Speaker #0Hello, comment ça va ? Toujours pas d'intro, mais c'est pas grave. Un jour je referai l'intro, mais vraiment c'est pas la priorité. Si tu cliques sur mon podcast, le titre t'a parlé, du podcast t'a parlé, ou le titre de l'épisode t'a parlé. Voilà. Donc, désolé c'est ma chaise qui grince, désolé pour le bruit. Si tu as cliqué sur cet épisode-là, c'est que je pense que tu es fatigué de répéter dix fois les choses à l'enfant et puis ne t'écoutes pas. Surtout quand, avant, l'enfant t'écoutait très bien, tu lui disais de faire quelque chose, l'enfant faisait le truc, tu disais, oh mais non, il est trop sage, il est trop mignon, etc. Et puis tout d'un coup, chaque chose banale du quotidien devient une lutte sans fin. Tu vois ce moment où, voilà, c'est le moment d'aller à la crèche, il est 8h20, et tu dis calme-moi à ton enfant, viens mettre tes chaussures s'il te plaît Hugo. Et là, Hugo, zéro réaction. Tu répètes une deuxième fois. Hugo, s'il te plaît, on va arriver en retard, viens mettre tes chaussures. Là, l'enfant rit et court dans tout l'appartement. Troisième fois, tu commences à hausser le ton. Tu dis, Hugo, viens mettre tes chaussures, dépêche-toi, etc. Tu commences à hausser le ton parce que, en fait, l'enfant ne t'écoute pas, il est en amas, en fait. Si tu te reconnais là-dedans, si tu reconnais ton petit Hugo, déjà souffle, tu n'es pas la seule à vivre ça. Tu n'es pas une mauvaise maman et tu es juste une maman fatiguée qui essaye d'avancer dans une journée déjà bien chargée. Aujourd'hui, on va voir, enfin je vais t'expliquer pourquoi tu répètes autant, pourquoi ça te fatigue, et surtout comment sortir doucement du mode « j'accorépète » , comme on dit aux gentils. Si tu n'es pas des gentils, « j'accorépète » , ça veut dire perroquet. Alors, premièrement... On va déjà faire le topo. Ce que toi, tu crois, vs la réalité de ton enfant. Souvent, quand ton enfant ne t'écoute pas, quand t'as répété 46 000 fois les mêmes choses, soit le jour même, soit ça fait un mois que tu lui dis la même chose, ce qui se passe dans ta tête, c'est l'enfant m'ignore, il fait exprès, en plus il sourit quand je lui dis quelque chose, l'enfant me teste, parce que bon, c'est l'âge de 2 ans, donc il me teste, il ne m'écoute pas, parce que moi je suis trop gentille, Et avec son père, c'est direct. Dès que son père lui dit un truc direct, il écoute, etc. Donc peut-être que tu penses ça quand ton enfant ne t'écoute pas. Et honnêtement, c'est totalement compréhensible parce que répéter dix fois les mêmes choses dans la journée, c'est fatigant. Et lors d'un rendez-vous avec une maman, elle me disait, non mais Janice, en vrai, ce n'est pas forcément les crises qui me posent problème, entre guillemets. C'est le fait de toujours, toujours... toujours devoir me répéter. C'est important que vous vous éloignez d'une logique qu'on peut avoir en tant qu'adulte. Parce que là, on met notre vision d'adulte. C'est quoi la logique ? C'est la logique d'obéissance versus la logique de développement. Souvent, on pense, par exemple, toi, tu vas penser que je lui ai demandé quelque chose, il m'a entendu, donc il doit le faire. C'est une logique d'obéissance. La logique d'obéissance, c'est j'entends ce qu'on me dit, j'exécute. Et cette logique-là, Elle est vraiment ancrée. Pourquoi ? Parce que dans notre génération, je ne sais pas quelle génération que tu es, mais je pense qu'on est de la même génération. Par rapport à ma culture aussi, anti-elle, je ne sais pas de quelle culture tu viens, mais ça peut se ressembler. Eh bien, maman disait quelque chose, je dois obéir. Qu'il pleuve, qu'il vende, qu'il neige, je dois obéir. Il n'y a pas de discussion à avoir. Et parfois même, elle n'avait même pas besoin de dire quelque chose, elle me regardait, je savais déjà. Et en fait, on