- Speaker #0
Vous êtes à l'écoute du podcast du Petit Futé. Ensemble, nous parcourons la France et le monde avec une idée simple. Vous montrer qu'un voyage peut être inoubliable, quel que soit votre budget. Riche ou fauché, c'est la même destination, mais deux façons de voyager. Il n'y aura pas de gagnant en fait. Aujourd'hui, tout simplement, deux regards, deux rimes, deux expériences complémentaires. Cette fois, on vous amène au Pérou, un pays qui fait immédiatement travailler l'imaginaire, les cités. Un cas accroché à la montagne, des lignes mystérieuses tracées dans le désert, des volcans, des lacs d'altitude, une jungle qui respire, qui gronde, qui vit la nuit intensément. Et puis, l'océan Pacifique, immense, souvent oublié. Le Pérou, c'est un pays vertical, contrasté, intense. Un pays qui se mérite, qui se traverse, qui se ressent. Et pour explorer tout ça, je ne suis pas seul. Je suis avec Lugan, qui connaît très bien la destination. Oh ! Riche ou fauché, c'est le concept de notre podcast et le tirage au sort a été sans à peine. Il n'y a pas de budget pour lui, il va être fauché pendant tout le voyage, mais bizarrement, il a l'air plutôt serein. Bonjour Lugan.
- Speaker #1
Bonjour Stéphane. Alors oui, fauché, mais absolument pas un canon. Parce que le Pérou, c'est un pays où l'argent aide bien sûr, mais où la curiosité, la patience et puis les rencontres aussi, elles comptent tout autant. C'est des marchés, des bus, des chemins à pied, des repas simples et surtout des gens incroyables. Et franchement, je vous le dis, avec un petit budget, on peut vivre un grand Pérou. Et j'ai pas mal de bons plans à vous partager.
- Speaker #0
Bon bah tant mieux, parce que de mon côté, j'ai décidé de voyager avec du confort, du temps dédié, parfois un peu de luxe. On va parcourir le même pays, mais pas toujours par les mêmes chemins. En tout cas, riche ou fauché, le Pérou nous attend. Nous voici au Pérou et comme souvent, tout commence par Lima, c'est une capitale immense, étendue, parfois déroutante. Il n'y a pas de carte postale immédiate, on a le ciel qui est souvent voilé, la circulation dense, la ville qui est bruyante. Lima, c'est vraiment le Pacifique qui cogne contre les falaises, des quartiers élégants qui regardent l'océan, d'autres un peu plus populaires qui vibrent jour et nuit. Lugan, toi qui arrives sans budget, comment se passe ce premier contact avec le Pérou ?
- Speaker #1
Alors moi, je fais simple et efficace. Après mon vol en classe éco, mon sac sur le dos, dès la sortie de l'aéroport, j'ai pris un taxi collectif pour Barranco. Les klaxons, les vendeurs à chaque feu rouge, les façades un peu fatiguées, les couleurs passées par le soleil. J'ai déposé mes affaires dans une auberge simple, le Cocopelli Hostel Barranco. C'est rien de dingue, c'est sûr, mais c'est bien placé. C'est à deux pas du Puente de los Esperos et des principaux points d'intérêt. Ensuite, je me suis approché des falaises. Et le Pacifique... est là, immense, un peu gris, un peu sauvage. Et après, on voit le soleil qui commence à descendre, les surfers qui rentrent, t'as sent la friture, le maïs grillé, la street food. J'ai encore rien visité, mais je suis déjà vraiment au Pérou.
- Speaker #0
Ah, vous savez que ça a l'air plutôt sympathique. L'arrivée a été un peu plus feutrée. Dès la sortie de l'aéroport, il y avait un chauffeur qui m'attendait. On a filé vers Miraflores. C'est un quartier plus calme, plus ordonné, complètement tourné. vers l'océan. Alors je me suis installé dans un beau 5 étoiles, c'était le Sumalima Vignette Collection by ISG. C'est un boutique hôtel très chic, la grande baie vitrée qui donnait sur le Pacifique. On m'a directement apporté un pisco sourd, frais, légèrement acidulé, parfaitement dosé. La mer s'étendait là devant moi. Le voyage commençait doucement.
- Speaker #1
C'est vrai que Lima ne séduit pas immédiatement, parce que ce n'est pas une ville à consommer, c'est une ville à apprivoiser. Et puis ce premier choc un peu brut, c'est aussi une promesse.
- Speaker #0
Une fois ce premier contact passé, Lima commence un peu à se dévoiler. Très vite en fait, on se rend compte d'une chose, on ne visite pas Lima d'un seul bloc. Il y a la ville officielle, celle qui est coloniale, les incontournables bien sûr. Et puis il y a aussi une ville plus discrète qui demande soit du temps, soit du budget pour s'ouvrir vraiment. Alors le gars de toi sans budget, comment t'as découvert Lima ?
