- Speaker #0
Outsiding, le podcast qui parle de leadership en conscience, par Margot Bloch.
- Speaker #1
Bienvenue sur Outsiding, le podcast des leaders qui ramènent de la conscience dans leur leadership. Il y a des personnes qui ne parlent pas de rêve pour se rassurer, elles en parlent parce qu'elles les réalisent. Lérifat fait partie de ces femmes-là. Quand elle a une vision, elle ne cherche pas la permission, elle pose une intention, elle aligne son mindset et elle avance. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'interviewer une experte comptable et coach mindset, une femme qui a compris que le succès durable ne repose pas que sur le travail acharné, mais sur une posture intérieure claire, alignée et assumée. RIFAT a récemment organisé un événement d'envergure réunissant des personnalités comme Tony Parker, Caroline Mignot et Hélène Macaled, pas pour faire briller des noms, mais pour transmettre une chose essentielle, le mindset et le socle invisible de toute réussite. Dans cet épisode, je veux comprendre avec Rifat quels sont les outils intérieurs indispensables pour réaliser ses rêves, comment réussir sans se trahir, comment oser rayonner sans écraser, et surtout, comment embarquer les autres avec soin, dans une réussite inclusive et consciente. Parce que le monde du business nous a longtemps fait croire qu'il n'y a de la place que pour une seule personne au sommet, Rifat, pour moi, incarne l'inverse. Une posture de reine, consciente, celle qui garde sa couronne, tout en aidant les autres à remettre la leur. Alors Rifat, aujourd'hui, je vais te demander de nous révéler comment être un leader qui impacte, sans perdre de vue son rêve, tout en créant des projets puissants, humains et profondément inspirants. Bienvenue Rifat.
- Speaker #0
Merci Margot pour cette présentation, c'était très beau.
- Speaker #1
Parle-nous un peu de ton parcours Rifat, parce que devenir experte comptable en tant que femme, ce n'est pas forcément un chemin évident. Et j'ai l'impression que lorsqu'on observe ta vie, ton parcours, il y a plein de choses comme ça. qui ne sont pas si évidentes pour la majorité des humains. Mais toi, tu y vas, t'avances. D'où te vient cette détermination à réaliser tes rêves ?
- Speaker #0
Je suis née au Pakistan. Je suis arrivée en France, j'avais 4 mois. Et j'ai fait mes études dans la compta. Et j'étais vraiment à part. Tu vois, à l'école, j'étais vraiment la fille qui était à part. Les gens... Alors, en fait, pour la petite histoire, jusqu'au lycée, je m'habillais en pakistanais. Donc, tu vois, je venais vraiment en cours avec les robes, les pattes d'EF, vraiment colorées. Rien à voir avec comment tu me vois là. Donc déjà, j'ai été vraiment mise à l'écart. Vraiment au lycée, quand j'ai commencé à faire les parcours pour être expert comptable, tu vois, tu dois aller faire des stages en entreprise, etc. Donc tu te mets en avant, il faut que tu t'habilles à la française, comme je dis très bien. Et c'est parti comme ça. Et en fait, c'est beaucoup le regard des gens. Tu vois, les gens me regardaient beaucoup entre guillemets de travers, surtout dans ce métier d'expert comptable, parce que c'est quand même un métier d'homme. Et les femmes ont très peu l'or. place et ça c'est important pour moi de tu vois remettre les femmes aussi au coeur de ce métier il ya de plus en plus de femmes qui sont diplômés aujourd'hui et c'est important de montrer que même nous on est là on a aussi notre place on a notre mot à dire ce que je les ai vus dans mes expériences précédentes les experts comptables femmes peuvent pas trop dire ce qu'elles veulent s'imposer dire leur vision leur stratégie très compliqué et c'est pour ça que moi j'ai lancé mon cabinet il ya 12 ans parce que je voulais vraiment montrer que voilà une femme peut y arriver aussi. et une experte comptable. En plus, j'allie la partie coaching, qui est vraiment complémentaire, et on arrive à faire de belles choses.
- Speaker #1
Alors, quand tu le dis comme ça, ça a l'air très simple, comme si c'était une évidence d'être née au Pakistan, d'avoir une culture très différente de la culture française que tu vis au quotidien à la maison, parce que tes parents sont pakistanais, et devenir experte comptable dans un milieu d'hommes, alors que tu viens d'une culture qui a un rapport à la femme pas toujours très ouvert, si on peut le dire comme ça. Et toi, tu arrives et tu viens créer tout ça comme si c'était une évidence.
- Speaker #0
Alors, contrairement à ce qu'on voit, ça a été très compliqué. Comme tu l'as dit, moi, je viens d'une culture où la femme, elle ne travaille pas vraiment. Donc, ça existe évidemment, il y a des femmes qui bossent. Mais la femme, une fois qu'elle est mariée, ça va s'occuper de son mari, de ses enfants, le truc un peu curseuse classique. Et moi, je ne suis pas du tout dans... Dans ce truc-là, bien au contraire, ça a été très compliqué parce que tu vois que soit au Pakistan ou en France, les femmes pakistanaises, elles ont du mal déjà de s'exprimer parce que dès qu'on dit quelque chose à notre place, j'ai vraiment galéré. Je ne le dis pas, on ne le montre pas, même déjà avec ma famille, ma propre famille. Il a fallu que je montre que nous, si on peut y arriver, les femmes peuvent s'imposer dans ce métier, dans ce monde, dans l'entrepreneuriat. Dans mon entourage, il n'y a aucune femme qui est entrepreneur aujourd'hui. Tu vois, on est tous salariés, mes cousines, etc. On est tous salariés. J'ai des cousines qui ont des hauts postes. Mais personne n'a été entrepreneur. Alors moi, quand le jour, j'ai annoncé à mon père que je voulais voir mon cabinet, tu vois, c'était wow quoi. Et vraiment, c'est très compliqué pour les femmes. Et tu vois, c'est ça aussi. Maintenant, j'ai envie de faire bouger les choses. Et c'est plutôt cool parce que le fait que tu vois ce que je fais aujourd'hui, pour moi j'ai l'impression que je ne fais pas grand-chose, tu vois. Je fais des petites choses, évidemment. Je ne dis pas que ce que je fais, ce n'est pas dingue. Et je m'en rends compte depuis quelques mois. Mais tu vois, c'est en train d'impacter jusqu'au Pakistan. Et c'est ça qui est dingue. Je parlais avec ma cousine. Et ma cousine, elle a 16 ans. Et tu sais, quand t'es gamin, les parents te disent « Toi, tu seras médecin, toi, tu seras avocat. » En tout cas, chez nous, c'est comme ça. Mon père, il me dit « Quand tu seras grande, tu seras médecin. » Mais moi, je n'ai pas envie d'être médecin. Et ma cousine, son père lui a dit, tu vas en Angleterre, tu vas devenir médecin. Et elle me dit, tu vois, il voit que je fais mon business, mais je ne savais pas que ça impactait autant là-bas. Parce que tu vois, les femmes, elles me regardent un peu bizarrement quand je vais, etc. Et là, c'est ma cousine, elle m'a donné le déclic. Mon père veut que je sois médecin, mais moi, je ne veux pas être médecin. Comment je fais pour lui dire ? Tu vois, comment toi, tu as fait ? Aujourd'hui, tu es expert comptable, tu as ton cabinet. je fais comment pour le dire ? Mais si je lui dis, tu vois, il va m'en vouloir. Et je ne m'attendais vraiment pas à cette question. Et en fait, il y a eu elle, après il y a eu ses copines. Et là, je me suis dit, c'est un truc de fou, quoi. Et c'est cool parce que, tu vois, moi, le fait que je me suis lancée, ça a bougé la dynamique de la famille. C'est clairement, ma famille a complètement changé de mindset. Parce que forcément, moi, je change de mindset. Tu impactes aussi les gens autour de toi. Et puis même eux, tu vois, ils changent aussi de mindset. Et du coup, ça fait bouger la famille, ça va au-delà. J'ai toute ma famille au Pakistan, donc ça bouge là-bas. Mais ça impacte aussi les autres petites filles là-bas et ça, c'est juste génial.
