- Speaker #0
Bienvenue dans Parole de bâtisseur. Ici, on parle d'entreprendre pour de vrai. On donne la parole à celles et ceux qui font le bâtiment au quotidien. Des artisans, des dirigeants de PME, de patrons de grosses boîtes, on parle de parcours réels, de décisions, de doutes. Parfois, on va croiser aussi des responsables politiques ou des entrepreneurs d'autres secteurs parce que les bonnes idées viennent de partout. Si tu entreprends, si tu veux te lancer ou si tu veux plonger dans les coulisses d'un chef d'entreprise, bienvenue ! dans Parole de bâtisseur. Ah oui, dernière chose, si l'épisode te parle, mets un pouce, partage le podcast et abonne-toi. Francis, bonjour. Ce matin, dans Parole de bâtisseur, on va parler d'un mot. Le mot, c'est l'artisanat. Je pense que ça te parle. Et pour en parler, on reçoit ce matin le porte-parole en Ile-de-France des artisans. Francis, merci d'être là. Je sais que ton temps est précieux. Je suis très heureux de te recevoir. Je te connais. Je ne cache pas, j'ai beaucoup d'amitié pour toi. Tu es le président de la Chambre de métier et de l'artisanat d'Île-de-France, comme je disais. La CMA, comme on dit, Île-de-France, qui n'est pas un sigle. Derrière ça, il y a 350 000 entreprises artisanales. Et puis, tu vas nous parler de ton parcours, qui est vraiment inspirant, intéressant. c'est un peu le but de... de ce podcast-là également. Rapidement, mais tu peux nous en parler un peu mieux, tu as fait une école de commerce, tu viens de la banque également, je crois, de la finance, des chiffres, et tu as choisi aussi le chantier, parce que tu es devenu maçon. Voilà, déjà un parcours plus qu'inspirant. Aujourd'hui, tu es en première ligne, pénurie de main-d'oeuvre, transmission des entreprises, qui est un vrai sujet, peut-être que tu vas nous en parler, formation des jeunes, pression administrative, problème budgétaire, peut-être que... Je crois que ce sont les choses qui existent. Bref, la vie, voilà, pour un président de chambre de métier. Ici, on ne va pas faire semblant, pas de langue de bois, ce qui n'est pas ton cas. Puis, on va parler de, est-ce que l'artisanat francilien tient encore debout ? Et est-ce qu'on prépare vraiment la relève au niveau de l'artisanat ? Et comment on peut la maintenir ? Et surtout, est-ce qu'on respecte assez ceux qui construisent, qui réparent et qui forment ce pays ? Donc, Francis Busser, bienvenue. dans Parole de bâtisseur et encore merci de ta présence. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter et nous raconter ton parcours ?
- Speaker #1
Bonjour Sylvain, bonjour à tous les auditeurs, ceux qui regardent cette merveilleuse chaîne, peut-être YouTube si j'ai bien compris.
- Speaker #0
YouTube et puis sur toutes les applications, plateformes de podcast.
- Speaker #1
C'est aussi vu en Chine. A Dubaï, évidemment. Exactement.
- Speaker #0
Aux États-Unis, peut-être,
- Speaker #1
on ne sait pas. Peut-être. Merci. Alors, effectivement, je suis effectivement le président de la Chambre de métier de l'artisanat de Paris, d'abord, et de l'Île-de-France, ensuite. C'est comme ça que se sont faits les... Les élections qui m'ont porté, grâce au vote des 270 000 à l'époque, dirigeants d'entreprises artisanales en 2021. Je dis à l'époque parce que ça montre quand même, avec le chiffre que tu as cité, les 350 000 qui sont actuellement le nombre d'entreprises artisanales, la formidable vivacité de l'artisanat. C'est incroyable, sacré. Ça essaie de vivre, c'est une économie incroyable, pas que locale, qui est régionale, qui est bien sûr nationale, et j'espère qu'il sera de plus en plus international. Quand je dis le petit propos du début en disant c'est une chaîne YouTube, c'est-à-dire qu'on va nous voir aux États-Unis, en Chine, dans tous les pays d'Europe, etc., tu as rappelé Dubaï, certainement, et c'est ce qu'il faut faire. Et c'est incroyable parce qu'aujourd'hui, on est à Paris, dans un studio dont je tairai évidemment l'adresse au cas où. Mais globalement, ce n'est pas que Paris, ce n'est pas que l'île de France, ce n'est pas que la France. C'est bien sûr aujourd'hui un entrepreneur. Il doit penser mondialement. Je cite souvent un petit entrepreneur que dans le bâtiment, un certain nombre d'entrepreneurs connaissent qui s'appelait... les m mes initiales que moi f b consistent en f b Bouygues, moi je m'appelle Francis Bussière. Je n'ai pas la prétention d'être aussi talentueux que Francis Bouygues, mais quand même, quand même. Il a démarré, ok, il avait fait des études supérieures, il a été un centralien. Et puis ensuite, il a créé sa boîte, il a commencé par faire des maisons, pour une chaîne qui parle de bâtisseurs. C'est un exemple, je pense, un peu inspirant. Après ! Bien sûr, il y a le talent, il y a cette faconde, il y a cette vision. Certainement, bravo à lui d'ailleurs, il n'est plus là. Mais en tout cas, je voulais dire qu'être un entrepreneur aujourd'hui dans le bâtiment, ça veut dire qu'on n'est pas forcément à l'abri de faire une réussite aussi extraordinaire qu'elle peut l'avoir fait à l'époque, Francis Bouygues. C'est un formidable secteur, c'est un formidable... secteur d'activité qui permet, des fois en partant de pas grand-chose, des fois même de rien du tout, de pouvoir construire une carrière, de pouvoir construire en espèce un empire quand même, et de pouvoir aussi faire vivre toute une économie, de pouvoir faire vivre aussi des salariés. Parce que le bâtiment, j'embraye un peu là-dessus, parce que c'est aussi une passion pour moi, Je suis effectivement... J'ai commencé dans la banque et avant j'avais fait une école supérieure de commerce.