a grandi avec cette idée que je te dis quelque chose, donc tu dois exécuter. Mais comme notre génération, on a compris qu'on peut faire différemment, eh bien, on ne comprend pas. Et en fait, le jeune enfant, lui, il n'est pas du tout dans cette logique d'obéissance. Il fonctionne plutôt avec une logique de développement. Tu sais pourquoi ? Parce qu'en réalité, ton enfant de deux ans, quand tu lui dis de faire quelque chose, il doit apprendre à arrêter ce qu'il fait, changer d'activité, gérer sa frustration, comprendre une consigne, organiser son corps pour agir, c'est-à-dire s'il était sur les genoux, se mettre debout, etc., réguler ses émotions. Donc, quand toi tu te dis, viens te laver les mains, on va passer à table, toi tu vois une demande simple, c'est super simple ce que je te demande là. Lui ? Il y a plusieurs étapes avant ça. Il doit quitter son jeu, lâcher quelque chose qu'il aime. En plus, peut-être qu'il n'a qu'une tour de l'ego, il a peut-être raté, recommencé. Tu vois, ce n'est plus, il n'obéit pas en fait, c'est plus, il apprend encore à faire tout ça. Et en fait, c'est normal que tu ne le vois pas. C'est totalement normal que tu ne le vois pas. Donc déjà, premièrement, on va faire la paix avec ça. On va se dire que moi, personnellement, en tout cas, si tu as écouté et cliqué sur cet épisode de podcast, je pense que c'est comme ça que tu penses aussi. Et tu as le droit de penser différemment. Moi, personnellement, je n'ai pas envie que ma fille m'obéisse. Je ne veux pas qu'elle m'obéisse au droit et à l'œil, parce que c'est impossible. C'est impossible en réalité, on se moque à nous-mêmes si on pense ça. En revanche, ce que je me dis, c'est que je veux favoriser la meilleure coopération possible, en me disant qu'il y aura des ratés, que parfois ce sera un petit peu plus long, que parfois ce sera hyper fluide, mais je veux rentrer dans son monde pour que justement les choses se passent de mieux en mieux, et que je ne sois pas obligée de répéter 46 000 fois les mêmes choses. Mais pour être avec toi, tu seras obligé finalement de répéter les choses parce que c'est comme ça que ton enfant intègre les règles. D'accord ? Mais on va voir comment on peut faire pour répéter sans que ça nous épuise. Alors tu te dis, oui, ok, mais pourquoi il ne répond pas ? Pourquoi il n'agit pas ? Pourquoi il ne réagit pas tout de suite quand je lui dis de faire telle ou telle chose ? Souvent, quand on demande quelque chose à son enfant, on oublie souvent une étape archi importante. Capter son attention. Bien sûr, ça m'arrive d'oublier, on est humaine. Le but n'est pas d'être parfaite, mais d'en prendre conscience. Souvent, ce que tu fais, c'est que c'est le moment de manger, l'enfant est dans la chambre et depuis la cuisine, tu lui cries, tu lui cries, tu lui dis juste, Hugo, c'est l'heure de manger, arrête de jouer, viens manger, pendant qu'il joue, alors qu'il est absorbé par ce qu'il fait. Entendre une maman qui crie depuis la cuisine n'est pas pareil qu'être disponible pour... aller voir l'enfant et lui dire. Rapidement, qu'est-ce que tu peux faire à ce moment-là ? Rappelle-toi, c'est simple, rappelle-toi que plus tu es loin de ton enfant, moins tu captes son regard. Qu'est-ce que tu fais ? Tu te rapproches, tu te mets à sa hauteur, tu cherches sa connexion. Il est en train de jouer, tu t'accroupis, tu dis, par exemple, Hugo, j'ai vu que tu étais en train de jouer, c'est super ce que tu es en train de faire. Donc tu rentres dans son monde petit à petit, mais là, c'est le moment de venir te laver les mains. Ce n'est pas magique, ça ne veut pas dire que demain tu vas faire ça, Hugo va t'écouter directement. Mais c'est une première étape pour capter son attention et rentrer dans son monde. La troisième chose, c'est qu'il faut faire la paix