- Speaker #1
Moi j'ai commencé par le centre historique parce que c'est impossible de venir à Lima sans y passer. Donc j'ai beaucoup marché autour de la Plaza Mayor, entre la cathédrale, les bâtiments officiels et les rues alentours. Les facettes coloniales sont vraiment magnifiques. Mais ce que j'ai surtout regardé, ce sont les scènes de vie, avec les vendeurs ambulants, les serreurs de chaussures, les employés qui déjeunaient sur le pouce. Ensuite, j'ai visité la cathédrale, je me suis un petit peu perdu dans les ruelles. Je suis entré dans des églises quand les portées étaient ouvertes. Et ce n'était pas un décor figé, c'était une ville qui continuait de vivre dans ses monuments. Et ensuite, je suis redescendu vers Barranco et là, l'ambiance a complètement changé. Il y avait des murs couverts de street art, des galeries accessibles gratuitement, des cafés un peu planqués. Donc j'ai traversé le puente de Los Espiros, je me suis posé un moment et puis j'ai observé. J'ai vraiment dépensé très peu en tout, mais j'ai vu une Lima vivante. vivante, populaire et créative.
- Speaker #0
J'ai aussi commencé par le centre historique, mais j'ai pris une approche différente. J'avais réservé une visite d'idées privées et tout a pris une autre dimension. Les mêmes places, les mêmes bâtiments, bien sûr, mais racontés autrement. La conquête espagnole, les tremblements de terre, les reconstructions successives. Chaque balcon, chaque façade avait une histoire. Ce n'est pas seulement beau, c'était lisible. et puis ensuite... J'ai complètement changé de registre. Je suis allé faire la visite du musée Larco. Là, on quitte la Lima coloniale et on plonge dans le Pérou précolombien. Il y a des milliers de pièces en or, en argent, en céramique. Ça présente aussi, on est dans une ancienne hacienda qui est entourée de jardins. C'est super. Et avec le guide, on a parlé des civilisations anciennes, des rites, des dieux du pouvoir. J'ai terminé la visite par un café dans le jardin du musée. C'était calme, c'était presque hors du temps. Toi, tu as découvert Lima par la marche, l'observation, par la vie quotidienne. Moi, je l'ai observé un peu différemment, le récit, les objets, finalement un peu l'histoire longue. Après Lima, on a quitté la ville, direction le sud. Et là, changement radical de décor, on a la route qui longe le désert, le paysage devient minéral, presque lunaire. Et soudain, l'océan réapparaît, brûle, puissant, indompté. On est vraiment à Paracas. C'est un Pérou que pas beaucoup imaginent en fait. On a du sable, du vent, la mer. et surtout une faune spectaculaire. Lugan, toi, comment t'as vécu cette étape ?
- Speaker #1
Moi, je suis parti de Lima en bus assez tôt le matin. Donc quelques heures de route, le désert tout autour, et puis paracas. Sur place, j'ai embarqué sur une sortie collective en bateau vers les îles Balestas. Donc j'avais le gilet de sauvetage orange, j'avais le moteur qui vrombit, les embruns dans le visage. Très vite, en fait, on a été entouré par le bruit. Il y avait des milliers d'oiseaux, des pélicans, des cormorants, des fous péruviens. Ça criait, ça tournoyait, ça plongeait dans l'eau, c'était vraiment magnifique. En fait, on est passé tout près des rochers vraiment couverts de colonies. Plus loin, il y avait des lions de mer aussi qui paraissaient au soleil, complètement indifférents à notre présence. C'était brut, vivant, impressionnant. Et puis ensuite, de retour à terre, je me suis posé dans une petite adresse locale pour manger un ceviche simple face à la mer.
- Speaker #0
De mon côté aussi, c'était animé, mais l'expérience a été plus calme, un peu plus posée. En fait, j'avais réservé une excursion privée en bateau avec un guide naturaliste. Alors, on est parti plus tôt, donc un peu moins de monde, mais surtout à un autre rythme. En fait, le guide prenait le temps d'expliquer les espèces, les cycles de reproduction, l'équilibre fragile de l'écosystème. J'avais ensuite réservé une chambre à l'hôtel Paracas, qui est parti de Luxury Collection Resort. Donc c'est vraiment, on est à Paracas, avec une grande baie vitrée, ouverte sur la baie, avec ce Pacifique qui bouge, qui respire juste devant. Assez un côté assez intimidant parce que le village n'est pas très loin. Et le luxe ici n'était pas qu'un camp, ce qui était bien, c'était l'espace, l'air marin, un peu la lumière aussi qui changeait à chaque heure de la journée. Après Paracas, on a continué à descendre le long de la côte sud. Le paysage est devenu de plus en plus beau. de plus en plus sec, de plus en plus minéral. Le désert a vraiment pris toute la place. Nazca, c'était notre destination. Ce n'est pas une ville où on s'attarde pour son charme, en fait. Si on vient ici, c'est pour une raison précise. C'est les fameuses lignes tracées dans le désert qui sont uniquement visibles depuis le ciel.
