Speaker #0Est-ce qu'on peut expérimenter librement la vie sans savoir où on va ? Est-ce qu'on peut savoir où on va sans savoir d'où on vient ? Est-ce qu'on peut s'autoriser à emprunter des sentiers inconnus ? Est-ce qu'on peut s'ouvrir à des expériences sans avoir la garantie ? de réussir tout ce qu'on entreprend. Dans cet épisode, on parlera d'Ikigai, d'alignement d'âme, et surtout d'alignement avec sa mission d'âme, de reconversion professionnelle, et du chemin que nous choisissons de parcourir à travers les différents domaines de notre vie. Pluriel, c'est le podcast des pragmatiques sensibles, qui recherchent un équilibre entre leur rationalité et leur sensibilité, et qui ont envie d'embrasser toutes les facettes de leur personnalité. Ici tu trouveras des outils pour développer ton intelligence spirituelle et ton leadership conscient. Je suis Edmé Denat, une pragmatique sensible, une âme libre, une accompagnatrice holistique qui t'aide à faire le lien entre la matière et l'invisible. Alors assieds-toi confortablement et ensemble on va faire vibrer ton âme. Bienvenue à toi dans l'épisode 25 de Pluriel Podcast, dans le troisième volet du triptyque sur la mission d'âme, la mission de vie. Aujourd'hui, on va parler de mon parcours de reconversion qui s'est fait en cinq étapes et je suis sûre qu'il n'est pas encore terminé, il va encore bien évoluer. Donc un épisode qui est très pratique, mais avant de te parler de mon parcours, j'avais envie de te parler d'un petit trait pratique qui va t'expliquer concrètement toutes les étapes de mon parcours. Parce que oui, quand j'ai préparé cet épisode, je me suis aperçue que... Tu sais, moi, j'ai pataugé pendant ma reconversion. Je ne savais pas ce que c'était un coach, je n'aime pas ce que c'était un bilan de compétences, je ne savais pas ce que c'était. Donc moi, j'ai suivi intuitivement des étapes que je vais t'expliquer de manière assez pragmatique, mais quand j'étais dedans, je ne savais pas que je les faisais. Et c'est important parce que c'est aussi un message d'espoir pour tous ceux qui ont l'air de ne pas s'en sortir et de se dire, OK, on s'en sort plus ou moins toujours. Par contre, ça prend plus ou moins de temps. Moi, ça a mis du temps, finalement, parce que ça s'est fait déjà en cinq étapes que je vais t'exposer là. Mais c'est vrai que maintenant, il y a des outils, il y a des accompagnants qui peuvent te donner plus de structures, de cadres, éclaircir ton chemin et t'aider à aller un peu plus vite. C'est ni bien ni mal, encore une fois, garde ta liberté de penser, c'est juste que c'est à toi de voir ce que tu as envie de faire. Soit tu as toute envie d'expérimenter tout seul, et c'est ok, tu fais une étape après une autre, et tu acceptes de te tromper, de repartir en arrière, d'avancer. Et c'est ça aussi qui fait ta force. Soit tu sais que tu veux gagner du temps, tu veux peut-être des outils concrets, des recommandations concrètes pour pouvoir avancer plus vite. Et c'est ce que je vais aussi te délivrer dans cet épisode. Et donc dans mon parcours avec ces cinq étapes, parfois j'ai avancé vite, parfois j'ai avancé moins vite, tout simplement parce qu'il y a des fois où j'ai passé des paliers de conscience, il me fallait l'expérience, il me fallait aussi les obstacles pour que je puisse développer certains talents, certaines capacités inexploitées en moi, et des fois aussi où je me suis fait accompagner durant ces cinq ans, et d'autres où j'ai exploré tout seul. Donc ça vous montre bien que la vie d'entrepreneur est une reconversion, une quête de sens, Ce n'est pas un chemin linéaire, parce que vous travaillez sur votre niveau de conscience et sur ce que votre âme est venue faire ici. Il n'y a pas de formule miracle, il n'y a pas de solution magique, il n'y a pas de chose qui fonctionne à tous les coups. Et l'idée, ce n'est pas une idée de réussite, c'est plutôt une idée de se réaligner, de se retrouver sur le chemin. Donc on ne part pas avec quelque chose qui est très rigide, où je veux faire ça, je veux obtenir ça. Parce que finalement, sur le chemin de la connaissance de soi, il y a plein de choses qui se révèlent. Et on peut se dire... bien souvent qu'on fait fausse route avec notre idée de départ. Et c'est ok. Donc, écoutez ce podcast avec vraiment un esprit d'ouverture, de remise en question parfois, et pourquoi pas de pistes de réflexion sur votre propre chemin de conscience. Et donc l'exercice auquel j'ai envie de me livrer aujourd'hui, dans cet épisode, c'est de conceptualiser, de rationaliser un processus de reconversion qui a été complètement intuitif, pour vous donner quelques clés à utiliser concrètement dans votre vie quotidienne. C'est parti, on y va ! Le premier outil que j'avais envie de vous proposer, c'est l'Ikigai. Je ne l'utilise pas en tant que tel de manière pragmatique comme l'utilisent plein de coachs, mais je l'ai utilisé de manière intuitive dans mon parcours. C'est pour ça que j'ai eu envie de vous le présenter. Aujourd'hui, il faut savoir que dans mon bilan, j'utilise tellement d'outils qui sont différents et le bilan holistique que je propose évolue tellement de mois en mois, c'est-à-dire que quelqu'un qui fait le bilan à début de l'année 2023 et à la fin de l'année 2023 n'a pas du tout le même bilan, parce qu'il évolue avec mon niveau de conscience. Donc j'utilise beaucoup l'hypnose, les états de conscience modifiés, les pratiques intuitives comme les analakashik, mais aussi la danse somatique pour débloquer des mémoires qui sont enfouies dans notre corps et travailler aussi sur le transgénérationnel. Et donc ça c'est vraiment... une toute petite partie des outils que j'utilise. Il y a dans le processus d'accompagnement sur la reconversion professionnelle, quelque chose qui est très intuitif chez moi, c'est que je capte des informations en parlant avec les personnes, et de là vont venir des protocoles, des exercices, etc. Et c'est une joie aussi de faire ça, parce que pour le coup, je ne m'ennuie jamais, c'est un accompagnement sur mesure. Et ce que j'entends le plus de mes clients en fin de bilan, c'est ton accompagnement est d'une justesse incroyable Et ça me touche. Ça me touche parce qu'en tant que bonne pragmatique, je me suis toujours dit que c'était important d'avoir des outils. Et j'en ai, j'en ai des tas. Mais finalement, le meilleur outil, c'est moi. C'est ma capacité à avoir un discernement, à avoir de l'intuition face aux personnes que j'accompagne pour délivrer un accompagnement qui est sur mesure. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, j'avais envie de vous proposer un outil que j'utilise. de manière intuitive, mais pas de manière pragmatique, pour vous montrer qu'on n'est pas figé sur des outils. L'important, ce n'est pas l'outil que vous utilisez, c'est comment vous allez le faire, comment vous allez vous l'approprier. Je crois que vous avez vu que sur, par exemple, la process communication, tous les épisodes sur la process com et l'autosabotage, j'ai reçu plein de messages de personnes qui me disaient mais moi j'ai été formée à la process com en entreprise, j'ai fait mon profil process com, et en fait quand j'ai écouté tout ce que tu disais sur l'autosabotage, Je me suis rendu compte qu'il y avait plein de plans de cet outil qu'on n'avait pas utilisé. Ce n'est absolument pas la manière dont on me le présentait en entreprise. Ça, c'est un exemple qui est flagrant. Vous pouvez avoir le même outil utilisé par 10 personnes différentes. Vous aurez 10 versions différentes. L'important, c'est de s'approprier les choses. Une des limites très importantes que je peux voir dans le processus de réconversion professionnelle, c'est le raisonnement binaire. Le fait qu'on est vraiment rempli de fausses croyances, et quand je dis on je me mets dedans, à une époque c'est aussi des croyances que j'avais, maintenant je les ai dépassées, il y en a d'autres qui restent, mais en tout cas celle-ci, celle que je vais vous présenter, est dépassée. C'est le raisonnement binaire. Vraiment cette croyance que soit je suis heureux, soit je suis bien payé. Ça c'est une croyance qui t'éloigne. clairement de ta mission d'âme. Parce que ça t'invite à choisir entre le bonheur et entre le fait de pouvoir subvenir à ses besoins. Cette croyance aussi, elle va avec la culture de l'immédiateté où on pense que oui, tout doit se faire tout de suite, on doit gagner sa vie tout de suite ou il faut mettre du temps pour gagner sa vie. Oui, on n'est pas obligé d'être dans les extrêmes, mais c'est important aussi d'accueillir cette progressivité qu'il y a, que ce soit dans l'entreprenariat ou que ce soit dans le repositionnement professionnel. Donc le raisonnement binaire va nous éloigner de notre mission d'âme. Tout simplement parce que notre mission d'âme, elle va s'exprimer à travers différents rôles dans notre vie. Et le fait d'être dans la séparation à chaque fois de plusieurs domaines, de plusieurs rôles, de plusieurs choses, au lieu de réunir, de combiner, de transformer, de transmuter, d'être un alchimiste, on va devenir quelqu'un de psychorigide qui doit choisir entre ça et ça. Et ça génère beaucoup de frustration, beaucoup d'anxiété, beaucoup de démotivation, avant d'avoir commencé. Alors, on peut se dire, soit je suis un artiste passionné, je vais décider d'exprimer ma mission d'âme à travers mon art, mais je sais que financièrement, je ne vais pas m'en sortir. C'est une croyance. Soit, l'autre option, c'est je sacrifie mon âme d'artiste pour un travail qui est alimentaire et qui va m'user psychologiquement, physiquement. Et vous voyez que ce raisonnement binaire, il mène très vite à des choix corneliens. Soit je suis ma passion, soit... Je suis payée et je vis confortablement. Déjà quand je pars avec cette croyance, ça handicape mon projet de reconversion ou de repositionnement professionnel. En réalité, je n'ai pas de choix à faire. La proposition de Nikigai, c'est vraiment de trouver un équilibre, de trouver ce point à la rencontre de tout ça. Je suis payée et en même temps, j'exploite ma passion, mes talents et ce qui m'anime. Je suis un peu comme un funambule entre quatre domaines. et je ne vais pas forcément plus vers l'un ou plus vers l'autre. Et la proposition de Nikigai, c'est de vous dire, en gros, si vous ne trouvez pas cet équilibre, si vous favorisez un domaine, que je vais vous citer par rapport à l'autre, eh bien, il y aura soit un sentiment de démotivation, soit un danger au niveau financier, soit un manque de sens, un sentiment de vide, un sentiment de non-accomplissement. Et c'est tout ça qu'on va aller chercher dans cette quête de sens. On va essayer d'être dans l'équilibre. Vous voyez, encore une fois, la voie du milieu est la voie qui permet d'explorer beaucoup de choses et de passer des paliers de conscience. Donc rien n'est figé, la vie c'est le mouvement. En fonction de votre développement personnel et spirituel, votre mission va évoluer. Vous avez des paliers à atteindre. Si vous comprenez que c'est évolutif, que c'est en mouvement, que le fait de travailler sur soi va permettre à chaque fois de rééquilibrer les choses et que l'équilibre que vous avez aujourd'hui ne sera pas l'équilibre que vous avez trouvé demain et ne sera pas l'équilibre non plus que vous avez connu il y a un an. Les choses ne sont pas figées. Les quatre domaines, c'est la passion, la vocation, la mission et la profession. Et trouver l'équilibre dans ces quatre domaines, c'est comme un GPS, comme une boussole. Il faut