Speaker #0La vie est un phénomène unique en son genre. C'est même la seule expérience que vous connaîtrez alors. Autant la rendre grandiose. Je suis Margot, âme multipassionnée, fascinée par la beauté du vivant et les mystères de l'existence. Phénomène à l'existence est autant un plaidoyer qu'une exploration de ce qui fait notre particularité, ici, au milieu de l'univers. Mais aussi, une invitation à prendre de la hauteur. à regarder différemment, à questionner l'évidence. Âmes sensibles et multiples, ne vous abstenez pas. Ce podcast est pour vous, ainsi que pour les personnes curieuses du monde et d'elles-mêmes, émerveillées par la nature, en quête de beauté, de sens et d'humanité. Ici, on tisse des liens entre science, nature, création, santé, philosophie, sensorialité, épanouissement. C'est une manière pour moi d'honorer tout ce qui m'anime et d'en partager la richesse. A travers des voyages sonores immersifs, des récits personnels, des rencontres inspirantes et des réflexions guidées par l'émerveillement, je vous propose d'explorer ce qui rend notre existence si phénoménale et comment en exploiter tout le potentiel. Prêt à embarquer pour un voyage transformateur ? Bienvenue dans Phénoménale Existence. Tu as un corps capable de se mouvoir et de faire une quantité de choses. Tu as des mains capables de fabriquer. réaliser, ressentir plein de choses. Tu as un esprit capable d'imaginer, de comprendre et de formuler une multitude de choses. Tu as une âme capable de ressentir et donner une infinité d'émotions. Nous sommes des êtres composites qui héritons de centaines de milliers d'années d'évolution. Chacune de ces dimensions a été bâtie, affinée à travers nos ancêtres. Mais pour jouir de ces privilèges, Nous devons nous servir de ces dons, de ce que la nature nous a offert. J'ai ressenti assez jeune que j'étais, et donc que l'être humain, était composé de plusieurs sphères. Je les catégorisais ainsi un esprit, un corps, des mains, et puis un cœur ou une âme, ça dépend comment on voit les choses, et que, pour me sentir complète, il fallait que je les sollicite toutes. Quand j'ai constaté ça à dos, j'avais encore rien lu sur le sujet. C'était quelque chose que j'avais moi-même expérimenté et que j'ai nommé, que j'ai identifié en prenant du recul un peu sur ce que j'aimais. J'avais besoin de danser, de chanter, d'apprendre, de jouer, d'échanger, de rire, de faire des choses avec mes mains, d'être au contact de la nature, de sentir, goûter, écouter, toucher. Bref, en le décrivant, ça ressemble à une vie d'enfant classique. Avant que les écrans ne prennent trop de place, c'est clair. Mais qui a tendance à partir en vieillissant. Or chez moi, c'est rester parce que j'y ai vraiment tenu. C'est pour cette raison que j'ai toujours eu du mal à faire des choix d'orientation. Car choisir une discipline, c'était pour moi quelque part choisir une sphère et renoncer aux autres. C'était assez binaire encore dans ma tête, mais par exemple choisir la danse, qui était ma passion vraiment de l'époque, c'est toujours le cas, mais c'était la première. dans mon cœur, c'était choisir la sphère physique et délaisser les autres. Choisir des études scientifiques, c'était choisir l'esprit et délaisser les autres. Et en me projetant dans ces trajectoires, je voyais mon monde se déséquilibrer. Car pour moi, la nécessité de solliciter les différentes sphères de mon être était et est toujours la condition nécessaire pour que je me sente complète. Et quand je me sens complète, je me sens bien. Je me sens en pleine possession de mes moyens, pleinement vivante, pleinement là où je dois être. Quand je me dis que le hasard nous a conçus avec tout ça, que nous nous situons en plus à une période suffisamment avancée de notre histoire où nous pouvons profiter de toutes les évolutions biologiques cumulées, que les capacités de toutes nos sphères sont inouïes, ce serait quand même vachement dommage de ne pas essayer de les exploiter le plus possible et de voir ce qu'on peut en faire avec l'unicité propre. de chacun. Et à cela s'ajoute en plus l'enjeu au XXIe siècle de les exploiter dans le bon sens, parce que c'est facile de s'éparpiller et de faire n'importe quoi dans