Speaker #0La vie est un phénomène unique en son genre. C'est même la seule expérience que vous connaîtrez alors. Autant la rendre grandiose. Je suis Margot, âme multipassionnée, fascinée par la beauté du vivant et les mystères de l'existence. Phénomène à l'existence est autant un plaidoyer qu'une exploration de ce qui fait notre particularité, ici, au milieu de l'univers, mais aussi une invitation à prendre de la hauteur. à regarder différemment, à questionner l'évidence. Âmes sensibles et multiples, ne vous abstenez pas. Ce podcast est pour vous, ainsi que pour les personnes curieuses du monde et d'elles-mêmes, émerveillées par la nature, en quête des beautés, de sens et d'humanité. Ici, on tisse des liens entre science, nature, création, santé, philosophie, sensorialité, épanouissement. C'est une manière pour moi d'honorer tout ce qui m'anime et d'en partager la richesse. A travers des voyages sonores immersifs, des récits personnels, des rencontres inspirantes et des réflexions guidées par l'émerveillement, je vous propose d'explorer ce qui rend notre existence si phénoménale et comment en exploiter tout le potentiel. Prêt à embarquer pour un voyage transformateur ? Bienvenue dans Phénoménale Existence. Bonjour, bienvenue. Dans cet épisode, j'aimerais vous montrer à quel point la phrase « rien ne se perd, rien ne se crée » tout se transforme, s'applique à votre propre corps physique. Si vous vous souvenez de vos cours de physique et de SVT, j'espère, vous savez que toute la matière en et autour de nous est composée d'atomes. Jusque là, tout va bien. Et en fait, au départ, dans l'Antiquité je crois, certains philosophes qui étaient aussi scientifiques, parce qu'ils étaient tous à l'époque, ont soutenu l'idée que la matière était composée de petits grains indivisibles. Et en fait, ils l'ont nommé Atom parce qu'ils pensaient qu'on ne pouvait pas découper à l'intérieur, qu'on ne pouvait pas aller plus petit. Donc Atom en grec, le A privatif, Tom, ça veut dire découper. Donc insécable, des particules insécables. C'est du moins ce qu'ils pensaient à l'époque, puisque bien plus tard, avec les avancées scientifiques, l'invention des microscopes, Les scientifiques ont découvert que l'atome déjà été composé aussi d'un noyau autour duquel s'agitaient les électrons. Donc ça, vous êtes aussi censés le savoir, puisqu'on a quand même pu bénéficier de ces enseignements à l'école. Donc au lycée, on s'arrête, on va dire, plutôt aux noyaux, aux électrons, aux protons, aux neutrons. Mais par contre, c'est vrai que si on se spécialise un petit peu dans ce sujet, on découvre qu'en fait, il y a encore un autre monde à l'intérieur même. de ces éléments-là, autour de ces éléments-là, encore plus minuscules, et là on s'approche vraiment de l'infiniment petit. Donc vous avez sûrement aussi entendu parler des neutrinos, des quarks, des leptons, des boussons, notamment le boson de Higgs, qui est considéré comme l'élément... C'est difficile de nommer ça, est-ce que c'est un élément, est-ce que c'est une source d'énergie ? C'est assez difficile quand on est novice. comme c'est mon cas, mais en tout cas le boson de Higgs serait l'élément le plus minuscule qui compose la matière, mais je pense qu'il y aura encore d'autres découvertes, c'est toujours d'actualité. Donc parenthèse fermée, on va s'arrêter aux atomes, parce qu'au-delà, il faut vraiment être un expert, c'est pas du tout mon cas, même les atomes c'est pas non plus mon domaine d'expertise, on est d'accord, mais je vais rester sur du basique. et juste reprendre les atomes comme étant les éléments, on va dire, complets, les plus primordiaux, les plus basiques, et qui composent tout ce qu'on connaît aujourd'hui, toute la matière. Donc ces atomes sont apparus grâce à des conditions physico-chimiques favorables dans les premiers, on va dire, millions d'années de l'univers, et ils n'ont cessé de se recycler depuis. Ils n'ont jamais cessé de prendre des formes variées. tantôt roche tantôt plantes tantôt animal tantôt humain même si je mets les humains dans la catégorie des animaux et ainsi de suite évidemment c'est un cycle qui ne peut pas se voir à l'échelle de notre vie même à l'échelle humaine parce que ça prend des temps extrêmement long par contre ça s'observe à l'échelle des temps géologiques notamment donc la fameuse maxime rien ne se perd rien ne se crée tout se transforme on la doit à Petit quiz. On la doit à Antoine Lavoisier. qui