- Speaker #0
Bonjour et bienvenue au sein du podcast où s'amène quand on s'aime, celui qui donne la parole aux conjoints d'agriculteurs. Elles sont femmes de céréaliers, d'éleveurs, de viticulteurs, en bio, en conventionnel, en raisonnée. Elles viennent de toute la France. Certaines sont tombées dans l'agriculture toute petite, d'autres la découvrent jour après jour. Elles jonglent entre la ferme, la famille, leur métier. et portent une force incroyable. Moi, c'est Marion. Et avec ce podcast, j'espère que certaines d'entre vous se reconnaîtront dans leurs propos, trouveront des conseils, des échos à leur vie, prendront peut-être un peu de recul, trouveront du soutien ou simplement verront une mise en lumière de ce qui se vit, souvent dans l'ombre, au cœur des fermes. Ici, c'est de la good vibes, de la sororité,
- Speaker #1
du partage et un vrai souffle de girl power en agriculture. Alors, à votre avis, où ça mène quand on s'aime ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, je reçois Marion. On vient tout juste de faire connaissance toutes les deux et je suis ravie de partager ce moment avec toi. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Je m'appelle Marion, j'ai 32 ans et je suis conjointe d'agriculteur, mon compagnon est saunier. Saunier, ça veut dire qu'il récolte du sel, donc il exploite un marais salant.
- Speaker #0
Alors, avant de parler de toi un peu plus en détail, est-ce que tu peux nous décrire un peu ? où tu vis, avec qui et comment se présente l'exploitation de ton conjoint ?
- Speaker #1
Alors, je vis à la Tremblade, qui est un village de charogne maritime en face de l'île de Léron. On ne vit pas sur l'exploitation. Comme mon compagnon est saunier, il a son exploitation qui est un petit peu éloignée de notre domicile.
- Speaker #0
Ok. Est-ce qu'il fait ça depuis de nombreuses années ? Est-ce que ses parents étaient sauniers aussi ?
- Speaker #1
Alors mon conjoint, il s'appelle Brice, il n'a pas du tout hérité d'une exploitation familiale. Avant, il était prof de tennis et c'est suite à une reconversion qu'il a décidé de faire un métier qui avait plus de sens pour lui. Il voulait vraiment travailler dans l'agriculture et il voulait aussi valoriser le patrimoine local. Il a grandi à l'île de Ré. Donc, il voulait rester en charron de maritime et valoriser le patrimoine de la charron de maritime. Donc, il avait la possibilité d'exploiter un marais salant, des vignes ou de devenir austréiculteur. Et lui, c'est plutôt rapproché de l'option marais salant parce qu'il a toujours grandi autour de marais salants à Iderée. Et quelque part, ça l'a toujours fasciné. Donc, c'est ça qui les a poussés à faire une reconversion. Et donc, maintenant, ça fait quatre ans, il me semble, qu'il fait ça.
- Speaker #0
Ok, trop chouette. Et alors, quelles sont les activités principales sur le marais ?
- Speaker #1
Alors lui, il faut savoir qu'il est saunier, mais il est également commerçant, et je dirais presque même guide conférencier, parce que la plupart des sauniers, souvent, ils ne feront qu'exploiter le marais, c'est-à-dire entretenir le marais tout au long de l'année, pour qu'en été, c'est-à-dire généralement de la période de mi-juin à mi-mai, on puisse faire la récolte de sel, donc rossel et fleur de sel. Lui, il fait ça, il fait cette activité de saunier. d'entretien et d'exploitation du marais. Et par ailleurs, il a également une boutique sur son exploitation qui lui permet de vendre ses produits. Donc, il est commerçant, il gère sa boutique, l'approvisionnement, l'achalandage, la vente, etc. Et il fait également des visites de marais salants d'environ avril à octobre, quand il fait assez beau et que ce soit sympa de se balader dans le marais pour faire découvrir son métier et expliquer concrètement aux gens comment le sel se récolte.
- Speaker #0
Ok, trop chouette. Maintenant qu'on voit un peu mieux le décor, on va parler un peu plus de toi. D'où viens-tu initialement et as-tu grandi dans un milieu agricole ?
- Speaker #1
Moi j'ai grandi en Normandie, je suis issue d'une famille bretonne, donc plutôt des attaches en Bretagne. Je suis fille d'enseignant, je ne viens pas du tout de l'agriculture à la base, même si mes grands-parents, quand ils étaient jeunes, donc avant de rentrer officiellement dans la vie active, forcément, comme la majorité de la population, descendaient d'agriculteurs et ont aidé leurs parents à la ferme. ... Donc j'ai encore quelques grands-tons, grandes-tantes, cousins de ma mère, cousins éloignés qui sont encore dans l'agriculture, mais moi je ne viens pas du tout de ce milieu-là à la base. J'ai grandi en Normandie, fille de prof, et après je suis partie faire mes études à Paris, où je suis restée pendant dix ans, j'ai fait des études de com et de traduction, et donc j'ai initialement commencé dans la communication internationale.
