- Speaker #0
Bonjour et bienvenue à l'écoute d'Outre-mer, le podcast de la maternité par-delà les océans. Je m'appelle Alexandra, je suis née à Paris, mais j'ai construit ma vie dans les territoires d'Outre-mer. Mes enfants sont nés à Cayenne et Fort-de-France, et j'ai eu envie de vous parler de la manière dont est vécue la maternité dans ces régions de France, si différentes de l'Hexagone à bien des égards. Ici, vous écouterez des femmes, des mères, dont les racines poussent aux quatre coins de la Terre. ensemble nous parlerons de leur vision de la maternité au travers du prisme de leur culture ultramarine des schémas dont elles ont voulu se défaire et des changements provoqués par ce tsunami qu'est l'arrivée d'un enfant inspirante, bienveillante elles partagent aussi leur vie de femme leurs projets et comment elles traversent l'existence en conciliant tous ces rôles j'espère que chaque portrait pourra trouver en vous un écho et vous plonger dans le quotidien tropical de ces mamans merci d'embarquer avec nous je vous souhaite une très belle écoute Aujourd'hui, je vous propose de faire connaissance avec Amandine, qui est également connue sur les réseaux sociaux et dans son métier. Aujourd'hui, je vous propose de faire connaissance avec Amandine, qui est plus connue dans son métier et sur les réseaux sociaux sous le pseudo de Mandy Energy. C'est un petit bout de femme que j'adore parce que... Même si... Quand vous la croisez la première fois, c'est vrai qu'elle n'est pas très grande, elle est toute menue. On dirait vraiment une petite fée, Amandine, c'est ça qui est incroyable. Et en même temps, elle est d'une puissance, d'une grandeur que je trouve incroyable. C'est une fille que j'avais rencontrée dans une soirée de yoga autour de l'énergie, une soirée au tambour, etc. Et j'avais été frappée par... Par son dynamisme, par ce qu'elle transmet, par sa positivité, elle a vraiment une auréole autour d'elle. Elle est chamane, elle est femme médecine, elle dispense des soins énergétiques aujourd'hui chez elle en pleine nature. Et franchement, c'est un énorme coup de cœur et j'avais envie que vous fassiez connaissance avec elle. Donc je vous laisse la découvrir. Bonjour Amandine !
- Speaker #1
Bonjour Alexandra !
- Speaker #0
Alors tu es avec nous aujourd'hui pour parler de ta relation à tes enfants dans une dimension spirituelle je dirais, pas religieuse au sens classique comme on l'entend, mais vraiment une spiritualité qui guide ta vie et qui t'anime au quotidien. Donc toi tu as deux grands ados, enfin deux ados.
- Speaker #1
Deux ados, 13 et 14 ans, on rentre dans l'adolescence.
- Speaker #0
Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Ça se passe bien, c'est challengeant. On sort de l'enfance complètement pour passer à un stade de cette parentalité qui nous challenge, qui nous met parfois en difficulté, mais qui est aussi tellement riche d'amour, de lumière, de rire aussi. En tout cas, c'est challengeant, je crois que c'est le mot.
- Speaker #0
Mais tu le rends positif, ça c'est pas mal.
- Speaker #1
Toujours.
- Speaker #0
Ça donne de l'espoir. Alors, toi, tu as une spiritualité. spiritualité, qu'on peut qualifier de différente, je dirais, par rapport aux religions classiques que les gens connaissent. Ici, c'est vrai qu'en Guyane, on pratique beaucoup le catholicisme, toutes les religions de la chrétienté. Toi, tu es dans une dimension spirituelle un petit peu différente et qui, aujourd'hui, est très médiatisée. On voit plein de gens sur les réseaux sociaux qui se disent dans la spiritualité, avec la mouvance du yoga, etc. On a toujours un petit peu peur du charlatanisme. Comment toi tu te positionnes par rapport à tout ça ?
- Speaker #1
Alors je vais rebondir déjà sur ce que tu dis exactement. On parle de religion, on parle de spiritualité, c'est deux choses qui sont complètement différentes. La religion c'est dogmatique, c'est avec une divinité, c'est avec des textes. C'est quelque chose qui va être quelque part je pense un peu réglé. Pas légiféré, mais en tout cas c'est organisé. Et c'est vrai que la spiritualité c'est notre rapport à nous, notre rapport à notre environnement, notre lien avec l'univers, avec le subtil, notre reliance au cœur, notre reliance à la terre. C'est sans dogme pour le coup, alors on peut avoir des croyances, mais ce n'est pas forcément dogmatique. On peut avoir aussi bien une religion et être aussi dans sa spiritualité. C'est vraiment des choses qui sont différentes. et pour répondre du coup à ta question Aujourd'hui, ma spiritualité tourne vraiment autour de la nature. L'écologie, la place de la terre, notre lien à la terre, c'est vraiment ce qui régit mon quotidien. tout court, mon quotidien professionnel à travers mon activité et évidemment ma vie spirituelle.
- Speaker #0
Comment tu en es venue à ça ? Est-ce que c'est un appel que tu as ressenti ? Est-ce que c'est une éducation que tu as reçue ? Est-ce que c'est à la suite de recherche ? Comment tu en es venue à cet éveil-là ?
- Speaker #1
Merci pour cette question, ça me permet peut-être d'expliquer aussi mon parcours. Je viens d'une famille du côté de ma maman. où ma grand-mère et mon arrière-grand-mère étaient guérisseuses en Algérie. J'ai des origines kabiles par ma maman. Ma maman a toujours eu très peur de ça, donc elle m'a toujours tenue à l'écart. Ma grand-mère arrivait quand même à me transmettre des choses, mais c'était toujours avec la peur de ma maman. En grandissant, j'ai grandi avec ça, mais avec quand même du recul et de l'objectivité par rapport à ce qu'elle pouvait ressentir.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui lui faisait peur à ta maman ?
