- Speaker #0
Vous êtes à l'écoute du podcast du Petit Futé. Ensemble, nous allons découvrir la France et le monde. Notre objectif, c'est de vous faire découvrir nos destinations coup de cœur. Vous montrer que vous pouvez pleinement en profiter, quel que soit votre budget. Riche ou fauché, c'est le concept de notre podcast. On a des idées pour rendre le séjour mémorable. C'est la même destination, ce sont deux voyages. Il n'y a pas de gagnant, ce n'est pas le concept. Mais surtout, ce sont deux regards. complémentaires. Aujourd'hui, nous partons à Londres, ville-monde vibrante, contrastée. Je vous pose un tout petit peu le décor. Les bus rouges qui filent entre les taxis noirs, les pubs qui chantent le foot, on est à deux pas de théâtre centenaire, la camise qui se réveille dans la brume, oui, très très souvent de la brume, et puis les gratte-ciels de verre plus insoupçonnables, incroyables les uns que les autres, et ils brillent dès la nuit tombée. Londres, c'est aussi des quartiers aux personnalités bien trempées, Le pouvoir, Camden, son énergie punk, Notting Hill et ses façades pastelles, Shore Edit, sa créativité débridée, mais pas que, il y a vraiment beaucoup à voir. Et pour explorer tout cela, je suis avec Lila qui connaît très bien la destination. Alors, notre concept de podcast est riche ou fauchée, le tirage au sort a été cruel, il n'y aura pas de budget pour elle, elle sera donc fauchée pendant tout le séjour, mais elle n'est pas inquiète du tout. Bonjour Lila !
- Speaker #1
Bonjour Stéphane. Alors oui, budget c'est allé pour moi, mais vous allez voir, l'on se vit très bien sans se ruiner et j'ai plein de bons points à vous partager.
- Speaker #0
C'est l'heure du petit déjeuner. Lila, on l'a dit, pas de budget sur ce séjour ou un budget minimum. Où est-ce que tu nous amènes pour petit déjeuner ce matin ?
- Speaker #1
Enjoute-moi quelque chose de très simple mais de très londonien, c'est le prêt à manger. Il y en a vraiment partout, c'est la cantine des londoniens pressée. On prend un café filtre bien chaud, un muffin de myrtille et on s'installe près de la vitrine. Là, le spectacle commence, on voit des employés en costume filer au boulot, des touristes qui hésitent avec leur guide et leur smartphone. Ça sent le café, ça bourdonne, c'est vivant. Et tout ça pour quelques livres seulement. Donc pour moi, c'est ça, la rue, le mouvement et la vie.
- Speaker #0
J'avoue, c'est très efficace pour sentir le... Le pouls de la ville, de mon côté, j'ai choisi un autre décor pour le petit-déjeuner, un classique mythique, The Wool Selly. On est sur Piccadilly, alors je prie à un changement de style, des colonnes majestueuses, du sol en marron noir et blanc, des plafonds vertigineux. Ça fait un peu décor de film avec ces serveurs qui glissent en costume noir, les tasses de porcelaine qui teintent doucement. J'ai commandé des oeufs bénédictes, alors c'était nappé superbement de sauce hollandaise. Un Earl Grey, bien sûr. Et puis autour de moi, il y avait des hommes d'affaires plongés dans les journaux, en couple d'artistes, en pleine discussion. Une vieille dame élégante, elle savourait son thé. Une dignité absolument royale. Pendant une heure, je me suis senti ailleurs. C'est vraiment le Londres raffiné, intemporel. J'ai vraiment commencé ma journée comme un lord.
- Speaker #1
Et moi, j'ai commencé la mienne comme une londonienne, avec un café simple, un muffin en cortiède et la ville en spectacle gratuit. Finalement, on a tous les deux très bien commencé la journée.
- Speaker #0
Après le petit déjeuner, nous partons sur notre première visite. Lila, avec ton budget serré, comment est-ce que tu nous fais traverser Londres ?
