- Speaker #0
Pour qui est ce podcast ? À qui il s'adresse ?
- Speaker #1
Il s'adresse à toutes les femmes sénégalaises, qu'elles soient entrepreneurs ou pas. Parce qu'au-delà de l'entrepreneuriat, on va juste discuter de femme à femme.
- Speaker #0
Ça va être vraiment des discussions conviviales. Comme on disait, on va derrière le CV, derrière la page LinkedIn. Donc, c'est des discussions, on se balade et on ira dans des endroits où les femmes se sentent bien.
- Speaker #1
Qui ressemblent, qui sont à l'image en fait de... de l'ADN de SIOU qui est celui de rassembler la communauté et aussi l'écosystème. Dans un pays où 50% de la population est féminine, il faut vraiment se mettre, se challenger sur la capacité vraiment d'accompagner correctement les femmes. C'est la résilience en tout cas qui fait qu'on puisse réussir. Avant de manger d'autres produits, il faut manger le médium sénégal. Les processus pour se raccompagner sont très longs, chronophages et comme petite entreprise, on est donc en sous-effectif, on n'a pas le temps en fait. Pour que l'Afrique se développe, il faut que les Africains puissent être ensemble.
- Speaker #2
Parcours, trajectoire d'entrepreneurs inspirante. Bienvenue dans Parcours, le podcast qui met en lumière les femmes qui osent, qui créent. et qui innovent. Ici, on parle d'entrepreneuriat au féminin sans détour, de parcours inspirants, de défis relevés, de succès célébrés et de leçons précieuses à partager. Parce que réussir, c'est avant tout oser, apprendre, évoluer et inspirer les autres. Chaque femme que vous entendez ici a une histoire singulière. Et dans chaque expérience, il y a des apprentissages qui résonnent bien au-delà du parcours individuel. Les challenges rencontrés, les stratégies adoptées, les victoires remportées offrent des clés précieuses pour toutes celles et ceux qui souhaitent avancer. Pour retracer ces histoires, nous allons à leur rencontre partout au Sénégal, là où elles vivent et entreprennent. Chaque épisode est une immersion dans leur quotidien et dans un lieu qui les inspire. Un podcast pour s'inspirer, apprendre et surtout passer à l'action. C'est parti, bienvenue dans Parcours. Bonjour, c'est Seyna Ausha, fondatrice de Smart Ecosystem for Women. Je vous invite dans cet épisode à une conversation avec Marina Nying, entrepreneur sociale, co-animatrice de ce podcast. On vous partage des morceaux de nos vies qui nous ont amené à nous rejoindre sur Parcours. Bienvenue dans l'épisode zéro.
- Speaker #1
Comment vas-tu ?
- Speaker #0
Ça va,
- Speaker #1
super,
- Speaker #0
j'ai monté.
- Speaker #1
Toi, t'es en télé, j'ai mon café.
- Speaker #0
On est sous le manguier.
- Speaker #1
Parfait.
- Speaker #0
On est bien.
- Speaker #1
Très, très bien.
- Speaker #0
Bon, alors aujourd'hui, on va discuter.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
La première question que j'ai envie de te poser, c'est la Seyna Bou, petite, elle rêvait à quoi ? T'avais envie de faire quoi quand tu serais grande ?
- Speaker #1
Ah là là, elle rêvait... Elle savait même pas qu'elle allait être grande un jour. Elle croyait qu'elle allait rester petite toute sa vie.
- Speaker #0
C'est vrai ? Ouais.
- Speaker #1
Et c'est marrant parce que... Quand j'étais petite, quand on me demandait de dessiner une maison, je dessinais toujours une maison avec une cour et un manguier. Donc voilà, mon rêve s'est réalisé.
- Speaker #0
Trop classe. Et tu ne savais pas ce que tu voulais faire plus grande ?
- Speaker #1
Non, je n'arrivais pas à me projeter au-delà. Je n'arrivais pas même à m'imaginer adulte, en fait, quand j'étais petite. Je ne sais pas toi, comment c'était ?
- Speaker #0
Alors moi, j'avais deux choses que j'avais envie de faire. J'avais envie d'être clown et médecin. Je pense que j'avais envie de faire rire les gens. Je n'avais pas envie de voir les gens tristes autour de moi. Et médecin, c'était, attention, c'était médecin sans frontières. Et du coup, je me dis, bon, finalement, aujourd'hui, j'habite au Sénégal et je fais des choses pour le bien-être des femmes. Donc,
- Speaker #1
c'est Marina sans frontières, quoi. Voilà. Marina sans frontières qui fait le tour du monde, qui parle un peu de médecine, presque. presque, d'un sujet de la médecine, presque. Donc, on s'en approche. Et après, l'autre, c'était quoi ? C'était « clown » . On va dire que c'est un peu raté, non ?
- Speaker #0
C'est peut-être le côté spectacle. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
C'est peut-être le côté film,
- Speaker #1
podcast. Peut-être, c'est ça. Et du coup, ton parcours, finalement, c'était quoi ? Parce que tu n'es ni médecin sans frontières, ni clown. Comment ton parcours s'est défini ensuite ?