- Speaker #1
tout le côté... qui peut parfois paraître sombre quand on ne connaît pas. Et c'est beaucoup de croyances limitantes. Quand on est dans le milieu de la spiritualité, on parle parfois d'entité, on parle parfois d'énergie négative. Et plutôt que de s'orienter sur l'énergie d'amour, qui régit aussi la spiritualité, et tout ça peut faire peur. Et tout ce qu'on peut entendre aussi à travers des films, à travers des croyances de notre société. Et c'est vrai que ça, j'ai vécu avec ça. J'avais quand même toujours cette envie d'aider, de soigner, ça a toujours été présent en moi. Donc j'ai fait l'école d'infirmière, très cartésien, très pragmatique. J'ai été infirmière pendant 11 ans, je me suis beaucoup cherchée. Et puis au fur et à mesure de me chercher, de me perdre aussi peut-être dans cette profession, je me suis dit il est peut-être temps aussi de reprendre la lignée de femme médecine.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu veux dire quand tu parles de t'être perdue ?
- Speaker #1
Tu sais, quand tu cherches à faire ton métier avec les valeurs qui t'animent, avec ce qui fait vraiment sens pour toi et que tu cherches, C'est-à-dire que tu vas, par exemple, pour ma part, j'ai changé de service, j'ai changé de secteur, j'ai fait des services d'urgence, des soins intensifs, j'ai créé un cabinet infirmier, j'ai même participé à l'ouverture d'un magasin de matériel médical. Enfin, j'ai vraiment, si tu veux, été dans tout ce que ce métier, beaux métiers pouvaient me permettre et à chaque fois je me disais non ça va pas je suis pas alignée avec les valeurs, je suis pas alignée avec le fonctionnement donc il y avait toujours quelque chose qui coincait et c'est dans ce sens là où je me suis dit surtout quand j'ai ouvert ce magasin matériel médical et je me suis dit là Amandine tu t'es vraiment perdue, j'ai aucun sens du commerce, je ne sais pas vendre donc là c'était, puis ce n'est pas éthique par rapport à ce que je voulais prôner aussi, donc là tout ça fait que effectivement je me suis dit non là je pense que je m'égare et que je m'éloigne de ce que je veux véritablement, c'est-à-dire apporter une aide, apporter des soins et soulager. Et du coup, naturellement, j'ai appelé ma grand-mère et je lui ai dit je suis prête maintenant à reprendre le flambeau et à me réaligner avec ces femmes médecines de la famille. Grosse discussion aussi avec ma maman qui a eu à ce moment-là un petit peu peur, mais qui au fur et à mesure a fini par l'entendre, par l'accepter et même par m'encourager aujourd'hui.
- Speaker #0
Donc ça veut dire que ta maman n'a pas été initiée par ta grand-mère.
- Speaker #1
Du tout.
- Speaker #0
C'était elle volontairement qui n'a pas voulu, ta grand-mère avait essayé, mais ça n'a pas fonctionné.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et du coup, qu'est-ce qui s'est passé pour toi, avec toi ? En quoi ça consiste finalement, de devenir une femme médecine ?
- Speaker #1
Femme médecine, je crois que nous, en tant que femmes, on l'est toutes, quand même. Après, on choisit de développer certains aspects de cette vie-là, ou pas d'ailleurs. Mais on a tous en nous ce côté maternel, ce côté aimant, ce côté entourant. Je pense que tout en tant que femme, on a ça en nous de prendre soin. C'est notre rôle de maman, mais c'est notre rôle aussi pour la terre. Et c'est vrai que ça, quand ma grand-mère, du coup, quand je lui ai annoncé ça, elle était ravie parce qu'il y avait énormément de savoir et de sagesse qu'elle avait envie de transmettre aussi. Et c'est ce qu'elle a fait. Alors avec évidemment des rites, des rituels et des choses sur lesquelles aujourd'hui je suis un peu moins alignée parce que voilà en région Kabyle il y a encore des sacrifices et des choses comme ça, je ne fais pas de sacrifice évidemment, alors d'animaux je précise mais voilà il y a des choses que... Du main non plus d'ailleurs,
- Speaker #0
merci pour cette précision.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que voilà c'est exactement ça, c'est-à-dire qu'il y a des choses qui sont tellement ancestraux et qui paraissaient normales à l'époque et nous aujourd'hui on a un autre regard dessus. Donc c'est le pouvoir. conserver et respecter ces sagesses anciennes tout en y amenant un regard peut-être plus moderne et surtout l'adapter à ce qu'on vit aujourd'hui, ce dont on a besoin aujourd'hui.
- Speaker #0
Parce qu'en plus, toi, on parle de cette initiation, je dirais de cet éveil, c'était il y a combien de temps maintenant ?
- Speaker #1
Ça remonte à une dizaine d'années.
- Speaker #0
Donc c'est... C'est pas si vieux que ça,
- Speaker #1
finalement. Après, j'ai toujours, par exemple, célébré la lune. J'ai toujours tiré les cartes. Ça, c'est des choses que je faisais sans forcément le conscientiser et sans forcément le sacraliser. C'était un peu automatique. Là, aujourd'hui, j'y mets beaucoup plus de sens et beaucoup plus de conscience.