est considéré aujourd'hui comme le père de la chimie moderne, qui a vécu au XVIIIe siècle. Mais avant lui, ça avait déjà été observé, donc le fait que rien ne se perd, etc. Ça avait déjà été observé par un certain Anaxagore, un philosophe pré-socratique, donc qui existait avant Socrate. C'était un peu le Jésus de l'époque, Socrate. Lui, il a vécu au Vème siècle avant Jésus-Christ. Et je crois d'ailleurs qu'il a un peu concomitant de celui qui a observé l'atome, enfin qui a observé, qui pensait qu'il y avait des éléments insécables, minuscules, et que ça a donné le nom d'atome à Atom. Je crois que c'est Démocrite il me semble. Donc plutôt contemporain, c'était une époque assez prodigieuse dans les avancées et qui nous a servi de socle aujourd'hui. Donc on peut les remercier, c'est grec. Et lui il avait formulé sa découverte de cette manière. Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent puis se séparent de nouveau. Donc on est quand même sur la même idée que celle reprise par Lavoisier à plusieurs siècles, voire millénaires d'écart. Et c'est un principe qui s'exprime en permanence, qu'on s'en rende compte ou pas. Donc par exemple, on s'en rend compte quand on cuisine, parce que en faisant du pain, effectivement, lors de la cuisson, Le pain gonfle et puis il y a aussi un relargage de CO2, il y a aussi de la vapeur, des bulles se forment à l'intérieur. Alors qu'au départ on avait une pâte qui était crue, qui était collante, qui était molle. A la sortie on a aussi quelque chose de sec, de moelleux. Donc on se rend compte qu'il y a quand même des changements. Et ces changements, si on zoome un petit peu, sont provoqués par des réactions chimiques. qui sont œuvrées par des molécules entre elles, etc., avec des conditions physico-chimiques, de la chaleur, du froid, l'importance du pH, la pression aussi entre en jeu. Donc ça se remarque bien quand on cuisine, mais chose qu'on oublie, c'est qu'à l'intérieur de nous et tout autour de nous, dans l'environnement naturel comme artificiel, à chaque instant, il y a aussi des choses qui disparaissent. des choses qui se combinent, des choses qui se séparent. Donc c'est quelque chose qui s'observe en permanence et qui s'ignore aussi la plupart du temps. Donc si on questionne un petit peu cette phrase, « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » , pourtant il a bien fallu que ces atomes apparaissent un jour. Oui, ils sont quand même apparus à un moment donné, même si ça remonte à des milliards d'années. Donc il semblerait que... Quelques centaines de milliers d'années après le Big Bang, les premiers atomes simples, qui étaient plutôt légers, l'hydrogène et l'hélium, sont apparus. Puis ensuite, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps après, des éléments plus lourds se sont formés, comme le fer, le carbone, l'oxygène. Et c'est ça qui nous intéresse grandement aujourd'hui. Ces fameux éléments essentiels se sont formés justement suite... a une intense activité à l'intérieur des premières étoiles qui en mourant donc deviennent des super nova et souvent implose donc explose implose en même temps et elle dissémine autour d'elle tous ces nouveaux matériaux donc ces nouveaux atomes aussi à l'époque en tout cas parce qu'aujourd'hui sûrement des supernova mais il ya peu de nouveaux matériaux je pense mais à l'époque Ces matériaux étaient nouveaux, ces atomes étaient nouveaux, et c'est par ces explosions-là que ces atomes nouvellement créés ont rencontré d'autres éléments et ont fabriqué d'autres matières, etc. Des molécules plus complexes. Et c'est donc pour cette raison qu'on peut dire cette phrase assez poétique, que notre corps d'humain est fait des mêmes matériaux que les étoiles. Puisque si on part du principe que tout se transforme et que rien ne se crée et que tout est recyclage, et bien en effet ça se recycle depuis la nuit des temps. Soit dit en passant, je vous invite à écouter mes voyages sonores qui remontent justement à ces événements-là. Donc depuis le Big Bang en passant par la création des étoiles, des galaxies. C'est assez rapide mais ça permet de faire un petit rappel sur les cours peut-être oubliés. de ces périodes-là, et de comprendre la filiation, l'histoire, et d'où vient la matière de notre corps. Mais une fois qu'on a dit ça, on n'a pas dit grand-chose. On reste quand même, pour les personnes qui veulent savoir, qui veulent comprendre, on reste quand même un peu... Sur