- Speaker #0
Ensuite, j'étais à l'école. Ça fonctionnait l'école, mais je m'ennuyais beaucoup à l'école. Je trouvais que ça ne servait pas à grand-chose. Et mon père, un jour, a eu l'idée de me parler d'une section cinéma qui existait au lycée. Et là, ça m'a interpellée, parce que je crois qu'au collège, je faisais partie du ciné-club, genre. Donc, le lycée, j'ai fait un bac cinéma. Et là, ça a changé. Les cours m'ennuyaient toujours, mais on avait plein de cours super intéressants à côté. On allait dans les festivals, on faisait des films, on rencontrait des réalisateurs, des acteurs. Et donc là, tout de suite, ça m'a... Ça m'a aidée, finalement, j'ai eu le bac avec mention, parce qu'il y avait des trucs qui m'intéressaient dedans. Et après ça, du coup, il fallait travailler dans le cinéma. J'ai cherché, j'ai fait plein de stages, j'ai fait du montage, j'ai fait de la régie. Finalement, j'ai travaillé dans la production pendant une dizaine d'années, cinéma et documentaire. Et après, tsunami, première grossesse, on commence à se poser des questions. On commence à changer nos habitudes, mais je restais encore dans le cinéma. Mais ça devenait compliqué quand même de gérer la vie familiale avec les horaires du monde du cinéma. Heureusement, j'avais un mari qui s'occupait beaucoup de notre fille, donc ça allait. Il y a le chien de Seyna Bou qui... Donc, j'ai travaillé dans le cinéma pendant plusieurs années. Et puis, quand j'ai été enceinte de ma deuxième fille, c'est là que je me suis dit... Il faut que je trouve quelque chose qui est plus en phase avec mes valeurs du moment. Et je me suis posé la question, quel monde on va laisser à nos enfants ? Et c'est là que j'ai créé ma première entreprise, Happy Nappy, en France, qui était spécialiste des couches lavables pour bébés, puis après de tout ce qui était des produits d'hygiène réutilisables. Donc avec une boutique à Paris, des sites internet, etc.
- Speaker #1
Et je me rappelle qu'en fait, sans le savoir, j'ai consulté ton site internet à l'autre bout. De la Seine-Atlantique quand je cherchais des couches lavables pour mon fils. C'est trop marrant. C'est fou ça.
- Speaker #0
Et de fil en aiguille, avec mon mari sénégalais, je venais souvent en vacances au Sénégal. Et on s'est dit, mais en fait, les produits qu'on vend en France, il faudrait qu'on les fabrique au Sénégal et qu'on les propose au Sénégal. Et là, on a commencé à faire plein de petites recherches. Et un jour, je suis tombée sur Yai. Et j'ai tombé sur la page Facebook de Yai. J'ai envoyé un petit message.
- Speaker #1
Oh, de coïncidence.
- Speaker #0
Envoyant une dame avec plein de bras qui faisait plein de choses en même temps. Ce visuel m'a attirée. Oui. J'ai envoyé un petit message et j'ai eu une Seyna Boutiam qui m'a répondu. Mais c'est dingue. Moi, j'ai utilisé les couches lavables pour mon fils. Rencontrons-nous. Et le voyage suivant au Sénégal, on s'est vus.
- Speaker #1
C'est comme ça. Et donc, tu es arrivée. Voilà, tu es venue en exploration pour voir au Sénégal et finalement, tu n'es pas repartie. C'est ça.
- Speaker #0
Ce que je dis souvent, je pense qu'on m'a maraboutée.
- Speaker #1
On va couper ça au montage. Non, non, c'est clair, mais c'est quelque chose, visiblement, que vous aviez envie de faire, un voyage de famille, une vision familiale et voilà, vous êtes juste venue, en fait, vous installer. C'est ça. Pour voir, voilà.
- Speaker #0
Comme quoi la vie, elle est incroyable. C'est que toi, tu consultais mon site qui était en France. Moi, je suis tombée sur ton site ici en faisant mes recherches. Et mon mari avait ton père en prof. Donc, on était destinés.
- Speaker #1
On était destinés à se rencontrer. Et alors, quand tu es arrivée, comment s'est passé un peu cette aventure sénégalaise depuis que tu es arrivée ? Parce que aussi, il s'est passé plein de choses.
- Speaker #0
Ah, franchement... Ce que je dis souvent, c'est qu'on n'est pas toujours très riche dans le compte en banque, mais alors on est riche d'expériences et de gens. Moi, ce qui me marque le plus dans mon expérience ici, c'est le nombre de gens fantastiques que j'ai rencontrés et que je rencontre encore. Et en partie, grâce à toi, le réseau d'AI que tu avais déjà monté et toute cette communauté dans laquelle j'ai pu m'intégrer. Et franchement, c'était... C'était une super découverte. Donc avec des moments vraiment difficiles, je pense que l'idée qu'on avait de ce qu'on allait faire avec notre entreprise ici en arrivant et maintenant, il y a quand même un gap.
- Speaker #1
Un gap. Totalement un gap. Mais il faut rappeler qu'en fait, quand vous êtes venue aussi, l'idée, c'était d'aller encore plus loin dans cette vision du monde que vous allez laisser en fait à vos enfants en créant une autre entreprise au Sénégal. C'est ça.
- Speaker #0
C'est ça, on a décidé de venir ici pour créer les produits, les fabriquer ici au Sénégal, pour créer des emplois locaux, réduire les déchets au Sénégal. Et puis favoriser le bien-être des bébés et des femmes.
- Speaker #1
Donc, vous êtes venue avec cette idée et vous avez fini avec quoi ? C'est ça.
- Speaker #0
Alors maintenant, c'est ce que me disait ma fille tout à l'heure. Elle me disait, mais maman, en fait, maintenant, c'est un peu difficile de dire ce que tu fais parce que tu fais beaucoup de choses.
- Speaker #1
C'est ça. On commence. C'est ça, en fait, le Sénégal et je pense en Afrique aussi de manière générale. Et c'est aussi un signe peut-être de toutes les opportunités qu'il y a et des choses qu'il y a à faire. C'est qu'on vient avec l'idée de faire quelque chose et on se rend compte de plein d'autres choses à faire ou d'autres façons aussi de faire les choses.