chacune de ces sphères, mais par contre ça n'aura pas du tout les mêmes effets sur l'ensemble de notre être, de notre bien-être, et ça on en parlera plus tard. Et en plus, même si de toute évidence on ne pourra jamais aller jusqu'au bout de ces potentiels-là, c'est dire tout ce qu'on rate, à ne pas tester. Parce que ne pas tester, c'est mettre tous ces potentiels-là à la poubelle d'emblée. Si on fait un petit retour arrière dans l'histoire de l'humanité et l'évolution des concepts philosophiques notamment, on se rend compte de la hiérarchie qu'il pouvait y avoir entre ces sphères. Vous avez tous entendu parler, j'imagine, du dualisme entre le corps et l'esprit. Ce concept philosophique qui affirmait que l'esprit, par essence immatériel, ne pouvait trouver sa source dans un corps physique matériel. C'est Platon, puis Aristote, son disciple, qui sont les premiers à avoir formulé ces théories, sans donner au départ le terme dualisme qui a été attribué bien plus tard par d'autres penseurs, j'ai pas les noms en tête mais j'ai vu cette information-là. Des siècles plus tard, au XVIIe notamment, Descartes alla plus loin, en formulant la célèbre phrase, cogito ergo sum, je pense donc je suis. Par cette phrase étendard que tout le monde connaît, il voulait exprimer le postulat selon lequel on ne peut être sûr que d'une chose, de l'existence de soi-même comme d'un sujet pensant. C'est-à-dire que d'un côté il y aurait l'esprit, immatériel et libre, et de l'autre il y aurait le corps, une simple machine mécanique soumise à des lois physiques. Et il serait impossible de déterminer comment ces deux entités des sens opposés peuvent interagir. A peu près à la même période, Spinoza se positionne contre la théorie de Descartes en proposant que le corps matériel et la pensée immatérielle ne sont en fait que deux attributs, deux états différents d'une même entité. Aujourd'hui, proche de cette théorie de Spinoza et fort de toutes les approches disciplinaires, on pourrait dire que la pensée trouve sa source dans des phénomènes matériels mais physico-chimiques, tels que les neurones et les connexions qui les relient, que l'on appelle les synapses. et qui sont issus tous deux d'une coévolution très longue du corps et du cerveau. Le cerveau et donc la pensée qu'il génère prend place dans le corps et ne saurait exister indépendamment. Je crois qu'on est tous d'accord avec ça, même si peut-être que dans un futur plus ou moins proche, on pourrait externaliser les pensées de quelqu'un, tout le cerveau, toute la matière neuronale dans une machine. Ce n'est peut-être pas encore le cas, c'est plus de la science-fiction, mais pour l'instant, on ne peut pas... faire exister le cerveau indépendamment du corps. Cependant, on conviendra tous que la création de tant de complexités demeure encore énigmatique, car on ne parvient pas à rentrer dans le cœur du réacteur. Contrairement à un disque dur, qui est, je trouve, la meilleure image pour parler du cerveau, contrairement à un disque dur qui encode des données que l'on peut retrouver et tracer, le cerveau, lui, il encode et crée des pensées dont on ne peut vraiment visualiser la matière. On sait où l'info est encodée, dans quelle l'air du cerveau, mais on ne peut pas la lire à moins d'être la personne qui possède ce cerveau et c'est très limité. Bon, après cette petite aparté philosophique et historique, le but de cet épisode n'est pas de savoir comment se forme la pensée, ni de retracer l'historique complet du lien entre corps et esprit, mais plutôt de parler justement sans hiérarchie. Et c'est vraiment là tout le propos de mon épisode, vous l'aurez compris. Sans hiérarchie de ces sphères que l'on possède tous, qu'importe leur origine, parce qu'on s'en fout, le principal c'est ce qu'on ressent et ce qui est là. Je crois profondément qu'on ne peut pas pleinement s'épanouir ou s'accomplir en tant qu'humain si nous ne sollicitons pas positivement chacune de ces dimensions. Et ce n'est pas un hasard, car chacune de ces sphères constitue une composante vitale qui doit être correctement alimentée chez l'être humain. afin qu'il se développe normalement, qu'il soit en pleine santé, sans carence de toutes sortes, sans troubles