- Speaker #0
Je l'ai rappelé parce que le parcours n'est pas classique, c'est pour ça.
- Speaker #1
Le parcours n'est pas classique. C'est sûr que j'aurais pu rester dans la banque, dans la finance, et puis avoir des salaires confortables, et puis avoir des positions sociales qui peuvent être enviées. Ça c'est un point. Vers, on va dire, une quarantaine. Je ne me suis pas senti à ma place. Je ne me suis pas senti à ma place, pourquoi ? Il y avait peut-être aussi cette histoire familiale qui était derrière. Mon arrière-grand-père était charpentier. Mon grand-père n'a pas pu continuer à être charpentier parce qu'il a eu un bras coupé lors de la guerre de 1914. Et puis après, il y a cette envie, cette... Cette nécessité aussi de se rapprocher de la matière. Un être humain, c'est évidemment, on l'a vu, on le voit, tu as deux bras, deux mains, tu as des pieds, et puis tu as une tête. Il ne faut pas oublier que la tête n'est pas forcément ce qui règne, c'est aussi tout un ensemble. C'est un ensemble important. Et si on n'est pas en adéquation entre l'esprit, la tête et puis les mains, eh bien, on risque de devenir simplement un robot. C'est... En tout cas, je suis très prudent, attentif, effectivement, à ça, parce que notre humanité, c'est ce qui nous représente socialement et ce qui fait qu'on a perduré, on a bâti, bâti, cette... terre, des fois bien, des fois avec des erreurs. J'espère qu'on ne va pas continuer les erreurs qu'on est peut-être en train de faire actuellement parce que nos petits-enfants et les petits-enfants de nos petits-enfants nous diront que ce n'était pas cool, les gars.
- Speaker #0
Et alors, rappelle-moi cette période où justement tu travailles dans la banque, tu quittes les chiffres, je le dis comme ça, et puis tu bascules dans le bâtiment.
- Speaker #1
Je deviens entrepreneur.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Et moi, je pense que ça résume bien, effectivement. À un moment donné, mon parcours, c'était d'entreprendre. Qu'est-ce qu'il y a de plus beau qu'entreprendre ? Je ne vois pas trop, si, peut-être l'amour.
- Speaker #0
C'est une autre entreprise.
- Speaker #1
C'est une autre entreprise.
- Speaker #0
Et tu gardes en toi, aujourd'hui, ce côté entrepreneur du bâtiment ?
- Speaker #1
Je garde en moi cette volonté, cette croyance que le bâtiment, premièrement, peut mener à vraiment des très, très belles choses. Ça, c'est le premier point. Bon, Sylvain, il y a quelques années, il y a quatre ou cinq ans, il y a eu un grand incendie, je ne sais pas si tu te rappelles, au cœur de Paris. C'était quoi ? C'était Notre-Dame. Tout d'un coup. On s'est aperçu que ce qu'avaient bâti nos aïeux, eh bien... flambé et allait être détruit par la volonté du président de la République qui a dit que ce sera reconstruit en cinq ans. Il a tenu son pari. Il ne les a pas tous tenus, mais celui-là, il les a tenus. Il l'a tenu avec l'aide d'une immense collaboration d'entreprises de tous bords, de volonté et surtout d'artisans et surtout de gens du bâtiment. Souvent des compagnons, parce qu'il y avait la spécificité du monument historique. Mais il y avait cette volonté incroyable. En cinq ans, ça s'est rebâti.
- Speaker #0
Ça a été une très belle vitrine et une promotion exceptionnelle.
- Speaker #1
Et dont on parle, on parlait tout à l'heure de l'international, dont on parle dans le monde entier.
