- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans le podcast PAC ou pas CAP, un podcast réalisé pour vous, mais surtout avec vous, agricultrices et agriculteurs. Que vous soyez sur votre tracteur, dans votre étable, en voiture ou même dans les champs, tendez l'oreille pour découvrir des expériences, des partages d'idées et d'approches sur l'architecture verte de la PAC.
- Speaker #1
Le contexte géopolitique instable et les changements climatiques nous rappellent constamment l'importance de re-réfléchir nos modes de production et l'importance de renforcer notre souveraineté alimentaire, du moins au niveau européen. Mais quelle définition donneriez-vous à la production agricole wallonne ? Quelle part de ce que produisent les agriculteurs sert vraiment à nourrir les citoyens ? Pensez-vous que les productions agricoles ne suffisent pas à nourrir la population ? Afin de déconstruire rapidement quelques mythes liés à nos productions, nous avons décidé d'aborder aujourd'hui la question souvent posée. Alors qu'on parle de faim dans le monde, pourquoi certains agriculteurs font le choix de laisser des parcelle non productives sur leurs fermes plutôt qu'y produire ? Nous avons donc posé la question à trois agricultrices et agriculteurs et nous allons ensemble essayer d'y voir plus clair, au moins au niveau wallon.
- Speaker #2
Je m'appelle Louise Verhaege et je travaille à la ferme familiale, donc avec mes parents et ma sœur. Et nous avons des vaches laitières, on a aussi toutes les cultures et prairies pour principalement nourrir le bétail. On produit des céréales que ma sœur transforme et avec lesquelles elle fait de la farine et puis des pâtes. Et on a aussi fait un pédagogique parce qu'on s'ennuie de temps en temps. Ok, chouette. Et combien d'hectares ? 200 hectares. Je suis aussi enseignante au CFA des Fagnes parce que je m'ennuie aussi en agronomie. Et combien de bêtes du coup ? On trait une bonne centaine de vaches. Et en Holstein ? Holstein et Jersey.
- Speaker #3
Bonjour, je m'appelle Xavier Misonne, je viens de la région de Thuin, on occupe une exploitation agricole avec mon frère, une superficie de 180 hectares. Nous autres on a repris en 2002, mais c'était déjà la ferme de mes parents qui, eux, l'avaient repris de mon grand-père. Donc, c'est vraiment ce qu'on appelle une ferme familiale. Donc, on est en agriculture de conservation des sols, en TCS depuis plus de 30 ans. 30 hectares sont consacrés à tout ce qui est parcelle aménagée, une vingtaine d'hectares sont en bio, pour le reste c'est majoritairement des cultures céréales.
- Speaker #4
Benoît Istas, ici à Gerpine, nous sommes dans une agriculture de conservation sur une ferme familiale, je suis la troisième génération, mon grand-père et mes parents avaient des bêtes, moi j'ai arrêté en 2008 les bêtes pour être 100% céréalier.
- Speaker #1
Louise Verhaege, Xavier Misonne et Benoit Istas sont donc tous les trois productrices et producteurs. Mais où partent vraiment leurs productions ?
- Speaker #4
Mon lin est travaillé, donc il s'en va en Flandre. Les pommes de terre, c'est un grossiste qui les reprend. La sucrerie, elle se charge de reprendre mes betteraves, mes céréales, c'est bio-wanze.
- Speaker #3
Tout ce qui concerne nos cultures issues de l'agriculture dite conventionnelle, elles ont un peu le même parcours. Par contre, en ce qui concerne le bio, comme justement le marché est un peu saturé, et donc on est parvenu à pas tout écouler de cette manière-là pour l'instant, mais une petite partie est directement fournie chez des éleveurs bio qui transforment nos céréales ou nos mélanges de céréales pour faire de l'alimentation pour leurs bétails.
