Speaker #0Ici, on prend le temps de rêver et de s'apaiser. Pour écouter toutes les histoires sans publicité, accéder à des bonus tout doux et découvrir l'univers de la boutique Les Imparfaits, le lien est dans la description. Et maintenant, place à l'aventure ! Bonjour, c'est Patricia. Je te propose aujourd'hui un conte magique, La sorcière sorcibouille et la soupe magique. Avant que ton aventure commence, prends un petit moment rien que pour toi. Un moment tout doux pour te préparer à entrer dans le monde magique de la sorcière sorcibouille. La sorcière au chaudron qui rit. Installe-toi confortablement dans ton lit, dans la position que tu aimes le plus. Sur le dos, sur le côté, bien au chaud sous ta couverture. Ferme doucement les yeux. Inspire profondément par le nez, comme si tu voulais sentir l'odeur d'une soupe magique qui mijote quelque part. Souffle doucement par la bouche, comme si tu faisais s'envoler une petite bulle de vapeur. Chaque respiration t'apaise un peu plus. Ton ventre se fait tout calme, tout doux, et dans ton cœur, une lumière dorée s'allume. Une lumière chaude et joyeuse, celle des marmites enchantées de Sorcibouille. Tu peux sentir la chaleur qui grandit dans ton ventre, comme si une petite potion de bonheur y faisait bloup-bloup, tout doucement. Chaque bloup détend un peu plus ton corps. Dans un instant, ton voyage va commencer. Un voyage au pays des chaudrons farceurs, des carottes qui dansent et des bulles qui rient. Alors, laisse-toi aller, tout simplement. Écoute le silence autour de toi et sens la magie qui s'approche doucement. Imagine-toi maintenant dans une forêt, une forêt immense et magnifique. Tu sens une odeur étrange dans l'air. Elle glisse dans ton nez comme une fumée malicieuse. Elle sent un peu la citrouille douce, un peu le poiron tout droit sorti du potager. Et au milieu de tout cela, un parfum de vieux chaudron oublié dans un coin de grenier, avec des secrets collés au fond. Cette odeur se colle à toi. Elle tourne autour de ton visage et semble t'appeler par ton prénom. Tout autour de toi, un vent chaud souffle doucement. Il passe contre tes joues comme une caresse tiède. Il soulève une mèche de tes cheveux. Il fait vibrer le bas de ton t-shirt. Tu as l'impression qu'une immense cuillère invisible remue l'air autour de toi. Très lentement, comme si le ciel entier se transformait en marmite géante. Par endroits, Tu vois des filets de vapeur qui montent du ciel et disparaissent dans les nuages, comme des soupirs de soupe. Devant toi, un sentier apparaît. Il se dessine à travers une drôle de plaine, puis monte et redescend entre des collines. Ces collines portent des chapeaux pointus, des vrais chapeaux de sorcière, plantés là. Énormes, noires, violets, parfois couvert de taches orange ou verte. Certains chapeaux se courbent comme s'ils te saluaient, d'autres frémissent et laissent tomber des petites étoiles de poussière dorée. Tu entends des chuchotements. Chaque colline murmure des mots farfelus, des recettes impossibles, des mots inventés qui te chatouillent les oreilles. De temps en temps, une bulle de soupe s'échappe du sommet d'une colline, s'élève dans le ciel et éclate avec un « bloup bloup » bien rond qui résonne comme un rire. Tu avances sur le sentier. Sous tes pieds, le sol garde une chaleur douce, comme si quelqu'un avait posé là un grand tapis de cuisine chauffée. De petits cailloux en forme de haricots blancs bordent le chemin. certains clignotent comme des yeux malicieux l'air se charge d'épices de légumes de magie au bout du chemin une petite maison apparaît elle se découpe d'abord comme une silhouette tordue puis elle se rapproche à chaque pas les murs ne sont pas droits ils penchent et ondulent Le toit a la forme d'une énorme casserole renversée, avec un couvercle un peu de travers qui laisse passer un filet de vapeur. Des gouttes vertes et violettes poulent le long des tuiles et retombent dans un seau qui déborde de bulles. Une cheminée courte crache des volutes en forme de cuillères. Juste au-dessus de la porte, une enseigne en bois penche