notre fin, alors ok, on a fait la même matière que les étoiles, mais évidemment, c'est pas en croquant dans une pierre qu'on va atteindre le même résultat, parce qu'il y a tout un processus de recyclage qui est à l'œuvre et qu'on ne maîtrise pas du tout, en tout cas, c'est moins enseigné, j'ai l'impression. Il s'agit d'un processus chimique extrêmement complexe, et même ce qui pourrait s'apparenter à une loi, quelque part. On pourrait l'appeler la loi des cycles de la matière. qui explique comment les atomes passent d'une forme à l'autre. On peut aussi revenir en arrière pour comprendre, d'ailleurs j'en parle aussi de façon factuelle dans les épisodes de Voyages sonores, en fait, il faut comprendre que la vie est née à partir de l'inerte. Évidemment, ça a été fait dans des temps extrêmement longs, mais la vie est née au départ de l'inerte. Donc ça veut dire qu'il y a des molécules plus justement des micro-organismes plutôt simples et primitifs, qui sont parvenus à utiliser des substrats minéraux, donc des atomes composés en minéraux, en roches. Elles se sont adaptées, donc elles ont réussi à fabriquer chimiquement de l'énergie à partir de ça. Donc c'était vrai à l'époque, et c'est toujours vrai aujourd'hui. C'est grâce à ces avant-gardistes, on va dire ça, ces pionniers, que finalement la matière a été rendue comestible, on va dire ça très simplement, pour d'autres animaux, insectes, organismes vivants. Et c'est toujours le cas aujourd'hui. Et ça je vais en parler après justement parce que c'est le cœur du sujet. Mais c'est vrai que c'est intéressant de revenir sur le passé, les prémices justement de cette transformation du minéral, de l'inerte vers l'organique, le vivant. L'atome, l'élément qui nous intéresse le plus dans cet épisode et pour parler justement de l'humain, du vivant, c'est le carbone. Le carbone est l'élément de base du vivant, mais c'est seulement quand il se combine de façon assez complexe avec de l'hydrogène qu'il devient organique et qu'il entre dans la grande danse des molécules de la vie. Donc en élément inorganique, on a l'eau par exemple. Et en éléments organiques, on a les fruits, les légumes, même nous on est organique, les animaux, etc. Parce que c'est passé par la vie, parce que ça vit, tout simplement. Alors que l'eau, les roches, etc. elles ne vivent pas, elles n'ont pas de processus de vie, etc. On va s'en tenir à ça pour que ça soit plus simple. On peut dire ça comme ça, toutes les molécules organiques contiennent du carbone. Mais toutes les molécules contenant du carbone ne sont pas organiques. On a des contre-exemples, le dioxyde de carbone et le monoxyde de carbone ne sont pas organiques, mais ils contiennent du carbone, tout simplement parce qu'il n'a pas de liaison complexe avec de l'hydrogène, notamment. Donc retenez seulement ça. Et ce fameux carbone, donc si on s'arrête sur le besoin des humains, Tous les nutriments indispensables, c'est-à-dire ceux qui apportent de l'énergie, des calories au vivant, et donc à l'humain, les lipides, les glucides, les protéines, sont composés de carbone, mais aussi, comme on l'a dit un peu plus tôt, d'hydrogène, c'est une composante inéquanone, et également aussi d'oxygène, d'azote, de soufre et de phosphore, donc ce sont les principaux éléments, les principaux atomes qui composent les tissus. humains et les nutriments énergétiques nécessaires à l'entretien du vivant. Et c'est là que j'arrive à un point essentiel de l'épisode, c'est que ce carbone, pour qu'on puisse bien l'utiliser, il faut qu'il soit passé par le bactérien, le végétal et ou l'animal. Donc je vais expliquer tout ça. Comme je l'ai évoqué tout à l'heure, aux prémices de la vie, on a eu des... pionniers, des organismes unicellulaires pionniers qui se sont débrouillés à force de temps et de mutations pour transformer les minéraux, les roches, donc les atomes des minéraux évidemment, et des roches en énergie. Historiquement, les premières transformations de matière ont été assurées par les bactéries, qui sont des micro-organismes unicellulaires simples, qui transformaient chimiquement la matière à leur avantage. Et tout ça bien avant l'émergence des algues, des plantes ou des animaux, puisqu'ils en sont les précurseurs, quelque part, de ces autres formes de vie. Et comme rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. les déchets issus de leur consommation ont été transformés chimiquement et de ce fait, ces déchets sont