savoir que l'ikigai, c'est un concept japonais. Il y a une région du Japon qui a été étudiée parce que les gens étaient particulièrement en bonne santé, résistants aux maladies, vivaient longtemps, vivaient épanouis. On pensait que c'était à cause de l'alimentation ou à cause de leurs habitudes. Et finalement, on s'est rendu compte qu'ils suivaient le concept de l'ikigai pour tout le temps se réaligner et trouver leur raison d'être. D'ailleurs, c'est ce que signifie l'ikigai, la raison d'être. Donc on va chercher cet équilibre pour s'aligner avec sa raison d'être dans ces quatre domaines, la passion, la vocation. la mission et la profession. Et ce qui est intéressant dans le concept de l'ikigai, qui vient faire bouger nos croyances en tant qu'occidentaux, c'est que je peux aimer quelque chose, être passionné par ça, le monde peut en avoir besoin, mais surtout je dois faire attention à une donnée, c'est être payé et reconnu pour ça. Donc je ne suis pas vers l'un ou vers l'autre. Le fait d'être reconnu et d'être payé pour ce que je fais et pour ce que j'aime et pour ce dont le monde a besoin est très important. Et vous voyez là que déjà dans cette recherche d'équilibre, on vient pointer le doigt sur ce qui mène à l'échec de beaucoup de projets de reconversion ou de repositionnement professionnel. c'est ne pas se demander si mon projet est viable financièrement ou si je suis reconnue pour ça. Et donc dans cet épisode, je vous propose vraiment de prendre des notes parce que c'est une petite masterclass sur la raison d'être, sur la quête de sens. On va explorer quatre domaines ensemble. Le premier, c'est la passion. La passion, c'est ce qu'on aime. Et à la fois, on est doué pour ça. C'est ce qui va nous animer. C'est ce qui va réactiver notre feu intérieur. C'est ce qui va nous mettre en joie. C'est ce qui va nous mettre en mouvement. C'est ce qui va ouvrir. Notre chakra du cœur et notre chakra de la gorge. La mission, c'est le deuxième domaine. C'est ce pour quoi on est payé et à la fois ce dont le monde a besoin. Finalement, ça peut ne pas être notre profession, mais on ressent cet appel, une sorte de motivation intérieure parce que ça a du sens de le faire, le monde en a besoin autour de nous, on sent que ça va aider les autres et en même temps on est payé pour ça. Ça, c'est vraiment notre mission. Et c'est pour ça que sur les sites... Des entreprises, vous voyez souvent le mot notre mission avec un descriptif de la mission que se donne l'entreprise pour accompagner ses clients. Ensuite, on a la vocation. La vocation, c'est ce qu'on aime faire et le monde a besoin de cela. Donc dans une vocation, on n'a pas forcément cette notion d'être payé ou reconnu. Par contre, c'est quelque chose qui nous anime. Et on sent que ça a du sens également parce que le monde, l'environnement a besoin de ça. Ensuite, on a la profession. La profession, c'est le quatrième domaine. C'est ce pour quoi nous sommes doués et ce pour quoi nous sommes reconnus et ou payés. Donc vous voyez que dans la notion de profession, il n'y a pas la notion de j'aime faire cela Il n'y a pas la notion de le monde a besoin de cela Et du coup, là encore, une fois, on vient toucher à ce fameux déséquilibre. Le déséquilibre, il se fait en fonction de nos croyances, de notre histoire. On va éprouver certaines résistances internes au fait d'équilibrer ces quatre domaines, la vocation, la mission, la passion, la profession. Oui, la motivation seulement ne suffit pas, on peut éprouver des résistances internes. Et ce sont ces résistances qui sont vraiment un obstacle intérieur au développement de vos capacités et à l'alignement de votre mission d'âme. Je vais vous donner des exemples concrets. Si par exemple, je suis centré sur ma profession et ma mission. Ma profession fait que je suis doué, je suis payé. Ma mission fait que le monde a besoin de ce que je fais. Et donc, c'est déjà pas mal de choses. Mais je peux avoir un sentiment de vide, car ce n'est pas forcément lié à quelque chose que j'aime. Ce n'est pas forcément lié à quelque chose qui m'apporte de la joie ou de la passion. Par contre, il y a une utilité. Je suis payée et je suis reconnue pour ça. je suis douée pour ça. Et voyez que ça ne suffit pas. Vous avez trois éléments sur quatre, mais finalement pas assez d'équilibre. Si je suis centrée sur ma profession et sur ma passion, donc ma profession, je le rappelle, je suis douée, je suis payée, et ma passion, c'est ce que j'aime faire. Et je suis douée également pour ça. Et bien ça va être très satisfaisant, ça va m'apporter de l'énergie au quotidien. Mais je peux avoir un sentiment de manque de sens sur le moyen et sur le long terme. Donc... ça va aller pendant un temps, et finalement après, je vais me sentir désalignée. Et ça, c'est un cas qui est très courant dans les multiples reconversions et dans les processus de repositionnement professionnel. Moi, je l'ai vécu. Et du coup, sur mon chemin, ça m'a amené à exercer plusieurs métiers. Parce que dans l'immédiateté, comme c'était ma profession, et un peu, on va dire, ma passion, j'avais de l'énergie au quotidien, et finalement, je me disais, à quoi ça sert ? Comment est-ce que je sers quelque chose de plus grand ? Comment ? Est-ce que j'apporte ma contribution dans ma vie et dans la vie des autres ? Donc là, pas de sens. Et finalement, sentiment de désalignement qui est arrivé à moyen terme et à long terme. Si vous privilégiez la passion et la vocation, c'est-à-dire quelque chose que vous aimez, pour lequel vous êtes doué, et en même temps, le monde a besoin de cela, vous allez vous faire plaisir, vous allez être heureux. Mais vous pouvez être en insécurité financière, parce que vous... Vous occultez complètement le côté où vous êtes reconnu