Speaker #0Bienvenue dans Pimp ton style, le podcast qui t'aide à sortir de ta zone de confort et à booster ta confiance pour trouver ton style artistique. Moi c'est Diane, illustratrice et autrice autodidacte. Après avoir travaillé dix ans dans le digital, j'ai décidé de faire le métier de mes rêves pour partager ma joie de vivre et mettre ma créativité au service de messages engagés. J'ai créé ce podcast pour toutes les personnes créatives qui n'osent pas toujours s'affirmer, qui doutent de leur légitimité et qui veulent enfin sortir du lot en restant elles-mêmes. Chaque semaine, je te partage des réflexions des défis et des rencontres avec des artistes qui m'inspirent, pour t'aider à pimper ton style et enfin rayonner avec ton art en t'invitant à passer à l'action. Si ça te parle, alors abonne-toi pour ne rien manquer et soutenir mon travail. Aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'un sujet que j'ai envie de mettre au cœur de ma pratique artistique cette année. C'est le fait de créer sans objectif, là où l'art inutile va devenir essentiel. Pourquoi je te parle de ça aujourd'hui ? J'ai un aveu à te faire : c'est que j'ai tendance à créer toujours avec une finalité en tête. Je ne veux pas m'en empêcher. Quand je dessine, je pense toujours à qu'est-ce que je vais en faire ? Qu'est-ce que je vais pouvoir vendre ? Est-ce que je vais pouvoir faire un nouvel article de papeterie avec ? Est-ce que je vais pouvoir le transformer en produit, en offre ? Est-ce que je vais pouvoir l'utiliser dans mes posts pour faire des contenus sur tous les réseaux sociaux ? Je cherche à rentabiliser mon temps, à rentabiliser ma créativité. Peut-être que toi aussi, ça t'arrive. Comme je suis toujours en train de penser à quoi ça va me servir, Eh bien, je pense que ça me met une pression indirecte. Et surtout, je m'auto-censure en me disant que telle ou telle idée, je ne peux pas les faire parce que ce n'est pas dans mon domaine, ce n'est pas ce que je fais déjà ou ça risquerait de ne pas se vendre. Et donc, je pense que ça freine aussi mon exploration créative. C'est certain même. Donc, cette année, comme j'ai repris un emploi salarié à côté, enfin à côté, c'est plutôt mon business créatif qui est à côté, mais ce n'est pas grave. Eh bien, je me suis libérée de certaines choses. J'ai moins de pression financière puisque j'ai cet emploi salarié qui paye les factures. Et donc, je m'autorise à créer différemment, à créer ce qui me plaît et à me focaliser sur mes projets qui me font vraiment vibrer, comme ce podcast par exemple. Et donc, j'aimerais que toi, tu n'en arrives pas là, que tu n'aies pas besoin d'avoir un emploi salarié pour avoir ce déclic aussi, de te dire qu'en fait, la créativité gratuite, inutile, non rentable, que tes créations que tu fais juste pour le plaisir, en fait, elles sont fondamentales pour ton style, pour ta créativité, et que tout ne doit pas être rentable. Voilà, c'est le sujet de l'épisode du jour, et je voudrais te proposer quatre idées, quatre réflexions. Tu as le droit de ne pas être d'accord avec moi, ce sont des pensées que je te partage, il y en a quatre, autour de cette création, on va dire, gratuite. Pas dans le sens où tu la donnes gratuitement, mais juste une création inutile, on va l'appeler comme ça : la création inutile, non rentable. Donc tout d'abord, je pense que quand on pense que tout doit servir, que tout doit avoir une finalité, ton art se rigidifie. Parce que quand tu crées avec un objectif clair, que ce soit pour faire de la vente, pour trouver des clients, ou parce que tu crées pour tes clients, ou pour faire des postes, ou pour plaire à l'algorithme, parce que tu as vu que c'était tendance en ce moment, parce que tu penses que bien rentrer dans ce que tu fais, eh bien en fait, tu es déjà dans une partie stratégique de ta tête. Tu es déjà en train de réfléchir de façon stratégique. Et je pense que ça coupe une partie de ton intuition. Je ne dis pas que ça l'enlève complètement, parce que tu peux quand même, après, choisir des couleurs, des formes, etc., intuitivement, mais quand même, les choix que tu vas faire vont être stratégiques. Donc quand tu te demandes, quand tu dessines, est-ce que ça va plaire, est-ce que je pourrais le vendre, Eh bien... finalement je pense qu'il y a au fond de toi des choses, des idées qui sont abandonnées parce que tu vas te dire "ah bah non ça c'est pas exploitable" et donc