- Speaker #1
Bon, moi, je savais que le cheval en avion était évidemment hors budget pour moi. Donc, j'ai choisi une autre approche. Je suis allé d'abord au Museo Antonini. Un petit musée archéologique simple mais bien documenté qui présente les théories, les techniques de tracé et surtout les artefacts liés aux lignes de Nazca avant même de prendre de la hauteur. Ensuite, je suis monté sur les miradors aménagés le long de la route. Ce n'est pas spectaculaire comme depuis un avion certes, mais on distingue quand même certaines figures. Un bras, une spirale, des lignes parfaitement droites qui filent à l'horizon. Et ce que j'ai aimé, c'est justement ça. On est dans le désert, il fait bien chaud, le vent soulève le sable. Et on regarde ce tracé en essayant de comprendre.
- Speaker #0
De mon côté, j'avais du budget, donc j'ai pu faire le choix du survol à un avion. C'était un avion léger, avec la compagnie Aerodiana. C'est une des principales opératrices locales pour voir les lignes de Nazcal depuis l'ésert. Petit briefing rapide, décollage. Rapidement, on est au-dessus du désert. Le sol se transforme en immense toile, d'une certaine façon, parce qu'on voit depuis le ciel les figures qui apparaissent les unes après les autres. le colibri, le singe, l'araignée. L'avion penche volontairement d'un côté puis de l'autre, comme ça chacun peut bien voir. C'est vraiment impressionnant. Parfois, ça a un côté un tout petit peu vertigineux. Ces lignes, elles ont été pensées pour un regard qui, à l'époque, n'existait pas. On n'était pas dans le ciel. Quand on atterrit, on est à la fois émerveillé. C'est vrai que même si on a eu une vue incroyablement privilégiée, le mystère reste entier.
- Speaker #1
Oui, Richo Fossey, On ne repart pas avec une réponse, mais plutôt avec une question. Est-ce que c'est la nature, l'homme ou bien même les martiens qui sont à l'origine des figures ?
- Speaker #0
Après le désert de Nazca, le paysage a encore changé. On a quitté la côte pour remonter vers les Andes. Alors la route a pris de l'altitude, l'air est devenu plus frais, plus sec. Arequipa est apparue, une ville élégante. On est posé à 2300 mètres d'altitude. Elle est aussi dominée par des volcans absolument majestueux. on l'appelle La Ville Blanche, c'est à cause de la pierre volcanique qui compose une grande partie de ces bâtiments.
- Speaker #1
A Reguipa, j'ai découvert en marchant. Je suis parti de la Plaza de Armas, parce que tout commence là. La cathédrale, les arcades, les palmiers, c'est une atmosphère très calme, presque méditerranéenne. Je me suis ensuite laissé porter dans les rues autour. Il y avait des marchés locaux, des petites cantines, des places où les gens prennent le temps de discuter. Et puis, je suis entré au couvent de Santa Catalina. Donc, l'entrée reste accessible. et ensuite on se retrouve dans un labyrinthe incroyable de ruelles colorées. Il y a des murs rouges, bleus, ocres, des patios silencieux. Et en fait, on oublie complètement la ville autour. Donc j'avais rien réservé, pas de guide. Alors j'ai pu avancer à mon rythme en me laissant surprendre constamment. C'était simple, mais vraiment très fort.
- Speaker #0
C'est vrai que c'était très fort. Moi aussi, j'ai commencé par le couvent Santa Catalina. C'est vraiment incroyable. Alors moi, je l'ai fait avec une visite guidée. Et ce guide, il a permis de... de rendre le lieu vraiment très vivant. Ils racontaient un peu le quotidien des religieuses, leur vie coupée du monde. L'organisation aussi, qui était quasiment autonome dans cette cité fermée. Chaque ruelle, chaque cellule prenait un sens. Ensuite, j'ai enchaîné sur totalement une autre expérience. J'ai sorti de la ville pour aller au Palaboutic Hotel. On est dans un quartier en périphérie d'Ariquipa, le Yanaywara. On est aussi face au volcan. Et depuis la terrasse de l'hôtel, on avait le Misti, qui dominait le paysage, donc le silence, l'espace, la lumière, tout contrastait vraiment avec l'agitation de la vie. Le soir d'ailleurs, j'y ai dîné, une cuisine vraiment très fine, très ancrée dans le terroir local, mais bon, sans ostentation quand même. S'il y a un domaine où le Pérou impressionne immédiatement, c'est la gastronomie. Alors, ce n'est pas seulement une histoire de restaurant, c'est aussi une culture à part entière. La gastronomie, c'est une fierté. nationale. On a les marchés, on a les tables aussi les plus réputées. Cette cuisine péruvienne, elle raconte le pays, les influences, les produits, les paysages. Et à Arequipa, on l'a vraiment très vite compris.