- Speaker #0
Donc, c'est arrivé à un moment où tu étais déjà maman.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Est-ce que ça, ça a compté aussi dans tes choix de te dire, « Voilà, je... » Être infirmière, finalement, ça ne marche plus. Je sens qu'il faut que je retourne peut-être un peu à tes racines, à ton histoire familiale aussi. Le fait d'avoir tes enfants qui étaient petits à ce moment-là, ils n'avaient pas 5 ans, ça a été un déclencheur, un facteur peut-être ?
- Speaker #1
Disons que la maternité fait partie de notre vie de femme et du coup, c'est forcément aussi quelque chose qui va réveiller notre spiritualité. Je me rappelle en étant enceinte de Tom, donc de mon premier, j'ai... racheter un jeu de tarot, parce que j'avais laissé le mien à ma mère et j'en ai racheté un et je me suis dit peut-être que c'est le moment aussi de m'y remettre, de relancer quelque chose. Donc il y a eu ces petites méthodes-là, il y a eu ces petites choses-là. Pareil, quand j'ai vécu mes grossesses, c'était avec beaucoup de conscience et surtout avec un lien à la terre que j'ai senti plus fort. Donc sans forcément mettre de mots dessus, sans forcément faire des cérémonies ou des célébrations, mais il s'est déjà passé des choses à ce moment-là et c'est venu comme des petits déclics pour nous relier à ce que nous sommes véritablement. Et peut-être pour aller un peu plus loin, ce n'est pas un changement quand on rentre dans la spiritualité, c'est plutôt on vient réveiller ce qui est un peu endormi mais qui est déjà là.
- Speaker #0
Donc ça relève plutôt du déclic finalement, ce que tu nous dis là. Et c'était en toi, ça tu le dis, je trouve ça intéressant aussi. Tu parles beaucoup du rapport à la terre. C'est vrai qu'aujourd'hui on est dans des sociétés qui sont très industrialisées, on est tous très speed. Le contact avec la nature en ville en plus. il est beaucoup plus difficile. Comment est-ce que, toi, tu as vécu cette connexion à la Terre ? Comment est-ce que tu la ressens ? Comment est-ce que tu la cherches ?
- Speaker #1
Merci pour cette question. Merci pour cette question parce que c'est quelque chose qui me tient énormément à cœur. Tu sais, quand je suis arrivée en Guyane il y a 17 ans bientôt, je suis tombée amoureuse de la Guyane et je me suis sentie adoptée par la Guyane. C'est vraiment cette végétation, l'énergie qu'on va y trouver, une terre qui, vibratoirement, apporte beaucoup. C'est très intense, parfois on ne peut pas le supporter non plus, mais en tout cas, c'est vraiment quelque chose qui nous élève et qui nous ressource. Le rêve que j'avais et que je réalise au fur et à mesure, c'était de pouvoir élever mes enfants, créer un foyer en pleine forêt, dans un mode de vie écologique minimaliste. c'est ce pourquoi on tend encore aujourd'hui et ce rapport à la terre il est déjà là en fait il est déjà dans quelque chose de très physique c'est à dire d'en prendre soin d'avoir cette conscience là de le transmettre aussi à nos enfants c'est à dire aux générations futures il faut prendre soin de la terre parce que la terre nous dit aussi qu'elle a besoin qu'on prenne soin d'elle et c'est aussi tu sais en développement personnel et en spiritualité on a tendance à vouloir prendre on prend ramène des choses à soi on sait que on bat en nature ça va nous faire du bien donc on prend prend mais Dans la spiritualité telle que je l'entends, c'est ok, on va apprendre, on va se faire du bien avec la terre, mais c'est aussi à nous de lui offrir quelque chose, que ce soit des offrandes, que ce soit de semer des graines, que ce soit simplement de laisser un jardin parfois qui a juste besoin de s'exprimer, pas forcément d'être déboisé.
- Speaker #0
Je voudrais que tu détailles un petit peu plus justement ce mode de vie, cette vision de la vie. que tu as de l'existence, comment elle se manifeste au quotidien ? Tu dis que vous vous habitez en forêt, que vous avez un mode de vie très proche de la nature. Très concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
- Speaker #1
Alors très concrètement, c'est-à-dire que notre confort est assez minimaliste quand même. On a peu d'accès à l'électricité, c'est-à-dire qu'on a un tout petit peu d'électricité. On a un forage pour l'eau, on a une douche dans le jardin. Donc tout tourne autour d'un petit confort. Et dans notre quotidien, c'est comment consommer. pour altérer le moins possible, pour polluer le moins possible. À une époque, là maintenant les enfants sont grands et ont voulu être au collège, mais à une époque on faisait l'école à la maison et tout était aussi tourné autour du rythme du soleil. C'est-à-dire qu'on ne se levait pas avant que le soleil ne se lève. Et c'était ça aussi, cette beauté de pouvoir se dire, on fait partie du cycle de la vie et on observe le cycle de la nature. C'est aussi respecter les saisons, c'est aussi pouvoir se connecter à la forêt quand on veut parce qu'on est juste là. Souvent, des personnes me disent « mais vous n'avez pas peur de vivre en forêt parce qu'il y a des serpents, il y a des araignées, il y a des scorpions ? » Et en fait, non, on n'a pas peur parce qu'on est chez eux. On est chez eux, donc on va être attentif pour évidemment ne pas risquer qu'il y ait une blessure ou quoi que ce soit. Mais en considérant qu'on est chez eux, on est dans ce respect-là. Et si un animal rentre dans la maison, on ne va pas le tuer, on va... l'enlever pour le déplacer un petit peu plus loin et qu'il retourne là où il est le mieux, c'est-à-dire un peu loin de l'humain.
