- Speaker #0
Bonjour ou bonsoir, bienvenue dans le podcast Parlons Cul-ture Nuances Croisées de Norah Lounas. Effectivement, je suis toujours Nora Linas, sexologue clinicienne, formatrice et créatrice du podcast Parlons Cul-ture. Aujourd'hui, c'est l'enregistrement... du podcast épisode 17 de Nuances croisées et je reçois une invitée. Et ce podcast d'ailleurs sortira le 14 octobre 2026. Voilà, je vous présente, enfin elle va se présenter. Bonjour, qui es-tu ?
- Speaker #1
Bonjour, je m'appelle Tiffany, je suis éducatrice et je suis aussi coach sportive. J'ai créé du Bullmove en janvier 2025.
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est Bulle'mouV ?
- Speaker #1
Alors Bulle'mouV c'est un lieu... où on accueille des mamans, principalement, au départ c'était ça, des mamans avec leur bébé pour qu'elles puissent pratiquer une activité sportive. en toute bienveillance, où les bébés sont les bienvenus, les enfants sont les bienvenus, avec les mamans.
- Speaker #0
Cet été, en juillet-août, j'ai fait des podcasts et j'ai fait aussi une rubrique dans le GHI, où j'utilise un jeu qui s'appelle les baleines bleues. C'est un jeu français qui a été fait par une sage-femme. Et en fait, moi, ce jeu, je l'ai utilisé pendant des années en formation. Et c'est un jeu avec des dessins. Enfin, c'est un jeu de discussion, ce n'est pas vraiment un jeu, c'est un support de discussion. Il y a plusieurs dessins pour différentes thématiques. il y a une... carte où on voit une femme elle est sur un tapis de course, elle transpire et puis elle a son bébé à côté dans un couffin, le bébé il dort si je me souviens bien, et puis elle, elle regarde sa montre, et en fait cette rubrique que j'ai faite en juillet-août je proposais des cartes positives et négatives, alors c'est totalement subjectif, mais, enfin, certaines ne sont pas du tout subjectives, mais celle-là c'était totalement subjectif, où je l'avais mis en carte négative parce qu'on voyait qu'elle était stressée. Elle faisait du sport, mais elle était vraiment stressée. Et je ne te cache pas que cette carte-là, je suis assez vite passée dessus. J'ai fait une sélection de ces cartes. Il y en a 120. J'en ai choisi une vingtaine. Et j'ai dit voilà, cette carte, elle me semble négative parce qu'on voit qu'elle n'est pas super calme à faire du sport. Elle est là sur un tapis de course. Et je ne me suis pas attardée sur cette carte parce que je ne suis pas spécialiste de... du postpartum et du sport. Je fais du sport, mais je ne suis pas une spécialiste. Je suis sexologue, je ne suis pas spécialiste dans le sport. Je suis passée un petit peu rapidement sur cette carte. Je n'avais pas grand-chose à dire, mais peut-être que toi, tu as des choses, je suis sûre même que tu as des choses à dire sur le sport ou l'activité physique pendant la grossesse, après la grossesse, avec les enfants, avec le bébé, sans le bébé. D'où est venue déjà cette idée de Bullmove et pourquoi ce nom aussi ?
- Speaker #1
Alors pour répondre d'abord à la question d'où m'est venue l'idée de Bullmove, simplement parce que moi j'ai trois enfants, donc j'ai deux grands-enfants, une dernière que j'ai eue en 2023, qui a trois ans maintenant. Et c'est vrai que quand j'ai eu mes premiers enfants, j'habitais dans un petit village, il y avait un fitness, donc c'était excentré de la ville. Et je pouvais aller au fitness avec mes enfants. Le matin, il y avait une garderie. Donc, c'était vraiment un moment où je pouvais me retrouver, moi, et faire du sport. Mais mes enfants étaient à côté, donc je n'avais pas cette culpabilité de me dire « Je laisse mon enfant. » Je n'avais pas ce stress non plus. Donc, j'ai pu faire mon sport, reprendre confiance en moi, prendre du bien-être. Et puis, après, arriver... Quand j'ai accouché de ma fille, donc sur Genève, Genève, c'est une grande ville. Les familles, il n'y a pas énormément d'espace dédié aux familles, aux mamans. Le postpartum, c'est très tabou, on ne va pas se mentir. Et j'ai été dans un fitness, donc je me suis entraînée toute la grossesse dans ce fitness pour demander si après, une fois que j'avais accouché, je pourrais venir avec mon bébé. En général, je faisais un petit tour. pour qu'elle fasse le temps de sieste et c'était parfait, c'était le moment pour moi de m'entraîner. Et on m'a clairement répondu, ça ne va pas, vous imaginez si ici c'est un défilé de landau, c'est un fitness, ce n'est pas une garderie. Puis moi je me suis dit ok. Après on m'a dit, il y a une garderie par là-bas, vous pouvez y regarder, mais la garderie c'est à partir de 3 ans. Donc à ce moment-là je me suis dit, je dois attendre les 3 ans pour pouvoir reprendre du sport. Ce n'est pas possible. Donc, il m'est venu l'idée de monter Bullmove, d'ouvrir, à savoir que j'étais quand même coach. Avant d'être éducatrice, j'étais coach. J'avais déjà l'idée d'accompagner des mamans, des femmes. C'est vraiment un profil que j'appréciais accompagner, où je me sentais à l'aise, c'est quelque chose qui me correspondait, où j'y allais avec bienveillance, avec douceur. Et puis je me suis dit, fonce, ouvre quelque chose où on puisse accueillir tout le monde comme il est. Le slogan, c'est la bulle du mouvement pour tous. Et j'ai foncé, j'ai ouvert, je me suis quand même formée. D'abord, je me suis formée en méthode de Gasquet et j'ai ouvert mes premiers cours.
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est la méthode de Gasquet ?
- Speaker #1
De Gasquet, c'est une doctoresse qui s'est spécialisée vraiment sur la santé de la femme, sur le périnée, sur les abdos. Elle a écrit un livre aussi, Arrêter le massacre sur les abdos. Mais c'est quelque chose comme ça.
- Speaker #0
On vérifiera.
- Speaker #1
En fait, simplement, moi, je ne me sentais pas légitime en tant que simple coach. Sans avoir de connaissances sur le corps de la femme en postpartum, de me dire je vais donner des cours à des mamans en postpartum. Donc j'ai cherché des formations, j'ai contacté des physiothérapeutes qui sont spécialisés dans la rééducation du père aîné et c'est eux qui m'ont parlé de la méthode de Gasquet pour que je puisse l'inclure dans mes cours et pouvoir proposer des cours qui sont en sécurité, qui respectent le corps des femmes. et qui ne met pas non plus en danger suite à leur accouchement. Parce que c'est quand même une période, je pense, où notre corps a vécu un grand changement. On ne peut pas faire n'importe quoi avec non plus. C'est pour ça que j'ai décidé de me former et pas...
- Speaker #0
Alors là, je viens de vérifier. Effectivement, ça s'appelle Abdomino, arrêter le massacre. Tout à l'heure, quand tu as parlé de ton expérience, tu as dit que tu faisais du sport pendant que tu étais enceinte. Oui. Et aussi, c'est une... Dans Abulmou, il y a aussi des femmes qui ont... qui y ont accouché et qui viennent avec leur bébé ou pas, on en parlera d'ailleurs, et il y a des femmes qui viennent alors qu'elles sont enceintes ?
