- Speaker #0
À partir de quand tu t'es senti plus dirigeant que artisan ?
- Speaker #1
Quand tu démarres, t'es obligé de faire les deux. Tu fais la partie dirigeant, la partie artisan. Au moins un dirigeant, c'est quelqu'un qui n'est plus dans l'opérationnel directement.
- Speaker #0
Est-ce que tu crois qu'il y a une vraie solitude du dirigeant ?
- Speaker #1
Quand tu as des décisions à prendre, c'est à toi de prendre les décisions.
- Speaker #0
Tu veux dire sur les problèmes perso ? Exactement, en n'importe où,
- Speaker #1
n'importe quand. Que ce soit en pro ou en perso.
- Speaker #0
David, bienvenue dans Parole de bâtisseur pour ce nouvel épisode. Merci beaucoup d'être là. Je sais que tu as un temps qui est bien chargé. Donc, merci à toi. Je te présente rapidement. Tu as commencé jeune. Tu as appris sur le terrain. Et aujourd'hui, tu bâtis pour de vrai. On se connaît assez bien. David, tu as 31 ans. Je peux dire ton âge. Tu es papa de deux enfants. Tu es chef d'entreprise depuis plus de dix ans. Donc, tu as commencé plutôt jeune. et tu es à la tête d'une entreprise de plomberie de 15 salariés. Donc une belle réussite, tu es un patron du bâtiment, tu es ancré dans le réel, les chantiers, la pression, les responsabilités, mais aussi plein de bonnes choses. Évidemment, tu vas nous en parler. Et en 2025, tu es allé encore plus loin. Tu as lancé la plateforme L'Union des bâtisseurs, une plateforme B2B, créer du business, aider les artisans à trouver des chantiers. Tu nous en parleras également. Avec toi, j'ai vraiment un plaisir de te recevoir et on va parler de parcours, de décisions, de management, sans langue de bois, comme d'habitude. Bienvenue dans Parole de bâtisseur, David, et encore merci.
- Speaker #1
Merci pour l'invitation.
- Speaker #0
David, pour commencer, très simplement, est-ce que tu peux te présenter et nous raconter ton parcours ?
- Speaker #1
Ok, écoute, la présentation que tu as déjà faite. Après, pour la partie parcours, moi j'ai fait un CAP. Bien sûr, j'avais toute la famille qui était... mon père qui avait déjà une boîte de plomberie j'ai travaillé avec lui depuis tout petit j'étais puni surtout pendant les grandes vacances, le fait que je ne travaillais pas bien à l'école et tu as été beaucoup puni ? très souvent puni chaque vacances en général je n'avais pas deux mois c'était peu de temps,
- Speaker #0
on partait un mois en général maximum et après le reste du temps j'avais travaillé avec mon père donc tu as vite appris le fait d'avoir été beaucoup puni exactement
- Speaker #1
Du coup, je passais vraiment toute mon enfance avec mon père. Dès qu'il y avait des vacances, j'allais travailler avec lui en général. Et après, au fil des aiguilles, j'ai appris. Donc, ça m'a vraiment aidé pour démarrer par la suite. Donc après, j'ai passé mon CAP.
- Speaker #0
Et en fait,
- Speaker #1
dès que j'ai fait mon CAP, mon père m'a embauché dans la boîte.
- Speaker #0
À quel âge donc tu avais ?
- Speaker #1
16 ans.
- Speaker #0
16 ans. Donc, tu as le CAP clé en main à 16 ans.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Et tu commences dans la boîte de ton père.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Jamais quitté la boîte de mon père, de toute façon, j'étais apprenti là-bas aussi.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et après, du coup, quand j'ai fini le CAP, mon père m'a embauché. Et derrière, il a eu des petits soucis de santé. Ouais. Donc du coup, il a fait un AVC. Peut-être une bonne année, deux ans.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Compliqué. Ouais. Jusqu'à ce qu'il décide du coup de fermer la boîte.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et en fait, tout de suite, dès qu'il a fermé la boîte, moi, j'aurais la mienne.
- Speaker #0
Donc t'avais 18 ?
- Speaker #1
19.
- Speaker #0
19.
- Speaker #1
Je suis rentré sur mes 19 ans.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et tout de suite derrière, après, on a... on a lancé Plomberie DS du coup. Et à partir de là, voilà où est-ce qu'on en est. On a démarré, j'ai repris juste l'emploi qu'il y a avec mon père.
- Speaker #0
Donc tu t'es retrouvé devant le mur, c'est ça ? C'est ça que je peux dire. Donc la question c'est reprendre, pas reprendre. Et en fait, tu as fait le choix de dire je vais reprendre. Tu as été aidé par des proches au niveau de ta reprise ?
- Speaker #1
Non, on va dire que mon père a appris à continuer avec moi. Ma mère m'aidait un petit peu au niveau paperasse. On a grossi, tout simplement.
- Speaker #0
D'accord. Donc, tu as commencé zéro salarié ? Un salarié.
- Speaker #1
Un salarié de mon père.
- Speaker #0
Un salarié de ton père, qui est encore dans l'entreprise. Exactement. Donc, qui est le salarié historique, on ne va pas lui dire comme ça.
- Speaker #1
C'est même lui qui m'a appris des choses. C'est lui que tu as appris.
- Speaker #0
D'accord. Donc, c'est un vrai pilier. Exactement.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
D'accord. Alors, tu diriges cette entreprise. Donc, aujourd'hui, tu as 15 salariés. Donc, c'est une belle réussite. Tu peux nous donner quelques chiffres de l'entreprise pour qu'on ait des chiffres d'affaires, pour voir l'évolution ?
- Speaker #1
On va dire qu'au début on a démarré, on faisait 150-300 000, on a fait à peu près une croissance de 20-30 % par an. J'ai commencé à embaucher en 2016. Je commence à embaucher. Et après, en fait, au fur et à mesure qu'on a embauché, on a grossi. On est arrivé en 2020. Covid à 1 million chez l'affaire.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et là, on vient de dépasser les 2 millions.
- Speaker #0
Les ?
- Speaker #1
Les 2 millions.
- Speaker #0
2 millions. D'accord. Donc, une très belle croissance. Ouais,
- Speaker #1
c'est cool.