- Speaker #0
Ok, justement, ton parcours professionnel, est-ce que tu peux nous en parler un peu plus et qu'est-ce que tu fais maintenant actuellement ?
- Speaker #1
Alors maintenant, je fais quelque chose qui n'a un peu rien à voir avec les études que j'avais au départ, parce que je travaille dans les ressources humaines et plus particulièrement dans la gestion de projets. C'est-à-dire que moi, je suis dans une entreprise où je vais déployer des logiciels, des processus et de la stratégie pour aider mes collègues des ressources humaines justement à faire leur travail au quotidien. Donc en gros je vais aider les recruteurs à avoir le bon outil pour qu'ils puissent suivre tous les traitements des candidatures, je vais aider les rages de proximité à créer des discours pour les managers pour les accompagner en fait en cas de situation difficile ou quand il y a un nouveau changement de process à mettre en place, je vais aider. Voilà, mes collègues de la formation, du développement, potentiellement à cadrer leur projet, comment on évalue les compétences, le suivi de la performance, etc. Donc voilà, moi je suis vraiment dans la partie un petit peu en arrière-plan pour que le but de mon quotidien, ce soit que mes collègues n'aient aucune friction dans l'exercice de leur fonction.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Et alors, géographiquement ? Donc, tu vis avec Brice, si je ne dis pas de bêtises, depuis quelques mois maintenant. Et tu as quitté Barcelone, je me souviens de l'émission, pour venir t'installer pas très loin des marais. Est-ce que tu as dû faire des choix professionnels pour t'adapter ou pas spécialement ?
- Speaker #1
Alors effectivement, il faut savoir que j'ai vécu 10 ans à Paris, puis j'ai pris un an, à peu près, enfin plusieurs mois pour faire une pause et voyager. Je suis partie m'expatrier à Barcelone où je pensais rester maximum deux ans et finalement j'y suis restée cinq ans. Donc j'ai été expatriée là-bas et la chance que j'ai, c'est que c'est une entreprise qui est assez flexible sur le télétravail. Donc je travaille dans la même entreprise que celle pour laquelle je travaillais à Barcelone avant de déménager. Donc finalement, comme on est assez éparpillé avec mes collègues aux quatre coins de la France, que je travaille depuis Barcelone ou la Chambre de Maritime, finalement c'est exactement la même chose. Donc j'ai eu la chance de pouvoir garder mon emploi. Donc moi j'ai eu la chance effectivement de ne pas du tout avoir eu de choix professionnels à faire, et même tout au long des premiers mois de notre relation, donc avant que je m'installe avec Brice, en tout début d'année 2025, j'ai pu faire des allers-retours à la Tremblade et travailler depuis chez lui. pour qu'on apprenne à se connaître sur une base quotidienne sans pour autant devoir poser des congés.
- Speaker #0
Ah oui, trop chouette. Super adaptable.
- Speaker #1
Pour aller par là-dessus, je suis hyper reconnaissante de ma situation professionnelle. Non seulement c'est un métier qui m'éclate bien, mais en plus, j'avoue que je suis hyper chanceuse en termes des conditions de travail.
- Speaker #0
Combo gagnant. Le fait d'être partie de Barcelone pour les Marais, est-ce que ça n'a pas été trop difficile ?
- Speaker #1
Alors, j'avais déjà l'objectif de partir de Barcelone, de rentrer en France. Parce que je me plaisais beaucoup à Barcelone. Mais pour moi, c'était comme une sorte de parenthèse de vie. Et je ne me voyais pas forcément rester. Moi, j'ai toujours su que je voulais une famille. Le plan, à la base, c'était de faire une PMA en solo. Parce que j'étais célibataire et j'étais très bien toute seule. Mais par contre, je savais que je ne voulais pas transiger sur le fait d'avoir des enfants. Et donc, être parent, déjà, c'est compliqué. Mais être parent solo quand le membre le plus proche de ta famille a au moins 8 heures de route, c'est un peu compliqué. Donc je savais que si je voulais avoir ce projet-là, il fallait que je rentre en France à un moment donné. Et puis j'avais aussi envie... Il y a quand même certaines choses de la culture française qui font que j'avais envie, je me voyais mieux avoir mes enfants en France. Et donc pareil, il y avait l'objectif de rentrer au Bercail pour cette nouvelle partie de ma vie. Et ça, ça ne s'est pas tout à fait passé comme prévu, du coup.
- Speaker #0
Tu m'étonnes. Petit chamboulement entre temps. OK, trop bien. On comprend mieux un peu tout ce contexte. Est-ce que si tu devais changer de travail, tu trouverais facilement, autour de là où vous êtes, du travail dans ton domaine d'activité ?