- Speaker #1
Alors, il y a moins de femmes qui viennent enceintes. Ça peut arriver, mais il y en a vraiment beaucoup moins. Je pense qu'aujourd'hui, on sait que faire du sport en étant enceinte, c'est recommandé. Donc, il y a la possibilité d'y aller dans les fitness, de continuer le sport. Le sport, c'est recommandé aujourd'hui par les médecins. Donc, je pense qu'il n'y a pas forcément besoin d'un espace. En tout cas, je n'en ai pas ressenti le besoin. chez mes clientes, de venir faire du sport enceinte.
- Speaker #0
D'ailleurs, quand toi, tu es allée dans ton fitness, dans ton village, tu y es allée enceinte et on ne t'a pas demandé un certificat médical, on ne t'a pas dit, attention, là, tu es enceinte, tu ne devrais pas faire ceci et cela. Peut-être que tu savais déjà ce que tu ne devais pas faire en fonction de la grossesse, mais en tout cas, on ne t'a pas interdit l'accès tant que tu es enceinte. Tant que c'est dans ton ventre, c'est OK, c'est une fois que ça sort. que dans le fitness où tu es allée à Genève, ce n'était pas possible. S'imaginer que ça allait crier dans tous les sens. Tu crées ton entreprise et à ce moment-là, tu reçois des femmes qui ont accouché. Les nourrissons, ils ont un mois, ils ont deux semaines, ils ont quatre mois. Il y a des recommandations particulières ?
- Speaker #1
Alors moi, je préfère les prendre à partir de six semaines postpartum et on y va en douceur. Après, je m'adapte vraiment au rythme de chaque maman. Il y a des mamans qui vont vraiment être très motivées parce qu'elles ont fait du sport tout le long et du coup c'est même frustrant parce qu'elles vont devoir apprendre à ralentir pour réaccepter leur corps en fait qui a changé. Après j'essaie vraiment de leur expliquer qu'on ralentit sur une petite période, que ça revient vite, mais voilà. Autant il y a des mamans qui vont venir faire une séance d'essai et que ça va être vraiment trop pour elles. Puis elles vont dire je vais revenir mais quand mon bébé il aura 3 mois, 4 mois. qu'elles sont prêtes à sortir. Pour certaines, c'est vraiment compliqué de pouvoir mettre dans la poussette, sortir à l'extérieur. À six semaines postpartum, pour certaines femmes, c'est très compliqué.
- Speaker #0
J'imagine que ça dépend si elles ont déjà d'autres enfants ou si c'est le premier. Est-ce que tu as noté une différence ? Est-ce que c'est plus souvent des mamans de première vie de maman ou des expertes qui ont déjà des enfants ?
- Speaker #1
Alors, non, franchement, c'est mélangé. J'ai autant des mamans, c'est leur premier enfant, autant des mamans, c'est le deuxième. Et puis leur enfant, il est en crèche, donc elle peut venir faire le cours et ça, elle profite justement de ce cours-là aussi pour passer un moment avec son enfant. Après, je pense experte. Pour moi, c'est vraiment quelque chose. C'est pas parce qu'on a un, deux ou trois enfants qu'on est experte en la matière. Je pense que chaque postpartum est différent. Je pense que chaque maman... vit chaque grossesse différemment. Et je pense qu'au final, si on a un ou deux enfants, on ne la fait que deux fois dans une vie. Je ne pense pas qu'on est experte.
- Speaker #0
Oui, et en plus, à chaque fois, l'expérience est différente. Parce que quand c'est un premier enfant, tu ne t'occupes pas d'un deuxième. Tu as tout ton temps pour t'occuper du premier. Et puis après, il y a le deuxième. Il faut gérer et le premier et le deuxième. Et le deuxième enfant n'est pas le même. Puisqu'il a un petit frère ou une petite sœur qui l'accompagne aussi. Mais souvent, les gens disent qu'on est prêt au troisième. Oui, effectivement, les enfants sont différents. Puis parfois, ça peut être ne pas avec le même père. Toutes les histoires sont différentes. Donc effectivement, je suis d'accord avec toi, il n'y a pas d'experte. Alors, qu'est-ce qu'on y fait à Bullmove ? Qu'est-ce qu'on fait ? Du tapis, de course, comme j'ai vu sur la carte des baleines bleues ? Ou est-ce qu'on fait de l'abdo ? Mais sans se massacrer, qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
- Speaker #1
Alors, on va travailler principalement, déjà, on va travailler la respiration. C'est aussi la base de la méthode de Gaské, c'est savoir coordonner le diaphragme, la respiration et le périnée, enfin et le transverse. Donc on va déjà apprendre à respirer de la bonne manière, on va apprendre aussi à avoir une bonne posture pour respirer. Et après, tout ça, je l'inclus en fait dans le cours. Donc, on a vraiment une première partie. On fait la respiration. Ensuite, on va travailler plus en mobilité. On va faire des exercices de mobilité pour l'échauffement. On va travailler pas mal la mobilité parce que les hanches, elles ont beaucoup bougé pendant la grossesse. Après, j'adapte vraiment en fonction des mamans qu'il y a et des besoins qu'il y a dans mon cours. Donc, vraiment, j'adapte vraiment chaque maman. Après, il y a... Le corps du cours, ça va être sous forme de circuit training, pour que je puisse vraiment venir vers chaque maman pour corriger les exercices. Donc moi, je ne fais pas avec les mamans, je vais vraiment vers chacune et j'adapte. Et c'est pour ça aussi que j'arrive à avoir une maman qui est à 6 semaines postpartum et une maman qui est à son enfant à 8 mois, parce que l'exercice va être, la structure va être la même, mais l'exercice va être adapté en fonction de la maman. et de son besoin sur le moment.
- Speaker #0
Toutes les mamans viennent avec leur nourrisson ou leur bébé, ou il y en a qui viennent seules malgré tout, ou c'est une condition, c'est qu'elles viennent absolument avec leur enfant ?
- Speaker #1
Non, alors elles peuvent venir avec, elles peuvent venir sans, ça il n'y a pas de condition. Vraiment, pour moi, tout le monde est le bienvenu, les frères et sœurs peuvent venir aussi, il y a des jouets qui sont mis à disposition dans la salle, les enfants ils peuvent jouer, et c'est ce que je dis aux mamans, si un bébé il pleure, c'est ok, les mamans elles peuvent allaiter aussi. certaines mamans elles allaitent et elles font du sport en même temps alors c'est vraiment wow tu veux dire elles font une pause et elles allaitent ou elles allaitent en même temps ?
- Speaker #0
non non non,
- Speaker #1
elles font du sport en allaitant j'ai des mamans qui allaitent en faisant du sport vraiment c'est magique, moi j'adore voir ça, je me dis c'est magique, après bien sûr certaines elles préfèrent s'arrêter et allaiter mais souvent quand elles voient les autres, elles essayent et elles sont tellement contentes d'avoir un moment pour elles et de pouvoir faire ce sport elles le font c'est à dire combien de temps une séance ?
- Speaker #0
1 heure. Une heure, c'est court ?
- Speaker #1
Oui, c'est court.
- Speaker #0
Il y a un temps de préparation, j'imagine, avant ? Vous discutez ou c'est vraiment comme dans un fitness ? On arrive, on pose notre tapis, on le fait ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors, on fait un petit temps d'accueil. Souvent, elles arrivent un petit peu en avance. Et puis, sur la fin, je laisse, en fait, on fait quelques exercices de retour au calme, des petits étirements. Et je mets à disposition des petites balles de massage, des rouleaux de massage, et je fais exprès de les laisser... libre pour qu'elles puissent justement avoir un moment où elles puissent discuter et elles discutent entre elles et elles se massent en même temps avec des ballons, des balles de massage. Comme ça, ça leur crée aussi un moment d'échange où elles peuvent discuter et parler des nuits difficiles et de tout ce qui est compliqué dans le postpartum.