- Speaker #2
Et donc nos productions partent principalement pour nourrir le bétail, tout ce qui est prairies, maïs, betteraves foragères. Une partie des céréales servent à alimenter le bétail, donc elles nous le rendent en lait qui part au lait de chimay, au fromage de chimay, au lait de coferme. Et en fait, on récupère aussi, il ne faut pas oublier, la matière organique, le fumier, le lisier, qui reviennent dans nos champs, donc ça c'est un bon paiement. Ensuite, on a une partie des céréales qui partent aussi dans la filière Césares, donc on a vraiment choisi le circuit court. Que ce soit pour sans résidus de pesticides commercialisés dans la région de Thuin par là. Et on a notre propre production aussi de blé dur et blé tendre pour en faire à la maison avec notre moulin de la farine et de la semoule fine pour produire les pâtes une fois de plus à la maison et commercialiser un peu partout en Wallonie. Et on a vraiment choisi le côté circuit court, comme ça on peut choisir, on peut décider où partent nos productions et avoir un peu... plus la main mise sur les prix.
- Speaker #1
Ces propos illustrent parfaitement les chiffres fournis par la FAO dans son baromètre des agricultures familiales de 2018. Seuls 43% de ce qui est produit à l'échelle mondiale profite directement à l'alimentation humaine. Par exemple, en Wallonie, moins de 10% de nos céréales servent directement à l'alimentation humaine, selon les derniers chiffres qui datent de 2017. Cela nous permet dès lors de mettre fin au mythe comme quoi il n'y aurait pas assez de nourriture pour nourrir tout le monde. De la quantité. Il y en a assez. L'enjeu est par contre de savoir ce que l'on mange, c'est-à-dire notre régime alimentaire, ainsi que de savoir ce que le marché fait réellement de nos productions. Et cela semble parfois s'opposer aux valeurs des agriculteurs, qui ont à cœur de nourrir leurs concitoyens. Mais ils subissent en réalité la loi du plus offrant ou les cahiers des charges des industriels. Dans le cas de la production d'énergie... On se rend aussi mieux compte que production agricole ne rime pas toujours avec alimentation. Ce qui met peut-être fin à une autre idée reçue qui voudrait que les productions wallonnes ne servent qu'à nourrir les citoyens. Mais qu'en pensent nos agricultrices et agriculteurs ?
- Speaker #4
Alors tout à l'heure quand on parle de production, il faut faire un choix. Soit on produit des céréales pourbio-wanze soit on produit du maïs pour la biométhanisation, soit on produit des fleurs pour la biodiversité. Ce n'est pas moi qui fais que mes céréales partent à biowanze, c'est mon acheteur, que ce soit Brichard ou la Scam.
- Speaker #3
On aurait plutôt intérêt à produire de la qualité en moins grande quantité, on serait gagnant. Malheureusement, notre projet en bio, il a un peu freiné, ralenti par le côté économique actuel. Et donc on a freiné parce qu'on ne sait plus les commercialiser ou alors à perte. Donc on est vraiment en train de se poser la question. Sur le fait d'arrêter le bio, et si je pouvais produire certes moins en bio, mais arriver à valoriser les produits, on le ferait. Malheureusement, on est en train sérieusement de se poser la question aujourd'hui. Je vends mes céréales bio presque moins cher aujourd'hui qu'il y a 15 ans quand j'étais en reconversion. Comment voulez-vous qu'on continue à vivre de notre production ? de cette manière-là. Mes parents, ils vendaient les blés à 8 francs belges. Donc, c'était 200 euros il y a 35 ans. Et nous, on les vend aujourd'hui moins cher. Regardez, la vie coûte plus cher. Vous achetez un pain aujourd'hui et regardez vous regardez le prix du pain il y a 35 ans. C'est impossible de continuer à travailler. Il n'y a aucune entreprise, il n'y a aucun terrain économique où le prix a diminué il y a 35 ans. Nous, c'est ce qui est en train de se passer.
- Speaker #4
Ce qui me pose problème, c'est plutôt la considération que le politique porte justement dans nos produits. Il n'est pas raisonnable aujourd'hui d'avoir des céréales qui soit payé moins cher que dans les années 80. Donc moi aujourd'hui, si c'est pour produire quelque chose à bas prix, pollué, je préfère mettre des fleurs comme les petits oiseaux.