- Speaker #0
Tu peux nous parler de ton activité, de tes clients.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Par rapport à l'entreprise que tu connaissais avant avec ton père. Est-ce que tu as changé de clientèle ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Est-ce que tu as eu une stratégie ? Est-ce que c'est les opportunités de rencontre, le hasard ? Voilà.
- Speaker #1
Alors, mon père, avant, il avait des clientèles, on va dire, assez simples. particulier toujours, il avait un peu de pro dans la restauration. Et moi, pour le coup, la restauration, on n'a pas continué du tout avec eux. Moi, j'ai continué avec les particuliers. Et après, j'ai eu des opportunités, on va dire, de connaissances qui m'ont présenté à des pilotes de chantier et autres, qui, en fait, font beaucoup de luxe. Et du coup, là, c'est ma cible, vraiment, actuellement. Donc, c'est la vraie stratégie que j'ai. C'est me renforcer beaucoup sur tout ce qui est chantier de luxe. Donc, c'est vraiment là où on a envie de croître.
- Speaker #0
D'accord, donc tu fais un peu de particuliers.
- Speaker #1
Oui, on fait du particulier, du pro.
- Speaker #0
Particuliers, c'est des trucs traditionnels. La chale de bain, chaudière, dépanage. D'accord, mais surtout ta cible clientèle, c'est des pros. Et dans une niche qui est vraiment le luxe.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Tu as quelques exemples pour nous faire rêver ?
- Speaker #1
Après, on a des familles assez fortunées. C'est sûr. Je ne sais pas si on peut donner les noms. Non, non, mais d'accord. On peut être prisé, mais on a des belles familles. on fait des... Des hôtels particuliers de 500 m², on fait des appartements de 400 m², on fait des maisons de 1000 m².
- Speaker #0
En Ile-de-France ? En Ile-de-France,
- Speaker #1
à Paris, ou tout à proche Paris. On fait vraiment des choses, franchement, c'est des budgets qui dépassent des bâtiments. On est dans des maisons, dans des appartements.
- Speaker #0
C'est super, c'est ce que je te disais juste avant d'enregistrer l'émission, c'est qu'on a souvent l'image. globalement du plombier qui va réviser la chaudière une fois par an, etc. C'est important.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Je sais de quoi je parle. Et puis là, tu donnes une image où en fait, tu construis et tu bâtis. Voilà ce que le podcast s'appelle Parle à la bâtisseur. Donc, tu es vraiment un bâtisseur et tu bâtis dans le luxe, justement avec une exigence importante. J'imagine que tu as des clients qui sont exigeants. Donc, tu sais répondre à ça.
- Speaker #1
L'exigence, c'est sûr que quand on est dans du luxe, on ne compte pas à 5 mm près. On est vraiment au millimètre. Il faut savoir qu'en fait, le luxe, des fois, on met autant de temps qu'un bâtiment à réaliser un appartement. C'est le délai d'un an, un an et demi, voire deux ans des fois de chantier. Alors qu'on est sur un appartement de 380 m² ou de 400 ou de 500. Des bâtiments en un an et demi, ils font 10 000 m². Donc en fait on est beaucoup de boîtes au même endroit, donc il y a beaucoup de synthèse de sociétés en fait sur des zones précises. Et du coup c'est là où ça complexifie aussi les choses.
- Speaker #0
Et c'est ce qui est intéressant.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et j'ai cru entendre de très proche qu'il n'y a pas longtemps tu as même fait un chantier en Italie.
- Speaker #1
Oui exactement. Alors là c'est pas la même gamme de clientèle, mais on a fait en fait un...
- Speaker #0
C'est la première fois que tu pars comme ça à l'étranger ou tu as déjà fait ?
- Speaker #1
J'ai déjà fait alors. C'est pas à l'étranger, c'est en Corse. J'ai déjà été aussi en Corse pour un client, pareil. Mais ouais, c'était assez sympa franchement de partir en dehors d'ici pour aller voir d'autres choses et faire d'autres choses aussi. C'est un client avec qui on a déjà fait les JO 2024. On a fait une partie d'installation.
- Speaker #0
Parce que t'as travaillé pour les JO
- Speaker #1
2024. Exactement. Pour une boîte qui a fait les JO 2024 où on avait fait les réseaux pour la partie restauration. la zone des athlètes. Et là, en fait, on est parti faire les réseaux de cuisine pour justement les athlètes à Milan.
- Speaker #0
D'accord. Quelle expérience. Donc, tu es parti au niveau organisation. J'imagine que ça devait être quelque chose. Comment tu t'organises avec les équipes ? Est-ce qu'ils étaient contents de partir en Italie ? Comment tu as vendu la chose ?
- Speaker #1
J'ai vendu la chose en disant, écoutez les gars, ça va être cool. On va partir en Italie faire un chantier. Et c'est pour les JO. Tout ça donne une prestance. On va quand même travailler pour les JO, dans les JO. On va participer à cette aventure. Ça donne toujours envie, même si on part, on va faire beaucoup d'horaires. On va faire des heures assez longues sur les chantiers, mais ça donne quand même envie de partir. C'est la Milan. Pour les géodivers.
- Speaker #0
Super. C'est encourageant. On est entendu par pas mal d'entrepreneurs. Également, le but de ce podcast, c'est de partager, de montrer que le bâtiment, c'est un secteur qui est plein d'avenir, qui est vraiment innovant. et qui donne envie, et donc aussi par des jeunes. Je sais que tu as un engagement, on en reviendra là-dessus, mais c'est de partager auprès des jeunes et de donner envie. Je vais revenir sur une chose. Il y a toujours une question que j'aime bien poser, c'est à partir de quand tu t'es senti plus dirigeant que artisan ? Je ne sais pas si tu vois la différence, parce que tu as vraiment commencé comme apprenti, ensuite tu as repris l'affaire de ton père, et puis Tu as vraiment grandi. Et là, je pense que tu es peut-être à un moment donné, tu te sens peut-être plus dirigeant. Est-ce que tu peux nous dire quelques mots par comment tu ressens la chose ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Moi, ce que je me suis rendu compte, c'est que quand tu démarres... Quand tu démarres, pas de zéro, parce que je n'étais pas de zéro, mais quand tu es sur le terrain, quand tu démarres, tu es obligé de faire les deux. Tu fais la partie dirigeant, la partie artisan. Je dirais sur ce principe-là, pour moi, un dirigeant, c'est quelqu'un qui n'est plus dans l'opérationnel directement. C'est qu'il supervise vraiment tout ce qui se passe et qu'il donne une stratégie, il donne une vision à la boîte. Et au début, tant qu'on ne dépasse pas un certain nombre de personnes, je trouve que c'est très compliqué de se mettre dans cette position-là, parce qu'il y a quand même toujours un besoin nécessaire en exécution. en accompagnement du terrain et je me suis senti vraiment dirigeant à partir du moment où on a dépassé je dirais
- Speaker #0
8 personnes
- Speaker #1
8 et 10 après ça va dépendre savoir qu'on est resté j'étais le seul au bureau jusqu'à 7 personnes sur le terrain d'accord c'est à partir de là que j'ai développé la partie bureau maintenant on est 4 au bureau c'est totalement passé beaucoup plus de personnes au bureau d'un coup. Donc, en fait, quand on regarde la proportion, normalement, on est censé être beaucoup plus au bureau plus vite. Là, ça n'a pas été le cas. Pour le coup, j'ai attendu vraiment longtemps avant d'avoir une assistante et autres,
- Speaker #0
ce qui n'était pas forcément la bonne stratégie. Tu peux nous dire un peu le personnel que tu as, combien de personnes sont sur le terrain ?