- Speaker #0
Elles arrivent, il y a un temps d'accueil, elles utilisent du matériel, j'imagine ces balles mais peut-être d'autres choses et à un moment donné, le cours commence, c'est ça ?
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
C'est un programme, mais qui va être adapté d'une personne à une autre en fonction de ses possibilités et de quel moment elle a accouché ou pas. D'ailleurs, est-ce qu'il y a des femmes qui ont des césariennes et qui ne peuvent pas avoir accédé au cours ? Est-ce que c'est une contrainte, la césarienne ?
- Speaker #1
Non, ce n'est pas une contrainte. S'il n'y a pas de contre-indication médicale, ce n'est pas une contrainte. Par contre, moi, ce que je suggère fortement aux mamans, c'est d'avoir commencé la rééducation. du périnée avant de venir aux cours et la rééducation abdominale avant de venir à mes cours. Et si elle le souhaite parce qu'il y a une diastasie ou qu'il y a quelque chose, moi je peux me mettre en contact avec le physio pour qu'on puisse s'adapter au mieux l'accompagnement et la suite en fait.
- Speaker #0
Ça se fait avec de la musique ? Oui,
- Speaker #1
ça se fait avec de la musique. Je mets de la musique pendant le circuit training. Tu me disais, il y avait du matériel. En fait, elles sont les mamans quand elles arrivent. On fait cette respiration, elles ont fait un petit peu de mobilité et après quand on commence le renforcement, donc elles ont chacune un tapis, elles ont chacune un tapis, elles ont chacune leur petit matériel. Elles peuvent avoir un tapis d'éveil à côté, au bébé il est posé. Il y a un grand tapis d'éveil aussi au milieu, quand les enfants sont plus grands et ils jouent entre eux aussi.
- Speaker #0
C'est fou, je t'écoute et je me dis, moi j'ai eu deux enfants, je ne me souviens même pas si j'ai fait du sport ou pas, j'habitais à Paris à l'époque, donc je ne me souviens même pas si j'ai fait du sport ou pas, je sais que je marchais beaucoup, il y avait des espèces de grosses poussettes à trois roues, c'était longtemps, je ne sais plus, c'était révolutionnaire ces grosses poussettes, vous voyez les américaines, Manhattan qui couraient, je ne sais pas si tu vois ce que c'est, c'était des poussettes énormes et puis je me souviens que je marchais, mais comment font-elles, comment tu fais toi pour les amener à faire du sport ? sport en sachant que leur enfant il est juste à côté, parce que autant pour toi, tu me disais que ça te rassurait de savoir que ton enfant était dans la même salle de fitness je me dis, rétrospectivement que peut-être que j'arriverais pas à faire du sport alors que mon enfant est à côté, que ça me déconcentrerait alors comment elles font ou toi comment tu fais pour leur permettre d'être vraiment centré sur elles en fait
- Speaker #1
Je pense qu'il y a beaucoup de bienveillance. C'est vraiment quelque chose que je veux apporter. C'est de la bienveillance, de l'écoute, où elles peuvent venir comme elles veulent. Et après, vraiment, c'est libre à chacune. Déjà, elles ont choisi aussi de venir. C'est aussi, elles choisissent de venir, elles viennent par choix. Je sais que j'ai aussi des mamans qui m'ont dit que ça les sortait aussi, ça leur faisait leur sortie. J'ai eu des retours à la fin où une maman, elle m'a dit, moi, j'étais tellement contente de venir le vendredi. Voilà, ça m'a fait ma sortie.
- Speaker #0
Elle va en faire un autre pour venir. Donc c'est une fois par semaine ?
- Speaker #1
C'est deux fois par semaine. Il y a le lundi et le vendredi. Mais le vendredi, j'ai plus souvent des jeunes bébés. Donc des mamans tout fraîchement en postpartum. Alors que le lundi, en général, vu que c'est en fin de journée, les enfants sont un peu plus grands.
- Speaker #0
Ça veut dire que c'est deux fois une heure, avec un petit temps pour y aller, pour revenir. Ça veut dire qu'au grand maximum... ces quatre heures de sa vie dans sa semaine. Et moi, je veux bien croire que ça soit extrêmement compliqué pour une jeune maman de s'autoriser, de se faire ce cadeau à elle-même, de se donner quatre heures pour pouvoir se reconnecter à son corps. Parce que l'idée, j'imagine, ce n'est pas qu'elle récupère hyper vite. D'ailleurs, quelles sont leurs motivations ? Qu'est-ce qu'elles te disent ? Quand elles viennent, elles ont peut-être une attente.
- Speaker #1
Principalement, j'ai beaucoup de mamans qui veulent retrouver leur corps. Après moi, je les accueille et j'essaye aussi de leur expliquer qu'il faut laisser du temps. Et vraiment, il y a des mamans qui le comprennent et elles le savent, elles ont compris qu'elles avaient besoin de temps. Et certaines mamans, elles sont très pressées, elles veulent retrouver tout de suite leur corps. En plus, il y a la pression de la société, il y a la pression de tout, notre corps a changé. On doit l'accepter aussi que notre corps a changé. Mais voilà, moi j'essaye au mieux de leur dire, venez, vous venez pour votre santé. vous venez bouger pour la santé avant tout pour passer un moment avec votre bébé et laissez-vous du temps, en général je leur dis laissez-vous une année on se laisse une année, on est large déjà avec le temps que les hormones, le corps se remettent laissez-vous au moins une année il n'y a pas de recette miracle et moi je ne veux pas avec Billemou vendre des recettes miracle jamais de la vie, je mettrais sur les réseaux venez perdre du poids ou je parlerais de poids vraiment malheur, pas du tout parce que moi je ne crois pas à ça Bien sûr, il y a probablement des recettes magiques, mais je pense que si on fait du sport pour la recette magique, ce n'est pas efficace. Je pense que si on fait du sport pour soi, pour s'accepter aussi tel qu'on est, pour accepter notre corps, comment il a changé ? Je pense que c'est la meilleure méthode, c'est la méthode la plus efficace.