- Speaker #0
Ce qui est génial au Sénégal, c'est que c'est facile de commencer. On a une idée, on ne nous demande pas 50 certifications, diplômes, patati patata. On y va, on essaye. Et je pense que c'est aussi un peu ce que tu as vécu dans ton parcours finalement. Tu vas nous raconter après. mais c'est pareil finalement on a une idée on y va on apprend sur le terrain en rencontrant des gens le réseau est hyper important si on essaye de faire tout seul ici par contre là c'est foutu mais on s'entoure bien on peut commencer et tester des choses ce qui est un peu difficile c'est le changement d'échelle grandir ça c'est difficile dès qu'on passe 5-6 salariés Tout le côté artisanal qu'on arrivait à faire au début avec une équipe un peu débrouillarde et multipotentielle, là, au-delà de 5-6 employés, ça commence à demander des process et là, il faut grandir partout en même temps. Moi, c'est ça que j'ai trouvé dur. C'est que tu dois t'améliorer au niveau administratif, tu dois t'améliorer au niveau financement, au niveau communication, au niveau RH, à tous les niveaux en même temps. Et ça, c'est...
- Speaker #1
Non, non, ce n'est pas simple. Ce n'est pas simple et en fait, ça montre aussi la complexité de toutes les entreprises qui sont petites et c'est aussi révélateur du tissu économique qu'on a, c'est-à-dire qu'on a une grosse masse de petites entreprises qui restent petites pendant très, très longtemps et qui n'arrivent pas à changer d'échelle ni devenir des champions en fait. Donc, elles peuvent rester… en bonne santé, bien vivre pendant très longtemps de petite taille, mais grandir, c'est plus compliqué. Et aujourd'hui, ce que je vois aussi, c'est que tu t'es laissé de l'ouverture pour explorer aussi d'autres choses. Et peut-être que tu peux nous dire maintenant tout ce que tu es rendu à faire pour compléter, parce que tu trouvais que c'était important aussi de faire ces choses-là. Et aussi, j'imagine, pour explorer d'autres choses.
- Speaker #0
Effectivement, en fait, on a commencé avec nos... couches lavables et nos serviettes hygiéniques lavables fabriquées à Ngaparu dans notre atelier. Et en fait, rapidement, en discutant avec les femmes, on s'est rendu compte qu'elles avaient besoin d'informations. En fait, les produits amenaient beaucoup de questions et beaucoup d'échanges et c'était hyper intéressant. Et on n'avait pas imaginé cet aspect-là. Et je me rappelle, on a organisé un premier focus group. Là, quand j'ai commencé à sentir toutes ces questions, j'ai appelé les nièces de mon mari, j'ai dit « Venez avec vos copines, on va discuter » . Et on était dans le salon de la maison familiale à Dakar et ils sont venus. Et au début, je me suis dit, ça va être difficile. Moi, là, tout bas, elles ne vont rien me dire. Et en fait, elles m'ont raconté toute leur vie en détail. Je n'arrivais même plus à prendre des notes. Et c'était hyper intéressant. Et là, je me suis dit, en fait, il faut qu'on s'occupe aussi de ça. Il faut qu'on donne l'information. Et c'est là qu'est né le programme qu'on a appelé au début Changeons les règles. Aujourd'hui, c'est les outils Where We. Et aujourd'hui, il y a une application mobile, une série sur YouTube. Un chatbot, un livret, des ateliers, beaucoup de formations. Je me suis retrouvée formatrice en cycle menstruel.
- Speaker #1
Et j'appelle Marina l'experte du leadership menstruel.
- Speaker #0
C'est incroyable. C'est incroyable. Je n'aurais jamais imaginé ça. Du coup, je me suis formée parce que moi-même, en préparant ces outils, j'ai appris plein de choses que je ne connaissais pas. Et je me suis dit, mais c'est incroyable que j'apprenne ça quasiment à la ménopause, alors que j'aurais trop aimé savoir ça avant quand j'étais jeune. Et donc, je me suis mise à apprendre beaucoup. et essayer de vulgariser. Mon truc, c'est d'essayer de vulgariser, de rendre simple, facile à comprendre et adapté au contexte sénégalais. Donc, je me forme, j'apprends plein de choses. Et puis aujourd'hui, je fais des formations pour les jeunes filles, mais aussi pour les adultes et parfois même les hommes. Et c'est trop intéressant.
- Speaker #1
C'est trop marrant d'avoir les hommes. Est-ce qu'on en parle ? Non, c'est l'objet d'un autre épisode, je pense.
- Speaker #0
Les hommes, on pourra faire un épisode sur les hommes. Et on pense à vous, les hommes. On pense à vous. On va avoir des choses pour vous.
- Speaker #1
C'est ça. Moi, je pense que moi, pour le coup, j'ai fait un peu le sens inverse. J'ai fait la France, après je suis revenue. J'ai fait le... Le va-et-vient, comme ça, là.
- Speaker #0
Mais tu as fait quand même, toi, toutes tes études de Sénégal. Oui,
- Speaker #1
moi, j'ai tout fait ici. Je suis un pur produit de l'éducation sénégalaise, l'ESP, donc l'ancien NSUT. Et en fait, je n'étais même pas prédestinée à partir parce que finalement, après le bac, j'ai fait cette école-là, j'avais commencé à travailler. Et si ce n'était pas, en fait, pour aller suivre un homme, je ne serais pas partie. Je serais restée ici, je ne sais pas à quoi ma vie aurait ressemblé, mais je pense que voilà, et donc je suis partie. Mais je pense qu'avec le recul, il y a du destin, il y a plein de choses en fait, mais j'étais faite pour partir de cette manière-là, parce que sinon je ne me serais pas retrouvée en Guyane pour chercher des couches où je serais sur ton site.