aussi devenus des aliments. C'est très très schématique mais c'est bien de le garder simple comme ça aussi, je ne maîtriserai pas plus de détails de toute façon. Donc les déchets sont aussi devenus des aliments et ça a permis à d'autres nouvelles formes de vie de se développer, de s'adapter à ça. Et par la suite, ça a engendré toutes les formes de vie qu'on connaît. Et dans cette grande famille du vivant, les groupes qui ont apporté et apportent le plus leur soutien à l'édifice, ce sont le groupe des bactéries et le groupe des végétaux, qui peut aussi inclure les algues. Les champignons ont aussi une grande importance, mais sont assez distincts des végétaux, des algues, et ne se rangent pas du tout avec... qu'eux en fait tout simplement avec les plantes, on verra pourquoi plus tard. Et l'invention la plus spectaculaire et la plus bénéfique pour la suite c'est la photosynthèse, ça nous prouve qu'un végétal, les plantes et les algues, à partir d'énergie lumineuse, ils arrivent à transformer des choses qu'ils ont puisées, qu'ils ont respirées aussi, en énergie, en glucose. Et les plantes sont aussi aidées beaucoup par les champignons, parce qu'il y a des symbioses qui justement... permettent aux deux de s'alimenter, d'aller chercher plus d'eau, de récupérer de la nourriture, du sucre, des minéraux aussi. Tant qu'un arbre, une plante, une algue et certains types de bactéries arrivent à se nourrir tout seuls, à fabriquer leur propre énergie. Et on nomme cette capacité à se nourrir seul l'autotrophie, auto-soi-même, trophée-nourriture. Grâce à la photosynthèse pour les plantes et les algues et grâce à la chimiosynthèse pour certaines bactéries, donc le fait de fabriquer des nutriments, de l'énergie à partir de processus chimiques, ils font quelque chose d'incroyable, c'est qu'ils transforment des éléments inorganiques, sans le savoir et sans le vouloir, mais c'est leur fonctionnement, ils transforment des éléments inorganiques en éléments organiques. En plus, pour les plantes et algues, de rejeter du dioxygène, qui est favorable à la vie animale. Et ce qu'il se passe quand les végétaux utilisent l'énergie solaire pour fabriquer du glucose, c'est que ce glucose fait partie de leur chair. Il est à l'intérieur d'eux, il ne le relargue pas, parce qu'évidemment ils en ont besoin pour subsister, pour se nourrir, pour l'énergie. Mais il est dans leur chair. Et ça c'est vraiment fondamental pour la suite de la chaîne alimentaire. Car les animaux ainsi que les humains qui consomment tout ce qui peut être végétal ou qui est passé par le bactérien, donc issu de fermentation ou à travers le sol et qui est redirigé dans les plantes, vont retirer de ces plantes ce qui est présent dans leur chair et qu'elles ont elles extrait et transformé à partir du minéral et de l'inert et de l'inorganique. Donc en consommant des plantes, des fruits, des feuilles, des légumes, tout ce qui peut être végétal, on récupère des éléments qui nous sont maintenant biodisponibles parce qu'ils ont été rendus comme tels par le vivant, par le monde végétal et bactérien. Cette capacité à se nourrir soi-même, donc l'autotrophie, est aussi présente chez de nombreuses bactéries et c'est pour ça qu'elles sont à la base. et à la fin de la chaîne alimentaire, puisqu'elles permettent de transformer des choses inorganiques, minérales, inertes, en éléments organiques qui peuvent être consommés par l'humain. Mais elles permettent aussi bien plus, comme la dégradation de la matière organique, que ce soit dans les sols, dans les intestins, dans les océans. Après les végétaux, on a la chaîne des animaux. Et ce qui nous intéresse, ce sont les animaux que nous consommons en général. que ce soit les herbivores, les poissons, les crustacés, les mollusques et aussi les volailles. Un autre intermédiaire très intéressant pour nous humains. Alors évidemment s'ils sont bien nourris, parce que s'ils consomment des éléments qui ne sont pas forcément faits pour eux, ou d'autres produits toxiques, évidemment ils seront aussi dans la chaîne et nous apporteront ces mauvais éléments à nous aussi. Si on se concentre, pour l'exemple, sur les herbivores, les mammifères herbivores, on voit bien ce processus à l'œuvre qui fait passer ce que contiennent les végétaux qui ont été transformés par leurs soins. à l'intérieur de leur chair, de leurs fibres. Ces éléments qui étaient présents dans les micro-organismes, dans les végétaux ou les