- Speaker #1
Alors moi, j'ai découvert de la manière la plus simple possible par la cuisine du quotidien. À Arequipa, j'ai mangé dans des petites adresses locales, des picanterias, où l'on sert ce que mangent les habitants. Donc je me suis attablé à la Nueva Palomino, une institution locale. Cuisine généreuse, recettes traditionnelles et ambiance populaire évidemment. Le midi, je choisissais presque toujours un menu d'Eldia. C'était copieux, pas cher et surtout très parlant. Un ceviche simple, du riz, du poisson, parfois un rocotto rilegno bien relevé, accompagné d'une chicha morada fraîche. Autour de moi, il y avait des familles, des ouvriers, des employés. Et puis ça parlait fort, ça riait, ça prenait son temps en fait. Cette cuisine-là, elle ne savait pas d'impressionner. mais elle est profondément ancrée dans les régions, dans les saisons et dans les habitudes. Donc c'est par elle que j'ai vraiment compris le Pérou.
- Speaker #0
De mon côté, j'ai exploré la gastronomie péruvienne par la facette un peu plus contemporaine. À Arequipa, je suis allé chez ZigZag. C'est une adresse qui travaille un peu les mêmes produits que la cuisine populaire, mais avec une autre écriture. Les textures, les cuissons, les présentations racontent un peu une autre histoire. D'ailleurs, le chef... explique son lien direct avec les producteurs locaux, l'importance des terroirs. Notamment, on est dans la région volcanique quand on est à Arequipa. Et aussi, il raconte la manière dont la cuisine péruvienne dialogue aujourd'hui avec le monde. Ce n'était pas une cuisine hédétiste, pas du tout. C'était plutôt une cuisine réfléchie, précise, qui prend le temps. D'ailleurs, un plat populaire peut vraiment devenir une expérience gastronomique et ne perd pas son identité.
- Speaker #1
Bon. Je me semblais de poser la question, est-ce que tu as testé toi aussi le kouïchaktando ?
- Speaker #0
Oui, le cochon d'Inde, ça surprend toujours d'ailleurs. On le mange bien croustillant, assez salé, servi quasiment entier. C'est ça qui donne le côté encore plus impressionnant. Je n'allais pas louper ça. On va dire que c'est un plat touristique, en tout cas c'est un plat de fête. Et c'est aussi en ça que j'ai aimé le Pérou. Parfois la cuisine est un peu déroutante, mais elle est là, elle est vraiment ancrée dans la culture locale. Après un réquipard, on a quitté la ville très tôt en direction l'intérieur des terres, vers l'un des canyons les plus profonds du monde, le canyon de Colca. Alors cette route, elle monte rapidement, l'air se raréfie d'ailleurs, les paysages s'ouvrent, on traverse l'altiplaine. des canaux, des troupeaux de la main, des villages isolés. Le voyage en lui-même est déjà une expérience extraordinaire.
- Speaker #1
Alors pour ma part, je suis parti en bus local avant l'aube. Le trajet a été long, un peu rude certes, mais vraiment magnifique. Par la fenêtre, je voyais le soleil se lever sur les montagnes, sur le terrasse agricole, sur les villages encore endormis. Et une fois sur place, j'ai marché autant que possible. Il y avait des sentiers, des belvédères accessibles et surtout ce moment incroyable au lever du jour. quand on voit les condors qui commencent à apparaître. On les voit d'abord de loin, puis ils se rapprochent de plus en plus près, et on les voit planer sans effort au-dessus du canyon. Et là, le silence est impressionnant. On se sent vraiment minuscule face à cet espace immense. Donc j'ai passé du temps à observer, à attendre, sans programme précis. Le canyon de Kolka, je l'ai vécu lentement, à hauteur d'homme, avec cette sensation de nature brute et intacte.
- Speaker #0
De mon côté, tu t'en doutes, j'ai choisi une approche un peu plus confortable, tout aussi spectaculaire. J'avais réservé une excursion privée avec une agence locale, Colcac Trek 2 Days. Ils ont en fait un 4x4 Land Cruiser qui était vraiment rien que pour nous. On s'arrêtait à des points de vue un peu moins fréquentés, là où le bus local ne s'arrête pas. On a aussi pris le temps d'observer, de comprendre la géologie, la vie des villages autour. Et puis après cette matinée, passé dans le canyon, je me suis installé au Colcac Lodge Spa & Hot Spring. C'est un établissement qui est niché au fond de la vallée, donc il y a des sources d'eau chaude naturelle. Et c'est vrai que se baigner comme ça dans l'eau chaude, en regardant les montagnes, les condors, après cette journée en altitude, c'était une expérience assez unique. Le luxe ici, ce n'était pas d'en faire plus finalement, c'était de récupérer, se poser et finalement aussi laisser le paysage venir à nous.