- Speaker #1
Je vous emmène dans un incontournable londonien, c'est le bus à Impérial. Pour quelques livres, je monte à l'étage tout devant. Et là, on va traverser Trafalgar Square, la colonne de Nelson qui se dresse devant nous. Plus loin, Big Ben aussi, qui surgit entre deux immeubles, avec les façades géorgiennes qui défilent et les passants pressent le pas. Alors, il y a parfois des embouteillages, mais franchement, tant mieux. Comme ça, on a le temps de regarder la ville vivre vraiment. C'est vraiment une petite tranche de ville londonienne avec une visite. panoramique a vraiment pris mini.
- Speaker #0
De mon côté, j'ai choisi un autre symbole de Londres. Je suis monté dans un black cab, les fameux taxis noirs. Ce ne sont pas des simples chauffeurs. Ils ont passé The Knowledge. C'est un examen redoutable. Il doit apprendre chaque rue de Londres par cœur. Il y en a vraiment beaucoup. A l'intérieur, c'est spacieux, calme. J'ai discuté avec le chauffeur. 20 ans de métier, des anecdotes plein la tête. C'était très sympa. Alors oui, c'est vrai que ça coûte plus cher. Mais j'étais déposé pile poil devant ma destination, sans stress. avec élégance, c'est vrai qu'un petit luxe d'efficacité.
- Speaker #1
Toi l'efficacité et moi le panorama, et dans les deux cas, Londres défile.
- Speaker #0
Ma destination, c'était la Tour de Londres. Alors, comme j'ai du budget pour ce séjour, j'ai réservé un billet coupe-fil, ainsi qu'un guide privé, pas de fil interminable. Je passais un peu devant tout le monde et j'ai plongé directement dans l'histoire. Le guide était génial, il m'a raconté l'histoire des joaillots de la couronne, l'importance symbolique des corbeaux, les oiseaux qui, selon la légende, protège la monarchie. Il a aussi beaucoup évoqué les intrigues, les trahisons, les exécutions. J'ai adoré tous ces potins. On a aussi les pierres de la Tour de Londres qui racontent mille ans d'histoire. Et grâce au guide, chaque détail a vraiment pris vie. Le luxe ici, c'était le récit sur mesure. J'ai vraiment adoré.
- Speaker #1
Pendant que tu te plongeais dans les stars officielles, moi je suis partie explorer la city à pied. Et bonne nouvelle, ça ne coûte strictement rien. Alors au fil de ma balade des gratte-ciels de... vers côtoie des églises médiévales, j'ai téléchargé une appli gratuite de visite guidée et dans mes écouteurs j'entendais des anecdotes délicieuses. Ce peuple par exemple où Shakespeare aurait bu une pinte, cette ruelle qui aurait inspiré Dickens, j'ai ensuite traversé Landhall Market, un marché victorien en verrière colorée, et la petite bonus, c'est là où une scène d'Harry Potter avait été tournée. Donc c'est gratuit, c'est magique et c'est très londonien. C'est vraiment un mélange d'ancien et de moderne, Londres dans toute sa splendeur.
- Speaker #0
Allez, on passe à notre seconde visite à Londres, tôt ou tard, on a tous un peu la même envie de prendre de la hauteur. Lila, tu fais comment pour voir la ville d'en haut sans trop faire grimper la note ?
- Speaker #1
Eh bien c'est très simple Stéphane, je vise les ascenseurs gratuits. Direction pour ça la Sky Garden au sommet du Vinfencher Street, l'immeuble qu'on appelle aussi le Walkie Talkie. Long et vintage et la vue vaut le détour. Pour ça, il faut réserver un créneau gratuit à l'avance, parfois il reste des places le jour même, mais c'est comme la météo anglaise, il faut y croire. Contrôle de sécurité façon aéroport puis ascenseur express et là, changement de décor. Des plantes partout, une vraie jungle suspendue. On se balade sur des terrasses entre des palmiers et des fougères, avec un mur de verger en face à la city. En bas, la tamise serpente tranquillement, le Tower Bridge ressemble à une maquette et les buses rouges deviennent des coccinelles. C'est gratuit, beau, bien pensé, Londres sait être généreuse.