algues, vont pouvoir alimenter proprement les animaux qui les consomment, puisque, encore une fois, ils sont organiques, ils contiennent un carbone qui est assimilable pour eux, parce qu'ils ont le système digestif qui leur permet d'extraire ces atomes, ces molécules élémentaires. de les extraire de matrice fibreuse, de les isoler d'autres matières qui ne sont pas désirables. Ils ont tout un arsenal d'enzymes digestifs qui sont fonctionnels, qui leur permettent de bien couper toutes ces molécules. Et en définitive, les molécules d'intérêt qui contiennent le carbone vont intégrer le corps de ces animaux. Et en bout de chaîne, il y a l'humain, un animal un peu particulier, un prédateur, un carnivore, mais aussi herbivore, frugivore, granivore, omnivore. En plus de se retrouver dans leur chair, ces éléments-là, ces éléments carbonés, ces nutriments, glucides, lipides, protéines, se retrouvent aussi dans leurs sous-produits. On appelle ça les sous-produits animaux, donc les produits laitiers, leur lait en fait, tout simplement, parce qu'après c'est nous qui fabriquons le reste, mais leur lait et leurs œufs. Donc ça vient de leur chair et ça en sort sans qu'ils aient à mourir pour s'en détacher quelque part. Et tous ces animaux, d'une manière générale, dont l'homme, sont hétérotrophes, donc ça veut dire qu'ils ont besoin des autres hétéros pour se nourrir. Et ça c'est un grand changement par rapport aux végétaux, parce que ça veut tout simplement dire que s'il n'y avait pas eu ces formes de vie végétales et bactériennes, capables de transformer la matière grâce au soleil et à d'autres systèmes chimiques, et bien les formes de vie animales dont nous faisons partie n'auraient pas pu se développer. Donc en tant qu'hétérotrophes, les humains ont besoin, sont obligés de passer par... le vivant pour s'alimenter et donc pour subsister. Et ça passe par les végétaux, les champignons, les algues, et aussi par les animaux, pour toutes les raisons qu'on a évoquées. Donc l'humain qui arrive en bout de course, s'il veut récupérer des nutriments et donc de l'énergie de sa nourriture, il va falloir qu'il se dirige, vous l'aurez compris et vous l'appliquez au quotidien, vers... des végétaux et vers aussi des produits animaux directs, donc la viande ou des sous-produits animaux, donc le lait, les œufs et puis les dérivés. Et donc on observe une chaîne, un cycle vertueux. Depuis toujours, le minéral nourrit le bactérien et le végétal. Le bactérien et le végétal nourrissent l'animal dans l'humain et tout cela nourrissent les vies à venir, aussi variées qu'elles sont, en un cycle presque infinie depuis des temps immémoriaux. Donc c'est pour ça qu'on peut affirmer en effet qu'on est fait de la même matière que les étoiles, mais que pour subsister, on a et on a eu besoin des végétaux et des bactéries. Les végétaux et certaines bactéries sont les seuls à pouvoir se nourrir de minéral, étant donné qu'ils sont les seuls à pouvoir le transformer en nutriments carbonés, assimilables pour eux, puis les animaux dont les humains. consomment directement ces végétaux et indirectement les transformations issues des bactéries, des êtres vivants qui sont eux-mêmes constitués de matières organiques puisqu'ils les ont récupérées ou eux-mêmes créées, et finalement en fin de cycle, de ces végétaux comme de ces animaux comme de ces humains, les corps physiques retournent au minéral, au reste organique, dans les sols, mais continuent dans tous les cas d'alimenter les cycles. Petite parenthèse sur les champignons qui ne sont pas... pas considérés comme des plantes chlorophylliennes, des plantes vertes, parce qu'ils sont aussi comme nous hétérotrophes, donc ça veut dire qu'ils ont besoin de s'allier avec d'autres individus pour pouvoir retirer et créer leur nourriture. Et c'est pour ça qu'il y a beaucoup de symbiose entre des champignons et des plantes, entre des champignons et des algues, des champignons et des bactéries, les fameux lichens. Donc on partage quand même un petit point commun avec ces champignons même s'ils ont l'air extrêmement éloignés de nous. Tout ce développement aussi pour que vous compreniez certains fondamentaux en alimentation et nutrition qu'on vient un petit peu d'évoquer, et pourquoi les produits animaux, malgré tout ce qu'on entend dire sur eux, à tort ou à raison d'ailleurs, sont pourtant si adéquats pour les humains. Donc nous, en tant qu'animaux humains, c'est en majeure partie