- Valentin
Et tandis qu'un vinyle, à moins vraiment d'avoir pensé un mur avec, ça reste. Moi j'ai récupéré des vinyles qui avaient passé 30 ans dans une cave au bord de la mer. Au final, les pochettes en carton avaient de légères tachounettes de moisissures, et les disques en eux-mêmes, vous passez un coup de chiffon, un petit chiffon microfibre, attention ! Et il n'y avait plus rien, et les disques, ils ont 40 ans, et on a l'impression qu'ils n'ont jamais été touchés.
- Paul Raoul
Aujourd'hui, je vous emmène au Disquaire Day, cette fameuse fête des disquaires indépendants.
- N 127
Vous allez rencontrer quatre ambiances de disquaires pour vraiment sentir et comprendre cet engouement pour les vinyles.
- Speaker #3
Paris Music Express en balade avec Paul Raoul.
- Paul Raoul
Je suis actuellement chez Gibert. Gibert, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est quand même parmi les plus gros disquaires de musique indépendante sur Paris. Et puisqu'on est au Disquardé, j'ai la chance d'avoir Christina devant moi, qui est la directrice du magasin Giber. Christina, en fait, le Disquaire day, à la base, était destiné à des labels indépendants. Est-ce que tu penses que c'est toujours la même destination aujourd'hui ?
- Christina
Oui, ça reste quand même des petites productions. Les grands magasins comme la FNAC n'ont pas droit à tout ce beau référencement. Donc oui, on est sur de l'indépendant pur jus.
- Paul Raoul
Alors il y a des grosses références parce qu'aujourd'hui en fait il y a des vinyles, c'est la fête du vinyle. Tu saurais me dire combien il y a de références différentes ici chez Giber ou c'est un peu compliqué à répondre ?
- Christina
Là je n'ai pas les chiffres en tête mais beaucoup beaucoup de références surtout sur le rayon pop rock. On a plus de références que l'année dernière.
- Paul Raoul
D'accord. Pour les habitués, il faut préciser que Jiber a depuis... Un peu moins d'un an a bouleversé un petit peu les rayons. Le rayon 10 qui était au sous-sol, maintenant il est au rez-de-chaussée. Est-ce que c'est fait exprès pour surprendre le consommateur ?
- Christina
Alors un petit peu des deux. Il y a aussi un problème purement technique. Avant nous partageions le magasin avec la bande dessinée. Et vu l'évolution du manga, la bande dessinée était un petit peu saturée au 34 du Boulard Saint-Michel. Donc on l'a déménagée au 30. Un peu l'effet des chaises musicales, on a changé des rayons. Et nous, ça nous a permis d'être un petit peu plus en lumière au rez-de-chaussée du magasin.
- Paul Raoul
Je peux te demander ton coup de cœur aujourd'hui musical ?
- Christina
Alors moi, je viens des musiques du monde. Donc c'est vrai que mon coup de cœur musical, alors je n'ai pas toutes les références, mais il y a un beau duo entre M et Séu Georges, qui est un artiste brésilien que j'apprécie énormément.
- Paul Raoul
Tu peux répéter le dernier, parce que M on le connaît, mais le dernier en fait s'appelle comment ?
- Christina
Séu Georges.
- Speaker #5
Paris va en manette, en manette jusqu'à toi. Paris, oh, Paris,
- Speaker #3
oh. Paris Musique Express en balade avec Paul Raoul.
- Paul Raoul
Alors donc là, je suis en face du 8 rue Pierre-Sémar, en face de la boutique Ballades Sonores. Bon, il est un peu plus de 9h. Il y a déjà beaucoup de monde et j'ai devant moi une personne qui a un disque devant lui. Est-ce que c'est pour dédicacer le disque ?
- N 127
En fait, c'est un ticket d'attente pour le disquaire. Donc au lieu de faire des tickets un peu basiques, ils ont donné des... Des 45 tours numérotés avec un numéro de fil d'attente.
- Paul Raoul
C'est un numéro pour quoi faire ?
- N 127
C'est pour rentrer chez le disquaire.
- Paul Raoul
Ils vont appeler les numéros ?
- N 127
Exactement, ils vont appeler 10 numéros toutes les 5 minutes.
- Paul Raoul
C'est pour éviter qu'il y ait une fil d'attente ?
- N 127
Exactement.