- Speaker #0
Quand j'invite quelqu'un, je trouve qu'il y a quelque chose en commun, moi, en sexologie, pour la sexualité, je dis mais... accordez-vous une année sans sexualité pénétrative il y a plein de manières de faire du sexe sans les organes génitaux qui ont été quand même extrêmement sollicités que ce soit par voie naturelle ou par césarienne mais il y a toujours cette pression de se dire, et d'ailleurs je pense que le monde médical je parle pour moi les gynécologues vont dire alors est-ce que vous avez repris les rapports parfois ça fait 3, 4, 5 mois qu'elles ont accouché il y a beaucoup de... Il y a des injonctions qui font que tu as eu un enfant, maintenant tu dois reprendre une sexualité parce que monsieur, il serait un petit peu embêté. Et moi je lui dis, mais accordez-vous un an, laissez tranquille votre vagin s'il a besoin d'être tranquille. Donnez l'information que vous ne voulez pas du tout que votre poitrine soit sexualisée et qu'elle est destinée à l'allaitement. Mais tu as raison, cette histoire de temps, elle n'est pas sociale, elle est même antisociale. Il faudrait récupérer vite le corps d'avant, abattre tes mieux avant, abattre à ne pas encore récupérer, abattre encore un petit ventre. Ce n'est pas possible, c'est une charge mentale extrêmement trop importante qu'on en ait eu un ou qu'on ait déjà eu trois enfants, c'est évident. Mais c'est presque normal qu'elles viennent avec cette injonction, j'imagine qu'elles trouvent autre chose. Il faut aller vite, il faut retrouver votre corps d'avant, puis toi tu leur dis, attendez, je n'ai pas de recette magique. Et peut-être même d'ailleurs, aller trop vite, ça peut être mauvais pour leur santé, ça peut être mauvais pour leur périnée, ça peut être fatigant. Je pense que cette notion de temps, elle n'est pas acceptée dans notre société. Il faut aller vite, il faut retrouver. D'ailleurs, il faut qu'elle aille travailler, peut-être pour celle qui travaille. Donc il faudrait qu'elle revienne avec son corps d'avant-grossesse. C'est complètement illusoire. Et puis même si c'était possible, est-ce que c'est bon ou quoi ? Et je trouve qu'on n'est pas doux avec les femmes enceintes. On est doux pendant qu'elles sont enceintes, alors là tout le monde a touché le ventre, qu'est-ce que t'es belle, ça te va bien, t'es rayonnante. Et puis après, qu'est-ce qu'on dit à la mère ? Elle est fatiguée, elle se laisse aller, elle n'a pas repris son poids d'origine. Il y a plein de monde qui lui demande de recevoir beaucoup de monde, elle doit accueillir ses beaux-parents, sa famille. elle doit faire une petite fête, elle doit recevoir des cadeaux, elle doit répondre aux personnes qui ont fait des cadeaux, elle doit en plus s'occuper de son corps, de son périnée, elle doit aller au rendez-vous gynécologique, elle doit chercher une crèche, on n'est pas gentil, on n'est pas doux avec les... Est-ce que tu le ressens, toi, dans ton métier, cette absence de douceur ? Est-ce que ces moments-là peuvent être des moments de douceur ?
- Speaker #1
Oui, totalement. Vraiment, moi, je ressens cette absence de douceur quand je parle avec mes clientes, dans les retours qu'elles me font. Pour moi aussi, la réalité du postpartum aussi, on n'est pas préparé aussi, je pense. Même après un deuxième enfant, on n'est clairement pas préparé à ce qu'on va vivre. Il ne faut pas oublier aussi que nos hormones, elles sont complètement chamboulées. Donc on n'a plus aussi toute... On n'est pas comme avant la grossesse. Et on nous demande, on accouche, notre corps n'est pas comme avant, nos hormones ne sont pas comme avant et on nous demande d'être comme avant. Au bout de quelques mois, paf, il faudrait qu'on soit comme avant. Donc moi, toutes ces discussions, ça m'a aussi amenée à ouvrir des ateliers. Je les ai appelés les ateliers de Bullmove. J'ai eu le soutien de Champs-Ravie à Plan-les-Ouates. Champs-Ravie, c'est une maison de quartier sur Plan-les-Ouates. Et on peut monter des projets participatifs. Donc on a monté un projet participatif avec eux. Et on a monté les ateliers de Bullmove. Et en fait, l'idée, c'est vraiment de pouvoir créer un lieu d'accueil pour les parents. Alors là, je n'ai pas fait que les mamans, j'ai aussi fait les parents parce que c'est important aussi d'inclure les papas dans cette aventure. On n'en parle pas assez aussi. Et je fais venir diverses intervenantes de la petite enfance avec divers ateliers pour pouvoir justement créer des lieux de rencontre, créer des lieux de rencontre entre mamans pour que les mamans puissent vraiment échanger entre elles et se rendre compte qu'elles ne sont pas seules dans cette aventure, qu'elles ne sont pas seules à ressentir ce qu'elles ressentent. qu'elles puissent aussi voir que c'est ok d'avoir besoin de douceur, c'est ok de devoir ralentir d'un petit moment même si ce petit moment paraît interminable quand on vient d'accoucher quand les semaines ça paraît des mois donc c'est vrai que des fois c'est difficile mais voilà ça leur permet même de voir qu'elles ne sont pas seules et de vraiment créer du lien et c'est pour ça que j'ai créé vraiment les ateliers de Bullmove pour justement créer cet espace d'échange parce qu'elles sont
- Speaker #0
Elles sont isolées ou elles se sentent isolées ?
- Speaker #1
Oui, elles se sentent isolées, elles se sentent incomprises. Moi j'ai eu un retour d'un papa qui était venu à un atelier, un des tout premiers ateliers qu'on avait fait avec une éducatrice de la petite enfance. Et le papa, il nous avait dit « Ah mais merci ! » En fait, ma femme, elle peut être debout en train de bercer mon bébé et vous continuez à parler, vous continuez l'atelier et vous faites ça comme si c'était normal. Merci ! Parce que jusqu'à maintenant, depuis la naissance de notre enfant, on n'a pas vécu ça. Ça m'a fait tellement chaud au cœur. Parce que c'est vrai que ce n'est pas normalisé. On disait, on va dans un restaurant, si ma femme se met debout, nos amis arrêtent de lui parler. Si le bébé pleure, on dérange les autres. Donc en fait, on n'ose même pas aller au restaurant. Et là, on sent qu'on est dans un lieu où on peut être comme on est, avec notre bébé, comme il est.
- Speaker #0
C'est un autre sujet, mais on a vu que... Maintenant, il y a plein d'endroits où les enfants sont interdits. Donc c'est sûr que si à un moment donné, on fait des endroits où les enfants sont interdits, il va bien falloir des endroits aussi où ils sont particulièrement autorisés à venir et que les parents sont autorisés à permettre que leur enfant pleure, sans qu'on veuille absolument le faire taire, alors que c'est l'expression, un bébé qui pleure, il s'exprime. On ne peut pas sans cesse faire taire les enfants alors que c'est leur moyen d'expression. Pour l'instant, c'est le seul moyen d'expression qu'ils peuvent avoir. Cette histoire de douceur, je la ressens aussi quand j'ai des patients et des patientes. Je reçois peu des femmes, je dis ça mais ce n'est pas vrai, j'ai des femmes qui sont enceintes ou qui ont eu des enfants qui sont jeunes. Ce que je voulais dire, c'est que je reçois aussi des personnes qui sont d'un certain âge, dont les enfants sont grands. Et très souvent, en ce qui concerne la sexualité, elles vont remonter au moment où elles ont été enceintes, en disant que ça a été difficile pendant la grossesse ou après la grossesse ou depuis que les enfants sont là. Elles vont parler aussi, dire que j'ai jamais repris mon poids d'origine. Que ça soit récent, que la grossesse soit récente ou qu'elle soit ancienne, moi dans mon cabinet, j'entends que de toute façon, Au niveau des corps et au niveau de la sexualité, c'est compliqué. Est-ce que tu dirais que... En quelque sorte, ce que tu proposes, c'est quelque chose de préventif, c'est de la prévention, c'est un pari, un investissement pour l'avenir, de pouvoir faire en sorte que ce moment de postpartum, il soit... On respecte le temps et la douleur pour que la douleur, la douceur... Drôle de lapsus, il dit douleur au lieu de douceur. Que le temps et la douceur soient intégrés dès le départ.