- Speaker #0
Mais je rebondis sur ça parce qu'en France, Pas qu'en France, en Europe d'une manière générale, mais en France, tu as, je crois, plus de 80% des Français qui sont admiratifs, qui aiment l'artisanat et les artisans. Et c'est vrai en France et en Europe d'ailleurs. Est-ce que tu penses pour autant que l'artisanat est encore bien défendu en France, suffisamment défendu en France, ou trop souvent utilisé dans des discours, d'une manière un petit peu plus politique ? Je ne sais pas. C'est une question. Je n'ai aucune idée. Ce n'est plus une question, c'est une perche que tu me tends, Sylvain.
- Speaker #1
Bien sûr. Non, mais on va être très clair. Tu as pris un petit déjeuner ce matin ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu as mangé quoi ?
- Speaker #0
J'ai du pain, un café. Tu manges des produits par des artisans, en fait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est ça,
- Speaker #1
la vie. C'est-à-dire que là, on est dans un immeuble. On est assis sur des fauteuils qui ont été faits par quoi ? Par des artisans. Ça a été un immeuble qui a été construit par des artisans. Ce que tu as mangé, tu t'es nourri avec ce qu'avaient produit des artisans. Aujourd'hui, tu ôtes l'artisanat. Je dis souvent, si tu ôtes l'artisanat, tu meurs. Voilà, basta. C'est comme ça. Tu ne peux pas te nourrir. Tu ne peux pas te loger. Tu ne peux pas t'asseoir et poser ton cul sur la commode. Non, pas sur la commode, mais sur un siège. Eh bien, tu meurs. Eh bien, c'est ça. Et cette société, notre pays, il est fait d'abord d'artisans, de commerçants. Et c'est ce qui nourrit complètement notre économie. Moi, je dis souvent deux choses. L'économie d'un pays, c'est aussi... Comme s'il y avait le flux sanguin qui irrigue notre corps. On a bien évidemment notre société, composée des 66-67 millions d'habitants en France, mais qui est irriguée par cette économie locale. C'est bien de ça dont il s'agit.
- Speaker #0
Les Français se sont attachés à ça.
- Speaker #1
Les Français sont très attachés aux artistes.
- Speaker #0
Les Français, et puis puisqu'on est à Paris, on va parler de Paris. et en plus tu es président de la CMA de Paris. Donc justement, les Parisiens aussi aiment l'artisanat, les commerces et pourtant on voit de plus en plus de commerces qui ferment. C'est un sujet auquel j'entends parler. Il me semble. L'artisanat souffre. Donc là je vais rentrer puisqu'on est à la veille d'élections municipales. C'est une question qui se pose et en tout cas que j'entends beaucoup, c'est beaucoup d'artisans. en particulier des artisans du bâtiment, puisqu'on est dans le sujet, ne veulent plus travailler sur Paris, pour plein de raisons, de circulation, de prix, de coûts. Je pense aux administrés, aux parisiens et aux parisiennes, qui peut-être à un moment donné vont avoir du mal également de trouver le plombier qui va venir, etc. Donc je sais que c'est un sujet qui te tient à cœur, évidemment, et puis tu es là pour représenter. Est-ce que tu peux nous dire comment on défend ce sujet ? Est-ce que tu as entendu ? sur ce sujet-là. Quelles sont les solutions aujourd'hui ? Parce qu'à terme, les prévisions peuvent être très pessimistes pour Paris et pour les habitants.
- Speaker #1
Tu pointes du doigt quelque chose qui, pour ma part, est très important. Je l'ai dit tout à l'heure, l'économie d'un pays, c'est évidemment basé d'abord sur les choses essentielles. Les choses essentielles, ce sont celles souvent qui sont produites par l'artisanat. On a parlé de l'alimentation, on a parlé des constructions, on a parlé de la fabrication, du mobilier, on a parlé d'un ensemble de choses. Aujourd'hui, très clairement, Il y aura effectivement une nécessaire interrogation que devra avoir notre future municipalité sur des questions comme celles que tu viens d'exprimer. Alors, moi, je ne vais pas prendre parti, évidemment, pour l'un ou l'autre ou l'une ou l'autre des candidats. Ce n'est pas le propos. Le propos, c'est de dire attention, attention. Une ville est une matière vivante. une matière vivante, je faisais l'analogie avec le corps humain. Je faisais l'analogie tout à l'heure, et je le reprécise maintenant un peu plus, avec le fait que l'artisanat, cette économie si particulière, c'est une sorte de sang qui irrigue notre société, notre ville. Aujourd'hui, notre corps humain est composé bien sûr d'un cœur, produit ce sang-là, qu'il l'envoie. Il l'envoie dans quoi ? Dans des artères. D'ailleurs, on parle d'artères dans tous les trucs sur la circulation. Attention, une artère est bouchée, etc. Dans les veines, mais aussi dans les réseaux capillaires qui vont irriguer tous les quartiers et qui irriguent tous les éléments du corps humain. T'imagines, aujourd'hui, ne pas avoir de réseau capillaire, ne plus avoir de sang qui arrive. Dans ta main, regarde, ta