- Paul Raoul
Un numéro combien ?
- N 127
Un numéro 127ème. Donc c'est bal barré pour obtenir quelques pépites.
- Paul Raoul
Et le disque c'est sur quelle pochette ?
- N 127
Là c'est sur l'artiste John William donc Oh Happy Day, Merci Seigneur donc en plus c'est pas un disque dégueu pour être honnête.
- Paul Raoul
C'est sympa.
- N 127
Je vais le garder, je vais pouvoir l'écouter à la maison.
- Paul Raoul
C'est un souvenir.
- N 127
Exactement, ça fait un peu un souvenir un reliquat et puis si je trouve pas ma pépite... chez le disquaire, j'aurais toujours ce disque.
- Paul Raoul
C'est du gospel.
- N 127
Exactement.
- Paul Raoul
Et toi, tu viens chercher quoi ?
- N 127
Moi, je suis venu chercher une réédition d'un des disques de John Frusciante, qui est le guitariste des Red Hot et qui fait très peu de rééditions et très peu de disques, qui sont toujours limités. Donc c'est un événement exceptionnel aujourd'hui pour moi en tout cas et pour tous les fans de Frusciante. Donc en effet, ça n'a rien à voir. Là, c'était un album qui est assez connu, qui reste, on va dire, une généraliste, donc n'importe qui peut écouter l'album sans que ça tombe dans un délire acide etc.
- Paul Raoul
On va écouter un extrait maintenant. Je te remercie, numéro 127. Je te souhaite bonne pioche.
- N 127
Merci, merci beaucoup, bonne journée.
- Paul Raoul
Oh, je viens d'apercevoir Thomas, le responsable de balade sonore,
- N 127
le disquaire en question. Ça va ?
- Paul Raoul
Oui, ça va et toi ? Non, je te suis, je te suis tranquillement en fait. Tu es en train de distribuer quoi Thomas ?
- Thomas
On a été contacté par des londoniens qui font un magazine musique et mode, il s'appelle Hasbo. Il n'y a pas de distribution en France et donc on le fait découvrir, voilà, c'est marrant. Je disais que c'était chouette, moi j'ai été à Londres en 99-2000. Pour une année et j'ai vraiment l'impression que...
- Paul Raoul
Vous êtes retourné ?
- Thomas
Ouais, ouais, mais là regarde, que peu a changé quoi, il y a encore... C'est trop, c'est... C'est excentrique,
- Paul Raoul
l'excentricité de Londres. Ouais,
- Thomas
Londres restera Londres. Et ça c'est le listing, le listing des 437 références qu'on a imprimées comme ça.
- Paul Raoul
437 aujourd'hui hein ?
- Thomas
Ouais, alors il y a quelques retards et quelques absents mais ça doit... Je pense qu'on arrive quand même bien aux 400 références.
- Paul Raoul
Et là en fait tu viens de distribuer donc à chaque fois c'est un petit ticket, c'est même à 45 tours avec un numéro. Tu sais à quel numéro on en est là ?
- Thomas
J'ai l'impression qu'ils ont déjà distribué les 200 non ? Ah ouais ouais ouais,
- Paul Raoul
j'ai vu 137 tout à l'heure.
- Thomas
Ouais ouais, on en a numéroté 200.
- Paul Raoul
Tu sais combien de personnes tu attends aujourd'hui ou pas ?
- Thomas
On n'arrive pas à vraiment l'estimer avec le turnover mais on espère bien avoir un... Nos mille personnes de passage.
- Paul Raoul
En plus je crois que t'es ouvert aussi demain.
- Thomas
Il y a demain, il y a demain, il y a demain jusqu'à 20h, de 11h à 20h. Et on accueille Sand en showcase demain qui sort son disque aujourd'hui pour le Disquardet. Et ce soir à 18h c'est Anorak aussi qui prend les platines. Superbe.
- Speaker #3
Il va être à la télé Thomas.
- Paul Raoul
Il est toujours à la télé Thomas.
- Thomas
Elle est où la caméra ? C'est ta fille ? Non, non, c'est la fille de Vincent qui s'occupe du petit déjeuner. C'est Mao et Madeleine.
- Paul Raoul
Merci Thomas.
- Thomas
Avec plaisir, merci. Merci d'être là.
- Speaker #3
Paris Music Express.
