Trouver sa voie professionnelle et se reconvertir à tout âge avec Laetitia Eyquem cover
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Dans le Flow avec Johann Yang-Ting

Trouver sa voie professionnelle et se reconvertir à tout âge avec Laetitia Eyquem

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1h05 |02/04/2025
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Dans le Flow avec Johann Yang-Ting

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1h05 |02/04/2025
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Description

Comment trouver sa voie professionnelle ? Que faire quand on est perdu dans sa carrière, en transition ou proche de la retraite ?


Dans cet épisode profond et inspirant, Johann accueille Laetitia, facilitatrice de transitions professionnelles, pour explorer un sujet essentiel : comment trouver (ou retrouver) sa vocation à chaque étape de la vie.


👉 Que l’on soit étudiant, en pleine reconversion ou en préparation de la retraite, Laetitia partage avec authenticité des conseils concrets, des témoignages puissants et des pistes d’action pour prendre les bonnes décisions.


Vous découvrirez :

  • Les erreurs à éviter quand on change de voie.

  • Les signes qu’il est temps de se réorienter.

  • Les spécificités de chaque génération (Z, Y, X…).

  • Comment accompagner les jeunes dans leur orientation.

  • Pourquoi la retraite est une étape-clé souvent négligée.

  • Des histoires vraies de reconversion réussie.


💡 Cet épisode s’adresse à toute personne en quête de sens, de clarté ou de renouveau professionnel. Un must-listen si vous cherchez à vous réaligner avec vos valeurs, vos envies et votre flow.


📩 Toutes les ressources du podcast sont disponibles sur : https://dansleflow.com/


Pour aller plus loin, rejoignez notre espace membre : https://www.flowtasking.club/home


Laetitia Eyquem est facilitatrice de transitions et créatrice de liens, je vous aide à trouver votre juste place aux différentes étapes de votre vie professionnelle  

  • Bilans d'orientation pour les jeunes

  • Bilan de compétences / aide à l'employabilité (CV+LM+pitch + optimisation de votre profil LinkedIn + préparation aux entretiens + soft skills ...) pour les actifs

  • Cap retraite pour les seniors

  • Happy Afters : networking professionnel


Retrouvez-la sur :

Mail : contact@filrougeformations.com

Site : www.filrougeformations.com

LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/laetitia-eyquem/

Facebook : https://www.facebook.com/LaetitiaEyquemPro

Instagram : @fil_rouge_formations


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Comment trouver votre vocation professionnelle Comment trouver votre voie Mais aussi et surtout, comment changer de voie Voici un dilemme difficile que nous rencontrons à différents moments de notre vie. Que ça soit quand nous sommes enfants, jeunes, qu'est-ce que je vais faire de ma vie Quand nous rentrons dans la vie active, je prends une voie et finalement j'ai envie de changement, de reconversion, mais j'ai un petit peu du mal à prendre une décision. Mais également, à la retraite, je vais quitter mon job et comment je vois la suite et même la fin de ma vie. Du coup, on va l'aborder dans ce podcast, dans le flow, avec Laetitia, que je suis très heureux de retrouver dans le podcast. On va parler justement de comment réussir à prendre les bonnes décisions dans sa carrière, dans sa vie professionnelle, que ce soit du changement, de l'évolution, de la transformation. Et dans les trois saisons de la vie, on va parler des jeunes, notamment s'il y a des parents qui m'écoutent ou des jeunes qui nous écoutent, comment réussir à trouver justement la bonne orientation. Ceux qui sont actifs ou... inactifs en phase de transition, mais en tout cas qui veulent du changement et qui veulent évoluer et qui sont un peu perdus. Et ceux qui sont en fin de carrière ou qui vont partir à la retraite avec les challenges que ça peut impliquer parce que c'est justement un sujet qui n'est pas très abordé, il y a des vrais challenges dedans. Donc on va l'aborder dans ce podcast et vous aurez pas mal de petits conseils, d'exemples pour vous aider justement à pouvoir vous épanouir beaucoup plus dans votre carrière. Laetitia est facilitatrice de transition et créatrice de lien donc justement elle aide Elle accompagne dans les bilans de rentation pour les jeunes, les bilans de compétences et d'aide à l'employabilité chez les personnes qui veulent justement des changements de carrière, des rentations. Donc justement, que ce soit au niveau de la préparation des entretiens, les soft skills, les bilans vraiment concrets de compétences. Elle accompagne aussi les seniors pour partir à la retraite, dans cette transition vers la retraite. Elle organise également des événements, les happy afters sur le networking, parfois auquel je vais et que j'apprécie, on va en parler. Mais en tout cas, dans ce podcast, on va parler justement de ces thématiques très, très, très importantes et précieuses de l'orientation professionnelle. Donc, l'écouter. Si aujourd'hui, vous avez des questions par rapport à votre carrière, quel que soit l'âge que vous avez, ça va être pépite. Donc, je vous souhaite déjà une bonne écoute. Et n'oubliez pas, très, très, très important, si l'épisode vous plaît, n'hésitez pas à le partager, à en parler, à nous faire un petit coucou sur l'espace membre pour discuter du podcast. Vous avez le lien en descriptif. Et puis, moi, je vous souhaite une bonne écoute. Et on se retrouve à la fin. Allez, c'est parti. Hello, hello. Très heureux de te retrouver, Laetitia. Comment tu vas Je suis enchanté de te retrouver dans le podcast. Comment ça va

  • Speaker #1

    Merci, Joanne. Merci de m'accueillir. Ça va super bien. Écoute, je suis ravie de ce rendez-vous que tu m'as fixé. Donc, écoute, au plaisir de passer ce moment avec toi et avec tes auditeurs.

  • Speaker #0

    Merci à toi parce que je t'ai invitée dans le podcast parce que j'aime bien parler justement d'orientation, de trouver sa voix, de comprendre son flot. D'où le nom du podcast Dans le Flow. Et on va rentrer dans le flow. Parce qu'aujourd'hui, on va parler d'orientation professionnelle. Mais à tout âge, à toutes les périodes de vie, qui est justement ton sujet. Et j'aimerais que tu nous dises vraiment aujourd'hui pourquoi ce sujet n'a jamais été aussi important. Parce qu'il est important dans la vie. Mais aujourd'hui, on dirait que c'est un vrai, vrai, vrai gros sujet. La carrière, l'orientation professionnelle. Est-ce que tu peux nous en dire plus Et pourquoi ce sujet te passionne

  • Speaker #1

    Alors, tout d'abord, je pense que ça, tout le monde doit le comprendre. On est dans un monde du travail qui est en plein boom, en pleine mutation, avec l'intelligence artificielle, avec les réseaux de communication, les réseaux sociaux, etc. Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, l'orientation, ça devient quelque chose de très important. En plus, on a bien vu l'histoire de la retraite. L'âge de la retraite, il arrive un petit peu plus loin. Donc, là où peut-être avant on passait 20 ans dans une entreprise, 30 ans dans une entreprise où on faisait une carrière longue et unique, maintenant il y a des choses qui changent. On évolue, on est obligé de s'adapter, de se réadapter, etc. Donc, c'est vrai que l'orientation, c'est vraiment quelque chose qui devient essentiel. Et comme tu dis, à tout âge, puisque moi, je m'occupe aussi bien des jeunes que des actifs, que des personnes aussi qui passent le cap de la retraite. Donc, je suis positionnée un petit peu sur tous ces... Toutes ces transitions vies qui me semblent justement très importantes et essentielles en fait.

  • Speaker #0

    Justement, et c'est pour ça que dans le podcast, on va explorer ces différentes saisons de la vie, les unes après les autres, pour toucher un maximum nos auditeurs, quel que soit l'âge que vous avez. Mais qu'est-ce qui t'a motivé à vraiment rentrer dans ce sujet C'est quoi un peu ton expérience, ton parcours qui fait qu'aujourd'hui, tu as envie d'aider les gens sur ça

  • Speaker #1

    Alors si tu veux, moi mon parcours, j'ai fait une école de commerce pour faire un peu plaisir à papa et maman si tu veux, parce que justement moi à l'époque je ne savais pas ce que je voulais faire, donc déjà je me retrouve un peu confrontée à ces questionnements des jeunes, qui est toujours la même problématique aujourd'hui. Ensuite après mon école de commerce, j'ai travaillé plus de 20 ans en entreprise, dans des grosses structures que vous connaissez certainement, Samsung, Eptam, Curveur, les boîtes en plastique, laboratoires pharmaceutiques et autres. Et puis, sur des fonctions de support comme le marketing, la communication. C'est ça qui m'a aussi attirée vers toi. Je suis un peu multipotentielle, donc il fallait que je touche un petit peu à tout.

  • Speaker #0

    Oui, on va en parler d'ailleurs.

  • Speaker #1

    Voilà. Et donc, justement, par rapport à ça, j'ai fait cette carrière, plus de 20 ans en entreprise. Mais je ne sais pas, il me manquait quelque chose. J'avais l'impression de ne pas trouver ma place. Il me manquait un petit bout. Il me manquait quelque chose. Il me manquait... un épanouissement, on me demandait toujours de réduire un petit peu ma voilure. Et donc, si tu veux, quand je suis descendue à Bordeaux en 2004, j'ai trouvé un autre poste dans un laboratoire pharmaceutique. J'y suis restée une dizaine d'années. Et quand le site a fermé, je me suis retrouvée aussi dans ces questionnements. Qu'est-ce que je vais faire, etc. Et tout ça, rechercher un travail et tout. Et puis, il y a des after work. Donc, il y a une personne qui a un peu planté la graine dans ma tête en me disant, non, mais tu sais... Pourquoi tu ne montrais pas ta boîte Donc là, la graine était plantée. Je veux dire, elle a germé petit à petit. Et au final, oui, en 2019, j'ai créé Fils Rouge Formation, justement. Et au départ, c'était vraiment pour accompagner les entreprises sur la qualité de vie au travail. Donc en 2019, on est en 2019, donc il faut en mettre dans le contexte. Ce n'était déjà pas la force des entreprises à cette époque-là. Quand arrive 2020, le Covid, je me suis dit, bon, laisse tomber, il faut que tu retrouves autre chose. parce que ce n'était déjà pas leur objectif principal au départ, ça ne va pas être leur objectif principal à l'arrivée. Donc, je me suis refocalisée sur l'enseignement supérieur, comment aider les étudiants, qu'est-ce que moi j'aurais aimé, quand j'étais sur les bancs de l'école, avoir comme cours, etc. Je me suis formée pour être praticienne en soft skills, avec Jérôme Wao aussi, que tu connais, pour travailler sur ses compétences transversales, comportementales, les CV, les lettres de motivation, la posture, etc. Et justement, On m'a aussi conseillé de me former pour être consultante en bilan de compétences. Et là, je t'avoue, ça a été vraiment une révélation, puisque c'est là où j'ai trouvé du sens et c'est là où moi, je me suis dit Waouh, là, ça y est, je suis à ma juste place Donc, c'est pour ça que je me sens aujourd'hui... Alors, j'ai eu un syndrome de l'imposteur au début, mais légitime, en tout cas, à accompagner, parce que, justement, j'ai vécu tous ces doutes, ces interrogations qu'on peut avoir tout au long de la vie professionnelle. Et en plus... Moi, mes parents sont à la retraite maintenant et moi, ma maman a très mal vêtu ce passage de vie professionnelle aussi au passage à la retraite. Et je me suis dit, tiens, ça, c'est aussi une casquette en plus à ajouter qui peut être très intéressante aussi.

  • Speaker #0

    Oui, d'ailleurs, c'est un sujet, parce qu'on va y revenir justement à la troisième partie, qui n'est pas souvent abordée. On n'en parle pas du tout. On parle souvent des gens qui font un burn-out en milieu de vie, des gens qui se réorientent et tout, des jeunes qui cherchent leur voie. Mais on ne parle pas des personnes qui partent à la retraite et qui vivent des challenges dont on va parler. Mais déjà, pour toi qui côtoies justement ces personnes et qui les accompagne depuis un petit moment, c'est quoi les grandes problématiques auxquelles tu fais face aujourd'hui

  • Speaker #1

    Alors les grandes problématiques, si on prend, je vais prendre les époques à travers les unes après les autres. Les jeunes, la grosse problématique honnêtement, c'est la pression qu'ils ont. C'est énorme. Je vais te donner un exemple, j'ai accompagné... Un jeune, Louis, par exemple, sans trop exagérer, mais vraiment sans trop exagérer, le lundi, on lui donnait la feuille d'orientation et le vendredi, on lui disait tu dois rendre tes choix d'orientation. En gros,

  • Speaker #0

    tu as cinq jours pour trouver ta voie.

  • Speaker #1

    Voilà, en fait, tu as cinq jours pour trouver ta voie. Tu n'as fait que du français, des maths, de l'histoire géo, mais on te demande de choisir ta voie, ton métier, etc. Et fais gaffe parce que si tu te rates, tu rates ta vie. En gros, c'est un peu l'injonction qu'on a encore dans l'éducation. Et je trouve ça juste... super compliqué à ces âges-là, où on est encore dans la construction, etc., de se dire Waouh Quelle pression on leur met déjà pour passer ce cap vers l'orientation. Donc ça, c'est pour les jeunes. Donc après, pour reprendre aussi la pression qu'il peut y avoir sur les personnes qui sont dans la vie active, parfois, on a la peur de l'échec, tout simplement, la peur de se tromper, la peur du changement. Le besoin de sécurité, c'est souvent quelque chose qui revient dans les bilans de compétences. Souvent, quand on est au début de sa carrière, quand on est tout seul à s'assumer, ça va. Mais quand arrivent les enfants, les enfants sont petits, après ils sont plus grands, il faut garder de l'argent pour les études, etc. Après, s'installe une certaine routine où on a cette peur de se dire, finalement, je ne suis pas si mal où je suis, mais des fois, j'ai récupéré des personnes en burn-out. qui restaient quand même où elles étaient parce que notre cerveau est fait comme ça. Il préfère nous ramener dans une sphère qu'on connaît, même si on n'y est pas bien, plutôt que de nous inviter à voir d'autres choses ou d'autres perspectives. Car pour la troisième catégorie, les personnes, c'est dire waouh, la retraite, ça ressemble pour certains à un grand saut d'envie c'est-à-dire que mais qu'est-ce que je vais devenir Parce que dans notre société, on est quand même là bonjour, qu'est-ce que tu fais C'est toujours un petit peu ça. Donc, si on n'a plus cette réponse à cette question, c'est qu'en gros, on n'a plus d'utilité au sein de la société. Donc, c'est arriver à construire justement quelque chose de… une retraite épanouissante, justement, alignée avec ce qu'on a en vie.

  • Speaker #0

    C'est un vrai sujet parce que finalement, on se rend compte que déjà, quand on est jeune, on a du mal à trouver sa voie. Une fois qu'on a trouvé une, on a envie de changer, mais on est attaché à de la sécurité. Et en plus, après, quand on a fini, on se retrouve, on se rend inutile alors qu'on fantase peut-être en vivant d'avoir la retraite. C'est quand même fou. Et justement, pour toi, est-ce que tu as identifié ou est-ce que tu as un ressenti de façon, on va dire globale, parce que chaque cas est particulier, sur ce qui aide les personnes à être vraiment épanouies dans leur vie On va dire, je ne dis pas carrière parce qu'il y a des changements et tout, mais pour toi, l'épanouissement professionnel, il se joue vraiment sur quoi en ce moment ou de façon globale

  • Speaker #1

    Alors, en fait, si tu veux, comme on dit, en fait, souvent, on fait nos études, après, les choses s'enchaînent, etc. Et parfois, on ne se pose même pas les questions. En fait, on se dit, bon, je dis n'importe quoi. Je commence assistante marketing. Après, la logique, c'est je suis chef de produit. Après, je suis directrice marketing, etc. Et finalement, on ne prend pas le temps de se poser, et de se poser, et de se poser les bonnes questions. Et parfois, tu vois, j'ai reçu une personne qui était complètement perdue par rapport à... Donc, c'est une personne active, qui était complètement perdue par rapport à son travail. Et elle dit, mais je ne sais plus, en fait, si j'aime mon travail, si je n'aime pas mon travail, etc. et tout ça. Et en fait, on s'est juste aperçu qu'elle aimait toujours son travail, mais qu'elle n'aimait pas l'environnement dans lequel elle travaillait. D'accord Ce qu'on entend.

  • Speaker #0

    Oui, parfois, on veut tout jeter alors qu'en fait, il y a un problème dans le problème qui peut être résolu.

  • Speaker #1

    Parfois, on entend souvent les infirmières, par exemple, en ce moment, qui disent mais moi, je n'ai pas signé pour passer deux secondes avec les patients. En fait, leur cœur de métier, c'était d'être en contact avec les patients, c'est d'être, de passer du temps. Enfin, c'était toute cette empathie parce que pour moi, c'est une vraie vocation. Et si tu veux, si à un moment donné, on t'enlève le cœur de ton métier, ta vocation ou ton environnement, finalement, tu n'es plus à ta place. Donc, ce n'est pas que tu n'aimes plus ton métier. le métier dans lequel on te propose de le faire, enfin le cadre dans lequel on te propose de le faire, ne correspond plus du tout avec ce que tu avais au départ. Donc en fait, si tu veux, il faut que, pour tous, que ce soit jeunes, moins jeunes ou actifs en tout cas, le but c'est d'être aligné avec ses valeurs, ses besoins et de trouver du sens. Voilà. Une fois que tu as tout ça, tu es généralement à ta place. Et comme je dis, tout évolue. Donc, ce qui te convient maintenant, peut-être dans trois ans, ça ne te convient pas. Si tu as un multimotant potentiel, c'est même peut-être avant. Dans cinq ans, dans dix ans, peu importe, je vais dire. Mais c'est d'arriver à prendre le temps de se poser. Alors, bien sûr que tu peux te faire aider comme une professionnelle comme moi, un bilan de compétences, des coachs, etc. Mais je vais dire, pas forcément. Si vous avez envie, mais est-ce qu'on prend vraiment ce temps C'est la question que je me pose.

  • Speaker #0

    Oui, parce que parfois, on est en mode automatique, on y va, on continue, et puis en plus, il y a besoin de sécurité, donc ça nous installe dans une sorte de course, mais on ne prend jamais le temps de se poser et de se dire, ok, où j'en suis, où j'ai envie d'aller, faire un petit bilan, un audit, quoi. Et c'est vrai que ça joue dans la carrière, mais pour moi, par compagnie aussi beaucoup d'entrepreneurs, j'en vois et j'en côtoie qui sont dans ces démarches de se réorienter, de pivoter, parce que, comme tu l'as dit, des exemples typiques, ils se disent, en fait, j'en ai marre de l'entrepreneuriat ou j'en ai marre de mon business, alors que finalement, c'est des façons de faire. qui ne correspondent plus et qui doivent évoluer. Donc, c'est intéressant ce que tu apportes. Ça casse un peu le mythe, finalement, de la carrière toute tracée, la voie toute tracée. Parce que je crois que c'est bien symptomatique de notre nouvelle génération Z qui ne veut plus s'engager dans des boulots sur 20 ans, qui ne voit plus la carrière comme un truc comme ça. D'ailleurs, j'ai vu un reportage récemment sur la génération Z qui disait qu'aujourd'hui, eux, ils veulent juste faire un métier rapidement, ils peuvent passer aux tuyaux, ils ne peuvent pas s'engager. Justement, je crois que ça fait une belle transition. Comment tu vois justement les jeunes et leurs enjeux aujourd'hui Cette fameuse aussi génération Z, au moment où on enregistre, c'est le sujet chaud du moment.