- Speaker #1
Dans mon domaine d'activité, pas sûr. En tout cas, ce n'est clairement pas dans les mêmes conditions que ce que j'ai actuellement. C'est-à-dire qu'il faudrait sûrement se rapprocher d'un bassin d'emploi un peu plus... Il faudrait sûrement se rapprocher d'un bassin d'emploi un peu plus... actif et donc ça veut dire potentiellement trois quarts d'heure à une heure de route c'est pas en plus des entreprises qui sont très très flexibles sur le télétravail donc dans mon secteur d'activité ça impliquerait beaucoup de sacrifices aussi bien je pense en termes de rémunération que de confort de vie.
- Speaker #0
Ok et du coup comment tu te projettes là dessus si un jour tu dois changer est-ce que tu pourrais toi faire une reconversion professionnelle pour pouvoir rester dans le coin ou est-ce que tu pourrais même te projeter pourquoi pas à t'installer avec Brice sur le marais ou pas spécialement ?
- Speaker #1
Moi j'ai envie de garder un peu toutes les options ouvertes parce qu'on sait pas ce que la vie nous réserve. Je me fais suffisamment confiance pour savoir que quoi qu'il arrive je vais rebondir. Donc là pour l'instant j'ai pas forcément une idée très très précise de ce qui se passerait après. Je pense que devenir associée avec Brice ce serait pas forcément quelque chose qui me conviendrait parce qu'on n'est pas un couple fusionnel et donc on aime bien le fait de se retrouver le soir et de se raconter notre journée. Je pense qu'on aime bien avoir chacun notre univers et notre champ d'action et de ne pas tout faire ensemble. Donc je pense que si on était vraiment associés, il faudrait qu'on trouve une configuration qui fait qu'on ne passe pas la journée ensemble. Sinon, lui comme moi, on aurait un peu du mal à le supporter. J'aurais potentiellement plein d'idées à lui apporter. pour l'aider à le soutenir dans son activité puisque je dis assez régulièrement qu'il fait le boulot de trois personnes en une donc il y a clairement de la place pour quelqu'un d'autre mais on a nous en tout cas je trouve qu'on n'a pas la personnalité pour faire ça et c'est pas d'un admobile de fonctionnement de couple voilà après pourquoi pas l'aider ponctuellement je le fais déjà un petit peu en lui filant des coups de main le samedi après midi comme moi j'ai un boulot classique du vendredi au vendredi de 9h à 17h 18h Je peux lui faire des coups de main de temps en temps à la boutique le samedi après-midi, mais ce ne serait pas dû associer à 100%. Ça, c'est clair.
- Speaker #0
Je comprends bien et puis ce n'est pas donné à tout le monde, je pense, de travailler ensemble. Sur les aides que tu donnes sur l'exploitation, notamment en tenant la boutique, etc., qu'est-ce que tu fais concrètement ? Est-ce que ça te plaît ? Est-ce que tu y vas pour le décharger ou tu y vas plus par plaisir ?
- Speaker #1
J'y vais très honnêtement pour le décharger. Je pense qu'au tout début de notre relation, il y avait forcément une dose de plaisir parce que je découvrais un tout nouveau monde. Et puis, ce n'était pas forcément une période hyper joyeuse au niveau travail pour moi. Donc, j'avais aussi besoin de prendre du recul et de me dire... Ah bah finalement, peut-être qu'un métier un peu moins complexe, où je me prends moins la tête, qui me stresserait moins. Voilà, bon bah certes j'y perds peut-être un peu encore fort de vie, mais peut-être que ce ne serait pas plus mal. Non, en fait, après avoir aidé pendant quelques mois, je me rends compte qu'il me faudrait un peu plus de challenge intellectuel. Ce n'est pas quelque chose qui m'épanouirait totalement. Donc non, clairement quand j'y vais c'est pour lui filer un coup de main parce qu'il a justement besoin de se décharger et que voilà encore une fois il peut objectivement pas faire tout tout seul. Donc comme il m'a pas formée à récolter moi-même du sel par exemple, je ne touche, je ne fais absolument rien dans le marais si ce n'est désherber de temps en temps. Il a de la salicorne, donc voilà il y a des gens qui peuvent être, il la cultive pas mais il y a des gens qui peuvent être intéressés donc je peux... la récolter pour la mettre de côté, éventuellement lui filer un coup de main quand il y a une tâche un peu physique à faire et que c'est plus pratique d'être à deux. Mais sinon, principalement, ce que je file comme coup de main, c'est la vente à la boutique. Donc vraiment, purement encaisser les achats des clients qui passent et tout ce qui va être approvisionnement de la boutique. C'est-à-dire mettre le sel en sachet concrètement et mettre en rayon ensuite pour s'assurer que la boutique soit toujours pleine.
- Speaker #0
Ok, je comprends bien. J'aimerais maintenant qu'on parle un peu de votre vie à deux et de ce que représente le quotidien quand on vit avec un sauvetier. Vous vous êtes rencontré dans une fameuse émission d'M6 qui est L'amour est dans le pré. Quand tu as écrit à Brice, qu'est-ce que tu t'es dit sur son métier et sur des joies ou contraintes potentielles de vivre avec un agriculteur qui vit dans les marais salons ?