dangereusement. Tu lis, écrit à la main, avec une peinture dorée qui brille. Chez Sorcibouille, la reine des marmites. Au même moment, une brise fait grincer la pancarte qui se balance comme si elle se frottait les mains avant de te laisser entrer. Avant que tu poses la main sur la poignée, une voix rauque résonne derrière la porte. Une voix grave, un peu râpeuse, qui roule comme un couvercle sur un chaudron. Elle lance des ordres à des casseroles invisibles, grogne contre des patates trop molles, soupire très fort au milieu de bruits étranges. Tu entends des chaudrons qui s'entrechoquent, des couvercles qui claquent, des louches qui tapent. Des carottes roulent sur le sol, avec un bruit sec et pressé. On dirait qu'elles essaient de s'échapper. Une patate heurte la porte de l'intérieur, comme si elle demandait de l'aide. Tu t'approches un peu plus de cette porte tordue. Au moment précis où tu poses le pied sur la première planche du seuil, une énorme bouffée de vapeur jaillit par la fente. La vapeur te recouvre de la tête aux pieds. Elle sent la soupe, la citrouille, le poireau, le poivre. et quelque chose de doux et lumineux qui ressemble à la magie. Tes yeux piquent, ton nez te chatouille, un petit hoquet secoue ta poitrine. Tu éternues une fois, deux fois, trois fois. À chaque éternuement, une petite étincelle dorée jaillit de ta bouche et flotte devant toi comme un minuscule feu d'artifice. Les étincelles dansent autour de ton visage, tournent au-dessus de ta tête et disparaissent dans l'air avec un léger teintement. Soudain, la vapeur devant toi se resserre et prend une forme. Une silhouette se dessine, ronde, bossue, coiffée d'un grand chapeau fumant. La brume se dissipe d'un seul coup et Sorcibouille apparaît. Elle a un ventre rebondi qui bouge quand elle marche, des cheveux en bataille qui partent dans tous les sens comme des fils de soupe séchés. Un tablier couvert de taches vertes, oranges, violettes dont certaines brillent encore. Son chapeau fume comme une bouilloire oubliée trop longtemps sur le feu. Ses yeux pétillent d'un drôle d'éclat, un œil bleu comme une flamme froide, un œil vert comme un petit pois magique. Il te regarde avec curiosité, comme si elle t'attendait depuis longtemps. Dans sa main, elle tient une grande cuillère. Elle l'agite dans l'air comme une baguette. Un trait de soupe s'envole hors du chaudron resté derrière elle. Des gouttelettes tournent tout autour de vous avant de retomber sur le sol avec un bruit musical. Une carotte bondit hors de la marmite, traverse la vapeur et atterrit sur ton épaule. Elle reste là, bien droite, comme une sentinelle. Tu as l'impression qu'elle te salue, qu'elle bombe le torse et qu'elle prend son rôle très au sérieux, presque comme si elle avait des bras cachés sous sa peau orange. Sorci bouille, tourne autour de toi en marmonnant dans un langage plein de glouglou et de chouintement. Ses pas claquent sur le sol collant de soupes renversées. Ses manches gonflent, ses jupons tournoient, et chaque geste qu'elle fait déclenche une réaction étrange, un couvercle qui s'ouvre tout seul, une louche qui siffle, un oignon qui soupire. Elle passe d'un chaudron à l'autre, le nez froncé, la cuillère en alerte, comme une chef d'orchestre pressée qui essaie de diriger sans instrument en même temps. Sur la grande table, le spectacle continue. Les chaudrons frémissent d'impatience. Des bulles éclatent à la surface avec des petits rires cristallins. Certains potirons se fendent en deux, laissant apparaître des visages ronds et amusés. Ils baillent, se dandinent, s'inclinent avant de retomber dans leur purée. Les poireaux, eux, s'étirent comme des danseurs maigres et se mettent à tournoyer en cadence. Il tape du p... sautillent et se croisent dans un balai de verdure leurs feuilles bruissent comme des jupes et l'air se remplit d'un parfum sucré de soupe prête à naître des bulles s'échappent des marmites légères comme des bulles de savon mais pleines de son quand elles éclatent tu entends des éclats de rire des rires d'enfants des rires libres et joyeux