par l'alimentation qu'on récupère ces fameux atomes, mais aussi par la respiration, par la peau, etc. Mais c'est quand même en majeure partie par l'alimentation qu'on les récupère. et qu'on les intègre dans notre chair, donc au même titre que l'ont fait avant nous les végétaux, que l'ont fait avant nous les animaux. Mais pour pouvoir les récupérer, il faut qu'ils soient biodisponibles et que les grosses molécules qui les contiennent, parce que les atomes, on ne les voit pas à l'œil nu, sont liés entre eux et forment des grosses molécules qui deviennent visibles, mais on ne peut pas consommer un seul atome, donc ils sont intégrés à des structures plus complexes. Et donc il faut que ces grosses molécules complexes Merci. qui contiennent ces fameux atomes qui nous intéressent, comme le carbone, puissent être découpés par notre système digestif et nos enzymes. Un des problèmes, c'est que ça peut être particulièrement fastidieux de récupérer les éléments, les atomes qu'on souhaite à partir de certaines parties des végétaux, si elles sont consommées telles qu'on les trouve à l'état naturel, c'est-à-dire brutes, crues et très fibreuses. Parce qu'il faut au préalable avoir bien mastiqué, qu'il faut avoir un système digestif optimal, qu'il faut avoir des enzymes digestives optimales aussi, et avoir également un microbiote optimal, équilibré, qui nous permette de finir l'assimilation au niveau de l'intestin. Microbiote qui rappelle encore une fois l'importance des bactéries dans les processus de transformation et de dégradation de la matière. pour pouvoir retirer de nouvelles molécules intéressantes. C'est d'ailleurs pour ça que notre organisme, au fil du temps, a développé des symbioses avec ces organismes-là. C'est que dans les deux cas, les deux représentants y trouvent leur compte et arrivent à retirer plus de nutriments. Donc là, ce que je dis, ça dépend vraiment des parties des végétaux. Par exemple, c'est difficile de retirer les éléments à partir de feuilles vertes. parce qu'elles contiennent pas mal de fibres de cellulose qui peut être difficile à casser pour les intestins fragilisés. Pareil pour les céréales qui ne se mangent pas vraiment crues car elles ne sont pas digestes pour les humains tels qu'elles. C'est d'ailleurs pour ces raisons que des techniques ont permis leur assimilation, la cuisson, la fermentation mais aussi la germination. En revanche, les fruits qui sont la partie que la plante veut. qu'on consomme quelque part pour disséminer les graines, eh bien le fruit est beaucoup plus facile à digérer et donc il est plus facile d'en retirer les molécules d'intérêt, les sucres qui contiennent le carbone. A contrario, les produits animaux et les sous-produits animaux, donc lait et oeufs, sont beaucoup plus facilement assimilables parce que les animaux en question ont des systèmes digestifs adaptés à leur consommation. à ce qu'il préfère consommer. Si l'élevage respecte l'alimentation favorite de l'animal, ce qui n'est pas forcément le cas, mais admettons, eh bien, par exemple, la vache qui a plusieurs estomacs, qui a un ruminant, elle a tout l'arsenal pour parvenir à digérer l'herbe et à en retirer tout ce dont elle a besoin d'en retirer. D'autres animaux comme certains singes ont des collants particulièrement longs qui leur permettent de faire fermenter plus longtemps la cellulose et les structures fibreuses issues des végétaux donc ils vont aussi pouvoir retirer plus de matière plus de nutriments et puis il ya les humains à nous et nous c'est c'est assez particulier parce que on est plutôt opportuniste On peut manger un petit peu de tout, c'est pour ça qu'on dit qu'on est omnivore. Et aujourd'hui, effectivement, il y a des centaines de régimes vantés de tous les côtés. Il y a des gens carnivores entièrement, des gens qui sont frugivores aussi, des gens qui sont végétariens évidemment. Végétaliens, véganes, enfin voilà, vous connaissez un petit peu tout ça. Bon, on ne va pas forcément parler de... d'alimentation et du meilleur régime qui soit parce que c'est complexe et c'est difficile de parler de ça rapidement Et il n'y a pas forcément de vérité universelle non plus. Mais d'un point de vue strictement physiologique, les humains parviendront plus à retirer des nutriments à partir des produits animaux et des sous-produits animaux qu'à partir de certaines parties des végétaux. Par contre, il arrivera très bien à retirer les nutriments issus des