- Speaker #0
Et ça, c'est un mode de vie que tu as forcément mis en place avec ta famille, avec ton mari, avec tes enfants. Quand tu as rencontré ton conjoint, est-ce que lui était dans la même dynamique que toi ou est-ce qu'il vous a fallu des ajustements, vous mettre d'accord, trouver votre rythme pour développer ce mode de vie-là ?
- Speaker #1
Alors, euh... Il n'était pas tout à fait dans la même optique que moi. Ce minimalisme est encore compliqué à atteindre parce que moi j'ai tendance à vouloir épurer et avoir le moins possible. Là où mon compagnon aime bien magasiner des choses, donc c'est toujours un jeu de concessions et de réflexions. Et de juste milieu. Et de juste milieu pour trouver tout ça dans cet équilibre. Mais on est heureux à partir du moment où, et c'est vraiment ce qu'on s'était dit et c'est ce qu'on valorise, À partir du moment où il y a de l'amour dans un foyer, on n'a besoin de rien d'autre.
- Speaker #0
Ça, c'est fort. Et du coup, dans l'éducation des enfants, comment ça se manifeste ? Parce que tu dis que vous avez pu avoir, pas des frictions, mais en tout cas des ajustements à trouver. Dans l'éducation des enfants, est-ce que vous avez eu ces mêmes ajustements-là ? Ou au contraire, ça a été beaucoup plus fluide et plus simple ?
- Speaker #1
On est... plutôt raccord quand même sur les enfants, c'est-à-dire qu'on a quand même des valeurs communes. Après, j'ai quand même peut-être une tendance à être un petit peu plus cool que le papa, parce que souvent, quand on est dans ce milieu de la spiritualité, on a un autre regard sur les modes de fonctionnement, sur ce qu'on peut nous dire, sur les actions, sur les paroles qui peuvent être émises. Et on va chercher le pourquoi il y a cette parole-là, plutôt que de se dire non, la parole ne doit pas... d'être dite et l'acte ne doit pas être fait. Et notamment quand on a des ados qui parfois peuvent être en colère ou renfermés sur eux-mêmes, on va chercher à savoir plus là où j'ai un compagnon qui est un peu moins branché spiritualité et qui du coup va se dire en fait il est en colère, il n'a pas le droit d'être en colère. Eh bien si, au contraire, il a le droit d'être en colère. Donc c'est encore une fois des ajustements comme ça, mais on trouve l'équilibre, on communique beaucoup et je crois quand même que le fait d'être en pleine nature, d'avoir vraiment ce contact et cette simplicité, d'avoir très peu d'accès aux écrans aussi, permet évidemment d'être dans une dynamique où le dialogue peut être ouvert et où le respect peut prendre toute sa place.
- Speaker #0
Et pour tes enfants, alors tu disais qu'ils sont en pleine période d'adolescence, on sait que ça peut être difficile. Maintenant, ils sont au collège avec d'autres enfants. Alors c'est vrai qu'en Guyane, je trouve que les enfants sont quand même un peu plus sympas entre eux que ce que moi j'ai pu connaître dans l'Hexagone, où il y avait quand même beaucoup, beaucoup de jugements, etc. Je ne suis pas certaine qu'il soit très nombreux dans leur établissement à avoir ce type de mode de vie. Est-ce que tes enfants, du coup, peuvent avoir eu des réflexions ? Un tel a réagi comme ça quand j'ai dit là où j'habitais, ou moi j'aimerais bien être dans un appartement. Est-ce que tu as été face à des réactions un peu contradictoires, comme on peut rencontrer à l'adolescence, sur votre mode de vie par rapport... Aux camarades ou à ce qu'ils ont pu découvrir chez les autres ?
- Speaker #1
Alors, pas du tout. Ça a été au contraire. En fait, ils sont plutôt fiers de dire, nous, on n'a pas d'électricité courante. Nous, on vit comme ça. Il y a cette fierté qui est amenée tout de suite. Et du coup, je pense en face, un site aussi de respect. C'est-à-dire qu'en face, ils ont des copains qui leur disent, mais ce n'est pas possible. Mais comment tu fais ? Et en plus, tu n'as pas l'acclime et machin. Il y a vraiment des choses très pratico-pratiques où les enfants, eux, vont être... être plutôt fiers de se dire, en fait, nous, on vit comme ça et c'est original et on assume ça. Après, ils ont toujours grandi en forêt, ils ont toujours aussi connu, alors avec un peu plus de confort avant, ils ont un peu moins de confort maintenant, mais ils ont... Ce mode de vie est toujours tourné vers le minimalisme et l'écologie. Donc je crois qu'aujourd'hui, ils en sont fiers.
- Speaker #0
Comme quoi, quand on est sûr de soi et fier de ce qu'on a, finalement, ça passe crème. Clairement. C'est l'indécision qui laisse la faille, finalement, l'ouverture à l'autre pour s'engouffrer dedans. Et alors, ça, c'est leur cadre de vie, leur éducation. Et toute cette dimension spirituelle de connexion à la Terre, Et ton métier à toi au final, comment tes enfants vivent avec ? Est-ce qu'eux-mêmes ont développé une spiritualité qui leur appartient ? Est-ce qu'ils te suivent ? Est-ce qu'ils sont peut-être un peu plus sceptiques comme leur papa ? Comment ils ont trouvé leur place dans tout ça ?
