Speaker #0Ici, on prend le temps de rêver et de s'apaiser. Pour écouter toutes les histoires sans publicité, accéder à des bonus tout doux et découvrir l'univers de la boutique Les Imparfaits, le lien est dans la description. Et maintenant, place à l'aventure ! Bonjour, c'est Patricia. Je te propose aujourd'hui un conte magique pour rêver et grandir tout en douceur. pays de la fontaine au chocolat. Avant de commencer cette aventure magique, nous allons prendre un moment pour nous préparer. Installe-toi confortablement. Tu peux t'allonger dans ton lit sous ta couverture douce ou rester assis si tu préfères. Choisis la position qui est la plus agréable pour toi. Quand tu es prêt, ferme doucement les yeux. comme si tu voulais déjà commencer à rêver. Inspire lentement par le nez, comme si tu sentais l'odeur d'un gâteau au chocolat tout chaud, tout sucré. Souffle doucement par la bouche, comme si tu voulais faire fondre une cuillère de caramel dans l'air. Encore une fois, inspire profondément par le nez, Imagine que tu respires le parfum d'un grand champ de vanille. Souffle doucement par la bouche et laisse tout ton corps se relâcher. Tes pieds deviennent lourds et tranquilles, tes jambes se relâchent, ton ventre devient tout doux, ton dos se détend, tes épaules, ta nuque, ta tête. Tout devient plus souple, plus léger, plus calme. Et dans ton cœur, il y a une petite cuillère en argent qui attend de découvrir un pays merveilleux. Tu es prêt ? L'histoire peut commencer. Imagine-toi maintenant dans ta chambre. Tu es allongé dans ton lit, bien installé sous ta couverture. Ta tête repose confortablement sur l'oreiller. Et, sans que tu comprennes comment, quelque chose d'étrange et de merveilleux se produit. Tu ouvres doucement les yeux. Devant toi, un chemin pavé de pierres rondes s'étend à perte de vue. Elles sont couleur caramel fondant. légèrement brillante, comme si elle venait tout juste d'être nappée de sucre chaud. Certaines sont claires comme le caramel au lait, d'autres plus foncées, comme celui qui craque sous les dents. Autour de toi, la lumière semble différente. Elle est douce comme un matin de rêve. Elle caresse ton visage comme une main invisible qui te souhaite la bienvenue. Tu fais un pas, puis un autre, tu portes tes chaussettes préférées et tu sens sous tes pieds les pierres tièdes, comme réchauffées par un soleil caché dans le ciel. Elles sont lisses, moelleuses, accueillantes. À chaque pas, un petit crac discret résonne, léger comme un bonbon qui se brise entre les doigts. Le chemin semble te reconnaître. Il te conduit, sans rien dire, vers un monde où tout paraît sucré et magique. Dans l'air flotte une odeur sucrée, douce et enveloppante. Tu respires profondément. Quelle magnifique odeur ! Une bouffée de cacao chaud vient chatouiller ton nez, suivie par une touche de vanille fondante. Tu sens ton ventre qui sourit et ton cœur qui s'ouvre tout doucement. Un petit vent tiède se lève, il joue doucement avec tes cheveux, comme une caresse. Il transporte avec lui des parfums que tu ne reconnais pas tout de suite, mais qui te rappellent quelque chose de tendre, peut-être un souvenir ou une gourmandise adorée. Tout autour de toi, des fleurs étranges poussent dans l'herbe. Leurs pétales dorés brillent comme de petits soleils. Certaines ressemblent à des étoiles, d'autres à de petites cuillères posées à l'envers. Elles bougent légèrement et s'inclinent vers toi, comme si elles te faisaient une révérence. On dirait qu'elles te reconnaissent. Tu as l'impression qu'elles attendaient ton arrivée. Et alors, au bout du chemin, une silhouette apparaît. Une petite silhouette, toute ronde. La silhouette avance avec une légèreté joyeuse. Tu l'observes un peu plus ? C'est un Ausha. Tu adores cet animal, il est tellement mignon. On dit que cet animal est l'animal le plus heureux d'Australie. Il est gentil, doux et plein de malice. Sa fourrure est couleur noisette caramélisée, un brin chaud qui donne envie de s'y blottir. Ses yeux sont grands et ronds, comme deux billes de chocolat noir, et il brille comme s'il riait tout seul. Sur son visage, il y a un sourire naturel. Un de ces sourires qui ne s'efface jamais. On dirait qu'il est toujours content d'être là, content de te voir. Sa petite queue trapue se balance