- Speaker #1
Déjà quand j'ai vu son portrait... Je savais qu'il existait des marais et salants, mais j'étais complètement ignorante du métier et du fait qu'il y avait encore pas mal de gens à exercer cette profession. Donc déjà, il y a eu beaucoup de curiosité de ce que c'est, ce que ça représente. C'est une des choses qui m'a vraiment touchée dans son portrait, c'était la manière dont il parlait, le fait d'entretenir un paysage, de contribuer à l'exploitation. d'un patrimoine géographique et aussi quelque part un peu être sur la table de tous les Français parce que certes tu ne nourris pas des gens avec du sel mais du coup tout le monde en a chez soi. Donc la manière dont il en a parlé m'a vraiment beaucoup touchée. Ce qui m'a convaincue finalement à écrire c'est que justement ça faisait hyper longtemps que je regardais l'émission, je suis une grande fan notamment parce que c'est ça j'ai un peu... C'est quelque chose qu'on partage en famille de par les quelques personnes qui sont encore dans ce milieu. Donc voilà, moi j'adore regarder ça, mais à aucun moment je ne m'étais dit qu'un jour j'écrirais, parce que justement je voyais, j'ai trop de respect pour cette profession et pour toutes les contraintes qu'elle engendre. Et moi je savais que ça allait être très compliqué pour moi de m'adapter à un métier aussi contraignant. Et parfois, même des situations géographiques où voilà... J'ai vécu dix ans à Paris, puis cinq ans à Barcelone, donc même si je n'ai pas vécu dans des grandes villes avant cela, que j'ai passé mon enfance plutôt dans des villes petites à moyennes, j'ai quand même un côté encore très citadin, où j'aime bien avoir de la vie, des commerces de proximité, et du coup ce n'est pas souvent compatible avec la majorité retirée des agriculteurs. Et donc finalement, quand j'ai vu son portrait, je me suis dit « Ah, en fait il est en milieu urbain ! » Il a l'air quand même d'être dans une petite ville, il n'est pas complètement isolé. Et quand je me suis renseignée sur le métier de sauvetier, j'ai vu que c'était finalement assez saisonnier. C'est-à-dire que lui, c'est ça, en été je ne le vois quasiment pas, mais en hiver par contre il est très très dispo. Donc ça permet justement d'avoir des vacances en décalé. Là on va se prendre un peu de repos en octobre, un peu en novembre. Donc ce n'est pas aussi contraignant que peuvent l'être des métiers où il y a des animaux, des saisons à respecter. Lui finalement en fait, il faut...
- Speaker #0
mais juste qu'ils soient vraiment tout le temps au marais de mi-juin à mi-septembre. Ok, et entre tes attentes au moment d'écrire et quand tu as fait le séjour à la ferme, quelles ont été tes surprises, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, sur le quotidien de vivre avec un soigné ?
- Speaker #1
C'est assez difficile de répondre à cette question parce que finalement le portrait a été diffusé en janvier. Nous on se rend compte pour la première fois en mars et le tournage de la vie à la ferme allait en avril et en avril c'est pas encore tout à fait le moment où l'activité bat son plan. C'est à dire qu'il avait déjà des choses à faire au niveau du marais pour l'entretien, il reprenait les visites guidées donc dès que je suis arrivée, même pas une heure après il y avait visites guidées. du Marais-Salande, donc j'ai été les pieds dedans. Mais je n'ai pas eu forcément de grosses surprises par rapport à les projections que j'avais faites pendant le portrait et la réalité, le concret, quand on a fait le tournage de la vie à la ferme.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Et entre le séjour à la ferme et quand là tu es revenue en janvier dans le... coin, donc pas trop loin, si j'ai bien compris, mais pas sur les marais, et que maintenant, tu partages ton quotidien. Est-ce que là, c'est pareil, il y a eu des illusions, des surprises, des petites joies de ton côté par rapport à ça et par rapport au fait que ça devienne réel, entre guillemets ?
- Speaker #1
Pareil, un peu compliqué de répondre à cette question, parce qu'il faut savoir que 2024 était particulièrement mauvaise pour les sauniers. Avec l'été qu'il y a eu, il n'a plus pas tant que ça mais un peu en continu ce qui empêche vraiment au marais d'être suffisamment sec en gros pour vulgariser, Brice expliquerait sûrement pas de la même manière que moi mais le sol était pas suffisamment sec pour que ce soit dans des bonnes conditions pour ramasser du sel donc en gros même les meilleurs sauniers ils ont récolté une semaine max l'été dernier donc finalement pareil moi j'ai pas découvert, c'est pas entre le moment du tournage et mon installation où j'ai vraiment découvert ce que c'était vraiment la vie les seules surprises éventuellement que j'ai pu avoir c'est de me dire ah bah finalement c'est l'été mais il est quand même assez dispo mais justement parce que je savais que c'était pas exceptionnel et que c'était a priori pas comme ça c'était pas normal en fait de vivre une telle saison j'avais plus des inquiétudes pour lui parce que lui forcément était très stressé de se demander si c'était lui qui avait fait quelque chose de mal il est encore jeune sonnier donc il posait beaucoup de questions de est-ce que j'ai vraiment bien fait tout mes réglages, est-ce que j'ai suffisamment pris soin de mon marais et donc c'était plus ça qui était compliqué à appréhender parce que j'avais du mal à le rassurer et étant moi même pas du tout experte en la matière et donc c'est que maintenant on a un peu de recul et on sait que ça a été vraiment compliqué pour tout le monde que là je peux dire en fait même des gens avec des dizaines d'années d'expérience en fait ils s'en fait une croix sur la saison 2024 mais c'est plus ça entre guillemets la surprise que j'ai eu pendant l'été c'est de me dire ah bah finalement finalement. Je pensais que je n'allais pas beaucoup le voir et qu'il ne serait pas très dispo.