- Speaker #1
En tout cas, l'altitude, on la sentait vraiment. De mon côté, j'ai mâchouillé quelques feuilles de coca. Comme tout le monde là-bas. C'est pas magique, c'est sûr, mais ça aide à respirer et à ralentir. On marche moins vite, on parle moins fort et on regarde plus longtemps. Et j'espère que toi aussi, t'as mâchoillé parce qu'à cette altitude, même le luxe, ça fait pas tout.
- Speaker #0
Après le canot de Colcain, on a continué notre route direction Pouneau, le lac Tiki-Kaka. On est à 3900 mètres d'altitude. Alors le paysage se fait plus lent, presque silencieux. Ce lac, il s'étend, il est absolument immense. Les rares obligent... lui-même à ralentir le pas. 3 900 m d'altitude, ça se ressent vraiment. Et puis, c'est aussi un lieu qui est presque mythique. On dit qu'il est le berceau des Incas. C'est absolument fabuleux. Lugan, sans budget, toi, comment tu as vécu cette étape sur le lac ?
- Speaker #1
Eh bien, moi, quand je suis arrivé à Puno, j'ai tout de suite réservé une excursion simple en bateau collectif. Donc, on a allongé des rivages et puis on a fait un arrêt aux îles Uros. C'est une flottante en roseau qui paraît presque irréelle tant qu'elle se confond avec l'eau. Donc, c'est touristique, oui. Mais ça vaut quand même le détour. Et puis, c'est si coloré, c'est vraiment magnifique. Ensuite, j'ai continué vers une île plus éloignée, comme Taquilé, où j'ai passé la nuit chez l'habitant. Donc, ça fonctionne de façon communautaire. Il y a un bureau à Puno pour réserver, ou bien on peut le faire une fois sur place. Donc, il n'y a pas de confort moderne. C'est juste une pièce simple, un repas partagé. Et puis surtout, ce grand lac tout autour. Donc, la nuit a été froide, certes, mais la lumière du matin, incroyable. C'est beaucoup d'efforts, en fin de compte, pour peu de confort. Mais c'est aussi et surtout une réelle immersion dans le quotidien des habitants du lac. Et c'est ça qui m'a marqué.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est vraiment un moment fort. Moi, j'ai aussi fait la visite des îles Uros. Alors, je l'ai faite avec un guide. C'était vraiment sympa. Mais surtout, en fait, j'ai pris la route très rapidement pour Cusco parce que j'embarquais à bord du Belmont-Anderne Explorer. C'est un des trains les plus luxueux d'Amérique du Sud. Il relie le lac Titicaca à Cusco. Et puis, à bord, tout est pensé pour la contemplation. On a des cabines élégantes, une voiture barre, de grandes baies vitrées. Le train, il est là, tranquille, il ne va vraiment pas vite. On traverse l'Alti Plano, il s'arrête un peu parfois. Les paysages sont absolument dingues. Souvent, des paysages que la route ne permet pas d'approcher, elle est vraiment au loin. Il y a même une voiture d'observation qui est... ouvertes et qui permettent un peu à ceux qui veulent sentir l'air en Inde d'être là un peu plus en direct. Il y avait une autre option que le Belmonda d'Air Explorer, il y avait le Titicaca Train. Alors ça, c'est aussi très sympa et c'est quand même un tout petit peu moins luxueux. Il faut savoir que ce trajet en train, c'est pas seulement un trajet, c'est une traversée. On est là, on regarde, on écoute, on prend vraiment le temps. Après le lac Titicaca et nos périples respectifs, Cusco est apparu. C'est l'ancienne capitale de l'Empire Inca. On est perché à 3400 mètres. Cusco, c'est vraiment une ville dense, minérale, chargée d'histoire aussi. Parce qu'ici, on a les pierres Incas qui soutiennent encore des bâtiments coloniaux. Le passé est vraiment jamais très loin.
- Speaker #1
Alors moi, Cusco, j'ai d'abord ressenti physiquement. Donc l'altitude m'a un peu cueilli. J'ai marché lentement, j'ai pris mon temps. Et je me suis installé dans une auberge simple, le Parihuana Hostel Cusco, à deux pas de la plaza des Armas. Et puis je suis parti explorer la ville à pied. Donc j'ai arpenté les ruelles pavées, j'ai observé les murs incartes parfaitement ajustés. Et j'ai croisé des femmes en habit traditionnel, des vendeurs de jus, des musiciens de rue. Et ensuite, je suis tombé presque par hasard sur une procession religieuse. Des fidèles qui avançaient lentement, les statues portées à bout de bras, les chants, les encens. Et un peu plus loin, je suis entré dans l'église de la Compagnie Iadeges Resus, juste en face de la cathédrale, pour assister à une messe. A l'intérieur, on sentait clairement le mélange entre le catholicisme et les croyances andines plus anciennes. Des symboles chrétiens, mais aussi une autre manière de prier avec la Pachamama. Cusco, je l'ai comprise comme ça. C'est une ville où les couches d'histoire se superposent, mais sans jamais s'effacer.