- Speaker #0
Tu parles de la cathédrale Saint-Paul, en fait c'était mon choix pour prendre de la hauteur. Moi j'ai réservé à l'avance, accès prioritaire, guide privé à nouveau. Et dès l'entrée on sent que le lieu impose le silence. Pierre, cire, lumière douce. La guide m'a fait remarquer comme la lumière glissait sur les mosaïques car ici vraiment tout est calculé. On a vite grimpé vers la galerie des murmures. Alors on chuchote un mot contre le mur, il réapparaît à l'autre bout, même assez loin. C'est vraiment amusant. et puis après quelques marches de plus et j'étais en... haut, le vent, la vue. Londres était vraiment étalée comme une carte vivante. Alors, elle me parle de Churchill, des mariages royaux, d'enterrements nationaux. Et puis, c'est vrai que j'ai été vraiment touché. Je pensais que ce serait spectaculaire, mais je suis reparti avec une émotion, vraiment une émotion très calme.
- Speaker #1
Comme quoi, deux hauteurs, deux ambiances, le dom baroque d'un côté contre la serre futuriste.
- Speaker #0
Et dans les deux cas, Londres qui s'offre à nous et chacun avec notre budget.
- Speaker #1
En sortant du Sky Garden, je n'avais pas envie de m'enfermer, alors j'ai marché et en 5-10 minutes à peine, la ville changeait d'oeil de visage. Les rues de la city jouent à cache-cache, on croit suivre un axe droit et hop, une église, une cour, un détour imprévu. Très vite, je suis arrivée sur le Minion Bridge, avec au milieu, où je me suis un petit peu arrêtée pour observer, donc la Tamise, avec cette couleur de thé un peu trop infusée, des jogger pass, des familles flannes, un musici gratte here comes the sun, timing parfait. De l'autre côté, la South Bank souffre comme une promenade géante, avec la tête moderne, le globe de Shakespeare. Des stands de street food, des artistes de rue, c'est vivant, libre, sans ticket d'entrée et franchement, budget respir.
- Speaker #0
De mon côté, j'ai changé complètement d'ambiance. En fait, je suis parti vers les Churchill War Rooms. On est près de Westminster. L'entrée est presque invisible, on descend sous terre. Et là, rupture totale. Des plafonds bas, couloirs étroits, cartes au mur. C'est ici que Churchill et son gouvernement ont dirigé la guerre pendant le Blitz. Et donc, j'avais opté pour l'audio guide premium avec la voix qui imite... Churchill, un peu théâtral peut-être, mais ça marchait très bien. Et puis dans la salle des cartes, tout est resté en place. Les épingles, les annotations, on sentait vraiment les traces du stress, cette tension, les nuits blanches. D'ailleurs, le bureau de Churchill est tout petit, minuscule. Un lit simple, une table, un micro, pas de confort, juste l'essentiel.
- Speaker #1
Pendant que tu descendais dans un bunker, moi je restais plutôt à la surface pour un autre spectacle vers Buckingham Palace. La relève de la garde, c'est à 11h, mais la foule forcément arrive bien avant. Assez. famille, touristes, londoniens pressés qui contournent la scène et puis la musique démarre avec des cuivres bruyants, des pacas dansés et des uniformes rouges éclatants. C'est millimétré, théâtral et presque irréel. Le meilleur, c'est que c'est gratuit, j'ai juste payé avec un petit peu de patience. Ensuite, j'ai traversé la rue et suis son entrée de St James Park. Du vert, des oiseaux, un lac et des bains au soleil. D'un côté le palais, de l'autre London Eye et entre les deux des fleurs et du calme. Londres, c'est aussi ça, passer de la pompe militaire à un parc paisible en 10 minutes de marche seulement.
- Speaker #0
Deux styles, deux mémoires, toi c'est le rituel vivant, moi c'est la mémoire souterraine, mais au final on parle un peu des mêmes choses, l'identité, l'histoire, les symboles, vraiment les britanniques savent mettre leur passé en valeur. Il est clairement l'heure de passer à table, de mon côté c'est direction sketch, on est à Conduit Street et dès qu'on entre en fait, on voit que c'est pas un simple restaurant, on a des couloirs assez étranges, des salles aux couleurs et aux décors changeants, la fameuse galerie room toute rose. poudré, alors c'est un peu celle que tout Instagram connaît. Je me suis installé tranquille dans un fauteuil couleur dragé, entouré de dessins contemporains. Je savais plus trop si j'étais dans un salon de thé des années 30 ou dans une installation artistique, sans doute un tout petit peu des deux. En tout cas, le serveur est arrivé, élégant, détendu. J'ai commencé par une entrée de homard, un cabillaud délicatement poché. Les assiettes, c'était Vraiment des tableaux beaux, précis, millimétrés. Puis il y a ce détail assez incontournable, assez unique, les toilettes. Ce sont des capsules blanches géantes, un peu façon science-fiction. Déjà, rien que pour ça, j'ai rentabilisé l'addition. Car oui, c'est vrai que la note est salée, mais j'ai eu l'impression de participer à une performance artistique avec une fourchette.