- Speaker #0
Et on a pu faire pas mal de trucs. Oui, je comprends bien. C'est des circonstances où tu verras presque l'année prochaine, ce sera sans doute différent et tu verras bien comment ce sera. C'est tellement dépendant de beaucoup de choses, comme tout autre domaine dans l'agriculture. Mais ça peut jouer en effet sur la vie de couple aussi.
- Speaker #1
Là, c'est vraiment cet été où j'ai vu ce que c'était vraiment d'être conjointe de Sonia. Parce que cet été, il a fait hyper beau. Il a commencé en plus à récolter dès fin juin et il ne s'est pas arrêté jusqu'à fin août. Donc là, j'ai vraiment vu ce que c'était d'être du 7 jours sur 7 à partir au lever du soleil et à revenir pour 21h30, 22h. Donc rien à voir par rapport à l'été dernier.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Et alors, ça a été ? Tu ne t'es pas trop sentie solo ? Ou est-ce que par rapport à ton caractère, d'avoir des moments aussi un peu à toi, ça te faisait du bien ? Même si c'est un peu ambivalent de dire « j'étais tranquille » . Mais tu vois ce que je veux dire. Comment est-ce que toi, tu l'as vécu cette période-là ?
- Speaker #1
Je n'ai aucun problème à dire que ça ne m'a pas posé souci. Au contraire. Justement... Comme j'ai déménagé en janvier, c'était vraiment la période où on était où lui n'avait pas grand chose à faire côté marais. Lui il peut se permettre concrètement de fermer entre décembre et février et d'être en pause et de se concentrer uniquement sur l'administratif à ce moment-là. Donc il était beaucoup à la maison. Et moi forcément en étant télétravail, je suis tout le temps à la maison. Je pense qu'il y a aussi des mois où c'est pour ça que ça a été compliqué au tout début. C'est parce que je trouvais qu'on était beaucoup l'un sur l'autre. Lui m'avait vu dans des conditions de télétravail où j'étais un peu plus souple. Et là j'avais énormément de taffes donc j'étais pas trop dispo. Justement après cette période d'hiver où je trouvais qu'on était tout le temps ensemble et que du coup c'était parfois un peu lourd. Là le fait d'avoir mes soirées, de faire un peu ma vie finalement. Globalement je trouvais ça plutôt chouette. en fait je... satisfaction dans le fait que de me dire que c'est cyclique c'est pas toute l'année comme ça et du coup voilà j'en profite et je fais un petit peu ce que je veux. Il y avait quand même des soirs où il rentrait vraiment tard et je l'attendais pour manger et moi j'étais hyper fatiguée donc c'était là où on va dire c'était les points qui me pesaient le plus. Mais j'ai pas du tout souffert de la solitude en tout cas. Non là c'est plus ça, c'était plus des raisons de logistique comme ça, de me dire bon il veut que je l'attende pour manger parce qu'il voudra débriefer sa journée avec moi sauf que là il est 22h30 donc j'aimerais bien aller me coucher.
- Speaker #0
Ok, non, non, et puis je trouve que c'est bien aussi de le dire, qu'en fait, cette solitude-là, c'est pas forcément toujours un fardeau, et que pour certaines nanas, ça peut complètement correspondre. Moi, c'est vrai que parfois, je râle un peu sur des soirées où je suis solo, ou surtout quand elles s'enchaînent. D'un autre côté, quand après, il va être tout le temps là, je vais être là, bon, j'aimais bien aussi de temps en temps avoir mes moments à moi. Maintenant, je comprends complètement.