  • Speaker #1

    Avant de parler de la génération Z, je voudrais juste, comme ça, on va avoir ce contraste-là, parler de nos générations avant, des parents ou grands-parents. Comme on disait, il fallait rentrer dans une société, il fallait monter les échelons. Il y avait cette notion de travail. Le travail, c'est dur, c'est laborieux. Ça vient aussi, le mot labeur, etc. Et donc, si tu veux, moi, je suis génération X, donc 75, 80, etc. Et moi, j'ai été élevée aussi avec cette... peur du chômage, mais il y avait beaucoup de chômage à l'époque. Donc, il ne fallait pas être au chômage. Et moi, mes parents, ils m'ont inculqué le fait de trouver un CDI, absolument. C'était... Dès que tu avais un CDI, c'était le Saint-Graal. Et l'entreprise qui t'avait donné le Saint-Graal, en gros, il fallait que tu lui doives une reconnaissance éternelle, tu vois. Et c'est ça où je pense que nous, on s'est perdus. Et c'est là où, comme tu dis, les générations Z, elles font complètement bouger les lignes du marché du travail. C'est-à-dire que là où... les entreprises avaient un peu le pouvoir ou les DRH avaient un peu le pouvoir en disant Faites attention, en gros, si t'es pas sage, t'auras pas ton CDI. Elles n'ont aucune emprise sur les générations Z par rapport à cette carotte ou cette baguette. Parce que eux, ils sont vraiment dans cette recherche d'équilibre, d'e-pro-vie perso. Ils acceptent plein de choses que nous, on n'a pas acceptées. Et si tu veux... autant, il y a deux approches, c'est-à-dire qu'on se dit, oh là là, génération Z, ils sont feignants, machin, etc. Mais en fait, est-ce qu'ils sont feignants ou, par rapport à notre vision à nous, ou est-ce que, justement, ils ne veulent plus accepter ce que nous, on a accepté Moi, je parle de nous pour moi, parce que je pense que on a un petit peu d'écart, et je pense que c'est ça. Et finalement, ce qu'ils apportent aussi, c'est une remise en question sur les générations précédentes. Et ça, je le vois, parce que maintenant, je récupère des personnes, tu vois, qui ont trop... 45, 55 ans dans les bilans de compétences et qui viennent aussi avec cette recherche de sens. Tu vois Et se dire, mais attends, ça fait des années que je trime comme une malade ou comme un malade, etc. Mais en fait, au final, pourquoi Tu vois Surtout que quand tu récupères des personnes en burn-out, tu te dis, mais j'ai laissé ma santé dans tout ça, quoi. Donc, génération Z, écoute, moi, je dis, ça fait bouger les lignes. Ce n'est pas plus mal et ça change un peu la donne du rapport de force sur le marché du travail.

  • Speaker #0

    Oui, et puis c'est vraiment en plus quelque chose que j'ai constaté sur le terrain, parce qu'ayant un moment recruté, c'est vrai que j'étais confronté à cette génération et c'est vrai que le rapport de force, c'est plus le même. Et moi, je suis plutôt de la génération Y, les millenials, ceux qui ont vécu cette transition. Et donc, pour rapidement un petit peu éclaircir ceux qui ne connaissent pas ce type de génération, il y a les boomers, donc ceux qui sont nés après la guerre. Donc, généralement, pour moi, ce sont les grands-parents. Ensuite, on a la génération X, donc ceux qui sont nés, on va dire, autour des années... Gandhi est né 60-70 et on a la génération Y, qui est la génération, la mienne, plutôt 80-90, donc avant 2000, et la génération Z, les 2000, en fait, en gros. Après, il y a des zones un petit peu de flou, mais généralement, ça se ressent. Et c'est vrai que le rapport, la vision du travail a complètement changé. Et pour toi, aujourd'hui, parce que justement, on va parler des jeunes à deux niveaux. Je pense que dans l'audience de ce podcast, je ne sais pas s'il y a beaucoup de jeunes qui nous écoutent, mais je pense que c'est le cas. Mais il y a aussi des parents qui nous écoutent et il y a beaucoup de parents qui nous écoutent. Et toi, je sais que tu travailles aussi avec la relation entre les parents et les jeunes. Donc, j'aimerais savoir comment aider ceux qui aujourd'hui ont du mal à s'orienter dans leur carrière, justement à cause de ces problématiques. Le monde du travail a changé. Parfois, on a du mal à se projeter. On est plus engagé. Mais bon, il y a quand même ces questionnements qu'on a. Je ne dis pas que pour moi, la génération nette, ce n'est pas forcément... C'est caricatural de les vouloir dire qu'ils sont paresseux, parce que toutes les générations ont dit que celle-là, la suivante, est toujours plus paresseuse. Ça, c'est un classique depuis l'Antiquité. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a quand même tellement d'opportunités, tellement d'informations, tellement parfois de pression, comme tu l'as dit. Il faut que ça aille vite. Comment les aider et comment aider quelqu'un qui aujourd'hui, soit finit le lycée ou au lycée, collège, lycée, ou alors les parents Comment on fait Comment on oriente un jeune aujourd'hui

  • Speaker #1

    Alors... Moi, je les accompagne. Ça peut être de la troisième. Alors, souvent, c'est à partir du lycée, mais ça peut être de la troisième jusqu'à même une fois qu'ils ont pris une première voie. Tu vois, des fois, ils choisissent une voie et puis, il faut une première année de FAD. Ça ne leur plaît pas. Donc, je les prends même aussi avant même 25 ans. Alors, déjà, la première chose ici, quand je vais accompagner un jeune, tu vois, sur un bilan d'orientation ou sur un parcours professionnel, je fais le premier rendez-vous avec les parents. Et je dis aux parents, que, comment dirais-je, c'est peut-être eux qui financent, mais moi, je suis au service de leurs jeunes. D'accord Parce que je ne veux pas répondre aux attentes des parents. Je veux qu'on soit alignés avec ce que le jeune a besoin. Donc, comme je te disais, moi, je vais travailler avec eux sur le sens, sur les valeurs, sur les besoins. Donc, pour eux, c'est encore un peu flou parce qu'ils se construisent. Donc, des fois, j'aime bien le foot, mais je ne vais peut-être pas être footballeur. Enfin, c'est arriver à distinguer tout ce qui est un peu passion, tout ce qui est un peu loisir, tout ce qui est un peu... Tu vois Et ça, est-ce que j'ai une certaine appétence pour ça Et puis après, c'est beaucoup sur leur personnalité. quelqu'un qui va être vraiment très introverti. Bon, est-ce que le côté commercial, ça va être son truc Pas forcément. Donc, on va chercher aussi par rapport à ça. Mais comme je leur dis, et aux parents et aux jeunes, je leur dis, mais la vie est faite, mais de tellement d'opportunités, de tellement de rencontres que choisis ce que tu as envie de faire aujourd'hui avec qui tu es aujourd'hui. Dans cinq ans, tu ne seras plus la même personne. Dans dix ans, tu auras rencontré d'autres personnes, tu auras eu d'autres expériences, tu peux te former, etc. Et tout ça. Et après, c'est vrai qu'en tant que parent, bon, moi, je suis maman aussi, mais on a besoin d'être rassurée. Mais je ne peux pas dire à ma fille, trouve ta voix tout de suite, alors que moi, j'ai changé toutes les cinq secondes, tu vois, que je me suis testée, tout le temps, etc. Et pour te dire, quand moi, je suis arrivée sur le marché du travail, j'avais mon bac plus 4, j'avais 22 ans, parce que je n'avais jamais redoublé. Les gens, déjà, me regardaient avec deux yeux en me disant, mais qu'est-ce que tu fais là à 22 ans Je dis, je ne sais pas. On m'a dit, pour ne pas te redoubler, je n'ai pas redoublé, j'étais la bonne élève. Et après... On se retrouve avec les mêmes problématiques. Vous n'avez pas d'expérience. Mais les jeunes se retrouvent confrontés à cette même réponse. Donc, je m'étais inscrite en intérim et en me disant, je fais des missions et je vais voir ce qui me plaît et je vais encore affiner. Donc, ça veut dire qu'à la fin encore de mon école de commerce, de mon bac plus 4, j'étais toujours encore en train de me poser des questions. Donc, rassurer les parents sur le fait qu'ils regardent eux-mêmes leur propre parcours, qu'il n'y a pas d'injonction, qu'il n'y a pas d'urgence et que même si... Le choix des études qui est fait à l'instant T de leurs enfants, dans trois ans, ce n'est pas le même. Et dans un an, ils décident de changer. Bien sûr que ce sera une expérience et que ce ne sera pas un échec et qu'il faudra les aider peut-être et les accompagner à rebondir après en se disant, non, ce n'est pas cette voie-là, mais ce n'est pas grave. On va essayer de retravailler et de retrouver quelque chose qui va te pondir.

  • Speaker #0

    Donc, ce que tu dis, ça résonne à mort parce que moi, quand j'étais enfant, j'ai eu la chance d'avoir une famille qui m'a toujours poussé, encouragé à suivre ma voie. Mais je pense aussi qu'ils étaient rassurés parce que comme à l'école, je me sentais pas trop mal. Ils se sont dit bon, c'est bon. Là où c'est plus compliqué qu'on n'est pas adapté à l'école. Mais au moins, c'est vrai qu'on m'a toujours dit un conseil qui était très fort. C'est ne t'enferme pas trop. Alors, ça dépend encore si vous avez vraiment une vocation, un truc qui vous appelle à lésir. Mais moi, comme j'étais complètement perdu, on m'a dit écoute, à l'époque, tu fais un bac scientifique. Ça ouvre toutes les portes. Tu suis. Et tant que tu restes ouvert et surtout, va pas trop sur les voies trop techniques et tout. Pense plutôt. sur le long terme. Et aujourd'hui, c'est même un conseil que je donne à mes clients dans l'entrepreneuriat, c'est de ne pas s'enfermer sur des compétences uniquement techniques, c'est bien d'en avoir, mais aussi d'avoir des compétences plus élevées et sur le long terme. Notamment, l'intention artificielle, ne pas se spécialiser sur une IA. Un exemple, achat de GPT, le maîtriser, c'est bien. Mais par contre, comprendre comment ça fonctionne et pouvoir utiliser d'autres IA, avoir la logique du truc. Donc, c'est un petit peu l'exemple. Même la programmation, l'algorithmie, comment programmer, te spécialise sur un langage après. Donc ça, c'est un conseil que je voulais aussi partager parce que je trouvais qu'il était intéressant et que pour ceux qui sont perdus, il n'y a pas une pression dans la vie. Et puis si ça se trouve, vous allez partir dans une direction, ça va changer. Et même les parents, ils sont rassurés un petit peu par rapport à ça. Et toi, je... Oui, tu voulais rebondir justement.

  • Speaker #1

    Je voulais te dire une petite chose parce que tu sais, on est toujours en train de... On est encore dans cette voie, à dire, prends une voie scientifique, etc. Et comme tu dis, il y a des enfants, enfin des jeunes qui sont... absolument pas faits pour le cadre scolaire, mais qui se révèlent après en études supérieures, qui se révèlent après sur un métier manuel. Et on a bien vu aussi l'importance de tous ces métiers. Si tu veux, l'école Blanc, ce n'est pas ceux qui sont restés ouverts pendant le Covid. D'accord Donc, c'est vraiment aussi trouver votre voie, mais trouver quelque chose aussi. Donc, c'est vrai que par rapport aux familles, des fois, par rapport à l'école, on a encore cette mauvaise image du métier manuel. Mais il y a des artistes magnifiques qui se révèlent ou des jeunes qui se révèlent. en sortant du cadre scolaire parce qu'ils sont alignés. Et comme on dit, moi, ce que j'aide à faire, c'est à trouver la juste place. C'est-à-dire qu'à un moment donné, si tu as juste place, c'est d'être menuisier. Si tu as juste place, c'est d'être plombier et que tu te révèles là-dedans et que tu es aligné. Mais tu seras parfait dans ton job. Tu seras excellent dans ce job-là. Et ça, c'est magnifique aussi.

  • Speaker #0

    Clairement. Et puis, c'est vrai qu'on a beaucoup hiérarchisé les bons et les mauvais métiers. Mais ça, encore une fois, c'est une histoire de notre époque. Et comme tu le dis, il y a des métiers manuels qui sont ultra... Souvent, on dit que c'est des métiers inutiles ou ingrats. Non, ils sont ultra utiles et importants. Et comme tu l'as dit, pendant qu'on a été confinés, c'était les métiers pour certains qui continuaient. Donc, oui, c'est important. Et vraiment, le message ici, c'est... dédramatiser un peu ce truc de trouver sa carrière tout de suite quand t'as à peine fini de te former dans la vie, t'as rien appris encore aujourd'hui, je pense que moi j'apprends encore et j'évolue encore, toi tu apprends encore, t'évolues encore, c'est un processus. D'où le concept de multipotentialité, c'est qu'on n'est pas là pour chercher une voie toute tracée, c'est pour vivre des petites aventures, des quêtes et tout, et puis y mettre justement de l'épanouissement avec l'écrit de Sartre que t'avais dit. On arrive justement, disons qu'on est parti, on a exploré... quelques voix et tout, mais il se trouve que dans la vie, on arrive peut-être dans la trentaine, dans la quarantaine ou dans la cinquantaine. On a fait un petit parcours ou plusieurs parcours, plusieurs chemins. Et aujourd'hui, on se retrouve avec des gros questionnements. Je fais quoi de ma vie Je suis perdu. Ou alors certains, ça peut être qu'ils se prennent en mur, ils ont trop tiré sur la corde. Ça peut être du burn-out, ça peut être du bore-heart, l'ennui total. Ça peut être le burn-out, c'est la perte de sens et tout. Bref, ces termes qu'on connaît bien. Toi, aujourd'hui, quelqu'un qui est un petit peu perdu. qui, dans sa carrière, commence à avoir un coup de mou ou sent que ça, c'est un gros coup de frein, ou ça, c'est une mort lente. C'est quoi les conseils que tu lui donnes là Surtout pour ceux, je pense qu'il y a beaucoup la majorité qui nous écoutent, qui sont en ce moment en questionnement de carrière.

  • Speaker #1

    Déjà, c'est comme je le disais tout à l'heure, c'est de prendre le temps pour soi. C'est-à-dire qu'on ne prend pas le temps de se dire, tiens, je vais me poser, je vais prendre une feuille blanche et je vais dire, tiens, quels sont mes besoins Quelles sont mes valeurs Est-ce que je suis toujours alignée avec ça Est-ce que mon métier a encore du sens Est-ce que, alors bien sûr, dans tous les métiers, on a des petites tâches qu'on aime un peu moins, etc. Mais bien évidemment qu'on évolue. On n'est pas le même ou la même à 20 ans que la même à 40 ans. On a notre vie aussi derrière. C'est-à-dire que parfois, à 20 ans, on est plutôt dans réussir, réussir dans la vie, avoir monté, se challenger, etc. et tout ça. Après, on a ses enfants, donc là, on est un peu plus... Bon, ben, on joue un peu plus la sécurité, puis après, les enfants, ils partent. Et donc là, on revient. Moi, je retrouve des personnes, quand les enfants sont grands, maintenant, ben, moi, j'ai pas besoin de gagner autant d'argent que ce que j'avais avant, mais j'ai besoin de me reconnecter à mon sens. Qu'est-ce que j'ai envie Qu'est-ce qui me fait plaisir Et surtout, il faut rester ouvert et il faut tenter les choses, parce qu'en fait, quand on met dans l'action, notre cerveau, il arrête de nous mettre des peurs, des freins. Il arrête de nous rappeler nos croyances limitantes. Donc, il faut rester ouvert et il faut essayer des choses. Parce que, en fait, quand on commence à être aligné avec ses valeurs, avec ses besoins, moi, je le constate dans les gens que j'accompagne. En fait, c'est comme si les portes, elles s'ouvraient. C'est comme si la divise faisait en sorte que les portes s'ouvrent parce qu'on est au bon endroit au bon moment. Et donc, les choses arrivent facilement. Donc, j'entends que ce besoin de sécurité, il est là, surtout qu'on est dans un contexte un petit peu anxiogène en ce moment, dans le monde dans lequel on vit. Mais voilà, si vous avez envie, ne vous acharnez pas à rester dans un métier où vous êtes malheureux, où vous êtes mal, où vous êtes en mauvaise santé et qui va vous faire à un moment donné. De toute façon, si vous n'écoutez pas votre corps, moi, je l'accompagne. Il y a des gens que j'ai en burn-out, qui ont été en burn-out. Je leur ai dit est-ce que vous avez eu des signaux avant Mais bien évidemment, j'en ai de la fatigue, du stress, de la colère, de l'anxiété, etc. Donc, on les a ces signaux. Donc, ne tirez pas sur la corde pour vous parce qu'après, c'est... compliqué de remonter sur son cheval, etc. Donc faites-vous confiance, écoutez-vous et surtout prenez le temps de poser bien les choses parce que vous allez voir qu'il y a plein de belles choses parfois qui s'ouvrent et auxquelles on ne s'attendait pas. Si je peux donner un exemple, j'ai accompagné un monsieur qui était en burn-out, il s'appelait Olivier et tellement burn-out qu'il avait même de l'agoraphobie. Il avait peur de sortir de chez lui, de se confronter au monde.

  • Speaker #0

    Oui, tout ce qui est fou.

  • Speaker #1

    Et il n'était pas comme ça avant. Donc, il avait du mal, mais il prenait quand même son courage à deux mains pour venir jusqu'à mon bureau. Et il était développeur web senior. Et moi, je savais que c'était quand même un métier où les gens recherchent ça. Les seniors et les développeurs web seniors. Et je lui dis, mais vous savez que ce métier, il est quand même super recherché, etc. Mais en fait, dans sa bulle, enfermé à travailler chez lui, etc. Burnout un matin, incapable d'allumer son ordinateur. Ça a squeezé. Ça a complètement grillé.

  • Speaker #0

    Oui, là, c'est vraiment l'arrêt. Le corps, il dit stop.

  • Speaker #1

    Si on ne l'écoute pas, le corps, il vous dira stop, mais à sa façon à lui et généralement.

  • Speaker #0

    Oui, mais souvent, ça s'éteint. Ça veut dire que moi, j'ai des histoires. Soit je n'arrive pas à me mettre sur l'ordi, soit carrément, je ne me lève pas du lit. Je suis bloqué dans mon lit ou je m'écroule. Il y a vraiment des trucs de dingue.

  • Speaker #1

    J'en ai eu un autre. Il est resté planté 20 minutes devant sa voiture. Sa voisine est venue le secouer. Et lui, il pensait que ça faisait deux minutes qu'il était devant sa voiture en train de chercher ses caisses. Ça faisait 20 minutes qu'il était planté devant sa voiture. Et il n'a jamais pu repartir.

  • Speaker #0

    Ah voilà, c'est le cerveau qui s'est...

  • Speaker #1

    Et donc, pour reprendre mon histoire de mon Olivier, en fait, on a retravaillé sur la confiance, sur plein de choses, sur ses valeurs. En plus, il était dans une entreprise où c'était très financier. Il en avait ras-le-bol de toute cette mentalité. Ça ne lui correspondait plus, etc. Et en fait, un jour, il m'annonce que... Il a trouvé quelque chose et il part vivre au Canada avec sa famille pour travailler pour une institution un peu canadienne, semi-privé-public. Il va travailler sur les océans, la maladie d'Alzheimer et il gagne 100 000 dollars par mois, oui par an pardon, parce que par mois ça fait un peu beaucoup, 100 000 dollars par an et voilà quoi. Et on est parti de très très loin et un bilan de compétences c'est sûr, allez, 4-5 mois.

  • Speaker #0

    Oui. Et justement, comment tu pourrais rassurer quelqu'un Parce qu'on parlait de besoin de sécurité. C'est vrai qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de personnes qui, quand elles changent de carrière, elles se disent mais j'ai fait ça toute ma vie Ou alors j'ai l'impression d'être bloquée parce que je ne sais faire que ça, mais ce truc-là, ça ne marche plus Comment tu les aides Comment tu les rassures Ça, c'est vraiment un gros problème.