- Speaker #1
Pendant que tu déjeunais dans une œuvre d'art, moi j'ai pris le métro direction Borough Market. Dès la sortie de London Bridge, ça sent déjà le pain chaud, les épices et la friture. Sous les halles métalliques, c'est l'effervescence totale. Des cris de marchands, des odeurs qui se télescopent, des couleurs partout. Je craque pour un sandwich chez Dalgriez, spécialité culte du marché. Le fromage cool, le pain croustillé, les oignons caramélisés font le lien. C'est simple, délicieux et absolument parfait. J'ai eu à ça une limonade artisanale bien fraîche, totale, moins de 10 livres. Alors autour de moi, ça parle vraiment toutes les langues. Des touristes découvrent, des londoniens déjeunent sur le pouce. Un guitariste joue Wonderwall. Oui, cliché, mais efficace. Je mange debout, appuyé contre une barrière, les doigts un peu gras, mais le sourire bien large. C'est pas chic, mais franchement, c'est délicieux.
- Speaker #0
C'est exactement ça, Londres. On peut déjeuner comme dans un musée ou comme dans la rue.
- Speaker #1
Et dans les cas, on a vraiment goûté à la ville.
- Speaker #0
Après le déjeuner, c'est le moment du shopping et j'assume que... totalement. Je pars en direction de Bonne Street. C'est ici que les vitrines brillent. Quartier, Chanel, Louis Vuitton. Tout est parfaitement aligné, parfois un tout petit peu intimidant. J'ai poussé la porte Burberry. Accueil impeccable, sourire discret. J'ai essayé un trench iconique. Pendant quelques secondes, je me suis un peu pris pour un héros de roman anglais. Je n'ai pas acheté le trench. C'était un peu trop, même si j'ai un bon budget. Mais j'ai craqué pour une écharpe en cachemire. Elle est douce, élégante. durable. C'est le souvenir chic qui traversera un peu tous les hivers. Bond Street, c'est vraiment un spectacle. Repartir avec quelque chose, c'était pour moi un peu comme tamponner le billet d'entrée.
- Speaker #1
Pendant ce temps, je suis partie du côté de Condemn Town. Ici, le ton change dès la sortie du métro. Graffiti partout, façade délirante, sculptures géantes accrochées au mur. On voit une chaussure XXL, une guitare suspendue, un dragon doré. Bref, rien n'est discret. Je n'ai pas né sans objectif, avec des vestes vintage, des vinyles, des bijoux faits main. Discuter un petit peu avec une vendeuse qui crée ses colliers à partir de vieilles pièces de monnaie. Et je suis reparti avec une carte postale improbable et une boisson emportée. Bref, budget maîtrisé. Camden, c'est un joyeux bazar, un peu touristique certes, mais toujours vivant et toujours surprenant.
- Speaker #0
Allez, on continue notre shopping et je vous amène voir une institution. On va vite repérer l'imposante façade de briques et terracotta du Harrods. Illuminée d'ailleurs de milliers d'ampoules la nuit, c'est assez impressionnant. Et à l'intérieur, c'est un monde... à part des escalators dorés façon Égypte antique, des couloirs étincelants. Le personnel est en uniforme, c'est absolument impeccable. Bien sûr, il y a des sacs Chanel qui brillent sous les spots, des chaussures Louboutin qui étincellent, tout respire le luxe. Mais en fait, le cru du spectacle pour moi, ce sont les food halls, des comptoirs qui regorgent de foie gras, de saumon fumé, de pâtisserie. Ça ressemble souvent à des bijoux. J'ai acheté, j'ai fait simple, une boîte de thé à Rhoads. C'est vraiment le souvenir un peu chic. pas inaccessible. Moi, je trouve qu'en visite à Rhodes, c'est un peu comme un musée vivant du luxe et du commerce.