- Speaker #1
Oui, oui, bien sûr. Oui, je ne pense pas avoir, moi... Une baguette magique pour dire quoi que ce soit à mes clientes. Moi, j'essaie d'apporter vraiment ce que je pense le mieux. Oui, dans l'idée, je veux faire de la prévention. J'essaie de faire de la prévention aussi au niveau du périnée. Je leur dis, mais ces exercices de respiration qu'on intègre en fait dans le renforcement musculaire, gardez-les quand vous reprendrez le sport en salle ou gardez-les. Faites-le aussi quand vous soulevez une poussette. Pensez à respirer parce que c'est aussi dans tous les gestes du quotidien qu'on prend soin de son corps.
- Speaker #0
Tu leur dis des choses. Par exemple, tu leur dis ça, tu leur dis les exercices que je vous propose, continuez-les. Quand vous portez des choses lourdes, notamment la poussette ou le lit pliable, c'est hallucinant le nombre de choses qu'on porte quand on vient d'accoucher. Qu'est-ce que tu pourrais donner comme conseil de préservation par rapport à son corps ? Qu'est-ce que tu dirais par rapport au... temps ? Qu'est-ce que tu dis de manière générale pour qu'on puisse avoir une idée ? Si c'est secret, il faut aller.
- Speaker #1
Non, non, il n'y a rien de secret. Vraiment, ça va dépendre de la maman et de ce qu'elle va aussi me dire en échange, clairement. En conseil, il n'y a pas vraiment de conseil. Moi, je n'aime pas trop donner des conseils aux mamans parce que vraiment, c'est tellement individualisé comme vécu et chaque maman vit différemment. Donc, je dirais euh... Peut-être s'écouter, vraiment écouter notre besoin, notre besoin de femme, notre besoin de maman aussi, sans écouter ce qui se passe autour ou tous les conseils qu'on peut nous donner autour, vraiment écouter son instinct. Vraiment, pour moi, c'est ça le mot, c'est vraiment s'écouter soi-même. Si on a besoin de douceur, si un jour, d'un coup, on a besoin d'être un peu plus spice, c'est OK. Si un jour, voilà, s'écouter, pour moi, ce serait ça.
- Speaker #0
Si, si, c'est un super conseil. Quand j'étais à la maternité, mes filles avaient 23 et 25 ans, donc ça date un peu, mais je me souviens qu'on m'avait appris à leur nettoyer le nez avec des espèces de contes aux tiges. J'avais l'impression que c'était un truc de torture. J'ai fait comme une bonne élève pour mon premier enfant. Et quand j'ai accouché dans la même maternité, c'était à Paris, on m'a remontré comment je devais nettoyer le nez de mon bébé. et puis j'ai dit en fait Ben non, je ne vais pas le faire en fait. Je l'ai fait pour la première, je ne veux pas le faire. Et elle m'a dit, mais si madame, c'est comme ça, c'est la recommandation, il faut nettoyer le nez comme ça de votre bébé, sinon il va avoir des problèmes. Et puis je ne sais pas où j'ai eu la force, mais je lui ai dit, mais non, je pourrais vous dire que je vais le faire et pas le faire, mais là maintenant je vous dis que je ne le ferai pas. Et je me souviens qu'elle n'était pas contente du tout et puis moi j'étais super fière parce que... J'avais décidé de plus du tout nettoyer le nez de cette manière-là, parce que je m'étais mis à la place de mon bébé, je m'étais dit mais j'aimerais pas du tout qu'on me mette comme ça une longue tige de coton dans les narines. Et s'écouter, je pense que ça a à voir avec la douceur. Je pense que c'est dur à ce moment-là de pouvoir s'écouter. Je pense que c'est dur de pouvoir s'écouter à ce moment-là. Peut-être cette douceur, c'est dire, mais si, allez-y, faites-vous confiance. Écoutez-vous, soyez... On pourrait mettre reprise de tout ce qu'on veut. Il y a des choses où probablement ça peut être plus difficile, parce que la reprise du travail, par exemple, elle est réglementée. On n'a pas tellement le choix, on est obligé de reprendre le travail à un moment donné, parce que c'est des lois qui vont déterminer qu'à un moment donné, on a autant de congés de maternité. Et là, à un moment donné, il faut reprendre. On n'a pas tellement le choix. Alors que le sport, reprendre son corps d'avant, reprendre la sexualité, peut-être même reprendre la manière de manger, la manière de s'habiller, la manière de sortir. Et ça, il y a beaucoup, beaucoup d'injonctions. Et c'est très difficile de s'écouter. Si une maman, elle a envie de rester chez elle, on va lui dire, tu devrais sortir un petit peu, tu t'isoles. Attention, tu n'es pas qu'une maman, tu es aussi une femme. Une femme qui ne veut pas reprendre tout de suite sa sexualité parce qu'elle a des douleurs ou pas, mais en tout cas parce que pour l'instant elle n'est pas prête, on va lui dire oui mais quand même ton compagnon t'accompagne, il est frustré, il faudrait que tu lui donnes un petit peu de quelque chose, ne le laisse pas comme ça, puis tu ne vas pas tout... Après il y a les vêtements, je trouve aussi, tu t'habilles, tu mets des choses un peu amples, tu étais beaucoup plus sexy avant, tu étais plus coquette, et là il y a énormément d'injonctions qui à mon avis ne sont pas... réglementée, il n'y a pas une loi qui dit à partir de tel moment on doit redevenir sexy ou coquette, ou on doit reprendre les rapports sexuels, et donc ça devient subjectif, ça devient une appréciation, mais je pense que la pression sociale sur l'appréciation elle est beaucoup trop forte et pour le sport pour revenir sur l'image que je le dessin des baleines bleues où elle voit qu'elle regarde l'heure peut-être, enfin moi j'ai imaginé qu'elle fait du sport parce qu'elle doit faire du sport mais qu'elle un million d'autres choses à faire et qu'elle va vite faire son sport rapide parce qu'elle doit le faire, mais elle va le faire sans plaisir en fait. Dans cette carte, on voyait qu'il n'y avait pas de plaisir à faire du sport.
- Speaker #1
C'est pour ça que moi, je dis toujours, il faut vraiment venir pour le plaisir. Il faut passer un bon moment. Il faut venir pour la santé, pour bouger parce que malgré tout, aujourd'hui, on le sait, bouger, c'est la santé. Pour moi, il faut vraiment le faire pour la santé et pas pour le physique. Le physique, ça vient par la suite, naturellement. Mais voilà, avant ça, je pense qu'il y a plein d'étapes à franchir, surtout en postpartum.