main fait ça. Et c'est ça qui est terrible. C'est-à-dire qu'un quartier, c'est un quartier vivant. Si tu n'arrives pas à amener cet artisanat à être attentif à la vivacité, à la permanence de cet artisanat, le quartier va mourir. Et si le quartier meurt, qu'est-ce qui se passe ? Les gens quittent le quartier. Et c'est ça qui peut arriver à Paris aussi. Et c'est ça qu'il faut défendre. D'ailleurs, on a fait des propositions avec la Chambre de commerce et d'industrie de Paris aux candidats, tous les candidats bien sûr, sur cette attention qu'ils devront avoir de l'artisanat et du commerce pour Paris, pour notamment revitaliser tous ces centres-villes. Alors, ce n'est pas que Paris, c'est aussi un certain nombre de... de villes en banlieue, dans la grande coulombe, mais partout en France. Quand tout d'un coup, tu parles de la diagonale du vide, tu sais, tu te balades en France, des fois, tu te dis, mais comment fait-il ? Tu traverses des villages, des pours, tout est fermé, il n'y a plus rien. Et tu regardes de temps en temps des cartes postales du même lieu d'il y a un siècle, et tu voyais que ça bouillonnait partout, qu'il y avait des activités, des commerces. etc. C'est ça. C'est ça qui a fait la richesse et le fabuleux engouement économique de la France à un moment donné. C'est ça qu'il faut faire. Bien sûr.
- Speaker #0
Et sur Paris, vous avez fait des propositions. Et quelle est la proposition phare ? Puisque je sais qu'on est entendus et j'espère qu'on le sera de plus en plus entendus. Quelle est la proposition phare que tu peux faire au nom de la CMA, en tout cas, pour justement trouver des solutions, pour faire en sorte à ce que... les artisans trouvent leur espace, continuent à vivre et que les Parisiens puissent en bénéficier.
- Speaker #1
Alors d'abord, pour moi, l'essentiel, la première chose, c'est de créer un lieu où on va pouvoir échanger tout bêtement entre la chambre de métier représentant l'artisanat, la chambre de commerce représentant les commerçants, avec la ville. Aujourd'hui, la ville a bien évidemment, elle nous reçoit, on fait des choses avec elle bien évidemment, mais il n'y a pas forcément de ligne directrice. Il y a des sujets qui sont abordés de façon parcellaire. Une économie, c'est global. Une économie, ça englobe tout. Ça va presque du culturel, parce qu'il y a l'économie de la vidéo, il y a l'économie des spectacles, il y a l'économie, etc. C'est quelque chose qui doit être pensé de façon globale. Et nous, nous souhaitons être un acteur proche de la mairie, proche de l'hôtel de ville, de façon à pouvoir faire des propositions continuelles qui ne soient pas en réflexion avec et en concertation avec la mairie. Bien sûr, il y a la direction des affaires culturelles, il y a la direction de la voirie, il y a la direction des finances, il y a la direction... Très bien. Est-ce qu'il y a aujourd'hui un seul organe à la mairie qui discute, à part évidemment le maire ou la maire, bien évidemment, de façon globale, régulière, avec la Chambre des métiers et avec la Chambre des commerces ? Non. Il y a bien sûr un adjoint, bien sûr, chargé du commerce et de l'artisanat, etc. Bien sûr, et c'est très bien, pas de problème. C'est souvent aussi quelqu'un que l'on rencontre. Il n'y a pas assez d'éléments de concertation régulière. Et nous, c'est la première chose que l'on souhaite, c'est qu'il y ait un organe de concertation régulier, permanent.
- Speaker #0
Le message est clair.
- Speaker #1
Avec le Conseil de Paris.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Le Conseil de Paris existe. Très bien, c'est parfait, c'est essentiel. Est-ce qu'il n'existerait pas un conseil économique regroupant le commerce et l'artisanat pour discuter ? Consultatif,
- Speaker #0
quoi.
- Speaker #1
Consultatif. Et pourquoi pas, pouvant émettre des idées. On est interrogé, la loi le demande, sur certaines réglementations d'urbanisme notamment, etc.
- Speaker #0
Des déplacements également, oui. Pas assez.
- Speaker #1
Mais pas assez. Mais pas assez, c'est le deuxième point, évidemment, que l'on va... Que l'on traite une attente forte. Bien sûr, des commerçants, des artisans, les déplacements. Enfin, qu'on passe à Paris et qu'on est entrepreneur. Alors qu'on soit à Paris, bien sûr, mais surtout qu'on soit dans la petite banlieue. Enfin, la petite banlieue, la petite couronne, pardon. Mais c'est pas de petite banlieue. Il n'y a pas forcément de hiérarchie, c'est l'éloignement. Dans la petite couronne. de la grande couronne et qu'on va bosser à Paris, tout d'un coup, on a fait déjà, on est un peu crevé, on a fait déjà plusieurs, presque une heure de déplacement, souvent, des fois déjà dans des embouteillages, et on arrive à Paris, eh bien c'est l'enfer, parce que pour se garer, il n'y a pas assez de places de stationnement.