  • Speaker #1

    Alors, je vais te donner deux exemples parce que moi, je trouve que les exemples, c'est très, très parlant, tu vois.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Donc, j'ai accompagné. Donc, j'ai deux personnes en tête. La première, c'est une infirmière. D'accord Dans l'inconscient collectif, l'infirmière, ou même pour elle, moi j'ai été qu'infirmière, je ne sais faire que ça. Dans l'inconscient collectif, l'infirmière, en gros, elle s'est fait des piqûres et puis c'est tout. Je vais exagérer exprès, je vous le dirai exprès. Sauf que cette infirmière, quand on a travaillé toutes les deux, en fait, je lui ai dit mais qu'est-ce que vous faisiez en plus Et en fait, on est allé tout décortiquer. C'est comme si vous regardiez votre métier à la loupe, d'accord Bien sûr qu'il y a votre cœur de métier, mais ensuite vous allez explorer ça. Et en fait, on a vu qu'elle avait fait de la formation. parce qu'elle accueillait toutes les élèves infirmières et c'est elle qui s'occupait de la formation. Elle assistait le cadre de santé, donc elle faisait un petit peu de management. Elle faisait aussi la gestion des planilles, etc. Et ensuite, comme moi, je me suis formée aussi pour être praticienne en soft skills. Donc, les soft skills, ce sont les compétences comportementales, mais surtout la force des soft skills, c'est la transversalité. C'est comment je vais chercher dans le métier que j'ai exercé pendant 20 ans et comment je vais identifier ces soft skills et les mettre... aux yeux, entre guillemets, de ma nouvelle reconversion, par exemple, pour qu'un recruteur arrive à me transposer dans son environnement de travail. Donc ça, c'était mon premier exemple. Et mon deuxième exemple, en fait, c'était une jeune femme qui arrivait à la quarantaine. Pareil, elle avait fini ses études, elle était rentrée dans le logement social, etc. Et donc, pareil, elle me dit, je ne sais pas, enfin, etc., je ne sais rien faire d'autre. Et finalement, deux... Pendant le bilan de compétences, elle change de logement social et elle passe dans l'agence immobilière, dans le secteur privé. Donc, rien à voir finalement, même si ça reste l'immobilier. Donc, elle capitalise quand même sur son côté immobilier parce que ça l'a rassurée. Donc, parfois, on peut aussi faire des transitions comme ça. C'est-à-dire que j'ai travaillé tout le temps dans l'immobilier, même si ce n'est pas le même secteur de l'immobilier. Je capitalise quand même sur mes connaissances. Ça, ça rassure. Et puis, six mois après, elle me rappelle, elle me dit finalement, je suis dans le secteur de la banque. Et donc, en fait, elle avait juste besoin. aussi de se rendre compte, tout simplement, qu'elle était capable de changer, qu'elle avait les ressources, en fait, de changer. Et que si, à un moment donné, un domaine ne lui plaisait pas, un travail ne lui plaisait pas, un métier ne lui plaisait pas, elle avait les ressources, de toute façon, pour changer et pour aussi se présenter différemment en mettant en avant ses fameuses compétences. Voilà. Les deux exemples pour illustrer et répondre à ta question.

  • Speaker #0

    C'est un beau message et je pense que tu en as plein d'autres parce que ça montre aussi notre capacité à se réinventer, à changer, de résilience, de... Et puis aussi, j'ai envie de vous dire, c'est quoi le coût de rester là où vous êtes C'est que si un truc ne vous plaît vraiment plus, ok, il y a l'argent qui rentre, mais si c'est pour être un mort-vivant, juste qui va au travail pour avoir de l'argent, c'est au bout d'un moment, vous allez vous éteindre au fur et à mesure. C'est une sorte de mort lente, une zone grise là, où ça va, mais ça ne va pas. Après,

  • Speaker #1

    il y avait aussi, je voulais rajouter ça, parce que comme je te disais tout à l'heure, moi, je ne sais pas pour la génération Z, mais je dis... pour moi, pour ma génération, en fait, on a aussi été beaucoup formatés avec le CDI et en termes de un travail, tu vois aussi. Et maintenant, on a aussi le multitravail. C'est-à-dire que là, j'accompagne quelqu'un, par exemple, situation personnelle, il vient de se séparer, donc si tu veux, on a besoin de ce côté sécurité parce qu'il a la garde à alterner ses enfants. Donc, il va garder ce côté sécurité dans le poste qu'il a actuellement, mais où il ne s'est pas mouillé plus. Et donc, l'idée, c'est de monter à côté une petite entreprise, d'accord Puisque lui, il ne bosse que trois jours par semaine, il fait son taf sur trois jours par semaine. Et d'avoir une petite entreprise, il est à 80%, d'avoir une petite entreprise à côté qui va lui permettre de trouver le côté épanouissant qu'il n'a pas finalement dans son travail. Et donc, tout en gardant à l'esprit qu'il ne va pas avoir peur dans cette petite entreprise puisque la sécurité est déjà assurée de l'autre côté par son travail normal. Et par sa petite entreprise, lui, il va pouvoir développer son côté fun, en fait. Et c'est aussi de penser comme ça, c'est-à-dire penser différemment. Et moi, je ne dis pas aux gens combien vous les gagnez, c'est combien vous avez besoin de ramener dans votre foyer tous les mois. D'accord Et si c'est X milliers d'euros, ça, ça appartient à chacun. Peu importe, je n'ai pas de jugement là-dessus, mais si j'ai un boulot à 1000 balles, et à côté, j'ai n'importe quoi, j'adore les animaux, je vais faire pet-sitter, je vais faire du babysitting, je vais faire des... On s'en fiche, en fait. Peu importe, l'idée c'est quoi C'est que vous soyez heureux, c'est que vous soyez épanouis. Donc si vous n'êtes pas épanoui dans votre métier principal, allez chercher d'autres sources d'épanouissement, soit dans de l'associatif, soit sur quelque chose de rémunérateur, etc. Et c'est aussi déconstruire ce schéma. Tu vois, d'un seul métier avec une seule rentrée d'argent. En fait, tout est possible. Donc, c'est aussi garder à l'esprit les opportunités et le fait d'ouvrir son champ des possibles pour se rendre compte qu'il n'y a pas qu'une seule façon de faire.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et pour ça, il va falloir vraiment vous poser et puis think outside the box. Pensez un petit peu hors des carcans qu'on peut avoir. Et c'est vrai, ce que tu dis, c'est très pertinent parce que pour moi, parler beaucoup de multipotentialité, je donne différents modèles de carrière, que ce soit les slashers, ceux qui... ceux qui font plusieurs métiers en même temps, ceux qui vont enchaîner d'autres, ceux qui vont faire pendant une période, pendant une saison, 6 mois de travail, ensuite 6 mois de vacances, bref, il y a plein de modèles qu'on peut trouver, il ne faut pas juste rester dans l'idée du métier. D'ailleurs c'est très culturel, surtout le CDI générationnel, parce que quand j'étais en Amérique du Nord, Canada, Etats-Unis, eux c'est normal d'avoir plusieurs métiers, c'est quelque chose qui est très courant, alors qu'ici c'est vrai qu'on a vraiment le Saint Graal, le CDI, alors c'est vrai que ma génération, la Y, pour ceux qui nous écoutent... On est vraiment en transition, on dit qu'on est un peu les éternels enfants, on est restés enfants, on est restés dans les années 90, on a un peu du mal à grandir. Et surtout aussi, c'est pour ça que derrière moi, même si on est en podcast, mais en tout cas dans mon décor, pour ceux qui le voient régulièrement, vous avez des figurines Dragon Ball et des dessins animés, des trucs comme ça. Voilà, on a un peu du mal à grandir, mais aussi et surtout, c'est vrai qu'on a une génération qui est vraiment dans la transition, donc on a un peu tout. On a ceux, moi j'ai des amis, c'est le CDI cadré, posé. J'en ai et ils sont complètement partis en mode voyage tout le temps, mais foutez-moi la paix, laissez-moi être libre. J'en ai, c'est un peu hybride. Donc vraiment, je crois qu'on n'a pas trop de règles. Si ce n'est que c'est vrai qu'on a vu tellement une transition forte que c'est aussi beaucoup de ma génération sont perdus. J'en ai beaucoup aussi qui se lancent ou qui voilà. Mais oui, justement, je voulais voir avec toi si il y avait franchement, quand les gens, ils veulent se changer ou qu'ils sentent du changement. J'aime bien aussi dire, mais c'est quoi le pire truc à faire Parce que je crois qu'on a aussi peur de faire mal, de prendre les mauvaises décisions, entre guillemets. C'est quoi la pire chose à faire, là, quand on veut changer de voie

  • Speaker #1

    La pire chose à faire, c'est de ne pas prendre le temps. Oui, c'est ça, je pense que c'est de ne pas prendre le temps et de se dire, tu sais, de partir sur l'émotionnel, souvent. Ah bah tiens, ça y est, mon patron, ça y est, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, hop c'est bon j'en ai marre je me tire je pose ma dème etc et tout ça donc si tu pars et que t'as rien préparé là tu vas te sentir vraiment pour le coup en insécurité et ce sera justifié. Ouais jeter le bébé avec l'eau du bain quoi on balance tout hop on peut pas en fait faire ça enfin on peut pas si on peut tout à fait faire ça mais après soit on est capable de le vivre émotionnellement de le gérer parce que comme tu disais toi dans tes générations dans tes générations elles il y en a qui sont tout à fait capables de se dire non mais c'est pas grave, ça me plaît pas, je pars, etc. Ça c'est dans eux.

  • Speaker #0

    J'en connais, ils ont tout claqué du vent le lendemain, ils sont barrés en Asie, hop allez, ciao.

  • Speaker #1

    Je te disais, c'est ça d'être aligné, tu vois, avec ses besoins et ses valeurs en fait. Parce que, je suis intervenue en école de commerce par exemple, pour travailler sur les projets professionnels, justement on parlait des besoins. Et donc... Notre métier répond à certains besoins, soit le besoin physiologique, sécurité, etc. Puis, tu sais, on monte un peu dans la pyramide de Maslow, la reconnaissance, l'équipe, etc. Et en fait, il y a un jeune qui me dit, donc moi, on travaillait sur les projets professionnels, et il y a un jeune qui me dit, moi, de toute façon, je veux avoir un job où je vais aller surfer l'après-midi. Mais ce jeune-là, moi, je l'ai trouvé très aligné, en fait. Moi, je ne suis pas là pour lui vendre du hag ou pour lui vendre un métier. Parce qu'il me dit, moi, je veux gagner 1200, 1500 balles. Donc, il me dit... il ne me dit pas que je veux gagner 5000 balles par mois et aller surfer l'après-midi. Pour lui, le travail, c'est juste pour répondre à son besoin de sécurité et physiologique, c'est-à-dire avoir un toit sur la tête et puis manger, respirer, tu vois ce que je veux dire. Donc, chacun aussi doit se poser des questions. Il y a des personnes, par exemple, pendant le Covid, qui ont très mal vécu le côté isolé, c'est-à-dire je ne vais pas au boulot, je n'ai pas de vie sociale. Il me manque cette... de partie sociale. Donc, en fait, dans la pyramide de Masso, aussi tard, mon travail répond aussi à ce besoin de vie sociale, d'échange, etc. Et tout ça. C'est pour ça que moi aussi, quand je me suis mise en entrepreneur, moi, je suis quelqu'un qui est hyper dans le contact, qui aime le relationnel, etc. Mais je me suis rendue compte aussi que j'aimais bien ce côté travailler solo. Alors, pour trouver mon équilibre, parce que, comme tu disais tout à l'heure, qu'est-ce qu'il faut faire, pas faire En fait, je pense qu'il faut toujours être aligné avec son équilibre, en fait. C'est-à-dire que... Tout à l'heure, je prenais l'exemple du monsieur qui avait besoin de sa sécurité, mais qui n'avait pas assez de fun. Hop, qu'est-ce que je vais chercher de l'autre côté pour mettre du fun, en fait Et donc, dès que tu es à l'équilibre, c'est bon. Donc moi, il me manquait quand même cette petite chose de social, etc. Et c'est pour ça que j'ai créé les After Work, où tu es venue d'ailleurs. Et donc, c'est ça aussi qui permet pour moi, de temps en temps, quand ça manque, de me dire tiens, allez hop, je vais créer du lien et je vais aller à la rencontre des gens. Et ça, ça fait du bien. Donc, c'est très, très important d'être toujours à l'équilibre. Et en fait, si tu t'écoutes, généralement, tu dis tiens, il me manque ça. Ça veut dire qu'à un moment donné, j'ai un besoin qui n'est pas assouvi, etc. Et ce besoin... Il n'est pas forcément obligé d'être financier ou d'être dans le professionnel. Ça peut être un besoin, tu peux aller dans l'associatif, ça peut être culturel, ça peut être sportif, ça peut être, peu importe, amical, etc. Et tout ça, tu vois. Oui. Et il y a un exercice, par exemple, qui est assez intéressant, qui s'appelle soit la roue de la vie, qui est sympa aussi, tu sais, pour dire... Oui,

  • Speaker #0

    les différents domaines de vie.

  • Speaker #1

    Exactement. Et comme ça, ça te permet de faire une belle échelle, tu vois, quand on dit se poser, ça te permet de faire une belle photo sur ta réalité du moment. Et comment je ferais si ma vie personnelle, elle est à 5, ou ma vie professionnelle, elle est à 3 Comment je ferais pour aller un peu plus haut Qu'est-ce que je vais chercher Et on ne se met pas des gros objectifs. On se met des objectifs où on est, comment dirais-je, capable d'avancer et de se dire pas à pas. Parce que tu sais aussi, les échecs, ça fait partie de la vie. Quand tu vois que Michael Jordan, il s'est fait virer son équipe de basket quand il était en lycée. les correspondances mais bon bref il y a plein de trucs il y a Walt Disney qui s'est fait virer de son journal pour manque de créativité tu vois on en a plein d'exemples comme ça de gens bah oui puis même moi qui adore le basket en fait ce que les gens ne savent pas c'est que même le meilleur shooter de l'histoire Steph Curry au 3 points en fait son pourcentage il est à

  • Speaker #0

    peu près à 40% donc ça veut dire que la majorité de ses shoots il les rate il rate plus de la moitié de ses shoots donc c'est mon truc même les meilleurs en fait ils sont à 40% ça ne veut pas dire 100% ni 80% ni 70%

  • Speaker #1

    donc ouais donc ça trop bien justement que ces échecs, c'est aussi une façon de se réinventer en fait.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et c'est bien ce que tu dis parce que j'aime bien l'idée aussi, en fait, il n'y a pas une règle ultime, si ce n'est d'assumer vos priorités, vos besoins, vos valeurs. Quand tu me dis qu'il a envie d'aller surfer l'après-midi et qu'il veut juste un job, en fait, tant que c'est assumé, que c'est vraiment ce qu'il veut, pour moi, je trouve ça génial. Ça me rappelle quand j'ai fait un stage quand j'étais étudiant, c'était ma... première série d'études sur le début de l'informatique, je sais que pendant un stage, j'ai pu négocier le fait de partir plus tôt. Je leur ai dit, écoutez, je finis le projet, mais est-ce que vous m'accordez de partir plus tôt pour aller faire de la penche à voile Je suis en Martinique, parce qu'en fait, j'étais à 3 à ce moment-là et j'étais rentré en Martinique pour mon stage. J'ai dit, franchement, j'ai envie de profiter, faire de la penche à voile, j'aurai pas le temps avec le stage. Parfois, je reste là, j'ai fini le truc. Je suis juste stagiaire, vous me payez pas en plus. Franchement, est-ce que je peux Ils m'ont dit tant que tu fais ton travail, à 16 heures, tu peux partir. Moi, j'étais content au moment que je faisais mon stage et que j'allais faire ma prochaine voile, mais c'était 100% assumé.

  • Speaker #1

    Et ça, c'était bien aussi, tu vois, parce que c'est là aussi où on se rend compte, tu sais, du monde du travail et on se dit c'est très, très, très hiérarchisé aussi. Il y a certaines entreprises, c'est très lourd. Et si tu veux, on n'est pas forcément dans ce donnant, donnant, gagnant, gagnant, etc. Enfin, on l'a vu pendant le Covid, on avait l'impression que si les employés n'étaient pas sous les yeux… entre guillemets des managers, ils n'allaient rien faire. Mais en fait, ceux qui ne font rien déjà au boulot, ils ne font rien à la maison. Ça ne change pas la donne, en fait. Et toutes les entreprises, selon moi, qui ne vont pas prendre un peu ce virage de qualité de vie au travail parce que les jeunes générations, comme tu dis, font bouger les lignes et tout ça, à un moment donné, ils vont se retrouver, ils ne vont pas pouvoir recruter. Parce que quand ce ne sera que la Gen Z qui sera sur le marché du travail, ça va être un petit peu compliqué. Et comme on disait aussi, c'est que les entreprises, aujourd'hui, elles doivent devenir agiles. Donc, si tu as à 10 strates avant d'atteindre le top management, que ça redescende pour prendre une décision, la flexibilité et l'agilité de l'entreprise, elle va être un petit peu serrée quand même.

  • Speaker #0

    C'est ça. Et tu montres que plutôt que d'entrer dans un jugement, surtout un jugement générationnel qui existe depuis l'Antiquité, encore une fois, il faut plutôt se poser les questions de comment le monde est en train de changer, comment le travail est en train de changer. Et plutôt que d'aller juger un tel, il ne va pas travailler ou machin, en fait. Qu'est-ce qui motive les gens à travailler Qu'est-ce qui fait qu'ils sont engagés Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, c'est quoi la qualité du travail Et plus aller vers ces questions-là, parce qu'on arrive à un modèle. Et aussi, tu l'avais dit, parfois, on est aussi trop en train de se poser trop dix mille questions et tout, au lieu d'être dans un mouvement qui soit animé par quelque chose qui est, comme tu l'as dit, aligné pour le coup, sur des valeurs, sur ce qui nous épanouit, ce qui nous guide dans le travail. Le salaire est important, oui, mais il y a aussi, il faut du sens intrinsèque, il faut une motivation intrinsèque. Il faut aussi que... il y a une stimulation, que ça corresponde aussi s'il y a une équipe à une vision qui suive. Et du coup, quand on a fait tout ça, parce que je voulais arriver aussi sur nos amis à la retraite, qui partent à la retraite, c'est vrai qu'on a beaucoup parlé de la carrière, et c'est un sujet sur lequel on pourrait parler pendant des heures, mais tu as abordé un point qui, je trouve, n'est pas assez abordé, et qui est un vrai enjeu, c'est qu'on arrive en fin de carrière, et qu'on part à la retraite. Et je trouve que, pour l'avoir vu, moi, de l'extérieur, il y a un truc qui se passe, qui est fort, et qui est pas assez traité et je trouve ça génial que t'en parles. Donc toi, à quoi t'es confrontée justement aux personnes qui partent à la retraite Moi déjà,

  • Speaker #1

    au cours de mes années en entreprise, si tu veux, je trouvais ça juste hallucinant, tu vois, quand il y en avait... Alors moi, j'ai beaucoup travaillé avec les commerciaux, comme j'étais sur des fonctions support aussi et je trouvais ça hallucinant, un commercial qui a travaillé son secteur, il connaît bien ses clients, il connaît un petit peu, on va dire, les... caractéristiques des clients, etc. Et en fait... On mettait cette personne-là à la retraite, enfin, c'était son moment de partir à la retraite. Et derrière, on prenait un petit jeune. Alors, ce n'est pas le fait que ce soit un petit jeune. C'est juste qu'on prenait un petit jeune qui n'avait pas les clés, en fait. Donc, au lieu de faire en sorte que ces deux personnes se rencontrent, moi, je suis à fond pour l'intergénérationnel, bien évidemment. Au lieu que ces deux personnes se rencontrent pour que ce commercial termine, mais en beauté sa carrière, parce que je trouve qu'il n'y a rien de plus beau que de... de finir sur une transmission. Il aurait pu partir avec ce jeune, voir ses clients, le présenter, l'introduire, etc. Ben non, on fait une espèce de coupure au milieu entre disant, toi, t'es fini, et toi, tu vas commencer, puis comme tu nous coûteras moins cher, etc., débrouille-toi. Et si tu veux, c'est ça que moi, j'avais en tête quand j'ai créé mon propre accompagnement, mais je me suis rattachée à des organismes. Mais dans cette idée-là, c'était comment arriver dans les entreprises, tu vois, pour proposer, si tu veux, cette... ce côté lissage de transmission. Et ensuite, comment accompagner la personne pour construire ce fameux pont entre la fin de ma vie professionnelle et dire, mais si, attends, il y a plein de choses qui vont être sympas à la retraite. Tu vois ce que je veux dire Et en fait, c'est ça qui m'anime, c'est d'arriver à se dire, mais venez côté retraite, il y a plein de choses qui peuvent se passer. Alors, il y a des gens qui vivent très bien la retraite. Je ne vais pas te mentir, il y en a qui attendent ça avec impatience, il y en a qui ne se sont pas de soucis par rapport à ça. Mais il y a d'autres personnes qui peuvent être... perdus, désemparés, qui se disent qu'est-ce que je vais faire de tout ce temps libre, etc. Quelle va être mon utilité, le sens, etc. Et puis, voilà, c'est encore une étape pour moi de transition professionnelle, puisque quitter sa carrière, c'est aussi une transition professionnelle.