pour ça, et vous êtes payé pour ça, vous êtes gratifié pour ça. Et dans ces trois exemples que je viens de vous donner, il y a toujours cette notion de déséquilibre. Donc quel est le point d'équilibre, quel est le point de rencontre que je vais rencontrer dans ces quatre domaines, et qui va me permettre de m'aligner avec ma raison d'être, qui va me permettre d'être payé, d'être joyeux, d'être heureux, d'être utile, et en même temps, d'être complètement animé par ce que je fais. Un travail d'équilibriste. Et là, vous comprenez tout de suite que ce n'est pas quelque chose qui se fait en une semaine, ce n'est pas quelque chose qui se fait en deux mois, c'est quelque chose qui fait que vous entrez dans un processus et vous allez tout le temps recalibrer. La vie, c'est le mouvement. Voilà pour la première partie. Maintenant, on passe à ma propre histoire de reconversion professionnelle où on va décortiquer les étapes intuitives que j'ai suivies et comment j'ai pris mes décisions. Bon, vous l'aurez compris, pour moi, ça n'a pas été si simple de me reconvertir et en même temps, j'étais arrivée à un point d'épuisement mental, physique, dans ma vie pro, dans ma vie perso, que c'était presque une obligation. j'aurais toujours pu sombrer dans le burn-out, ne pas me relever, etc. Mais ça ne fait pas partie de qui je suis, ça ne fait pas partie de mon caractère. J'ai un caractère qui est très combatif, je suis extrêmement persévérante, extrêmement déterminée. Donc même quand j'ai l'impression de subir les événements extérieurs, il y a cette foi en moi qui me permet de me relever et d'être guidée aussi par l'invisible, d'être guidée par Dieu dans mes choix. Et je sais que Dieu ne m'envoie que des épreuves que je peux supporter ou que je peux transcender et que chaque chose que je vis est venue m'apprendre quelque chose. Malheureusement, ou heureusement, j'ai toujours eu cette foi, et en même temps, j'ai toujours été attachée à la matérialité. Je ne sais pas si je vous l'ai dit dans un autre épisode, mais karmiquement, il y a une chose que je suis venue transcender, c'est ce rapport à la matérialité et autre chose, mais en tout cas, ce rapport à l'argent et à la matérialité, c'est une des choses que je suis venue transcender. Ça peut être dans un thème karmique, c'est dans le mien. Et donc j'avais ces insécurités sur l'argent, beaucoup de croyances, parce que je partais d'un milieu, on va dire, en fait je partais de deux milieux différents. Ma mère était extrêmement pauvre, mon père pas vraiment, ma mère était femme de ménage et elle a fait beaucoup de petits boulots dans sa vie. Mes parents ont divorcé quand même assez tôt et mon père était psy. Et du coup, il y avait ce décalage entre leur mode de vie, leur mode de pensée, mais j'ai toujours eu des insécurités sur l'argent parce que dans le thème karmique de ma famille, il y a eu des faillites personnelles, des faillites professionnelles. Dans le cas de ma mère, beaucoup de manque d'argent puisqu'elle venait vraiment d'un village pauvre à La Réunion. Et donc, il y a ce grand écart et toute cette charge transgénérationnelle qui vient dans mon rapport à l'argent, pour bien que vous compreniez. Et donc, j'ai toujours eu des ambivalences comme ça dans ma famille proche, c'est-à-dire ma fratrie et mes parents. où il y avait des gens qui étaient hyper éduqués et d'autres non, des gens hyper débrouillards, et des gens beaucoup dans leur tête et dans les procédures, j'ai toujours été dans les deux extrêmes. Donc de là, ça a généré beaucoup de peur, parce que très longtemps, j'ai vécu dans des périodes qui étaient très fastes, c'est-à-dire avec de l'argent, avec une facilité sur les biens matériels, etc. Et puis des périodes vraiment de disette, il y avait des retours de fortune. Et donc ça a créé chez moi beaucoup d'insécurité. L'une des plus grosses insécurités, ça a été quand mon père a été en faillite personnelle et ma mère est décédée, que je n'avais pas eu d'argent pour organiser son enterrement. J'avais seulement 20 ans, 21 ans à l'époque. Et donc ça a créé énormément de mémoires traumatiques et de croyances limitantes sur l'argent. Où j'avais eu peur de manquer et j'avais toujours cet ancrage qui se faisait où je retournais à cet événement et je me disais non. En fait, je ne peux pas manquer d'argent parce que manquer d'argent, pour moi, c'était lié à la dignité, même pas pouvoir enterrer ses morts, ça a été très très très violent. Et donc je me suis retrouvée un peu dans cet état d'esprit où je voulais évoluer professionnellement, j'ai fait une fac de droit, droit des affaires, droit de la fiscalité, premier métier, là on est dans le cas de la profession et je suis douée, j'ai commencé ma vie dans un cabinet d'avocat où j'étais juriste fiscaliste à la sortie de mes études. Et je suis restée là-bas 18 mois. J'ai vu vraiment que ça ne me correspondait pas. Pourquoi ? Parce que, effectivement, j'étais douée, j'ai des aptitudes qui collent vraiment à la profession de fiscaliste, de conseil, c'est-à-dire je suis pragmatique, je suis ultra productive, je suis logique, j'ai une grosse capacité de travail, je suis résiliente, je suis exigeante, j'ai le sens du détail et j'ai le sens du service client. Je prends des initiatives aussi. Et tout ça regroupé... Mais forcément, ça colle au milieu très exigeant d'un cabinet d'avocats à Charles de Gaulle-Étoile, d'une petite étudiante qui sort de la Sorbonne, Paris 1. Donc c'est un peu la voie qui est toute tracée. Mais très vite, j'ai ressenti un manque, un manque de sens. J'étais reconnue, j'étais payée, j'étais douée pour ça, mais je manquais cruellement de sens. J'avais l'impression de contribuer à quelque chose qui ne me plaît pas dans le monde, c'est-à-dire enrichir des