Speaker #0Hey salut toi et bienvenue dans ce nouvel épisode de Petite Plume. Avant de commencer j'avais envie de te dire quelque chose. Si tu tends l'oreille tu remarqueras peut-être que parfois mes mots s'en mêlent, que justement je les cherche un petit peu et finalement que le silence s'invite sans prévenir. Ma voix tremblote un petit peu. Alors c'est sûr que je pourrais couper, retravailler, lisser ou montage, mais j'ai choisi de laisser ces petits moments de flottement parce qu'ils font partie de moi. Je ne suis pas une voix parfaite, je suis juste quelqu'un qui a envie de partager, de parler vrai et de créer un espace doux, sans pression, sans filtre. Alors oui, il y aura peut-être des hésitations, des phrases incomplètes. des moments où je ralentis, mais je vais essayer surtout de faire preuve d'authenticité et de te parler avec le cœur. Je te remercie d'être là, de m'écouter au-delà des mots, d'accueillir ma voix comme elle vient, spontanément, un peu maladroite parfois, mais juste moi. Alors je t'invite à t'installer confortablement. Et à... à profiter de cet espace comme un refuge où le silence devient guérison. On peut reprendre là où la plume s'est arrêtée. Aujourd'hui, j'ai envie de te parler de quelque chose qui m'habite profondément, le silence. Pas le silence vide ou pesant, mais finalement celui qui apaise, celui qui soigne. Le silence qu'on fuit parfois, mais... qui une fois accueillie devient un refuge. Alors si toi aussi tu ressens le besoin de faire une pause, de t'éloigner un instant du bruit, des attentes, des injonctions, je t'invite à m'accompagner dans cet épisode. Et on va parler comme d'un allié, d'un chemin intérieur, d'un endroit où on peut enfin souffler avec soi-même. Ces derniers mois, j'ai connu ce silence justement. Mais ce n'était pas celui que j'avais choisi, c'était celui que je subissais. C'était un silence froid, long, presque hostile. Et il y a des silences qui font du bruit, des silences qui réveillent tout ce que tu voulais enterrer. Moi-même, j'étais présente, mais totalement absente. Alors, pour rappel, je ne suis ni médecin, ni psychologue. Je suis juste actuellement dans un processus de guérison et je te dépose ici. les clés, les quelques astuces que j'ai apprises au travers de mes lectures, de mes entretiens psy et surtout de ces longs silences qui m'ont permis de réfléchir différemment. Et puis je finirai cet épisode par te donner quelques conseils que je m'adresse également à moi-même, parce que malgré tous les bienfaits qu'ils pourraient m'apporter, j'ai encore beaucoup mal à les intégrer à mon quotidien. Cet épisode, j'ai décidé de le diviser en quatre parties. La première partie s'intitule « Pourquoi le silence fait peur ? » Je pense que le silence fait peur parce qu'il nous renvoie à un sentiment de vide. Quand nous sommes dans le silence, rien ne vient couvrir nos pensées, nos peurs, nos traumatismes ou même nos questionnements. La société aussi actuelle nous... Ça nous pousse à croire que le vide est insupportable. Moi, pour ma part, le silence a longtemps créé de l'inconfort en moi. Parfois, il en crée encore. Tout simplement car il amplifie ces petites voies intérieures qui me font ruminer et qui me font passer d'un état où je vais bien à l'opposé, à un état anxieux. où je suis angoissée, j'ai un nœud dans le ventre, et mes pensées prennent toute la place, et ça devient vraiment incontrôlable, au détriment même de mon entourage, qui finalement eux-mêmes subissent mon silence, et toutes les incompréhensions qui s'y reflètent. Pour la partie 2, je l'ai intitulée « Ces distractions qui deviennent l'illusion du plein » . Tout simplement car depuis l'enfance, on nous apprend toujours à savoir nous occuper. Et on associe souvent le silence à l'ennui, à l'isolement. Et aujourd'hui, les réseaux sociaux, la télé, les drogues, le travail, même la nourriture sont une forme d'auto-anesthésie. Finalement, on remplit artificiellement et momentanément le vide qu'on a peur d'inventer. On passe des heures à regarder la vie des autres. et on en oublie la nôtre. Mais j'ai cette vague impression où plus moi je remplis ce vide, et plus je m'éloigne du vrai signal que mon corps m'envoie. Que finalement ce silence est un rythme naturel, et qu'il est essentiel pour que je puisse recharger mes batteries, et me reconnecter avec moi-même. Du coup pour la partie 3, la solitude. ennemie ou messagère ? Je te laisse un petit temps de réflexion pour te poser cette question. Je veux juste te dire que notre cœur, notre esprit, notre âme sont à la recherche constante de sens, de lien, de calme et de vérité. Et chaque jour qui passe, j'apprends que le silence n'est en réalité pas un vide. Il m'oblige juste à m'écouter, à écouter ce que je fuis. et à revenir aux choses concrètes, à l'essentiel. Alors c'est sûr qu'il peut faire peur, mais plus on l'apprivoise, et plus il nous est facile de vivre avec ces moments de silence, car ça devient un besoin et une nécessité. Et c'est dans ces moments où moi je me rends compte que je suis fatiguée, que je m'oublie, que certaines personnes ne m'apportent pas la paix. que j'ai besoin de renouveau, de changement. Donc oui, pour ma part, le silence n'est pas un vide, il est au contraire plus de vérité enfouie, de moments propices à la douceur. Enfin, pour cette dernière partie, j'aimerais te partager comment créer du silence dans une vie agitée. Je sais qu'on n'a pas tous la possibilité de s'isoler longtemps, mais on peut prendre quelques minutes sans téléphone par exemple. Et je crois sincèrement que le silence peut guérir certains maux. Maux, M-A-U-X. Pas immédiatement, mais associé avec de la patience, il peut nous aider à revenir à l'essentiel, à ralentir, à écouter nos besoins et à comprendre nos émotions. Tu peux par exemple prendre un carnet et juste y déposer les mots qui te traversent l'esprit, y raconter ta journée, juste prendre le temps de respirer, non pas parce que c'est vital, mais parce que ça peut apaiser ton rythme cardiaque, comme une grande bouffée d'oxygène. Tu peux aller marcher sans musique ni distraction, juste toi et tes pensées, ne pas les fuir, c'est le plus important. En voiture aussi, j'ai remarqué que c'était un bon moment pour prendre des moments de réflexion. Rien n'écouter, pas de radio, pas de musique. Juste observer, être dans le moment présent. En résumé, je pense que le silence ne résout pas tout, mais il peut ouvrir des portes. Offre-toi juste un peu de silence, pas pour fuir mais pour te retrouver. Et si tu traverses une période difficile, sache que tu n'es pas seul et que parfois tu n'as pas besoin de tout comprendre ni de tout expliquer, encore moins de tout contrôler. Apprends à lâcher prise, apprends à apprécier ces moments de silence. Je te remercie de m'avoir écouté. Si ce podcast t'a parlé, alors garde-le comme... Un petit souffle pour les jours où tu as besoin de douceur. Je te dis à très bientôt j'espère et en attendant, laisse un peu de place au silence, il a sûrement quelque chose à te dire. Bye !