- Speaker #1
J'ai vu pas mal d'émotions passer dans tes yeux quand tu partageais tout ça. Quand tu te remémores Larifat, qui a 16 ans, qu'est-ce que tu as envie de lui dire ?
- Speaker #0
Ce que je me rappelle à 16 ans, on était complètement paumés. À 16 ans, c'est là où on te dit, il faut choisir ton cursus. Moi, évidemment, quand j'étais jeune, je ne savais pas que je voulais être experte. comptable. Déjà, c'était quoi un expert comptable ? Là, au lycée, il faut se choisir entre BAC S, L, ES, STG. Alors déjà, L, tu m'oublies, littéraire, c'est pas mon truc. S, pas du tout non plus, c'était pas trop math. Contrairement à ce qu'on pense, expert comptable, les maths, j'étais assez bonne, mais je me voyais pas en scientifique. Du coup, je me suis un peu rabattue sur STG, puis j'ai fait la compta. Au début, j'avais fait du commercial. Et en fait, je me suis rendue compte que c'est plutôt la compta. Ce que j'ai aimé, c'est que... Outre le fait des chiffres, tu dois travailler sur une stratégie, essayer de comprendre comment on peut faire, comment on peut améliorer. C'est ce que je fais au quotidien. Et en fait, c'est surtout ce que je vois au niveau des chiffres. Quand tu accompagnes quelqu'un, c'est aider la personne. Et ça, c'est hyper important. Moi, je ne me vois pas une expert-comptable pour faire des bilans. Moi, je m'en fiche un peu. Évidemment, il faut des chiffres pour conseiller, pour accompagner le client, l'entrepreneur. Mais moi, ma valeur ajoutée, c'est vraiment dans l'accompagnement. Je veux vraiment être l'expert comptable. Je ne veux pas être juste là pour faire ton bilan. Je veux vraiment être là, ton partenaire au quotidien. Tu sais, c'est mon slogan, votre partenaire au quotidien. Et c'est vraiment ça. En fait, je veux que le chef d'entreprise s'appuie sur moi. Pas que pour les chiffres, mais aussi sur son business, sur son mindset. Et c'est vraiment faire un accompagnement global et que je puisse l'accompagner dans toutes les décisions qu'il a au quotidien. Parce qu'il n'y a pas que le business. Tu as aussi le perso qui joue. Quand tu es marié, tu as les enfants. Après, il y a le patrimoine. Malheureusement, quand il est décès. Souvent, on nous appelle, nous, les premiers, les experts comptables. On dit toujours qu'on est le médecin de famille. Et c'est vraiment vrai. En tout cas, moi, je le vois avec les clients que j'accompagne. Donc, tu es devenue médecin. Oui, voilà, je suis devenue médecin.
- Speaker #1
Quelque part. Ton père a raison.
- Speaker #0
Oui, si on peut dire ça comme ça, oui. Parce que vraiment, on est là pour accompagner de A à Z. Et c'est ça qui fait la différence. Et avec la casquette de coaching, le coaching intégré en plus, je vais vraiment beaucoup plus loin. C'est fou.
- Speaker #1
Et ce qui est incroyable, c'est qu'on voit ton parcours, en fait. On voit l'influence culturelle. Dans ta culture, la famille est très présente et très importante. Et en fait, ça se retrouve aussi dans ton entreprise. Et ce que j'aime beaucoup quand je t'observe, c'est que tu es quelqu'un qui, à la place de chercher des raisons de ne pas faire, tu as transformé toutes les briques que tu as eues sur ton chemin en un tremplin, en un pont pour avancer. On prend souvent cette métaphore d'une pierre, soit t'en fais un bâtiment, soit t'en fais un mur pour te bloquer, soit t'en fais un pont pour traverser. Et toi, tu as utilisé tous ces challenges. qui auraient été sans doute très douloureux, là t'en parles avec beaucoup de légèreté, mais la violence d'être dans une culture différente de la nôtre, de se sentir à part, d'avoir une double identité, parce que t'as l'identité de la pakistanaise et de la française, et parfois on se perd, quand on a deux pays comme ça de cœur, c'est pas du tout facile. Et plutôt que d'utiliser ça comme une raison de pas y arriver, t'as réussi à allier ce que ta culture t'a donné de précieux, qui est l'entrée de la famille avancée ensemble. pour devenir en quelque sorte le médecin de famille des chiffres, des entreprises, des entrepreneurs que tu accompagnes. Et je trouve ça profondément inspirant, comme quoi on peut tout transformer en fonction de nos rêves.
- Speaker #0
Oui, complètement. En fait, tu vois, là, il y a un truc qui me vient, c'est que mon père, il nous dit toujours, quand j'étais jeune, moi, je suis l'aînée, donc forcément, j'ai beaucoup plus de responsabilités, j'ai toute ma famille à gérer, donc c'est très culturel. Depuis que je suis jeune, il me dit, nous, on est cinq enfants. Vous êtes cinq, vous êtes les cinq doigts de la main. Et tu vois, il me dit toujours, il faut que ce soit comme ça tout le temps. Il est toujours en train de nous donner des conseils, comment on doit faire, etc. Parce que lui, il a perdu sa mère et son père à l'âge de 5-6 ans. Il n'a pas de frères et sœurs, il n'a pas de cousins, cousines. Donc il a vraiment vécu tout seul. En fait, c'est vraiment... Tu vois, quand il me fait ce geste-là, il me le fait souvent. Tu vois, il me dit, il faut rester comme ça, parce que tu es des fois ensemble, c'est normal entre frères et sœurs. Des fois, il y a des disputes, etc. Et tu vois, à chaque fois, il me résonne, il me dit, il faut rester comme ça. Il dit, il ne faut pas lâcher. Ça, c'est hyper fort, la famille chez nous. On ne se dit pas des « je t'aime » . Maintenant, on se le dit un peu plus depuis que j'ai un neveu, d'ailleurs. Mais ce ne sont pas des choses qu'on se le dit, mais par contre, on se le montre au quotidien. Et dès qu'il y en a un qui a un souci, il y a tout le monde qui déboule. Et c'est vraiment ça que je transmets aussi au sein de mon cabinet. Comme tu l'as dit tout à l'heure, ça, c'est une valeur forte, la famille, l'humain. Et c'est ce qu'en tout cas, je n'inculque qu'à mon équipe. parce que c'est vraiment important et je veux vraiment que quand les gens ils viennent tu vois moi je veux pas un gros cabinet je veux aller monter grand max 10, 15, 20 collaborateurs maximum pas plus je veux vraiment que les gens ils viennent à la maison qu'ils viennent chez nous c'est à la maison tu vois tu viens au cabinet il y a du rose il y a du bleu il y a des fleurs même quand je pose le café le thé je mets dans un plateau comme si tu venais chez moi en fait avec le petit gâteau et tu vois les clients ils remarquent la dernière fois il y a un client qui est venu il m'a dit ah oui le petit trou trucs et tout, les petits détails. C'est vraiment ça. Et en fait, c'est vraiment l'esprit que je mets au sein du cabinet. C'est une des valeurs fortes. La famille, c'est vraiment important.