- Speaker #0
Moi, pour ma part, je me suis installé au Palacio d'Alinca. C'est un hôtel historique aménagé dans une ancienne demeure coloniale. On est au cœur de la ville. Des patios, des murs épais, le silence aussi, même si la ville est animée. On est immédiatement plongé dans l'histoire de Cusco. Ces patios, ces murs, ce silence au cœur de la ville. On m'a servi une petite infusion de plantes andines. C'était fort sympathique. Je suis parti découvrir la ville avec un guide. historien. Et là, j'ai vraiment découvert une ville incroyable. Cusco s'est révélé. On a commencé par Ausha. C'est l'ancien temple du soleil. Les murancas sont encore visibles, parfaitement ajustés. Pas de mortier, des pierres qui sont taillées au millimètre. C'est vraiment incroyable. Et au-dessus, on a les Espagnols qui ont construit l'église de Santo Domingo. C'est vraiment deux mondes qui se superposent. Un peu comme si on ne l'avait jamais vu, c'est vraiment superbe. D'ailleurs, en marchant dans la ville, le guide me montrait les murincas qui sont intégrés aux bâtiments coloniaux. Les pierres aussi polygonales qui s'emboîtent avec une précision incroyable. J'ai même remarqué la célèbre pierre aux 12 angles. C'est vraiment un détail minuscule, mais ça résume vraiment tout le génie Inca. Après Cusco, on a quitté la ville pour descendre dans la vallée sacrée. Très vite, le paysage s'est ouvert. La rivière Urubamba serpe. perpentés entre les montagnes, les cultures en terrasse dessinaient les pentes. L'atmosphère était un peu plus douce. Ici, on sent que les Andes nourrissent encore la vie quotidienne. C'est vraiment une vallée habitée, travaillée, profondément liée à la terre.
- Speaker #1
De mon côté, j'ai découvert la vallée sacrée simplement, en prenant les transports locaux et en marchant beaucoup. J'ai commencé par Pissac, son marché coloré, ses étals de textiles, de fruits, d'objets artisanaux. J'ai flâné longtemps, j'ai discuté avec des vendeurs, j'ai observé les tissages, les motifs, les gestes répétés à un assaublement depuis des générations. Ensuite, je suis monté vers les ruines de Pizak. Les terrasses agricoles sont impressionnantes, parfaitement intégrées à la montagne, et on comprend que la vallée était avant tout un immense grenier pour l'Empire Inca. Ensuite, j'ai poursuivi jusqu'à Olontayntembo, un village qui a gardé son plan Inca, avec ses ruelles étroites, ses canaux d'irrigation encore en fonction. Et puis là, ces pierres monumentales. J'ai dormi après dans une auberge simple, le Hostel Iskay, au cœur du village historique. J'ai mangé local aussi et surtout, j'ai pris le temps. Ici, on ne traverse pas la Vallée Sacrée, on s'y installe un petit peu. Et toi, alors, tu as logé où avec ton budget confortable ?
- Speaker #0
J'avais réservé une hacienda au cœur de la Vallée Sacrée, à Linkatera Hacienda Urubamba. On était là aussi entouré de jardins, de cultures. Depuis la terrasse d'ailleurs, on voyait les montagnes qui changeaient de couleur tout au fil de la journée. Le matin, la lumière était douce, presque laiteuse. Le soir, c'était vraiment plutôt des teintes dorées. J'ai exploré la vallée avec un guide en prenant le temps de rencontrer des artisans, des agriculteurs. On a parlé des techniques de culture, de l'importance du maïs, de la pomme de terre, bien sûr, du calendrier agricole. à Oulay Time Tambour Le guide m'a aussi expliqué le rôle stratégique de cette forteresse qui était à la fois militaire, religieuse, agricole. Ce n'était pas une visite spectaculaire, mais vraiment l'immersion dans un fonctionnement du territoire. Je me suis aussi arrêté. C'était une belle étape dans des boutiques de créateurs. Là, vraiment, l'artisanat traditionnel est revisité de façon contemporaine. Ça fait de très jolis cadeaux, vraiment des pièces uniques qui sont pensées pour durer.
- Speaker #1
Eh oui. Ces paysages ne sont pas seulement beaux, ils sont aussi utiles. Le génie Inca s'exprimait autant dans l'agriculture que dans la pierre.
- Speaker #0
Il y a un moment que tout le monde attend quand on parle d'un voyage au Pérou. C'est un nom qui suffit à faire rêver, parfois même à faire oublier tout le reste du pays. Tout simplement le Machu Picchu. Ce qu'on oublie souvent, c'est que ce lieu ne se résume pas seulement à une photo. Compte, c'est vraiment aussi la manière d'y arriver.