de droite à gauche, tout doucement, pendant qu'il s'avance vers toi. Il ne parle pas tout de suite. Il t'observe avec bienveillance, comme s'il voulait s'assurer que tu es fin prêt à découvrir ce monde. Puis il incline doucement la tête et se présente. Il s'appelle Chocorin. C'est le gardien de la fontaine au chocolat. C'est un bien joli prénom, tu ne trouves pas ? On l'appelle Chocorin parce qu'à chaque fois qu'il passe, il laisse derrière lui une odeur de chocolat et un petit sourire dans l'air. Chocorin marque un petit silence. Ses yeux pétillent. Tu sens que ce qu'il va dire est important. Il t'explique que tu viens d'arriver à l'entrée d'un lieu très rare et très magique, un lieu que peu d'enfants connaissent, le pays de la fontaine au chocolat. Chocorin plonge sa patte dans une petite poche cousue contre son flanc et en ressort un objet qui brille doucement à la lumière ambrée du ciel. C'est une petite cuillère en argent, fine et légèrement incurvée. Mais ce n'est pas une cuillère ordinaire. A son extrémité, un petit dessin gravé scintille doucement. Un cœur, une étoile et une goutte de chocolat. Il te l'attend avec soin, comme un cadeau précieux. C'est la cuillère des merveilles. Dans ce pays magique, tout peut se goûter, même ce qui ne se mange pas ailleurs. Les parfums, les nuages, les souvenirs cachés dans les fruits. Cette cuillère les reconnaît tous. Tu la prends délicatement. Elle est fraîche contre ta paume et tu sens comme une toute petite vibration, comme si elle vivait un peu. Tu remercies Jocorin. Tu es fin prêt pour l'aventure. Chocorin t'avertit en souriant de faire attention. Il faut suivre le bon chemin. Ce n'est qu'à la fin que tu pourras atteindre la fontaine au chocolat. Tu le regardes, le cœur et le corps remplis d'excitation et d'aventure, et tu commences à avancer la cuillère à la main. Sous tes pas, le sol change. Tes pieds s'enfoncent légèrement dans une matière moelleuse, tiède et presque rebondissante. C'est comme marcher sur un tapis de génoise encore tiède, à peine sorti du four. Ton pas est léger et chaque mouvement fait naître une odeur différente. Tu inspires profondément un parfum de noisettes grillées en plilaire. puis à ton pas suivant c'est une framboise sucrée presque confite qui semble s'échapper du sol un peu plus loin une bouffée de caramel au beurre salé t'enveloppe comme une couverture chaude chaque respiration est une découverte un secret sucré qui se glisse jusqu'à ton coeur tu souris les yeux comme si ton corps tout entier goûtait l'aventure. Soudain, un bruit sement doux se fait entendre sur ta droite. Tu tournes la tête, et là, perché sur une branche en sucre filé, se tient un grand perroquet bleu. Ses plumes sont d'un bleu éclatant, presque transparent par endroit, comme si elles étaient faites de morceaux de sucre glacé ou de verre de bonbons. Il bouge la tête de côté, puis de l'autre, avec une élégance drôle et vive. Il te regarde avec malice et se présente d'une voix claire. Il s'appelle Azul et il adore les visiteurs. Il te salue d'un petit coup d'aile, puis s'envole lentement au-dessus du chemin. Ses ailes produisent un froufrou cristallin, comme des clochettes sucrées. Il va te guider depuis le ciel. Il criera un petit « clac » chaque fois que tu dois tourner, et un « plop » si tu dois t'arrêter. Tu éclates de rire, tu regardes Chocorin et vous riez ensemble. Vous formez maintenant... une belle équipe. Le chemin continue à serpenter jusqu'à ce que vous arriviez devant une étrange construction. Un pont suspendu fait de planches dorées et de cordes tressées en réglisse souple. Mais ce qui te surprend, c'est ce qui coule en dessous. Ce n'est pas de l'eau. Sous le pont, un liquide doré épais s'écoule lentement. Avec des mouvements amples, Comme une danse lente, Chocorin te dit en chuchotant que c'est la rivière Mielor, une rivière faite de miel. Mais ce miel n'est pas ordinaire, il chante la nuit. Pour la traverser, il faut marcher doucement car les planches sont glissantes. Tu inspires et tu fais un pas. Le bois est souple et tu sens qu'il faut garder l'équilibre. Au-dessus de toi, Azu le vole lentement, veillant sur chaque pas que tu fais. Il a tellement envie de t'encourager qu'il se met à battre ses ailes très fort en poussant un cri de