- Speaker #0
Et le coût, tout à fait.
- Speaker #1
Le coût, mais c'est rédhibitoire. Si aujourd'hui, dans le bâtiment, je connais bien le problème, je suis entrepreneur de bâtiment. Si déjà, quand on va se garer et qu'on va alimenter simplement son chantier, parce qu'on a des matériaux dans la camionnette et qu'il faut les apporter sur le chantier, déjà, si on se prend 150 euros parce qu'on a eu le temps d'aller chargementer un sac de plâtre sur le chantier au quatrième étage, des fois par l'escalier de service, parce que c'est comme ça, c'est la réalité, eh bien, comment on fait ? Et quand on redescend, on a une prune ? On a une prune qui vaut effectivement une journée de travail. Bien sûr qu'aujourd'hui, sur ce problème spécifique. Mais plus loin, la livraison, les livraisons. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, on ne puisse pas avoir assez d'aires de livraison ? Ou alors, quand elles sont à 100 mètres du chantier, à 200 mètres du chantier, parce que les hôtels sont occupés, comment on fait ?
- Speaker #0
Écoute, j'espère que le message... Il va être passé, en tout cas, il est passé. En tout cas,
- Speaker #1
avec la CCI, proposer deux soirées électorales pour justement entendre les candidats pour la mairie centrale, puisqu'il y a des élections aussi maintenant avec la nouvelle loi PLM dans les arrondissements. Mais le 18 février, il y aura une soirée électorale à la Chambre des métiers. de l'artisanat de Paris. Donc, 72 rue de Reuilly, dans le 12e arrondissement. Ouvert au public, tous ceux qui veulent venir. Il faudra certainement aller regarder sur le site de la CMA, etc. Bien évidemment, pour pouvoir dire que les personnes viendront. Ça, c'est le premier point, dans lequel nous entendrons, pour ce 18 février, Pierre-Yves Bournazel, Thierry Mariani, et puis Sophia Achirikou.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc c'est bien là. Et il y aura un deuxième. Ah, il y aura un deuxième ? Oui.
- Speaker #0
Le reste des candidats ?
- Speaker #1
Il y aura le 20 février, donc deux jours plus tard, il y a à la CCI Paris, on s'est partagé la suite, c'est-à-dire Rachida Dati et Emmanuel Grégoire. Voilà. Sur ces propositions que font nos deux établissements publics, CCI et CMA ?
- Speaker #0
On espère que vous serez entendus avec les réponses.
- Speaker #1
En tout cas,
- Speaker #0
les réponses seront écoutées. Je passe à autre chose. C'était la parenthèse politique, mais qui est importante. Parce qu'on est à Paris et on est dans un débat. Imagine que tu as 20 ans. Et qu'aujourd'hui, si jamais tu voulais te lancer dans l'artisanat, tu ferais quoi ? Je dis ça parce qu'on a entendu par pas mal de jeunes. Je sais que les jeunes, c'est un sujet qui te préoccupe, t'as envie de transmettre. Pour donner envie, aujourd'hui, dans l'artisanat... Est-ce que tu ferais ? Est-ce que tu recommencerais l'aventure du bâtiment ? Est-ce que tu aurais d'autres idées ?
- Speaker #1
Je vais faire un focus. Allez, je vais me téléporter dans le temps, dans le passé.
- Speaker #0
Parfait, vas-y.
- Speaker #1
Vas-y,
- Speaker #0
je te suis.
- Speaker #1
On va faire... Comment elle s'appelait cette bagnole, tu sais, incroyable ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
La de Loréane ? On y va ?
- Speaker #0
Dans... Retourne.