- Speaker #1
Et après, je pense que c'est aussi différent de comment tu fonctionnes dans ton couple, de ta personnalité. Nous, encore une fois, on n'est pas fusionnels et on aime bien avoir chacun notre journée pour pouvoir débriefer ensemble le soir. Là, on se dit qu'on est vraiment contents de se retrouver. Mais j'imagine que le jour où on aura des enfants, je vais peut-être un peu plus tirer la langue tout l'été à gérer potentiellement solo les enfants. Mais pareil, encore une fois, en disant que c'est cyclique et qu'en automne-hiver, il sera en mesure de reprendre le pas. Je lui ai dit, en fait, un peu en rigolant, je suis en mode été. C'est-à-dire que je prends en charge, c'est moi qui gère la maison, les tâches ménagères et tout à 90%. Les courses, lui, il n'avait plus qu'à rentrer, mettre les pieds sous la table et manger. Mais je lui ai dit, je sais très bien que dès qu'il va pleuvoir, tu vas recommencer à faire à manger, à faire le ménage, à aller gérer tel et tel truc pour le monde. Et là, c'est moi qui me ferais servir. Voilà, encore une fois, on tient en disant que ça ne va pas durer longtemps.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Ce n'est pas forcément un équilibre au quotidien, c'est plutôt un équilibre, j'allais dire, saisonnier, lié à leur métier. Mais on s'organise comme ça et on fait en fonction des périodes plus ou moins denses au niveau de l'exploitation. Je comprends. Et alors, comment est-ce que vous vous organisez pour garder un équilibre de couple à côté de ce rythme parfois dense ? Comment est-ce que vous faites pour avoir vos moments à deux dans ces périodes-là, plutôt intenses, et puis dans les périodes plus creuses ?
- Speaker #1
Les moments où c'est un peu plus intense, on est tout à fait à l'aise l'un comme l'autre pour dire que la prio c'est le marais parce que c'est ça qui le fait tenir après toute l'année. C'est sa récolte qui vend tout le temps de l'année à la boutique donc voilà que tant qu'il a des choses à faire au marais c'est ça sa prio. Par contre dès qu'il y a une fenêtre de tir, il peut un peu ou finalement le sel n'est pas encore tout à fait sec donc il ne peut pas le ramasser tout de suite parce qu'il y a une période de récolte où on va dire il extrait de l'eau et il y a un autre moment où il va plutôt un peu le faire sécher. Donc voilà en fait on se dit dès qu'il y a une fenêtre de tir, là on en profite pour aller se faire un petit dîner au resto, de passer vraiment la soirée ensemble ou même à la maison. Donc voilà on est assez aligné sur le fait que prio boulot et que quand il peut, voilà. Moi de toute façon j'avais pas non plus mille contraintes à côté donc c'était assez facile pour moi de m'adapter et de me rendre dispo dès que lui avait un créneau libre. Et après, justement, c'est plus, je pense, en hiver, où il n'y a pas l'heure qu'on fasse attention, de continuer à faire en sorte qu'on ait des moments vraiment choisis et de qualité et de ne pas être l'un sur l'autre. C'est parce que c'est l'hiver, du coup, il reste à la maison à ce moment-là.
- Speaker #0
Et par rapport à ça, vous ne vivez pas à l'heure actuelle proche des marais. Est-ce que vous souhaitez vous rapprocher ? Et qu'est-ce que ça changerait dans votre équilibre à tous les deux ?
- Speaker #1
Alors il faut savoir que Brice au moment du tournage du portrait, il vivait encore sur son exploitation, mais ce n'était pas du tout vivable en fait comme lieu, c'est-à-dire que c'était une cabane au stréicole. Donc avant qu'il prenne possession des lieux, il n'y avait pas d'électricité installée, il n'a toujours pas l'eau courante, pas de tout à l'écoute non plus. Donc en fait il vivait sur l'exploitation par confiance, parce que comme c'est une région assez touristique, forcément les locations c'est compliqué. C'est limite plus facile d'acheter mais en fait lui tant qu'il n'avait pas trois années d'affilée d'activité en tant qu'entrepreneur, c'était compliqué de pouvoir justifier un loyer ou d'avoir un prêt pour pouvoir acheter. Donc déjà il faut savoir que le fait de vivre sur l'exploitation c'était pas forcément un choix, c'était plus la seule option qui était possible. Et peu de temps après la diffusion, son dossier s'est débloqué pour avoir un logement. en HLM, mais il restait, c'était toujours dans la commune, donc il restait quand même assez proche de son arrêt. Et après, quand nous, on a décidé d'emménager ensemble, comme le logement était un peu petit et que moi, je ne me sentais pas de prendre un logement social à la place finalement de quelqu'un d'autre qui en aurait plus besoin que moi, on a trouvé une location. Mais on est toujours dans le village et on est toujours en fait à 2 km du Marais. Donc, il fait toujours ses déplacements, on va dire, professionnels à vélo. Moi, je n'estime pas qu'on soit loin des marais. On a une distance raisonnable qui nous permet de ne pas avoir l'exploitation sous les yeux. Ou voilà, finalement, comme moi, je peux avoir l'ordinateur qui me guette dans le bureau en disant « hé, t'as pas fini ça ? » et il y a encore ça qui t'attend. Voilà, on n'est pas sur l'exploitation. On se dit « ah tiens, je pourrais peut-être passer à la boutique faire ça, au marais faire ça » . Donc, on a une distance saine. On est actuellement en projet d'achat pour une maison et il se trouve que la maison serait en centre-ville, donc ça nous rapprocherait un peu plus du marais. Mais voilà, on parle en fait d'une distance aujourd'hui qui est de 2 à 3 km. En fait, on baissera juste 1 km et on sera toujours hyper proche du marais. Moi, je ne le vois pas forcément comme un truc où je suis vraiment loin de l'exploitation.