- Speaker #1
Ce qui est incroyable dans ton parcours, c'est qu'on sent qu'il y a beaucoup de travail sur toi. Il y a beaucoup de réflexion. Tu as conscience de qui tu es. Et plutôt que d'essayer de te changer coûte que coûte pour rentrer dans un moule, tu as créé ton propre moule à ta forme à toi, que tu fais évoluer au fur et à mesure de tes prises de conscience et de tes rencontres, au final. C'est ça qui est très beau avec toi. Comment est-ce que ton mindset a pu influencer toute ta vie jusqu'à présent ?
- Speaker #0
J'ai la chance déjà, je n'étais pas comme ça avant. J'ai fait l'école de coaching d'Amy Laroche. Et vraiment là, j'ai eu un déclic de malade. En fait, pour la petite histoire, il y a quelques années, je prépare le diplôme pour être expert comptable. Et dans notre cursus, on a un mémoire à rendre. Donc, tu choisis un sujet. Je fais une centaine de pages, mais ce n'est pas juste que tu rédiges. C'est que tu dois apporter un outil à la profession. Tu dois créer quelque chose. Moi, j'avais fait le thème sur les redressements judiciaires. Contrairement à ce qu'on croit, ça revient à tout à l'heure. Ce que je disais, c'est aider les gens. Ma mission, c'est qu'il faut que j'aide les gens. Je laisse un petit truc. Et j'ai adoré le premier dossier que j'ai eu dans mon ancien cabinet où je suis restée huit ans. C'était un dossier en redressement judiciaire. Jamais fait. Je suis arrivée et ma boss, elle m'a dit « Tiens, c'est un dossier au tribunal, il y a des dettes de partout, mais je vais m'ennuyer. » Et c'était génial, j'ai appris plein de trucs. Aujourd'hui, j'ai plein d'outils que je peux mettre à disposition des dirigeants, etc., pour qu'ils puissent avancer. Et en fait, ce jour-là, je préparais le mémoire, je n'y arrivais pas. Et à chaque fois, en fait, avant que tu fasses ton mémoire, tu dois déposer ce qu'on appelle un agrément qui doit être validé à Paris. Et c'est là qu'on dit, ok, vas-y, go, tu peux faire ton sujet. Et bref, je rédigeais à chaque fois, je faisais mon agrément et je le présentais à ma chef, mon expert comptable à l'époque, qui était ma tutrice. Et à chaque fois, des fois, tu vas me dire, mais c'est nul, mais tu ne comprends rien, je veux que tu fasses ça comme ci, comme ça. En fait, je voyais ce qu'elle voulait, mais je n'arrivais pas à l'écrire. Et je n'oublierai jamais, c'était un samedi matin, je suis venue au cabinet bosser. Et je ne sais pas comment, je suis arrivée sur YouTube, je tombe sur une vidéo de David Laroche. Mais j'étais en train de pleurer, je dis, je ne vais jamais y arriver. J'étais prête à lâcher, je dis, ce n'est pas fait pour moi en fait. À un moment donné, il faut que je me fasse raison. Et je tombe sur une vidéo de David Laroche. Il a dit une phrase, j'ai eu un déclic de malade. Et j'avais quand même, ça faisait six mois que je bossais sur le sujet. Tiens, tout mignon. J'ai pris une feuille blanche, je suis repartie zéro. Huit mois de travail. Et je devais passer l'agrément, il restait peut-être un mois et demi. Parce que ça prend un an déjà ça, après tu as un an pour... pour passer à soutenance, un moment assez très long. J'ai tout jeté à la poubelle, j'ai passé le week-end à gratter, lundi, je donnais à ma boss, et puis je peux, deux, trois jours après, elle revient et me dit « Enfin ! » Ça y est, on y est. Et en fait, c'est ce jour-là, j'ai eu un déclic avec la vidéo de David et je l'ai suivi sur les réseaux et puis là, il nous parle de son école de coaching. à la Paradox School et j'ai intégré la Paradox School et là, mais ça m'a changé ma vie. Donc, j'ai travaillé dessus, j'ai beaucoup travaillé sur moi, ma famille, tu vois, je suis quelqu'un de, ça ne se voit pas, mais je suis très impulsif, je ne suis pas patiente du tout et j'ai travaillé beaucoup sur ça. Là, franchement, tu m'aurais vu il y a quelques années, je suis vraiment une autre personne et en fait, je suis allée travailler ce qui s'est passé dans l'enfance qui font que j'étais comme ça. Et c'est vraiment ça qui m'a donné un gros déclic. Quand j'ai ouvert le cabinet, je disais à mon associé, non mais il faut qu'on intègre le coaching. Tu vois, c'est aider les gens. Notre mission, c'est aider les gens. Et le coaching, en fait, déjà au quotidien, je les aide. Tu vois, je ne m'en rendais pas compte, mais on parle des chiffres, etc. Mais dès qu'ils ont une problématique, c'est moi qu'on m'appelle, on vient me voir. Et je me dis, mais avec le coaching, je peux aller encore plus loin. Donc tu vois, j'ai intégré l'école de coaching, j'ai fait du coaching, j'ai travaillé sur moi, du coup j'ai des outils, je peux aider. Et après du coup est venue la partie où j'ai commencé à faire mes premiers événements. Donc j'en ai fait le premier, c'était avec Alec Corrie. Et c'est vraiment là où ça a commencé. Et c'est là où j'ai eu la fibre. En fait, si tu veux, je le savais au fond de moi que j'ai toujours voulu faire ça. Moi, être entrepreneur, c'était mon truc. J'ai une image où je me vois en haut d'une tour et je vois des gens en bas qui travaillent pour moi, mais pas en mode subordination, mais tu sais, vraiment, mais dans un village où tout le monde sourit et est heureux. J'ai ça depuis que je suis gamine, je ne sais pas pourquoi. Et c'est vraiment ça que je veux créer. J'ai intégré pas mal d'événements business et j'ai rencontré des gens incroyables qui m'inspirent. Et c'est vraiment en prenant... Tu vois, moi, j'ai mes idées et quand je participe à des événements, ça me donne des nouvelles idées. Il y a des fois des choses que je prends, des choses que je ne prends pas. Je dis, ah, mais moi, je verrais le... plutôt les choses comme ça. Et tu vois, c'est à force de faire ce genre d'événements et d'avoir créé aussi mes propres événements. Tu vois, moi, je me dis toujours, quand j'ai créé l'événement avec Tony Parker et Frank Roper, les deux, chaque fois, c'est « Oh, tu veux faire l'événement maintenant ? Toi, si tu vas à l'événement, qu'est-ce que t'aimerais ? » Moi, je suis toujours comme ça. Je me dis « Qu'est-ce que je voudrais ? » Moi, je vois toujours les choses grandes, je veux que ça « Waouh ! » Et du coup, je fais la liste. Et maintenant, après, je vais au charbon, je vais faire en sorte pour que ça se réalise. C'est ça, il faut que tu rêves grand. Il faut vraiment que tu ne te mettes pas de limites. Il faut vraiment rêver grand et il faut foncer. Il faut foncer.