de ceux qu'on garde dans la mémoire sans savoir d'où ils viennent la pièce vibre de ces rires invisibles des rires qui chatouillent ton ventre et te fait sourire sans raison tu comprends alors que ces bulles sont faites de souvenirs heureux de petits instants de bonheur que la soupe a avalés pour les garder au chaud Ton regard se pose sur un vieux grimoire posé près du feu. Ses pages battent comme des ailes d'oiseau, prêtes à s'envoler. La couverture brille d'une lumière dorée, un peu grasse, comme huilée par le temps. Les lettres du titre bougent doucement, comme si elles respiraient. Il est écrit « recette de potion drôlement ratée, et parfois réussie » . Tu devines à la poussière qui s'en échappe que ce livre a tout vu, des exposures de soupes, des succès délicieux et des catastrophes spectaculaires. Sorcibouille le consulte à toute vitesse, feuilletant les pages à coups de doigts tachés de jus de citrouille. Tu comprends qu'elle cherche la recette parfaite, celle qui ferait naître un sourire chez quiconque y goûterait. Une soupe si joyeuse... qu'elle pourrait effacer la mauvaise humeur du monde entier. Mais à voir son front plissé et ses sourcils qui se croisent, tu comprends aussi que cette recette lui échappe encore. Un bruit sec retentit soudain. Une cuillère géante bondit hors d'une marmite et se met à sauter sur place, furieuse, comme un lapin en colère. Les pois chiches paniqués roulent dans tous les coins. formant un torrent doré sur le sol. Ils rebondissent sur les murs, roulent entre tes pieds, et certains finissent par se coller à tes chaussures. Puis, la soupe, comme prise d'une envie folle, se met à chanter. Une voix claire, un peu moqueuse, monte du chaudron. « Bouille, bouille, sorcibouille, ta soupe veut danser la gigue ! » Le visage de sorcibouille se fige. Elle se gratte la tête, réfléchit, tourne sur elle-même, puis attrape un petit pot rond posé sur une étagère. Elle y plonge la main et en ressort une pincée de poudre scintillante. Tu lis sur l'étiquette « éclat de rire en conserve » . Avec un air décidé, elle en jette un nuage au-dessus du chaudron. La réaction est immédiate. Un grand pouf éclate comme un tonnerre joyeux. Des bulles colorées jaillissent en gerbe, roulent sur les murs, montent au plafond. Tu te retrouves couvert de gouttelettes lumineuses qui glissent sur ta peau comme des perles chaudes. Chaque goutte éclaire la pièce d'une teinte différente. Rose tendre, bleu profond, or brillant, argent doux. Autour de toi, les légumes se mettent à flotter comme des lanternes. Des carottes virevoltent, des navets tournent, des poireaux se tiennent la main. L'air tout entier semble vibrer d'un bonheur léger. Tu lèves la main et touches une goutte. Elle éclate sur ton doigt et libère un rire minuscule qui roule jusqu'à ton ventre. Un rire si doux, si vrai, qu'il te fait éclater de rire à ton tour. Tes épaules tremblent, ton ventre rebondit, ton souffle se mélange aux bulles de joie. C'est comme si la joie te chatouillait à l'intérieur, une pluie de lumière qui te rend plus léger, presque prêt à t'envoler. Sorcibouille se met à rire avec toi. Sa voix roule comme un tambour magique. Elle tape dans ses mains et les marmites, comme si elles ne l'attendaient que ça, se mettent à tourner autour d'elle. Une ronde s'organise, lente d'abord, puis de plus en plus rapide. Les chaudrons claquent des couvercles comme des castagnettes, les légumes chantent à tue-tête, les bulles s'envolent vers le plafond en laissant derrière elles des traînées de paillettes. La cuisine tout entière devient un bal joyeux, un grand carnaval de soupes et de rires, où la magie et la gourmandise dansent main dans la main. Soudain, un des chaudrons se met à trembler, comme s'il avait une idée en tête. Il saute une fois, deux fois, puis bascule sur le côté, dans un grand clon. Avant même que tu aies le temps de comprendre, il roule à toute vitesse vers la porte. Sorcibouille pousse un cri d'étonnement et lève les bras au ciel, les yeux écarquillés. Son chapeau fume encore plus fort et une volute de vapeur