- Paul Raoul
On va laisser les quelques 200 personnes rentrer tranquillement chez Balade Sonore. Il est 9h15. Je vais aller dans un autre magasin de disques à côté, pas très loin, dans le 18ème. Ça s'appelle Spiral. Alors je suis à La Spirale qui est un disquaire situé rue Lepic. Je suis avec Emmanuel, on est en plein disquardé, il est un peu busy si je puis dire, Emmanuel. Emmanuel, en fait pour les auditeurs, t'es au quel numéro de la rue Lepic ?
- Emmanuel
Je suis au 11 de la rue Tolosé, c'est la rue Tolosé.
- Paul Raoul
Pardon, excuse-moi, en fait c'est derrière la rue Lepic.
- Emmanuel
Entre le Moulin de la Galette et la rue des Abesses, c'est à Montmartre.
- Paul Raoul
C'est ton premier disquardé ?
- Emmanuel
Tout à fait.
- Paul Raoul
Tu viens d'ouvrir la boutique depuis combien de temps ?
- Emmanuel
Ça va faire un an bientôt.
- Paul Raoul
Tu vas faire un anniversaire peut-être ?
- Emmanuel
Bah oui, c'est un peu prévu.
- Paul Raoul
Qu'est-ce que t'as prévu aujourd'hui ?
- Emmanuel
Alors je vais mettre en avant certains disques que j'ai acheté pour le discardé, qui sont des tirages limités. Il y a le premier pile, le tout premier pile par exemple, c'est un mix américain qui est inédit jusque là. C'est un mix qui n'est jamais sorti en fait. Puis il y a d'autres choses comme ça, qu'est-ce que j'ai en... Il y aura un live et des démos de R.
- Speaker #8
La ressortie d'un Gilles Cotterone. Un local live d'Eramon qui n'était jamais sorti en vinyle. Et puis un live des Soccinettes aussi. Il y aura un picture disc de The Cure.
- Emmanuel
Et puis il y a d'autres choses comme un bootleg de Morphine.
- Paul Raoul
Trio en fait, batterie, basse et saxo.
- Emmanuel
Voilà, c'est ça. Et puis une sortie de Jesus and My Chain.
- Paul Raoul
En fait, c'est une compilation celle de Jesus and My Chain. qui compile en fait les premiers singles c'est ça, tout à fait et alors tu fais quelque chose de spécial aujourd'hui ?
- Emmanuel
oui, alors il y a Bobby Nix qui est DJ, qui viendra apporter, enfin faire un set avec ses propres 45 tours qui est un grand collectionneur de vinyles et notamment de 45 tours donc il va faire son petit set de 18 à 20 heures et puis voilà, il y aura des coups à boire et des amis et voilà
- Paul Raoul
C'est une sorte d'apéro en fait ce soir. Ce soir à 18h. C'est à quelle heure ? A 18h ?
- Emmanuel
C'est à 18h. C'est un apéro DJ set comme on dit.
- Paul Raoul
Ici, venez ici à la Spirale. C'est un disquaire très très sympathique. Il y a plein de trouvailles. Je viens d'acheter un disque que j'ai cherché depuis très très longtemps. Je l'ai trouvé ici. Rappelle l'adresse quand même.
- Emmanuel
Le 11 rue Dolosé dans le 18ème à Montmartre.
- Paul Raoul
Merci Emmanuel.
- Christina
Paris Music Express en balade avec Paul Raoul.
- Paul Raoul
C'est un peu la course entre deux disquaires. On est dans le 20ème arrondissement. plus précisément au 18 rue Déhé, pour rencontrer un disquaire pas comme les autres. Ça s'appelle loot, on est chez loot, disquaire et bar. Le bar à loot.