psychologiques ni physiques, et ainsi de suite. En considérant cette approche holistique de l'être et de sa santé, on part du principe qu'un être humain est composé de ces différentes sphères. Alors, je vais vous citer les cinq sphères qui reviennent régulièrement quand on fait des recherches sur ce sujet, notamment dans l'approche holistique de santé. Donc on a d'abord la sphère physique, on a la sphère intellectuelle ou mentale, la sphère émotionnelle, la sphère spirituelle et enfin la sphère énergétique. Pour entretenir la sphère physique, peut-être la plus évidente, ça signifierait choisir une nourriture de qualité, bien respirer, bien dormir, faire de l'activité physique régulièrement, utiliser de bons produits d'hygiène, bref, vous voyez tout ce qui touche au corps. Pour entretenir la sphère intellectuelle ou mentale, Ça serait sélectionner scrupuleusement la nourriture de notre cerveau, donc tout ce qu'on lit, écoute, regarde, faire travailler les différentes aires cérébrales, même sans vraiment le savoir, en faisant travailler la mémoire, le calcul, la coordination, les sens et les réflexes, et bien on stimule les zones appropriées dans le cerveau mais de manière toujours majoritairement agréable pour soi avec une notion d'effort relative. Pour la sphère émotionnelle et bien ça peut être en lien avec les relations, le lieu de vie, la sphère professionnelle aussi et des pratiques artistiques. Donc sélectionner nos relations en fonction du bien qu'elles nous procurent, trouver des pratiques artistiques qui nous font ressentir de la joie ou bien qui nous aident à canaliser des émotions plus basses, rire, le rire est vraiment fondamentales, choisir un cadre de vie qui nous nourrisse, De même qu'une activité pro qui soit source d'épanouissement, ça aussi c'est vraiment la base de toute cette sphère. La sphère spirituelle n'est pas un doublon de la sphère intellectuelle. Elle parle plutôt d'un besoin de reliance, un besoin de sens et d'une quête supérieure à soi. Et elle peut se nicher dans la croyance, qu'elle soit religieuse ou laïque, on n'est pas obligé de croire en un dieu, mais en tout cas à quelque chose qui est supérieur. Et ici, c'est à chacun d'y trouver ce qui lui convient le mieux, sans s'enfermer dans un cadre toxique évidemment, toujours en restant souverain de son existence. Enfin, la sphère énergétique est plus subtile, invisible mais perceptible, et peut être vue comme la somme des autres sphères. Si toutes les autres sont choyées comme il le faut, alors la sphère énergétique en ressortira positivement impactée. Elle est aussi directement influencée par le degré de connexion à la nature, à la terre, aux éléments, au soleil, aux ions négatifs, aux animaux. Vous voyez toutes ces choses qui peuvent vraiment entretenir la sphère énergétique très subtile. et que certaines personnes parviennent à capter et d'autres ont plus de mal avec ça. Apparemment ça se travaille. Mais je pense qu'on est tous d'accord pour dire que faire une balade en forêt calme même les plus anxieux de nous. Donc là j'ai cité les sphères indépendamment les unes des autres, mais ce qui est beau aussi c'est que ces sphères s'entretiennent les unes les autres. Prenons juste pour exemple le cognitif et le physique. Le mouvement physique, au-delà d'être bon pour le corps lui-même évidemment, et aussi un exercice cérébral puissant, encore plus si on continue sans cesse d'appliquer ces préceptes que sont la nouveauté, la variété, le challenge et la répétition. Dans ce cas-là, il n'y a plus de dualisme corps-esprit. Je pense donc je suis peut-être, mais également je bouge donc je pense. Et ça, c'est vraiment super important à notre époque de comprendre que nous ne sommes pas qu'un esprit dans un corps mécanique. Et ceci n'était qu'un exemple de toutes les interdépendances. qui existent entre nos sphères. C'est un peu le principe des vases communicants, j'ai l'impression, où tout est perméable. Mais ça marche dans le bon sens comme dans le mauvais. Car en alimentant mal ces sphères, elles communiquent aussi entre elles, mais avec des conséquences pour le coup inverses. Et nous le constatons globalement à notre époque, il y a tendance à mettre à mal toutes