- Speaker #1
On est reparti. Eh bien, écoute, à la réflexion, je ne sais pas quel métier fondamentalement je ferais si je voulais faire un métier. Mais ce serait certainement peut-être dans le bâtiment. Évidemment. Pourquoi ? Parce qu'il y a l'histoire familiale aussi. Cette histoire familiale qui a été un peu contrariée, comme je te l'ai dit tout à l'heure. par le fait que mon grand-père, il a eu les bras coupés à la guerre. Et puis mon père, il est devenu instituteur à Hussard de la République. Tu vois ce que c'est. Donc évidemment, Hussard de la République, ils incitent. D'abord, ils poussent leurs gamins pour faire des études. Alors très bien, j'ai fait des études. J'ai rempli mon devoir. Hop, papa, maman. c'est bon, j'ai tout fait je me suis un peu réveillé un peu plus tard il est jamais trop tard certainement que j'aurais peut-être embrassé d'autres choses je côtoie souvent les compagnons je trouve qu'ils sont c'est des gens merveilleux eux qui aussi travaillent à la fois de la tête bien sûr dans leur approche du métier Épilibré des mains. Bon, il vaut 100 fois mieux que moi par rapport aux mains. Bon, OK, c'est comme ça. Mais c'est peut-être ça que j'aurais pu faire. Alors, qu'est-ce que j'aurais choisi ? Est-ce que je serais devenu maçon ? Moi, j'aime bien la maçonnerie. Je pense que c'est d'abord un art. Un vrai art. Alors, je me suis même essayé de temps en temps la taille de pierre. Bon, pierre tendre. Quand tu essaies de travailler du granit. Mais il y avait un truc, j'y pense, à Batimat, il y a quelques années. Un gars, il vient, il venait de Bretagne, je crois. Et il a fait dans un bloc de granit. Un bateau, un parc, pas aussi bel et filé que celui que tu l'avais fait en bois. Mais c'est incroyable.
- Speaker #0
Et ça flotte. En plus.
- Speaker #1
Et ça flotte. Il y avait les calculs derrière, mais et ça flotte.
- Speaker #0
Tu gardes cette passion. En tout cas, c'est clair. Je vais parler. Aujourd'hui, à l'heure de YouTube, on voit pas mal de vidéos, tu sais, où on peut gagner grâce à l'IA 6 000 euros par jour. On peut être fortuné. Nous, ici, on pense qu'il y a aussi la reprise, reprendre des boîtes artisanales, des TPE. J'aimerais que tu parles de ce sujet-là. Je sais que c'est un sujet qui te préoccupe aussi. Je crois savoir, tu me le disais, c'est qu'on est dans un moment démographique. qui est historique. Il y a beaucoup d'entreprises et d'opportunités à reprendre. Est-ce que tu peux nous parler de ça pour donner envie à des jeunes ou moins jeunes, parce qu'on voit qu'il n'y a vraiment pas d'âge, pour reprendre des TPE dans l'artisanat, les dispositifs ? Je sais que tu es créatif dans ce domaine-là, donc je t'en prie, c'est avec plaisir.
- Speaker #1
C'est essentiel. C'est essentiel, il y a... urgence. C'est une vraie nécessité absolue pour notre économie d'avoir ce remplacement. Il y a des gens qui ont écrit sur le grand remplacement. On va être tranquille. Ce n'est pas de ça dont il s'agit. C'est simplement le fait que aujourd'hui, nous avons par exemple sur les 350 000 entreprises artisanales dont je t'ai parlé sur l'île de France, dont il y a 250 métiers. Il n'y a pas que le bâtiment. Le bâtiment représente grosso modo un bon un peu plus que 40% des entreprises. C'est quand même énorme.
- Speaker #0
C'est dominant. Sur l'ensemble de ces 350 000 entreprises artisanales, il y a 47% d'entrepreneurs, enfin de dirigeants d'entreprises qui ont plus de 50 ans. Et surtout, il y en a 27% qui ont plus de 60 ans. Alors t'imagines quand toi t'as porté, t'as fait tes chantiers pendant 40 ans. Tu es entrepreneur, tu as une boîte, et c'est un peu fatigant quand même. Tu te lèves tôt, tu te couches tard. Bon, parce qu'il faut aller sur les chantiers, bien sûr, bosser dessus, dedans. Et puis en même temps, le soir, tu rentres, tu fais des devis, des factures, et tu appelles tes clients. C'est quand même, au bout d'un moment, ça fatigue.
- Speaker #1
Ça use.
- Speaker #0
Ça use. Donc à 60 ans, envie d'arrêter. C'est simple, tu as souvent des fois les petites entreprises de bâtiment, 2, 3, 4, 5, 10, je suis monté à 30, donc tu vois, plus c'est sous-traitant. Eh bien, qu'est-ce que tu fais ? Tu leur dis salut ? Écoute, la semaine prochaine, désolé, il va falloir trouver un autre job. Je ferme, et je ferme la porte à clé. Cette responsabilité que nous avons collectivement, c'est une responsabilité de société, c'est une responsabilité sociale, c'est une responsabilité économique qui dépasse largement simplement le dirigeant d'entreprise. C'est une responsabilité vis-à-vis d'un collectif, d'une société. Je te l'ai dit, s'il n'y a pas d'artisanat, « Allô, monsieur le plombier, j'ai une fuite ! » Ah, il n'y a plus personne,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Attends, je vais faire un autre numéro. Allô, allô, dites-nous qu'il y a une fuite, là. Il faut absolument que vous veniez. Il n'y a plus personne. Comment on fait ?