- Speaker #1
Alors, il y a eu différentes phases et c'est ça qui est assez marrant quand on a des enfants, c'est qu'ils émettent certaines façons de penser à l'âge d'enfant. Et puis à l'âge d'adolescent, il y a des choses qui bougent et qui peuvent changer, donc on s'adapte à tout ça. Je les ai toujours quand même depuis petit invité vraiment à respecter la terre, ça c'est vraiment une base. La spiritualité qui est arrivée après, quand on a fait l'école à la maison, je leur ai appris les différents chakras, le principe de relier ses émotions à son corps, ils étaient vraiment là-dessus, ils ont eu beaucoup d'informations et beaucoup de mise en pratique aussi de ce qu'on peut amener en termes d'émotions dans notre corps. Donc ils ont ce regard-là quand même. La spiritualité, par exemple, ma fille, elle a un petit hôtel dans sa chambre. Elle a son petit oracle aussi. Et quand elle a un questionnement, elle va l'interroger ou elle va me demander aussi ce que j'en pense. Donc avec elle, en tout cas, il y a cette notion que des outils divinatoires ou notre réflexion quand on a un doute peut nous amener à faire confiance à ce qu'on peut appeler le hasard. Alors qu'il n'y a pas de hasard, mais voilà. Tom par exemple, lui va plutôt me dire Maman j'ai perdu un objet, j'ai demandé au pendule Mais j'arrive pas à le trouver, fais toi avec le pendule, t'y arrives mieux C'est des petites choses comme ça où ils ne vont pas dire clairement Ce en quoi ils croient ou ne croient pas Mais par leurs actes, ils vont vraiment manifester que Il y a des choses qu'on ne comprend pas Il y a des choses qu'on ne voit pas, qu'on n'explique pas Mais qui pourtant sont là
- Speaker #0
Donc ça fait partie d'eux maintenant ?
- Speaker #1
Tout à fait De la même manière, quand on va rentrer dans un nouveau lieu, une nouvelle créique, un nouveau sentier, quelque chose comme ça, et même quand ce n'est pas forcément nouveau, mais encore plus quand c'est nouveau, c'est de demander à l'Esprit du Dieu si on peut rentrer dans cet espace et en ressortant, c'est merci de nous avoir accueillis. Et c'est vraiment ça aussi, respecter la terre, c'est merci de nous accueillir à ce moment-là.
- Speaker #0
Oui, il y a quelque chose dans tout ce que tu dis de respect. Vraiment, il y a une grande notion de respect, d'écoute, de compréhension, de tolérance. On est vraiment dans cette dynamique-là.
- Speaker #1
Oui, complètement. C'est traiter la terre et traiter l'humain aussi comme on a envie soi-même d'être traité. Et ça, ça passe avec la faune, la flore et l'humain.
- Speaker #0
Donc, c'est presque de l'écologie, quoi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En vrai.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
De l'écologie élevée au rang presque de religion. Et toi aujourd'hui, tu as transformé finalement ton métier. Tu as décidé de faire de cette spiritualité ton métier. Qu'est-ce qu'il s'est... Oh regarde, il y a un colibri juste derrière toi. Oh là là, incroyable. Il y a un magnifique colibri vert. qui est en train de venir butiner ma clôture
- Speaker #1
Il se régale dans les fleurs.
- Speaker #0
Ah ouais, incroyable qu'il soit venu exactement à ce moment-là. Donc oui, je te disais, toi tu as décidé de faire de cette spiritualité ton métier. Quel a été le déclic ? Est-ce que c'est quand tu as dit « Ok, je sors du milieu médical parce que c'est plus possible, j'ai besoin de faire ça » ou est-ce que tu as eu un temps de latence et c'est pendant ce temps de latence que... Ben voilà, il y a des choses qui se sont développées.
- Speaker #1
C'est exactement ça, c'est un temps de latence qui s'est passé. Quand j'ai arrêté mon dernier emploi, ça a été vraiment un temps où je me suis dit il faut que je prenne vraiment plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois pour me recentrer, savoir qu'est-ce que j'ai envie de faire, qu'est-ce qui me fait vibrer, qu'est-ce qui fait sens aussi, comment raccorder cette envie de soigner, de soulager avec ce que je suis, avec ce que je sais faire. Ça a été un temps aussi où je me suis beaucoup formée à plein de techniques et puis après je me suis dit, en fait, assez naturellement, les choses finalement viennent spontanément on peut dire Beaucoup de l'entourage aussi qui m'a dit, « Amandine, tu sais faire ça, tu pourrais faire ça, etc. » Je me suis dit, « Allez, pourquoi pas ? » Lançons-nous. Et effectivement, je me suis lancée. Et sans regret, parce qu'aujourd'hui, j'accompagne tellement d'êtres dans cette recherche de lumière, dans cette recherche de sérénité, cette recherche d'apaisement. Et c'est merveilleux.
- Speaker #0
Et alors, qu'est-ce que tu fais ? concrètement, pour les gens qui nous écoutent et qui se disent, mais de quoi elle parle ? Ça consiste en quoi, finalement, de vivre de sa spiritualité ?
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
déjà peut-être, explique-nous, quelles sont les techniques auxquelles tu t'es formée ? Ça veut dire qu'il y a des techniques. C'est vrai que je me dis, pour les personnes qui vont entendre parler de ça pour la première fois, oui, ok, on comprend les techniques médicales, les techniques des psychologues, etc., mais Merci. De quoi on parle là ?