- Speaker #1
Comment tu marches ? Actuellement, on est 10 sur terrain.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
on a 6 confirmés. on a 5 confirmés 3 aides et 2 apprentis on recrute dans peu de temps un nouvel confirmé sur terrain je sais que t'es assez engagé sur l'apprentissage ils ont quel âge tes apprentis ? il y en a un qui a 26 ans l'autre qui est un peu plus vieux je crois qu'il doit avoir 35 il y en a un qui est en reconversion Et l'autre qui refait un apprentissage lambda, on va dire. Et qui font la partie... Il n'y a pas un grade du bâtiment, mais au début,
- Speaker #0
on apprend.
- Speaker #1
On apprend, on ne connaît pas grand-chose. Donc, on va dire, on écoute. C'est là où c'est le plus important. Il faut écouter, il faut voir, vraiment analyser ce que la personne fait. Ce n'est pas la partie la plus drôle, mais bon...
- Speaker #0
C'est nécessaire, oui.
- Speaker #1
Mais c'est nécessaire, exactement. Pour connaître le métier, vraiment, c'est un point fort. Je n'y attends pas. Vraiment, de regarder ce que les gens font, d'être intéressé. pas de passer ses journées sur son téléphone parce que tu n'apprends pas grand chose.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Mais sinon, c'est comme ça que ça se passe.
- Speaker #0
Et donc pour revenir sur ton personnel, tu as une assistante.
- Speaker #1
Une assistante, un contrat de travaux, un parquet d'affaires. Parquet d'affaires,
- Speaker #0
tu pouvais me dire le job c'est quoi ?
- Speaker #1
Alors le job, c'est de développer la boîte avec moi. Donc en fait, actuellement, il chiffre des chantiers. Il fait la partie aussi gestion de chantier. Et après derrière, il fait aussi la partie approvisionnement et autres. Il fait aussi les rendez-vous clients.
- Speaker #0
Donc très stratégique.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
En termes de développement. Et est-ce que tu es dans une phase où actuellement tu recrutes ? En charge d'affaires ? Oui, en charge d'affaires. En charge d'affaires.
- Speaker #1
Alors, j'en ai trouvé un, là. D'accord. On va laisser arriver exactement pour voir comment ça se passe. Mais oui, bien sûr. C'est un truc que je compte recruter cette année. Donc encore. Et me développer. Donc je n'arrête pas là.
- Speaker #0
Parce qu'à chaque fois que je reçois un invité, en fait, il est tout le temps en phase de recrutement. Donc, ce qui veut dire que le bâtiment recrute.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Voilà, et la preuve. Et donc, toi, tu peux nous dire, pour cette année, le personnel que tu peux recruter, tes besoins. Si jamais il y a quelqu'un qui nous écoute et qui peut t'intéresser.
- Speaker #1
Écoute, en recrutement, moi, d'ici fin d'année, j'aimerais qu'on soit 20.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais 20 fixes, parce qu'en fait, c'est pareil. C'est qu'on va se dire, on va recruter, on va être 15.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais en fait, on peut arriver à 15 et deux mois après, se retrouver à 13. Des choses qui ne vont pas bien passer avec certains employés, d'autres qui veulent partir, ou autres circonstances. Mais du coup, le but, c'est que cette fin d'année, qu'on soit 20 fidèles, on va dire. Et derrière, j'aimerais recruter la partie bureau. On va arrêter là pour l'instant.
- Speaker #0
On a besoin du bureau, précise.
- Speaker #1
Tout ce qui va être compte de travaux, chargé d'affaires. On va avoir mon secouille qui gère les chantiers, on va dire. C'est la partie gestion de chantier et gestion administrative. On ne va plus recruter cette année. et là c'est la partie maintenant sur terrain que j'ai besoin de recruter donc il me faudrait un dépanneur qui fait la partie chauffage CVC plomberie il me faudrait deux aides et un gars pour la clim et un autre plombier encore
- Speaker #0
D'accord, donc l'objectif, la possibilité c'est que tu montes à 20 pour cette année, pour la fin de l'année en tout cas Et comment ça se passe quand on passe de 15 à 20 ? Quand tu commences à devenir à une taille où tu es déjà une PME, mais tu es en train de grandir, comment ça se gère ? Comment tu gères ça ? Comment tu anticipes ça éventuellement ?
- Speaker #1
Écoute, en fait, on va dire que c'est plus par rapport au chantier qui rentre. On se rend compte qu'on a de plus en plus de chantiers qui rentrent. Donc après, soit on utilise la partie sous-traitance. pour pouvoir assurer le chantier. Mais en fait, à côté de ça, ce qu'on fait en général, c'est qu'on essaie de recruter, pour se stabiliser, parce que les sous-traitants, c'est très bien, ça aide beaucoup. Mais au bout d'un moment, on est obligé de se structurer pour avoir des gens, on va dire, pas plus fidèles, mais qu'ils soient plus disponibles, parce que du coup, on les gère vraiment de A à Z, alors qu'un sous-traitant, il a ses contraintes aussi de son côté. Il a sa boîte à gérer, donc il n'a pas que nous. Il a d'autres chantiers, donc c'est pour ça qu'on le gère plutôt comme ça.