  • Speaker #0

    Oui. D'ailleurs, moi, j'ai pas mal de... Ça peut paraître... Enfin, c'est assez marrant parce que j'ai quand même des retraités dans mes programmes d'accompagnement à l'entrepreneuriat parce qu'ils se disent j'ai pas envie de m'arrêter, j'ai une carrière et j'ai envie aujourd'hui d'être consultant, j'ai envie de continuer un projet. ou de créer un projet, ils ont des super projets. Franchement, j'ai des projets, je suis assez impressionné. C'est des personnes qui ont envie de continuer. Et toi, justement, pour toi, c'est quoi un bon départ à la retraite Généralement, c'est quoi qui épanouit à ce moment-là

  • Speaker #1

    C'est déjà de ne pas être au conflit avec son employeur. Parce que si tu veux, moi, je me retrouve quand même avec pas mal de personnes qui me disent je suis un peu au placard Donc, je trouve ça tellement dommage parce que c'est quand même des personnes souvent qui sont restées, parce que pour le coup, c'est des générations un petit peu avant. Donc des personnes qui sont restées assez longtemps dans l'entreprise, donc si tu veux, qui ont l'histoire de l'entreprise, qui ont la culture de l'entreprise, qui portent tout ça, les valeurs de l'entreprise, etc. Et c'est un peu comme le vieux vélo que tu mets au fond du garage en disant Allez, on va attendre que ce soit terminé pour cette personne-là. Et ça, je trouve ça juste horrible.

  • Speaker #0

    Oui, c'est déshumanisant.

  • Speaker #1

    Parce que quand des personnes ont donné le meilleur d'eux-mêmes dans des entreprises et sont fait tourner, etc. À un moment donné, il y a ça. Alors, il n'y a pas que ça, bien évidemment. Il y a des entreprises où ça se passe très bien, etc. Mais on va être honnête, Joanne. Les entreprises ne misent déjà pas beaucoup sur la formation. Elles ne misent pas beaucoup sur comment mes salariés vont partir en retraite. On est bien d'accord. Donc, si tu veux, il faut se rapprocher aussi des mutuelles, des caisses de retraite, etc. qui proposent aussi des accompagnements comme ça. qui peuvent être intéressants comme Alphonse, les talents d'Alphonse, par exemple, qui ont des super programmes aussi. Et justement, pour cet accompagnement vers la retraite, pour comment créer une retraite épanouissante. Et comme tu disais tout à l'heure, quand tu disais Moi, j'emmenais des personnes qui sont à la traite et qui viennent dans tes programmes et tout ça c'est toujours la même chose. C'est quel est votre équilibre Est-ce que moi, ça me nourrit encore de faire de l'entrepreneuriat parce que j'ai... J'ai fait que du salariat ou j'avais cette idée que tout ce que je peux apporter maintenant, je peux le capitaliser dans une entreprise. C'est toujours pareil. C'est en fait, écoutez-vous, quels sont vos besoins Est-ce que moi, j'ai une vie professionnelle tellement chargée que moi, j'ai envie de jardinage Mais peu importe, je vais dire, construisez la retraite qui vous épanouit. Construisez la retraite qui va faire que tous les matins, vous allez vous lever et vous allez être super heureux de kiffer votre retraite, etc. et de commencer cette journée.

  • Speaker #0

    Oui, j'ai toujours connu mes grands-parents assez actifs, mais plutôt en mode bricolage, jardinage, qui étaient très épanouis, pas forcément au niveau professionnel, mais dans la maison et tout, passer du temps avec leurs petits-enfants. Je trouve ça génial. Nous, c'est vrai que pour la retraite, on ne sait pas trop ce que ça va donner. J'avoue que moi, je n'y pense pas du tout. Je ne suis pas dans cette perspective. D'ailleurs, c'est très marrant parce que, vu que j'ai créé un lifestyle avec mon activité, où je suis en décalé, avec les actifs en entreprise, ce qui fait que très souvent, je pars en vacances et je vais faire mes courses et je me balade parfois avec beaucoup de retraités autour de moi. Je ne dirais pas que j'ai pris ma retraite à 30 ans parce que ce serait mentir vu la quantité de travail que je fais, mais c'est vrai que c'est assez marrant. Même hier, au moment de l'enregistre, hier, j'étais à Ikea, un jeudi après-midi, à 14-15 heures, il n'y avait que thé, bon traité. étaient en train de faire leurs petits trucs de bricolage pour la maison et tout. Et moi, j'étais en mode speed. Il faut acheter les trucs. Sans plus, j'avais un enregistrement après. Donc, c'était assez marrant. Mais c'est vrai que j'ai eu l'occasion de discuter avec eux, de voir un petit peu les profits. Et je vois beaucoup de gens aussi qui profitent aussi, qui profitent pour voyager et tout. Bon, après, j'ai une anecdote qui est assez marrante. C'est que quand j'étais allé en... En Espagne, j'ai aussi vu des personnes qui étaient âgées, qui avaient un petit peu... Parfois, il y avait la femme qui voyait son mari, qui essayait de regarder un truc, mais comme il avait passé le net, il ne voyait rien. Et j'ai dit, bon, c'est peut-être dommage d'attendre profiter, mais j'ai trouvé ça attendrissant et marrant. Mais en gros, c'est vrai qu'encore une fois, même arrivé là, je crois que le gros message, c'est qu'il n'y a pas de règles. C'est suivez aussi ce qui vous appelle, ce qu'il y a à tous les moments de la vie. Et du coup... Puisqu'on arrive justement, on a fait les trois grandes saisons, même si on peut en approfondir, mais là on arrive sur le temps, on avance pas mal. Tu as parlé aussi de tes after work. Donc d'ailleurs, tu as réussi à me faire, moi, le sauvage ultime. On parlait d'introversion, à me faire venir un networking auquel j'ai passé de très bons moments. Et du coup, je continue de venir parce que je passe des très bons moments. Et ce qui est chez moi, je te le dis, ce n'est pas évident de me faire aller à des networking. Donc c'est dire que ta formule, elle est cool. Je peux témoigner, elle est cool. Déjà, il n'y a pas trop de monde, donc c'est bien pour moi. Et les gens sont cools, mais c'est peut-être ton énergie aussi qui amène ça. Qu'est-ce que ça t'a donné envie de faire ces happy after et de développer ce concept

  • Speaker #1

    Si tu veux, au départ, ce n'était pas du tout cette ambition-là. En fait, au départ, quand je t'ai dit que la société dans laquelle je travaillais à Bordeaux a fermé ses portes et que je me suis posé un peu ces questionnements de est-ce que je monte ma boîte En fait, au départ, quand on a été par… quand on est parti dans la première vague de licenciement avec ma collègue, mon ancienne collègue Sandrine, si tu veux, nous, en plus de notre boulot, on animait les soirées de l'entreprise un peu. On avait aussi une petite casquette événementielle, on aimait bien ça, etc. Et donc, quand on s'est retrouvés sans boulot, on s'est dit, oh là là, gratter aux portes, nous, on ne sait pas trop faire, mais qu'est-ce qu'on sait faire On s'est posé la question, qu'est-ce qu'on sait faire Et nous, on s'est dit, on sait faire de l'événementiel. Et à l'époque, alors je vais vous parler, à l'époque, il y avait Viadeo. Je ne sais pas si tu te rappelles, Viadeo.

  • Speaker #0

    Oh là là, mais c'est du tout ça. Ça existe encore, je ne sais pas. J'ai un compte dessus, mais je ne sais pas les petites réponses.

  • Speaker #1

    Et en fait, à l'époque, il y avait Viadeo. Et en fait, c'était le, comment dirais-je, le concurrent de LinkedIn. Mais en fait, LinkedIn commençait vraiment à prendre de l'ampleur en 2017, etc. Et ma collègue, elle était très Twitter. Maintenant, on dit X. Et elle me dit, ouais, tu sais, il y a des apéros X. Non, il y a des apéros X ou des dîners X, je ne sais pas quoi. Et donc, Twitter. Alors, je lui dis, écoute, moi, je ne suis pas trop fan de Twitter. Oui,

  • Speaker #0

    parce que X aurait été en plus.

  • Speaker #1

    Ouais, qu'il y a des dîners comme ça. Quand je le juge, je me dis, oh là là. Non, Twitter, tu sais, il y avait des apéros Twitter, etc. Et je lui dis, mais écoute, il y a un truc qui est en train de monter, qui s'appelle LinkedIn. Et je lui dis, là, pour le coup, c'est très professionnel, etc. Donc, on est parti de cette idée-là, en fait. Et donc, tu vois, tu connais Bordeaux, donc on est allé boire la Cité du Vin à Bordeaux. Et donc, on leur a demandé, à côté, il y a la brasserie de la Cité du Vin. Est-ce que vous nous suivrez En fait, on voudrait créer un after work autour de LinkedIn pour que ça reste très professionnel, etc. Je lui ai dit, si ça se trouve, on sera deux. Je n'en sais rien. Et c'est parti comme ça. Et la première session, tu vois, on était 70, après on était 50. Sandrine a vite retrouvé du boulot. Moi, j'étais toujours en train de cogiter, je cherche du travail, machin. Ça a été mes grands questionnements pendant un an. Et puis, finalement, j'ai repris à mon compte les Happy After. Les After Rock Lincoln, je les ai renommés les Happy After. Et je réduis à 30-35 personnes maximum. Et comme je te disais, comme moi, j'ai plus ce côté social, et moi, je suis quelqu'un de... Je suis un anima social, tu vois. Créatrice de liens, j'ai besoin de cette énergie-là. Je me dis des fois, ça fait longtemps que je n'ai pas fait un petit after work, je fais un petit after work. Et le but, c'est ça, c'est vraiment que les gens se rendent compte. Je trouve qu'on est tout le temps en train de courir. On n'échange plus, soit on est derrière un écran, soit on est derrière notre téléphone, etc. Et moi, l'idée, c'était vraiment de créer une parenthèse. pour que juste les gens prennent le temps d'échanger ou de se parler, tu vois. Donc, il n'y a pas de conférence. Et comme je dis, si vous venez chercher un boulot, si vous venez chercher du business, venez pas en fait, ce n'est pas l'objectif. L'objectif, c'est vraiment de se rencontrer, de créer des liens de confiance. Et quand tu crées de la confiance, bien évidemment. Après, tu crées de la recommandation parce que les gens se sont rencontrés, les gens se connaissent. Tu es venu une ou deux ou trois fois, après, tu commences à connaître les gens. Il y a des gens qui reviennent. Mais il y a des nouveaux. La dernière fois, il y avait 4-5 personnes que je ne connaissais pas et ça se brasse comme ça. Et finalement, cette bienveillance et cette écoute, ce partage, moi, j'en ai besoin et je trouve ça sain. Et je trouve que les gens qui viennent en plus, c'est magique. À chaque fois, je trouve qu'il y a un côté très bienveillant, très ouvert. Donc, je suis hyper contente. Je continue. Je les ai créés fin 2017. C'était les premiers After Work LinkedIn sur Bordeaux. Là, on doit être à la 20e édition sur Bordeaux, région bordelaise, etc. Et je les ai créés il y a 2-3 ans sur le bassin d'Arcachon, parce que moi, je vis sur le bassin d'Arcachon. Donc, l'idée, c'est vraiment ça, de se rencontrer. Moi, je ne fais absolument pas de business là-dessus. C'est vraiment totalement ouvert pour que, justement... Moi, je me suis confrontée, tu sais, quand je me suis lancée à mon compte, à me dire, oh là, je n'ai pas mis 500 balles à mettre dans un club d'entreprise. Donc... comment je peux faire du réseau et tout ça. Et c'est là où j'ai vu qu'aussi, ce concept plaisait, parce que tu payes 15 balles, tu as ton verre, tu as des petites tapas, tu discutes avec les gens, et puis voilà, si tu n'as pas envie de revenir, tu ne reviens pas, libre à toi. Et au pire, tu as payé 15 balles, mais tu as passé un bon moment où tu as bu un verre et jamais emmené les tapas, tu vois, donc il n'y a pas de perte. Donc voilà, c'est quelque chose vraiment qui me tient à cœur, et comme tu dis, je me suis arrêtée de me mettre la pression aussi, quand tu dis, on se met la pression, etc. Au départ, je me disais, tous les deux mois, j'étais un truc. Oh là là, je n'ai pas tenu les deux mois. Mais en fait, non. Maintenant, j'en fais quand je le ressens besoin.

  • Speaker #0

    Oui, tu ressens, tu as l'énergie, le flow. Voilà, dans le flow.

  • Speaker #1

    Bonne conclusion, en tout cas.

  • Speaker #0

    Oui, parce que l'événementiel, c'est très compliqué. Ça peut devenir usant si on se met la pression. Et c'est vrai que ta formule, elle est top. Parce que, en fait, d'ailleurs, j'ai interviewé Angélique et Claire, qui ont aussi une asso. Enfin, c'était une asso, maintenant, c'est une entreprise. sur Bordeaux, qui est sur le concept, pareil, de se retrouver autour des marches, d'activités, d'ateliers et tout. En mouvement, c'est ça. Donc, il y a des podcasts, allez l'écouter si vous voulez sur ça. Et c'est vrai que dans la région, on commence à avoir des beaux projets comme ça. Et moi, j'aime parce que ça apporte cette liberté. Alors, pour être dans un club, mais d'ailleurs, en plus, c'est un club autour du padel, donc sur le sport, qui est vraiment beaucoup et que j'aime bien, qui est vraiment en mode à la cool aussi. Moi, je n'aime pas qu'on mette la pression, comme toi. Moi, j'ai besoin d'être libre, de créer du lien naturellement. Je ne viens pas faire du business pitché et tout. Je viens, si ça se fait, ça se fait. Et puis les choses sont naturelles. Après, il y a de la recommandation ou pas. Mais moi, j'aime bien ce flow justement. Je n'aime pas forcer les relations. Je n'aime pas où on dit, tu viens et tu dois recommander un tel et tout. Non, c'est naturel. Et ça, j'apprécie. Et puis bon, si je suis déjà venu trois fois, c'est que j'aime bien. Tu te rassures. Parce qu'il y a les cheveux de zerk, il y a les networking. Je suis allé, je ne suis pas revenu. Donc non, non, c'est cool. C'est un beau concept. De toute façon, je mettrais, si ça intéresse des gens, je mettrais ton LinkedIn pour suivre et puis même des petites références. Pour finir, est-ce que tu aurais un petit conseil, un petit pour tous ceux qui, quel que soit le moment de la vie, ils se disent bon, mais déjà, là, je sens que j'ai envie de changement ou je sens un questionnement de carrière. Qu'est-ce que je peux faire là tout de suite Par quoi je peux commencer Un petit tips, un petit hack ou un petit conseil Première étape.

  • Speaker #1

    Alors déjà, il faut s'écouter. La première chose, c'est ça. C'est que déjà, si vous ressentez cette envie-là, c'est qu'il y a peut-être une envie de changement. Parce que sinon, on ne se poserait peut-être pas naturellement la question. D'accord La deuxième chose, ça peut être l'exercice que vous allez trouver sur Internet, la roue de la vie. Faites votre petit bilan. Comme ça, c'est un petit tips concret, exercice concret. Travaillez sur vos besoins, comme j'ai dit. Travaillez sur vos valeurs. Vous allez en trouver des exercices. Il y a des liens aussi gratuits pour le test des 16 personnalités. Il est super intéressant. C'est une sorte de M.

  • Speaker #0

    Oui, d'ailleurs, j'ai fait une vidéo depuis Monsieur le Mien.

  • Speaker #1

    Donc, moi, je le trouve génial, ce test-là, le NBTI, 16 personnalités. Et il est hyper parlant. Et si vous achetez la version, je crois qu'elle est à 2,50 euros. Vous pouvez avoir le résumé simple. Mais si vous achetez la version à 2,50 euros, vous avez l'avis professionnel en plus. Voilà. Donc, regardez tout ce que vous pouvez prendre aussi sur Internet. Besoin. valeurs, alignements, écoutez-vous et surtout écoutez-vous parce que vous allez voir que les réponses finalement vous les avez naturellement parce que quelqu'un qui va se dire moi je suis tournée vers l'environnement mais je bosse chez Monsanto ou Total et je vais peut-être pas forcément être alignée donc soyez aussi logique avec votre alignement si vous êtes quelqu'un d'introverti et vous êtes sur un plateau où il y a 40 personnes avec des téléphones qui sonnent toute la journée, vous n'êtes pas au bon endroit bien évidemment, si vous êtes quelqu'un qui aimez le management plutôt où on vous explique, où on prend le temps et que vous êtes avec un type de manager plutôt général, vous n'êtes pas au bon endroit non plus. Donc, analysez déjà l'environnement où vous êtes, votre métier. Faites déjà un petit point sur tout ça. Analysez aussi avec votre haut de la vie et puis ensuite, écoutez-vous, suivez ce qui vous porte. Mais restez ouverts et n'ayez pas peur de changer parce que vous allez voir qu'il y a plein d'opportunités qui vont s'ouvrir et je sais que le cerveau nous ramène tout le temps au négatif, c'est son travail. Donc, vous pouvez aussi vous ouvrir en essayant de trouver les trois kifs de votre journée pour vous faire plaisir et vous faire du bien parce que vous allez voir que votre mindset, il peut complètement changer aussi du négatif au positif et vous allez voir les choses différentes.

  • Speaker #0

    De très belles paroles et je partage ces conseils et d'ailleurs je pense que toi comme moi, nous partageons aussi une valeur qui est de d'amener les gens à la connaissance d'eux-mêmes. Et on n'est pas là pour vous dire, voici ce qui est bien, voici ce qui est mal, mais plutôt, on a un rôle de guide. C'est que, en fait, les réponses, on apporte des outils, des questionnements, et en recul, pour que vous apportiez les réponses de vous-même. Mais on ne peut pas vous dire, voici ce que tu dois faire de ta vie. C'est plutôt vous accompagner dans un processus où ça doit venir de vous, et vous aider à mieux vous connaître. Donc, je pense que... C'est ultra important de le comprendre aussi.