- Speaker #1
Alors, je me suis formée, enfin j'ai été formée à des techniques énergétiques, notamment le magnétisme, le reiki, le lao chi, qui sont des techniques énergétiques qui sont différentes, qui utilisent des canaux différents, et qui permettent de soigner des personnes dans un sens non seulement énergétique, mais aussi émotionnel et aussi physique. Ma grand-mère m'a transmis beaucoup de magnétisme, et m'a transmis aussi par exemple de couper le feu. C'est quoi couper le feu ? Par exemple des personnes qui ont des brûlures, où on va venir couper le feu qu'il y a à l'intérieur du corps qui prend dans le corps, ou même de l'eczéma, du psoriasis, des choses comme ça, pour permettre la cicatrisation rapide. De la même manière, ça fait aussi des années que je suis initiée au chamanisme. Et donc c'est le tambour, le chant, la danse, ça fait partie aussi des pratiques que je connais, que j'utilise de plus en plus et qui me permet de pouvoir accompagner des personnes qui sont dans une recherche de libération émotionnelle, de gestion de leurs émotions, de libérer de vieilles blessures ou simplement d'avancer dans leur spiritualité, d'être plus alignées avec ce qu'elles sont, de parfois aussi de partir à la rencontre de ses guides, de partir à la rencontre de ses ancêtres. Tout ça dans cet objectif finalement de bien-être.
- Speaker #0
Est-ce que tu as pu échanger, peut-être être formé par des chamanes ? Vas-y, tu peux éternuer, tu as le droit, ça fait partie de la vie. Est-ce que tu as rencontré, été formé par des chamanes amérindiens, qui sont quand même de moins en moins nombreux, malheureusement, ils disparaissent les uns après les autres, mais il y en a encore quelques-uns. Est-ce que tu as eu cette chance-là ?
- Speaker #1
Alors, je suis formée par deux chamanes, une chamane qui vit en Argentine et que j'ai eu l'occasion de voir une fois, mais avec qui je suis en contact très régulièrement grâce à la technologie de 2025. Et un chamane qui lui fait... Alors, ce n'est pas du chamanisme amérindien. C'est pour le coup, cette dame qui vit en Argentine pratique le chamanisme amérindien, mais me forme plutôt sur un chamanisme qu'on appelle chamanisme universel, c'est-à-dire des pratiques qui ne sont pas... qui sont sans appropriation culturelle. La pratique du tambour, le chant, la danse, ce sont des choses qu'on retrouve dans toutes les cultures et qui ne sont pas propres à une seule culture. C'est la façon dont on va célébrer, c'est les êtres, les esprits qu'on va appeler qui vont différer d'une culture à une autre. Donc cette dame-là, et puis il y a aussi un jeune chaman qui a 70 ans. mais qui est considéré comme jeune dans ce qu'il fait, et qui vit aux Etats-Unis, et qui lui enseigne ce qu'on appelle aujourd'hui le néo-chamanisme, la base même du chamanisme universel. C'est vraiment toujours dans cette notion de comment adapter aujourd'hui les principes chamaniques, c'est-à-dire notre lien à la terre, et les outils qu'on peut avoir, tel que tout ce qui va être le son, le corps. et les vibrations, et qu'on va adapter à notre monde moderne.
- Speaker #0
Et tout ça là, ce dont tu parles, alors ça a nécessairement un impact sur ta vie de manière générale. Tu as commencé à le dire tout à l'heure mais... Dans quelle mesure ça a un impact sur la mère que tu es, sur ce que tu transmets, sur peut-être toi, parce qu'on le sait, en tant que maman, on est traversé par plein de questionnements, plein d'émotions, on fait plein d'erreurs, et voilà, parfois c'est difficile. Enfin, je pense que celles qui nous écoutent savent très bien de quoi il s'agit. Est-ce que cette spiritualité-là, elle a apporté des changements ? Ça a permis d'avancer, de voir les choses autrement.
- Speaker #1
C'est comme tu le dis, être maman, c'est un des plus beaux métiers du monde. C'est magnifique. Et c'est aussi ce qui nous confronte à ce qu'on ne supporte pas chez nous, à nos propres blessures d'enfant. Et ce n'est pas toujours simple. La spiritualité m'a vraiment permis de libérer tout ce que j'avais pu avoir comme blessure d'enfance. m'a permis d'être beaucoup plus en apaisement et en adéquation avec la maman que j'ai envie d'être aussi. Alors ça ne veut pas dire que c'est toujours le cas, parce qu'il y a des moments aussi où je vais être en colère, des moments aussi où je vais crier, des moments où en fait je vais faire un truc qui ne sera pas du tout en adéquation avec ma spiritualité, mais en fait c'est parce que si on est humain et on expérimente. Mais je sens par contre que je vis les choses, je ressens les choses, je vibre aussi les choses. et ce qui peut se passer dans ma famille. avec beaucoup plus de sérénité et avec la conscience que ce qu'on vit, ce n'est pas pour rien. On a encore des choses à apprendre, on a encore des choses à transcender. Et que ça, on le fait ensemble. Et tant qu'on a cet amour qui nous lie, on peut accomplir énormément de choses. Et c'est vraiment ça, moi, qui m'aide en tant que maman. C'est des fois quand je me dis, ma fille vient de me répondre méchamment et je n'ai qu'une seule envie, c'est de lui faire prendre conscience que non, on ne me parle pas comme ça parce qu'on m'a enseigné le respect, etc. Mais c'est plutôt de me dire, ok, respire. prend juste un temps, respire, prends du recul et finalement vois au-delà de ce qu'elle vient de dire et de la façon dont elle vient de le dire, vois au-delà et essaie de capter qu'est-ce que ça fait dans ton corps, dans tes émotions qu'est-ce que ça vient réveiller et pourquoi initialement j'ai envie de répondre aussi sur le même palier et comment je peux faire pour ne pas réagir de la même manière pour ne pas surenchérir et t'y arrives quand même la plupart du temps ? Ah non, il y a des fois pas du tout c'est ça Il y a des fois pas du tout, mais on va dire que 75% du temps j'y arrive et il y a toujours ce petit quart comme ça restant où je me dis il y a encore des choses à apprendre.