- Speaker #0
Je pense qu'on parlera tout à l'heure de la chute de France, je crois, avec l'union des bâtisseurs. Donc, 15 salariés, bientôt 20 et peut-être plus, parce que je crois que les carnets de commandes se remplissent et que ça dure. Donc, plus de 10 ans d'existence, parce que tu as commencé Gênes, donc c'est vraiment un beau parcours. Alors, pour toi, c'est plus une réussite ou un combat permanent ? Comment tu vois la chose ?
- Speaker #1
c'est les deux ou les deux j'allais dire c'est les deux on va dire que c'est on se fisse toujours des objectifs donc dès qu'on les atteint on est content mais pendant ça pour atteindre ces objectifs là on a un combat et après du coup dès qu'on y arrive on est content on est fier donc on a une réussite derrière et après le problème c'est qu'à chaque fois on reporte la chose c'est qu'on se dit on va faire un billon je suis à faire on en fait un on est content on dit on veut en faire deux parce qu'on a passé notre objectif mais t'es gourmand aussi exactement mais c'est ça en fait qui fait qu'on veut toujours grandir en fait si on ne se fixe pas d'objectif on arrête tout le but c'est à chaque fois de se dépasser après on peut avoir envie l'objectif ne peut pas forcément financer on peut se dire on veut se structurer on veut prendre plus de temps on veut vraiment se focaliser sur un secteur donc du coup là on va peut-être arrêter d'autres secteurs et on va aller se pencher plus vers du luxe ou du neuf ou du bureau et là ton objectif c'est quoi sur les deux prochaines années si tu as un objectif ça sera de quel nom tu grandis parce que...
- Speaker #0
tu as des commandes qui arrivent, donc ça c'est la bonne nouvelle, et tant mieux. Donc tu as besoin de personnel, c'est du recrutement, et c'est de se structurer.
- Speaker #1
Alors structuration, et après la partie structuration et luxe.
- Speaker #0
D'accord, donc de te spécialiser dans du luxe, peut-être dans du sur-mesure. C'est ça,
- Speaker #1
c'est des luxes ultra-luxes, vraiment faire des choses où on va dire... quand on les fait, on est content de les avoir faits, on est fier d'avoir fait ces choses-là.
- Speaker #0
D'accord. Question qui vient comme ça, mais être patron dans le bâtiment, est-ce que pour toi, ça fait encore rêver ? Oui, c'est cool.
- Speaker #1
Franchement, c'est super cool. On a comme une indépendance.
- Speaker #0
L'inverse m'aurait étonné que tu dises ça, c'est pour vraiment le partager. Non,
- Speaker #1
franchement... Après moi, j'ai baigné dedans d'une certaine façon. J'ai mon père qui a fait déjà sa boîte. Alors, on a des contraintes à avoir une boîte, c'est sûr. Je pense que, particulièrement, le temps. On a beaucoup moins de temps pour s'amuser, pour la famille et autres. Mais après, c'est pareil. C'est comme tout, je pense qu'il faut aimer son métier derrière aussi pour avoir envie de rêver.
- Speaker #0
Et du travail, et du travail, et du travail.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais parce que tu as commencé très jeune, quand tu m'as décrit ton parcours, c'est ça qui m'a... Je me dis que par rapport à tes copains, tes copines, tu as dû sentir une différence de maturité à un moment donné.
- Speaker #1
Après, c'est aussi des fois les circonstances de la vie. Vous parlez d'une maladie, ma mère ne travaillait pas.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Sur une certaine façon, je me suis dit que j'avais envie de reprendre la boîte de mon père, quoi qu'il arrive. L'occasion se présente, on se lance. Mais à côté, il fallait que ma mère vive avec moi. Mon père, lui, était parti de la maison, mais il n'avait pas de boulot non plus, avec son AVC, donc il travaillait un petit peu avec moi. On va dire que je ne les nourrissais pas, mais il comptait un peu sur moi pour le développement de la boîte et pour pouvoir assurer... Ça a été bon le mur,
- Speaker #0
malheureusement, mais en même temps, ça a été une opportunité pour te développer.
- Speaker #1
Comme je dis des fois, c'est triste, mais j'en suis content que ce soit arrivé. C'est une certaine façon.
- Speaker #0
C'est bon le mur, mais ça s'est transformé en une vraie opportunité. Exactement. Très bien. Je reviens sur les 15 salariés que tu as. Toi, en tant que patron, qu'est-ce qui te prend le plus d'énergie pour gérer les 15 salariés ou dans ton quotidien, d'une manière générale ? Quand on est une petite boîte, par contre, une petite boîte, tu commences. Oui, bien sûr. Est-ce que tu as des choses que tu identifies ? En termes de management, tu cherches des gens, je crois, qui sont plutôt autonomes. Mais est-ce qu'il y a quelque chose qui semble te prendre plus d'énergie que d'autres ? Peut-être planifier les... Le rapport au ventre ? Comment ça se passe une semaine chez toi ?
- Speaker #1
C'est long. Ça reste toujours 7 jours. Ça reste toujours 7 jours, malheureusement. Il y a 24 heures par jour. En soi, ce qui me prend le plus de temps, c'est la partie chiffrage. Le fait qu'on est en expansion, on a beaucoup de demandes. Et là, actuellement, je suis encore le seul à faire cette partie-là. D'où le recrutement d'un chargé d'affaires compétent.
- Speaker #0
Voilà, il va venir te soulager.
- Speaker #1
Exactement, parce qu'en fait, actuellement, on a les chantiers à gérer et on a aussi la partie développement. qu'on est obligé de chiffrer les chantiers pour y répondre. Mais à côté de ça, on est obligé aussi de gérer les chantiers qu'on a reçus et pas être en retard. Donc la chance qu'on a, c'est qu'on a vraiment une équipe qui s'y connaît et qui connaît vraiment leur boulot. Donc ça, ça nous dégage beaucoup de temps. Et même comme ça, en fait, tu as toujours un manque de temps permanent. Parce qu'on est obligé de penser à tout.
- Speaker #0
Tu es à la recherche du temps.
- Speaker #1
Exactement, tout le temps.
- Speaker #0
Le starwool ne se déclinique pas souvent.