- Speaker #1
De mon côté, j'étais à Oxford Street, la rue commerçante la plus fréquentée d'Europe. 5 roues de monde, les bus à double étage passent sans arrêt, les vitrines rivalisent d'office sale. Je me suis jetée, moi aussi, dans l'arène à Primark. Un véritable labyrinthe, des piles de t-shirts, des portants à jeans à 10 livres, des suites au logo improbable. Au rayon souvenir, c'est la fête aussi. Mug, Union Jack, peluche de bus rouge. Chaussettes I Love London, je suis repartie avec des chaussettes à 2 livres et un tote bag à 3 livres. Pas de luxe mais la satisfaction quand même d'avoir acheté quelque chose sans me ruiner. Oxford Street c'est brillant, bondé mais c'est le shopping démocratique. On y trouve de tout à tous les prix.
- Speaker #0
Près londonien aussi, je suis allé à Covent Garden, c'est le quartier à la fois élégant, animé aussi. On a l'ancienne halle aux fruits et légumes qui est devenue une galerie commerçante raffinée. Et sous la verrière, il y a des arcanes pleines de boutiques au design vraiment léché. Oui, les prix sont élevés, je reconnais, mais chaque objet respire la qualité artisanale. Et puis Covent Garden, c'est aussi l'ambiance. Il y a des musiciens de rue qui jouent du violon classique, du jazz. Il y a des mines qui amusent les passants. Faire du shopping ici, c'est presque un spectacle.
- Speaker #1
Autre spectacle pour moi, je suis partie à Notting Hill, quartier rendu célèbre par le film avec Hugh Grant et Julia Roberts. Le samedi, séjour de marché à Porto Belo Road, une longue rue bordée de maisons pastelles et surtout des stands à perte de vue. Ici, tout se vend, des vinyles d'occasion, des bijoux anciens, des livres jaunis, des appareils photo vintage. J'ai fouillé dans une caisse et je suis tombée sur un vieux disque des Beatles pour quelques livres. Peut-être qu'il grésillera, mais peu importe, ça reste quand même une trouvaille. Plus loin, des friperies débordent de vestes en tweed, des manteaux en laine, de sacs à main à rétro. Porto Bello, c'est ça, l'impression de chiner dans la mémoire de Londres à petit prix avec un... Parfum de nostalgie.
- Speaker #0
Après temps de marche et un moment sacré à Londres, c'est l'heure du goûter. Bon, pour ça, j'ai réservé chez Ford Newman Mason. C'est une institution depuis 1707. Bâtiment impressionnant dont la façade est turquoise. Les boiseries sont impeccables. Les vendeurs, bien sûr, en costume, trois pièces. Je suis monté au salon de thé, le Diamond Jubility. Nape blanche, porcelaine fine, couvert en argent. Le cérémonial allait commencer et j'ai choisi un heure gré. Puis est arrivé le plateau à trois étages. Sandwich, concombre, saumon, scone tienne avec de la crème épaisse, des pâtisseries miniatures. J'ai tartiné, goûté, ralenti. Autour de moi, ça chuchotait. Il y avait un pianiste aussi qui jouait doucement. C'est pas juste manger, c'est participer à un rituel vieux de deux siècles.
- Speaker #1
Pendant que tu jouais encore au Lorde, moi je changeais totalement de décor. Bienvenue à Short Jits dans List Ends. Ici, chaque mur est une toile. Une vieille dame hyper réaliste, un renard stylisé, un hommage à Elisabeth II, notre reine pour toujours. Une oeuvre signée Banksy protégée par une vitre. J'ai rejoint une vie guidée gratuite du street art. Le guide nous a raconté comment ce quartier industriel est devenu l'un des coeurs créatifs de Londres. J'ai continué ensuite vers le Brick Lane. Fri-prix, vinyles, boutique indienne, odeur de curry dans l'air. On m'interpelle, best curry in town my friend. Alors moi aussi j'ai goûté, mais c'était assez différent. Chordique, c'est un Londres brut, livre qui se réinvente en permanence.