en conséquence tu vas moins créer tu vas moins explorer différentes choses ton style va stagner, tu vas rester dans ce que tu fais dans ce que tu sais faire, dans ce que tu penses qui va plaire donc tu vois je pense vraiment que quand on a un objectif derrière quand on crée avec une intention pure on s'auto-censure. Deuxième pensée je pense que les créations inutiles comme on va les appeler aujourd'hui finalement, ça peut être un laboratoire secret. Parce qu'une création qui est inutile, ça va être un terrain de jeu pour toi. Ça va être un endroit où tu vas pouvoir te tromper. Et il n'y aura aucune conséquence, puisqu'on n'avait pas pour but de le vendre ou d'en faire quelque chose, de le montrer. Et donc, grâce à ça, finalement, grâce à cette création gratuite, inutile, tout devient possible. Tu peux tester des couleurs que tu n'utilises jamais. Tu peux faire des dessins que tu vas trouver « moches » ou « bizarres » ou « maladroits » . Tu peux mélanger des styles. qui, a priori, ne vont pas ensemble, ce n'est pas grave, on s'en fiche en fait, parce que c'est inutile, c'est gratuit, c'est non rentable, c'est juste pour essayer, c'est juste pour explorer. Et si tu veux, si tu ne veux pas avoir ce genre de création un peu fourre-tout, comme ça, qui sont bizarres, moches ou maladroites, tu peux avoir un carnet dédié. Ou si tu dessines sur Procreate aussi, ou sur ton ordinateur, tu te fais un dossier où tu ranges Les trucs bizarres, ton laboratoire, tu peux même l'appeler le musée des horreurs si tu veux, on s'en fiche. C'est un carnet perso que personne ne verra jamais. Quand tu te dis tiens, je vais dessiner sans objectif de résultat, tu prends ce carnet-là et tu dessines tes trucs dedans. Et au mieux, il y a quelque chose de bien dedans qui te plaît, tant mieux. Mais au moins, tu auras dessiné sans contrainte, juste pour le plaisir, sans te dire je vais le vendre, je vais le publier, je vais le montrer. Et je pense que c'est là que le style se construit parce que personne ne regarde. Donc on va faire des choses qui vraiment viennent de nous, nous font plaisir, sans se dire "je ne suis pas sûre que ça plaise", "je ne suis pas sûre que ça se vende", donc "je ne vais peut-être pas le dessiner". Non, en fait, si tu avais envie de le faire, si tu as eu cette idée, mets-la quand même sur papier, fais-la exister, ce n'est pas grave. Tu n'es juste pas obligé•e de la montrer aux autres. La troisième idée, c'est que ce qui n'est pas « rentable » aujourd'hui, je pense que ça nourrit quand même ce qui pourrait l'être demain. Parce que dans tes créations qui vont être inutiles, rien ne t'empêche de les regarder, de feuilleter ton carnet, et plus tard d'avoir d'autres idées en fait, en les regardant. Ces dessins-là que tu vas faire sans objectif, ils peuvent venir nourrir un projet futur sans même que tu t'en rendes compte, puisque tu dessines sans but précis, sans intention. Mais quand tu reviens voir ce que tu as créé, ça te fait quand même une banque d'idées à exploiter plus tard. Bon, alors là, tu vas me dire, c'est un peu tiré par les cheveux, "mais du coup, je crée sans intention, mais finalement, mon intention, c'est que ça me serve plus tard". Non, l'idée, c'est vraiment juste que tu crées pour le plaisir à un moment où tu as envie de tester des choses, de t'amuser. Et ça peut devenir une collection à part entière, mais tu la gardes pour toi, en fait. Et dans ces dessins-là, que tu vas faire pour toi, vraiment sans les montrer, il y a peut-être quelque chose qui va se dégager, il y a peut-être une série qui va sortir, il y a peut-être un univers, il y a peut-être une signature finalement, tu vois. Et je pense que quand on cherche vraiment à être rentable là tout de suite maintenant, parce qu'on est dans une société qui nous demande d'être rentable, parce qu'il y a la réalité de la vie, on a des loyers à payer, on a des courses à faire, on a des charges, on a besoin de cet argent pour vivre, pour payer des choses. Et donc on a besoin de gagner cet argent, donc on a besoin d'être rentable. Mais quand on cherche à être rentable tout de suite, finalement est-ce que c'est là qu'on réussit à mettre en avant notre personnalité ? Je ne suis pas certaine. Et je pense que quand tu construis quelque chose qui vient de toi et que tu ne montres pas, tu n'as pas la peur de plaire aux autres, tu n'as pas le fait de la pression sociale finalement de savoir ce que les