- Speaker #0
Alors attends, parce qu'on a loupé un épisode. Donc, tu as grandi au Sénégal, tu as fait tes études au Sénégal. Oui. Ensuite, tu as commencé à travailler au Sénégal. Et là, tu es partie pour suivre monsieur.
- Speaker #1
Monsieur. Donc, je me suis mariée, je suis partie. Donc, je suis partie en France et j'ai fait un bout de carrière là-bas avec pareil. tous les challenges de l'adaptation au début. J'étais jeune mère en France. Voilà, ce n'était pas simple, mais je ne sais pas, je pense que j'ai été portée par un instinct de survie. Et puisque j'ai travaillé très tôt, c'est-à-dire que moi, même avant, dès que je suis sortie de la fac, je n'ai jamais chômé de ma vie. Je ne sais pas ce que c'était, en fait. Et on m'a toujours inculqué ces valeurs de travail et d'autonomie. Et je ne me voyais pas. de vivre dans une dépendance notamment économique, même si ce n'était pas le sujet, mais j'avais besoin en fait de cette autonomie financière. Et je me suis dit en fait la meilleure façon de m'intégrer en France, c'était par le travail. Et donc j'ai tout fait pour vraiment ne pas être mise à l'écart en fait du travail, du monde professionnel. Donc, on s'est endetté, mon mari et moi, pour que je retourne à l'école, pour avoir mes équivalences de diplôme et pour travailler tout de suite. Donc, finalement, un an après mon arrivée en France, je travaillais. Donc, j'ai évolué dans l'industrie pharmaceutique pendant tout le temps que j'ai été là-bas, jusqu'à ce qu'on mute mon mari en Guyane française. Et c'est comme ça que je me suis retrouvée en Guyane française, où là, je travaillais plutôt dans la santé publique. Je coordonnais un réseau de médecins dans la gérontologie. Et c'est là où aussi j'ai eu mon fils et c'est là où aussi j'ai cherché des couches lavables. Parce qu'à l'époque, c'était la région Guyane qui faisait la promotion justement, c'était dans une promotion de protection de l'environnement. Ils finançaient en partie l'achat de couches lavables, donc c'était subventionné. Et donc, je devais trouver une marque. qui me convenait, et ensuite, ils me remboursaient une partie. Et c'est comme ça, voilà, pour la petite histoire. Mais je suis vite repartie, en fait, de la Guyane, et c'est à ce moment-là que je suis revenue au Sénégal, parce que la mission de mon mari était finie, et on devait retourner en France. Et je me suis... Ça m'a ramenée, en fait, à tout ce que j'ai vécu avec ma première, qui est une période très compliquée, très difficile. Et je me suis dit, j'ai pas envie de recommencer à zéro avec un deuxième bébé dans les bras, etc. Je me suis dit, bon, c'est peut-être le moment... de repartir au Sénégal et c'est là où je suis rentrée.
- Speaker #0
Pause.
- Speaker #1
Ouais. Quoi ?
- Speaker #0
J'aime bien quand tu racontes comment c'était quand même quand t'es arrivée en France et que t'as dû te débrouiller avec ton bébé, ton boulot. Ouais,
- Speaker #1
non mais je me suis arrachée, moi.
- Speaker #0
Ça, c'est quand même un... Déjà, t'es pas arrivée à Paris dans une grande ville.
- Speaker #1
T'es arrivée dans le trou de la Normandie, pardon. Je pense qu'il y a certains gens qui n'avaient jamais vu une personne noire de leur vie. Donc, c'était un vrai défi. Et je me suis dit, mais non, je me suis sentie vraiment, j'ai eu vraiment cette oppression en me disant, j'ai eu une peur en fait, une panique en me disant, mais je vais mourir ici. Il faut vraiment que je sorte de ça, il faut que je travaille, il faut que je sois autonome, il faut que je voie d'autres gens, il faut que je m'intègre, etc. Donc, c'était un instant de survie.
- Speaker #0
J'ai pitié de toi.
- Speaker #1
Il fallait me voir avec ma poussette dans la neige.
- Speaker #0
Ça, pour une Sénégalaise, ça doit être traumatisant.
- Speaker #1
C'était quelque chose. C'était tout, en fait. C'était jeûne-mer, froid, déracinement culturel, tout en même temps.
- Speaker #0
Et attends, tu n'as pas dit un point important, c'est que ton mari, il était très souvent en déplacement. Oui,
- Speaker #1
mon mari était tout seul. Il était tout seul. Et puis, déplacement assez quand même compliqué parce qu'il allait dans des zones de guerre. Donc, bon, voilà. Donc, c'est pas... Ce n'était pas simple, mais c'est là où effectivement on se dit… On assume ses choix. C'est-à-dire que moi, personne ne m'a forcé à l'épouser et je savais dans quoi je m'engageais. Et mes parents m'ont bien fait comprendre que tu assumes. Donc, je n'avais pas trop le choix. J'ai fait ce choix, donc je l'assume. Je me donne les moyens. Je n'allais pas du tout m'enfermer dans quelque chose de me victimiser ou quoi que ce soit. En tout cas, sans avoir essayé.
- Speaker #0
C'est ça. Mais ça doit être quand même une belle aventure. Pour moi, je crois que c'était quand même beaucoup plus simple d'arriver au Sénégal. Oui. J'avais déjà mon réseau, je connaissais déjà. J'étais déjà venue très souvent en vacances, etc. Et puis, j'avais quelques personnes, dont toi, qui m'ont ouvert les portes. C'était quand même plus facile.