- Speaker #0
C'est drôle parce qu'on a un peu l'impression de visiter deux villes différentes, mais au fond on raconte la même chose, une ville qui sait être élégante sans être figée.
- Speaker #1
Et c'est ça qui la rend si addictive.
- Speaker #0
Retour aux visites. Après l'effervescence du centre, j'avais envie d'un Londres plus posé. Et pour cela, je nous amène à Kensington. On est un quartier où l'élégance ne crie jamais, des maisons géorgiennes qui s'alignent calmement avec leurs façades blanches. J'ai commencé par le Victoria Albert Museum. L'entrée est gratuite, Lila, mais bien sûr, j'ai réservé une visite privée, thématique, autour de la mode et des bijoux. La guide était absolument passionnante. Elle m'a entraîné de vitrine en vitrine, les robes victoriennes, les costumes du théâtre Elisabethin, les créations d'Alexander McQueen. C'est un voyage dans le détail, dans les savoir-faire, dans le temps long. Et puis, en sortant, j'ai traversé Kensington Garden avec des pelouses assez grandes, où des familles jouaient. Il y avait des lecteurs aussi installés. Au soleil, je suis passé devant le Royal Albert Hall, devant aussi l'Albert Memorial, doré, presque théâtral. C'est un Londres cultivé, apaisé, qui respire sans jamais se presser.
- Speaker #1
Moi, j'ai hésité à aller à British Museum, qui est gratuit et recèle la pierre de Rosette, qui a permis de lire les hiéroglyphes. Ils ont aussi d'ailleurs une incroyable collection de momies égyptiennes, des sarcophages dorés, des banglades millénaires, des visages figés. Certains ont même plus de 2000 ans. Puis finalement, j'ai décidé d'aller de l'autre côté de la Tamise, à la Tate Moderne, une ancienne centrale électrique transformée en temple de l'art contemporain. Et là, rien que le bâtiment impose. Certaines œuvres me laissent perplexe, je l'avoue, mais d'autres me happent complètement. Je suis montée jusqu'à la terrasse et là, la vue a fait l'unanimité. Saint-Paul en face, la Tamise en contrebas, le Millennium Bridge tendu entre les deux rives. Londres sait être généreuse. Ici, l'art et la vue sont gratuits.
- Speaker #0
Nous avons bien visité, déjeuné, fait du shopping. L'heure maintenant, c'est de lever son verre. À Londres, c'est une véritable institution sociale. Mais bon, c'est vrai qu'en fonction du budget du style, on va trinquer avec ou sans gratte-ciel au-dessus de sa tête. J'ai pour ma part réservé une table au Skypod Bar. Je suis perché tout en haut du Walkie-Talkie, là où Lila, tu étais ce matin. Et donc, c'était un peu mon tour quand même de voir Londres s'étaler à mes pieds. Alors, je me suis installé dans un fauteuil design entouré de plantes tropicales. J'ai ouvert la carte des cocktails avec des créations vraiment audacieuses. J'ai opté pour le London Calling, gin, citron, sherry. Le verre est arrivé, décoré de tranches de concombre, de brun, de romarin, très classe tout cela. Et autour de moi, les clients étaient vraiment élégants. La musique lounge a accompagné l'ambiance. C'était vraiment la parenthèse sophistiquée. On contemple l'ombre, mais bien sûr, un verre à la main.
- Speaker #1
Moi, je suis entrée dans un pub traditionnel du côté de Soho. Deventure en bois sombre, enseignes dorées, vitres décorées. Dès que j'ai passé la porte, l'odeur de bière et de fish and chips m'a enveloppée. Le comptoir en bois est usé par des générations de coudes. Derrière, le bas de man-souris et rapidement mon verre est rempli à ras bord. Mousse crémeuse, liquide, ambrée. Prix autour de 5 livres, accessibles et généreux. J'ai trouvé une place près d'un vieux piano qui ne sert plus qu'à poser des peintes. Autour, des habitués discutent fort, des amis éclatent de rire. J'ai bu une gorgée, c'est amer, rond, simple et authentique. On ne vient pas pour la vue, mais pour l'ambiance. On est vraiment au cœur de la culture britannique, le peuple comme salon collectif.
