Speaker #0Bonjour ou bonsoir et bienvenue dans Parlons Cul-ture, carte d'été, podcast de l'été. Tout au long de l'été, je vous propose un rendez-vous hebdomadaire autour de cartes, de trois cartes, parfois il y a quatre cartes, mais c'est plutôt trois cartes, issues du jeu Les Baleines Bleues, à partir d'illustrations. Je vous invite à une réflexion sur la grossesse, le postpartum, les relations affectives, la sexualité, enfin tout ce qui peut concerner les thématiques de ce jeu qui est très très réaliste. Chaque épisode dure moins de 10 minutes et fait écho soit à mes consultations, soit à mes podcasts de Parlons Culture ou encore à mes rubriques dans le GHI. Alors installez-vous confortablement et découvrons ensemble les cartes de la semaine. Alors c'est les dernières cartes, les trois dernières cartes. Je commence par la carte positive. C'est une carte qui a un nom. Oui, ça s'appelle les fantasmes. C'est marrant, on avait déjà parlé aussi au début de cette série. Et moi, j'ai d'ailleurs fait un podcast sur les fantasmes. Je pense que c'était le podcast 8 de Parlons Culture, donc en solo. Et donc là, on voit un couple face à face, nu, toujours avec de l'encens. se toucher, ils sont très très souriants et on voit qu'ils sont dans leur tête c'est des bulles, donc c'est des pensées ce n'est pas du déclaratif et on voit que monsieur a comme fantasme d'observer deux femmes en pleine intimité sexuelle et puis on voit madame, elle imaginer à une situation de triolisme. Elle est avec deux hommes et elle pratique la sexualité. Mais pourtant, ils sont bien à deux et ils sont très souriants. C'est une carte positive, semble-t-il, sans ambiguïté. Je trouve intéressante cette idée qu'ils ne sont pas dans le partage de leurs fantasmes, mais bien comme des fantasmes perçus comme des activateurs, des stimulus. Vraiment, je vous invite à écouter mon podcast sur les fantasmes. C'était... C'était le fantasme, c'était le podcast 8. Alors, pas drôle du tout cette carte, même si j'ai mis très longtemps à la comprendre. Je me souviens au début de ma carrière, j'avais pas vu toute la subtilité de cette carte. Eh bien c'est la carte... Alors déjà, ce qu'on voit, c'est un homme, il fait nuit, et on voit un homme mal rasé, il y avait des... poches dans une chambre d'enfant, la chambre est rose, et on voit l'homme secouer le bébé. Pendant longtemps, je l'ai interprété comme de l'agacement, la fatigue, jusqu'à ce qu'une participante ait observé les gestes du syndrome du bébé secoué, qui est une forme très grave de maltraitance infantile, qui survient lorsqu'un nourrisson ou un jeune enfant est secoué violemment. Il s'agit d'une urgence médicale. Alors là, dans l'illustration, on ne voit pas que c'est une urgence médicale. Mais le syndrome du bébé secoué, c'est une urgence médicale majeure qui peut entraîner des séquelles irréversibles, voire le décès. Alors pourquoi les bébés sont-ils particulièrement vulnérables ? C'est que la tête est proportionnellement très lourde par rapport au reste du corps, que les muscles du cou sont encore peu développés, que le cerveau, il est fragile et il contient... davantage d'eau que celui d'un adulte. Donc lorsqu'un enfant est secoué violemment, sa tête est projetée d'avant en arrière, et c'est ça que je n'avais pas vu dans le dessin, et le cerveau se déplace à l'intérieur de la boîte crânienne, provoquant des lésions importantes, comme des hémorragies, des saignements autour du cerveau, des lésions cérébrales diffuses. Vous voyez, je prends un air grave, parce qu'autant j'ai pu parler de ces cartes, Avec une certaine légèreté, même s'il y avait des sujets qui étaient plus complexes que d'autres. Mais voilà, on parle d'hémorragie rétinienne, d'œdème cérébrale. Si effectivement, je ne sais pas, peut-être donner quelques signes, ce n'est pas très réjouissant, mais d'enfants qui auraient pu, de nourrissons qui auraient pu être violemment secoués par un parent ou par une personne qui aurait l'enfant en charge. professionnels, des grands-parents, enfin qu'importe, on peut voir selon la gravité, une somnolence inhabituelle, une difficulté à se réveiller, des vomissements, du refus de s'alimenter, des troubles respiratoires, des