- Speaker #3
Ça c'est la première chose. La deuxième, c'est évidemment les poids spécifiques. Les protéines sont des normes qui aussi dépendent du climat. Et quand vous avez un froment comme l'année passée, ou vous avez des poids spécifiques qui sont en dessous de 70, les moulins nous disent non, avec ça on ne sait pas faire du pain. je me permets de quand même me poser la question, il y a toujours du pain qui a été fourni, donc est-ce qu'il n'arrive quand même pas à faire du panifiable avec nos farines qui ne le sont pas ? Ça c'est une question que je me pose, mais parfois d'une année à l'autre, on accepte des protéines à 10,5, puis on dira non, il faut 11, et puis l'année suivante on nous dira non, il faut 12. Donc là, c'est un gros souci, et donc c'est vrai que prendre le risque de se mettre une céréale spécifique panifiable pour après de toute façon être déclassée et être payée au prix du conventionnel, On fait un peu la facilité et peut-être changer le système pour valoriser un peu plus les céréales panifiables par rapport à des céréales pour les poulets ou pour bio-wanze.
- Speaker #4
Quelles que soient les spéculations aujourd'hui, il n'y en a plus une qui est bien valorisée. Le lait est trop bon marché, les viandes sont trop bon marché, les céréales sont trop bon marché. Tous les produits qui sont produits chez nous, prenez le cas d'un éleveur, comptez les heures qui passent, nourrir ses vaches. les faire vêler, soignez ses veaux. Le lait n'est jamais cher assez.
- Speaker #2
Mais effectivement, on pourrait dire, plus ou moins pour tout, on n'est jamais assez payé, vu le nombre d'heures qu'on passe, vu l'inconfort de faire des journées sans arrêt. Après, quand on voit la biodiversité, quand on voit les vaches bien tranquilles dans leurs prés, quand on entend les oiseaux tous les matins, ou dans la salle de traite, on a une population d'oiseaux, c'est incroyable. Quand on voit ça, c'est une manière d'être payé, mais il faut l'accepter. On en avait un peu marre de voir que tout partait chez le négoce et puis point d'interrogation, on n'avait pas de retour client, est-ce qu'on fait du bon boulot ? Et ici on a nos clients des pâtes qui ont vraiment un retour très positif.
- Speaker #1
Vous l'entendez, il n'est pas toujours simple pour les agriculteurs de vendre à un prix juste, ce qui les empêche parfois de produire comme ils le souhaiteraient. Chacun s'adapte et trouve des solutions pour valoriser au mieux ses productions. Mais vu que les prix ne sont pas rémunérateurs, pourquoi faire ce choix de laisser des zones non productives ?
- Speaker #4
Un avantage également lié aux mesures environnementales, c'est que tous ces parcelle sont des hectares rentables sans avoir recours à l'utilisation des produits chimiques. Donc que ce soit pour l'homme comme pour la nature, pouvoir se préserver, je pense que c'est la meilleure chose. Pour celui qui peut se le permettre, parce que, encore une fois, toutes les exploitations sont différentes. Et pour celui qui peut se le permettre, avoir la chance de pouvoir rentrer dans les mesures agro-environnementales, c'est s'assurer un revenu, comme je le disais tout à l'heure, sans s'exposer à des variations de prix très importantes sur une même saison. C'est éviter de s'exposer à l'utilisation de produits chimiques qu'on n'a pas besoin. C'est se préserver de vouloir investir dans un matériel trop lourd.
- Speaker #3
Je ne serais pas aussi caricatural. Je dirais peut-être que sans faire attention à la biodiversité. On risque d'avoir un retour de flamme assez rapidement, dans le sens où s'il n'y a plus de zones pour accueillir les insectes qui vont permettre la pollinisation de nos céréales, s'il n'y a plus de pollinisation, il n'y aura plus de production. Et donc les rendements vont s'effondrer. Et donc peut-être est-ce qu'il vaut mieux privilégier un équilibre avec une production de meilleure qualité, moins grande. Et en maintenant cette biodiversité pour recréer l'équilibre, que ce soit en pollisation, que ce soit, on parlait tantôt de symbiose, de mutualisme.