ces sphères et à poser un voile sur tout le potentiel en germes que nous abritons. Et c'est vraiment extrêmement dommage. Je vais vous citer quelques exemples. Excès de sédentarité, de passivité du corps, de plus en plus avec les écrans LIA, passivité aussi de l'esprit qui n'a plus l'occasion de se challenger car il peut tout avoir en un clic. Nourriture alimentaire de piètre qualité et consommée sans conscience qui n'alimente ni la sphère physique ni la sphère cognitive qui prend sa source dans le corps, comme on l'a vu plus tôt. L'usage des mains pour le fait maison ou d'autres créations est externalisé. du fait de l'industrialisation de masse tant au niveau alimentaire qu'au niveau des meubles et objets, on fait beaucoup moins de choses que nos grands-parents, ce qui est aussi quelque part évidemment un gain de temps énorme, mais il y a quand même un juste milieu entre tout déléguer et tout faire. Et je ne pense pas que ça nous serve de tout déléguer non plus. Les relations profondes sont diminuées, il y a une perte de sens au travail, il y a une explosion de violence en tout genre. Il y a aussi une déconnexion prouvée scientifiquement de la nature, des éléments. Et là j'ai vraiment eu une image quand j'ai écrit ça, comme si on était enveloppé d'une couche isolante en permanence qui nous coupe de toute l'énergie du vivant. Et c'est fou, ça nous isole complètement de tout, des humains comme du reste du vivant et c'est terrible. Il y a aussi évidemment une explosion constante du stress qui affecte toutes les sphères et je pourrais poursuivre la liste indéfiniment. Attention, je ne dis pas que c'est une généralité mais une forte tendance. qui est en train d'être transmise aux enfants et c'est là que le bas blesse parce que les enfants, c'est la suite de la société. Je ne vois pas comment éviter le problème si ce n'est pas en évitant ça aux enfants. Évidemment que c'est un sujet éminemment politique et que beaucoup de ces personnes qui afficheraient ce type de comportement en sont les victimes. Bon, cet épisode n'est pas politique, vous aurez compris que c'est difficile de lutter à ce niveau-là, mais on essaie de faire ce qu'on peut à notre échelle. Pour en revenir au sujet principal, pour ma part, je me sens complète et entière quand dans un laps de temps donné, j'ai pu... Stimuler mon esprit, l'aiguiser par des lectures, des réflexions, des questionnements, des discussions. Bouger mon corps, danser, être en mouvement esthétique ou bienfaisant, vivre la musique d'une manière ou d'une autre, créer quelque chose avec mes mains et ma tête, écrire, photographier, cuisiner, fabriquer, faire de la musique. Rire et faire la pite roulant fin, jouer de moi, me théâtraliser. Partager des moments relationnels de complicité, de rire, de discussion enivrante avec d'autres personnes. porter tous par une euphorie géniale, transmettre des connaissances qui me passionnent avec pédagogie, être au contact de la nature, solliciter mes sens et vivre des expériences esthétiques. C'est mon équation parce que je l'ai mentalisée, j'ai réfléchi, j'ai pu poser des mots dessus. Chacun aura ses propres équations. Et d'ailleurs, je trouve qu'il est même pertinent d'assigner, si on veut vraiment faire un travail sur soi, sur tous ces aspects-là, d'assigner à chaque activité. que l'on aime, une sorte de fréquence d'occurrence qui représenterait la parfaite répartition des activités pour être bien soi-même. Donc par exemple pour ma part, j'ai pas forcément besoin d'être en nature tous les jours pour me sentir rassasiée, mais plusieurs fois par mois de façon qualitative et vraiment avec un contact très très très proche et immergé. En revanche, j'ai besoin de bouger au moins tous les deux jours sinon moralement je périclite quoi. Donc Vous avez compris l'idée. En déterminant ces ratios de temps, on apprend à mieux se connaître et grâce à ça, on se rapproche un peu plus de notre équilibre propice à notre épanouissement. Et c'est vraiment une histoire personnelle. En parallèle, pour poursuivre sur mon exemple personnel, si j'ai fait le choix de la naturopathie dans ma vie, c'est aussi pour son approche globale qui parle tant à ma vision et ma personnalité. C'est une