- Speaker #1
Merci, merci Rifat. Cette réponse est tellement riche, il y a tellement de points à reprendre. Ce que j'ai envie de vraiment mettre en lumière, c'est le fait que tu as pris conscience que pour pouvoir devenir la personne que tu avais dans tes rêves, qui vient créer ce village, qui vient créer cette tour d'abondance aussi à travers du travail, à travers du partage, tu es allée voir ton enfance. Tu es allé comprendre qui tu étais. Et c'est un point essentiel. On ne peut pas être un leader inspirant si on n'a pas conscience de qui on est, de nos failles, de nos blessures, de nos peurs. Ça m'arrive souvent de voir des gens qui ont une quarantaine, cinquantaine d'années et... Non, non, mais l'enfance, c'est bon. Oui, ça ne va pas avec mon père, mais ce n'est pas grave. Et en fait, tu te rends compte que si tu ne vas pas voir ça, tu ne peux pas dépasser certaines choses. Et donc, tu te crées des plafonds de verre à travers ces croyances, à travers plein de choses. Donc, le point... important, c'est commencer par ça. Et après, ce que tu as nommé, qui me semble aussi essentiel, c'est ouvrir sa porte sur le monde, découvrir des nouvelles choses, que ce soit du coaching, que ce soit des séminaires, que ce soit plein de choses, et aller se laisser inspirer et voir ce qui résonne et prendre ce qui résonne et laisser ce qui ne résonne pas parce que comme tu le dis, tu vois les choses différemment. Et ça, c'est puissant chez toi parce qu'à la place de dire, ok, c'est cool, tout le monde a dit que c'est cool, je prends, tu regardes ce qui résonne avec qui tu es, tu prends ce qui te parle et tu laisses qui te parle. qui ne te parlent pas. Et c'est là où on voit ta différence aussi et où on voit ta puissance. Parce que tu restes toi tout en en prenant des autres. Donc, on a un super effet.
- Speaker #0
C'est hyper important parce qu'il faut que tu restes authentique. Tu vois, aujourd'hui, il y a beaucoup de programmes. Je fais partie de beaucoup de programmes. En plus, maintenant, le coaching, ça se développe à fond sur les réseaux sociaux. Donc, il y a du copier-coller, si tu veux. Donc, il faut vraiment se différencier. Tu vois, moi, je le vois bien. Il faut être authentique. C'est la base. Les gens, ils viennent te voir. Si t'es authentique, t'es simple, ils viendront vers toi. Et tu vois, moi, je suis très comme ça. Moi, je suis très, des fois, cash, nature. Des fois, je me contrôle pas, tu vois. Je pars un peu en freestyle, mais je suis comme ça et j'ai pas envie de changer pour les gens. Et c'est important, parce que c'est ça qui va faire ta différence.
- Speaker #1
Oui, en fait, t'as pas envie de devenir un mini David Laroche ou... Je crois que c'est ça qui est essentiel, parce que beaucoup de gens se cherchent. Mais en fait, on en revient à ce point de... Si tu as guéri ta blessure de non-amour, de non-reconnaissance, et que tu commences à voir la valeur que tu apportes au monde, c'est plus simple aussi de trouver ta façon à toi d'agir, et donc ton propre style de leadership. Et c'est là où ça m'amène à cette question. Comment est-ce que tu as pris conscience de ton impact en tant que leader sur tes équipes et sur les dirigeants que tu accompagnes ?
- Speaker #0
C'est simple, quand j'ai ouvert le cabinet, tu vois, j'étais un peu... Tu sais pas trop, j'avais pas encore d'équipe. Ensuite, j'ai embauché. Et là, vraiment, je vois que c'est là où j'ai le gros déclic. En fait, si tu veux, je le savais, mais tu ne sais pas vraiment au moment où tu te lances et que tu as une équipe avec toi. J'ai une associée, j'ai une salariée. Et aujourd'hui, je vois au quotidien que je suis en train d'être le leader. Être leader, ce n'est pas juste une position hiérarchique. C'est vraiment à travers ta posture. Donc, ta posture physique. énergie, ton regard, ton ancrage, la manière dont tu parles, dont tu te portes. C'est aussi le relationnel. Tu vois, l'écoute, ça c'est vraiment important. Et aussi la posture émotionnelle. Comment tu gères les challenges ? Je ne savais pas que j'avais cette capacité-là jusqu'à que j'aie mon équipe puisque l'entrepreneuriat, ce n'est pas tout rose. Des fois, il y a des hauts et des bas. Des fois, c'est très compliqué. Je suis comme tout le monde. J'ai beau être expert comptable, j'ai aussi rencontré des difficultés financières, des difficultés de recrutement, des difficultés à ma stratégie. À un moment donné, ça ne marchait pas. Tu vois, toujours rebondir. Et c'est vraiment là que quand je vois qu'il y a les challenges qui arrivent, je dis bon, ça, ça ne va pas. Une fois que j'ai dit ce que j'ai à dire, après je me pose, je respire et là en fait je regarde comment on peut faire les choses autrement. C'est vraiment là où j'ai vu que la capacité que j'ai à gérer les défis, les challenges que j'ai au quotidien, mais même niveau perso, le coaching m'a vraiment aidée. C'est comme si je m'auto-coach. Donc quand ça arrive, je me pose les questions à moi-même, comme je fais à mes côtiers. Et en fait, tac, tac, tac, je vois que j'arrive à gérer. Et c'est vraiment quand j'ai lancé le business, quand je me suis lancée en tant qu'entrepreneur, que je me suis rendue compte, en fait, je suis une leader. Je suis une leader, en fait, j'ai la capacité de gérer un business, j'ai la capacité de gérer une équipe. Je sais aussi me remettre en question. C'est très important, parce qu'un leader, ça donne la vision, les valeurs, la stratégie, etc. Mais des fois, ça marche, des fois, ça ne marche pas. Et c'est important aussi de se remettre en question, de prendre le feedback des autres. Moi, je demande beaucoup de feedback. À mon équipe, je fais un point, j'aime bien, je lui fais les feedbacks, mais j'aime bien aussi qu'elle me fasse ses feedbacks. Qu'est-ce qui est bien, qu'est-ce qui n'est pas bien. Et c'est intéressant parce que du coup, quand tu es entrepreneur, tu es dans ton truc et d'avoir le feedback extérieur, c'est toujours intéressant et puis ça te permet de remettre en question et tu prends, tu vois. Par exemple, là, j'ai pris une décision très importante et ma salariée, Marina, m'a dit, mais du jour au lendemain, tu as changé, incroyable, une nouvelle rifate. Et c'est important d'avoir le feedback des autres. Le leadership, ce n'est pas juste toi, c'est aussi la posture que tu donnes. Et aussi, le leader, pour moi, c'est celui qui inspire et qui impacte les autres. Donc, tu le disais en présentation, moi, c'est hyper important. Oui, je veux impacter. Je dis toujours que quand le jour, je ne suis pas là, je vais laisser un petit bout de rifa dans tout le monde. Je veux que quand je ne suis pas là, il y a quelqu'un qui dirait « Rifa, tu m'avais appris ça, tu m'as donné tel conseil, telle blague. » Enfin bref, ce que tu veux. Que cette personne transmette à une autre et ainsi de suite. Que ça reste ce qu'on appelle l'héritage. C'est toujours ça mon père, ça le fait rien. Et ça c'est hyper important pour moi. Et c'est ça aussi pour moi un leader. C'est pas juste quelqu'un qui est là, positionné, qui dit fais ci, fais ça.