personnes riches pour le plaisir de l'argent. Or, qu'on s'entende bien, moi j'aime l'argent, mais j'aime l'argent comme un moyen, c'est-à-dire pour en faire quelque chose qui a du sens pour moi. Amasser de l'argent pour amasser de l'argent. c'est une valeur que je ne partage pas. Et du coup, je voyais bien que certains de mes clients étaient dans ce rapport-là et que je contribuais à ça. J'ai été, première fois, en dissonance cognitive, j'avais l'impression de contribuer à l'involution du monde et pas à son évolution. Et vous voyez comment, déjà, peut se créer le décalage. Je peux être payée, je peux être douée, et j'en fais mon métier, je suis reconnue pour ça. Je le fais avec facilité, entre guillemets. Il y a cette question du sens. Et là, on arrive au déséquilibre. Et donc, au bout de même pas deux ans, je me dis, c'est pas fait pour moi, je sens que j'ai besoin de plus de rapports humains, des rapports qui sont plus authentiques, mais en même temps, j'ai une telle facilité à organiser, à planifier, à utiliser toutes ces capacités analytiques. Je sens que je suis pas dans la mauvaise voie, mais il y a quelque chose qui ne va pas. Finalement, j'ai un ami que j'avais rencontré pendant mes études de droit qui me dit... Mais tu sais, moi je vais ouvrir des magasins, est-ce que ça te dit de travailler dans le retail pour un grand groupe américain ? Tu vas commencer petit parce que tu n'as pas de formation en management, mais tu vas t'en sortir, de toute façon tu as toujours fait ça dans tes études. Je fais le grand saut parce que je sens bien que je suis alignée, mais moi je ne connais pas toutes ces notions de coaching. Je ne connais pas l'ikigai, je sens que je suis en train de péter un câble à Paris. Je sens que par rapport à mes valeurs, Je suis complètement à côté de la plaque, je me dis mais je suis en train de devenir quelqu'un que j'ai pas envie de devenir. A la base moi je voulais faire du droit pénal, je voulais devenir juge pour enfant, et là je me retrouve à faire du droit des affaires et de la fiscalité. Il y a quelque chose qui ne va pas. Et donc il me propose ce poste, il me dit viens, tu as ces capacités d'organisation, tu as un leadership qui est naturel, tu vas très très vite évoluer. Ce qui s'est passé c'est que j'ai vraiment très très vite évolué. Tous les 18 mois je changeais de poste et de salaire et je doublais quasiment mon salaire. Donc en presque 8 ans, j'ai vraiment eu une ascension qui a été fulgurante dans 3 enseignes. J'ai développé comme ça mes capacités sur le terrain et je me suis servi de ce que je n'avais pas appris à l'école, c'est-à-dire développer mon leadership, comment influencer les autres. Comment apprendre aussi à interagir avec les autres ? Alors j'ai fait plein d'erreurs en termes de management, et c'est ça qui fait qu'aujourd'hui, j'accompagne aussi des gens sur la gestion des émotions, sur l'intelligence émotionnelle, sur les interactions qu'ils peuvent avoir avec leur équipe, avec leur manager, avec leur boss, parce que moi-même je l'ai vécu, et des deux côtés. en tant que personne, en tant que membre de l'équipe, mais aussi en tant que manager, et même en tant que manager de manager, en tant que directeur. Donc, je passe à ce deuxième métier, qui est finalement le métier de directrice de magasin. Je commence à assistante, où j'ai une équipe peut-être de 12 personnes, et puis après, très vite, je passe à des équipes de 30, de 50, puis de 80, et je deviens senior très vite, et puis je deviens adjointe d'un magasin de 700 personnes, où là, je commence à vraiment gérer des gros budgets de millions d'euros. Et je commence aussi à faire de la politique, à gérer les relations avec les prestataires externes, à faire beaucoup de recrutement, beaucoup de RH, travailler sur les évaluations, le disciplinaire. Voilà, toute une partie où le droit m'a énormément servi, forcément, parce que j'avais fait un peu de droit social. Mais vous voyez, j'utilisais toujours mes skills de je suis pragmatique, je suis productif, je suis logique. J'utilise mes capacités aussi relationnelles. Je m'adapte, je suis résiliente, j'ai le sens du détail, j'ai le sens du commerce. Finalement, je change de profession, mais j'utilise... tout le temps les mêmes capacités. C'est-à-dire que je suis douée, je suis payée pour ça et je suis reconnue. Mais il me manque quelque chose. C'est pas ma passion. Et j'ai pas l'impression de contribuer à quelque chose de meilleur, en fait. J'ai pas l'impression de contribuer à ce que le monde soit meilleur. Et je remarque quand même une dissonance entre les politiques des compagnies pour lesquelles je travaille et réellement les humains qui sont en face de moi. J'ai ce sentiment que les humains qui sont en face de moi ont besoin d'aide. ont besoin de leaders qui sont profondément humains, qui vont apporter quelque chose, et qu'on ne va pas juste suivre la politique des groupes américains, anglo-saxons que moi je représentais, mais plus quelque chose à, un, la française, et en même temps quelque chose de très humain, de porté sur le cœur. Et je sens que je ne contribue pas à quelque chose de meilleur. Et pourtant mes compétences sont là. Je fais de la stratégie commerciale. Vraiment ça, c'est un truc où je fais les doigts dans le nez. Je fais de l'organisation de la planification. D'accord ? J'utilise mon leadership personnel. Je commence à avoir des prises de parole en public avec une audience. J'apprends à parler devant les gens, à être écouté. J'apprends aussi ce que c'est la relation client. J'apprends le personal branding, comment on gère ce personal branding aussi pour une compagnie. Et voilà, j'apprends tout ça. Mais en même temps, au niveau humain, il y a un manque, il y a un manque de sens. Je