approche automatique que j'ai maintenant en toile de fond et qui fait que j'essaie d'alimenter correctement toutes mes sphères. Donc par exemple, Je choisis de la nourriture de haute qualité pour mon corps, que je fais moi-même la plupart du temps maison. Je fais du sport et je varie les activités physiques, je fais de longues nuits. D'ailleurs, j'ouvre une parenthèse. Concernant l'alimentation et forte de mes 10 années sans consommer de sucre raffiné, j'ai écrit La Révolution Gourmande, un guide de recettes crues, sans sucre raffiné, sans gluten, vegan, simple, pour se faire plaisir tout en faisant du bien à son corps. Et dedans, il y a plein de recettes parfaites pour Noël, plutôt sucrées mais sans sucre raffiné évidemment, des boissons aussi. Donc si ça vous interpelle, vous trouverez le lien vers le e-book dans la description de cet épisode. Le prix est vraiment très attractif, c'est 90 pages de théorie, de recettes, donc vraiment très intéressant aussi si vous voulez changer votre quotidien alimentaire. Fin de parenthèse. Pour la sphère mentale, je continue à lire, écrire, apprendre de nouvelles choses, challenger mon cerveau. J'ai des pratiques artistiques, je crée, j'ai des relations sereines, je choisis et même crée ma propre voix. J'ai une forte connexion avec plus grand que moi, même sans croire en un dieu. Et j'entretiens la part mystique de la vie, la preuve avec ce podcast. Je me connecte à la nature, aux éléments, bref. Attention encore une fois, je ne dis pas que c'est toujours équilibré, que c'est permanent, parce que j'ai l'habitude et que c'est automatique. Non, non, pas du tout. Il y a aussi des points qui pêchent évidemment, puisque tout est mouvement, tout est changeant. Mais c'est là que c'est intéressant pour tout le monde, c'est que comme j'en ai conscience, je peux rectifier le tir et ça me permet toujours de savoir ce qui ne me convient pas et ce qui m'est essentiel. Donc retenez ça vraiment, que ça peut être intéressant de vous poser des questions, d'essayer de vous connaître. de vous poser un petit peu pour savoir tout ça. Mais à la fin, je vous aiderai à vous poser des questions, ne vous inquiétez pas. Ce besoin que j'ai de solliciter toutes les sphères se retrouve aussi dans mes intérêts si vastes, même s'ils sont quand même réunis par un fil conducteur. Et ce besoin de toucher à plusieurs sujets sans avoir envie d'être ultra spécialiste. En fait, je trouve assez triste les ultra spécialistes, en sport notamment, les champions qui deviennent certes des icônes, pour ceux qui réussissent en tout cas, dans leur discipline. mais qui délaissent tant d'autres aspects pour tenter de rentrer dans l'histoire pour des records qui sont, soit dit en passant, une pure invention humaine. Je ne pense pas que dans le règne animal il y ait des compétitions à ce niveau-là, enfin il y a des compétitions entre les mâles, mais pas à ce niveau de record et de performance ultime. En fait, ce n'est pas tant que je n'ai pas envie d'être ultra spécialiste, parce que parfois, la plupart du temps même, quand je m'intéresse à un sujet, j'y vais vraiment en profondeur et je creuse, je creuse, je creuse, pendant parfois quelques années. Mais le truc, c'est qu'ayant une durée de vie limitée, je n'ai pas envie de passer trop de temps sur une discipline, parce que du coup, je me dis, mais les autres, les autres, les autres, j'ai besoin aussi de les creuser autant que ça. Donc ce n'est pas un rejet de l'ultra spécialisation, c'est juste un rejet. de l'ultra spécialisation dans un laps de temps de vie assez limité. Parce que sinon, j'aimerais être spécialiste de tous les sujets qui me passionnent, évidemment, mais pour ça, il faudrait 500 ans, quoi. Voilà la petite clarification. Et je pense que les nombreux passionnés dans l'audience se reconnaîtront dans ce descriptif-là. À l'inverse, je trouve aussi inconcevable que des personnes ne fassent travailler que leur intellect en délaissant complètement leur sphère physique. partant du principe que leur corps n'est qu'un véhicule mécanique. Et j'ai croisé des personnes comme ça, des personnes brillantissimes évidemment, mais pour le coup, elles oubliaient complètement leur corps, et même