- Speaker #1
Oui et puis on l'a vu dans l'événement que tu organises, on sent que ton focus c'est vraiment sur qu'est-ce que les gens vont pouvoir en retirer. C'est des événements où tu donnes tellement, j'en ai fait plusieurs et j'ai rarement vu une qualité à ce niveau-là d'attention en fait. Pas oui Tony Parker, Caroline Mignot, magnifique. mais en fait dans les petites attentions, dans les petites choses, dans le buffet, dans les chocolats, dans les attentions. Et on sent qu'il y a un souci du détail qui est sans doute aussi lié à ta profession en tant qu'expert comptable, mais aussi dans le bien-être de l'humain. Et j'ai l'impression que c'est une de tes clés pour être impactante dans ta façon d'accompagner tes clients, tes dirigeants et dans ta façon d'être sur cette planète.
- Speaker #0
Oui, c'est que quand je fais un événement, je suis au détail près, même les couleurs que je choisis. Pour te dire, les deux événements, j'ai tout fait de A à Z. Je n'ai pas pris d'agence, rien. Même la veille, j'allais faire les courses pour acheter les boissons, etc. Vraiment fou, mais j'ai adoré. Mais bon, à refaire, il faudra que je prenne une équipe. Je pense que c'est quand même du boulot à gérer tout. Je vais te partager une anecdote. La semaine dernière, j'étais à Paris. Je suis allée voir un client. On était en train de déjeuner. Il me dit franchement, l'événement, c'était incroyable. Je n'ai jamais vu un événement à ce niveau-là pour quelqu'un qui démarre. Ce que j'adore avec toi, c'est que tu vois jusqu'au bout. Même moi, quand j'ai lancé l'événement avec Tony Parker, je n'avais pas les fonds, mais j'ai dit go, on y va. Et quand je veux un truc, de toute façon, je lâcherai. Après, je me débrouille. Tu vois, je dis oui, après, je me dis toujours, je dis oui. Après, je verrai comment je ferai pour aller chercher les financements.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça t'apporte en général d'aller interviewer des personnes comme Tony Parker ou de travailler avec des personnes inspirantes, que ce soit David Laroche, que ce soit Alec Henry ? Il y a plein de personnes comme ça autour de toi dont tu t'inspires, mais qu'est-ce que ça t'apporte à toi concrètement ?
- Speaker #0
Moi, ça me fait aussi travailler moi sur la vision, mes valeurs, la stratégie que je veux mettre en place. Déjà, moi, je m'inspire de ces mentors-là pour ensuite inspirer les autres. Ce que ça m'apporte, c'est vraiment des petites choses en plus. Tu vois, des fois, moi, je peux avoir des doutes. Et quand je vois un de mes mentors qui dit telle chose, et là, je me dis, mais en fait, il a raison. Et ça me rassure. Et c'est vraiment ces petits détails, ces petites choses que ça me donne vraiment de la valeur ajoutée. Du coup, après, moi, je veux aussi délivrer à mes clients. Et ça, c'est hyper important. C'est le petit détail, les petites valeurs. Tu disais, j'ai vu Thibaut à Paris, il me disait l'événement, on avait fait des chocolats personnalisés Tony Parker. Et il me dit à la maison, j'ai un meuble. avec les choses les plus importantes de sa vie, des médailles, les photos de son fils, etc. Et puis il me dit « j'ai le chocolat Tony Parker » . J'ai le chocolat, il me dit « non, non, je l'ai gardé, tous les jours je passe devant, je le vois. Et du coup, tous les jours je suis inspirée et je pense à toi » . C'est des petits détails, le chocolat c'est un petit truc. Et j'ai que des gens qui me disent des petits trucs comme ça au quotidien. C'est super cool, ça m'a mis les larmes aux yeux. Je me dis « mais non, mais il faut le manger ! » . Il m'a dit, mais non, tu rigoles. Je le regarde comme ça, ça me fait penser à l'événement et ça me redrive.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui fait que tu as cette volonté à toute épreuve d'aller jusqu'au bout de tes rêves ?
- Speaker #0
Je pense que c'est aussi parce que moi, je suis pakistanaise. Je vis dans un petit village au Pakistan où c'est de la misère. C'est très compliqué là-bas, la vie. Le salaire est très bas. Et quand je vais là-bas, ça me remet une claque à chaque fois. Quand je vois les gens, comment ils vivent. Nous, on a la chance, on a un toit, on peut manger à notre faim. On est en bonne santé. Ce n'est pas comme ici, la santé. Donc, tu es malade, c'est trop compliqué. Tout est payant. Et je pense que ça vient de là aussi, et puis aussi de mon père. Mon père, il est enfant unique et il a charbonné. Quand on était jeunes, il enchaînait trois jobs pour qu'on ne manque de rien. Et voilà, petite anecdote, nous on est cinq, donc je crois que ma soeur, elle est née la numéro trois. On vivait dans un petit appart. Moi, je dormais là avec ma mère et mon petit frère, ma petite soeur, mon père, il dormait par terre. Donc le temps, on met de l'argent, après il a acheté un canapé, après on a commencé à avoir chacun notre chambre. C'est ce truc-là, tu sais, je suis une fan d'Anthony Bourbon, il dit qu'il faut avoir la dalle, et c'est vraiment ça, tu vois. Moi quand il dit ça, ça me fait penser à tout ça, à tout ce que j'ai vécu, et c'est vraiment ça qui me drive. Et montrer que je suis aussi d'une famille classique, d'exceptionnelle, on peut faire de grandes choses, et il faut vraiment penser grand, et il faut y aller, il ne faut pas écouter ce qu'on nous dit.