- Valentin
Oui, oui, le bar à loot. Alors, ça vient de plein de choses. Loot, c'est une expression qui vient du milieu du jeu vidéo. En fait, quand on loot quelque chose, c'est qu'on récupère un trésor. Et ça va un peu en parallèle avec le terme diguer, dans le milieu de la musique, où on digue un disque. Digger, ça vient de l'anglais creuser. Et quand les gens fouillent dans les bacs, on dit qu'ils diguent. Et donc du coup, je voulais sortir un peu du terme digué. Et en fait, moi j'ai beaucoup été joueur de jeux vidéo quand j'étais gamin. Donc l'out, ça m'est venu tout de suite. Et puis je voulais un terme clair, catchy, un peu que les jeunes comprennent. Parce qu'il faut arrêter de dire que le disque c'est de la musique vintage pour les anciens, c'est faux. Moi je le vois au quotidien dans ma clientèle. Beaucoup plus de clientèles qui ont moins de 30 ans que de clientèles qui ont plus de 30 ans, vraiment. Et voilà, et donc le terme l'out vient de ça. Donc quand j'ai créé la radio, je l'ai appelée Radio L'Out. Il y a longtemps, puis quand j'ai ouvert la boutique, je me suis dit, on va l'appeler pareil, toujours dans l'esprit du lout. Et il y a aussi un petit truc qui est perso, c'est que depuis que je suis ado, mon prénom c'est Valentin et on m'appelle Valout. Donc voilà, c'est resté.
- Paul Raoul
Aujourd'hui c'est un jour particulier, donc c'est le disquardé, évidemment. C'est pour ça qu'on est au bar à lout avec Valentin. Valentin, c'est ta première année, je crois. C'est la première fois que tu fais le disquardé. Comment ça se passe ?
- Valentin
Alors comment ça va ? C'est la première fois, donc effectivement en tant que client, en tant que digueur de disques, j'en ai fait plein des disquaires days. Mais là c'est la première fois que j'en organise un, donc effectivement on se rend compte qu'il y a une vraie ferveur auprès du grand public, il y a plein plein plein de gens, ça touche un public plus large que le public, la clientèle des disquaire day classiques, donc on sent un vrai engouement. En fait c'est une grande campagne de communication nationale, enfin une campagne de communication c'est une grande opération on va dire nationale, où tous les disques herds entre guillemets, avec des disquaire day participants et d'autres non mais... où l'idée ça va être un partenariat avec FIP, avec Les 1 Rock, tout ça, ce qui fait que ça permet de faire connaître le monde des disquaires de manière beaucoup plus large. Et du coup après en termes de musique, il y a de tout. Les disques ont été annoncés cette année, on a du jazz funk, mais on a aussi du Taylor Swift, on a des choses obscures comme des choses plus grand public. Donc l'idée c'est de dire aux gens, parce qu'il y a encore des gens qui s'imaginent que les disques c'était avant, Et que, non en fait, depuis, ça avait un peu disparu dans les années 90, et c'est revenu au milieu des années 2000, entre 2000 et 2010. Et aujourd'hui, tous les disques qu'écoutent les jeunes, ils sortent en vinyle.
- Paul Raoul
Pourquoi il y a un engouement vers le vinyle aujourd'hui ?
- Valentin
Alors moi, après c'est une théorie qui est assez personnelle, mais je pense que c'est grâce, et je sais que ça va en faire peut-être sauter certains de leur chaise, pour moi c'est un peu grâce aux plateformes de streaming. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les jeunes... ou les gens, enfin les jeunes, ou le grand public, bref, les gens qui n'ont pas nécessairement envie d'investir beaucoup d'argent dans la musique, qui n'ont pas cette passion-là dévorante, ils vont écouter de la musique sur Spotify, Deezer, et l'avantage de cette plateforme-là, malgré tous les défauts qu'elles ont, et on ne va pas faire la liste, on n'est pas fini, c'est que quand vous ne connaissez pas un groupe, vous pouvez le découvrir pour rien. Et en fait, moi, on a, au final, les gens permettent, ça permet notamment aux jeunes, et aux moins jeunes, d'élargir leur culture musicale, et du coup d'avoir accès à plus de choses. Et ce qui fait que... Quand ils ont un disque qu'ils écoutent depuis quelques mois sur leur plateforme, qu'ils viennent chez moi et qu'ils se rendent compte que ça existe en objet, je dirais qu'il y a ça qui entre en ligne de compte. C'est-à-dire que d'un côté, les gens sont plus largement curieux grâce à