si, ok, elles ne veulent pas faire de sport, et bien même en termes alimentaires, c'était vraiment la catastrophe. Donc je trouve ça extrêmement dommage, et surtout, selon moi, c'est un déséquilibre qui n'est pas pérenne, et qui peut s'avérer handicapant à terme pour ces personnes. Comme on le sait, la fonction fait l'organe, et si tu ne te sers pas de cet organe, il meurt. On ne sait pas au bout de combien de temps il meurt, mais en tout cas, il va s'atrophier avec le temps et ça ne sera pas du tout positif en fin de vie. Ce que je trouve plus juste, plus complet, c'est que des scientifiques soient aussi des artistes, que des sportifs puissent aussi théoriser sur leur pratique. Vous voyez un peu l'idée. Pour ma part, je préfère être bonne dans plusieurs sujets plutôt qu'une experte dans un sujet, si ça implique que cette expertise me coupe des autres. Vu autrement, je me vois comme une experte des croisements. une experte de la globalité pour des sujets en lien avec le vivant. C'est pas une expertise verticale, mais plutôt horizontale, et ça résume vachement bien ma nature exploratrice, donc je préfère ça, parce que c'est ma nature tout simplement. Et si on extrapole aussi ce besoin de variété à d'autres domaines, eh bien en musique et en danse c'est pareil, j'ai besoin de varier, de toucher à beaucoup de disciplines et de genres musicaux, déjà parce que ce sont mes deux premières passions. Et ce besoin de toucher à plusieurs genres de danse et de musique, pour moi c'est une manière de trouver ma singularité aussi au croisement de tout ça, de goûter à différentes textures, sensations aussi qui sont différentes et toujours intenses pour chaque genre musical et chaque type de danse. C'est aussi quelque chose que j'applique en sport, je fais des sports essentiellement en solitaire, pas des sports collectifs je veux dire. Et pareil, je varie aussi énormément parce que non seulement en sensations c'est différent, et puis en bien-être ça apporte aussi des effets différents qui se complètent. Et puis ça me permet de solliciter différents aspects du corps. Donc en fait c'est comme si à l'intérieur même des catégories, par exemple la sphère physique, j'ouvre encore une catégorie dans laquelle je mets différents types de mouvements qui vont aussi toucher à différentes sphères du cerveau. et aussi différentes sphères de la sphère physique à développer, que ça soit les muscles, le squelette, les os, les tendons, et ainsi de suite, la souplesse. Donc c'est finalement une histoire à tiroir, cette variété, et c'est marrant parce que je me rends vraiment compte qu'elle concerne beaucoup, beaucoup, beaucoup d'aspects de ma vie et de mes intérêts, donc c'est vraiment marrant de voir ça sous ce prisme-là. Voilà donc comment j'ai créé un pont entre le sentiment d'être complète et ma santé. en sollicitant positivement toutes mes sphères. Et je veux te proposer de mentaliser tout ça aujourd'hui pour ton propre cas. Prends des notes et tâche de répondre à ces questions. As-tu aussi ce besoin de solliciter ces différentes sphères ? As-tu le sentiment de les entretenir à leur juste valeur ? Mais le plus important, te sens-tu équilibré ? Ou y a-t-il un aspect que tu délaisses et qui te donne une sensation de frustration, d'incomplétude ? Au contraire, si tu es ultra spécialiste au monotâche, comment le vis-tu ? N'hésitez pas à me répondre en commentaire ou sur les réseaux, Instagram ou Substack, ça me fera vraiment plaisir d'avoir vos points de vue et commencer à interagir avec vous. C'est ça qui fait le sel de la vie. Bon, vous aurez remarqué que je voudrais alterner entre le vouvoiement et le tutoiement dans cet épisode, parce que quand je dis vous, je ne vouvoie personne, c'est juste que je m'adresse à plusieurs personnes. Et quand je dis « tu » , c'est justement que ça m'est venu comme ça, et donc je me sens un peu plus proche de chaque individu. Mais voilà, ça revient au même. On en arrive à la fin de cet épisode. Après tout ça, j'espère que « tu » te diras que l'ensemble de ton être est phénoménal, et que tu te dois de l'honorer. Merci d'avoir voyagé avec moi dans cet épisode de Phénoménale Existence. 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