sens qu'il y a un côté de moi qui est passionné et il y a un côté de moi qui n'est pas passionné parce qu'on vient tacler mes valeurs. Et là, ça ne va pas. Il y a des moments comme ça où je me rappelle d'un recrutement où j'étais, à ce moment-là, je crois que j'étais directrice adjointe, vraiment d'une grosse structure. Le directeur des ressources humaines vient me voir et il me dit Tu sais, il y a quelqu'un dans une de tes équipes, on va devoir le licencier parce qu'il ne vient pas travailler, sa fille a un cancer et il nous dit qu'il va à l'hôpital. Donc en fait, il ne pointe jamais et ce n'est pas possible pour l'équipe. Et moi, je le regarde. Je lui dis, pour moi, c'est pas possible. Je ne licencie pas un homme qui a un enfant en bas âge, qui est malade. Sa fille a un cancer. Elle a 5 ans. à quel moment je vais licencier cette personne ? Et le directeur vient me voir en me disant Non mais c'est comme ça Edmé, t'es dirigée par ton cœur, en plus t'es une femme donc t'es empathique, etc. Je lui dis Mais tu me parles de quoi ? Tu me demandes de licencier un parent qui ne vient pas parce que sa petite est à l'hôpital. Et il me dit Mais tu sais, il nous donne comme excuse que les visites c'est seulement le matin, et puis des fois il vient pas les après-midi alors qu'il est programmé l'après-midi. Et puis... Non mais je rigole, pas une Claudia. On tombe sur la tête, je dis, mais tu sais, quand un enfant est malade, que ce soit le matin ou l'après-midi, en fait, ta tête est prise par ça. On ne va pas licencier cette personne, en fait. Et donc, j'ai dû plaider ce cas auprès de mon directeur pour lui faire comprendre que c'était absolument hors de question que j'accepte le licenciement de cette personne. Et vous voyez, c'est des choses comme ça où je me suis dit, là, tu vas dans la mauvaise direction. Là, il y a quelque chose qui ne va pas. Tu as besoin de faire quelque chose avec plus de sens. Le retail... Le luxe, la grande distribution, ça a été un terrain de jeu qui a été incroyable pour moi, par rapport à mes capacités analytiques, par rapport au déploiement de mon leadership et par rapport à tout mon apprentissage sur l'intelligence émotionnelle. Parce que je me suis vautré, parce que j'ai fait des erreurs, parce que j'ai excellé dans certains trucs, mais j'ai tellement appris. Et j'ai une capacité énorme à apprendre par l'expérience qui a fait que, pendant toutes ces années, ça a été dur, mais en même temps j'ai tellement développé mes capacités. Je suis pleine de gratitude pour ces expériences. Par contre, au niveau humain, ça a fonctionné aussi, mais ça a fonctionné dans le sens où ça m'a permis de recalibrer et de me réaligner et de me poser les vraies questions. Est-ce que tu as envie de travailler avec des compagnies qui ne respectent pas l'humain à ce point, même si tu es bien payé ? Ça a été tout mon questionnement. Il faut savoir que pendant cette deuxième expérience, j'ai tenté aussi une expérience qui était plus créative, qui répondait à Obo, à la passion, à l'esthétique. J'ai créé une micro-entreprise. Tout au début, quand je suis devenue manager, j'ai créé une micro-entreprise en même temps. Donc ma première reconversion, si vous voulez, j'ai à la fois été salariée et à la fois j'ai créé une micro-entreprise. Donc là, j'ai été payée, j'ai été reconnue, puisque j'avais quand même des clients, mais je n'en vivais pas. Par contre, je m'éclatais. Je vendais des bijoux en acier pour les bikers, je faisais des conventions de tatouage, vraiment, je rentrais dans le personnage de la pin-up, je me maquillais et tout. Franchement, je prenais tellement de plaisir à faire ça, à entrer dans ce personnage, à avoir une boutique en ligne, à envoyer mes petites enveloppes à tous mes clients, etc. Donc, je faisais les salons, et en même temps, j'ai été distribuée par un tatoueur qui était à Marseille. Et ce qui est marrant... c'est qu'à l'époque j'habitais à Paris et après j'ai été distribué à Marseille qui est la ville où je vis maintenant donc là si on doit décrire cette expérience d'auto-entrepreneur j'étais juste dans la passion. C'est-à-dire, je fais ce qui me fait kiffer. Je ne me demande pas ce que ça apporte au monde, je ne me demande même pas si je vais être payée. J'étais là en mode, allez, on tente et on prend de la joie. Donc c'est hyper cool. Sauf qu'il y avait un hic, c'est que je n'avais pas envisagé que c'était une entreprise, donc je ne le gérais pas comme une entreprise. Je faisais mes ventes, mais finalement, je ne déployais aucune communication, aucun marketing, aucune stratégie commerciale qui permettait à ma société de se développer. Et à partir du moment où j'ai vraiment pris des postes à responsabilité dans le retail, dans la grande distribution, dans le luxe, je n'arrivais plus à combiner les deux. Parce que j'étais tout seul à gérer ça et je devais tout faire moi-même, les bijoux, commander avec les fournisseurs, répondre aux clients qui renvoyaient les choses, s'il y avait un bisou qui était cassé, et puis gérer toutes les commandes. À un moment, je me suis rangé du côté du pragmatisme et de ouais, je deviens cadre et en fait, je suis quand même bien payé pour ça, là, je n'ai plus le temps pour la rigolade et ma passion Et donc cette première micro-entreprise, je la ferme. Je continue à évoluer dans ma carrière de manager. Mais vous voyez, c'est vraiment l'illustration de... Juste la motivation et la passion, ça ne suffit pas en fait. Je peux m'amuser, je peux être motivée, mais ça ne suffit pas. Je dois quand même considérer les choses. Et en tout cas, je suis une entreprise, je dois être reconnue et payée pour ce que je fais. Sinon, ça ne fonctionne pas non plus. Et je n'étais pas du tout dans cette recherche d'équilibre. J'avais