- Speaker #1
Non, jamais. Il y a juste la nuit encore.
- Speaker #0
C'est ça, oui. Mais c'est aussi la clé de la réussite.
- Speaker #1
Je pense qu'il n'y a rien sans rien. Il faut travailler pour avoir envie de faire quelque chose dans sa vie. Si on ne travaille pas, ça ne marche pas.
- Speaker #0
En plus, quand tu es né ici comme ça,
- Speaker #1
tu nourris 15 familles. Oui, c'est ça. Je trouve que même humainement, c'est gratifiant.
- Speaker #0
Je pense, oui. Alors, Tu n'es pas obligé de me répondre, mais est-ce que, en tant que dirigeant, en tant que manager, est-ce que tu as déjà fait une erreur, une grosse erreur, qui t'a appris ? Parce que tu sais, on dit souvent qu'on apprend plus de ses échecs que de ses réussites. En général, c'est ce que j'entends. Est-ce que toi, c'est le cas ? Est-ce que tu as des choses que tu n'as pas réussies, pour ne pas dire un échec, et que tu as appris ou pas ?
- Speaker #1
Franchement, grosse erreur, je ne vois pas de grosse erreur qui a vraiment impacté la boîte ou autre. J'ai plutôt des fois, c'est des choix de clients. on se dit on va aller vers l'un ou l'autre et finalement on fait de très mauvais choix mais mis à part ça en fait même à la limite je dirais au début on a peur de recruter c'est là où je dirais c'est le truc le plus compliqué où on fait le plus d'échecs on fait le plus d'erreurs c'est sur le recrutement et sur des fois la peur du recrutement aussi parce qu'au début j'étais petit la peur financière ouais la peur financière de dire à avoir assez de de de Merci. C'est le peur du développement. On se dit, est-ce qu'on va avoir assez de chantier pour l'alimenter ? Mais après, c'est comme tout en général.
- Speaker #0
J'ai un invité avant qui me disait que le plus dur, finalement, c'est de recruter les premiers salariés. Est-ce que toi aussi, c'est pareil ?
- Speaker #1
Juste l'année dernière, on a recruté 7 personnes en un an. J'aimerais bien après ça va dépendre du blocage mais on va dire qu'on est dans une bonne vague
- Speaker #0
C'est encourageant, c'est pas 31 ans t'as une vision très ambitieuse au niveau de ta boîte est-ce qu'à un moment donné tu pourrais pas faire de la croissance externe ?
- Speaker #1
Bien sûr Mon but, le minimum que je souhaite c'est d'arriver à 10 millions de chiffre d'affaires dans mes 40 ans t'as le temps encore mais ça passe C'est ça. Mais après, si je peux faire une croissance de 50% par an, ça me va aussi. Donc non, franchement, je vais dire que l'ambition que j'ai, je n'ai pas trop peur de ne pas y arriver. J'espère même pouvoir faire plus que ça.
- Speaker #0
Oui, super. D'accord. Je reviens à toi comme patron. Alors, tu préfères être aimé ou être respecté, voire les deux ?
- Speaker #1
Je préfère être aimé quand même.
- Speaker #0
Être aimé.
- Speaker #1
être aimé parce qu'après on va dire qu'il faut j'aime beaucoup on va dire ce que j'ai dans la boîte c'est qu'on s'entend tous très bien on a tous une valeur à apporter un échange entre nous c'est bien d'être respecté mais si à la fin les gens croient que je suis derrière, pas d'intérêt alors qu'après le respect on va dire qu'il vient avec le temps de toute façon si on voit qu'on a réussi on peut que respecter la personne on peut pas dire qu'il est nul ou il est con ou x tu réussis il a bien fait les choses
- Speaker #0
Est-ce que tu essaies d'installer une culture d'entreprise ? On parle dans les grosses boîtes, justement, de culture d'entreprise. Mais est-ce que toi, avec 15 salariés, est-ce que c'est quelque chose qui te préoccupe ? En tout cas, tu fais vraiment attention à ça ?
- Speaker #1
Une culture d'entreprise, je ne dirais pas à ce point-là. Je dirais que ce que j'aime bien, c'est qu'on est tous proches. C'est qu'on s'appelle, je ne dis pas tous les jours, tout le monde, mais on est toujours au téléphone. On essaie toujours de prendre des nouvelles des uns des autres. Il y a de l'entraide. Exactement. Même l'équipe en elle-même, tous les matins, avant d'aller sur la chantille, s'appelle tous. On s'appelle chacun un peu à côté.
- Speaker #0
Donc vous êtes vraiment solidaires.
- Speaker #1
Oui, franchement, ça je trouve que c'est super pour qu'une équipe puisse continuer et que ce soit la même équipe sur plusieurs années.
- Speaker #0
Pas beaucoup de turnover ?
- Speaker #1
Non. Non, mais après, c'est le recrutement qui fait que les turnover. Mais en général, les gens qui restent, il y a une personne qui est restée deux ans. Après, sinon, en général, ils sont encore là.
- Speaker #0
Voilà. Non, mais ce qui est des points positifs, parce que j'entends souvent qu'il y a un turnover important, que c'est compliqué de recruter, tu arrives à les viser quand même.
- Speaker #1
Il y a qu'au début, le problème qu'on avait sur le turnover, c'était le salaire. Le problème qu'on a parlé avant, c'est le problème financier. Tu as peur de ne pas avoir assez de fonds. Après, plus tu grandis, on va dire, je ne dis pas que ce n'est pas un problème.
- Speaker #0
Plus tu es confiant.
- Speaker #1
Mais plus tu es confiant. Et puis, en fait, tu te rends compte même de... Parce que du coup, le fait que tu te passes dirigeant... Tu n'arrives plus à voir qui est rentable ou pas. Du coup, tu n'arrives plus facilement à voir la personne si bon, allez, si je l'augmente 200 euros, 200 euros, je sais qu'elle va être toujours rentable parce que je sais ce qu'elle produit. Le problème, c'est quand tu es sur le terrain aussi, tu as beaucoup plus de mal à le voir. Du coup, c'est là aussi le point fort qu'il y a quand tu deviens dirigeant. C'est que vraiment, tu survoles ta boîte et tu sais exactement qui mettre à tel endroit, qui va être rentable, qui va être plus minutieux, qui va être vraiment...
- Speaker #0
Tu connais...