  • Speaker #1

    Moi, je suis tout à fait d'accord avec ça. Et tu sais, même quand je fais les bilans de compétences, etc., je dis, les gens, tu sais, il y a la courbe du changement. Donc, il y a un moment donné où ça bascule. Parce que quand on arrive sur le concret, ça commence à flipper. Le cerveau joue bien sensueux, tu vois. Et en fait, quand on arrive à cette période-là, je leur dis aux gens, moi, je suis juste là pour vous poser les questions. Mais après, tous les choix, en fait, ce sont vous qui les faites et vous appartenez.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et puis je vous rassure, la flip c'est normal, même moi ça m'est déjà arrivé qu'on me dise de l'extérieur et que je capte que la prochaine étape c'est ça, mais que j'ai peur parce que je suis attaché, je me dis, je vous donne un exemple typique, franchement très récent, parce que comme ça au moins ça va illustrer par rapport à ce que tu dis, la transition entre Game Entrepreneur et Flowtasking, moi j'étais en flip, mais je savais qu'il fallait que j'aille dessus. Mais Game Entrepreneur c'était mon bébé, ça faisait des années, ça cartonnait et tout, mais je sentais que j'arrivais au bout, j'avais fait le tour et que je voulais aller là, mais j'avais ce truc qui me retenait. Et même quand j'ai lancé Game Entrepreneur à l'époque, c'était aussi une transition. Donc je vous dis, c'est toujours du plus beau et c'est OK d'avoir peur. C'est normal d'avoir cette flippe. Mais si vous sentez qu'il y a un truc qui arrive là et qu'au fond de vous, même si ça vous fait peur, mais vous le sentez, il y a peut-être des chances que ça soit là qu'il faille aller.

  • Speaker #1

    Mais à l'heure du changement, de toute façon, on sait que dans le changement, il y a la phase de peur.

  • Speaker #0

    Tout à fait. qui est normal.

  • Speaker #1

    Tu disais, toi, c'est au moment... Et dans le bilan de compétences, ça se sent, c'est vraiment au niveau de la bascule quand tu commences à avoir étendu un peu les pistes, etc. Et que tu mets ensuite... Tu rentres dans la phase concrète. Et là, c'est exactement ce que tu dis, toi, dans tes transitions. C'est à chaque fois sur la transition, quoi. C'est au moment où ça bascule où là, tu dis Wow Et là, ton cerveau, il commence à dire Warning, warning, warning Oh là là Où tu vas Où tu vas Et en fait, non, vous allez voir que plus vous allez tester des choses et plus votre cerveau, il va être rassuré. sur ce qui est en train de se passer et il va élargir son champ des possibles, son champ d'action. Et c'est comme ça qu'en fait, on fait évoluer nos choses. En fait, c'est en allant tester des choses qu'on rassure notre cerveau et que lui nous offre plus de place pour toute créativité, envie et besoin, etc. Tout ça, quoi.

  • Speaker #0

    Et parce que le changement, autant sur la carrière que de vie, c'est aussi un changement interne de mode de pensée, de cerveau et tout. En tout cas, merci beaucoup pour cette richesse. C'est où qu'on peut te retrouver Ben écoute,

  • Speaker #1

    LinkedIn, LinkedIn, Laetitia Ekem, E-Y-Q-E-M, voilà. Et puis après, mettez le lien. Voilà. Après, sur fil rouge formation, voilà, c'est mon www.filerougeformationavec1s.com tout accroché. Et puis, normalement, après, vous avez tous mes réseaux. Je suis aussi sur Facebook, laetitiaekem.pro, voilà. Donc, n'hésitez pas, avec plaisir, pour échanger. Et de toute façon, notre premier échange, il est gratuit. Donc, ne vous inquiétez pas, il n'y a aucune obligation. Si vous avez envie d'échanger, si vous avez des questions, si vous avez envie de venir aux After Work, écoutez, avec grand plaisir. De toute façon, moi, j'aime bien échanger avec les gens et il n'y a pas d'obligation derrière. C'est juste le plaisir de se rencontrer et de créer du lien.

  • Speaker #0

    Écoute, merci beaucoup. Je vous mettrai tout ça dans les notes du podcast. Et puis, peut-être qu'on se retrouvera à un des événements. Et peut-être que des gens des événements nous ont écoutés là. Et merci à vous. Et puis, encore une fois, merci beaucoup à toi. À très bientôt. Ciao. porte-toi bien et puis vous qui avez écouté appliquez les conseils d'ailleurs merci Laetitia et puis un petit truc que je voulais aussi vous dire n'hésitez pas à nous retrouver sur l'espace membre si vous voulez commenter parce que les podcasts ne sont pas laissés de commentaires partout donc j'ai créé un espace membre je vous mets le lien si vous voulez laisser un petit message même à Laetitia ou autre vous pouvez le faire désormais dessus bon voilà merci Laetitia à très bientôt ciao hey vous êtes encore là c'est Johan vous êtes arrivé jusqu'au bout félicitations et merci de votre écoute nous arrivons au bout de cet épisode et j'espère qu'il vous a plu et que vous avez eu plein de perspectives nouvelles et de pépites en tout cas je suis très heureux d'avoir reçu Laetitia dans l'épisode si vous voulez la contacter vous avez les infos dans les notes du podcast, n'hésitez pas à dire que vous venez de la part de Johan et puis bien entendu comme je l'ai dit c'est grâce à vous que le podcast il existe, vous avez le pouvoir de partager de me laisser des étoiles sur Spotify Apple Podcast et tout, ça contribue, ça aide, c'est ultra précieux. Et aussi et surtout, si vous souhaitez justement découvrir des nouvelles personnes, des nouveaux invités, n'hésitez pas justement à vous abonner, à suivre si vous venez de nous découvrir. Et je suis très heureux tous les mercredis, tous les 15 jours, d'inviter des personnes dans le podcast de différents profils, horizons connus, moins connus. L'essentiel, c'est qu'à de la valeur, qu'à des perspectives et qu'on apporte toujours plus de valeur pour vous et qu'on vous aide aussi à rester dans votre flot, parce que c'est la philosophie de trouver son flot et être dans le flot. En tout cas, je suis très heureux d'avoir pu avoir cet échange. J'espère que ça a été riche pour vous et moi, je vous retrouve pour des futurs épisodes. A très bientôt.

Description

Comment trouver sa voie professionnelle ? Que faire quand on est perdu dans sa carrière, en transition ou proche de la retraite ?


Dans cet épisode profond et inspirant, Johann accueille Laetitia, facilitatrice de transitions professionnelles, pour explorer un sujet essentiel : comment trouver (ou retrouver) sa vocation à chaque étape de la vie.


👉 Que l’on soit étudiant, en pleine reconversion ou en préparation de la retraite, Laetitia partage avec authenticité des conseils concrets, des témoignages puissants et des pistes d’action pour prendre les bonnes décisions.


Vous découvrirez :

  • Les erreurs à éviter quand on change de voie.

  • Les signes qu’il est temps de se réorienter.

  • Les spécificités de chaque génération (Z, Y, X…).

  • Comment accompagner les jeunes dans leur orientation.

  • Pourquoi la retraite est une étape-clé souvent négligée.

  • Des histoires vraies de reconversion réussie.


💡 Cet épisode s’adresse à toute personne en quête de sens, de clarté ou de renouveau professionnel. Un must-listen si vous cherchez à vous réaligner avec vos valeurs, vos envies et votre flow.


📩 Toutes les ressources du podcast sont disponibles sur : https://dansleflow.com/


Pour aller plus loin, rejoignez notre espace membre : https://www.flowtasking.club/home


Laetitia Eyquem est facilitatrice de transitions et créatrice de liens, je vous aide à trouver votre juste place aux différentes étapes de votre vie professionnelle  

  • Bilans d'orientation pour les jeunes

  • Bilan de compétences / aide à l'employabilité (CV+LM+pitch + optimisation de votre profil LinkedIn + préparation aux entretiens + soft skills ...) pour les actifs

  • Cap retraite pour les seniors

  • Happy Afters : networking professionnel


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Transcription

  • Speaker #0

    Comment trouver votre vocation professionnelle Comment trouver votre voie Mais aussi et surtout, comment changer de voie Voici un dilemme difficile que nous rencontrons à différents moments de notre vie. Que ça soit quand nous sommes enfants, jeunes, qu'est-ce que je vais faire de ma vie Quand nous rentrons dans la vie active, je prends une voie et finalement j'ai envie de changement, de reconversion, mais j'ai un petit peu du mal à prendre une décision. Mais également, à la retraite, je vais quitter mon job et comment je vois la suite et même la fin de ma vie. Du coup, on va l'aborder dans ce podcast, dans le flow, avec Laetitia, que je suis très heureux de retrouver dans le podcast. On va parler justement de comment réussir à prendre les bonnes décisions dans sa carrière, dans sa vie professionnelle, que ce soit du changement, de l'évolution, de la transformation. Et dans les trois saisons de la vie, on va parler des jeunes, notamment s'il y a des parents qui m'écoutent ou des jeunes qui nous écoutent, comment réussir à trouver justement la bonne orientation. Ceux qui sont actifs ou... inactifs en phase de transition, mais en tout cas qui veulent du changement et qui veulent évoluer et qui sont un peu perdus. Et ceux qui sont en fin de carrière ou qui vont partir à la retraite avec les challenges que ça peut impliquer parce que c'est justement un sujet qui n'est pas très abordé, il y a des vrais challenges dedans. Donc on va l'aborder dans ce podcast et vous aurez pas mal de petits conseils, d'exemples pour vous aider justement à pouvoir vous épanouir beaucoup plus dans votre carrière. Laetitia est facilitatrice de transition et créatrice de lien donc justement elle aide Elle accompagne dans les bilans de rentation pour les jeunes, les bilans de compétences et d'aide à l'employabilité chez les personnes qui veulent justement des changements de carrière, des rentations. Donc justement, que ce soit au niveau de la préparation des entretiens, les soft skills, les bilans vraiment concrets de compétences. Elle accompagne aussi les seniors pour partir à la retraite, dans cette transition vers la retraite. Elle organise également des événements, les happy afters sur le networking, parfois auquel je vais et que j'apprécie, on va en parler. Mais en tout cas, dans ce podcast, on va parler justement de ces thématiques très, très, très importantes et précieuses de l'orientation professionnelle. Donc, l'écouter. Si aujourd'hui, vous avez des questions par rapport à votre carrière, quel que soit l'âge que vous avez, ça va être pépite. Donc, je vous souhaite déjà une bonne écoute. Et n'oubliez pas, très, très, très important, si l'épisode vous plaît, n'hésitez pas à le partager, à en parler, à nous faire un petit coucou sur l'espace membre pour discuter du podcast. Vous avez le lien en descriptif. Et puis, moi, je vous souhaite une bonne écoute. Et on se retrouve à la fin. Allez, c'est parti. Hello, hello. Très heureux de te retrouver, Laetitia. Comment tu vas Je suis enchanté de te retrouver dans le podcast. Comment ça va

  • Speaker #1

    Merci, Joanne. Merci de m'accueillir. Ça va super bien. Écoute, je suis ravie de ce rendez-vous que tu m'as fixé. Donc, écoute, au plaisir de passer ce moment avec toi et avec tes auditeurs.

  • Speaker #0

    Merci à toi parce que je t'ai invitée dans le podcast parce que j'aime bien parler justement d'orientation, de trouver sa voix, de comprendre son flot. D'où le nom du podcast Dans le Flow. Et on va rentrer dans le flow. Parce qu'aujourd'hui, on va parler d'orientation professionnelle. Mais à tout âge, à toutes les périodes de vie, qui est justement ton sujet. Et j'aimerais que tu nous dises vraiment aujourd'hui pourquoi ce sujet n'a jamais été aussi important. Parce qu'il est important dans la vie. Mais aujourd'hui, on dirait que c'est un vrai, vrai, vrai gros sujet. La carrière, l'orientation professionnelle. Est-ce que tu peux nous en dire plus Et pourquoi ce sujet te passionne

  • Speaker #1

    Alors, tout d'abord, je pense que ça, tout le monde doit le comprendre. On est dans un monde du travail qui est en plein boom, en pleine mutation, avec l'intelligence artificielle, avec les réseaux de communication, les réseaux sociaux, etc. Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, l'orientation, ça devient quelque chose de très important. En plus, on a bien vu l'histoire de la retraite. L'âge de la retraite, il arrive un petit peu plus loin. Donc, là où peut-être avant on passait 20 ans dans une entreprise, 30 ans dans une entreprise où on faisait une carrière longue et unique, maintenant il y a des choses qui changent. On évolue, on est obligé de s'adapter, de se réadapter, etc. Donc, c'est vrai que l'orientation, c'est vraiment quelque chose qui devient essentiel. Et comme tu dis, à tout âge, puisque moi, je m'occupe aussi bien des jeunes que des actifs, que des personnes aussi qui passent le cap de la retraite. Donc, je suis positionnée un petit peu sur tous ces... Toutes ces transitions vies qui me semblent justement très importantes et essentielles en fait.

  • Speaker #0

    Justement, et c'est pour ça que dans le podcast, on va explorer ces différentes saisons de la vie, les unes après les autres, pour toucher un maximum nos auditeurs, quel que soit l'âge que vous avez. Mais qu'est-ce qui t'a motivé à vraiment rentrer dans ce sujet C'est quoi un peu ton expérience, ton parcours qui fait qu'aujourd'hui, tu as envie d'aider les gens sur ça

  • Speaker #1

    Alors si tu veux, moi mon parcours, j'ai fait une école de commerce pour faire un peu plaisir à papa et maman si tu veux, parce que justement moi à l'époque je ne savais pas ce que je voulais faire, donc déjà je me retrouve un peu confrontée à ces questionnements des jeunes, qui est toujours la même problématique aujourd'hui. Ensuite après mon école de commerce, j'ai travaillé plus de 20 ans en entreprise, dans des grosses structures que vous connaissez certainement, Samsung, Eptam, Curveur, les boîtes en plastique, laboratoires pharmaceutiques et autres. Et puis, sur des fonctions de support comme le marketing, la communication. C'est ça qui m'a aussi attirée vers toi. Je suis un peu multipotentielle, donc il fallait que je touche un petit peu à tout.

  • Speaker #0

    Oui, on va en parler d'ailleurs.

  • Speaker #1

    Voilà. Et donc, justement, par rapport à ça, j'ai fait cette carrière, plus de 20 ans en entreprise. Mais je ne sais pas, il me manquait quelque chose. J'avais l'impression de ne pas trouver ma place. Il me manquait un petit bout. Il me manquait quelque chose. Il me manquait... un épanouissement, on me demandait toujours de réduire un petit peu ma voilure. Et donc, si tu veux, quand je suis descendue à Bordeaux en 2004, j'ai trouvé un autre poste dans un laboratoire pharmaceutique. J'y suis restée une dizaine d'années. Et quand le site a fermé, je me suis retrouvée aussi dans ces questionnements. Qu'est-ce que je vais faire, etc. Et tout ça, rechercher un travail et tout. Et puis, il y a des after work. Donc, il y a une personne qui a un peu planté la graine dans ma tête en me disant, non, mais tu sais... Pourquoi tu ne montrais pas ta boîte Donc là, la graine était plantée. Je veux dire, elle a germé petit à petit. Et au final, oui, en 2019, j'ai créé Fils Rouge Formation, justement. Et au départ, c'était vraiment pour accompagner les entreprises sur la qualité de vie au travail. Donc en 2019, on est en 2019, donc il faut en mettre dans le contexte. Ce n'était déjà pas la force des entreprises à cette époque-là. Quand arrive 2020, le Covid, je me suis dit, bon, laisse tomber, il faut que tu retrouves autre chose. parce que ce n'était déjà pas leur objectif principal au départ, ça ne va pas être leur objectif principal à l'arrivée. Donc, je me suis refocalisée sur l'enseignement supérieur, comment aider les étudiants, qu'est-ce que moi j'aurais aimé, quand j'étais sur les bancs de l'école, avoir comme cours, etc. Je me suis formée pour être praticienne en soft skills, avec Jérôme Wao aussi, que tu connais, pour travailler sur ses compétences transversales, comportementales, les CV, les lettres de motivation, la posture, etc. Et justement, On m'a aussi conseillé de me former pour être consultante en bilan de compétences. Et là, je t'avoue, ça a été vraiment une révélation, puisque c'est là où j'ai trouvé du sens et c'est là où moi, je me suis dit Waouh, là, ça y est, je suis à ma juste place Donc, c'est pour ça que je me sens aujourd'hui... Alors, j'ai eu un syndrome de l'imposteur au début, mais légitime, en tout cas, à accompagner, parce que, justement, j'ai vécu tous ces doutes, ces interrogations qu'on peut avoir tout au long de la vie professionnelle. Et en plus... Moi, mes parents sont à la retraite maintenant et moi, ma maman a très mal vêtu ce passage de vie professionnelle aussi au passage à la retraite. Et je me suis dit, tiens, ça, c'est aussi une casquette en plus à ajouter qui peut être très intéressante aussi.

  • Speaker #0

    Oui, d'ailleurs, c'est un sujet, parce qu'on va y revenir justement à la troisième partie, qui n'est pas souvent abordée. On n'en parle pas du tout. On parle souvent des gens qui font un burn-out en milieu de vie, des gens qui se réorientent et tout, des jeunes qui cherchent leur voie. Mais on ne parle pas des personnes qui partent à la retraite et qui vivent des challenges dont on va parler. Mais déjà, pour toi qui côtoies justement ces personnes et qui les accompagne depuis un petit moment, c'est quoi les grandes problématiques auxquelles tu fais face aujourd'hui

  • Speaker #1

    Alors les grandes problématiques, si on prend, je vais prendre les époques à travers les unes après les autres. Les jeunes, la grosse problématique honnêtement, c'est la pression qu'ils ont. C'est énorme. Je vais te donner un exemple, j'ai accompagné... Un jeune, Louis, par exemple, sans trop exagérer, mais vraiment sans trop exagérer, le lundi, on lui donnait la feuille d'orientation et le vendredi, on lui disait tu dois rendre tes choix d'orientation. En gros,

  • Speaker #0

    tu as cinq jours pour trouver ta voie.

  • Speaker #1

    Voilà, en fait, tu as cinq jours pour trouver ta voie. Tu n'as fait que du français, des maths, de l'histoire géo, mais on te demande de choisir ta voie, ton métier, etc. Et fais gaffe parce que si tu te rates, tu rates ta vie. En gros, c'est un peu l'injonction qu'on a encore dans l'éducation. Et je trouve ça juste... super compliqué à ces âges-là, où on est encore dans la construction, etc., de se dire Waouh Quelle pression on leur met déjà pour passer ce cap vers l'orientation. Donc ça, c'est pour les jeunes. Donc après, pour reprendre aussi la pression qu'il peut y avoir sur les personnes qui sont dans la vie active, parfois, on a la peur de l'échec, tout simplement, la peur de se tromper, la peur du changement. Le besoin de sécurité, c'est souvent quelque chose qui revient dans les bilans de compétences. Souvent, quand on est au début de sa carrière, quand on est tout seul à s'assumer, ça va. Mais quand arrivent les enfants, les enfants sont petits, après ils sont plus grands, il faut garder de l'argent pour les études, etc. Après, s'installe une certaine routine où on a cette peur de se dire, finalement, je ne suis pas si mal où je suis, mais des fois, j'ai récupéré des personnes en burn-out. qui restaient quand même où elles étaient parce que notre cerveau est fait comme ça. Il préfère nous ramener dans une sphère qu'on connaît, même si on n'y est pas bien, plutôt que de nous inviter à voir d'autres choses ou d'autres perspectives. Car pour la troisième catégorie, les personnes, c'est dire waouh, la retraite, ça ressemble pour certains à un grand saut d'envie c'est-à-dire que mais qu'est-ce que je vais devenir Parce que dans notre société, on est quand même là bonjour, qu'est-ce que tu fais C'est toujours un petit peu ça. Donc, si on n'a plus cette réponse à cette question, c'est qu'en gros, on n'a plus d'utilité au sein de la société. Donc, c'est arriver à construire justement quelque chose de… une retraite épanouissante, justement, alignée avec ce qu'on a en vie.