- Speaker #0
Non, clairement pas. Ce sera juste quelques coups de pédale en moins.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Mais ça ne changera pas grand-chose, je comprends, sur votre équilibre actuel. Est-ce que ta belle famille et ta famille sont proches de vous géographiquement ?
- Speaker #1
La belle famille, la famille du côté de Brice est assez proche parce qu'ils sont à peu près à une heure de route, comme lui, c'est ça, il est de Charente-Maritime, donc ses parents habitent... toujours à une heure et quelques de route. Moi, mes parents sont divorcés. Ma mère a deux heures de route à peu près. Mon père est en Bretagne, donc ça fait un peu plus loin. Mais ça reste quand même beaucoup plus proche que quand j'étais à Barcelone, forcément. Donc, ça va.
- Speaker #0
Oui, tu m'étonnes. Et du coup, côté amitié ou famille, est-ce que tu te sens plutôt bien entourée ou parfois un peu isolée ? Et justement, ce changement géographique de Paris à Barcelone à la Charente-Maritime, comment est-ce que ça s'est fait par rapport à... tes amitiés et à ton équilibre de vie, de famille et amicale, par rapport à ta vie sociale de manière générale ?
- Speaker #1
C'est sûr que ma vie sociale a pris un petit coup en déménageant en Charente-Maritime, parce que j'arrive quand même dans un village où je ne connaissais personne à part Brice, et les quelques connaissances amies qu'il peut avoir. Et du coup, j'ai fait pas mal d'efforts pour m'inscrire à des activités sportives notamment. pour rencontrer des gens et aussi sur des applications de rencontres, mais en mode ami. Donc, j'essaye, ce n'est pas encore Byzance, mais j'essaye petit à petit d'avoir mon cercle à moi. Mais comme j'avais déjà eu un premier déménagement de Paris à Barcelone où j'avais un peu perdu le contact avec des potes, en fait, on ne se voit plus toutes les semaines autour d'un apéro, mais ça n'empêche que j'ai quand même gardé le contact et je prends encore régulièrement des... des nouvelles de mes amis à Paris et donc j'ai fait la même chose à Barcelone. Forcément Barcelone, pareil c'est pas aussi simple. J'ai plus du tout les mêmes habitudes dans le sens où je voyais mes copines facilement une fois par semaine. C'était comme on vivait toutes en ville, c'était assez facile de dire bon bah tu fais quoi dans une heure et de se retrouver pour un café. Donc c'est sûr que c'est pas du tout la même souplesse et donc forcément que les liens sont un peu distendus. Mais j'essaie de garder contact, de prendre des nouvelles, de m'adapter à leurs contraintes ou horaires qu'elles peuvent avoir, si elles ont des cours, du temps jusqu'à une certaine heure. Et là, j'y vais la semaine prochaine pour une semaine, justement, pour un peu refaire le plein, de revoir un peu tout le monde, passer du temps avec elles. Je n'exclus pas le fait de continuer à faire encore quelques allers-retours de temps en temps à Barcelone pour garder le lien.
- Speaker #0
Retrouver tes attaches, tes petites habitudes. Ce sujet-là, je le trouve super intéressant. Comment est-ce que tu as fait pour te créer des nouvelles amitiés dans un milieu rural et en tant que néo-rural ? Comment faire et quels conseils tu donnerais à une nana qui vient s'installer dans un milieu rural ? pour se faire des nouvelles connaissances et pour créer de nouvelles amitiés ?