avec le fait qu'il n'intégre pas les choses. Comme je te l'ai dit précédemment, souvent on pense, je l'ai dit une fois, donc il devrait le faire. Ma belle, est-ce que tout ce qu'on te dit, tu le fais immédiatement ? Personnellement, moi je ne le fais pas immédiatement. Par exemple. j'ai reçu une amende, je ne vais pas la payer tout de suite. Et donc, du coup, ça, je me prends des majorations, tu vois. Ou monter dans le bus, parfois, je passe près de mon passe-navis, go. Parce que voilà. Alors que je connais la consigne et je suis une adulte avec tous mes neurones, consciente. Alors que, petite parenthèse, un enfant de deux ans, son cerveau est totalement en travaux. Et c'est la zone émotionnelle qui est beaucoup plus présente que la zone où... on va réfléchir ou on va trouver des solutions ensemble, etc. Donc, parce que je sais, qu'est-ce que tu vas me dire ? Tu vas me dire, non mais Janice, ça fait un mois et demi que l'enfant sait qu'il faut mettre ses chaussures. Il le sait, mais connaître une consigne ne veut pas dire l'appliquer instantanément. Pour un enfant, entendre une consigne peut vouloir dire, finir ce qu'il fait, traiter l'information, résister parce qu'il n'a pas envie de le faire, parce que... On oublie que des enfants, ce sont des êtres humains. Parfois, il n'a pas faim, il n'a pas envie de manger. Ce n'est pas toujours de l'opposition. Souvent, on va penser que c'est de l'opposition, mais ce n'est pas toujours ça. C'est juste l'immaturité normale du cerveau. Ce que je veux te faire comprendre, c'est que tu n'es pas contre ton enfant. Vous n'êtes juste pas sur la même fréquence, on va dire, neuronale, émotionnelle. Et c'est normal, en fait. Et autre chose que j'observe qui... parfois fatiguent beaucoup les mamans, c'est plus tu répètes, plus le message perd de sa force. À force de répéter, viens mettre tes chaussures, viens manger, viens nani, viens nana, la phrase, évidemment, devient un bruit. Je ne sais pas pour toi, par exemple, quand ma mère criait, babillait parce que j'avais fait une bêtise ou elle était fâchée parce que je n'avais pas fait un truc qu'elle m'avait dit de faire, B. En fait, c'était un bruit de fond. Je n'écoutais même plus. Ça devenait un bruit de fond. C'est un bruit là. Un bruit de fond. C'est exactement ce qui se passe avec ton enfant. Plus tu vas répéter, plus ce sera un bruit de fond. Et ton enfant, à force, apprend inconsciemment qu'en fait, ce qu'elle me dit, ce n'est pas forcément urgent, que j'ai encore du temps parce qu'elle va continuer à me répéter les mêmes choses. Donc, voilà. Donc, si par exemple, tu lui dis, c'est le moment d'aller manger. Tu répètes une fois, deux fois, trois fois, et c'est tout. En fait, une fois, comme je t'ai dit, tu capes l'attention, etc. Deux fois, tu dis, là, c'est le moment, je comprends vraiment, mais là, c'est le moment. Trois fois, si l'enfant ne veut vraiment pas, à toi de voir, à toi de voir, de gérer. Il y a plusieurs façons de faire. Tu vois ce que tu fais, soit tu lui dis, OK, tu viendras quand toi... Tu seras prêt à manger, on va voir tout le monde commencer à table, il va venir après. Ou, écoute, maintenant, moi, je te dis stop, là, on y va, tu le prends par la main gentiment, tu lui dis, bon, là, on va se laver les mains, soit tu fais d'une façon ludique, etc. Bref, tu trouves quelque chose qui te ressemble à toi. Et n'oublie pas que le jeu, c'est ton meilleur allié pour justement essayer de favoriser une meilleure coopération. Et je sais que c'est fatiguant de répéter 46 000 fois les mêmes choses. Et c'est pour ça que j'avais envie de faire cet épisode de podcast là. J'espère que cet épisode t'a aidé. En tout cas, j'étais ravie de te le proposer. Et tu sais, si en ce moment, tu as l'impression de tourner en boucle, dans une espèce de cycle, ça