- Speaker #1
Pour moi, ça a été assez direct. J'ai pris le train standard depuis la Vallée Sacrée. Les wagons étaient simples, parfois bien remplis, mais le trajet était déjà superbe. La rivière Urubamba défilait juste à côté, la végétation devenait plus dense, presque tropicale par endroits, vraiment magnifique. Ensuite, à Aguascalientes, il y avait du monde, beaucoup de monde. Des groupes, des sacs à dos, une certaine excitation collective. J'ai pris le bus ensuite pour monter jusqu'au site, puis je suis rentré avec un billet classique. Et là, malgré l'affluence, le choc a été immédiat. La citadelle surgit d'un coup, suspendue entre les montagnes, les terrasses, les pierres, le vide autour. C'est pas une mise en scène, c'est vraiment une claque. Je me suis dépassé lentement, j'ai observé, j'ai attendu parfois que le brouillard se lève. C'était pas calme, mais c'était puissant, vraiment très puissant. Le Machu Picchu, je l'ai vécu sans filtre, brut, presque frontal.
- Speaker #0
De mon côté, l'approche a été totalement différente. C'est un peu coûteux, mais j'ai choisi de rejoindre le Machu Picchu par le Inca Trail. C'est une agence qui a géré ça, elle s'appelle Alpaca Expedition, et elle a géré tout le campement en itinérance sur plusieurs jours. Alors, pendant quatre jours, j'ai marché sur les anciens chemins Incas, des montées assez raides, des cols d'altitude, des forêts... humides, les sites aussi archéologiques qui sont invisibles depuis la vallée et chaque jour, le guide racontait l'histoire des lieux, leurs fonctions, leurs symboliques. Le dernier matin, on s'est levé peu avant l'aube, on a franchi la porte du soleil, l'intipunku et là, le Machu Picchu est apparu doucement dans la lumière du matin. Il n'y a pas de foule, pas encore. C'était seulement le silence, la fatigue aussi un tout petit peu, mais l'impression d'avoir vraiment méritait cette arrivée.
- Speaker #1
C'est vrai que ça a l'air d'une expérience initiatique un peu loin de l'agitation du bus classique.
- Speaker #0
Après les montagnes et les pierrincas, le voyage a encore basculé la direction de l'Amazonie péruvienne. Alors ici, tout change. L'humidité, les sons, la lumière, la forêt qui est partout présente, dense, mouvante. On comprend très vite qu'on n'est plus dans un décor, mais c'est un milieu vivant qui impose un tout petit peu ses règles.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr, ça a été un vrai choc sensoriel. Depuis la ville de Puerto Maldonado, j'ai rejoint le Posada Amazonas, un lodge communautaire situé en pleine forêt, acceptable uniquement en pirogue. Dès qu'on s'éloigne de la berge, la jungle se referme sur nous, les bruits sont constants. Des insectes, des oiseaux, des craquements, et la nuit c'est encore plus impressionnant. On entend tout sans jamais vraiment savoir quoi. Le confort était évidemment très basique, une chambre simple, une moustiquaire, parfois pas d'électricité toute la nuit. mais les journées en revanche étaient incroyable. J'ai fait des marches guidées dans la forêt, j'ai appris à reconnaître certaines plantes et j'ai compris aussi comment les habitants vivent avec cet environnement. Le soir, on partageait le repas autour du feu, on discutait, on écoutait les histoires locales. Donc, c'était pas spectaculaire, mais c'était profondément immersif. Et en fait, avec peu de moyens, l'Amazonie se vit très directement, presque sans filtre.
- Speaker #0
Ah oui, ça a l'air sympa. De mon côté, j'y ai fait un peu différemment. J'ai embarqué à bord d'un bateau-lodge de la compagnie Delphine Amazon Cruise. C'est un bateau à fond plat, seulement quelques cabines à bord. Rien de luxueux en fait, au sens classique, mais un vrai confort par rapport à la jungle forcément. Le bateau avance lentement sur le feu. Ça enfonce un tout petit peu dans les bras secondaires. Et là aussi, chaque jour, on part explorer la forêt. On fait plutôt en pirogue, toujours accompagné par un guide naturaliste. Nos journées, elles ont été rimées par des sorties à en pirogue, des balades à pied. Et puis aussi, ça c'était une expérience absolument dingue, le guide nous a proposé une baignade dans l'embrasse du fleuve. Il nous a expliqué qu'il y a des piranins qui vivaient là, mais que ce n'était pas dangereux. J'ai quand même un peu hésité, mais lui a plongé, il ne semblait pas trop le mort. Alors je me suis lancé, l'eau était sombre, chaude, silencieuse, rien ne s'est passé, je suis toujours là. Mais c'est vrai que ce moment résume bien finalement l'Amazonie. il faut accepté de lâcher le contrôle, les idées préconçues. Et puis le soir, j'étais bien content. Je retrouvais ma cabine. Là aussi, j'étais bercé par les sons de la forêt, comme toi, Lugan. J'ai trouvé ça absolument incroyable.