fruits. mais plus difficilement les nutriments qu'on trouve dans des feuilles vertes plus très jeunes. Donc là j'aimerais vous expliquer les choses sous un tout nouvel angle. C'est une discussion qu'on a eue avec ma mère, en fait comme ma mère a pas mal de problèmes chroniques, etc. et que je me suis formée à la diététique, à la naturopathie. On parle beaucoup de ces sujets, évidemment, elle me demande des choses, elle me demande de lui expliquer, elle me demande des conseils, parce qu'elle a testé pas mal de choses aussi. Et la dernière fois, je lui ai expliqué le principe justement de ces cycles de la matière appliqués à la nutrition, et elle m'a dit, waouh, ça m'a vraiment éclairée, je comprends mieux maintenant, et c'est vrai que les gens devraient... voir les choses sous ce prisme, il faudrait qu'on en parle plus sous ce prisme, parce que ça pourrait permettre de savoir pourquoi on doit manger telle chose, pourquoi on doit éviter une autre, etc. Et en fait, la discussion, ça suit un petit peu ce que je viens de raconter, mais ça partait, je crois, de l'exemple des oméga-3. Je ne sais pas qui m'écoute, mais on va faire un petit récap. On sait aujourd'hui, on en a beaucoup entendu parler dans les médias, ... que les oméga-3 on peut les trouver dans des huiles végétales, notamment l'huile de lin, l'huile de colza, l'huile de noix. Mais ce qu'on sait moins et qu'on découvre quand on étudie le sujet, c'est que ces oméga-3-là ne sont pas les oméga-3 que le corps va utiliser au final, en fin de course. Ils vont servir à se transformer en d'autres oméga-3 à l'intérieur du corps, pour que le corps utilise ces oméga-3-là en question. Ce sont juste des intermédiaires. Ces huiles végétales qui contiennent des oméga-3 ne contiennent en fait que des oméga-3 intermédiaires que le corps va devoir transformer, notamment avec l'aide du foie et des enzymes hépatiques, pour obtenir en fin de course les oméga-3 qu'on appelle EPA et DHA. Ce sont des acronymes, je vais vous les dire, ça va être sympa. EPA, Acide Ecosapentaénoïque, et DHA, Acide Docosahexaénoïque. Et ces fameuses oméga-3, ce sont ceux dont le corps a besoin pour fonctionner. Et on les trouve dans le monde animal aussi, notamment dans les poissons. Donc ça vous le savez, vous avez dû en entendre parler de ces fameux EPA et DHA qu'on trouve dans les petits poissons gras, dans l'huile de foie de morue aussi. Et on peut très bien consommer ces sources animales justement parce qu'elles court-circuitent l'intermédiaire qui est nécessaire avec les huiles végétales. et nous permettent de pouvoir utiliser quasi instantanément ces oméga-3 sans que le foie ne doive intervenir pour faire une transformation, ce qui lui demande aussi beaucoup d'énergie et ce qui lui demande aussi d'avoir suffisamment d'enzymes capables de faire ce travail. Et ce qu'on sait, c'est que ces enzymes décroissent avec l'âge aussi, raison de plus pour éviter de faire le travail avec les huiles végétales. Et cet exemple justement des oméga-3 nous montre... Également à l'œuvre, la fameuse chaîne alimentaire et la biodisponibilité qui s'accroît en bout de chaîne, parce que ces EPA et DHA sont en fait synthétisés à l'origine par des micro-algues et aussi par des bactéries. et elles sont tout simplement consommées par les petits poissons qui récupèrent en leur chair... comme on l'a bien expliqué tout à l'heure, qui récupèrent en leur chair ces fameuses oméga-3, dans leur tissu adipeux, dans leur foie, puisque le foie concentre beaucoup de matière grasse. Un autre exemple, c'est le bêta-carotène ou la provitamine A. Le bêta-carotène est considéré comme un précurseur de vitamine A, et en fait le bêta-carotène est un antioxydant de couleur orange, vous le savez, et on dit qu'il faut en consommer beaucoup. pour pouvoir fabriquer la vitamine A. Sauf que, encore une fois, c'est au corps de faire le travail de cette transformation, et que parfois ça peut être difficile si on a un intestin fragilisé, fatigué, des enzymes basses. et d'autres conditions, alors que la vitamine A se trouve déjà telle qu'elle dans sa version finale à partir des produits animaux, notamment dans le jaune d'œuf, mais aussi dans le foie, parce que le foie des animaux ou des humains stocke la vitamine A. C'est une vitamine qui est liposoluble, donc qui a besoin de gras pour être solubilisée. On en trouve aussi dans la viande en moindre quantité et puis dans le lait qui n'est autre qu'un