joie. Une petite goutte de miel s'envole et vient se poser doucement sur ton nez. Elle est tiède, douce et sent la fleur sauvage et la ruche en été. Tu la gouttes du bout de ta langue, c'est sucré et vraiment délicieux. Azul se rapproche de Chocorin et bat de nouveau ses ailes, et une goutte de miel se pose doucement sur son nez. Lui aussi la goutte avec gourmandise. Vous souriez, c'est vraiment une belle façon de vous encourager. Vous continuez doucement. Pas après pas, la traversée du pont suspendu. Ton aventure ne fait que commencer. À peine as-tu posé le pied de l'autre côté du pont, que l'air change. Une chaleur douce vient t'envelopper comme un câlin invisible. Et là, une odeur enivrante te saisit. Plus profonde, plus intense, plus ronde encore que tout ce que tu as senti jusque-là. C'est l'odeur du chocolat chaud, mais pas celui que l'on boit dans une tasse. Non, celui-ci sent comme si tout un champ de fèves de cacao venait de fondre sous un soleil doux. Juste pour toi. Il y a dans ce parfum quelque chose de réconfortant, quelque chose qui touche directement ton cœur. Tu lèves les yeux et devant toi, tu découvres une colline immense qui brille d'un éclat sombre et mat. Elle est entièrement recouverte de copeaux de chocolat noir, de toute taille et de toute forme. Certains sont fins comme des feuilles, d'autres roulés sur eux-mêmes comme des petits escargots de cacao. Le sol croustille doucement sous tes pas. Le vent porte quelques éclats dans l'air, comme une neige brune et parfumée. Chocorin s'approche de toi et d'un geste de la pâte te montre le sommet. c'est la colline cacao il faut la grimper pour atteindre le coeur du pays la fontaine t'y attend tu inspires profondément un souffle chaud traverse tes narines et tu sens ton ventre frémir d'envie et d'émerveillement tu avances un pas après l'autre sentant la colline sous tes pieds Un peu friable, mais accueillante. Tu poses une main pour t'équilibrer. Tes doigts glissent sur les copeaux de chocolat. Ils sont frais, doux, et certains craquent doucement sous la pression. Tu continues de grimper. Parfois tu t'agenouilles, parfois tu te relèves. Un copeau plus large se colle à ta paume. Tu le portes à ta bouche. Ils fondent lentement, doucement, et le goût intense, profond, un peu amer au début, puis incroyablement tendre. Ta bouche s'arrondit de plaisir. Tu ris doucement. Ce n'est pas une simple montée, c'est une ascension délicieuse. Quand enfin tu atteins le sommet, tu t'arrêtes. Tu reprends ton souffle et puis tu restes figé. Un spectacle incroyable s'ouvre devant toi. En contrebas, dans une vaste clairière, un jardin de rêves t'attend. des buissons portent des fruits aux couleurs éclatantes jaunes lumineux rouges pétillants violets profonds il y a des fleurs en spirale des feuilles pailletées des lianes qui dansent avec la brise et au centre une fontaine immense se dresse majestueuse Ce n'est pas de l'eau qui coule en cascade, ce sont trois rivières de chocolat tombant en boucle sans jamais s'arrêter. La première est sombre et brillante, presque noire, avec des reflets de nuits étoilées. La deuxième est claire et crémeuse, couleur chocolat au lait, douce comme une écharpe de velours. Et la dernière est ivoire, presque dorée, d'un blanc pur comme la neige fondue. De la vapeur sucrée s'élève, enveloppant l'air d'un parfum chaud, un mélange de chocolat fondu, de vanille et d'épices douces. Autour de la fontaine, des habitants du pays sont installés, joyeux et paisibles. Il y a aussi des animaux aux couleurs étranges, des créatures que tu n'as jamais vues, tous souriants. Chacun trempe délicatement un fruit. un biscuit ou même un pétale dans l'une des trois cascades. Puis il goûte, ferme les yeux et laisse un soupir de bonheur s'échapper. Tu restes là, sans bouger, les yeux écarquillés. Et c'est à ce moment qu'une silhouette lente et tranquille s'approche de toi. C'est une vieille tortue, au dos orné de spirales pralinées et de taches en forme de noisettes. Ses yeux sont plissés de gentillesse. Elle marche lentement, avec l'assurance de celle qui sait exactement où elle va. Elle sourit, un sourire large et doux, et se présente. Elle s'appelle Dame Praliné. On l'appelle Dame Praliné parce que sa carapace a la couleur du chocolat et que son cœur