Internet, et d'un autre côté aussi, quand on a un abonnement Spotify ou Deezer, le problème qu'on a, c'est qu'il suffit qu'on arrête notre abonnement, on n'a plus notre musique. Tandis qu'aujourd'hui, quand vous achetez un vinyle ou un CD... Vous avez un objet que vous allez pouvoir transmettre, que vous pouvez toucher avec vos petites mains, qu'il y a quelque chose de palpable, il y a quelque chose de légitime, entre guillemets, à ça. Et moi, quand je vois des jeunes qui ont 14-15 ans, qui écoutent du rap, et que, encore parfois, dans une société, on leur dit que le rap, il n'y a pas de la vraie musique, eux, ils voient que ça a été pressé en objet, que c'est considéré, et ça fait du bien. Ça fait du bien à cette jeune génération qui a envie de s'intéresser à la musique, mais qu'on leur explique en permanence qu'ils n'ont rien compris. Et puis il y a aussi le fait qu'on s'est rendu compte ces dernières années que le CD qu'on avait tant emporté... Comme étant une révolution et que c'était bien moins fragile que les vinyles, on se rend compte aujourd'hui que c'est complètement faux. Des CD que vous avez acheté neuf dans les années 90, même sans y avoir touché, vous les décellophané aujourd'hui, vous les mettez dans votre platine, il y a une chance sur deux que ça ne marche plus. Et tandis qu'un vinyle, à moins vraiment d'avoir... D'avoir pensé un mur avec, ça reste. Moi j'ai récupéré des vinyles qui avaient passé 30 ans dans une cave au bord de la mer. Au final, les pochettes en carton avaient des légères tachounettes de moisissures. Mais les disques en eux-mêmes, vous passez un coup de chiffon, un petit chiffon microfibre, attention. Et il n'y avait plus rien. Et les disques, ils ont 40 ans et on a l'impression qu'ils n'ont jamais été touchés.
- Paul Raoul
On va aller voir ensemble le bac à disques discardé du bar à l'automne.
- Valentin
Effectivement, alors là en fait le truc c'est que ce qui est génial c'est quand on ouvre, quand on reçoit les cartons. Vous savez c'est un peu Noël en fait à chaque fois. On reçoit des cartons avec des disques. On a commandé la semaine d'avant mais on a déjà un peu oublié parce qu'on a plein plein plein de références. C'est génial. Et c'est Noël. Moi c'était Noël cet après-midi puis c'était Noël hier en fait.
- Paul Raoul
C'est surtout Noël aussi pour les clients là parce qu'ils sont en train de fouiller dans les bacs. Il y a eu la queue ce matin à 10h donc là on est un petit peu dans l'après-midi, il y a un petit peu moins de monde. Mais il y avait pas mal de monde à la queue. Il y a un petit peu moins de choses dans les bacs, mais il en reste encore un petit peu. Vous pouvez venir.
- Valentin
Oui, oui, oui. Alors là, parmi les références que j'ai reçues, notamment pour le disque Air Day, moi, c'est cette double compile.
- Paul Raoul
Ah oui,
- Valentin
j'ai repéré aussi. What dance is this ? UK post-punk dance floor. Bon, je pense que tout est là. C'est du post-punk, c'est-à-dire vraiment... Du punk avec un mélange de musique électronique, mais début des années 80, plutôt esprit dancefloor.
- Paul Raoul
Il y a deux compiles d'ailleurs, il y a deux références différentes.
- Valentin
Il y a deux...
- Paul Raoul
What Dance Is This ?
- Valentin
What Dance Is This, oui.
- Paul Raoul
Une pochette jaune et une pochette bleue, deux disques différents.
- Valentin
Tout à fait, et vraiment c'est très très belle chose. Qu'est-ce que j'ai ? Alors ça c'est pas dans le Disquardail, mais là ça vient de sortir sur l'excellent label We Want Sound.
- Paul Raoul
Est-ce que c'est une compilation aussi ?
- Valentin
Oui, ça s'appelle I Am El Disco. Et alors, je vais vous décrire ce qu'il y a écrit dessus. Egyptian Disco Boogie et J-Cassette Donc vraiment Disco Boogie J-Cassette je ne vais pas vous mentir
- Paul Raoul
Est-ce que ça veut dire que ça a été des enregistrements cassette ?
- Valentin
Beaucoup Ça vient d'Egypte et en général Beaucoup d'enregistrements du Moyen-Orient En tout cas aujourd'hui on n'a que des enregistrements cassette Voilà qu'est-ce que j'ai d'autre ? Après il y a toujours plein de choses J'ai reçu le premier album de
- Paul Raoul
Ryuichi Sakamoto Alors je vois qu'il y a une petite Ceinture autour du disque qu'on appelle Hobby chez les japonais Merci. Est-ce que ça veut dire que c'est un pressage japonais ?