- Speaker #1
C'est plus simple comme ça. Mais après, je me suis fait quand même mon réseau. Je me suis fait des amis, de très, très bonnes amies que j'ai toujours en contact aujourd'hui. Et j'ai passé de très, très bons moments. Une fois que cette phase est passée, ça s'est très, très bien passé pour moi. J'ai toujours bien travaillé. J'ai gagné quand même... très correctement ma vie. Donc voilà, ça s'est bien goupillé finalement.
- Speaker #0
Et là après, tu arrives au Sénégal. Tu décides de rentrer au Sénégal.
- Speaker #1
Je décide de rentrer. J'avais envie de rentrer pour ces deux raisons. Je ne voulais pas revivre cette étape-là. Et ça me donnait aussi un sentiment de tout le temps justifié que j'avais ma place peut-être en France. Je me suis dit, je vais revenir. Après aussi, on a la famille, les parents qui prennent de l'âge et on se dit, bon, on veut quand même rester un peu avec eux, profiter d'eux. Donc, je suis rentrée et j'ai tout simplement repris dans l'activité, dans le secteur d'activité que je connaissais, la santé, l'industrie pharmaceutique. Mais ça n'a pas duré longtemps parce que c'est là, en fait, que s'est fait la bascule. Parce que je suis rentrée avec mon bébé, avec des habitudes un peu européennes. À l'époque, les forums étaient très en vogue pour les jeunes mamans. Et donc, c'était toute notre vie. On avait nos communautés. Et c'est quelque chose qu'on n'avait pas au Sénégal. Et avec une amie d'enfance, on s'est lancé dans cette aventure parce qu'elle aussi, elle avait ce besoin d'accès à l'information en tant que jeune mère.
- Speaker #0
Quelle aventure ?
- Speaker #1
Yaï. C'est parti de là. C'est parti de là, autour d'une discussion dans un salon. On a créé le groupe Facebook et puis on se réveillait une semaine après, on était 300. On pensait juste créer un groupe avec nos copines à nous. Et on a senti quelque chose et c'est là où on s'est dit, bon allez, on y va, on développe cette communauté, on se donne les moyens. On a fait ça en intégrant une agence de marketing digital qui nous a accueillis en entrepreneuriat. Et donc on a développé pendant sept ans cette belle communauté de mamans qui continue à vivre aujourd'hui encore.
- Speaker #0
C'était quoi le but de cette communauté ?
- Speaker #1
C'était de créer un espace de confiance où les femmes pouvaient partager de l'expérience en fait. L'expérience de leur vie de mère, leur vie d'épouse aussi, de fil en aiguille, et après aussi leur vie en tant que seulement, tout simplement, femme. Et on en est venu à aborder plein de sujets, pas seulement la parentalité ni la maternité, mais aussi les sujets de société. les sujets de carrière, les sujets d'autonomie financière, etc. Et c'est comme ça, en fait, avec, pour beaucoup de gens, le COVID est arrivé et qu'il y a eu cette remise en question où moi, voilà, j'ai fait la bascule en créant justement SIEW qui se concentrait un peu plus sur les questions d'autonomie économique pour les femmes.
- Speaker #0
Donc là maintenant, on est à Sioux.
- Speaker #1
On est à Sioux maintenant, ça fait 5 ans.
- Speaker #0
Et donc la Seine-Abboude qui est rentrée au Sénégal et la Seine-Abboude maintenant, c'est quoi la différence ?
- Speaker #1
Rien à voir. Ça n'a rien à voir. C'est-à-dire que moi je pense qu'en fait, j'ai compris comment je prends les choses. Je prends les choses en me disant... En fait, je ne fais même pas l'exercice de me dire je vais être ça dans le temps, etc. Et c'est un vrai bonheur de me dire il y a plein de choses qui m'attendent. C'est une surprise. Chaque jour vient avec ses surprises, l'essentiel. Et c'est quelque chose en fait à laquelle je suis très, très ouverte. Je me dis, mais voilà, dans dix ans, peut-être que je serai, je ne sais pas, je serai peut-être en Alaska. I don't know. Mais je trouve ça très excitant, en fait, cette découverte permanente. Je ne me fixe pas vraiment un truc en me disant, je veux être tel genre de fille. Je pense que le plus important, et c'est sur quoi je pense que je continue à m'accrocher, c'est vraiment ce bien-être, en fait, cet alignement intérieur où on se dit, on se sent bien, en fait. C'est juste de se sentir bien et je fais juste les choses au fur et à mesure qui me permettent de me sentir bien. Et si aujourd'hui, ça nécessite de shifter complètement vers autre chose, pourquoi pas ? Ce n'est pas quelque chose que je me...
- Speaker #0
Oui, oui, toi, il y a un truc qui se présente qui t'intéresse, tu dis.
- Speaker #1
Je dis, si c'est quelque chose qui m'intéresse. Et puis voilà, là, c'est Naboo qui est rentrée. Elle avait des cheveux, quoi.
- Speaker #0
Elle avait des cheveux. Maintenant, elle n'en a plus. Et qu'est-ce qu'elle a gagné ?
- Speaker #1
Ah, je pense qu'elle a gagné en confiance, peut-être plus en confiance, parce que j'ai souvent eu ce syndrome de l'imposteur, pas le syndrome de l'imposteur, c'est peut-être un... j'étais souvent angoissée à l'idée de ne pas y arriver en fait, quand je commençais des choses. Mais on va dire un peu plus d'audace, voilà, un peu plus d'audace et de confiance, et puis de... J'ai vraiment plus cette sensation que je suis aux commandes de ma vie, ce qui était moins le cas avant où j'avais un sentiment plutôt passif, où je suivais le mouvement.