autres vont en penser, c'est peut-être plus profond et plus durable. Et donc je pense vraiment que cet art inutile est finalement un investissement invisible que tu peux faire. Et la quatrième idée que j'aimerais te proposer, je pense que quand on crée sans objectif, on reprend le pouvoir. Parce qu'on crée sans attente. Donc, finalement, on décide de tout. On n'est pas en train de se dire, j'ai envie de plaire à machin, j'ai les contraintes de tel•le client•e à appliquer. Non, tu choisis pour ton plaisir, tu sors finalement du regard des autres. Et ça ne peut que renforcer la confiance en toi. Ça ne peut que renforcer l'écoute de ta propre intuition et ton plaisir de créer juste, purement et simplement, parce que tu crées sans objectif. Donc, tu es vraiment là avec toi, à profiter de cet instant et à te laisser porter par ton intuition, par ta créativité. Donc, je pense que créer sans objectif, c'est finalement une façon de se reconnecter à soi-même et à son style. Voilà. Donc, aujourd'hui, ce que j'avais envie de te dire, c'est que quand tu crées, tout ne doit pas être montré, tout ne doit pas être monétisé, tout ne doit pas être optimisé. Moi, j'ai tendance à réfléchir comme ça. Et vraiment, j'ai envie de sortir de ce schéma pour créer plus souvent et des choses que je ne te montrerai pas du coup. Mais vraiment, voilà, voir ce qui sort de moi quand il n'y a pas la pression du regard et de la rentabilité et du résultat. Et je pense que c'est très important que toi aussi, peu importe ta situation, si tu as besoin effectivement de vendre ton art pour vivre et que tu n'as pas un autre emploi à côté pour payer les factures comme moi, mais tu dois quand même, je pense, prendre ce temps pour créer pour toi, par plaisir, et même si c'est pas longtemps. Et donc, c'est exactement l'exercice pratique que j'ai envie de te proposer cette semaine. Comme on parle de création inutile, tu vas prendre un rendez-vous inutile. Le but, c'est de te réserver un moment de création pour créer sans but, sans pression, sans objectif, sans même l'idée de le diffuser. D'ailleurs, je ne te le demanderai pas de le partager cette fois-ci. C'est vraiment un moment pour toi. Tu prends le temps que tu veux. Je ne vais pas t'imposer une durée parce que tout dépend de ton organisation, de ce que tu as déjà à faire. Moi, je considère que j'ai déjà trois métiers dans la vie entre l'emploi salarié, mon business créatif et mes enfants. Je ne suis pas sûre de me bloquer une heure pour ce rendez-vous inutile, qui ne serait pas inutile évidemment, mais c'est le nom qu'on va lui donner. Je vais peut-être prendre 10 ou 15 minutes pour commencer. Je pense que c'est déjà pas mal. L'idée, c'est d'adapter à ce qu'on ne fait pas. Moi, je ne prends jamais de temps pour faire ça. Déjà, commencer par 10-15 minutes, c'est pas mal. Et puis, peut-être qu'au fur et à mesure du temps, je vais me bloquer une session par mois et cette session, le temps augmentera à chaque fois. Et donc, tu vas prendre ce moment où tu ne seras dérangé•e par aucune autre de tes activités. Les règles sont simples, c'est que : tu ne fais pas de publication avec ce que tu vas créer, tu ne prends pas de photos et tu ne t'auto-critiques pas à la fin de ta création. L'idée, c'est juste de créer pour le plaisir de créer, de te laisser guider, soit par une couleur, soit par une émotion, soit par un geste, peu importe. Tu prends ce temps pour créer, entre guillemets, inutilement. Et à la fin, effectivement, tu peux aussi te demander qu'est-ce que tu as ressenti pendant que tu prenais ce temps juste pour toi. Mais l'idée, c'est de n'avoir aucune critique, aucun jugement sur ce que tu auras fait sur ce temps. Juste prendre le temps de créer et de profiter. Voilà, à toi de jouer. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu as aimé, ou pas d'ailleurs, laisse quand même un avis sur ta plateforme d'écoute préférée. Je le lirai dans les deux cas avec la plus grande attention. Et souviens-toi, Pimp ton style, c'est aussi mon livre en auto-édition avec 50 exercices pratiques pour affirmer ton style artistique, mais également plein de contenus gratuits, comme une newsletter mensuelle, un blog, une chaîne YouTube et un exercice créatif sur Instagram. Retrouve toutes ces informations sur mon site www.didisunshine.com Voilà, je te dis à bientôt et d'ici là, souviens-toi que ta différence, c'est ta lumière, alors laisse-la briller !