- Valentin
Non. Alors en fait, on en met de plus en plus des hobbies sur les pressages européens. Parce qu'on aime bien ça.
- Paul Raoul
Ça fait cool, c'est du marketing finalement.
- Valentin
Oui, c'est du marketing. C'est même écrit en japonais. Mais là, en fait, c'est un pressage européen d'un disque de Ryuichi Sakamoto, qui est un artiste japonais. Donc ils ont reproduit les textes en japonais. Voilà, ce qui du coup n'est pas idéal pour nous. Mais voilà, ce sont des pressages comme ça européens. Ils ont la gentillesse de nous traduire. Ah, au Magma ! Et du Magma aussi. Alors ça,
- Paul Raoul
ça veut dire que c'est des rééditions aussi ?
- Valentin
Ouais, c'est des rééditions récentes. Et alors, je suis content parce que du coup, c'est vrai qu'on a beau être disquaires, on ne peut pas connaître toute la musique de l'univers. Et Magma, ça fait partie des choses dont j'ai beaucoup entendu parler, que je m'étais mis un jour dans ma tout-earlist. Un jour, il faudrait que j'écoute. Donc là, je vais en profiter de les avoir reçus pour les écouter.
- Paul Raoul
Il faut quand même préciser aux auditeurs, pour ceux qui ne connaissent pas Magma, c'est quand même du rock qu'on appelle progressif. Donc, ce n'est pas de l'expérimental, mais... On est sur quelque chose où c'est un groupe un peu qui est sur notre planète. On va dire qu'ils ont même inventé un concept. C'est tous les ans quand même que vous vous gardez, c'est le 3ème samedi du mois d'avril. L'année prochaine tu le refais ?
- Valentin
Ben écoute, ouais, pourquoi pas On va voir en fait C'est ce qu'on dit, c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses Donc si on s'est rendu Si on a passé un beau disquaire day Si ça a été bien pour la boutique Bien pour la clientèle aussi, que ça a été agréable Oui, pourquoi pas En tout cas,
- Paul Raoul
si vous n'êtes pas au disquaire day Venez ici au bar à Loot Le bar à Loot, je ne me suis pas trompé au 18 rue des Aies, dans le 20ème. Venez boire un coup, il y a un bar. Il y a Valentin qui est là, ici, qui est vraiment super sympa, qui donnera tous les conseils pour ouvrir une porte, que ce soit dans le jazz, que ce soit dans la musique électro, dans la musique orientale. Il y a un panel considérable. Je suis entouré de bacs à disques qui ne sont que des vinyles, essentiellement. Faites-vous plaisir. Et puis, en tout cas, merci beaucoup, Valentin. Valentin, en fait, la radio s'appelle... Radio Loot ?
- Valentin
Oui, sur www.radiolout.com. En fait, c'est une web radio qui tourne 24h sur 24, 7 jours sur 7. On a des programmes spéciaux, spécial jazz, spécial hip-hop, spécial électro, à plusieurs moments de la semaine. Après, il y a toutes les infos sur le site. Il y a aussi des podcasts. Et on a aussi une chaîne YouTube, le Baralout Live, où on enregistre des lives DJ, live électro, live musicien aussi, qui vient de se lancer. Donc, au moment, on a très peu de vidéos, mais ça va se développer.
- Paul Raoul
Très bien, on va écouter tout ça sur radioloot.com. Merci encore Valentin. Merci pour ce discardé en tout cas et ton accueil.
- Valentin
Merci à vous et merci pour toutes ces questions et puis à bientôt.
- Paul Raoul
C'est la fin de ce 40e épisode de Paris Musique Express. Mais merci à vous d'être resté jusqu'au bout. Merci à Christina, directrice de Giber, à Thomas de Balades Sonores au numéro 127. A Emmanuel de La Spirale et à Valentin Disquaire au Bar à Loot. Si vous voulez, vous pouvez me laisser un avis sur la plateforme d'écoute, déposer 5 étoiles sur Spotify. Et pour ne rater aucun épisode, surtout abonnez-vous. Si vous connaissez des endroits insolites musicaux, dites-le moi en commentaire ou sur Instagram, Paul Raoul Radio. Je vous donne rendez-vous bientôt pour un nouvel épisode. D'ici là, portez-vous bien. Bye bye.