- Speaker #0
On a bien bu, mais avant de profiter de la soirée, je vous propose tout de même de prendre le temps de dîner. De mon côté, j'ai réservé une table au Duck & Waffle. On est au 40e étage d'une tour du quartier de la City. Alors déjà, l'ascenseur vitré, c'est une expérience. En quelques secondes, je me suis levé au-dessus de la tamise, avec des lumières de la ville qui scintillent de plus en plus petites. La salle est élégante, moderne, de grandes baies vitrées. Puis de ma table, j'aperçois que c'est un petit peu plus petit que la salle. Soit la tour de Londres illuminée, le Tower Bridge majestueux, un peu plus loin le charte qui perce le ciel. J'ai commandé le plat emblématique, le Duck & Waffle. C'est une gaufre croustillante avec un confit de canard effiloché, un oeuf au plat, un peu de filet de sirop d'érable qui brille à la lumière des bougies. C'est raffiné, original, bien sûr servi avec en élégance. L'ambiance effeutrée mais... mais vivante. On a des couples qui trinquent au champagne, des amis qui célèbrent un anniversaire. Ici, dîner aussi, c'est contempler la ville tout en, bien sûr, savourant son assiette.
- Speaker #1
Moi, j'ai choisi la simplicité absolue, un bon vieux fish and chips dans un pub populaire. Je suis entrée dans une salle bruyante avec une odeur de bière et de vinaigre de Malte. Les tables en bois sont collantes, mais l'ambiance y est chaleureuse. J'ai commandé au comptoir et une énorme assiette arrive. Un filet de cabillaud pané, croustillant à souhait, servi sur un lit de frites épaisse. Sur le côté, une curée de petits pois verts fluo et une rondelle de citron. J'ai versé un peu de vinaigre sur les frites et j'ai croqué dans le poisson. Chaud, doré, gras, mais tellement bon. Ça tient au ventre, ça fait plaisir et ça ne coûte qu'une dizaine de livres. Autour de moi, ça discute fort, un groupe d'habitués commente un match de foot, un couple se partage un dessert, une famille rit aux éclats. Le fish and chips, c'est plus qu'un plat, c'est un morceau de culture populaire anglaise servi avec convivialité.
- Speaker #0
Après le dîner, direction le West End, c'est le Broadway londonien. Les façades des théâtres brillent d'enseignes lumineuses. Roi Lion, Mamma Mia, Michael Jackson, Chicago, Harry Potter. J'ai un peu hésité parce que c'est vrai que j'avais envie de trouver le théâtre à l'ancienne avec la salle vraiment incroyable, décors rouges et or, des fauteuils moelleux. La mise en scène, les décors de Chicago semblent absolument bluffants. Michael Jackson, ça semble dingue aussi. Mais j'ai opté pour l'arène spéciale qui accueille Abba Voyage. Alors je m'étais mis sur la partie dance floor. Dès que la musique a démarré, que les hologrammes des abats sont apparus dans l'image, ça m'a englouti. C'est une image à 360 degrés, les frissons m'ont envahi. J'ai quasiment pas quitté cet état de trance pendant deux heures. C'est un moment unique, l'émotion qui justifie le prix du billet. Il faut savoir que Londres, c'est la capitale mondiale de la comédie musicale. Abats Voyage, le West End, c'est vraiment le cœur battant.
- Speaker #1
Moi, pas de Veuille Rouge non plus, direction plutôt Camden Town, où la musique sévit autrement. J'ai poussé la porte d'un petit bar sombre où un groupe de rock local joue sur une minuscule scène. Pas de décors grandioses, juste des amplis qui grésillent, des guitares saturées, une batterie qui cogne. L'entrée est gratuite ou quelques livres. Le public est collé à la scène, bière à la main, tête qui bouge au rythme. L'énergie est brute et immédiate. Entre deux chansons, le chanteur plaisante avec la salle, un habitué crie une blague, tout le monde rit. C'était pas Mamma Mia ou Harry Potter, c'est authentique, vivant et spontané. On sent la sueur, la passion, l'envie de jouer. Comme Dan, c'est le Londres alternatif, celui qui fait battre le cœur de la jeunesse.