envie que ça prenne le pas sur mon activité, mais je ne me donnais absolument pas les moyens. Et pour moi, avoir un coach, j'étais à mille lieux. Je ne savais même pas que ça existait. Donc voilà, là on arrive quand même à trois étapes. Donc la première, j'étais juriste fiscaliste. Ensuite, je suis devenue manager, directrice. Et en même temps, j'ai créé une micro-entreprise. Je ferme ma micro-entreprise. Et finalement, on arrive à cette étape où je vous dis, je commence à être en dissonance cognitive avec... Les valeurs à des sociétés pour lesquelles je travaille. Il y a eu l'exemple du cancer, mais je vous ai déjà expliqué. Il y a eu l'exemple de je n'avais pas de temps pour mon fils je n'avais plus de temps pour ma famille Et en même temps, je travaillais sur ma relation à l'argent parce que je gagnais par mois quasiment, en moyenne, 4000 euros net, ce qui pour moi était beaucoup. Et du coup, à abandonner, c'était hyper dur. C'était hyper dur, j'avais l'impression d'être quelqu'un parce que j'ai gagné 4000 euros net, parce que ça m'a permis d'être propriétaire, parce que ça m'a permis de faire des voyages, parce que ça m'a permis d'acheter des sacs, parce que ça m'a permis de mettre ma famille à l'abri et de répondre à leurs besoins. Et j'avais l'impression que ma sécurité intérieure reposait sur ça. Et en réalité, pour moi, elle reposait sur ça. Et il a fallu que je m'épuise. psychologiquement, physiquement, que je sois dans un mariage, dans une famille, qui ne me soutiennent pas, qui ne me correspondent plus, où je ne me sens plus du tout alignée sur rien, pour faire une sorte de reset. Et là, je me suis dit, je n'ai plus envie de tout ça. J'ai plus envie de ça. J'ai envie d'accompagner les gens. Je sais pas exactement comment. Peut-être par le coaching, peut-être par la thérapie. J'ai envie d'utiliser mes capacités analytiques, mais j'ai envie de les mettre au service de quelque chose de plus noble. Et c'est là que j'ai décidé de suivre mon élan du cœur. Et heureusement, dans mon environnement, il y avait des gens qui avaient fait droit avec moi, qui avaient créé leur entreprise et qui avaient fait des reconversions. Le premier, c'est un de mes meilleurs amis qui s'appelle Florent-Alexis Faustin, qui, lui, dès la sortie de son école... de la fac de droit a fait une école de mode et a tout de suite créé son entreprise. Ça fait maintenant plus de 10 ans qu'il a son entreprise, il a des salariés, il est tailleur pour hommes, son showroom est à Châtelet. Et je le trouvais tellement brillant, tellement smart, tellement passionné dans ça, tellement thug ! Et en même temps, avec une finesse et une intelligence incroyables, il m'a beaucoup inspirée. Et voilà, c'est le fondateur d'une marque qui s'appelle Confident aujourd'hui. Je suis hyper fière d'être son amie. Et le fait, je pense, qu'il ait fait du droit des affaires et de la fiscalité comme moi, et qu'il ait monté son entreprise dans sa passion, ça m'a donné l'élan et le courage. Ensuite, j'ai eu aussi des amis qui se sont reconvertis dans le domaine du coaching. Une de mes plus proches d'amis qui s'appelle Aurélia Monaco, elle a fait le même M2 que moi. Elle était avocate fiscaliste et elle a décidé de prendre ce tournant à un moment parce qu'elle ne pouvait plus faire que de la fiscalité, faire de la mobilité internationale. Je pense qu'avoir des meilleurs amis comme ça qui gravitaient autour de moi et qui ont pris cette décision de changer de vie, ça m'a aidée. Et de là arrive la quatrième étape où j'ai décidé de faire à HEC Paris qui propose une école de coaching, une école de coaching qui est généraliste, où vraiment ça a été un tournant. au niveau de mon élévation de conscience, de mon ouverture d'esprit, mais aussi de mon leadership. Et ça a changé ma vie. Ça a été une formation que, au point de départ, j'ai trouvée extrêmement chère parce que j'avais des problèmes avec l'argent. Donc forcément, quand on me demande, je crois que c'était 15 000 euros, ça m'a fait bizarre. Je me suis dit, mais comment je vais faire ? Et finalement, j'ai fait confiance à la vie, j'ai payé en plusieurs fois. Il y a plein de choses qui se sont débloquées. J'ai trouvé cet argent, j'ai fait cette école. et ça a changé complètement tous mes paradigmes. Ensuite, je me suis formée à la process communication, parce que j'avais tellement eu de soucis relationnels pendant que j'étais manager, et j'ai bien vu que c'était vraiment tellement catastrophique une mauvaise communication avec ses employés pour employer son leadership et son influence, que moi, c'est vraiment un outil qui m'appelait. J'avais fait mon inventaire de personnalité, je voulais me former à ça. Et avec ces deux outils, j'ai commencé. Et là, j'ai commencé à être payée pour quelque chose qui avait du sens. C'est-à-dire... aider les gens à déployer leur leadership, à avoir plus d'empathie, à aussi se reconnecter à l'intelligence du cœur, aider les gens à faire preuve de planification, tout en respectant les relations humaines, et vraiment accompagner sur cette performance qui est durable et qui utilise le cœur finalement. Et là, j'ai commencé à aligner profession, vocation et mission. J'étais payée pour quelque chose dans lequel j'étais douée. et dont le monde avait besoin. Et ça, c'était hyper encourageant, c'était hyper galvanisant, ça m'a donné beaucoup d'énergie. Alors ne croyez pas que parce que vous êtes dans votre mission, vocation, passion, tout va être facile et vous n'allez jamais avoir l'impression de travailler. Si on travaille, en revanche, ce travail nous donne bien plus d'énergie qu'il nous en prend. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne travaille pas. On travaille, on peut travailler dur, on peut même s'épuiser au travail. Par contre, on gagne beaucoup plus d'énergie qu'on en utilise. Et donc avec cette base, j'ai lancé mon business et j'ai continué à le développer. Et puis au fil du temps, on arrive à la cinquième étape où j'ai compris que j'étais pas seulement venue pour accompagner les gens sur les relations humaines, sur le repositionnement professionnel, sur le leadership, que j'accompagnais aussi sur le chemin de guérison. par la reconnexion au cœur, et même par la reconnexion au corps, par le mouvement. Et c'est là qu'est née Pluriel Thérapie. Pendant des années, j'ai été dans une énergie qui était très young, et vraiment j'ai ressenti le besoin à un moment, et c'est la phase dans laquelle je suis maintenant, de développer des outils qui étaient beaucoup plus yin, comme l'hypnose, comme l'intuition, la thérapie transpersonnelle. C'est-à-dire comment je vais au-delà de simplement la psychologie. Et j'ai commencé à trouver mon équilibre. J'ai commencé à développer mes capacités qui étaient extrasensorielles dans cette cinquième étape. Et l'équilibre s'est fait entre mon évolution perso et pro. Et vous voyez qu'il y a beaucoup de recalibrage finalement. La vie, c'est le mouvement. Et quand on cherche son ikigai, un peu sa raison d'être, quand on recherche cet équilibre, cet équilibre bouge en fonction du développement de notre conscience. Et aujourd'hui, j'en suis là, et je sens que cette partie yin, que cette partie d'accompagnement sur le chemin de guérison va prendre de plus en plus de place, surtout avec la libération par le mouvement que je suis en train de développer dans mon approche, et je vous en parlerai bientôt. toute cette reconnexion corps à l'intuition et la mettre au service de notre chemin de guérison, la mettre au service aussi de notre activité professionnelle, je sens que c'est en train de prendre une grosse place dans mon activité. Et j'en suis, waouh, hyper fière d'oser l'affirmer, d'oser le montrer au monde. Je suis émue quand je vous le dis, parce que c'est tellement de chemin parcouru pour arriver là. et en même temps, qu'est-ce que c'était bon de découvrir tout ça par soi-même. Et aujourd'hui, je me présente à vous dans cette sixième étape, une sixième étape que j'ai commencée, où j'accepte qu'il y a plus de flou entre le visible et l'invisible, entre le pragmatisme et la sensibilité. Aujourd'hui, j'ai créé deux sociétés, il y en a une qui est plus yang, une qui est plus yin, mais j'accepte que l'avenir... Eh bien, ce sera peut-être le coaching mélangé à la thérapie. C'est déjà ce que je fais avec Cinelli dans mes bilans de compétences holistiques, puisque je vais accompagner à la fois sur le pro, le repositionnement professionnel, le leadership, et en même temps le perso, la sensibilité, l'intuition. J'accepte que dans mes accompagnements pro, il y ait vraiment cette sensibilité, cette énergie féminine, cette puissance vers laquelle on retourne. une puissance qui est à la fois brute et douce. J'accepte que dans mes accompagnements pro, il y a vraiment une vertu thérapeutique où on va plonger vraiment à l'intérieur de soi pour faire ressortir le meilleur et le mettre au profit de notre projet professionnel. Dans le côté plus yin, avec ma société plurielle thérapie, j'accepte de me laisser guider par mon intuition. en utilisant énormément d'outils intuitifs qui m'inspirent. Mais le premier outil finalement, c'est moi. C'est tout ce que je vais canaliser qui va me permettre de calibrer mes accompagnements. Et au-delà des outils que je vais utiliser, tout passe par moi. Tout passe par ce que je ressens, par mon cœur, par mon corps, et comment je mets toute cette intuition au service de la personne qui est en face de moi. Au-delà de mettre mes talents et mes compétences universitaires, mes compétences intellectuelles, je mets toute mon âme au service des personnes qui sont en face de moi pour les accompagner sur leur chemin de guérison. Ce que j'ai envie de vous dire aujourd'hui, si vous m'écoutez et que vous êtes perdus, c'est que vous êtes déjà sur le chemin de la quête des sens, vous êtes déjà sur le chemin de l'évolution de conscience, parce que vous vous posez des questions. Se poser des questions, s'interroger, c'est la première marche. C'est un long chemin qui n'est absolument jamais terminé. Moi j'en suis à la sixième étape, mais je suis sûre que si on se reparle, dans deux, trois ans, dix ans, j'aurais passé encore des capes, des paliers pour... être complètement celle que j'étais destinée à être, c'est-à-dire totalement libre, totalement moi, totalement dans l'acceptation de toutes les facettes de ma personnalité, les plus belles comme les plus laides de ma perception, les plus valorisantes comme les plus dévalorisantes à mes yeux. C'est un véritable chemin d'acceptation de soi, finalement, cette mission d'âme. Ça pourrait se résumer à ça. Accepter qui on est. Accepter ce qu'on est. Radicalement. Sans compromis. Sans se soucier du regard de l'autre. Et c'est avec ça que j'ai envie de vous laisser comme réflexion aujourd'hui. Merci. à faire ce triptyque sur la mission d'âme. J'espère qu'il vous a plu. Comme d'habitude, partagez cet épisode. Envoyez-le à quelqu'un qui a besoin de réchauffer son cœur, qui se pose des questions sur la quête de sens. J'ai hâte de découvrir vos commentaires. voir ce que vous avez pensé de ce triptyque. Et n'oubliez pas que si vous avez besoin de discuter de votre projet professionnel avec moi, d'être accompagné sur votre mission d'âme, de vous repositionner professionnellement, je vais mettre un lien en bas de cet épisode où vous pouvez prendre rendez-vous avec moi, rendez-vous de 20 minutes, et on parlera de votre projet. On se retrouve au prochain épisode. En attendant, paix et amour sur vous.