fait plusieurs mois que tu es dans un truc où tu répètes tout le temps, tu t'énerves tout le temps, tu culpabilises le soir parce qu'en fait... Tu passes très peu de temps avec ton enfant et le peu de temps que tu passes avec ton enfant, c'est que crier, crier, répéter 46 000 fois les mêmes choses et tu recommences le lendemain alors que tu t'es dit non mais en fait, il faut que j'arrête. J'ai envie de te dire quelque chose, ce n'est pas une fatalité, d'accord ? Ce n'est pas une fatalité. La maternité, elle est faite de haut et de bas. Ton enfant se développe et c'est OK. Et en fait, tu te dis peut-être oui, mais peut-être qu'il faut que je… J'ai dit beaucoup de fois peut-être, excuse-moi. Tu te dis qu'il faut que tu sois plus patiente. Parfois, ce n'est même pas ça. Souvent, ce qui te manque en ce moment, c'est un regard, un autre regard. Des clés, et surtout neutraines, des clés concrètes. Quelqu'un pour t'aider à remettre un peu plus de douceur dans ton quotidien, à te montrer que c'est possible de passer une soirée sans être en mode pilote automatique, sans avoir besoin de crier à tu-tête, ils sont En faire plus. C'est surtout ça. Et c'est exactement ce que je fais dans mes accompagnements avec les mamans. Donc, si tu sens que tu arrives, tu es à bout, tu n'en peux plus, toutes les infos sont dans la description du podcast. D'accord ? Si tu as besoin de rendez-vous flash, quand je dis rendez-vous flash, c'est rendez-vous sérénité. En gros, tu as une problématique en ce moment avec ton enfant sur les couleurs. Tu vois ? Par exemple, dernièrement, c'était « Non mais Janice, le soir, c'est hyper compliqué. Il pleure dès le retour de la crèche, il décharge beaucoup, ça dure longtemps, il est colère, moi, dès le soir, etc. J'en peux plus. » Par exemple, tu as cette problématique-là. C'est pas ton rendez-vous sérénité. Et en ce moment, on va décortiquer sur comment on peut faire pour réduire ces pleurs de décharge-là, comment faire pour l'accompagner en douceur pendant la soirée et comment faire, toi, pour que tu aies un seuil de tolérance un peu plus élevé. Avec, encore une fois, tes limites, tes besoins. Ce n'est pas un copier-coller de ce qu'on voit sur les réseaux ou peu importe. Ça s'adapte vraiment à ta vie. Donc, si tu as un besoin vraiment particulier, précis et que tu veux vraiment rentrer en profondeur, tu prends le rendez-vous sérénité. Si tu veux un accompagnement beaucoup plus long, tu veux que je sois là auprès de toi. Bon, pas collé à toi, pas chez toi, mais que je sois là, qu'on se voit une fois par semaine, qu'on décortique ensemble. qu'on voit ensemble les difficultés que tu rencontres, qu'on essaie des choses, qu'on réajuste, tu peux prendre l'accompagnement, on gère la crise. On gère la crise ensemble. Pour l'instant, c'est comme ça que tu peux travailler avec moi. Alors, je t'invite à, premièrement, regarder la description. Si tu n'es pas sûr, il y a un formulaire de prise de contact, ça prend cinq minutes et tu m'expliques ta situation et ensuite, je te dis si c'est OK pour moi pour t'aider ou pas. Parce que c'est important pour moi. d'accompagner des mamans qui ont choisi, qui ont choisi, qui ont né sur la même longueur d'onde, et comme ça, on avance beaucoup plus vite. Petit rappel, ton enfant n'est pas contre toi, il est en train d'apprendre, et toi aussi, tu es en train d'apprendre. On apprend tout le temps, même quand l'enfant a 18 ans, on apprend tout le temps. Je te laisse là, j'espère que cet épisode t'a plu, j'espère que la prochaine fois que je me ferai un épisode de podcast, je vais réunir un trou, on verra. Mais en tout cas, n'hésite pas à me suivre sur mes réseaux sociaux, Janice-dubas-maternité. Et puis, je te souhaite une belle journée, belle soirée, en fonction de l'heure où tu m'écoutes. Bye, bye.