convulsions ou perte de connaissances. Les conséquences sur du long terme, ça peut être des handicaps moteurs, de la paralysie, des troubles de la vision, des épilepsies. Des troubles cognitifs, des difficultés d'apprentissage, des troubles de comportement. Là, c'est une photo où c'est le père qui secoue, mais ça peut être vraiment un parent épuisé, un beau-parent, une personne qui garde l'enfant. Plus rarement un professionnel, mais j'ai souvenir que récemment en France, il y a eu une condamnation. C'est vrai que cette carte, on voit que l'enfant pleure. Alors, il pleure soit parce qu'il est secoué, soit il pleurait avant. Mais c'est sûr qu'entre deux semaines et quatre mois environ, les bébés traversent des périodes normales de pleurs, de pleurs intenses. Ils peuvent pleurer plusieurs heures par jour, sans raison apparente, malgré des soins, des câlins, malgré... Souvent, moi-même, quand un enfant pleure, on dit « mais qu'est-ce que je n'ai pas fait ? De quoi il a besoin ? » Et puis l'adulte, il peut se sentir totalement impuissant, frustré, en colère, épuisé. Le père, sur le dessin, sur l'illustration, il a l'air vraiment très en colère. Voilà, qu'est-ce qu'il pourrait faire ce papa ? Ah mais on voit qu'il lui a déjà changé une couche. Je pense que le détail, c'est pour dire qu'il est propre. On voit aussi un biberon, ça veut dire qu'il a... Voilà, c'est probablement des pleurs sans raison. Sans raison, là aussi, je mets des guillemets. Qu'est-ce qu'on peut faire ? On peut poser le bébé en sécurité dans son lit. Il vaut mieux qu'il pleure et qu'on soit à côté de lui, en lui tenant la main, en lui caressant le visage. Plutôt que le secouer, ça c'est sûr, on peut aussi sortir quelques minutes de la pièce, respirer, demander de l'aide, de manière à ce que la tension puisse redescendre. Ce n'est pas une carte anodine, le syndrome du bébé secoué, c'est considéré comme la première cause de traumatisme crânien chez le nourrisson. Surtout avec un pic entre... Deux mois et six mois. C'est la prévention que je vous propose sur ce dernier épisode. Les maternités expliquent aussi que les pleurs intenses font partie du développement de l'enfant, du nourrisson. On ne peut pas lui dire d'arrêter. Ce n'est pas parce qu'un enfant pleure qu'on est un mauvais parent. On doit pouvoir aussi lui permettre de s'exprimer sans qu'on soit exaspéré par ce sentiment de ne pas bien faire les choses. Voilà. Mais ça note aussi, puisque c'est les dernières cartes, un phénomène social. N'oubliez pas, je suis sociologue de formation. Il peut y avoir énormément d'isolement parental. Il peut y avoir un manque de relais familiaux, de la fatigue chronique. Peut-être aussi le monde du travail qui peut demander beaucoup. On peut aussi, socialement, sociologiquement, demander à ce que les parents soient parfaits. Voilà, il n'y a aucune... Excuse à secouer au syndrome du bébé secoué, mais toute notre société doit pouvoir, plutôt que la terre, faire de la prévention et en parler. La dernière carte, elle est intéressante aussi, elles sont toutes intéressantes. Il y en a qui m'inspirent moins, mais elles sont toutes intéressantes. C'est une carte où la jeune maman est chez sa gynécologue, c'est une femme cette fois. Elle lui présente les différents modes de contraception. Elle lui propose le stérilet, le diaphragme, l'anneau, l'implant, la pilule, les préservatifs. Dans son cabinet, elle a un beau poster d'un utérus, de l'organe génitaux interne. On voit aussi un spéculum. Elles sont souriantes toutes les deux. C'est probablement une gynécologue où la personne se sent bien avec une belle communication. Elles sont toutes les deux en train de sourire. C'est indéniablement une carte positive. Même si, si vous écoutez l'épisode 6 de mon podcast « Sexualité postpartum » , je crois que ça s'appelait « Postpartum Badaboom » , je trouve qu'évoquer tout de suite les questions de contraception, c'est utile si les femmes se sentent oppressées par un... partenaire ou une partenaire, un partenaire puisque deux femmes ensemble ne peuvent pas avoir d'enfant naturellement, je veux dire entre elles mais je ne vous apprends rien, j'espère ça reste quand même une injonction d'une sexualité