- Speaker #0
Il y a encore un petit peu de boulot, il y en a encore mais il y en a toujours un peu je pense. Et du coup tes enfants aussi, est-ce qu'ils ont déjà un peu ces réflexes-là de se dire bon bah ok, j'ai eu cette réaction un peu vive mais je vais revenir un peu plus calmement, je vais prendre du recul. Tu sens déjà ça chez eux ?
- Speaker #1
On est en plein dedans là. On est en plein dedans. Enfant, il le faisait vraiment. C'est-à-dire qu'il y avait vraiment ce truc de maman, je sens que j'ai la colère qui est en train de monter. Donc là, tout de suite, on avait nos petites astuces. Alors, il y a le dragon qui est à l'intérieur. Il faut rendre le dragon tout vert pour qu'il respire bien, etc. Bon, là, le dragon, on l'a complètement oublié. Avec l'adolescence, il est parti aux oubliettes. Donc là, ça va être de nouvelles techniques encore. Et puis, la phase d'adolescence, c'est aussi le moment de... J'accueille que l'adolescent, il a aussi besoin d'être tout seul pour gérer ça dans son coin. et que je ne peux pas avoir tout de suite réponse à tout et qu'il y a aussi un temps qui va être différent du temps que l'enfant avait besoin et on en reparlera au bon moment. Mais en tout cas, eux, c'est encore en apprentissage, très clairement.
- Speaker #0
Oui, très clairement. C'est moins facile, je pense, pour les gens que tu reçois en soins, avec qui ils viennent là. Complètement. Et alors, comment ça a été perçu, justement, ce que tu proposes, toi, par les gens ici, en Guyane ? Est-ce que tu as... senti qu'il y avait un besoin, qu'il y avait une écoute, ou au contraire, il y a eu un peu des réticences, et les gens se disent, c'est bon, c'est une sorcière, laisse tomber.
- Speaker #1
Alors, de manière générale, ça s'est super bien passé, et j'ai eu aussi beaucoup de chance, parce que j'ai aussi rencontré des personnes, des profs de yoga, des coachs en danse intuitive, des initiatrices en cercle de femmes, qui ont été dans une même mouvance à un moment donné, ensemble, je sais qu'on a pu se soutenir, on a pu vraiment œuvrer, parce qu'il y avait très peu de demandes à ce moment-là. Je te parle de ça il y a quand même quelques années, ça fait combien de temps maintenant que vraiment je fais ça ? Ça fait 7-8 ans, quelque chose comme ça. Donc il y a vraiment ce truc de, il y avait un moment donné où il n'y avait pas grand-chose, maintenant on en parle de plus en plus, et c'est de plus en plus développé, et on en parle aussi plus librement. Mais c'est vrai que les débuts ont été assez timides. Il y a des personnes qui me l'ont dit après coup, elles m'ont dit mais au début j'avais un peu peur, puis au fur et à mesure finalement on banalise un peu, donc ça s'est fait tranquillement et aujourd'hui c'est...
- Speaker #0
et avec une totale confiance que j'assume qui je suis et ce que je fais, et c'est beaucoup de joie. Ça c'est quand même, je trouve ça formidable d'arriver à ce stade-là d'équilibre en fait, c'est ça que j'admire beaucoup chez toi, c'est cette espèce d'équilibre qui fait un peu rêver, c'est-à-dire que oui, ok, il y a des petites sorties de route, mais de manière générale il y a quelque chose de très aligné. Et je voudrais que tu partages peut-être, je ne sais pas si on peut vraiment parler d'astuces, mais en tout cas des signaux à identifier, des petites méthodes, des petites choses à mettre en place quand on est maman, qu'on peut être un peu surchargé. Et je crois qu'on aspire toutes à cet équilibre de vie familiale où on se sent tous bien la majeure partie du temps. et comment, même sans forcément... avoir une spiritualité équivalente à la tienne, mais quels pourraient être des principes un peu généraux pour aller vers cet équilibre-là, essayer de trouver cet équilibre ?
- Speaker #1
Alors je vais te donner une astuce qui est plus qu'une astuce, c'est mon mode de fonctionnement. Et ça c'est valable pour nos enfants, mais c'est valable pour tout ce qu'on peut vivre. Quand on a par exemple un enfant qui fait un caprice, où il se passe quelque chose, On va avoir tendance à réagir avec nos croyances que l'enfant doit être bien élevé. Peut-être que l'enfant va réveiller notre égo et qu'on va vouloir qu'il nous respecte parce qu'on est l'adulte et qu'il nous doit le respect. Et du coup, on va réagir avec l'égo. Ça, évidemment, ça fonctionne avec au travail, avec la famille, avec des inconnus. Ça fonctionne avec tout le monde. Plus on réagit avec l'égo, plus on s'éloigne de la vibration du cœur. Ce que j'appelle la vibration du cœur, c'est au fond de soi, qu'est-ce qui fait sens ? On aime nos enfants profondément, on les a portés, on les porte encore, on les soutient et on veut le meilleur pour eux. Parfois on arrive à s'auto-persuader que le meilleur pour eux c'est d'être particulièrement bien encadré, d'être particulièrement en coconné dans un espace de sécurité, etc. Ça c'est notre égo. Notre espace du cœur c'est j'aime mon enfant et je sais que je peux lui faire confiance dans une certaine mesure bien évidemment. Et quand on est un enfant... dans cet exemple-là, par exemple, qui fait un caprice, c'est essayer de réagir avec la vibration du cœur. Est-ce que ce caprice-là, il est important ? Est-ce que je vais vraiment m'énerver ? Est-ce que c'est grave, en fait ? Est-ce que c'est grave ? Est-ce que dans cinq ans, je vais m'en rappeler de ce caprice-là ? Et quand on se relie à la vibration du cœur, on sait que, bon, non, c'est pas grave, je vais lui expliquer qu'il n'a pas affaire de caprice, selon comment, pourquoi, etc. Mais je ne vais pas monter dans les tours, et je ne vais pas... réagir et surenchérir parce qu'en fait en vrai c'est pas si grave que ça et cette vibration du coeur c'est ça qui nous relie de la même manière dans le couple aussi des fois on va s'énerver parce que monsieur il a pas fait la vaisselle parce que monsieur il a pas rangé il a pas sorti la poubelle etc mais en vrai c'est pas grave dans la vibration du coeur on sait que l'amour est là et que l'autre nous aime aussi, on a pas besoin de tout l'extérieur qui vient polluer Merci.
