il a pu être présent ?
- Speaker #1
Eh bien du coup, ma fille est née en septembre. et on va dire qu'il s'est vraiment installé en ferme juste après au mois de mars donc il était encore dans c'était un travail agricole qu'il faisait avant mais on va dire qu'il était beaucoup plus disponible donc là dessus tout le premier mois on va dire avec le nouvel congé paternité qui est plus loin maintenant c'était quand même assez agréable de la voir au quotidien c'était un peu plus compliqué lorsqu'il a repris le travail ou vraiment je me suis retrouvé seule toute la journée parce qu'il ne pouvait pas rentrer le midi à ce moment-là. Donc, c'était plus compliqué. Mais comme j'ai la chance d'avoir ma belle-famille à côté, c'est vrai que ma belle-mère, elle essayait de me la prendre une demi-journée, par-ci, par-là, selon mes rendez-vous ou même quand j'avais besoin de souffler toute seule. Donc, c'était plutôt agréable. J'ai la chance aussi d'avoir des parents qui habitent un petit peu plus loin, mais ils ont toujours un ou deux jours de repos dans la semaine. donc j'allais chez eux aussi pour pouvoir partager des moments avec eux et avec ma fille et aussi pouvoir m'aérer la tête un petit peu parce qu'être avec un nourrisson toute la journée, c'est très bien, mais des fois, ça peut être un peu pesant aussi. Là-dessus, je me suis vraiment sentie bien entourée, même par mes amis aussi. On a eu la chance d'être dans notre cercle amical, d'être cinq, à être enceintes en même temps. Donc, on se faisait des petites matinées avec soit nos bébés ou soit celles qui étaient encore enceintes à ce moment-là. Donc, ça me faisait des petites cercles. en plus de rester juste chez moi avec ma fille. Donc, c'était très agréable.
- Speaker #0
Oui, ça aide. Et puis, vous comprenez dans ce que vous vivez aussi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Je comprends. Et là, comment ça va se passer alors l'arrivée de bébé 2 ? Est-ce que ça va arriver dans une période agricole qui est plutôt OK ? Est-ce qu'il y a des choses que tu veux faire différemment ? Comment tu le sens ?
- Speaker #1
C'est prévu pour début juillet. Donc, comme ils n'ont pas de moisson, on va dire que c'est une période creuse. la période fun Forte va arriver à partir de mi-août. Donc, c'est plus, on va dire, ça qui m'inquiète un petit peu parce que je vais me retrouver beaucoup plus seule ces journées-là. En plus, j'aurai ma première fille avec moi, avec une petite de 3 ans et un deuxième de un mois et demi. Donc, je pense que les journées risquent d'être un petit peu longues, surtout s'il fait très très chaud au mois d'août. Donc, on verra. J'essaierai de trouver des petites routines, des petites solutions. pour que ce soit le plus vivable possible. Mais c'est vrai que certaines journées m'inquiètent quand même un petit peu, surtout qu'en août, c'est la période où les gens partent le plus en vacances. Donc, il n'y aura pas forcément beaucoup de personnes de dispo autour de moi. Mais j'essaierai de mettre des outils en place pour que le postpartum se fasse le mieux possible.
- Speaker #0
Oui, et puis pour un deuxième, il y a des choses qu'on sait déjà aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est ça aussi. Ça aide,
- Speaker #0
même si tu auras la grande dans les jambes. Il y a beaucoup de choses que tu connais, sur lesquelles tu peux... tu peux être confiante aussi. Si on prend un petit peu de recul sur ta vie actuelle, est-ce qu'il y a une fierté ou une satisfaction particulière à vivre aux côtés d'un agriculteur ?
- Speaker #1
C'est une dure question.
- Speaker #0
On parle un petit peu des joies de partager la vie d'un agriculteur, d'un éleveur dans ton cas, et puis aussi des difficultés. On parle là tout à l'heure de belles familles, de relations à créer, de périodes de solitude, etc. Qu'est-ce qui, toi, te fait tenir au quotidien ? Est-ce que tu te dis, il nourrit la France, il produit de la viande de qualité, et moi, ce quotidien-là, ça me plaît énormément. Je vois mes enfants grandir à la campagne, etc., des petites choses comme ça.
- Speaker #1
Exactement, oui, ça c'est sûr que ma fille, elle adore passer du temps avec son papa, faire du tracteur, aller voir les vaches, etc. Je trouve ça juste génial qu'elle puisse vivre ce genre de choses, parce que je sais que moi, la première, avec mes frères et sœurs, on adorait aller chez mes grands-parents. avec mon grand-père pour s'occuper de tout ça. Donc là-dessus, c'est vrai que c'est quand même super. Et c'est vrai que mon agriculteur, c'est un métier qui fait beaucoup peur pour les gens. Souvent, ils n'imaginent pas quelque chose de très arriéré, etc. Moi, je lui fais assez confiance. Je sais qu'il gère bien sa ferme avec son frère. Donc là-dessus, je ne me fais pas du tout de soucis. Je sais que c'est des bons gestionnaires aussi. Donc ça se passe plutôt bien. Et c'est pour ça aussi que je suis fière de lui par rapport à ça.
- Speaker #0
Et puis, ça peut aider aussi de se dire que si c'est bien géré, que tu as moins de stress financier, etc. Et ça peut te rendre confiant aussi au quotidien.
- Speaker #1
Après, ça reste quand même des métiers à risque aussi. Parce qu'on ne sait jamais un mauvais temps, forte chaleur ou même maladie. C'est tellement vite arrivé qu'on ne sait jamais ce qui peut se passer. Moi, c'est la seule chose qui m'effraie un petit peu. C'est ce genre de choses qu'on ne maîtrise pas, qu'on ne peut pas prévoir. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Je comprends. Merci beaucoup Charline pour ta sincérité et pour ton temps.
- Speaker #1
De rien, merci de m'avoir accordé ce temps.
- Speaker #0
Avec plaisir. C'est la fin de notre échange. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à découvrir tous les autres. Vous pouvez également noter le podcast sur votre plateforme d'écoute préférée. Et pour suivre l'aventure au quotidien, retrouvez-moi sur les réseaux sociaux et surtout sur Instagram où je suis très active. N'hésitez pas à vous abonner, liker, partager. C'est grâce à vous que ce projet prend forme et qu'il peut continuer à grandir. Et mesdames, si vous avez envie de raconter votre histoire, rejoignez-moi dans un prochain épisode. A bientôt !