autre sous-produit animal comme c'est le cas des œufs. Et d'où est-ce que ces animaux ont récupéré cette vitamine A pour l'intégrer dans leur chair et dans leur sous-produit ? Eh bien c'est justement par leur alimentation. Si on reprend l'exemple de la vache, un ruminant. Elle a ruminé, elle a mastiqué énormément d'herbes de pâturage. Et l'herbe, bien qu'elle soit verte, qu'elle contienne de la chlorophylle, elle contient aussi du bêta-carotène. Et si la vache a eu vraiment une alimentation top qualité, elle aura consommé beaucoup d'herbes et donc beaucoup de bêta-carotène. Et ce bêta-carotène, elle aura eu la capacité digestive, elle. de le transformer en vitamine A, vitamine A qu'elle va stocker dans son foie, qu'elle va transmettre dans son lait et qu'elle va aussi intégrer une partie dans sa chair, dans ses muscles. Et donc l'humain, s'il consomme encore de la viande et des produits animaux, il va récupérer cette vitamine A dans le lait, dans la crème, aussi dans le beurre, parce que... Comme c'est une vitamine liposoluble et que le beurre contient 80% de matière grasse, forcément il va concentrer cette vitamine A. Et s'il mange les organes, il aura une forte quantité de vitamine A dans le foie. Voilà, donc ce sont des exemples intéressants qui ont vraiment aidé ma mère à comprendre un petit peu toute la logique de la chose. Et pourquoi est-ce que... Consommer de l'huile de foie de morue ou des petits poissons gras c'est mieux que de consommer de l'huile de lin pour ces raisons. Et aussi parce que l'huile de lin elle va rancir, s'oxyder et que ça sera contre-productif d'en consommer, voire même néfaste. Et pourquoi quand on a besoin de certains nutriments, certaines vitamines, parfois c'est plus intéressant quand on en a vraiment besoin et qu'on a des difficultés digestives de se tourner vers les produits animaux. Donc ça c'était une parenthèse un petit peu... Une mise en application dans la vie de tous les jours de ce sujet du jour pour la santé. J'utilise pas ces exemples pour m'aider à faire l'apologie de la viande ou la chasse au régime végétarien et végétalien parce que j'ai moi-même beaucoup évolué sur tous ces sujets. Je les évoque juste pour illustrer le propos de l'épisode sur les cycles de la matière. En plus, c'est pas parce qu'un élément est biodisponible qu'il a toutes les vertus. Prenons l'exemple des fibres et des antioxydants végétaux, qu'on ne trouve justement que dans les végétaux. Ils sont protecteurs et indispensables. Pourtant, on ne parvient pas à assimiler les fibres, mais on doit les consommer pour nourrir nos bactéries intestinales, pour qu'elles nous rendent des substrats, des déchets qui sont intéressants pour nous. Donc voilà, il y a toujours des contre-exemples. Et ça nous montre encore une fois que tous ces processus sont extrêmement complexes. subtile et que de nombreuses nuances sont à apporter. Donc dans cet épisode, on a vu que toute la matière était composée d'atomes et d'atomes qui proviennent des débuts de l'univers. Et ces atomes se recyclent, prennent toutes les formes possibles. Ils passent par le minéral, ils passent par le vivant, sous forme de plantes, de champignons, d'algues, de bactéries aussi, d'animaux, d'humains. et retourne au vivant sous une forme ou une autre, en repassant ou pas par le minéral. Ça c'est important aussi de le dire, c'est que la boucle n'est pas complètement identique à chaque fois. Tout ne redevient pas minéral, parfois ça peut le devenir par des processus de fossilisation, de pétrification, de minéralisation, mais la plupart du temps, les matières organiques restent organiques en devenant de la terre, du humus. et repasse par la vie de cette manière-là. On a un petit peu explicité le processus qui était à l'œuvre pour permettre la transformation du minéral en matière organique qui soit utilisable. par celui qui la consomme. On a évoqué les notions d'autotrophie, donc d'autosuffisance alimentaire, et d'hétérotrophie, donc le fait de dépendre des autres pour se nourrir, ce qui est notre cas. Et on a essayé d'expliquer, sans prendre partie, pour un régime ou un autre, pourquoi c'était si adéquat pour les humains de consommer parfois des... des produits animaux ou des sous-produits animaux pour en retirer certains nutriments quand le système digestif pose problème. C'est donc grâce aux bactéries, aux végétaux et aux animaux que les atomes issus des étoiles ont pris notre forme, pour un temps.