s'échappe de son tablier. Elle te lance un regard suppliant, un regard qui veut dire « aide-moi » . Le chaudron rebondit contre la porte qui s'ouvre d'elle-même dans un grand souffle. Un vent parfumé jaillit, chargé d'épices. de carottes et d'un peu de magie sucrée tu sens ce vent te tirer vers l'extérieur comme s'il voulait t'embarquer dans l'aventure sans réfléchir tes pieds se mettent à courir tu t'élances derrière le chaudron fugelain dehors la colline descend en pente douce le chaudron dévale à toute allure laissant derrière lui une traînée de purée de carottes qui fument comme une piste de feu doux tu cours à sa poursuite les bras tendus les cheveux balayés par le vent le sol est recouvert de feuilles dorées qui glissent sous tes chaussures et chaque pas produit un son différent ding dong plop pling C'est comme si la terre jouait une mélodie rien que pour toi. Ding dong plop pling ! plus tu descends plus la forêt s'anime les troncs se penchent pour te regarder passer des branches fines s'écartent pour t'ouvrir la route puis se refèment derrière toi en chuchotant des écureuils bondissent de branche en branche portant des petits bouts de nappe en papier comme des drapeaux de course un renard t'adresse un clin d'oeil et disparaît dans un nuage de feuilles plus loin une famille de hérissons s'écarte précipitamment du chemin le nez couvert de purée orange. Le chaudron continue sa fuite, mais il te laisse des indices. Des bulles dorées s'échappent de son couvercle à chaque saut et flottent dans l'air comme des lanternes. Elles t'indiquent la direction, éclairent le chemin dans la pénombre naissante. Tu tends la main pour en attraper une et elle éclate doucement entre tes doigts, laissant une trace chaude comme un petit encouragement magique. À mesure que tu avances, la forêt se transforme. Les arbres deviennent plus grands, plus tordus. Certains ont des visages gravés dans leurs écorces, d'autres rient doucement quand le vent les touche. La mousse du sol se couvre d'étincelles et les champignons autour de toi s'allument un à un, comme de minuscules lampes de fête. course se transforme en une traversée féérique. Ton cœur se remplit d'excitation et de bonheur. Tu te sens libre, porté par cette aventure qui semble t'attendre depuis toujours. Soudain, un bruit sourd retentit. Le chaudron vient de heurter quelque chose. Tu le vois là-bas, coincé entre deux racines gigantesques qui s'enroulent l'une autour de l'autre. Le couvercle tremble, des bouffées de vapeur s'échappent à grand souffle. On dirait qu'il a peur. Tu t'approches lentement, ton souffle encore rapide. Tu t'accroupis près de lui. Tu poses ta main sur le métal tiède et sens une vibration légère comme un cœur qui bat. Le chaudron frémit une dernière fois, puis se calme. Tu lui parles tout bas, un mot doux. qui te vient spontanément, un mot secret que même les arbres semblent écouter. Alors, du couvercle s'échappe une bulle plus grosse que les autres. Elle flotte devant ton visage, éclate doucement contre ton nez et répand une lumière douce autour de toi. Cette lumière t'enveloppe comme une cape dorée. Tu sens ton ventre se réchauffer, ton cœur s'apaiser. Le chaudron t'offre alors un cadeau, une petite louche dorée, minuscule, si fine qu'elle tient dans ta paume. Au fond, une étoile gravée brille doucement. Quand tu la touches, la lumière danse autour de tes doigts. C'est une magie calme, joyeuse, qui te chatouille la peau et te fait sourire. Tu reprends le chemin de la maison. La forêt te salue sur ton passage, les feuilles tombent doucement autour de toi, les oiseaux chantent une dernière note et même le vent semble t'encourager à rentrer. Quand tu arrives, Sorcibouille t'attend devant la porte. Ses bras sont croisés et ses yeux brillent d'un sourire qu'elle ne dit pas encore. La vapeur s'élève derrière elle comme un nuage de bienvenue. Elle t'observe, voit la louche dorée dans ta main et son regard pétille de fierté. D'un geste lent, elle t'invite à entrer et te tend une cuillère remplie d'une nouvelle soupe, toute dorée, toute douce, qui fume