- Speaker #1
Exactement. Après, c'est aussi le but, c'est de vraiment connaître son équipe.
- Speaker #0
pour d'ailleurs savoir où est-ce que tu dois les mettre parce que tu sais qu'ils vont être plus rapides mais là je vois que vraiment t'as basculé dans le dirigeant plus que l'artisan je reviens sur ça mais c'est vrai alors écoute ça va peut-être te faire rire mais il n'y a pas longtemps j'ai entendu Emmanuel Macron dans un podcast justement qui parlait de la solitude que peut avoir un dirigeant dans un pays mais justement je vais revenir à ça est-ce que tu crois qu'il y a une vraie solitude du dirigeant est-ce que c'est un mythe Merci. ou une réalité.
- Speaker #1
Non, c'est une réalité. La solitude, je pense que un dirigeant n'a pas trop... A partir du moment où tu as... Même quand tu es en perso, je dirais.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Quand tu as des décisions à prendre, en fait, tu es tout seul face à toi-même. C'est à toi de prendre la décision.
- Speaker #0
Tu veux dire sur les problèmes perso ? Exactement. En fait,
- Speaker #1
n'importe où, n'importe quand. En pro ou en perso, tu as toujours une solitude au moment où tu dois prendre la décision. Après, c'est vrai que c'est différent en tant que dirigeant parce que tu as... tu as d'autres personnes en dessous de toi et donc ça peut causer des vrais problèmes de boîte faillite ou autre. Mais oui, la solitude tu l'as à des moments critiques. Après c'est pareil, il y a des moments où ça va être compliqué, où tes collègues ils le voient, ils vont dire allez vas-y qu'est-ce qui se passe, on en parle et ils peuvent t'appuyer aussi.
- Speaker #0
D'où l'opportunité d'avoir une bonne équipe et d'être très bien entouré.
- Speaker #1
Exactement et même la famille après aussi peut t'appuyer.
- Speaker #0
Justement dans la vie de famille.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ça a un impact. Ça a un impact.
- Speaker #1
Mais après aussi, dans l'autre sens aussi, c'est que dans ta vie de famille aussi, tes proches peuvent t'aider aussi dans ta vie d'entrepreneur.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
C'est que des fois, tu as des problèmes, tu en parles avec eux, ils peuvent te trouver une solution, même s'ils ne sont pas du métier. Mais tu dis, mais non, ne t'inquiète pas, ça va bien, ça va se passer. Ou fais comme ci, fais comme ça, essaye, regarde. Donc bien sûr, la décision, c'est toujours toi qui va la prendre. C'est toujours toi de dire oui ou non.
- Speaker #0
Mais tu es soutenu.
- Speaker #1
Mais tu peux être soutenu, exactement.
- Speaker #0
Et c'est important. on passe sur un autre sujet est-ce que tu peux nous dire ton plus beau chantier ou tes plus beaux chantiers parce que t'as des chantiers comme ça assez emblématiques tu dois me vendre on en fait toujours de plus en plus beaux franchement on en fait toujours de plus en plus beaux c'est ça qui est cool il y a mille ans déjà la ville fait rêver franchement
- Speaker #1
On ne peut pas trop en parler, et après c'est plus visuel. Franchement, on a fait des super beaux chantiers, surtout dans le luxe. On a fait des trucs, c'est assez incroyable. Ça donne vraiment envie. Quand on parle de la plomberie...
- Speaker #0
On s'attend à ce qu'on fasse du toilette, lambda et autres. Des fois, on va dans des endroits où franchement, quand on voit ce qu'on a réalisé...
- Speaker #1
Ça fait des belles choses et t'es bien. Le fait de dire, oui, c'est toi qui as fait ça, en tout cas ton entreprise, c'est une vraie fierté.
- Speaker #0
Bien sûr, même mes collègues. Des fois, il y a certains chantiers, ils nous disent, mais je veux faire celui-là, je ne veux pas faire l'autre, je veux faire celui-là. Ils se battent des fois pour le chantier. Parce qu'ils voient l'ampleur du chantier, ils voient que ça va être magnifique. Ils connaissent aussi les clients, parce qu'on a l'habitude de travailler avec eux. Ils savent très bien que ça va être vraiment du haut de gamme. Et derrière, quand ils voient ce qu'on va faire, ils disent, je veux faire celui-là ou je veux faire un autre.
- Speaker #1
C'est vraiment l'amour du métier qui dit du bon résultat.
- Speaker #0
Même pour eux, c'est valorisant. Parce que même eux, ils se disent, c'est moi qui l'ai fait, ce n'est pas un autre plombier, c'est moi-même.
- Speaker #1
D'être l'architecte. Exactement. Exactement. Eh bien, écoute, je vais parler sur une autre création, parce que tu ne manques pas d'idées. tu en as plusieurs je crois par minute en 2025 tu as créé l'union des bâtisseurs tu peux nous expliquer je contextualise un peu la chose c'est une plateforme B2B tu nous le diras qui répond aux besoins des artisans qui cherchent justement des chantiers et aux besoins des entreprises qui eux cherchent des entreprises de confiance et pour être sous-traitante. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ça, sur le concept et puis sur l'ADN que tu veux mettre ?
- Speaker #0
En fait, une des bâtisseurs, je l'ai créé de base, c'était pour moi. Parce qu'en fait, c'était un besoin que j'avais moi au niveau de ma structure. Comme je t'ai dit, j'avais du mal à recruter, mais j'avais quand même des chantiers qui rentraient. Du coup, je me suis dit qu'il faut qu'on trouve une solution. Pour ça, ce n'est pas possible. On n'arrive pas à trouver de sous-traitant. Quand on n'a pas carrière d'adresse, c'est compliqué. Et du coup, je me suis dit, je vais lancer une plateforme B2B, où en fait, le but est simple, c'est une boîte qui dépose des chantiers, et une boîte qui va être sous-traitante de ce chantier-là, va répondre à sa demande. Un chantier qui est en plomberie, à Surenne par exemple, moi je vais dire, j'ai besoin de faire la bonne salle de bain, une climatisation, une ventilation, j'ai besoin de ça dans trois mois, qui va être disponible. Et là du coup, des sous-traitants viennent, qui sont... qui est leur corps d'étier correspond à ce que j'ai demandé. Et du coup, en fait, ils disent ça m'intéresse. On en discute, on envoie ce qui est plan. On va sur place, on regarde. Et du coup, la personne après fait son devis. En fait, du coup, ça crée vraiment un... Pour les boîtes, des fois, qui sont en manque de chantier, qu'eux ont besoin de se développer. Et les boîtes qui sont en fort développement, mais qui n'ont pas assez de personnel, en fait, du coup, ça marche très bien.