- Speaker #1
Déjà, j'aurais tendance à conseiller de bien se connaître soi-même. C'est-à-dire que moi, par exemple, comme je ne souffre pas trop de la solitude, plutôt que quelqu'un d'introverti, je n'ai pas un besoin fou d'avoir une activité tous les soirs, de rencontrer de nouvelles personnes assez régulièrement. Moi, ça me va très bien de continuer à garder le contact, d'appeler de temps en temps une copine par-ci, une autre copine par-là. C'est quelque chose qui me convient très bien, de garder un peu mes anciennes amitiés, qu'elles évoluent sous d'autres formes. Et juste, quand on se voit, c'est un peu plus exceptionnel et c'est un peu moins sur de la routine. Mais remplacer déjà, comment on peut... J'aurais tendance à ça à conseiller, de dire connais-toi toi-même. Est-ce que tu as besoin de ce contact ou est-ce que finalement pas tant que ça ? Et dans quel cas, comment tu peux trouver d'autres choses pour t'éclater toi et que tu sois heureuse toi ? Et ça peut être, je ne sais pas, trouver... une activité sportive, manuelle, s'investir dans une association. Voilà, savoir un petit peu ce qu'on a besoin, les amitiés qu'on veut garder aussi, et comment du coup on remplace le rituel, les rituels qu'on pouvait avoir par de nouvelles habitudes. Est-ce qu'on se dit qu'on se revoit, qu'on fait l'effort de revenir une à deux fois par an, à mi-chemin ou l'une chez l'autre pour se voir ? Donc déjà un peu, si on ne veut pas faire complètement table rase, on peut d'abord cet exercice d'introspection pour quand on s'installe dans un nouvel endroit. Moi j'ai quand même la chance d'être dans une commune où il y a à peu près 4000 habitants, donc c'est pas non plus complètement la campagne. Il y a des salles de sport pas loin, il y a un centre de pilates, un centre de yoga, il y a plein d'activités avec la mairie. Donc j'aurais tendance à conseiller de regarder un peu les associations qu'il peut y avoir au niveau de sa commune, et ce qu'on aurait envie de faire, que ce soit du sport, de l'engagement associatif, quelque chose de plus artistique, manuel, même si on ne va pas forcément se faire des potes dès la première rencontre. Déjà, rien que le fait de voir des nouvelles têtes, ça va te permettre déjà de te sentir moins seule. Et puis après, c'est ça, c'est un peu plus limité dans des zones où la densité de population est moindre ou plus faible. Mais moi, en tout cas, c'est ça. J'ai rencontré aussi des gens via des applis de rencontres type des applis de rencontres amoureuses, mais qui ont souvent un mode aussi, ce qu'on appelle le mode ami. Et donc là, c'est de la rencontre amicale. Donc, ça fonctionne au même principe de tu te présentes un petit peu, tu dis quels sont tes loisirs, tes centres d'intérêt. Et puis après, il peut y avoir des discussions. Puis si il y a match, on peut se rencontrer. Il peut y avoir des groupes Facebook, des communautés sur des réseaux sociaux. Ça peut être toute une friche de nouvelles personnes à découvrir.
- Speaker #0
Ok, trop chouette. Et alors, pour conclure cet échange toutes les deux, qu'est-ce qui, selon toi, t'épanouit chaque jour dans cette vie que tu partages avec un sonnier ?
- Speaker #1
Ouh, la vaste question !
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je pense que ce qui m'épanouit chaque jour, déjà dans... Le fait de vouloir partir de Barcelone, je pense qu'il y avait un côté de dire j'aspirais quand même à une vie un peu plus calme. Même en gardant un côté système, j'avais quand même envie d'une vie moins fatiguante. C'est vraiment maintenant que je me rends compte à quel point en fait tous les week-ends je finissais quand même assez régulièrement fatiguée de ma semaine parce que j'avais cumulé telle activité, telle sortie avec une copine, tel événement pro. Et donc le week-end je suis... je finissais assez facilement fatiguée alors que pour autant je ne m'étais pas non plus tant dépensée physiquement que ça. Là maintenant je me rends compte que je faisais quand même subir pas mal de choses à mon corps donc donc là c'est satisfaction de dire que j'ai une vie peut-être plus saine, certainement plus boring, certainement plus ennuyeuse et moins intéressante pour le commun des mortels mais quelque part qui me va peut-être mieux de par mon caractère et puis mon besoin de me ressourcer en étant au calme avec mon caractère et je pense que d'être avec quelqu'un de quand même assez différent de moi, je pense qu'il quelque part il me challenge un peu tous les jours, donc des fois c'est usant, mais ça me fait ouvrir vraiment énormément de perspectives. Voilà on est vraiment un cliché entre l'agriculteur et la CSP+. Donc des fois on a des conversations très très marrantes, mais voilà un peu trop un peu trop poussées par moment. Donc ouais, je pense que, enfin, il y a des fois où ça me fatigue, il y a d'autres fois où je me dis, ok, j'en tirerai une certaine satisfaction parce que j'aurais probablement pas approché le problème comme ça. J'étais probablement un peu éloignée de la réalité de pas mal de gens. Je pense que, ouais, c'est là où je tire, où je suis contente, où j'ai ma petite source de joie au quotidien, de retrouver une vie finalement un peu plus terre à terre.
- Speaker #0
Ok, trop chouette. Mais écoute, merci beaucoup Marion pour ta sincérité et pour ton temps.
- Speaker #1
Avec plaisir, merci à toi. Salut, merci.
- Speaker #0
C'est la fin de notre échange. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à découvrir tous les autres. Vous pouvez également noter le podcast sur votre plateforme d'écoute préférée. Et pour suivre l'aventure au quotidien, retrouvez-moi sur les réseaux sociaux et surtout sur Instagram où je suis très active. n'hésitez pas à vous abonner, liker, partager c'est grâce à vous que ce projet prend forme et qu'il peut continuer à grandir et mesdames si vous avez envie de raconter votre histoire rejoignez-moi dans un prochain épisode à bientôt