encore d'un parfum de victoire. Cette fois, la soupe est parfaite, ni trop salée, ni trop chaude. Elle fond dans ta bouche comme une caresse. Tu sens ces saveurs danser doucement, un peu de rire, une pincée de courage et tout un bouquet d'aventures partagées. La chaleur glisse dans ton ventre, s'étend jusqu'à ta poitrine, puis à ton cœur. Elle fait battre ton cœur comme une petite marmite enchantée. C'est une potion de bonheur, douce et lumineuse, qui semble dire « tu es exactement là où tu dois être » . Sorcibouille te montre ta petite louche dorée. Son reflet brille dans la lumière du feu. Elle la soulève entre ses doigts tachés de soupe et te la tend avec lenteur, comme si elle te confiait un secret très ancien. Tu sens le métal tiède contre ta paume. L'étoile gravée au fond scintille d'une lumière tranquille, presque vivante. La sorcière murmure d'un regard ce que ton cœur comprend sans mots. Cette louche t'appartient désormais. Chaque fois que tu auras besoin d'un peu de magie, il te suffira d'imaginer cette petite louche dans ta main. Elle ne fera pas apparaître des dragons, ni des éclairs, mais quelque chose de bien plus fort. La joie, aussi légère qu'une bulle de soupe, viendra t'envelopper. Elle se posera dans ton ventre, dans ton souffle, dans tes pensées, et le monde redeviendra doux. Tu regardes une dernière fois la maison tordue, les murs semblent te sourire. Le toit, coiffé de sa grande casserole, bouge doucement, comme s'il te faisait un signe de revoir. Le vent porte quelques bulles de vapeur qui flottent autour de toi, dorées comme de minuscules soleils. Elles montent dans le ciel et disparaissent entre les étoiles. Tu t'éloignes sur le chemin doré. Sous tes pas, le sol résonne d'une mélodie familière, celle de chaudrons qui bouillonnent au loin. Ton cœur est chaud, ton corps est léger, tes joues brillent encore des éclats lumineux de la soupe magique. Et dans ton dos, la voix de sorcibouille s'élève, douce et rieuse, fredonnant sa chanson éternelle. bouille bouille sorci bouille que la joie te chatouille peu à peu la lumière du chemin s'adoucit les collines aux chapeaux pointus s'effacent dans une brume dorée le parfum de la soupe s'étire dans l'air jusqu'à devenir une caresse Tu sens tes paupières devenir lourdes, très lourdes. Tu fermes doucement les yeux et tu te retrouves dans ton lit. Ta couverture t'enveloppe comme une écharpe de chaleur. Ton oreiller a gardé un peu de l'odeur de la soupe magique, un mélange de légumes doux, de rire et de rêve. Tu glisses ta main sous ton oreiller et dans ton imagination, tu sens la petite louche dorée. Elle te sourit, toute paisible. Tu inspires lentement, comme si tu aspirais la chaleur du chaudron. Tu souffles doucement, comme si tu faisais danser une bulle de soupe dans l'air. Encore une fois, inspire la lumière dorée de sorcibouille, celle qui brille au fond de ton ventre. Souffle tout ce qui reste de fatigue, de bruit, de pensée pressée. Ton corps devient calme. Tes bras reposent, tes jambes s'étirent tranquillement, ton cœur bat lentement, comme un tambour tranquille au fond d'une cuisine enchantée. Tu es bien, tout simplement bien, et dans ce calme, la voix de Sorcibouille résonne tout au fond de ton rêve. Bouille, bouille, Sorcibouille, que la joie te chatouille. Belle nuit, cœur audacieux, que tes rêves soient dorés comme la soupe magique, légers comme des bulles de rire et doux comme la vapeur d'un chaudron enchanté. Fais de beaux rêves. À bientôt. Merci d'avoir partagé ce beau moment d'histoire. J'espère qu'il t'a apporté douceur, calme et imagination. Si tu veux écouter encore plus d'histoires magiques sans aucune publicité, L'abonnement donne accès à des histoires en plus, des rituels du soir et des surprises réservées aux abonnés. Et pour prolonger la magie avec qui Kiko Varla est élue, la boutique Les Imparfaits t'invite à découvrir de jolies créations aspirées de leur univers. Tes parents peuvent retrouver toutes les informations directement dans la description de l'épisode. A très vite pour une nouvelle aventure enchantée !