- Speaker #0
Tu vois, je pense que tu viens de dire quelque chose d'important. Tu as dit qu'il faut qu'elles viennent pour le plaisir. Et je ne suis pas sûre qu'au début, on autorise les femmes à se faire plaisir. Quand elles viennent d'accoucher, elles devraient être focus sur son bébé, sur son ménage. sur le social, mais je ne suis pas sûre qu'on lui dise, allez, fais-toi plaisir, viens, je vais garder le petit, la petite, tu vas faire du sport. On va lui demander d'être comme avant, mais on ne va pas lui dire comment elle doit faire pour être comme avant.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je suis 100% d'accord avec toi. Je pense qu'il y a un paradoxe où on nous demande un peu tout. On voit souvent cette image sur Instagram de tout ce qu'on demande à une femme. On demande d'être une bonne maman, on lui demande... d'être une bonne épouse, d'une bonne travailleuse, d'être une femme. En fait, on demande un petit peu plein de choses et chacune, on essaye de faire au mieux. Et au final, il vaut mieux s'écouter, se laisser le temps. Après, je pense que moi, il y a une chose aussi à dire, c'est vraiment s'écouter, se laisser le temps, c'est primordial. Mais aussi se dire que, même si ça ne paraît pas, ce temps où on est en postpartum, C'est des moments qui sont tout autant magiques, beaux parce qu'on a notre bébé, parce que c'est... Autant c'est des moments très difficiles, les nuits, ils sont pas là, on dort pas, notre corps a changé. Et autant ça passe, au final, très vite. Moi, quel paradoxe d'avoir des grands qui ont 13 et 14 et d'avoir une petite qui a 3 ans. Il y a plein de choses où je me dis, ok, alors des jours c'est pas facile quand elle a pas dormi de la nuit. ou voilà, on essaie de se rappeler avec mon mari. L'autre jour, c'est mon mari, je n'en pouvais plus, elle n'a pas dormi, elle est venue m'embêter toute la nuit. Elle a trois ans et je disais mais ce n'est pas possible. Et c'est mon mari qui m'a dit mais ne t'inquiète pas, ça va passer. C'est ce que tu me dis tout le temps. Et c'est vrai, il a raison. Parce qu'en fait, là aujourd'hui, moi, mon fils, ma fille, ils ont 13 ans, ils ne veulent plus dormir avec moi. Ils sont grands, ils font leur vie, ils n'ont plus besoin de moi à part pour me demander quelque chose. Et ça passe. Mais c'est vrai que quand on est sur le moment... Cette première année après la naissance, c'est vrai que c'est interminable et c'est ce paradoxe entre ces magiques Et en même temps, c'est difficile.
- Speaker #0
Oui, on sort de l'image d'épinal que c'est tout beau. En fait, c'est beau et difficile. Voilà, tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir. Et ces un an-là, c'est difficile parce que l'enfant, il n'a pas le choix. Il a besoin de ses parents. Il n'est absolument pas autonome. D'ailleurs, chez les humains, c'est le bébé d'homme et le seul à ne pas pouvoir se débrouiller tout seul après la naissance. Un girafon, un chiot. Un chaton, il est abandonné, il peut survivre. Un bébé, s'il n'a pas une personne à côté de lui, c'est le seul, le bébé d'homme est le seul à ne pas pouvoir se débrouiller tout seul à la naissance. Donc c'est sûr que peut-être qu'on devrait dire, il y a une année où il va falloir être vraiment proche de cet enfant parce qu'il va avoir besoin de vous, de vous deux si possible. Mais bon, il y a des personnes d'ailleurs, je fais une parenthèse, il y a des femmes qui n'ont pas de... de partenaire, peut-être un partenaire qui est parti ou qui est décédé ou c'est une femme qui a fait un enfant seule et tu vois la différence par rapport à ça ?
- Speaker #1
Alors, je pense qu'aujourd'hui je n'en ai pas connu. En tout cas dans mon entourage, je pense que bien sûr il y en a. Donc je ne peux pas vraiment répondre à cette question de ce que je vois.
- Speaker #0
En tout cas pour venir à notre sujet, je crois que par rapport au plaisir et le fait de faire du sport, il y a encore quelque chose de l'ordre de la culpabilisation, de ne pas en faire. Et il y a la culpabilisation d'en faire. Donc quoi qu'il arrive, la femme à ce moment-là, elle est perdante. parce que si elles ont fait voir... même si elle en fait trop, on va lui dire qu'elle en fait trop. Et puis si elle n'en fait pas du tout, on va la culpabiliser de ne pas en faire. Et je pense que ce que tu as mis en place, c'est un moyen, entre les deux, de pouvoir en faire à un bon rythme, en ayant la possibilité de prendre son temps, avec des objectifs qui ne sont pas irréalisables, qui permettraient de rencontrer des femmes qui vivent la même chose, de pouvoir aussi apprendre entre elles. C'est-à-dire si une femme, elle vient alors qu'elle a accouché il y a six semaines, Elle envoie une autre qui a son enfant qui a 6 mois, elle se dit « ah bah elle tient, quand mon enfant a 6 mois je pourrais peut-être encore venir » . Je me fais penser à cette question, elle reste combien de temps ? Est-ce qu'elle reste jusqu'à ce que l'enfant ait un an ? Ou tu as des femmes qui restent alors que leur enfant aujourd'hui a 3 ans ? Comment ça se passe ? Est-ce que tu as déjà, sans faire des statistiques...
- Speaker #1
Tout dépend des mamans, j'ai des mamans vraiment qui vont venir que sur la jurée du congé maternité.
- Speaker #0
Qui est de combien de temps ? En Suisse,
- Speaker #1
ça dépend. 4-5 mois, ça dépend des employeurs aussi. Ça dépend aussi si elles ont des vacances qu'elles ont posées. Certaines, elles vont aussi poser leur congé maternité, puis elles vont poser un congé sans solde pour la maternité. Donc ça varie pas mal. Mais c'est vrai que ça peut être de 4 à 6 mois, je pense, en moyenne. J'ai pas fait de moyenne. Donc, j'ai certaines qui viennent uniquement pendant ce temps-là, où elles ont le temps, où elles ne travaillent pas. Et puis, c'est vraiment leur sortie quotidienne, comme on peut dire. Après, quand elles reprennent le travail, parfois, elles vont continuer, soit dans le même cours, soit dans un autre cours. J'ai aussi un cours qui est... parce que par la suite, j'ai aussi développé que pour les femmes. J'ai aussi formé en deux gasquets sur la santé du plancher pelvien, sur les douleurs pelviennes, l'endométriose. Mais voilà, ça c'est une aparté. Donc certaines, elles viennent dans ce cours-là pour quand même continuer à avoir une continuité. Donc à ce moment-là, sans leur enfant. Et puis d'autres, elles vont reprendre leur activité physique qu'elles faisaient avant. Certaines faisaient déjà du sport peut-être avant, peu importe leur discipline.
- Speaker #0
Ça peut être transitoire au sport qu'elles faisaient auparavant. Exactement. Une préparation même.
- Speaker #1
Oui, c'est se remettre. Une continuité à la rééducation du périnée, c'est pas de la rééducation, c'est vraiment une continuité où on va continuer à muscler et après elles peuvent repartir, si elles sont sportives, repartir dans leur sport quand elles reprennent leur routine de travail ou autre.
- Speaker #0
Et puis après, si elles veulent, elles peuvent aller aux ateliers ou si elles veulent rencontrer d'autres parents pour pouvoir davantage parler de la parentalité. Avec des intervenantes ?
- Speaker #1
Tout à fait. J'ai des clientes que je vois qu'aux ateliers qui ne viennent pas au sport, mais que je rencontre à chaque atelier que je fais. Par exemple, parce que le sport, ce n'est pas leur truc et elles viennent seulement aux ateliers. Autant j'ai des clientes qui viennent et aux ateliers et aux sports.
- Speaker #0
Les sujets des ateliers ?