fond comme une praline. Dame Praliné t'explique. que dans ce pays magique chaque visiteur de la fontaine reçoit un cadeau précieux un défi un défi de saveur pour que chaque dégustation devienne un souvenir inoubliable elle te regarde et son regard semble plonger doucement dans ton imagination tu sens qu'elle va te proposer quelque chose d'extraordinaire quelque chose de personnel de magique rien que pour toi. Dame Praliné t'observe un instant, puis cligne doucement des yeux, comme si elle lançait un sort tout doux. Elle te regarde et t'explique d'une voix joyeuse que ton défi sera celui du goût parfait. Pour cela, il te faudra trouver trois fruits cachés dans le jardin magique. Trois fruits uniques qui formeront une recette à toi, rien qu'à toi. Une création a trempé dans la fontaine pour que ton palais s'en souvienne toute la vie. Tu sens ton cœur battre de bonheur. Un frisson d'excitation te traverse. Chocorin t'encourage d'un Ausha de tête. Azule, lui, s'envole déjà au-dessus des buissons et des fleurs. Il te crie gaiement qu'il est là pour t'aider et te conseille de bien regarder sous les feuilles. près des racines et derrière les pierres un peu rondes tu te mets en marche la cuillère magique dans une main et ton regard curieux balaie les mille couleurs du jardin le sol est souple les herbes brouillent se gentiment sous tes pas le vent joue à cache-cache avec les pétales Soudain, ton regard se pose sur une immense feuille d'un verre profond. Elle brille doucement comme vernis par le sucre. Tu la soulèves avec précaution et là, cachée dans un creux douillet, une fraise énorme, aussi grosse qu'une pomme, repose tranquillement. Elle est rouge carmin, ses grains sont dorés et un parfum sucré s'en échappe aussitôt. Tu la ramasses avec tendresse en te demandant si elle va parler ou chanter. Elle ne fait rien, mais elle sent si bon qu'elle semble déjà sourire. Un peu plus loin, Azul pousse un petit « clac-clac » . Tu tournes et découvres une grosse pierre ronde. Tu t'approches et tu découvres un fruit étrange. Il ressemble à un kiwi, mais sa peau est lisse. Et quand tu l'ouvres doucement, sa chair est d'un violet profond, presque bleu nuit, parsemé de petits cœurs argentés au lieu des graines habituelles. Tu restes un instant à le contempler, avant de le glisser avec soin dans ton petit panier. Tu lèves la tête et remercies Azul de son aide précieuse. Il te sourit avec un battement d'ailes joyeux. Tu continues ta quête, les yeux grands ouverts. Azul voit l'encercle au-dessus d'un vieil arbre tordu. Azule te crie « plop plop » . Tu t'en approches et juste au pied de ses racines, nichée comme un trésor, une petite mangue dorée t'attend. Sa peau brille comme si elle avait été polie par le soleil lui-même. Tu la touches, elle est tiède, douce, presque moelleuse. Tu la prends avec délicatesse, elle sent le soleil, la vanille et quelque chose de tendre, comme un souvenir d'été. Tu reviens lentement vers Dame Praliné, les bras chargés de merveille. Elle te regarde avec un air malicieux et t'applaudit doucement en tapotant ses pattes l'une contre l'autre. C'est un très bon choix, tu as l'âme d'un goûteur d'émotion. Elle te conduit jusqu'à la cascade de chocolat au lait, celle qui coule comme une rivière moelleuse et brillante. Tu t'approches et tu plonges doucement la fraise dans le courant chaud. Tu la portes à ta bouche. Tu croques. C'est comme un feu d'artifice sous ta langue. Le chocolat chaud se mêle au jus de fraise, sucré et juteux. Tu fermes les yeux. Ton cœur devient tout léger. Tu continues avec le kiwi violet que tu trempes dans le chocolat noir. Le goût est plus profond, plus mystérieux, presque magique. Il te rappelle les nuits étoilées et les secrets racontés au creux de l'oreille. Enfin, tu plonges la petite mangue dorée dans la cascade de chocolat blanc. Quand tu la croques, le goût est si doux, si tendre, que tu sens ton ventre se détendre, comme si tu venais d'être bercé. Choco-Rhin s'approche alors, ses yeux brillants de joie. Il a une dernière douceur à te faire découvrir. Il t'emmène près de la fontaine, là où un petit bassin repose, discret, à l'ombre d'un buisson de fleurs vanillées. Tu découvres un bassin de chocolat, mais ce chocolat est différent de la fontaine au chocolat. Il ne se mange