- Speaker #0
Oui, tu devais gérer ce qui t'arrivait. Alors que là,
- Speaker #1
je décide ce qui m'arrive.
- Speaker #0
C'est une grande différence.
- Speaker #1
C'est une grande différence. Et je pense que pour toi, c'est pareil, parce que aussi, c'est un peu la courbe de l'âge, etc. Maintenant, on est dans des âges où on va à l'essentiel. Et justement, pour aller à l'essentiel, il faut qu'on soit même, comment dire, actrice de nos propres décisions.
- Speaker #0
C'est ça, oui. Et là, aujourd'hui, on est là ensemble pour faire un premier épisode zéro d'un podcast.
- Speaker #1
Un épisode zéro test pilote. Je ne sais pas, synopsis, whatever.
- Speaker #0
OK, alors c'est quoi ce podcast ?
- Speaker #1
Alors, ce podcast, il s'appelle Parcours. Je ne me rappelle même pas comment c'est sorti de ma tête, là.
- Speaker #0
Mais je pense qu'à un moment donné, je me suis dit, il fallait qu'on trouve le moyen de... En fait, à force d'être tout le temps avec ces femmes, on entendait plein de choses. On entendait plein de choses, plein d'histoires de vie, plein de parcours. Et je me disais, mais en fait... Et à chaque fois qu'on avait toutes ces femmes ensemble, ces partages de parcours amenaient en fait des choses extraordinaires. Ça amenait... Ça permettait de bâtir un peu plus la confiance d'autres qui sont dans des périodes difficiles. Ça a inspiré d'autres, ça a donné des solutions à d'autres. Et je me suis dit peut-être qu'il faudrait capturer en fait tout ce contenu, ce partage et ces expériences cumulées pour justement les partager à un plus grand nombre. Et aussi c'était pour nous en tant que CIW une façon de poser un... notre plaidoyer et puis comment aussi on militait pour que les femmes soient plus visibles, mais soient visibles dans une posture positive et inspirante. Et donc, on s'est dit, peut-être qu'on devrait explorer ce podcast où on va aller à la rencontre de ces femmes extraordinaires pour raconter justement leur parcours. Et donc voilà, on a eu la chance d'avoir un partenaire qui nous a soutenus pour le rendre, en tout cas, le réaliser.
- Speaker #1
Donc ça va être quoi ? On va parler de quoi dans ce podcast ?
- Speaker #0
Écoute, dans ce podcast, on va parler de vie, la vie des femmes. On va parler de femmes, on va parler de leur vie, on va parler aussi de leur vie en tant qu'entrepreneurs au Sénégal. Et aussi, on va parler en fait de cette aventure. C'est vraiment ça. C'est cette aventure, en quoi ça consiste quand on se lance en tant que femme entrepreneur, par quoi on passe les moments, qu'ils soient bien, moins bien, durs, excitants, etc. Et peut-être toutes les choses qui nous permettent de tenir encore au fil du temps. Et c'est ça, en fait, et de montrer en fait cette image de résilience. Parce qu'on dit souvent, en fait, les femmes sont résilientes, mais on ne se rend pas compte de ce que ça nécessite comme acte. On ne sait pas ce que ça nécessite comme des fois, comment dire, sacrifice. Voilà, on ne se rend pas compte de tout ça.
- Speaker #1
Et je pense que l'idée, c'est aussi de montrer l'envers du décor.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
On va aller au-delà du profil LinkedIn. du CV, de la page de l'entreprise et des réseaux sociaux de l'entreprise que chacune a fondé. Mais on va essayer de regarder derrière qu'est-ce qu'il y a et justement de parler du parcours de chacune.
- Speaker #0
Et je sais que ça, ça t'existe. T'adore. Voilà, creuser, etc.
- Speaker #1
Raconter les histoires des gens.
- Speaker #0
Raconter les histoires des gens. Pour toi, je ne sais pas, mais je pense que c'est ça qui te... t'intéresse le plus, c'est envers du décor. Et je me dis, finalement, c'est un projet qui te tient aussi à cœur. Et qu'est-ce que tu, par exemple, tu penses que tu vas découvrir ou en fait, qu'est-ce que tu vas aller chercher en fait, à montrer dans ce podcast ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question. C'est vrai que moi, j'adore, je pense depuis petite, j'adore raconter des histoires. Mes cousines, elles me racontent que ... petite, elle ne savait jamais quand je racontais des choses vraies ou faux parce que j'avais tendance à partir de faits réels et à broder un peu autour. C'est ça le cinéma finalement. Et aujourd'hui ce qui m'intéresse plus c'est le côté documentaire, c'est aller chercher les histoires des personnes parce que je me rends compte qu'en fait autour de nous chaque personne a une histoire extraordinaire à raconter. La vendeuse de cacahuètes dans la rue elle a une histoire extraordinaire aussi bien que la femme qui est devenue présentatrice à la télé. Et c'est ça que j'ai envie d'aller chercher. Je pense que ça m'intéresse moins parce que je me nourris des histoires des autres. Ça m'aide beaucoup, moi, dans ma vie à évoluer. Et puis, je me dis, il faut les mettre en valeur parce que c'est des histoires qui ont autant de valeur que ce qu'on voit par ailleurs dans les médias, qui est parfois un peu fake. On a une vision de la réussite qui est...
- Speaker #0
C'est ça. une vision de la réussite qui est très édulcorée, qui est très make-upée, etc., très lissée. Et je pense que la réalité, elle est tout autre. Mais en même temps, je pense que l'idée, le message à donner derrière, c'est juste de soyez prêts, en fait, à faire face à cette réalité. Mais c'est possible.