- Speaker #1
Alors, le prochain atelier, ça va être avec une intervenante qui vient faire signe avec bébé. Et toi, l'emportage ? À Genève, elle vient faire signe avec bébé. Donc en fait, l'atelier, ça se déroule de cette manière. On commence par un accueil, café, parents, donc il y a de quoi boire, grignoter quelque chose. Après on commence, on fait une initiation au cours Bullmove. Donc c'est pas un vrai cours de sport, c'est vraiment plus de la prévention, apprendre à respirer comme je l'ai dit avant, des exercices, comment on va porter son bébé, comment on peut porter la poussette en étant en sécurité, pour justement adapter. Après si je vois que le groupe a vraiment envie de bouger un peu plus, j'adapte en fonction. Et après, il y a l'intervenante qui vient. Après, il y en a à peu près un par mois. Il n'y en a pas l'été, mais il y en a à peu près un par mois. Celui d'après, ça va être Shiatsu sur bébé. Donc, c'est des massages qu'on peut faire sur le bébé. Celui d'après, ça va être comment occuper mon bébé. C'est une éducatrice de la petite enfance qui va venir et qui va vraiment animer l'atelier. Comment je peux occuper mon bébé avec rien, en fait ? Avec un bout de papier ou avec... Enfin, voilà, c'est elle qui va montrer ses idées lors de l'atelier. Donc voilà, c'est un petit peu des thèmes variés. Il y a eu massage bébé aussi. Il y a eu de la danse, de la danse en famille. Pour danser avec les bébés. Pour danser avec les bébés aussi. C'était très chouette. Et là, le dernier atelier qu'on va faire pour clôturer l'année, ça va être vraiment le feu d'artifice de l'atelier. Ça va être une journée coucouning pour les mamans. Donc elles vont pouvoir venir.
- Speaker #0
C'est au quel mois ça ?
- Speaker #1
C'est au mois de novembre. Elles vont pouvoir venir. Ça, c'est gratuit. Donc en fait, ces ateliers sont vraiment gratuits pour les mamans. Tous les ateliers Bullmove sont gratuits et elles vont pouvoir venir à cette journée. Elles ont trois soins différents à choix. Elles vont avoir un soin du visage, de la réflexologie ou un massage assis et de la beauté des mains. Et durant cette journée, il y aura diverses animations avec des stands. Il y aura des cours, il y aura un cours de danse aussi, un cours de stretching, un cercle des femmes.
- Speaker #0
ça va vraiment être une journée où les mamans par contre elles viennent sans les enfants et elles viennent prendre du temps pour elles c'est pour clôturer les ateliers c'est une super reconnaissance d'expérience personnelle où tu arrives à Genève et que tu te retrouves si j'ai bien compris tu avais dit que ça avait été 2025 2025 un an après toi tu as organisé du temps pour ces femmes et des ateliers gratuits pour les femmes enceintes Merci. C'est une belle... T'es fière ?
- Speaker #1
Pas pour les femmes enceintes, mais pour les mamans. Après, les femmes enceintes peuvent venir, mais en général, les ateliers ne sont pas forcément adaptés. Enfin, tous les ateliers ne sont pas forcément adaptés.
- Speaker #0
Est-ce que t'es fière de tout ça, de ce chemin ? De ton expérience personnelle à pouvoir partager cette question qui en est une. Moi, j'ai fait toute une saison d'été sur la grossesse et l'avant, le pendant et l'après, et les rubriques du GHI, que si C'est un vrai phénomène de société, cette histoire. On ne peut pas faire des enfants et penser que ça se fait comme ça, avec facilité.
- Speaker #1
Bien sûr. Après, moi, je suis surtout heureuse quand je vois les retours, quand je vois les mamans qui sont épanouies lors des ateliers, lors des cours, quand je reçois les retours des cours des mamans. Donc oui, bien sûr, je suis fière et je suis contente de pouvoir offrir ça aux mamans. Voilà, après, bien sûr. Sans la commune et sans cette possibilité de faire ce projet, on n'a peut-être pas réussi non plus à faire tous les ateliers, en tout cas dans ce sens-là, les faire, oui, mais le fait qu'ils soient subventionnés, parce que tous les intervenants sont rémunérés.
- Speaker #0
C'est hyper respectueux, parce que moi, je n'ai rien contre le bénévolat, au contraire, j'en ai fait pendant longtemps. Mais quand tu vas avoir une vraie posture professionnelle, à ce moment-là, c'est... Je suis sûre que si on leur demandait de le faire gratuitement, il y a probablement des intervenantes qui l'auraient fait, parce qu'elles croient en ce qu'elles font. Mais moi, j'ai toujours un peu tendance à penser que si on... Moi, je veux bien faire de la gratuité, par exemple, mais si moi, j'ai envie de le faire, mais je dois aussi quand même vivre. Et l'accompagnement, le soin, ce qu'on appelle le care, on a toujours l'impression que ça doit... Les gens ne doivent pas être payés. Si tu veux être professionnel et te former, des formations, ça a un coût. Il faut que tu puisses gagner ta vie avec, que tu puisses même développer, d'avoir pu convaincre. J'espère qu'elles n'ont pas été difficiles à convaincre. Je pense que s'ils ont proposé tout ça, c'est l'avenir quand même. Il y a aussi ça, ces femmes qui donnent naissance, on est en train de parler de l'avenir. Bien sûr,
- Speaker #1
les enfants,
- Speaker #0
c'est notre avenir. Si les parents vont bien, les enfants iront bien. Si les parents vont mal, et des mères qui... qui vont mal, il y en a plein qui vont bien. Moi je trouve qu'il y a plein de belles initiatives. Aujourd'hui il y a un côté aussi parfois très militant comme moi j'aime aussi, mais de dire au lieu d'offrir un bouquet de fleurs à une femme qui vient d'accoucher, aller chercher 5 plats chez le traiteur qu'elle mettra dans son congélateur, qu'il lui évitera d'aller faire des courses et qu'il lui évitera de cuisiner. Je pense qu'aujourd'hui on voit maintenant parce que... Je pense que c'est les réseaux sociaux, je crois. C'est une analyse assez basique. Je n'ai pas vraiment beaucoup réfléchi. En te parlant, ça vient un peu comme ça. Mais les réseaux sociaux, aujourd'hui, permettent de voir la grossesse et le postpartum différemment. On sait que les femmes sont fatiguées, qu'elles ne récupèrent pas si vite, qu'elles ont beaucoup de préoccupations, qu'il y a beaucoup d'injonctions. Et si on peut aider... d'une manière ou d'une autre, en offrant des repas à tout près, en évitant d'arriver à 15 alors qu'elle vient de rentrer de la maternité, de se dire à quel moment tu veux qu'on vienne et puis pas venir tous ensemble. Je pense que ça peut paraître des micro-choses, mais je pense que c'est essentiel. Quand je vois aujourd'hui ce que les femmes, après avoir accouché, elles imposent en disant personne à la maternité, mais je dis mais J'applaudis des deux mains, je n'ai pas fait ça moi personnellement. Et j'espère que si mes filles veulent des enfants, je vais beaucoup réfléchir à comment elles peuvent récupérer.
- Speaker #1
Clairement, je pense que c'est heureusement qu'il y a cette évolution, heureusement qu'on commence à se rendre compte, même si je pense que ce n'est pas encore suffisant.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Clairement, mais heureusement, grâce aux réseaux sociaux, au moins quelque chose de positif. C'est qu'on voit en fait cette réalité. C'est propre à chacun et ce qui est bien, c'est vraiment...