- Speaker #4
Si je peux compléter, quand il parle de symbiose, si je prends le cas avec mes bandes aménagées, aujourd'hui j'ai deux apiculteurs qui évoluent sur la ferme, donc je pense que ça aussi c'est... Une belle association, agriculteurs, agriculteurs. La première chose qui me vient à l'idée, c'est le regard des gens. C'est beaucoup plus agréable pour les voisins d'avoir des champs fleuris que d'avoir des tas de boue, de fumier, qu'on n'explique pas aux gens.
- Speaker #2
Pour nous, le côté non productif, en fait, comme on s'arrange pour que les parcelle, les bancs de faune, etc., soient dans... Enfin, il se trouve qu'elles sont dans des zones les moins productives : en bord de séries d'arbres qui font beaucoup d'ombre, ou alors près des maisons des fois, pour éviter un éventuel conflit. Finalement, ce ne sont quand même pas des endroits où on saurait produire énormément. En plus, on n'a pas les plus belles terres, on a beaucoup de cailloux, il y a des endroits où finalement c'est tout aussi avantageux. Et l'avantage d'avoir des insectes auxiliaires, diminuer l'utilisation des insecticides, C'est... Non, il n'y a que du positif et de toute manière on ne saurait quand même pas produire plus que ça sur cet terrain-là.
- Speaker #1
Comme vous venez de l'entendre, l'agriculture est bien plus qu'une activité de production de denrées, et ce depuis la nuit des temps. Elle est multifonctionnelle, façonne nos paysages et rend de nombreux services à tous. Et surtout, elle prend soin. Petit rappel en vrac, des services rendus selon Benoît Istas, Xavier Misonne et Louise Verhaege.
- Speaker #3
Entre autres, elle permet ce qu'on appelle la pollinisation. Ça permet de lutter contre tout ce qui est érosion, ruissellement. L'élément principal, évidemment, c'est qu'elle participe à la photosynthèse. Ça favorise des équilibres. Ça permet, on le voit bien à la ferme, de diminuer tout ce qui est ravageurs et maladies. Ça crée quand même pas mal de corridors migratoires. On a de la chance chez nous d'accueillir des busards de roseaux. On a des espèces qui sont protégées, menacées, elles ont fini par s'installer.
- Speaker #4
La biodiversité, on peut la voir également au niveau, si on prend la partie culture, conserver toutes nos mycorhizes, toutes nos parties champignons, faire attention à préserver nos abeilles, faire attention à préserver nos vers de terre. Deux petites bébêtes nous aideront dans une agriculture durable.
- Speaker #2
On a remarqué qu'en fait, on suppose, notre théorie, c'est que tous les oiseaux présents dans l'exploitation ont diminué la population des insectes qui ont transmis... La langue bleue, et on a eu très très peu d'impact sur notre bétail cette année sur la langue bleue. Donc on se dit, peut-être que, voilà, en fait, ça marche très bien.
- Speaker #4
La première chose, c'est de voir que mes sols se portent mieux. On peut diminuer parce que je trouve qu'avec les bandes en bordure de parcelle, on a l'effet de... des insectes qui nous soulagent.
- Speaker #2
Chez nous, on a la vitesse de travail aussi. On déchaume à du 20 à l'heure parce que les vers de terre font déjà le pré-travail d'ameublissement du sol. On évite tout ce qui est ruissellement. Le sol absorbe beaucoup mieux l'eau et retient aussi mieux l'eau. Quand le champ du voisin est sec, le nôtre bénéficie encore d'une semaine ou deux en plus d'humidité. Plein d'avantages partout en fait.
- Speaker #3
On parlait tantôt de biodiversité, et un des rôles que la biodiversité rend et on oublie souvent, c'est justement une zone, un paysage apaisant, dans lequel on a le plaisir à se promener. Et donc on parlait tantôt des gens qui acceptent ce qu'on fait, ben oui, parce que quand ils reviennent le soir ou le week-end, c'est quand même plus agréable pour eux de se promener dans une campagne qui est diversifiée, dans une campagne qui est monoculture, 50 hectares de pommes de terre d'un seul tenant. Ou bien, une diversité avec différents types de cultures qui alternent, c'est clair que ce côté-là, oui, il ne nous rapporte pas en monnaie sonante et trébuchante, mais il nous rapporte en bien-être, ça nous permet de nous apaiser, c'est un moment de calme, de sérénité, et donc voilà, ça, ce côté-là, en tout cas, moi j'y suis particulièrement attentif et ça me fait du bien aussi.