  • Speaker #0

    C'est un vrai sujet parce que finalement, on se rend compte que déjà, quand on est jeune, on a du mal à trouver sa voie. Une fois qu'on a trouvé une, on a envie de changer, mais on est attaché à de la sécurité. Et en plus, après, quand on a fini, on se retrouve, on se rend inutile alors qu'on fantase peut-être en vivant d'avoir la retraite. C'est quand même fou. Et justement, pour toi, est-ce que tu as identifié ou est-ce que tu as un ressenti de façon, on va dire globale, parce que chaque cas est particulier, sur ce qui aide les personnes à être vraiment épanouies dans leur vie On va dire, je ne dis pas carrière parce qu'il y a des changements et tout, mais pour toi, l'épanouissement professionnel, il se joue vraiment sur quoi en ce moment ou de façon globale

  • Speaker #1

    Alors, en fait, si tu veux, comme on dit, en fait, souvent, on fait nos études, après, les choses s'enchaînent, etc. Et parfois, on ne se pose même pas les questions. En fait, on se dit, bon, je dis n'importe quoi. Je commence assistante marketing. Après, la logique, c'est je suis chef de produit. Après, je suis directrice marketing, etc. Et finalement, on ne prend pas le temps de se poser, et de se poser, et de se poser les bonnes questions. Et parfois, tu vois, j'ai reçu une personne qui était complètement perdue par rapport à... Donc, c'est une personne active, qui était complètement perdue par rapport à son travail. Et elle dit, mais je ne sais plus, en fait, si j'aime mon travail, si je n'aime pas mon travail, etc. et tout ça. Et en fait, on s'est juste aperçu qu'elle aimait toujours son travail, mais qu'elle n'aimait pas l'environnement dans lequel elle travaillait. D'accord Ce qu'on entend.

  • Speaker #0

    Oui, parfois, on veut tout jeter alors qu'en fait, il y a un problème dans le problème qui peut être résolu.

  • Speaker #1

    Parfois, on entend souvent les infirmières, par exemple, en ce moment, qui disent mais moi, je n'ai pas signé pour passer deux secondes avec les patients. En fait, leur cœur de métier, c'était d'être en contact avec les patients, c'est d'être, de passer du temps. Enfin, c'était toute cette empathie parce que pour moi, c'est une vraie vocation. Et si tu veux, si à un moment donné, on t'enlève le cœur de ton métier, ta vocation ou ton environnement, finalement, tu n'es plus à ta place. Donc, ce n'est pas que tu n'aimes plus ton métier. le métier dans lequel on te propose de le faire, enfin le cadre dans lequel on te propose de le faire, ne correspond plus du tout avec ce que tu avais au départ. Donc en fait, si tu veux, il faut que, pour tous, que ce soit jeunes, moins jeunes ou actifs en tout cas, le but c'est d'être aligné avec ses valeurs, ses besoins et de trouver du sens. Voilà. Une fois que tu as tout ça, tu es généralement à ta place. Et comme je dis, tout évolue. Donc, ce qui te convient maintenant, peut-être dans trois ans, ça ne te convient pas. Si tu as un multimotant potentiel, c'est même peut-être avant. Dans cinq ans, dans dix ans, peu importe, je vais dire. Mais c'est d'arriver à prendre le temps de se poser. Alors, bien sûr que tu peux te faire aider comme une professionnelle comme moi, un bilan de compétences, des coachs, etc. Mais je vais dire, pas forcément. Si vous avez envie, mais est-ce qu'on prend vraiment ce temps C'est la question que je me pose.

  • Speaker #0

    Oui, parce que parfois, on est en mode automatique, on y va, on continue, et puis en plus, il y a besoin de sécurité, donc ça nous installe dans une sorte de course, mais on ne prend jamais le temps de se poser et de se dire, ok, où j'en suis, où j'ai envie d'aller, faire un petit bilan, un audit, quoi. Et c'est vrai que ça joue dans la carrière, mais pour moi, par compagnie aussi beaucoup d'entrepreneurs, j'en vois et j'en côtoie qui sont dans ces démarches de se réorienter, de pivoter, parce que, comme tu l'as dit, des exemples typiques, ils se disent, en fait, j'en ai marre de l'entrepreneuriat ou j'en ai marre de mon business, alors que finalement, c'est des façons de faire. qui ne correspondent plus et qui doivent évoluer. Donc, c'est intéressant ce que tu apportes. Ça casse un peu le mythe, finalement, de la carrière toute tracée, la voie toute tracée. Parce que je crois que c'est bien symptomatique de notre nouvelle génération Z qui ne veut plus s'engager dans des boulots sur 20 ans, qui ne voit plus la carrière comme un truc comme ça. D'ailleurs, j'ai vu un reportage récemment sur la génération Z qui disait qu'aujourd'hui, eux, ils veulent juste faire un métier rapidement, ils peuvent passer aux tuyaux, ils ne peuvent pas s'engager. Justement, je crois que ça fait une belle transition. Comment tu vois justement les jeunes et leurs enjeux aujourd'hui Cette fameuse aussi génération Z, au moment où on enregistre, c'est le sujet chaud du moment.

  • Speaker #1

    Avant de parler de la génération Z, je voudrais juste, comme ça, on va avoir ce contraste-là, parler de nos générations avant, des parents ou grands-parents. Comme on disait, il fallait rentrer dans une société, il fallait monter les échelons. Il y avait cette notion de travail. Le travail, c'est dur, c'est laborieux. Ça vient aussi, le mot labeur, etc. Et donc, si tu veux, moi, je suis génération X, donc 75, 80, etc. Et moi, j'ai été élevée aussi avec cette... peur du chômage, mais il y avait beaucoup de chômage à l'époque. Donc, il ne fallait pas être au chômage. Et moi, mes parents, ils m'ont inculqué le fait de trouver un CDI, absolument. C'était... Dès que tu avais un CDI, c'était le Saint-Graal. Et l'entreprise qui t'avait donné le Saint-Graal, en gros, il fallait que tu lui doives une reconnaissance éternelle, tu vois. Et c'est ça où je pense que nous, on s'est perdus. Et c'est là où, comme tu dis, les générations Z, elles font complètement bouger les lignes du marché du travail. C'est-à-dire que là où... les entreprises avaient un peu le pouvoir ou les DRH avaient un peu le pouvoir en disant Faites attention, en gros, si t'es pas sage, t'auras pas ton CDI. Elles n'ont aucune emprise sur les générations Z par rapport à cette carotte ou cette baguette. Parce que eux, ils sont vraiment dans cette recherche d'équilibre, d'e-pro-vie perso. Ils acceptent plein de choses que nous, on n'a pas acceptées. Et si tu veux... autant, il y a deux approches, c'est-à-dire qu'on se dit, oh là là, génération Z, ils sont feignants, machin, etc. Mais en fait, est-ce qu'ils sont feignants ou, par rapport à notre vision à nous, ou est-ce que, justement, ils ne veulent plus accepter ce que nous, on a accepté Moi, je parle de nous pour moi, parce que je pense que on a un petit peu d'écart, et je pense que c'est ça. Et finalement, ce qu'ils apportent aussi, c'est une remise en question sur les générations précédentes. Et ça, je le vois, parce que maintenant, je récupère des personnes, tu vois, qui ont trop... 45, 55 ans dans les bilans de compétences et qui viennent aussi avec cette recherche de sens. Tu vois Et se dire, mais attends, ça fait des années que je trime comme une malade ou comme un malade, etc. Mais en fait, au final, pourquoi Tu vois Surtout que quand tu récupères des personnes en burn-out, tu te dis, mais j'ai laissé ma santé dans tout ça, quoi. Donc, génération Z, écoute, moi, je dis, ça fait bouger les lignes. Ce n'est pas plus mal et ça change un peu la donne du rapport de force sur le marché du travail.

  • Speaker #0

    Oui, et puis c'est vraiment en plus quelque chose que j'ai constaté sur le terrain, parce qu'ayant un moment recruté, c'est vrai que j'étais confronté à cette génération et c'est vrai que le rapport de force, c'est plus le même. Et moi, je suis plutôt de la génération Y, les millenials, ceux qui ont vécu cette transition. Et donc, pour rapidement un petit peu éclaircir ceux qui ne connaissent pas ce type de génération, il y a les boomers, donc ceux qui sont nés après la guerre. Donc, généralement, pour moi, ce sont les grands-parents. Ensuite, on a la génération X, donc ceux qui sont nés, on va dire, autour des années... Gandhi est né 60-70 et on a la génération Y, qui est la génération, la mienne, plutôt 80-90, donc avant 2000, et la génération Z, les 2000, en fait, en gros. Après, il y a des zones un petit peu de flou, mais généralement, ça se ressent. Et c'est vrai que le rapport, la vision du travail a complètement changé. Et pour toi, aujourd'hui, parce que justement, on va parler des jeunes à deux niveaux. Je pense que dans l'audience de ce podcast, je ne sais pas s'il y a beaucoup de jeunes qui nous écoutent, mais je pense que c'est le cas. Mais il y a aussi des parents qui nous écoutent et il y a beaucoup de parents qui nous écoutent. Et toi, je sais que tu travailles aussi avec la relation entre les parents et les jeunes. Donc, j'aimerais savoir comment aider ceux qui aujourd'hui ont du mal à s'orienter dans leur carrière, justement à cause de ces problématiques. Le monde du travail a changé. Parfois, on a du mal à se projeter. On est plus engagé. Mais bon, il y a quand même ces questionnements qu'on a. Je ne dis pas que pour moi, la génération nette, ce n'est pas forcément... C'est caricatural de les vouloir dire qu'ils sont paresseux, parce que toutes les générations ont dit que celle-là, la suivante, est toujours plus paresseuse. Ça, c'est un classique depuis l'Antiquité. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a quand même tellement d'opportunités, tellement d'informations, tellement parfois de pression, comme tu l'as dit. Il faut que ça aille vite. Comment les aider et comment aider quelqu'un qui aujourd'hui, soit finit le lycée ou au lycée, collège, lycée, ou alors les parents Comment on fait Comment on oriente un jeune aujourd'hui

  • Speaker #1

    Alors... Moi, je les accompagne. Ça peut être de la troisième. Alors, souvent, c'est à partir du lycée, mais ça peut être de la troisième jusqu'à même une fois qu'ils ont pris une première voie. Tu vois, des fois, ils choisissent une voie et puis, il faut une première année de FAD. Ça ne leur plaît pas. Donc, je les prends même aussi avant même 25 ans. Alors, déjà, la première chose ici, quand je vais accompagner un jeune, tu vois, sur un bilan d'orientation ou sur un parcours professionnel, je fais le premier rendez-vous avec les parents. Et je dis aux parents, que, comment dirais-je, c'est peut-être eux qui financent, mais moi, je suis au service de leurs jeunes. D'accord Parce que je ne veux pas répondre aux attentes des parents. Je veux qu'on soit alignés avec ce que le jeune a besoin. Donc, comme je te disais, moi, je vais travailler avec eux sur le sens, sur les valeurs, sur les besoins. Donc, pour eux, c'est encore un peu flou parce qu'ils se construisent. Donc, des fois, j'aime bien le foot, mais je ne vais peut-être pas être footballeur. Enfin, c'est arriver à distinguer tout ce qui est un peu passion, tout ce qui est un peu loisir, tout ce qui est un peu... Tu vois Et ça, est-ce que j'ai une certaine appétence pour ça Et puis après, c'est beaucoup sur leur personnalité. quelqu'un qui va être vraiment très introverti. Bon, est-ce que le côté commercial, ça va être son truc Pas forcément. Donc, on va chercher aussi par rapport à ça. Mais comme je leur dis, et aux parents et aux jeunes, je leur dis, mais la vie est faite, mais de tellement d'opportunités, de tellement de rencontres que choisis ce que tu as envie de faire aujourd'hui avec qui tu es aujourd'hui. Dans cinq ans, tu ne seras plus la même personne. Dans dix ans, tu auras rencontré d'autres personnes, tu auras eu d'autres expériences, tu peux te former, etc. Et tout ça. Et après, c'est vrai qu'en tant que parent, bon, moi, je suis maman aussi, mais on a besoin d'être rassurée. Mais je ne peux pas dire à ma fille, trouve ta voix tout de suite, alors que moi, j'ai changé toutes les cinq secondes, tu vois, que je me suis testée, tout le temps, etc. Et pour te dire, quand moi, je suis arrivée sur le marché du travail, j'avais mon bac plus 4, j'avais 22 ans, parce que je n'avais jamais redoublé. Les gens, déjà, me regardaient avec deux yeux en me disant, mais qu'est-ce que tu fais là à 22 ans Je dis, je ne sais pas. On m'a dit, pour ne pas te redoubler, je n'ai pas redoublé, j'étais la bonne élève. Et après... On se retrouve avec les mêmes problématiques. Vous n'avez pas d'expérience. Mais les jeunes se retrouvent confrontés à cette même réponse. Donc, je m'étais inscrite en intérim et en me disant, je fais des missions et je vais voir ce qui me plaît et je vais encore affiner. Donc, ça veut dire qu'à la fin encore de mon école de commerce, de mon bac plus 4, j'étais toujours encore en train de me poser des questions. Donc, rassurer les parents sur le fait qu'ils regardent eux-mêmes leur propre parcours, qu'il n'y a pas d'injonction, qu'il n'y a pas d'urgence et que même si... Le choix des études qui est fait à l'instant T de leurs enfants, dans trois ans, ce n'est pas le même. Et dans un an, ils décident de changer. Bien sûr que ce sera une expérience et que ce ne sera pas un échec et qu'il faudra les aider peut-être et les accompagner à rebondir après en se disant, non, ce n'est pas cette voie-là, mais ce n'est pas grave. On va essayer de retravailler et de retrouver quelque chose qui va te pondir.

  • Speaker #0

    Donc, ce que tu dis, ça résonne à mort parce que moi, quand j'étais enfant, j'ai eu la chance d'avoir une famille qui m'a toujours poussé, encouragé à suivre ma voie. Mais je pense aussi qu'ils étaient rassurés parce que comme à l'école, je me sentais pas trop mal. Ils se sont dit bon, c'est bon. Là où c'est plus compliqué qu'on n'est pas adapté à l'école. Mais au moins, c'est vrai qu'on m'a toujours dit un conseil qui était très fort. C'est ne t'enferme pas trop. Alors, ça dépend encore si vous avez vraiment une vocation, un truc qui vous appelle à lésir. Mais moi, comme j'étais complètement perdu, on m'a dit écoute, à l'époque, tu fais un bac scientifique. Ça ouvre toutes les portes. Tu suis. Et tant que tu restes ouvert et surtout, va pas trop sur les voies trop techniques et tout. Pense plutôt. sur le long terme. Et aujourd'hui, c'est même un conseil que je donne à mes clients dans l'entrepreneuriat, c'est de ne pas s'enfermer sur des compétences uniquement techniques, c'est bien d'en avoir, mais aussi d'avoir des compétences plus élevées et sur le long terme. Notamment, l'intention artificielle, ne pas se spécialiser sur une IA. Un exemple, achat de GPT, le maîtriser, c'est bien. Mais par contre, comprendre comment ça fonctionne et pouvoir utiliser d'autres IA, avoir la logique du truc. Donc, c'est un petit peu l'exemple. Même la programmation, l'algorithmie, comment programmer, te spécialise sur un langage après. Donc ça, c'est un conseil que je voulais aussi partager parce que je trouvais qu'il était intéressant et que pour ceux qui sont perdus, il n'y a pas une pression dans la vie. Et puis si ça se trouve, vous allez partir dans une direction, ça va changer. Et même les parents, ils sont rassurés un petit peu par rapport à ça. Et toi, je... Oui, tu voulais rebondir justement.

  • Speaker #1

    Je voulais te dire une petite chose parce que tu sais, on est toujours en train de... On est encore dans cette voie, à dire, prends une voie scientifique, etc. Et comme tu dis, il y a des enfants, enfin des jeunes qui sont... absolument pas faits pour le cadre scolaire, mais qui se révèlent après en études supérieures, qui se révèlent après sur un métier manuel. Et on a bien vu aussi l'importance de tous ces métiers. Si tu veux, l'école Blanc, ce n'est pas ceux qui sont restés ouverts pendant le Covid. D'accord Donc, c'est vraiment aussi trouver votre voie, mais trouver quelque chose aussi. Donc, c'est vrai que par rapport aux familles, des fois, par rapport à l'école, on a encore cette mauvaise image du métier manuel. Mais il y a des artistes magnifiques qui se révèlent ou des jeunes qui se révèlent. en sortant du cadre scolaire parce qu'ils sont alignés. Et comme on dit, moi, ce que j'aide à faire, c'est à trouver la juste place. C'est-à-dire qu'à un moment donné, si tu as juste place, c'est d'être menuisier. Si tu as juste place, c'est d'être plombier et que tu te révèles là-dedans et que tu es aligné. Mais tu seras parfait dans ton job. Tu seras excellent dans ce job-là. Et ça, c'est magnifique aussi.

  • Speaker #0

    Clairement. Et puis, c'est vrai qu'on a beaucoup hiérarchisé les bons et les mauvais métiers. Mais ça, encore une fois, c'est une histoire de notre époque. Et comme tu le dis, il y a des métiers manuels qui sont ultra... Souvent, on dit que c'est des métiers inutiles ou ingrats. Non, ils sont ultra utiles et importants. Et comme tu l'as dit, pendant qu'on a été confinés, c'était les métiers pour certains qui continuaient. Donc, oui, c'est important. Et vraiment, le message ici, c'est... dédramatiser un peu ce truc de trouver sa carrière tout de suite quand t'as à peine fini de te former dans la vie, t'as rien appris encore aujourd'hui, je pense que moi j'apprends encore et j'évolue encore, toi tu apprends encore, t'évolues encore, c'est un processus. D'où le concept de multipotentialité, c'est qu'on n'est pas là pour chercher une voie toute tracée, c'est pour vivre des petites aventures, des quêtes et tout, et puis y mettre justement de l'épanouissement avec l'écrit de Sartre que t'avais dit. On arrive justement, disons qu'on est parti, on a exploré... quelques voix et tout, mais il se trouve que dans la vie, on arrive peut-être dans la trentaine, dans la quarantaine ou dans la cinquantaine. On a fait un petit parcours ou plusieurs parcours, plusieurs chemins. Et aujourd'hui, on se retrouve avec des gros questionnements. Je fais quoi de ma vie Je suis perdu. Ou alors certains, ça peut être qu'ils se prennent en mur, ils ont trop tiré sur la corde. Ça peut être du burn-out, ça peut être du bore-heart, l'ennui total. Ça peut être le burn-out, c'est la perte de sens et tout. Bref, ces termes qu'on connaît bien. Toi, aujourd'hui, quelqu'un qui est un petit peu perdu. qui, dans sa carrière, commence à avoir un coup de mou ou sent que ça, c'est un gros coup de frein, ou ça, c'est une mort lente. C'est quoi les conseils que tu lui donnes là Surtout pour ceux, je pense qu'il y a beaucoup la majorité qui nous écoutent, qui sont en ce moment en questionnement de carrière.