- Speaker #1
Ce qu'on disait tout à l'heure. Donc aujourd'hui, en fait, je le vois comme une vraie opportunité en termes de business, finalement, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui cherchent des repreneurs. Donc, cherchent repreneurs, en fait. Et finalement, au lieu de créer son activité, il y a des entreprises à reprendre. La question, c'est est-ce qu'il faut vraiment être riche pour reprendre une boîte ?
- Speaker #0
Alors, il y a plusieurs questions dans ta question. Il y a plusieurs aspects qu'il faut quand même aborder. Oui, c'est certainement plus facile, plus cher, c'est vrai, de reprendre une boîte que d'en créer une. Pourquoi ? Parce que ça fait simplement gagner du temps. Une boîte, c'est évidemment, je l'ai dit souvent, du personnel, du matériel, etc. pour avancer. C'est aussi souvent un portefeuille client. Ça permet de gagner du temps. Et le temps, c'est de l'argent. Donc ça veut dire que reprendre une boîte, souvent, c'est plus économiquement intéressant. C'est économiquement intéressant. Ça veut dire que c'est d'autres problématiques. À la Chambre de métier de l'artisanat de l'Île-de-France, j'ai identifié cela très vite. Et donc nous avons une direction spécialisée sur cette thématique qui aide les personnes qui veulent reprendre des boîtes de venir les accompagner, avec bien sûr tout un processus, avec des conseillers qui sont dédiés à cela.
- Speaker #1
Comment ça se passe ? Je veux reprendre une boîte, j'appelle,
- Speaker #0
je cherche une entreprise. Tu appelles le 36... je ne sais plus. Quelque chose. C'est la cause. Mais tu trouveras. C'est la colle. Mais je vais le retrouver. C'est aujourd'hui, je veux reprendre une boîte, tu appelles la CMA.
- Speaker #1
D'accord. Et là, je suis accompagné.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Voilà, je suis accompagné et il y a des adhérents.
- Speaker #0
Tu vas t'accompagner avec un service spécial qui a recensé l'ensemble des activités qui étaient à transmettre. Alors, pas uniquement dans le bâtiment, bien sûr, mais dans toutes les activités artisanales. Et qui, tout d'un coup, va te mettre en relation, va surtout t'accompagner dans un processus de reprise.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Processus de reprise, c'est important. Pourquoi ? Parce qu'évidemment, si tout d'un coup, tu veux... Alors, on va, par exemple, changer un peu de... de secteur. On ne va pas rester que dans le bâtiment. D'accord ? Si tu veux bien. On va prendre une boulangerie. Tiens, une boulangerie, on parlait des croissants tout à l'heure. Une boulangerie, aujourd'hui, la moyenne de cession d'un fonds de commerce de boulangerie en Ile-de-France, c'est à peu près 320 000 euros. Entre les plus d'un million d'euros des fois que font des boulangeries au centre de Paris, et puis d'autres boulangeries, 320 000 euros en moyenne. Ça veut dire que si toi, tu as fait ton... CAP, tu as fait quelques années de salariat en étant compagnon dans une ouvrier, dans une boulangerie, il va falloir, si tu as envie de te mettre à ton compte, il faut que tu sortes 320 000 euros.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tout d'un coup, tu cherches dans tes poches.
- Speaker #1
Ah ! C'est le problème.
- Speaker #0
Il y a des fois un petit souci qui est important, parce que si tu vas voir ton ami le banquier, Tu t'es bien comporté pendant toutes ces années, tu as déposé ton argent, ton salaire, etc. Tu as fait peut-être acheter une voiture, tu as même peut-être acheté un appart, une maison, etc. Et bien tout d'un coup, il va te regarder différemment. « Ah, très bien, c'est super, bravo, je vais vous lancer, on va vous accompagner. » Vous avez combien à mettre dans le projet ? Et si tu dis, « J'ai, allez, 20 000 ? » Ciao ! Oui, mais j'ai eu des gens qui vont m'accompagner. Il y a diverses initiatives, avec France Initiative, avec plein d'autres réseaux qui aident. Et bien, ça permet effectivement... pas quand même souvent de réunir le capital nécessaire, ce qu'on appelle les fonds propres nécessaires pour reprendre une boîte. Alors d'un côté, c'est évidemment le meilleur moyen en reprenant une boîte existante d'être assuré de la pérennité de l'aventure entrepreneuriale. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, évidemment, ça nécessite souvent des capitaux, mais pas que. Ça nécessite aussi d'être accompagné. C'est-à-dire qu'il faut aujourd'hui, et à mon avis, c'est le défi complet qui existe dans notre objectif de reprise, de relancer et d'accompagner la reprise des entreprises artisanales, des TPE au sens large. C'est les fonds propres. Je crois qu'il y a régulièrement des analyses économiques qui pointent du doigt la faiblesse des fonds propres des entreprises. Alors ça va un peu mieux quand même sur les grosses PME, les ETI, les grands groupes, on n'en parle pas, puisque eux, ils ont accès directement au marché boursier, donc au fait de pouvoir accueillir, de pouvoir capter des nouveaux fonds propres. Ils ne le prouvent pas,
- Speaker #1
d'ailleurs.