- Speaker #0
Et ça, parce que dans l'absolu, je pense qu'on le comprend.
- Speaker #1
En pratique.
- Speaker #0
En pratique, c'est ça. Je pense qu'il y a peut-être des petits gestes quotidiens, des petites actions quotidiennes peut-être à mettre en place déjà pour se retrouver soi, j'imagine.
- Speaker #1
L'amour de soi, c'est quelque chose de très important. Je dis ça souvent, on est la seule personne avec qui on passe toute sa vie. Donc l'amour de soi, c'est indispensable. Parce que ça va de la colocation peut-être. très très longue, si on ne s'aime pas suffisamment, si on ne se respecte pas suffisamment. S'aimer suffisamment, c'est-à-dire être en sérénité avec soi, ça fait qu'on va réagir différemment aux obstacles de notre vie et aux situations émotionnelles que peuvent nous procurer nos propres enfants pour le coup. Et se relier à la vibration du cœur, c'est vraiment d'être dans le cœur, c'est de ressentir, peut-être même de poser la main sur le cœur et de se dire, ok, là maintenant je prends quelques respirations et je me dis, qu'est-ce que je ressens vraiment ? Qu'est-ce qui vraiment à ce moment-là m'agace ? Est-ce que mon enfant est en train de se rouler par terre dans un magasin et est-ce que c'est parce que j'ai peur du regard de l'autre ? Est-ce qu'il m'énerve en faisant ça parce que j'ai l'impression que je l'ai mal élevé ? Qu'est-ce que ça vient rappeler en fait ? Alors que si je me dis mais en fait finalement il est fatigué dans la vibration du cœur. Depuis 8h du matin on est parti, il a mal dormi, etc. Donc on vient finalement trouver une autre façon de voir les choses et ça nous permet... de faire baisser notre degré de fatigue, d'énervement, de mécontentement.
- Speaker #0
C'est une petite pratique quotidienne de toujours se dire, OK, où est le curseur ?
- Speaker #1
Quelque part, cet exercice qu'on connaît tous maintenant aujourd'hui, c'est la gratitude. C'est d'être en capacité de se réjouir de ce qu'on a, plutôt que de se focaliser sur ce qui ne fonctionne pas ou sur ce qui manque. Et la gratitude, c'est merveilleux. Moi, je conseille ça à tout le monde, pratiquer la gratitude. Ça peut être des choses très simples, mais tous les soirs avant de se coucher, de dire merci à la Terre, à l'univers, ce en quoi on croit en tout cas, de trois petites choses qui se sont passées aujourd'hui. Alors ça peut être, j'ai vu un colibri, voilà, ça va être la plupart de mes gratitudes aujourd'hui. J'avoue, celle-là, elle était top de gratitude. Ah, c'était magnifique, c'était magnifique. Et plus on va focaliser notre attention, notre cerveau sur des belles choses, plus notre cerveau va suivre ce mouvement. Et on va arrêter d'être toujours dans des process égotiques de qu'est-ce qui manque.
- Speaker #0
Et c'est là qu'on atteint l'abondance.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Parce que l'abondance, elle est là, mais on ne la voit pas.
- Speaker #0
Bravo Amandine pour ce mot de la fin que je n'aurais pas pu espérer meilleur c'était absolument parfait merci pour cet échange alors avant qu'on se quitte je voudrais que tu nous dises comment on peut te trouver si on veut entrer en contact avec toi si les personnes qui nous écoutent veulent tester
- Speaker #1
un soin peut-être on sait jamais avec plaisir vous me trouverez sur les réseaux sur Instagram ou sur Facebook à Mandy Energy Mandy avec un Y qui... énergie avec un Y. J'ai un site internet aussi. Et voilà. Et puis, je suis assez facilement joignable et je réponds assez facilement pour toute demande ou en tout cas, ne serait-ce que pour le plaisir d'échanger.
- Speaker #0
Oui, et ça, c'est vrai que tu réponds toujours avec beaucoup de joie. Merci beaucoup, Amandine.
- Speaker #1
Merci à toi, Alexandra.
- Speaker #0
Outremer s'achève là-dessus. J'espère que ce partage vous aura enrichi. On se donne rendez-vous dans un mois pour le prochain épisode. D'ici là, je vous invite. à vous abonner au podcast, à le noter et à me laisser un commentaire pour me dire ce que vous en pensez. Ça lui donnera une belle visibilité. Je vous embrasse, je vous dis à très vite entre le monde des mers et les mers du monde.