  • Speaker #1

    Déjà, c'est comme je le disais tout à l'heure, c'est de prendre le temps pour soi. C'est-à-dire qu'on ne prend pas le temps de se dire, tiens, je vais me poser, je vais prendre une feuille blanche et je vais dire, tiens, quels sont mes besoins Quelles sont mes valeurs Est-ce que je suis toujours alignée avec ça Est-ce que mon métier a encore du sens Est-ce que, alors bien sûr, dans tous les métiers, on a des petites tâches qu'on aime un peu moins, etc. Mais bien évidemment qu'on évolue. On n'est pas le même ou la même à 20 ans que la même à 40 ans. On a notre vie aussi derrière. C'est-à-dire que parfois, à 20 ans, on est plutôt dans réussir, réussir dans la vie, avoir monté, se challenger, etc. et tout ça. Après, on a ses enfants, donc là, on est un peu plus... Bon, ben, on joue un peu plus la sécurité, puis après, les enfants, ils partent. Et donc là, on revient. Moi, je retrouve des personnes, quand les enfants sont grands, maintenant, ben, moi, j'ai pas besoin de gagner autant d'argent que ce que j'avais avant, mais j'ai besoin de me reconnecter à mon sens. Qu'est-ce que j'ai envie Qu'est-ce qui me fait plaisir Et surtout, il faut rester ouvert et il faut tenter les choses, parce qu'en fait, quand on met dans l'action, notre cerveau, il arrête de nous mettre des peurs, des freins. Il arrête de nous rappeler nos croyances limitantes. Donc, il faut rester ouvert et il faut essayer des choses. Parce que, en fait, quand on commence à être aligné avec ses valeurs, avec ses besoins, moi, je le constate dans les gens que j'accompagne. En fait, c'est comme si les portes, elles s'ouvraient. C'est comme si la divise faisait en sorte que les portes s'ouvrent parce qu'on est au bon endroit au bon moment. Et donc, les choses arrivent facilement. Donc, j'entends que ce besoin de sécurité, il est là, surtout qu'on est dans un contexte un petit peu anxiogène en ce moment, dans le monde dans lequel on vit. Mais voilà, si vous avez envie, ne vous acharnez pas à rester dans un métier où vous êtes malheureux, où vous êtes mal, où vous êtes en mauvaise santé et qui va vous faire à un moment donné. De toute façon, si vous n'écoutez pas votre corps, moi, je l'accompagne. Il y a des gens que j'ai en burn-out, qui ont été en burn-out. Je leur ai dit est-ce que vous avez eu des signaux avant Mais bien évidemment, j'en ai de la fatigue, du stress, de la colère, de l'anxiété, etc. Donc, on les a ces signaux. Donc, ne tirez pas sur la corde pour vous parce qu'après, c'est... compliqué de remonter sur son cheval, etc. Donc faites-vous confiance, écoutez-vous et surtout prenez le temps de poser bien les choses parce que vous allez voir qu'il y a plein de belles choses parfois qui s'ouvrent et auxquelles on ne s'attendait pas. Si je peux donner un exemple, j'ai accompagné un monsieur qui était en burn-out, il s'appelait Olivier et tellement burn-out qu'il avait même de l'agoraphobie. Il avait peur de sortir de chez lui, de se confronter au monde.

  • Speaker #0

    Oui, tout ce qui est fou.

  • Speaker #1

    Et il n'était pas comme ça avant. Donc, il avait du mal, mais il prenait quand même son courage à deux mains pour venir jusqu'à mon bureau. Et il était développeur web senior. Et moi, je savais que c'était quand même un métier où les gens recherchent ça. Les seniors et les développeurs web seniors. Et je lui dis, mais vous savez que ce métier, il est quand même super recherché, etc. Mais en fait, dans sa bulle, enfermé à travailler chez lui, etc. Burnout un matin, incapable d'allumer son ordinateur. Ça a squeezé. Ça a complètement grillé.

  • Speaker #0

    Oui, là, c'est vraiment l'arrêt. Le corps, il dit stop.

  • Speaker #1

    Si on ne l'écoute pas, le corps, il vous dira stop, mais à sa façon à lui et généralement.

  • Speaker #0

    Oui, mais souvent, ça s'éteint. Ça veut dire que moi, j'ai des histoires. Soit je n'arrive pas à me mettre sur l'ordi, soit carrément, je ne me lève pas du lit. Je suis bloqué dans mon lit ou je m'écroule. Il y a vraiment des trucs de dingue.

  • Speaker #1

    J'en ai eu un autre. Il est resté planté 20 minutes devant sa voiture. Sa voisine est venue le secouer. Et lui, il pensait que ça faisait deux minutes qu'il était devant sa voiture en train de chercher ses caisses. Ça faisait 20 minutes qu'il était planté devant sa voiture. Et il n'a jamais pu repartir.

  • Speaker #0

    Ah voilà, c'est le cerveau qui s'est...

  • Speaker #1

    Et donc, pour reprendre mon histoire de mon Olivier, en fait, on a retravaillé sur la confiance, sur plein de choses, sur ses valeurs. En plus, il était dans une entreprise où c'était très financier. Il en avait ras-le-bol de toute cette mentalité. Ça ne lui correspondait plus, etc. Et en fait, un jour, il m'annonce que... Il a trouvé quelque chose et il part vivre au Canada avec sa famille pour travailler pour une institution un peu canadienne, semi-privé-public. Il va travailler sur les océans, la maladie d'Alzheimer et il gagne 100 000 dollars par mois, oui par an pardon, parce que par mois ça fait un peu beaucoup, 100 000 dollars par an et voilà quoi. Et on est parti de très très loin et un bilan de compétences c'est sûr, allez, 4-5 mois.

  • Speaker #0

    Oui. Et justement, comment tu pourrais rassurer quelqu'un Parce qu'on parlait de besoin de sécurité. C'est vrai qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de personnes qui, quand elles changent de carrière, elles se disent mais j'ai fait ça toute ma vie Ou alors j'ai l'impression d'être bloquée parce que je ne sais faire que ça, mais ce truc-là, ça ne marche plus Comment tu les aides Comment tu les rassures Ça, c'est vraiment un gros problème.

  • Speaker #1

    Alors, je vais te donner deux exemples parce que moi, je trouve que les exemples, c'est très, très parlant, tu vois.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Donc, j'ai accompagné. Donc, j'ai deux personnes en tête. La première, c'est une infirmière. D'accord Dans l'inconscient collectif, l'infirmière, ou même pour elle, moi j'ai été qu'infirmière, je ne sais faire que ça. Dans l'inconscient collectif, l'infirmière, en gros, elle s'est fait des piqûres et puis c'est tout. Je vais exagérer exprès, je vous le dirai exprès. Sauf que cette infirmière, quand on a travaillé toutes les deux, en fait, je lui ai dit mais qu'est-ce que vous faisiez en plus Et en fait, on est allé tout décortiquer. C'est comme si vous regardiez votre métier à la loupe, d'accord Bien sûr qu'il y a votre cœur de métier, mais ensuite vous allez explorer ça. Et en fait, on a vu qu'elle avait fait de la formation. parce qu'elle accueillait toutes les élèves infirmières et c'est elle qui s'occupait de la formation. Elle assistait le cadre de santé, donc elle faisait un petit peu de management. Elle faisait aussi la gestion des planilles, etc. Et ensuite, comme moi, je me suis formée aussi pour être praticienne en soft skills. Donc, les soft skills, ce sont les compétences comportementales, mais surtout la force des soft skills, c'est la transversalité. C'est comment je vais chercher dans le métier que j'ai exercé pendant 20 ans et comment je vais identifier ces soft skills et les mettre... aux yeux, entre guillemets, de ma nouvelle reconversion, par exemple, pour qu'un recruteur arrive à me transposer dans son environnement de travail. Donc ça, c'était mon premier exemple. Et mon deuxième exemple, en fait, c'était une jeune femme qui arrivait à la quarantaine. Pareil, elle avait fini ses études, elle était rentrée dans le logement social, etc. Et donc, pareil, elle me dit, je ne sais pas, enfin, etc., je ne sais rien faire d'autre. Et finalement, deux... Pendant le bilan de compétences, elle change de logement social et elle passe dans l'agence immobilière, dans le secteur privé. Donc, rien à voir finalement, même si ça reste l'immobilier. Donc, elle capitalise quand même sur son côté immobilier parce que ça l'a rassurée. Donc, parfois, on peut aussi faire des transitions comme ça. C'est-à-dire que j'ai travaillé tout le temps dans l'immobilier, même si ce n'est pas le même secteur de l'immobilier. Je capitalise quand même sur mes connaissances. Ça, ça rassure. Et puis, six mois après, elle me rappelle, elle me dit finalement, je suis dans le secteur de la banque. Et donc, en fait, elle avait juste besoin. aussi de se rendre compte, tout simplement, qu'elle était capable de changer, qu'elle avait les ressources, en fait, de changer. Et que si, à un moment donné, un domaine ne lui plaisait pas, un travail ne lui plaisait pas, un métier ne lui plaisait pas, elle avait les ressources, de toute façon, pour changer et pour aussi se présenter différemment en mettant en avant ses fameuses compétences. Voilà. Les deux exemples pour illustrer et répondre à ta question.

  • Speaker #0

    C'est un beau message et je pense que tu en as plein d'autres parce que ça montre aussi notre capacité à se réinventer, à changer, de résilience, de... Et puis aussi, j'ai envie de vous dire, c'est quoi le coût de rester là où vous êtes C'est que si un truc ne vous plaît vraiment plus, ok, il y a l'argent qui rentre, mais si c'est pour être un mort-vivant, juste qui va au travail pour avoir de l'argent, c'est au bout d'un moment, vous allez vous éteindre au fur et à mesure. C'est une sorte de mort lente, une zone grise là, où ça va, mais ça ne va pas. Après,

  • Speaker #1

    il y avait aussi, je voulais rajouter ça, parce que comme je te disais tout à l'heure, moi, je ne sais pas pour la génération Z, mais je dis... pour moi, pour ma génération, en fait, on a aussi été beaucoup formatés avec le CDI et en termes de un travail, tu vois aussi. Et maintenant, on a aussi le multitravail. C'est-à-dire que là, j'accompagne quelqu'un, par exemple, situation personnelle, il vient de se séparer, donc si tu veux, on a besoin de ce côté sécurité parce qu'il a la garde à alterner ses enfants. Donc, il va garder ce côté sécurité dans le poste qu'il a actuellement, mais où il ne s'est pas mouillé plus. Et donc, l'idée, c'est de monter à côté une petite entreprise, d'accord Puisque lui, il ne bosse que trois jours par semaine, il fait son taf sur trois jours par semaine. Et d'avoir une petite entreprise, il est à 80%, d'avoir une petite entreprise à côté qui va lui permettre de trouver le côté épanouissant qu'il n'a pas finalement dans son travail. Et donc, tout en gardant à l'esprit qu'il ne va pas avoir peur dans cette petite entreprise puisque la sécurité est déjà assurée de l'autre côté par son travail normal. Et par sa petite entreprise, lui, il va pouvoir développer son côté fun, en fait. Et c'est aussi de penser comme ça, c'est-à-dire penser différemment. Et moi, je ne dis pas aux gens combien vous les gagnez, c'est combien vous avez besoin de ramener dans votre foyer tous les mois. D'accord Et si c'est X milliers d'euros, ça, ça appartient à chacun. Peu importe, je n'ai pas de jugement là-dessus, mais si j'ai un boulot à 1000 balles, et à côté, j'ai n'importe quoi, j'adore les animaux, je vais faire pet-sitter, je vais faire du babysitting, je vais faire des... On s'en fiche, en fait. Peu importe, l'idée c'est quoi C'est que vous soyez heureux, c'est que vous soyez épanouis. Donc si vous n'êtes pas épanoui dans votre métier principal, allez chercher d'autres sources d'épanouissement, soit dans de l'associatif, soit sur quelque chose de rémunérateur, etc. Et c'est aussi déconstruire ce schéma. Tu vois, d'un seul métier avec une seule rentrée d'argent. En fait, tout est possible. Donc, c'est aussi garder à l'esprit les opportunités et le fait d'ouvrir son champ des possibles pour se rendre compte qu'il n'y a pas qu'une seule façon de faire.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et pour ça, il va falloir vraiment vous poser et puis think outside the box. Pensez un petit peu hors des carcans qu'on peut avoir. Et c'est vrai, ce que tu dis, c'est très pertinent parce que pour moi, parler beaucoup de multipotentialité, je donne différents modèles de carrière, que ce soit les slashers, ceux qui... ceux qui font plusieurs métiers en même temps, ceux qui vont enchaîner d'autres, ceux qui vont faire pendant une période, pendant une saison, 6 mois de travail, ensuite 6 mois de vacances, bref, il y a plein de modèles qu'on peut trouver, il ne faut pas juste rester dans l'idée du métier. D'ailleurs c'est très culturel, surtout le CDI générationnel, parce que quand j'étais en Amérique du Nord, Canada, Etats-Unis, eux c'est normal d'avoir plusieurs métiers, c'est quelque chose qui est très courant, alors qu'ici c'est vrai qu'on a vraiment le Saint Graal, le CDI, alors c'est vrai que ma génération, la Y, pour ceux qui nous écoutent... On est vraiment en transition, on dit qu'on est un peu les éternels enfants, on est restés enfants, on est restés dans les années 90, on a un peu du mal à grandir. Et surtout aussi, c'est pour ça que derrière moi, même si on est en podcast, mais en tout cas dans mon décor, pour ceux qui le voient régulièrement, vous avez des figurines Dragon Ball et des dessins animés, des trucs comme ça. Voilà, on a un peu du mal à grandir, mais aussi et surtout, c'est vrai qu'on a une génération qui est vraiment dans la transition, donc on a un peu tout. On a ceux, moi j'ai des amis, c'est le CDI cadré, posé. J'en ai et ils sont complètement partis en mode voyage tout le temps, mais foutez-moi la paix, laissez-moi être libre. J'en ai, c'est un peu hybride. Donc vraiment, je crois qu'on n'a pas trop de règles. Si ce n'est que c'est vrai qu'on a vu tellement une transition forte que c'est aussi beaucoup de ma génération sont perdus. J'en ai beaucoup aussi qui se lancent ou qui voilà. Mais oui, justement, je voulais voir avec toi si il y avait franchement, quand les gens, ils veulent se changer ou qu'ils sentent du changement. J'aime bien aussi dire, mais c'est quoi le pire truc à faire Parce que je crois qu'on a aussi peur de faire mal, de prendre les mauvaises décisions, entre guillemets. C'est quoi la pire chose à faire, là, quand on veut changer de voie

  • Speaker #1

    La pire chose à faire, c'est de ne pas prendre le temps. Oui, c'est ça, je pense que c'est de ne pas prendre le temps et de se dire, tu sais, de partir sur l'émotionnel, souvent. Ah bah tiens, ça y est, mon patron, ça y est, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, hop c'est bon j'en ai marre je me tire je pose ma dème etc et tout ça donc si tu pars et que t'as rien préparé là tu vas te sentir vraiment pour le coup en insécurité et ce sera justifié. Ouais jeter le bébé avec l'eau du bain quoi on balance tout hop on peut pas en fait faire ça enfin on peut pas si on peut tout à fait faire ça mais après soit on est capable de le vivre émotionnellement de le gérer parce que comme tu disais toi dans tes générations dans tes générations elles il y en a qui sont tout à fait capables de se dire non mais c'est pas grave, ça me plaît pas, je pars, etc. Ça c'est dans eux.

  • Speaker #0

    J'en connais, ils ont tout claqué du vent le lendemain, ils sont barrés en Asie, hop allez, ciao.

  • Speaker #1

    Je te disais, c'est ça d'être aligné, tu vois, avec ses besoins et ses valeurs en fait. Parce que, je suis intervenue en école de commerce par exemple, pour travailler sur les projets professionnels, justement on parlait des besoins. Et donc... Notre métier répond à certains besoins, soit le besoin physiologique, sécurité, etc. Puis, tu sais, on monte un peu dans la pyramide de Maslow, la reconnaissance, l'équipe, etc. Et en fait, il y a un jeune qui me dit, donc moi, on travaillait sur les projets professionnels, et il y a un jeune qui me dit, moi, de toute façon, je veux avoir un job où je vais aller surfer l'après-midi. Mais ce jeune-là, moi, je l'ai trouvé très aligné, en fait. Moi, je ne suis pas là pour lui vendre du hag ou pour lui vendre un métier. Parce qu'il me dit, moi, je veux gagner 1200, 1500 balles. Donc, il me dit... il ne me dit pas que je veux gagner 5000 balles par mois et aller surfer l'après-midi. Pour lui, le travail, c'est juste pour répondre à son besoin de sécurité et physiologique, c'est-à-dire avoir un toit sur la tête et puis manger, respirer, tu vois ce que je veux dire. Donc, chacun aussi doit se poser des questions. Il y a des personnes, par exemple, pendant le Covid, qui ont très mal vécu le côté isolé, c'est-à-dire je ne vais pas au boulot, je n'ai pas de vie sociale. Il me manque cette... de partie sociale. Donc, en fait, dans la pyramide de Masso, aussi tard, mon travail répond aussi à ce besoin de vie sociale, d'échange, etc. Et tout ça. C'est pour ça que moi aussi, quand je me suis mise en entrepreneur, moi, je suis quelqu'un qui est hyper dans le contact, qui aime le relationnel, etc. Mais je me suis rendue compte aussi que j'aimais bien ce côté travailler solo. Alors, pour trouver mon équilibre, parce que, comme tu disais tout à l'heure, qu'est-ce qu'il faut faire, pas faire En fait, je pense qu'il faut toujours être aligné avec son équilibre, en fait. C'est-à-dire que... Tout à l'heure, je prenais l'exemple du monsieur qui avait besoin de sa sécurité, mais qui n'avait pas assez de fun. Hop, qu'est-ce que je vais chercher de l'autre côté pour mettre du fun, en fait Et donc, dès que tu es à l'équilibre, c'est bon. Donc moi, il me manquait quand même cette petite chose de social, etc. Et c'est pour ça que j'ai créé les After Work, où tu es venue d'ailleurs. Et donc, c'est ça aussi qui permet pour moi, de temps en temps, quand ça manque, de me dire tiens, allez hop, je vais créer du lien et je vais aller à la rencontre des gens. Et ça, ça fait du bien. Donc, c'est très, très important d'être toujours à l'équilibre. Et en fait, si tu t'écoutes, généralement, tu dis tiens, il me manque ça. Ça veut dire qu'à un moment donné, j'ai un besoin qui n'est pas assouvi, etc. Et ce besoin... Il n'est pas forcément obligé d'être financier ou d'être dans le professionnel. Ça peut être un besoin, tu peux aller dans l'associatif, ça peut être culturel, ça peut être sportif, ça peut être, peu importe, amical, etc. Et tout ça, tu vois. Oui. Et il y a un exercice, par exemple, qui est assez intéressant, qui s'appelle soit la roue de la vie, qui est sympa aussi, tu sais, pour dire... Oui,

  • Speaker #0

    les différents domaines de vie.

  • Speaker #1

    Exactement. Et comme ça, ça te permet de faire une belle échelle, tu vois, quand on dit se poser, ça te permet de faire une belle photo sur ta réalité du moment. Et comment je ferais si ma vie personnelle, elle est à 5, ou ma vie professionnelle, elle est à 3 Comment je ferais pour aller un peu plus haut Qu'est-ce que je vais chercher Et on ne se met pas des gros objectifs. On se met des objectifs où on est, comment dirais-je, capable d'avancer et de se dire pas à pas. Parce que tu sais aussi, les échecs, ça fait partie de la vie. Quand tu vois que Michael Jordan, il s'est fait virer son équipe de basket quand il était en lycée. les correspondances mais bon bref il y a plein de trucs il y a Walt Disney qui s'est fait virer de son journal pour manque de créativité tu vois on en a plein d'exemples comme ça de gens bah oui puis même moi qui adore le basket en fait ce que les gens ne savent pas c'est que même le meilleur shooter de l'histoire Steph Curry au 3 points en fait son pourcentage il est à

  • Speaker #0

    peu près à 40% donc ça veut dire que la majorité de ses shoots il les rate il rate plus de la moitié de ses shoots donc c'est mon truc même les meilleurs en fait ils sont à 40% ça ne veut pas dire 100% ni 80% ni 70%

  • Speaker #1

    donc ouais donc ça trop bien justement que ces échecs, c'est aussi une façon de se réinventer en fait.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et c'est bien ce que tu dis parce que j'aime bien l'idée aussi, en fait, il n'y a pas une règle ultime, si ce n'est d'assumer vos priorités, vos besoins, vos valeurs. Quand tu me dis qu'il a envie d'aller surfer l'après-midi et qu'il veut juste un job, en fait, tant que c'est assumé, que c'est vraiment ce qu'il veut, pour moi, je trouve ça génial. Ça me rappelle quand j'ai fait un stage quand j'étais étudiant, c'était ma... première série d'études sur le début de l'informatique, je sais que pendant un stage, j'ai pu négocier le fait de partir plus tôt. Je leur ai dit, écoutez, je finis le projet, mais est-ce que vous m'accordez de partir plus tôt pour aller faire de la penche à voile Je suis en Martinique, parce qu'en fait, j'étais à 3 à ce moment-là et j'étais rentré en Martinique pour mon stage. J'ai dit, franchement, j'ai envie de profiter, faire de la penche à voile, j'aurai pas le temps avec le stage. Parfois, je reste là, j'ai fini le truc. Je suis juste stagiaire, vous me payez pas en plus. Franchement, est-ce que je peux Ils m'ont dit tant que tu fais ton travail, à 16 heures, tu peux partir. Moi, j'étais content au moment que je faisais mon stage et que j'allais faire ma prochaine voile, mais c'était 100% assumé.