- Speaker #0
Ils ne le prouvent pas. Aujourd'hui, la TPE, l'entreprise artisanale, a besoin, effectivement, que l'on puisse l'accompagner en termes de fonds propres, un peu plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Et accompagner aussi...
- Speaker #1
Et la CMA aide financièrement ?
- Speaker #0
La CMA n'a pas pour objectif, il faut être très clair... Bien vu les petits soucis budgétaires de l'État français.
- Speaker #1
Ça ne m'a pas échappé.
- Speaker #0
Ça ne t'a pas échappé, c'est bien.
- Speaker #1
Il y a une baisse.
- Speaker #0
Bien sûr qu'il y a une baisse. Ce qui est paradoxal, c'est qu'à la fois l'État pourrait être actionnaire, il l'est, avec l'Agence des participations de l'État, l'APE, où là, il a bien sûr des participations dans un certain nombre d'entreprises françaises qui, pour l'État, qui sont stratégiques, on pense à la défense bien sûr mais pas que et pour lequel l'état dit ok moi il faut absolument que j'y sois parce que On ne sait pas. On ne sait jamais. Et il a raison. Et c'est son job de l'État. Bon, est-ce que l'État a pour mission d'aller rentrer au capital du boulanger de Saint-Mordefossé ou de la petite PME de plomberie de la rue du Château-d'Eau à côté ? Je ne sais pas. Je ne pense peut-être pas. Par contre, il a absolue nécessité d'être vigilant, ça. Parce que sinon, comme je l'ai dit, attention, tu te rappelles la main. Stock. Plus de main. Il n'y a plus de sang qui arrive. Donc, il a besoin, effectivement, d'être attentif à ça. La reprise des entreprises, c'est aussi réinjecter par, ou en tout cas, accompagner ces phénomènes-là, accompagner ces initiatives-là qui ne vont pas manquer. En tout cas, moi, c'est quelque chose sur lequel je vais m'investir. fondamentalement pendant les deux prochaines années, pour créer les conditions d'un accompagnement fort d'entreprises. de nos TPE artisanales, et pas que, de nos TPE artisanales pour regonfler leurs fonds propres, pour les accompagner en fonds propres. Il existe des initiatives dans le monde entier là-dessus. Aujourd'hui, les fonds d'investissement disent, c'est de la TPE compliquée. On en a déjà parlé ensemble, mais c'est vrai que, et je peux comprendre. C'est un fonds d'investissement, on va se dire, oui, mais je vais mobiliser beaucoup d'argent, de temps pour des petites sommes que je vais investir. Non, non, moi, il me faut au minimum investir plusieurs centaines de milliers d'euros, voire un million, deux, trois, quatre.
- Speaker #1
Mais ton message, il est encourageant parce qu'il y a beaucoup de gens qui veulent créer une boîte. Il nous écoute certainement. Et donc là, le message, c'est au lieu de créer, reprenez. Il y a beaucoup d'opportunités. Appelez la chambre de métier, on donnera le téléphone dans nos commentaires. Et puis faites-vous accompagner. Donc c'est vraiment encourageant, il y a beaucoup d'opportunités. Donc c'est appeler et reprenez.
- Speaker #0
Et c'est quand même aussi de la création d'entreprise. Bien sûr, évidemment. On crée une entreprise pour reprendre une entreprise, une activité. Et on va la développer. Aujourd'hui, bien sûr, il y a eu ce formidable engouement sur la micro-entreprise, sur l'autre côté. auto-entrepreneur, etc. Très bien, c'est la première marche. Pourquoi pas ? La deuxième, elle est fondamentale. C'est qu'on voit bien les limites du système. C'est-à-dire, je reste des fois auto-entrepreneur pour à la fois cumuler des aides. Bon, très bien. OK, c'est un fait. Et puis, avoir un petit complément d'activité. C'est pas ça qu'il faut faire. Pas ça qu'il faut faire. Il faut y aller.
- Speaker #1
Super. Écoute, merci beaucoup. Francis, une dernière question avant de conclure. Si jamais tu avais un proverbe à nous faire partager qui te tient à cœur.
- Speaker #0
Écoute, en tant qu'entrepreneur, je vais évidemment te citer cette citation de René Char, très grand poète français. Je vais la lire.
- Speaker #1
Je t'en prie.
- Speaker #0
Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. à te regarder s'habituer. À tous les entrepreneurs, je voulais la dédier, cette citation. Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. C'est ça.
- Speaker #1
Merci. Merci Francis, merci de ta participation et puis de tous ces signes positifs. J'espère que cet épisode vous aura plu. Si jamais vous voulez, vous pouvez vous abonner, mettre un pouce ou partager. Je vous remercie et je vous dis à très bientôt.