- Speaker #1
Donc, c'est une plateforme de mise en relation. C'est ça. En fait, c'est ça.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc, c'est le Tinder du bâtiment.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
C'est ça. Et en fait, moi je suis une entreprise, je cherche des sous-traitants, donc je vais pouvoir les trouver. Pour moi c'est gratuit, c'est ça ?
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Donc c'est juste à déposer sur la plateforme, ça se fait rapidement. En deux minutes. En deux minutes, voilà.
- Speaker #0
Après tu mets les documents et puis voilà.
- Speaker #1
En revanche, je suis un artisan qui démarre ou qui démarre pas, mais je cherche à remplir mes commandes, etc. Je vais sur cette plateforme-là et je peux trouver des chantiers et je paye quelque chose.
- Speaker #0
Ça ouais. Il y a un abonnement payé. C'est un abonnement sans engagement.
- Speaker #1
Très bien. Tu peux arrêter quand tu veux. Exactement. Donc,
- Speaker #0
c'est 39 euros hors taxe. Et en fait, dès que l'abonnement est passé, on a des documents à déposer. Parce que le truc de la plateforme aussi, c'est que ce n'est pas n'importe qui qui peut se mettre dessus. Le but, c'est quand même que les boîtes qui viennent dessus, elles soient assurées.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Pour l'encore de métiers qui vont souscrire.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, si quelqu'un est emplombé, il ne va pas être assuré pour faire du nettoyage. Oui.
- Speaker #1
Ils sont vérifiés par une équipe ?
- Speaker #0
Exactement, il y a une équipe derrière qui vérifie.
- Speaker #1
Tu ne prends pas tout le monde ?
- Speaker #0
Ah non, pas tout le monde. Le but, c'est que ce soit des entreprises qui travaillent en confiance ensemble. Donc si on amène Paul ou Jacques ou X personnes, s'ils ne sont pas assurés, il y a un pépin derrière, c'est la boîte maîtresse qui va prendre tout.
- Speaker #1
D'accord, super. Et ça marche bien, ça se lance bien ?
- Speaker #0
Il faut. On a commencé à avoir des chantiers, on a des artisans qui sont dessus.
- Speaker #1
Donc on va sur le site et on peut s'inscrire.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Simplement. Très bien. Derrière ça, toi, tu as aussi l'esprit de créer un vrai réseau. Tu m'as parlé de ça et ça m'a sensibilisé. Donc tu veux créer un vrai réseau de professionnels, d'entraide, de bienveillance. Tu peux venir un mot là-dessus ?
- Speaker #0
En fait, ça va un peu avec tout ça, tout ce qu'on est en train de faire. Avec une langue de bâtisseur, parole de bâtisseur et aussi... du coup le cercle des bâtisseurs. Le but, c'est qu'on fasse des événements où on rassemble les gens du bâtiment. autour d'une personne qui va faire une conférence ou autre sur des sujets précis qu'on va évoquer avant, des belles personnes on va dire,
- Speaker #1
et créer vraiment une synergie entre tous.
- Speaker #0
En fait on passe du business, du networking, mais vraiment dans un secteur précis. En général on a des networking ou des cercles d'affaires, mais c'est assez vague, parce qu'on a plein de métiers différents. Le but c'est vraiment de centraliser le bâtiment.
- Speaker #1
Même si t'es ouvert quand même à... Ah oui, bien sûr. Un autre secteur. Un autre secteur.
- Speaker #0
Mais il faut que ce soit... Le but, ça reste quand même lié au bâtiment. Il y a un lien, en fait, avec le bâtiment.
- Speaker #1
D'accord. Après, bien sûr. Mais après...
- Speaker #0
Que ce soit du logiciel ou du marketing et tout, ça reste toujours lié au bâtiment. On a besoin dans le bâtiment. Mais le but, c'est que les gens, quand ils viennent là-bas faire du networking, en fait, ils arrivent à faire du business.
- Speaker #1
Super. C'est une belle ambition. Est-ce que dans le bâtiment, quand on parle du bâtiment, est-ce que, en dehors de la plomberie, est-ce que... Tu le mets au premier niveau. Est-ce qu'il y a un métier qui te fait vraiment kiffer ?
- Speaker #0
Oui, franchement, agenceur en menuiserie. Franchement, je trouve que c'est incroyable. Sur nos chantiers,
- Speaker #1
on le voit.
- Speaker #0
Du coup, c'est un métier qui est très présent. Et franchement, ils font des choses incroyables.
- Speaker #1
C'est-à-dire, par exemple ?
- Speaker #0
La menuiserie qu'ils réalisent, en fait, en placard, tout ce qui est, on va dire, agencement. Oui, mais il faut de la déco, c'est de l'agencement. Ils vont habiller tous les meubles, tout l'appartement. En général, ça reste normalement... Dans le luxe, c'est l'un des plus gros postes, en général. Et franchement, quand tu les vois travailler, c'est artistique.
- Speaker #1
Et même, d'ailleurs, il y en a qui sont dans le cinéma, dans le théâtre, qui sont agenceurs et qui font toutes les décorations de théâtre, etc. C'est des métiers qu'on connaît peu, mais qui sont... Exactement.
- Speaker #0
Surtout que c'est des métiers qu'on voit rarement, parce que ça coûte de l'argent.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
En fait, ce n'est pas un menuisier d'intérieur, c'est un agenceur. C'est vraiment... Personne ne vient. c'est tout est fait sur mesure, il n'y a rien qui est acheté, les mecs, ce n'est pas notre bois, ils construisent.
- Speaker #1
D'accord, peut-être qu'on te verra un jour, agenceur,
- Speaker #0
dans le milieu de vie, je ne pense pas à toi, je suis bien dans le métier.