- Speaker #0
J'aurais pu enchaîner sur un club privé, chic, vers mes fers. Ça aurait été feutré, extravagant, avec des cocktails signature à base de champagne, de fruits exotiques. Un épris stratosphérique, j'en conviens tout à fait. Sur scène, souvent, il y a un chanteur de jazz, la piste de danse aussi, qui s'anime tout doucement. Les clubs de Londonie peuvent être absolument luxueux. Mais bon, j'étais tout étourdi de mon voyage avec les hologrammes à bas. Alors je suis retourné. Ben voilà, tranquillement dans mon Black Cam, j'ai traversé Londres tout en douceur, arrivé devant mon 5 étoiles, le portier m'a accueilli, m'a souhaité bonne nuit. Moi je suis monté tranquillement dans ma chambre, c'était spacieux, j'ai refermé les rideaux épais et Londres, Lila, continue de briller dehors, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
C'est vrai qu'elle brille plus que jamais. Moi j'ai fait un dernier tour dans Condemn Term, un quartier toujours vivant après minuit. Pas de portier chic ni de dress code, une simple file d'attente devant une vieille porte métallique. J'ai payé 10 livres l'entrée et me voilà dans un club alternatif. La salle est sombre, les murs recouverts de graffiti, le plafond bas, mais la musique, elle, est puissante. Un DJ enchaîne les morceaux électro, les basses font vibrer le sol. Sur la piste, ça danse sans retenue, sans chichi. Et j'en porte des baskets, des jeans, parfois des looks extravagants. Je commande une bière pour 4 livres et je rejoins la foule. L'énergie est brute, contagieuse. Personne ne se connaît, mais tout le monde danse ensemble. Ici, la nuit appartient à ceux qui veulent s'amuser sans se ruiner. Pour rentrer, j'ai pris ensuite le nightbus, ces bus rouges qui circulent toute la nuit remplis d'étudiants fatigués. Ce sera hier de nuit, de fait tard encore excité par la fête. J'ai grimpé à l'étage et je me suis installée au premier rang, où j'ai pu revoir Londres défiler. Les rues désertes, les ponts éclairés, les taxis qui filent. Je suis rentrée à mon auberge de jeunesse un peu fatiguée, mais heureuse d'avoir vécu une nuit de Londres jusqu'au bout.
- Speaker #0
De l'autre petit matin, nous avons exploré Londres, chacun de notre manière, surtout un peu en fonction de notre budget. Nos pas se sont croisés, nos regards ont divergé, mais on a tous les deux quand même découvert la même capitale. Elle est multiple, elle est généreuse, elle est vraiment infinie.
- Speaker #1
Ma journée a été faite de petites victoires. J'ai dépensé peu, mais j'ai gagné beaucoup. Des rencontres, des sourires, des ambiances vraies. Le budget serré m'a forcé à être attentive et à goûter à chaque instant. Et Londres, dans sa générosité, m'a offert cette réserve gratuite. Musée, marché, spectacle de rue.
- Speaker #0
De mon côté, c'est vrai que la journée a été une succession de privilèges. Les taxis noirs confortables, les musées parcourus avec un guide, le déjeuner raffiné aussi, le dîner spectaculaire et la soirée incroyable au West End. J'y ai dépensé beaucoup, mais à chaque instant, j'ai aussi eu la sensation de vivre une expérience assez unique, assez hors du temps.
- Speaker #1
Toi, tu as vécu Londres comme un prince, moi comme un londonien du quotidien. On a chacun nos victoires, Londres est justement belle pour ça. Elle offre à chacun ce qu'il cherche à Londres. Peu importe la taille du portefeuille, il y a toujours une aventure qui t'attend.
- Speaker #0
Merci Lila de cette belle aventure ensemble aujourd'hui. On a rassemblé tous nos bons plans dans un carnet pratique que vous retrouverez sur le site petitfuté.com dans la rubrique podcast. Et si vous avez aimé, mettez-nous 5 étoiles, abonnez-vous aussi pour de nouvelles aventures car riches ou fauchés, vous aurez toutes les clés pour réussir vos week-ends et vos vacances.