- Speaker #1
Oui, incroyable. Même rue la nuit, même forêt tout autour, qui peut avoir un côté inquiétant, parce que la jungle reste la jungle.
- Speaker #0
Deux semaines de voyage se sont écoulées. Pour moi, c'était quand même assez rimé. Peut-être un peu trop intense. Toi, t'as mis combien de temps ?
- Speaker #1
Moi, j'ai pris trois semaines tout de même. Les transports étaient plus compliqués et puis j'avais besoin de me poser entre temps.
- Speaker #0
C'est vrai, peut-être qu'on aurait pu chacun augmenter un peu plus notre temps sur place. Après, cette Amazonie qui était quand même particulière, on est reparti. Et l'autre, là où tout a commencé, à Lima. Et ce retour dans la grande ville de Paris. Le capital, après ces semaines de voyage assez extrêmes, a un côté un peu déroutant. On a retrouvé le bruit, la circulation, la foule, mais spontanément, je n'ai plus regardé tout à fait de la même façon.
- Speaker #1
Je suis assez d'accord, moi non plus. Et puis pour moi, cette dernière soirée, elle a été très simple, presque évidente. Je me suis installé à nouveau au Cocopelli Hostel du côté de Barranco, parce que c'est un quartier où on sent bien, sans pression. Donc j'ai marché longtemps, sans but précis. Le soleil descendait sur l'océan, les falaises prenaient une couleur dorée, les surfers sortaient de l'eau. Ensuite, je me suis arrêté à la Bodega Verde, une petite adresse locale, pour manger quelque chose de léger, sans cérémonie. Autour de moi, il y avait des groupes d'amis, des couples, de la musique qui s'échappait des bars. En fait, j'avais pas envie de faire un bilan, juste de profiter. Et ces dernières soirées, je l'ai vécu comme une respiration avant le retour. Avec cette impression étrange d'être à la fois encore en voyage et puis déjà un peu ailleurs.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est vrai que c'est génial. De mon côté, moi je me suis installé dans un bel hôtel à nouveau face au Pacifique. Je suis resté dans le quartier de Miraflores comme à mon arrivée. En fait, c'est au Miraflores Park qui est un hôtel de la chaîne Belmont. En fin de journée, je suis sorti aussi le long des falaises, les sentiers qui longent l'océan. La lumière était vraiment magnifique, c'était assez irréel. Le soir, je suis resté tranquille à l'hôtel, la vue était sur mer, rien d'obstantatoire. C'était une cuisine précise, le resto de l'hôtel élégant. Ça résume bien le pays, les produits peuvent être simples, parfaitement travaillés. Puis revenir à Lima, c'était un peu refermer la boucle. Cette ville n'a pas changé. Nous, je pense qu'on a un tout petit peu changé. Lugan, tu as un dernier conseil à nous donner ?
- Speaker #1
Eh bien, mon conseil, c'est de ne pas vouloir tout faire trop vite. Parce que le Pérou, c'est l'altitude, les distances, des changements de climat constants. En fait, il faut accepter de ralentir, de prévoir des temps d'acclimatation, et surtout dans les Andes. Côté budget, eh bien, on l'a vu, on peut vraiment s'en sortir avec peu, à condition d'utiliser les transports locaux, de manger comme les habitants, et puis aussi d'accepter un confort parfois très basique, il faut le dire. Il faut aussi se méfier des tours trop bien vendues sur place, surtout malheureusement dans les zones très touristiques. Et puis, mon dernier conseil, acceptez l'imprévu. Parce qu'au Pérou, c'est souvent quand on lâche le programme que les plus belles choses arrivent.
- Speaker #0
Tu as vraiment raison, je partage complètement. Je dirais qu'en fait, le budget permet surtout d'acheter du temps, de la fluidité, les transports plus confortables, les guides qui donnent un peu les clés de lecture, des expériences mieux rinées. Mais ça ne dispense pas d'une chose essentielle qui est la curiosité. Même avec un bon budget, on doit rester ouvert, écouter, observer, s'adapter. Et puis en plus, si on accepte de changer le rythme, vraiment le voyage devient plus riche. Et ça vraiment, c'est quel que soit le niveau de confort choisi. En tout cas, merci Lugad pour cette belle aventure ensemble aujourd'hui. On a rassemblé tous nos bons plans dans un carnet pratique. Vous allez le retrouver sur le site. PetitFuté.com dans la rubrique podcast. Et si vous avez aimé, mettez-nous 5 étoiles. Abonnez-vous pour de nouvelles aventures. Parce que riches ou fauchés, vous aurez toutes les clés pour réussir vos week-ends et vos vacances.