- Speaker #1
Moi, ma phrase, c'est que tout est possible. Et la question que j'aime bien poser aux gens, préparez-vous, ceux qui vont venir dans le podcast, c'est... Voilà, si on avait une baguette magique, si tout était possible, qu'est-ce qu'on ferait ? Et c'est vrai que souvent, ça nous permet d'aller beaucoup plus loin. Si on se dit « je fais déjà ça, ça, ça, c'est déjà pas mal » , bon ben, ok, c'est bien, mais... on ne va jamais sortir de sa zone de confort. Si on se dit, OK, j'enlève toutes les barrières, je me permets, alors moi, on me dit souvent, Marina, tu es idéaliste, machin. Je dis OK, ce n'est pas grave. Mais quand on se met la barre haute, la barre haute pour nous, pas selon le standard des autres, mais en fait, on y arrive. Voilà, ça me fait penser à ce projet perfil que j'ai fait l'année dernière. C'était une idée dans ma tête. Et puis finalement, on a fini avec... 12 films père-fille, dont toi avec ton papa, une exposition au musée de la femme, un truc grandiose. Et c'est juste parce qu'on s'est autorisé à rêver.
- Speaker #0
Mais je pense que aussi, c'est parce que je pense que quand on ne fait pas confiance, certains vont appeler ça la foi, etc. Mais en tout cas, quand on n'a pas confiance, les choses ne vont pas se réaliser. Donc, peu importe, on va dire, le rêve, si on se dit, bon, je... Je crois que ça peut arriver. Ça peut arriver.
- Speaker #1
Alors, dans ce podcast, déjà, il s'appelle Parcours. Alors, on va voyager. On a décidé que ce ne sera pas en studio. Donc, c'est pour ça qu'aujourd'hui, on commence sous le manguier. Donc, on va voyager. Pour chaque femme, on sera dans un lieu différent. Et puis... Parfois on va manger, parfois on va boire un verre. Donc c'est des discussions, on se balade et on ira dans des endroits où les femmes se sentent bien. Peut-être parfois ce sera elles qui choisiront un endroit, peut-être parfois c'est nous qui allons proposer un endroit, mais en tout cas on va se balader et on va aussi en profiter pour faire découvrir des endroits aux auditeurs. On va rencontrer des femmes avec différents parcours et dans différents domaines d'activité. On va essayer de donner quand même une belle part aux femmes qui sont peu médiatisées aujourd'hui, parce qu'elles ont aussi des magnifiques histoires et elles ont beaucoup à partager avec nous. Et puis, on va rigoler.
- Speaker #0
Beaucoup, beaucoup. Parce qu'en fait, comme on dit, heureusement qu'on en rigole. Parce que sinon, ce serait autre chose.
- Speaker #1
Il faut nous voir parfois avec nos copines entrepreneurs, les discussions où on raconte des trucs. Dramatique parfois, mais en rigolant.
- Speaker #0
Oui, en rigolant. Parce que sinon, on ne trouve pas l'énergie pour aller de l'avant. À un moment donné aussi, c'est une forme, on va dire, de protection pour aller de l'avant. Donc ça, c'est sûr. Donc oui, beaucoup de joie, même si on va parler de tous les sujets. L'idée, en fait, c'est de croiser. Le sujet de l'entrepreneuriat avec la réalité de la vie des femmes au quotidien, dans la société dans laquelle on évolue, dans les marchés dans lesquels on évolue, dans nos réalités. Donc, l'idée vraiment, c'est de croiser tous ces éléments-là pour pouvoir montrer, en fait, vraiment à quoi ressemble la vie d'une femme entrepreneur au Sénégal.
- Speaker #1
Et comme on aime bien avant tout la convivialité, La sororité, c'est hyper important et on l'aura ici dans le podcast, mais on va rajouter une petite touche à ce côté convivialité. Qu'est-ce qu'on va faire ?
- Speaker #0
On va faire un bel événement de lancement qui ressemble à l'image de l'ADN de SIOU, qui est celui de rassembler la communauté et aussi l'écosystème. Donc, on va offrir un moment de célébration encore aux femmes entrepreneurs. On l'a déjà fait une fois, mais cette fois-ci, on va aller à un autre niveau aussi, pour justement rassembler tous les acteurs de l'écosystème, que ce soit tout ce qui est structure d'accompagnement, bien sûr les femmes entrepreneurs qui sont au cœur de cet écosystème entrepreneurial féminin, les structures d'accompagnement, les institutions, l'État, le secteur privé, les jeunes filles, les aspirantes entrepreneurs, les, comme je les appelle... affectueusement nos amis les hommes, parce qu'ils font aussi partie de notre écosystème. Donc tout ce beau monde sera invité à venir découvrir en fait à quoi va ressembler ce podcast. Aussi partager un moment de co-création avec nous pour pouvoir nous suggérer aussi ce dont elles ont envie, enfin ce dont l'écosystème a envie, les personnes qu'elles ont envie d'entendre, d'écouter. Les parcours qu'elles ont envie de découvrir aussi, à travers peut-être des profils de personnes, et vraiment donner ce moment-là de célébration, mais aussi de co-création. C'est quelque chose qui est très important dans notre
- Speaker #1
ADN. Et il y en aura d'autres.