- Speaker #0
D'une expérience à une autre et puis même d'une grossesse à une autre, on l'a dit précédemment. Je ne voudrais pas qu'il y ait confusion. Quand tu fais Bullmove, ce n'est pas subventionné, c'est deux moments différents. Oui, les ateliers. Les ateliers, c'est une mairie qui a pris en charge la rémunération des intervenantes et puis la tienne, j'imagine, et puis les locaux, etc. Donc, c'est vraiment quelque chose qui est permis dans cette commune. Et puis il y a Bullmove où là, les personnes viennent et contre... Ça coûte combien ? Puisque si ça peut donner envie à des femmes qui sont enceintes et de se dire après, au lieu de retourner directement dans mon fitness, j'ai bien envie de faire d'abord quelque chose de transitoire pour me faire du bien. Est-ce que tu étais à l'aise avec le fait de dire combien ça peut coûter ?
- Speaker #1
Alors juste une séance comme ça. Alors une séance d'essai, je les ai mis à 15 francs. C'est 15 francs la séance d'essai. Après, un cours, c'est 30 francs. Mais bien sûr, il y a la possibilité de prendre soit l'abonnement annuel, du coup le cours revient à 18 francs, soit un pack de cours. Pour cinq cours, ça fait 120 francs. Depuis cette année, je suis remboursée par les assurances. Je me suis qualifiée qualificée. Donc maintenant, les assurances prennent en charge une partie de ces cours. jusqu'à 590 francs par année.
- Speaker #0
C'est une très bonne nouvelle. C'est une sacrée reconnaissance. On est dans le domaine même si tu n'es pas professionnelle de santé, l'assurance considère que ça va apporter pas seulement du bien-être mais aussi de la santé de la femme qui vient d'accoucher.
- Speaker #1
Et de la prévention.
- Speaker #0
Tu es située où ?
- Speaker #1
A Honnêt.
- Speaker #0
Tu as un local à toi ?
- Speaker #1
Alors le local, il n'est pas à moi. Donc tu es en location ? Je suis en location dans le local.
- Speaker #0
Avec d'autres professionnels ? Parce que pendant cet entretien, tu as souvent dit « on » . « On » parce que tu voulais parler de la structure ou vous êtes plusieurs ?
- Speaker #1
Non, c'est vrai que je parle souvent en « on » . Mais pour l'instant, je suis toute seule.
- Speaker #0
Pour l'instant, parce que tu as envie de te développer ?
- Speaker #1
Je ne sais pas. Je laisse voir comment les choses, comment elles viennent. Voilà, on vit au jour le jour. Il est dans un studio de danse. C'est l'Audi Dance Studio. Donc ça c'est le local de Bullemouve. Après c'est vrai que j'ai aussi des connaissances qui sont sur la commune de Plan-les-Ouattes qui m'ont aidée à avoir le levier à la commune, à Champs-Ravie. D'ailleurs vu que c'est eux les habitants de Plan-les-Ouattes, c'est eux qui portent le projet des ateliers. C'est moi qui organise tout, mais c'est eux officiellement qui portent le projet. Et c'est vrai qu'on a pas mal de projets aussi hauts. On, là-dessus, cette fois, je dis on pour de vrai. Donc là, on, en fait, on est sur la Maison du Marais, à Plans-les-Ouattes. C'est aussi un autre espace quartier. J'adore cette commune. Il y a plein d'espaces quartiers pour les habitants, que ce soit... Ce n'est pas que pour les jeunes, c'est vraiment pour tout le monde. Tout le monde est le bienvenu. Donc là, c'est la Maison du Marais. Et c'est justement dans cette fameuse Maison du Marais qu'on aimerait bien développer d'autres choses, comme des brunchs le dimanche. À partir de septembre, il y aura aussi un café par an. qui va s'ouvrir là-bas. Les mamans, les parents, ils peuvent aller boire le café. Il y a un espace jeu qui est en train de complètement être rénové à la Maison du Marais. Quand il sortira, il sera complètement rénové. Au mois d'octobre, il sera rénové. Donc à la Maison du Marais, on aimerait bien ouvrir, créer des brunchs le dimanche à Thème. Donc tu pourrais peut-être une fois Nous faire l'honneur de venir à ce brunch et de faire un thème pour les mamans, pour les femmes aussi. Oui,
- Speaker #0
pour que les femmes aussi et les hommes aussi entendent comment peut être appréhendée la sexualité après un accouchement, c'est sûr. Et puis peut-être même aussi comment faire en sorte que... Que les enfants aussi, comment expliquer à un enfant comment on fait des bébés, il y a plein de choses. J'ai longtemps travaillé en France dans des centres sociaux où on faisait des ateliers parentalité et où on parlait de la sexualité, de comment parler de la sexualité aux enfants, de la prévention des agressions sexuelles. On peut aussi parler de choses joyeuses, on n'est pas toujours obligé de parler de choses pas joyeuses, mais la vie c'est ça, c'est pas tout blanc tout noir, c'est quelque chose entre... les deux, mais oui, ça sera avec plaisir. Est-ce que tu as envie d'ajouter autre chose, des choses qu'on n'aurait pas évoquées, qui te semblent importantes à dire, même si c'est très clair, tu pars d'une expérience personnelle, et puis tu te mets à réaliser des ateliers, des cours, où il se passe des belles choses, puisque tu as des retours positifs et qui te conduisent à un moment donné à ce que des habitants te disent, nous, on va mettre en place... aussi à des espaces qui seront subventionnés, qui permettront de respecter le travail des professionnels et qui seront dans la gratuité pour les personnes qui pourront bénéficier. Bravo !
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ce que je te propose généralement, c'est... Je vais te proposer deux choses. La première, c'est que tu as dit tout à l'heure que tu mettais de la musique. Donc très souvent, ce podcast, il se termine par une musique. Ça serait, je trouve, assez amusant que tu puisses, toi, me... pas maintenant, mais me proposer, quand tu valideras ce podcast, une musique que tu utilises pendant tes cours. C'est une première chose. Et puis la deuxième, je voulais te faire un petit cadeau. Mon logo, sans nuance, c'est un éventail. Je pense que très souvent, les injonctions nous obligent un petit peu à croire que les choses ont un seul ou deux, comment je pourrais dire, une seule ou deux visions. Et moi, je pense que... Il faut être beaucoup plus ouvert, j'aime bien l'idée de l'éventail, c'est-à-dire ce que tu proposes c'est aussi un éventail, c'est vous venez un petit peu pour voir, mais vous pouvez aussi venir un an, vous pouvez venir avec l'objectif de retrouver votre corps d'avant, mais vous allez aussi pouvoir parler à d'autres mamans, vous pouvez avoir envie d'un temps pour vous, mais vous allez peut-être aussi avoir un temps pour vous, avec votre enfant ou sans votre enfant, c'est un peu un éventail. J'aime vraiment cette idée d'éventail où, voilà, il faut... Il faut s'ouvrir. Un éventail, ça s'ouvre, sinon ça ne fait pas de vent. Voilà. Et puis, comme j'ai travaillé sur des supports sur la précarité menstruelle et sur les règles, comme peut-être que tu vois des mamans qui ont des enfants un peu plus grands, ou toi-même, tu as des enfants un peu plus grands, je t'ai mis des supports que j'ai fabriqués sur la question des menstruations et la précarité menstruelle. Eh bien, écoute, merci beaucoup. C'est comme d'habitude un chouette entretien où j'ai appris des choses. On peut parler de son expérience tout en étant professionnel. Ce n'est pas incompatible. Je te remercie.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Ça me fait plaisir aussi.
- Speaker #1
Oui, beaucoup de plaisir.
- Speaker #0
Très bien. Je dis aux personnes qui écoutent à très bientôt. Et toi, je te dis peut-être lors d'un brunch pour parler de la sexualité. l'essentiel de mon métier. Merci beaucoup. Avec plaisir, merci à toi.