- Speaker #1
Ça me touche beaucoup ton partage, je trouve que c'est pas une famille classique. T'as pas une famille classique, t'as pas une enfance classique. T'as eu des très belles valeurs, t'as eu des parents qui ont fait beaucoup pour vous, mais t'as pas eu la facilité que beaucoup peuvent avoir autrement. Et je trouve ça très touchant de voir à quel point tu es humble sur ton histoire, parce qu'on voit maintenant le côté rayonnant de tout ce que tu crées. Mais avoir vécu ce que tu as vécu... tu l'as transformé en une force, là où d'autres auraient pu échouer et justement rester là-dedans dans une position peut-être plus de victime, entre guillemets, ou moins volontaire. Et toi, tu en as fait un moteur. Je ne sais pas si tu en as conscience. Oui. C'est un sacré moteur. Et en effet, le fait de retourner dans ton village au Pakistan, de te rendre compte de cette misère, c'est quelque chose qui te drive. Et je trouve que c'est encore plus à ton honneur de voir ce que tu es en train de créer avec... Cette vision que tu as de créer une famille, de créer de l'impact, de soutenir tes clients, tes amis, tes proches, parce que oui, tu soutiens tes clients, mais aussi pour tes amis, pour ta famille. Tu portes énormément de choses sur tes épaules alors que tu n'es qu'une femme, entre guillemets, dans ta culture. Et même en France, on a encore parfois un statut pas toujours évident, et même si c'est mieux qu'au Pakistan, mais il y a une certaine volonté.
- Speaker #0
Il faut de toute façon, si tu veux réaliser tes rêves, tu n'as pas le choix. Il faut y aller, il faut aller au charbon, comme je dis toujours. Donc ça, c'est quelque chose qui me drive au quotidien. Je dis toujours qu'on n'a qu'une seule vie. La vie, elle est vraiment très courte. Je te le rappelle tous les jours. Comme tu sais, on a perdu Jérémy récemment. Et c'est pour ça, je n'ai pas le temps. En fait, si tu veux, je ne me pose jamais. Moi, je suis une boule d'énergie. Je pense que c'est tout mon passé, comme tu l'as dit. qui fait que je n'ai pas le temps de me poser, de réfléchir. En fait, pour moi, on a tellement de choses à faire dans ce monde. On ne sait jamais si ça se trouve, demain, je ne suis plus là. Et c'est ça aussi qui me draie. Je me dis qu'il faut absolument que je fasse les choses vite. Des fois, c'est aussi un inconvénient parce que je veux tout le temps aller vite. Parce que je me dis, voilà, on ne sait pas ce qui peut arriver demain. Et il faut enchaîner, il faut enchaîner. Alors des fois, il faut se poser aussi. C'est très compliqué pour moi.
- Speaker #1
Je crois qu'avec ce qui se passait avec Jérémy... Ça a été une inspiration pour nous tous de voir qu'avec l'événement que tu as créé pour Tony Parker, tu lui as permis de réaliser un rêve. Il ne savait pas qu'il allait disparaître quelques semaines plus tard, mais tu as permis à quelqu'un de réaliser son rêve. Et en fait, tu te rends compte que tu as permis ça.
- Speaker #0
Là, je crois que j'ai eu le plus gros déclic cette année, c'était avec ça. C'est fou ce que tu fais, tes accompagnements. Je le sais, mais je ne le réalisais pas vraiment. Depuis le décès de Jérémy, quand j'insiste à l'enterrement et j'étais à l'église. Je suis à l'église, il y a sa femme qui fait un discours, et moi je ne savais pas que Tony c'était son idole. Et elle dit, avant de partir, tu as réalisé ton rêve, tu as rencontré ton idole, Tony Parker. Et là j'ai fait waouh, je me dis, je suis un mois après jour pour jour, après mon event, et on est dans une église, on parle de mon événement avec Tony Parker. C'est là que je me suis dit, en fait, tu vois, dans la vie, j'en parlais encore il y a quelques heures avec une amie tout à l'heure, en fait, tu sais, tout ce qu'on fait dans la vie, tu ne te rends pas compte, mais ça peut avoir un impact de fou pour la personne. Ça peut être un mot, un geste, un sourire. Tout ce que tu fais, tu ne sais pas toi, mais ça va laisser une trace. Ce que tu me partageais tout à l'heure dans le train avec le monsieur, ça laisse une trace, c'est ouf.
- Speaker #1
C'est comme quoi quelque chose qui nous semble normal, parce que quand on a cette mentalité comme toi et moi d'avancer, de créer nos projets, c'est normal pour nous, on est dans cette énergie. Et je crois que c'est important parfois de ralentir pour réaliser le chemin parcouru, parce qu'on est très exigeante avec nous, et c'est le sujet de beaucoup de femmes, d'avoir cette exigence de la réussite, de l'excellence, du souci du détail. Mais quand on s'arrête 30 secondes pour juste regarder les trois dernières années, ce qu'on a fait, le nombre de personnes qu'on a pu impacter, que ça soit en offrant des chocolats, en offrant un livre pour moi ce matin dans le train, tu changes la vie d'une personne avec des choses tellement simples. Avec un mot, avec un sourire, avec un regard. Pour moi, le leadership, ce n'est pas les grands discours.
- Speaker #0
C'est les petites choses simples. Et je suis complètement d'accord avec toi.
- Speaker #1
Je trouve ça vraiment inspirant de voir ton parcours. Comment est-ce qu'au quotidien, tu gardes cette motivation ? Parce que bien sûr, il y a des jours qui sont plus difficiles. Il y a des jours où ta famille, sans doute, doit te prendre la tête, où ton éducation te met des bâtons dans l'aéro, parce que ça reste une éducation qui nous a forgés. Comment au quotidien, tu gardes cette motivation ?
- Speaker #0
Alors, tu vois, je n'aime pas trop le mot motivation, bizarrement. Je n'aime pas motivation, parce que pour moi, motivation, ça ne veut rien dire. Moi, c'est simple, si tu es vraiment alignée avec ta vision et ta mission de vie. C'est hyper important. Je dis toujours, pourquoi tu es là sur Terre ? Si tu sais ta mission, c'est quoi ? Et c'est hyper fort, tu n'as pas besoin de motivation. Tu as l'énergie. Ma mission, elle est tellement forte, je veux tellement laisser quelque chose. Je veux vraiment impacter le monde. Il faut que je laisse quelque chose. Il faut que la personne, je lui ai apporté une valeur ajoutée qui lui a servi et qui va ensuite la transmettre. Et ça, c'est le fait d'impacter, de transmettre. Ça, c'est hyper important pour moi. Alors oui, évidemment, j'ai des moments comme tout le monde. Tu vois, des fois, je suis... Je ne suis pas motivée le matin, je fais les choses, mais je ne suis pas... Généralement, c'est très courant. Ça dure grand max deux jours, mais pas plus. Ce que je fais, c'est quand je me lève le matin, quand j'arrive au bureau, je me remémore pourquoi je fais ça. Et c'est ça qui me donne de l'énergie. Donc motivation, je n'aime pas trop ce mot, parce que motivation, ça ne veut rien dire pour moi. Quand les gens arrivent, je n'ai pas le temps d'aller à la salle de sport, je ne suis pas motivée, ça ne veut rien dire. Si tu veux vraiment des résultats, si tu veux être bien dans ton corps, tu vas le trouver le temps. Pour moi, c'est l'énergie que tu mets dans ton projet. Si tu as vraiment envie d'impacter, tu es alignée avec ta mission de vie, tu vas y aller.