pas. Il est là pour les mains fatiguées. pour les doigts curieux et pour les cœurs qui ont besoin de se reposer. Tu t'agenouilles intrigué, le chocolat est tiède, lisse, d'un brin soyeux. Tu y plonges lentement tes mains, la chaleur est parfaite, c'est comme tremper les doigts dans une crème de nuages, douce et enveloppante. Tu sens tes muscles se détendre, tes poignets devenir légers, tes doigts s'assouplir comme s'ils flottaient. Quand tu les ressors, ils sont tout doux, brillants, comme entourés d'une couverture chaude et invisible. Tu souris, apaisé, enveloppé de tendresse et de parfum. Et la fontaine derrière toi continue de chanter doucement, comme une berceuse chocolatée. La lumière commence à changer autour de la fontaine. Le ciel se teinte de couleurs tendres, un mélange de rose vanille et de violet cacao. Une douce chaleur enveloppe chaque coin du jardin, comme un voile de caramel tiède posé sur le monde. Tous les habitants du pays chocolaté s'installent autour de la fontaine. Certains s'assoient sur des coussins moelleux faits de guimauve, d'autres sur des troncs de réglisse ou de grands pétales sucrés. Un calme joyeux s'installe. Soudain, un petit écureuil bondissant tout frisé tente d'attraper un fruit trop au perché, mais glisse et tombe, plouf, dans le bassin de chocolat. La scène est si surprenante que le silence dure une seconde avant que le petit animal ne réapparaisse. Entièrement couvert de chocolat brillant, les yeux ronds, les moustaches dégoulinantes. Il cligne des yeux, puis éclate de rire. Ce rire est contagieux. Un à un, les habitants se mettent à rire avec lui. Un rire léger, pétillant, sucré. Même les fleurs semblent frissonner de joie. Le son des rires se mêle au bruit apaisant des cascades de chocolat qui continuent de couler sans jamais s'interrompre. Toi aussi, tu ris, ton cœur tout doux, tout chaud, puis vient le moment de se dire au revoir. Dame Praliné s'approche lentement et glisse dans ta main une petite fiole en verre. À l'intérieur, un chocolat très particulier tourbillonne doucement, comme une étoile fondue. Ce n'est pas un simple chocolat, c'est une clé magique. Elle ne dit rien, mais tu comprends qu'un jour, si ton cœur en ressent le besoin, si tu veux retrouver ce lieu, cette sensation de douceur, De calme, de joie fondante, il te suffira de verser une goutte de ce chocolat sur ta peau et Chocorin viendra te chercher. Tu regardes une dernière fois la fontaine, les fruits multicolores, les copeaux de chocolat, les buissons dansants, les visages souriants. Tu respires longuement. L'odeur, la chaleur, la tendresse de cet endroit. Tu sais que tout cela restera longtemps, très longtemps dans ta mémoire. Tu dis doucement au revoir de la main. Tu fermes les yeux et tu sens ton corps se détendre. Tu n'es plus dans le jardin. Tu n'es plus sur la colline. Tu es dans ton lit, bien installé, en sécurité. Apaisé, sens ton ventre qui monte et qui descend doucement à chacune de tes respirations, comme s'il flottait sur une mer de chocolat chaud. Tes bras deviennent aussi moelleux que les coussins de guimauve autour de la fontaine. Tes mains sont légères, comme après les avoir plongées dans le bassin magique. Toutes douces, toutes calmes. Tes pieds aussi se reposent. Ils se souviennent du tapis de génoise tiède, du chemin en caramel, et ils n'ont plus besoin d'avancer. Ils peuvent juste se poser, doucement. Et ton cœur, ton cœur fond doucement, comme un carré de chocolat blanc sous le soleil. Il fond dans la tendresse de tes souvenirs, et il sourit. Belle nuit, cœur audacieux, que tes rêves soient doux, tendres et fondants, comme un secret de chocolat magique. Fais de beaux rêves. À bientôt. Merci d'avoir partagé ce beau moment d'histoire. J'espère qu'il t'a apporté douceur, calme et imagination. Si tu veux écouter encore plus d'histoires magiques sans aucune publicité, l'abonnement donne accès à des histoires en plus, des rituels du soir et des surprises réservées aux abonnés. Et pour prolonger la magie avec Kiko, Varla et Tilu, la boutique Les Imparfaits t'invite à découvrir de jolies créations inspirées de leur univers. Tes parents peuvent retrouver toutes les informations directement dans la description de l'épisode. A très vite pour une nouvelle aventure enchantée !