pénétrative et reproductive peut-être que, je ne sais pas c'est à mon tour de fantasmer mais peut-être que s'il y avait des gynécologues des sages-femmes qui sortaient du talc de l'encens, de l'huile, en disant reprenez la sexualité en douceur. Pour l'instant, il y a plein de cartes dont je n'ai pas parlé. Il y a des cartes avec l'épisiotomie, il y a des cartes... Enfin vraiment, sur Insta, je mettrai un petit peu les thèmes de toutes les cartes qu'on n'a pas évoquées, mais comme la charge mentale, c'est de les regarder comme ça un petit peu rapidement. Là, j'en vois une, l'épisiotomie, l'enfant qui est en couveuse, les parents qui ont déjà un enfant et ils ont mis l'enfant sur un trône comme un enfant roi. Là, il y a la maison, le désordre que plusieurs enfants, plus un chat, ça peut causer. Qu'est-ce que je vois encore ? Des parents épuisés. Ah, c'est marrant parce que cette carte-là, ça c'est très intéressant. Parce que la carte que je viens de vous citer, il y en a une où... C'est absolument la même, sauf qu'il y en a une où il y a eu un examen. Parce qu'il y a eu... C'est une consultation postpartum. Alors qu'il y en a une qui est presque identique. Mais la patiente est habillée. Et là, c'est le choix. Donc là, c'est un choix avant. Et l'autre, c'est le choix après. Je trouve ça intéressant parce qu'on peut aussi changer de mode de contraception. Qu'est-ce que je vois encore ? La maman qui fait du sport dans un club de sport. Et en fait, elle est venue avec bébé qui s'agite. Et elle regarde l'heure. En fait, elle n'est pas totalement sereine. Elle fait du sport, mais elle n'est pas totalement sereine. Et il y a écrit « sport et périnée » . Je ne sais pas pourquoi ils font le lien avec le périnée. Je ne sais pas. De toute façon, ce n'est pas... Ah oui, il y a une carte que je n'ai absolument pas choisie. Je sais pourquoi je ne l'ai pas choisie. C'est une carte qui s'appelle Le Laissé-Aller. C'est monsieur et madame qui se font devant la télé. Et madame boit du vin. Elle a une cigarette. Je dirais une cigarette au bec parce qu'ils ont vraiment réussi à essayer de dessiner une femme qui est vraiment dans Le Laissé-Aller. Elle a du poil aux jambes, sous les aisselles. Monsieur mange un hamburger. Ils sont négligés. Je ne sais pas pourquoi cette carte est large. Moi, je n'ai pas trop envie de discuter de cette carte, mais ça ne regarde que moi. Il y a des cartes sur le BDSM, sur le libertinage, sur les pratiques buccales. Pratiques buccales, en fait, non, uniquement fellation. Je n'ai pas souvenir qu'il y ait une carte sur le cunnilingus. Ou alors cette carte a disparu. Et puis, on voit ici les pratiques de la sodomie. C'est un jeu qui est quand même très, très, très, très complet. il y a aussi un... Une carte d'un autre type de violence. C'est le compagnon, le mari de la dame. Il regarde, il joue à des jeux vidéo. Il mange des pizzas, beaucoup de bière. Il fume à côté de sa femme enceinte qui est en train de repasser. Voilà, je ne sais pas si... Ce jeu n'est plus en vente. C'est un super jeu. Et je l'ai beaucoup... Ma carrière n'est pas terminée, je pense que je peux encore faire des interventions et c'est encore avec plaisir que je présenterai, que j'utiliserai ce jeu. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que moi à écouter ce podcast, que moi à le faire. Je vous souhaite une belle écoute et on se retrouve en septembre, le 14 septembre pour... revenir sur des podcasts interviews et celui de septembre il est particulièrement interview parce qu'on ne sera pas deux on sera six autour de la table pour vous parler d'un sujet qui dans ma carrière a beaucoup compté compte beaucoup encore aujourd'hui et je vous dis à bientôt et peut-être c'est la fin des vacances pour certains mais peut-être c'est le début des vacances pour d'autres. Merci pour pour les personnes qui auront suivi mes rubriques au GHI, ainsi que les podcasts qui fonctionnent ensemble. Si vous souhaitez en savoir davantage sur mon travail, vous pouvez retrouver mes conférences, podcasts, articles, formations sur mon site www.100nuances.com. Vous pouvez également me suivre sur Instagram, TikTok et les différentes plateformes de podcasts. A très bientôt !