- Speaker #1
Comment tu y crois dans le temps ? Parce que les projets que tu as, ce sont des projets qui mettent parfois des mois, des années à se réaliser. Et toi, tu es là, tu ne lâches rien. C'est quoi ton secret ? C'est quoi ta recette ? C'est un vision board ? C'est des questions ? Comment est-ce qu'année par année, mois par mois, tu gardes ce focus ?
- Speaker #0
Déjà, c'est l'entourage. Ton environnement est hyper important. Il faut vraiment que tu t'entoures des personnes qui t'élèvent vers le haut. Et moi, tu vois, depuis que j'ai lancé mon business, j'ai perdu beaucoup de gens. J'ai plein d'amis à qui je ne parle plus, etc. Et déjà, ton environnement. Donc, entoure-toi vraiment des gens qui t'élèvent vers le haut. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, ça va te faire rire, mais moi, j'ai un petit truc. C'est que quand je fais des événements ou quand j'écris mes événements, je fais venir des guests, etc. J'aime bien voir sur mon bureau, j'ai deux, trois photos de personnes qui m'inspirent. Et je trouve ça franchement hyper puissant. Tu vois, je mets la photo. Tu vois, des fois, je dois faire une tâche et dire, « Vas-y, j'ai la flemme. Je le ferai demain. Je n'ai pas le temps. » Je vais commencer à procrastiner. Et c'est con, là, en ce moment. Tu vois, j'ai David Laroche qui est posé comme ça devant moi. En selfie avec toi. Ce n'est pas juste la photo de David Laroche. C'est David, c'est clair. Et déjà, pour avoir une selfie avec David Laroche, c'est quelque chose, déjà. J'ai mis la photo avec David. Et c'est vraiment con ce que je vais te dire. Mais des fois, je te jure, je fais ça, je vois qu'il me regarde. Il me regarde, des fois, même, je me redresse. Je me redresse et je vois qu'il me regarde. Je suis obligée de faire le truc. Parce que David, il serait là, il me dirait, non, mais t'es sérieuse ? Et donc, du coup, tu vois, c'est ça qui me fait bouger. Et ça, c'est hyper puissant. J'en parlais il n'y a pas longtemps. Je crois que j'ai fait une vidéo il y a une semaine à des amis. Et je leur ai vraiment dit, vous savez, on fait des événements, on prend des photos avec des guests, mais il faut s'en servir. Ça ne sert à rien d'avoir une photo dans son téléphone. Et moi, vraiment, j'ai plein de photos que j'ai développées. Et même Tony Parker, tu vois, en fond d'écran sur mon téléphone. Et comme ça, tu les regardes au quotidien. Et en fait, ça me montre aussi que eux, quand ils ont réussi aujourd'hui, eux aussi, ils ont eu des galères, ils ont eu des challenges, ils sont passés par là. Et si aujourd'hui, ils ont réussi, moi aussi, je peux réussir. Donc moi aussi, j'ai mes challenges. Donc ton entourage, ce n'est pas important. Cette petite astuce, moi, j'aime bien. Et après, c'est ton focus. Tu vois, c'est vraiment ton focus. C'est quelle est la valeur ajoutée que tu veux laisser. Moi, je le vois bien. Je veux vraiment qu'un client soit satisfait de A à Z. Et quand il vient chez moi, tu vois, il peut me parler de tout. de tous les sujets. En fait, quand tu vois que tu as ça, après, je ne sais pas comment t'expliquer, mais moi, c'est assez fluide.
- Speaker #1
Donc, au final, tu as pas mal de petits rituels à toi. Tu as tes photos, il y a aussi ce mindset et cette voix intérieure que tu as. Parce que pour toi, au final, le mindset, c'est aussi beaucoup ce dialogue intérieur. comment est-ce que tu te parles, et plutôt que de te morfondre, comme on va le faire parfois, tu vas te l'autoriser pendant une heure ou deux, ou un jour ou deux, en fonction du sujet, mais il y a une part de toi qui est toujours en train de rebondir pour continuer à avancer. Et donc on sent qu'en fait, ton rêve, il est très précis. C'est comme si t'es un navire en plein océan et tu sais vers où tu avances. Et j'ai l'impression que là-dedans, il y a une énorme clé pour les personnes qui parfois ont du mal à avancer vers leur rêve. C'est peut-être de s'inspirer de ce que tu fais avec cet auto-coaching, avec toutes ces photos, avec un vision board, ou avoir de la clarté.
- Speaker #0
C'est hyper important d'avoir la clarté, parce que sans ça, tu n'avances pas. Moi, je le vois bien. Même moi, des fois, récemment, j'ai eu pas mal de challenges. Et des fois, même moi, je pars dans tous les sens. Et des fois, je me dis, attends, pose-toi. Là, je vois que je n'ai plus de clarté. Et du coup, moi, je m'auto-coache, mais je me fais aussi coacher. Je suis coach, mais moi aussi au quotidien, je fais du coaching parce qu'on a toujours quelque chose à travailler. J'évolue aussi au niveau du pro-perso. C'est intéressant aussi de se faire accompagner. C'est hyper important. Je travaille sur ces sujets et vraiment, ça m'aide.
- Speaker #1
Comment est-ce qu'avec tout ton parcours, tu accompagnes les dirigeants dans certaines situations délicates comme un redressement judiciaire, un décès soudain ? Comment est-ce que tu les accompagnes avec ton mindset ?
- Speaker #0
Déjà, je les coache beaucoup sans qu'ils le sachent. forcément ils ne se rendent pas compte mais voilà moi je les coach indirectement mais je suis vraiment là pour les rassurer je suis là je leur montre vraiment que c'est comme on fait en coaching quand j'accompagne un dirigeant je suis à côté de lui évidemment c'est lui qui va tout le temps prendre les décisions il va me demander mon avis je lui dis ce que j'en pense mais quoi qu'il prend comme décision je serai là pour l'accompagner et je pense que ça c'est hyper important et c'est ça que les gens apprécient c'est que je ne vais pas leur dire moi déjà je vais voir qu'on me dise ce que je dois faire. Donc moi, de dire à quelqu'un il faut que tu fasses ça, c'est pas possible. Par contre, tu vois, si je l'emmène à travailler sur le sujet et après c'est sa décision et même si par exemple c'est une décision que moi je suis pas ok, moi j'aurais pas fait comme ça, et bien c'est ok pour moi et je vais l'accompagner.
- Speaker #1
Ok, donc c'est vraiment une co-création aussi. C'est comme si t'amènes ton expertise mais tu laisses aussi la personne face à toi faire ses propres erreurs ou ses propres découvertes.