- Speaker #0
Et il y en aura plein d'autres. Et il y en aura plein d'autres événements. Parce qu'on voit en fait ce podcast comme juste un prétexte pour créer en fait un espace. de partage et cet espace-là, il va être ouvert sous plusieurs formes, des événements, des plateformes, des sites Internet, des groupes WhatsApp qui vont vraiment faire vivre en fait. Donc le podcast, il est juste là pour faire démarrer cette conversation, cet échange permanent qu'on va pouvoir animer pour la communauté. Et donc on donne vraiment un rendez-vous pour ce lancement-là. qui sera convivial, bien évidemment, qui sera festif, mais qui sera aussi inspirant dans la manière dont on va le produire. Et bien évidemment, on va inviter en permanence notre communauté à nous rejoindre sur nos plateformes pour tout le temps aussi participer à cette co-création.
- Speaker #1
Donc, ça nous fait un podcast.
- Speaker #0
Ça nous fait un podcast.
- Speaker #1
Avec un épisode tous les 15 jours environ.
- Speaker #0
Un épisode tous les 15 jours environ. Mais on va dire un épisode tous les 15 jours. OK.
- Speaker #1
Ensuite, des événements, dont le premier, c'est l'événement de lancement.
- Speaker #0
Des événements, un événement de lancement, d'autres événements de rassemblement de la communauté.
- Speaker #1
Et trois, les réseaux qui vont nous permettre de continuer à interagir avec les invités et toute la communauté.
- Speaker #0
C'est ça. C'est ça. Ce sera ça. C'est top. Nous, on est super excités, en fait, pour ce projet-là. On le prépare avec beaucoup d'engagement et d'investissement parce qu'on a envie aussi que ce soit quelque chose que toutes les femmes ont envie d'écouter et qu'elles en sortent inspirées, que les jeunes filles qui se lancent dans la vie professionnelle en sortent inspirées, mais aussi instruites. Donc pour nous, c'est vraiment quelque chose de très, très important dans notre trajectoire. Et on espère que vous allez tous contribuer à ça.
- Speaker #1
Et alors si tu devais résumer, pour qui est ce podcast ? À qui il s'adresse ?
- Speaker #0
Moi, je dirais que ce podcast, il s'adresse à toutes les femmes sénégalaises, qu'elles soient entrepreneurs ou pas. Parce qu'au-delà de l'entrepreneuriat, on va juste discuter de femme à femme. Et je pense que c'est ça qui est le plus important. Et notre culture sénégalaise est quand même profondément attachée à ces valeurs de partage. Donc, pour moi, je pense que c'est vraiment un podcast qui s'adresse à toutes les femmes sénégalaises, même si là, on a, on va dire, une thématique forte qui est l'entrepreneuriat. mais elle s'adresse à toutes les femmes sénégalaises et bien sûr à toute la société.
- Speaker #1
Et ce qui est intéressant aussi, c'est de se dire que ce podcast pourra accompagner aussi les acteurs de l'écosystème de l'entrepreneuriat.
- Speaker #0
Bien évidemment.
- Speaker #1
Si on a l'occasion, on pourra les mettre en valeur aussi à certains moments. Et puis, ça pourra parfois aussi les aider à comprendre aussi le milieu de l'entrepreneuriat féminin, comment ça évolue.
- Speaker #0
Oui, c'est ça parce que... On se rend compte, nous, en tant que structure qui accompagnons les femmes, que finalement, c'est aussi une compétence. C'est une compétence de pouvoir accompagner les femmes parce qu'il faut les comprendre, il faut connaître leur réalité. Et je pense que beaucoup d'acteurs de l'écosystème gagneraient à mieux développer cette compétence-là. Tout simplement, on va avoir quelque chose d'efficace parce que dans un pays où 50% de la population est féminine, on peut... pas se passer de ce marché-là. Donc, je pense que qu'on soit banqué, qu'on soit structure de l'État, il faut vraiment se mettre, se challenger sur la capacité vraiment d'accompagner correctement les femmes.
- Speaker #1
Tout à fait. Et je crois qu'au Sénégal, j'ai rarement vu un pays où il y a autant de femmes entrepreneurs. En fait, elles ne le savent pas forcément, elles ne se considèrent pas forcément toutes comme entrepreneurs. J'en ai déjà vu qui me disent, non mais moi, je ne suis pas du tout entrepreneur parce que je ne fais pas ci ou ça. Mais en fait, elles ont toutes des petits business.
- Speaker #0
C'est parce que c'est une réalité aussi sociétale et économique. Il y a très peu de salaires qui suffisent en fait à toutes les sollicitations qu'on a dans notre société. Donc à un moment donné, avec l'inflation qu'on vit, toutes les femmes veulent payer une meilleure éducation à leurs enfants. Toutes les femmes veulent avoir un meilleur système de santé pour les enfants. Donc elles vont aller chercher des ressources supplémentaires. Donc c'est très, très important. Et je pense qu'on va aborder tous ces sujets-là justement dans le podcast. Quels sont les systèmes de soutien qu'on met, qu'on se met pour réussir, qu'on soit dans salarié ou entrepreneur. Et ce système de soutien, elle a un prix. Elle a un coût et ce coût-là, en fait, il faut aller chercher des moyens de se les offrir, en fait.
- Speaker #1
Voilà, et faire passer l'information sur ce qui existe déjà.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Bon, ben voilà, on a un super programme.
- Speaker #0
Super programme, très ambitieux, mais on est prêts. We're ready. We are ready. Ils sont ready aussi.
- Speaker #1
Pas d'énaglée.
- Speaker #0
Pas d'énaglée. Merci de nous avoir écoutés. Parcours vous est proposé par Smart Ecosystem for Women, agence spécialisée dans l'accompagnement du plein potentiel des femmes en Afrique. Ce podcast est rendu possible grâce au programme YBAC déployé par Expertise France. Pour en savoir plus sur SIU, cliquez sur les liens en description. À bientôt pour une nouvelle trajectoire de femmes inspirantes.