- Speaker #1
Pas mal ces avantages, mais quels sont les inconvénients ?
- Speaker #3
Maintenant, il ne faut pas oublier non plus une chose, il y a quand même... Un revers à ça, nous on a quand même plus de 30 hectares en parcelle parcelles aménagées et malgré tout il y a une dissémination des graines des adventices qu'on retrouve dans les bandes des parcelles aménagées et donc il faut quand même être correct aussi par rapport à ça et dire que ça ressalit. Les terres avoisinantes, et donc il faut quand même en tenir compte dans notre cahier de charge des cultures qui sont à côté. Alors on essaie évidemment de le contrôler au maximum par des fauchage dans les parcelles aménagées. Et nous comme on est en bio aussi sur une partie de la ferme, c'est vrai qu'on... On essaie aussi d'appliquer ces techniques-là, et en bio, et sur les parcelles aménagées.
- Speaker #4
Il ne faut pas partir dans les mesures environnementales par facilité, ou juste pour l'attrait pécunier. Il faut avoir une autre motivation derrière. Personnellement, je suis chasseur à mes heures perdues, et c'est les bandes aménagées qui ont permis que j'ai une belle chasse aujourd'hui chez moi.
- Speaker #3
Moi, il y avait une contrainte que j'avais relevée qui me paraît quand même... qui pourrait poser problème à certains agriculteurs de se lancer dans le projet, c'est qu'en fait, on est payé presque 15 mois après. Et donc, je trouve que ça, c'est quand même pas très sympa, quoi. Et alors, puisqu'on parle de ce côté-là aussi, c'est très compliqué de repérer sur les extraits de banque. Les montants qu'on reçoit, à quelle mesure ça correspond ? On reçoit en plusieurs fois, il y a des accomptes qui sont faits, et donc ça demande quand même, parce qu'on parlait de contraintes tout à l'heure, une petite gestion administrative, un petit cahier, alors j'ai reçu ça, telle mesure, c'est quand même complexe de vérifier que les montants qu'on reçoit correspondent bien à ce qu'on a engagé. Et alors parfois quand il manque des paiements, c'est pas toujours facile de faire valoir ce montant-là et faire remonter ça à l'administration. Pour preuve, on a introduit des recours en mars 2024 et j'ai toujours pas eu de réponse. Donc ce côté-là, il est vraiment pesant.
- Speaker #4
Encore une fois, il ne faut pas choisir les mesures environnementales pour une simplicité et toucher de l'argent facilement. Non, ce n'est pas vrai parce que c'est évident qu'on... On ne travaille plus beaucoup en campagne, mais au niveau du bureau, on y passe encore un peu de temps quand même.
- Speaker #1
Rien n'est donc tout blanc ou tout noir. Chacun doit poser ses choix en fonction de ses réalités et de ses priorités. Cela dit, les témoignages de Louise, Xavier et Benoît nous aident à réfléchir sur les fonctions de l'agriculture et de la production agricole. Cette notion est donc à revoir à la lumière des enjeux d'aujourd'hui, où la sauvegarde de toutes les espèces est essentielle. Et donc, prendre soin de nos sols, de nos paysages et du vivant d'une manière générale, en dédiant des zones à la biodiversité, est peut-être tout simplement une approche plus globale pour envisager la production. Alors, est-ce que ce n'est pas magnifique de prendre soin de la vie ?
- Speaker #0
PAC ou pas CAP, c'est le podcast pour vous et avec vous, agricultrices et agriculteurs, qui ramène directement à vos oreilles les pratiques de vos pères pour y voir encore plus clair. Parce que pour demain, tout est possible. Pour plus de contenu, et de témoignages sur l'architecture verte de la PAC. N'hésitez pas à vous abonner sur votre plateforme d'écoute préférée. Ce podcast est produit par le réseau Wallon PAC et financé par la Région wallonne et l'Union européenne.