- Speaker #0
En fait, je suis vraiment là pour donner un petit coup de... de pouce. Je suis là, j'accompagne, je suis à côté. Des fois, on me regarde comme ça. Moi, je dis rien. C'est rigolo, quoi. Mais beaucoup de personnes... Déjà, ma famille. Mon père, il m'a beaucoup aidée. Elle a été quelqu'un de très dur, mais aussi quelqu'un qui m'a toujours soutenue, qui m'a poussée à faire des études. Tu sais, quand tu veux te lancer, t'as toujours cette boule au ventre, t'as peur. Et puis, j'en parle à mon père. Parce que moi, je suis très proche de mon père. Et je lui dis, voilà deux options. Donc déjà, je parle de Bordeaux, il me regarde comme ça. Sa fille ne sera plus à la maison à part le week-end. Je vois, il me regarde à l'œil, il me dit mais Bordeaux, c'est loin. Je dis mais ce n'est pas grave, je rentre le week-end. Et puis je lui dis, sinon je vous le business. Et il m'a dit mais tout, ton cabinet. Je dis non mais je ne peux pas. Il me dit pourquoi ? J'ai dit mais imagine, je n'y arrive pas. Il me dit, il ne faut pas avoir peur dans la vie. Ça, ça m'a beaucoup aidée. Ça revient à ce que je disais tout à l'heure, ton entourage. Moi, mon père, c'est quelqu'un qui m'a beaucoup soutenue. tenues. Après, j'ai deux, trois mentors, mais vraiment, si il y a une personne que je devrais définir, c'est lui. Et après, j'ai dans mon cabinet précédent où j'ai travaillé pendant huit ans, je t'en avais parlé, j'ai eu le décès d'un collègue qui m'a vraiment impactée de fou. C'était un peu mon mentor. C'est lui qui m'avait tout appris. C'est vrai qu'il est parti. Malheureusement, la maladie l'a emporté du jour au lendemain. Et lui m'a beaucoup inspirée aussi. Ça, c'est quelque chose aussi qui me drive au quotidien. Je pense beaucoup à lui. Je me dis « Stéphanie, il était là » . Et c'est vraiment... Là, je pense qu'il ne croirait pas à ce que j'ai fait. Déjà, quand il était là, il me soutenait au quotidien. J'avais tout le temps des doutes. Il me disait, si tu vas y arriver, tu seras expert. Mais je ne me voyais pas manager une équipe. Pour moi, je n'avais pas ces compétences d'être une experte entrepreneur. Une experte salariée, oui, mais pas entrepreneur. Mais là, il hallucinerait avec tout ce que j'ai fait en deux ans. C'est juste dingue.
- Speaker #1
En fait, ce qui est incroyable, c'est que ça ressort beaucoup dans les témoignages de femmes que j'interview. c'est cette idée de C'est difficile parfois en tant que femme et on a comme des croyances, des doutes qui nous font douter, qui nous font aller chercher encore plus en profondeur, qui nous donnent cette impression qu'on n'est jamais prête. Et quand on a des mentors comme ton papa, comme Thierry, comme les autres personnes, ça nous aide. Ça nous permet aussi d'oser des choses qu'on n'aurait pas forcément osé seules. Et j'ai l'impression que c'est quelque chose que tu essayes aussi beaucoup redonner à tes amis, à tes proches, d'inspirer en étant toi-même ce leader. En fait, tu montres que c'est possible. Et donc, ça inspire d'autres personnes à réaliser ça.
- Speaker #0
Quand j'étais jeune, personne ne m'a aidée. Et aujourd'hui, tout ce que j'ai créé, j'ai fait toute seule. On a même des gens qui m'ont mis des bâtons dans les roues. Juste être une experte comptable qui accompagne les chefs d'entreprise. Je veux qu'ils sachent qu'ils peuvent compter sur moi sur n'importe quel sujet. et les accompagner sur leur business, sur leur mindset, c'est plus important. Tu vois, qu'ils soient satisfaits et qu'ils savent qu'ils peuvent compter sur moi au quotidien. Comme moi, tu vois, j'ai des partenaires au quotidien, j'ai mes mentors. Là, c'est des piliers que j'ai en ce moment dans ma vie et je sais que c'est eux qui vont m'apporter beaucoup, ils me montent et moi aussi. C'est hyper important. Tu sais ce que c'est l'entrepreneuriat, c'est pas toujours beau. Moi, quand on m'aide, je sais qui m'a aidée, qui était là la première fois et je serai toujours là pour la personne.
- Speaker #1
Si tu avais une dernière chose à partager à une jeune femme qui a peur de se lancer, jeune ou moins jeune d'ailleurs, quelqu'un qui a peur de se lancer, de croire en ses rêves, qu'est-ce que tu as envie de dire ?
- Speaker #0
Ce que je dirais, c'est qu'il faut se lancer, on n'a qu'une vie. En fait, c'est un petit proverbe pakistanais, c'est Ça veut dire, on ne vit qu'une fois. Cette phrase, je l'adore. Et vraiment, il faut foncer, il ne faut pas écouter les autres si c'est vraiment quelque chose qui vous anime et qui vous drive. Foncez. Puis vous verrez bien, de toute façon, il faut essayer dans la vie. Puis si ça ne marche pas, comme disait Anthony Parker, si ça ne marche pas, ce n'est pas grave, au moins tu as à essayer.
- Speaker #1
Merci Rifat, c'est tellement riche tout ce que tu nous as partagé. Ce que j'aimerais retenir, pour moi, et là vraiment mettre en avant de tout ton récit, c'est qu'on peut tout transformer, soit en un blocage, soit en un tremplin. Ça dépend vraiment de ce que nous, on a envie d'en faire. En fait, on est responsable de notre vie, on est responsable de ce qu'on crée, et on est responsable de prendre soin de nos rêves. Personne. va réaliser Norèvre à notre place. Et on le voit dans le cadre IFAT, que même en venant d'une famille qui a une autre culture, qui a une autre religion, qui ne met pas vraiment la femme au premier plan, elle est aujourd'hui experte comptable, elle a créé son entreprise, elle crée des événements d'envergure, et tout ça depuis ses tripes. Alors il n'y a pas d'excuses qui expliquent que tu ne te lances pas. L'échec fait partie du chemin. Souvent on en a peur, on n'en a pas beaucoup parlé aujourd'hui, mais on en vit forcément sur ce chemin. Et c'est à nous de trouver cette envie. de les dépasser, de s'entourer des personnes qui nous font vibrer, qui ont envie de nous tirer vers le haut, comme je le disais dans mon introduction. Les FAT, c'est le genre de personnes qui aident les autres femmes aussi. Et il y en a plein. Il y en a de plus en plus des personnes qui ont à cœur de soutenir, de s'entraider et de s'élever tous ensemble. Merci pour tout ça. Merci pour toute cette réflexion et j'ai hâte de voir ce que tu vas créer par la suite.
- Speaker #0
Merci à toi. Outsiding, podcast qui parle de leadership conscient, par Margot Blanc.