- Speaker #1
On va bientôt passer à la fin, mais je voulais te demander quel message tu peux faire passer à des entrepreneurs du bâtiment, des gens qui veulent devenir entrepreneurs, entreprendre d'une manière, et puis dans le bâtiment. et surtout à des plus jeunes parce que c'est ça aussi le message de donner envie à des plus jeunes de s'investir et d'entreprendre dans le bâtiment, t'es l'exemple même t'as commencé jeune, t'es encore jeune et t'as déjà plus de 10 ans d'expérience en tant que patron, plein d'ambition donc pour quelqu'un qui a un peu la fibre d'entreprendre ça doit lui parler en tout cas j'en suis sûr est-ce que t'as un message à faire passer ou plusieurs messages en tout cas pour donner envie quoi.
- Speaker #0
Oui, toujours des messages à passer, mais après ça va dépendre des gens. Là, tu as dit des gens qui veulent devenir entrepreneur, des dirigeants, des entrepreneurs récents et des apprentis. Ce n'est pas le même message pour chacun. Je dirais pour l'entrepreneur qui démarre, il faut qu'il s'accroche. Ce n'est pas facile au début, mais qu'il se dise qu'après ça va être différent et il va aimer ce qu'il fait. Il faut qu'il aime de toute façon ce qu'il fait. Si ce qu'il fait, il n'aime pas... Ça ne sert à rien.
- Speaker #1
Et on peut se reconvertir.
- Speaker #0
On peut se reconvertir, bien sûr. On peut se reconvertir. Mais il faut que derrière, il n'ait pas peur de travailler. Et qu'après, comme je dis toujours, quand on veut, on peut. Il faut se donner le moyen. Il y a toujours une part de chance, on ne va pas se le cacher. Mais il faut se donner le moyen. Il ne faut pas avoir peur de travailler. Et puis, on y arrive. Pour les entrepreneurs. Après, les gens qui veulent se lancer, c'est un peu le même principe. Il ne faut pas se dire qu'on est patron. On travaille quand on veut. Ce n'est pas du tout le cas. C'est tout le contraire. Je trouve qu'on a beaucoup plus de contraintes que des salariés tous les jours. Donc, c'est vraiment différent. Et après, pour les apprentis, franchement, le bâtiment, ça reste un secteur, je pense, d'avenir. Avec tout ce qui se passe maintenant, je pense qu'avant qu'on soit touché par tout ce qui va être hier et autre, on est là assez tranquille. Et surtout, il ne faut pas oublier un truc, c'est qu'on crée des choses, vraiment de nos mains. Donc, ça, c'est valorisant. C'est pas... C'est vraiment créer des mains. Et surtout que maintenant, le bâtiment va avoir un bon essor, même niveau salaire et autres. On est loin de ce qu'il y a il y a 10-15 ans en arrière.
- Speaker #1
Tu es intéressé ? Tu parles de l'IA, justement. Donc, l'IA... Pour l'instant, on n'impacte pas, ne risque pas de supprimer les emplois. En fait, c'est toujours la crainte de l'IA aujourd'hui.
- Speaker #0
Aujourd'hui,
- Speaker #1
l'IA ne va pas encore remplacer un plombier. Toi, tu t'intéresses à l'IA ? C'est un sujet qui...
- Speaker #0
C'est hyper intéressant.
- Speaker #1
D'accord. Je sais que tu regardes beaucoup de podcasts. D'ailleurs, j'encourage beaucoup de gens à faire comme toi. Et voilà. Donc, tu as aussi cette curiosité en tant qu'entrepreneur. C'est une qualité. Il faut.
- Speaker #0
il faut être curieux parce qu'il faut apprendre de soi-même il faut apprendre même en permanence il ne faut pas attendre d'apprendre il faut aller chercher les informations et c'est là que tu arrives à trouver des solutions et à démarquer les autres tu intègres de l'IA un peu dans ta boîte les gens au bureau je leur demande je leur dis d'utiliser l'IA quand ils butent s'ils le veulent ou pas c'est un autre sujet c'est à dire chat GPT C'est terrible.
- Speaker #1
la rédaction de mails, par exemple.
- Speaker #0
Et même pour la partie conducteur de travaux, chargé d'affaires, moi-même, tout ce qui est partie des fois études, on s'appuie sur l'IA.
- Speaker #1
Pour faire des rapports ? Des rapports,
- Speaker #0
même des études. Par exemple, si on a besoin de faire dimensionnement des réseaux, dimensionnement de grilles, tout ce qui est partie fluide de notre côté, je m'appuie de l'IA pour pouvoir avoir des notes de calcul. Et ça marche très bien, parce qu'en général, je suis équivalent à un bureau d'études. Sur tous les cas, mais on va dire que ça aide quand on n'a pas le bureau d'études sous la main. Ça nous permet de sortir quelque chose de bien et de fiable.
- Speaker #1
Écoute, bravo. J'ai une dernière question. Le temps passe vite, mais est-ce qu'il y a un patron que tu admires ? Quelqu'un de connu ? Ou en tout cas qui t'inspire ? Est-ce que tu as quelqu'un qui te vient en tête et a pu t'inspirer ?
- Speaker #0
Qui m'inspire ?
- Speaker #1
Ça peut être insportif, si tu...
- Speaker #0
Non, franchement, en fait, qui m'inspire, je dirais Anthony Bourbon, j'aime bien. J'aime beaucoup ce qu'il dégage.
- Speaker #1
Tu regardes ses émissions ? Ouais,
- Speaker #0
je regarde beaucoup. J'aime bien parce qu'il est cash. Il dit les choses que tout le monde ne veut pas dire. Il dit les choses que les gens ne veulent pas assumer. de dire.
- Speaker #1
Avec lui, il est direct.
- Speaker #0
Il est très direct. Et c'est un bon entrepreneur. Il a vachement bien réussi. Il continue encore à faire des choses incroyables. J'aime beaucoup, je le suis beaucoup. Après, il y en a plein d'autres. Après, c'est comme tout. On essaie de voir les gens qui ont réussi.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Même si ce n'est pas parce qu'on ne réussit pas qu'on n'est pas bon.
- Speaker #1
Bien sûr, oui. D'accord. David, merci beaucoup pour ta présence. Je sais que tu as un rendez-vous pour un nouveau chantier bientôt. Je vais te laisser partir. Merci infiniment. je remercie l'équipe Léo et puis Emma pour avoir réalisé ce podcast et puis si jamais tu as aimé ce podcast là cet épisode avec David, mets un pouce partage et abonne-toi et à très bientôt