  • Speaker #1

    Et ça, c'était bien aussi, tu vois, parce que c'est là aussi où on se rend compte, tu sais, du monde du travail et on se dit c'est très, très, très hiérarchisé aussi. Il y a certaines entreprises, c'est très lourd. Et si tu veux, on n'est pas forcément dans ce donnant, donnant, gagnant, gagnant, etc. Enfin, on l'a vu pendant le Covid, on avait l'impression que si les employés n'étaient pas sous les yeux… entre guillemets des managers, ils n'allaient rien faire. Mais en fait, ceux qui ne font rien déjà au boulot, ils ne font rien à la maison. Ça ne change pas la donne, en fait. Et toutes les entreprises, selon moi, qui ne vont pas prendre un peu ce virage de qualité de vie au travail parce que les jeunes générations, comme tu dis, font bouger les lignes et tout ça, à un moment donné, ils vont se retrouver, ils ne vont pas pouvoir recruter. Parce que quand ce ne sera que la Gen Z qui sera sur le marché du travail, ça va être un petit peu compliqué. Et comme on disait aussi, c'est que les entreprises, aujourd'hui, elles doivent devenir agiles. Donc, si tu as à 10 strates avant d'atteindre le top management, que ça redescende pour prendre une décision, la flexibilité et l'agilité de l'entreprise, elle va être un petit peu serrée quand même.

  • Speaker #0

    C'est ça. Et tu montres que plutôt que d'entrer dans un jugement, surtout un jugement générationnel qui existe depuis l'Antiquité, encore une fois, il faut plutôt se poser les questions de comment le monde est en train de changer, comment le travail est en train de changer. Et plutôt que d'aller juger un tel, il ne va pas travailler ou machin, en fait. Qu'est-ce qui motive les gens à travailler Qu'est-ce qui fait qu'ils sont engagés Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, c'est quoi la qualité du travail Et plus aller vers ces questions-là, parce qu'on arrive à un modèle. Et aussi, tu l'avais dit, parfois, on est aussi trop en train de se poser trop dix mille questions et tout, au lieu d'être dans un mouvement qui soit animé par quelque chose qui est, comme tu l'as dit, aligné pour le coup, sur des valeurs, sur ce qui nous épanouit, ce qui nous guide dans le travail. Le salaire est important, oui, mais il y a aussi, il faut du sens intrinsèque, il faut une motivation intrinsèque. Il faut aussi que... il y a une stimulation, que ça corresponde aussi s'il y a une équipe à une vision qui suive. Et du coup, quand on a fait tout ça, parce que je voulais arriver aussi sur nos amis à la retraite, qui partent à la retraite, c'est vrai qu'on a beaucoup parlé de la carrière, et c'est un sujet sur lequel on pourrait parler pendant des heures, mais tu as abordé un point qui, je trouve, n'est pas assez abordé, et qui est un vrai enjeu, c'est qu'on arrive en fin de carrière, et qu'on part à la retraite. Et je trouve que, pour l'avoir vu, moi, de l'extérieur, il y a un truc qui se passe, qui est fort, et qui est pas assez traité et je trouve ça génial que t'en parles. Donc toi, à quoi t'es confrontée justement aux personnes qui partent à la retraite Moi déjà,

  • Speaker #1

    au cours de mes années en entreprise, si tu veux, je trouvais ça juste hallucinant, tu vois, quand il y en avait... Alors moi, j'ai beaucoup travaillé avec les commerciaux, comme j'étais sur des fonctions support aussi et je trouvais ça hallucinant, un commercial qui a travaillé son secteur, il connaît bien ses clients, il connaît un petit peu, on va dire, les... caractéristiques des clients, etc. Et en fait... On mettait cette personne-là à la retraite, enfin, c'était son moment de partir à la retraite. Et derrière, on prenait un petit jeune. Alors, ce n'est pas le fait que ce soit un petit jeune. C'est juste qu'on prenait un petit jeune qui n'avait pas les clés, en fait. Donc, au lieu de faire en sorte que ces deux personnes se rencontrent, moi, je suis à fond pour l'intergénérationnel, bien évidemment. Au lieu que ces deux personnes se rencontrent pour que ce commercial termine, mais en beauté sa carrière, parce que je trouve qu'il n'y a rien de plus beau que de... de finir sur une transmission. Il aurait pu partir avec ce jeune, voir ses clients, le présenter, l'introduire, etc. Ben non, on fait une espèce de coupure au milieu entre disant, toi, t'es fini, et toi, tu vas commencer, puis comme tu nous coûteras moins cher, etc., débrouille-toi. Et si tu veux, c'est ça que moi, j'avais en tête quand j'ai créé mon propre accompagnement, mais je me suis rattachée à des organismes. Mais dans cette idée-là, c'était comment arriver dans les entreprises, tu vois, pour proposer, si tu veux, cette... ce côté lissage de transmission. Et ensuite, comment accompagner la personne pour construire ce fameux pont entre la fin de ma vie professionnelle et dire, mais si, attends, il y a plein de choses qui vont être sympas à la retraite. Tu vois ce que je veux dire Et en fait, c'est ça qui m'anime, c'est d'arriver à se dire, mais venez côté retraite, il y a plein de choses qui peuvent se passer. Alors, il y a des gens qui vivent très bien la retraite. Je ne vais pas te mentir, il y en a qui attendent ça avec impatience, il y en a qui ne se sont pas de soucis par rapport à ça. Mais il y a d'autres personnes qui peuvent être... perdus, désemparés, qui se disent qu'est-ce que je vais faire de tout ce temps libre, etc. Quelle va être mon utilité, le sens, etc. Et puis, voilà, c'est encore une étape pour moi de transition professionnelle, puisque quitter sa carrière, c'est aussi une transition professionnelle.

  • Speaker #0

    Oui. D'ailleurs, moi, j'ai pas mal de... Ça peut paraître... Enfin, c'est assez marrant parce que j'ai quand même des retraités dans mes programmes d'accompagnement à l'entrepreneuriat parce qu'ils se disent j'ai pas envie de m'arrêter, j'ai une carrière et j'ai envie aujourd'hui d'être consultant, j'ai envie de continuer un projet. ou de créer un projet, ils ont des super projets. Franchement, j'ai des projets, je suis assez impressionné. C'est des personnes qui ont envie de continuer. Et toi, justement, pour toi, c'est quoi un bon départ à la retraite Généralement, c'est quoi qui épanouit à ce moment-là

  • Speaker #1

    C'est déjà de ne pas être au conflit avec son employeur. Parce que si tu veux, moi, je me retrouve quand même avec pas mal de personnes qui me disent je suis un peu au placard Donc, je trouve ça tellement dommage parce que c'est quand même des personnes souvent qui sont restées, parce que pour le coup, c'est des générations un petit peu avant. Donc des personnes qui sont restées assez longtemps dans l'entreprise, donc si tu veux, qui ont l'histoire de l'entreprise, qui ont la culture de l'entreprise, qui portent tout ça, les valeurs de l'entreprise, etc. Et c'est un peu comme le vieux vélo que tu mets au fond du garage en disant Allez, on va attendre que ce soit terminé pour cette personne-là. Et ça, je trouve ça juste horrible.

  • Speaker #0

    Oui, c'est déshumanisant.

  • Speaker #1

    Parce que quand des personnes ont donné le meilleur d'eux-mêmes dans des entreprises et sont fait tourner, etc. À un moment donné, il y a ça. Alors, il n'y a pas que ça, bien évidemment. Il y a des entreprises où ça se passe très bien, etc. Mais on va être honnête, Joanne. Les entreprises ne misent déjà pas beaucoup sur la formation. Elles ne misent pas beaucoup sur comment mes salariés vont partir en retraite. On est bien d'accord. Donc, si tu veux, il faut se rapprocher aussi des mutuelles, des caisses de retraite, etc. qui proposent aussi des accompagnements comme ça. qui peuvent être intéressants comme Alphonse, les talents d'Alphonse, par exemple, qui ont des super programmes aussi. Et justement, pour cet accompagnement vers la retraite, pour comment créer une retraite épanouissante. Et comme tu disais tout à l'heure, quand tu disais Moi, j'emmenais des personnes qui sont à la traite et qui viennent dans tes programmes et tout ça c'est toujours la même chose. C'est quel est votre équilibre Est-ce que moi, ça me nourrit encore de faire de l'entrepreneuriat parce que j'ai... J'ai fait que du salariat ou j'avais cette idée que tout ce que je peux apporter maintenant, je peux le capitaliser dans une entreprise. C'est toujours pareil. C'est en fait, écoutez-vous, quels sont vos besoins Est-ce que moi, j'ai une vie professionnelle tellement chargée que moi, j'ai envie de jardinage Mais peu importe, je vais dire, construisez la retraite qui vous épanouit. Construisez la retraite qui va faire que tous les matins, vous allez vous lever et vous allez être super heureux de kiffer votre retraite, etc. et de commencer cette journée.

  • Speaker #0

    Oui, j'ai toujours connu mes grands-parents assez actifs, mais plutôt en mode bricolage, jardinage, qui étaient très épanouis, pas forcément au niveau professionnel, mais dans la maison et tout, passer du temps avec leurs petits-enfants. Je trouve ça génial. Nous, c'est vrai que pour la retraite, on ne sait pas trop ce que ça va donner. J'avoue que moi, je n'y pense pas du tout. Je ne suis pas dans cette perspective. D'ailleurs, c'est très marrant parce que, vu que j'ai créé un lifestyle avec mon activité, où je suis en décalé, avec les actifs en entreprise, ce qui fait que très souvent, je pars en vacances et je vais faire mes courses et je me balade parfois avec beaucoup de retraités autour de moi. Je ne dirais pas que j'ai pris ma retraite à 30 ans parce que ce serait mentir vu la quantité de travail que je fais, mais c'est vrai que c'est assez marrant. Même hier, au moment de l'enregistre, hier, j'étais à Ikea, un jeudi après-midi, à 14-15 heures, il n'y avait que thé, bon traité. étaient en train de faire leurs petits trucs de bricolage pour la maison et tout. Et moi, j'étais en mode speed. Il faut acheter les trucs. Sans plus, j'avais un enregistrement après. Donc, c'était assez marrant. Mais c'est vrai que j'ai eu l'occasion de discuter avec eux, de voir un petit peu les profits. Et je vois beaucoup de gens aussi qui profitent aussi, qui profitent pour voyager et tout. Bon, après, j'ai une anecdote qui est assez marrante. C'est que quand j'étais allé en... En Espagne, j'ai aussi vu des personnes qui étaient âgées, qui avaient un petit peu... Parfois, il y avait la femme qui voyait son mari, qui essayait de regarder un truc, mais comme il avait passé le net, il ne voyait rien. Et j'ai dit, bon, c'est peut-être dommage d'attendre profiter, mais j'ai trouvé ça attendrissant et marrant. Mais en gros, c'est vrai qu'encore une fois, même arrivé là, je crois que le gros message, c'est qu'il n'y a pas de règles. C'est suivez aussi ce qui vous appelle, ce qu'il y a à tous les moments de la vie. Et du coup... Puisqu'on arrive justement, on a fait les trois grandes saisons, même si on peut en approfondir, mais là on arrive sur le temps, on avance pas mal. Tu as parlé aussi de tes after work. Donc d'ailleurs, tu as réussi à me faire, moi, le sauvage ultime. On parlait d'introversion, à me faire venir un networking auquel j'ai passé de très bons moments. Et du coup, je continue de venir parce que je passe des très bons moments. Et ce qui est chez moi, je te le dis, ce n'est pas évident de me faire aller à des networking. Donc c'est dire que ta formule, elle est cool. Je peux témoigner, elle est cool. Déjà, il n'y a pas trop de monde, donc c'est bien pour moi. Et les gens sont cools, mais c'est peut-être ton énergie aussi qui amène ça. Qu'est-ce que ça t'a donné envie de faire ces happy after et de développer ce concept

  • Speaker #1

    Si tu veux, au départ, ce n'était pas du tout cette ambition-là. En fait, au départ, quand je t'ai dit que la société dans laquelle je travaillais à Bordeaux a fermé ses portes et que je me suis posé un peu ces questionnements de est-ce que je monte ma boîte En fait, au départ, quand on a été par… quand on est parti dans la première vague de licenciement avec ma collègue, mon ancienne collègue Sandrine, si tu veux, nous, en plus de notre boulot, on animait les soirées de l'entreprise un peu. On avait aussi une petite casquette événementielle, on aimait bien ça, etc. Et donc, quand on s'est retrouvés sans boulot, on s'est dit, oh là là, gratter aux portes, nous, on ne sait pas trop faire, mais qu'est-ce qu'on sait faire On s'est posé la question, qu'est-ce qu'on sait faire Et nous, on s'est dit, on sait faire de l'événementiel. Et à l'époque, alors je vais vous parler, à l'époque, il y avait Viadeo. Je ne sais pas si tu te rappelles, Viadeo.

  • Speaker #0

    Oh là là, mais c'est du tout ça. Ça existe encore, je ne sais pas. J'ai un compte dessus, mais je ne sais pas les petites réponses.

  • Speaker #1

    Et en fait, à l'époque, il y avait Viadeo. Et en fait, c'était le, comment dirais-je, le concurrent de LinkedIn. Mais en fait, LinkedIn commençait vraiment à prendre de l'ampleur en 2017, etc. Et ma collègue, elle était très Twitter. Maintenant, on dit X. Et elle me dit, ouais, tu sais, il y a des apéros X. Non, il y a des apéros X ou des dîners X, je ne sais pas quoi. Et donc, Twitter. Alors, je lui dis, écoute, moi, je ne suis pas trop fan de Twitter. Oui,

  • Speaker #0

    parce que X aurait été en plus.

  • Speaker #1

    Ouais, qu'il y a des dîners comme ça. Quand je le juge, je me dis, oh là là. Non, Twitter, tu sais, il y avait des apéros Twitter, etc. Et je lui dis, mais écoute, il y a un truc qui est en train de monter, qui s'appelle LinkedIn. Et je lui dis, là, pour le coup, c'est très professionnel, etc. Donc, on est parti de cette idée-là, en fait. Et donc, tu vois, tu connais Bordeaux, donc on est allé boire la Cité du Vin à Bordeaux. Et donc, on leur a demandé, à côté, il y a la brasserie de la Cité du Vin. Est-ce que vous nous suivrez En fait, on voudrait créer un after work autour de LinkedIn pour que ça reste très professionnel, etc. Je lui ai dit, si ça se trouve, on sera deux. Je n'en sais rien. Et c'est parti comme ça. Et la première session, tu vois, on était 70, après on était 50. Sandrine a vite retrouvé du boulot. Moi, j'étais toujours en train de cogiter, je cherche du travail, machin. Ça a été mes grands questionnements pendant un an. Et puis, finalement, j'ai repris à mon compte les Happy After. Les After Rock Lincoln, je les ai renommés les Happy After. Et je réduis à 30-35 personnes maximum. Et comme je te disais, comme moi, j'ai plus ce côté social, et moi, je suis quelqu'un de... Je suis un anima social, tu vois. Créatrice de liens, j'ai besoin de cette énergie-là. Je me dis des fois, ça fait longtemps que je n'ai pas fait un petit after work, je fais un petit after work. Et le but, c'est ça, c'est vraiment que les gens se rendent compte. Je trouve qu'on est tout le temps en train de courir. On n'échange plus, soit on est derrière un écran, soit on est derrière notre téléphone, etc. Et moi, l'idée, c'était vraiment de créer une parenthèse. pour que juste les gens prennent le temps d'échanger ou de se parler, tu vois. Donc, il n'y a pas de conférence. Et comme je dis, si vous venez chercher un boulot, si vous venez chercher du business, venez pas en fait, ce n'est pas l'objectif. L'objectif, c'est vraiment de se rencontrer, de créer des liens de confiance. Et quand tu crées de la confiance, bien évidemment. Après, tu crées de la recommandation parce que les gens se sont rencontrés, les gens se connaissent. Tu es venu une ou deux ou trois fois, après, tu commences à connaître les gens. Il y a des gens qui reviennent. Mais il y a des nouveaux. La dernière fois, il y avait 4-5 personnes que je ne connaissais pas et ça se brasse comme ça. Et finalement, cette bienveillance et cette écoute, ce partage, moi, j'en ai besoin et je trouve ça sain. Et je trouve que les gens qui viennent en plus, c'est magique. À chaque fois, je trouve qu'il y a un côté très bienveillant, très ouvert. Donc, je suis hyper contente. Je continue. Je les ai créés fin 2017. C'était les premiers After Work LinkedIn sur Bordeaux. Là, on doit être à la 20e édition sur Bordeaux, région bordelaise, etc. Et je les ai créés il y a 2-3 ans sur le bassin d'Arcachon, parce que moi, je vis sur le bassin d'Arcachon. Donc, l'idée, c'est vraiment ça, de se rencontrer. Moi, je ne fais absolument pas de business là-dessus. C'est vraiment totalement ouvert pour que, justement... Moi, je me suis confrontée, tu sais, quand je me suis lancée à mon compte, à me dire, oh là, je n'ai pas mis 500 balles à mettre dans un club d'entreprise. Donc... comment je peux faire du réseau et tout ça. Et c'est là où j'ai vu qu'aussi, ce concept plaisait, parce que tu payes 15 balles, tu as ton verre, tu as des petites tapas, tu discutes avec les gens, et puis voilà, si tu n'as pas envie de revenir, tu ne reviens pas, libre à toi. Et au pire, tu as payé 15 balles, mais tu as passé un bon moment où tu as bu un verre et jamais emmené les tapas, tu vois, donc il n'y a pas de perte. Donc voilà, c'est quelque chose vraiment qui me tient à cœur, et comme tu dis, je me suis arrêtée de me mettre la pression aussi, quand tu dis, on se met la pression, etc. Au départ, je me disais, tous les deux mois, j'étais un truc. Oh là là, je n'ai pas tenu les deux mois. Mais en fait, non. Maintenant, j'en fais quand je le ressens besoin.

  • Speaker #0

    Oui, tu ressens, tu as l'énergie, le flow. Voilà, dans le flow.

  • Speaker #1

    Bonne conclusion, en tout cas.

  • Speaker #0

    Oui, parce que l'événementiel, c'est très compliqué. Ça peut devenir usant si on se met la pression. Et c'est vrai que ta formule, elle est top. Parce que, en fait, d'ailleurs, j'ai interviewé Angélique et Claire, qui ont aussi une asso. Enfin, c'était une asso, maintenant, c'est une entreprise. sur Bordeaux, qui est sur le concept, pareil, de se retrouver autour des marches, d'activités, d'ateliers et tout. En mouvement, c'est ça. Donc, il y a des podcasts, allez l'écouter si vous voulez sur ça. Et c'est vrai que dans la région, on commence à avoir des beaux projets comme ça. Et moi, j'aime parce que ça apporte cette liberté. Alors, pour être dans un club, mais d'ailleurs, en plus, c'est un club autour du padel, donc sur le sport, qui est vraiment beaucoup et que j'aime bien, qui est vraiment en mode à la cool aussi. Moi, je n'aime pas qu'on mette la pression, comme toi. Moi, j'ai besoin d'être libre, de créer du lien naturellement. Je ne viens pas faire du business pitché et tout. Je viens, si ça se fait, ça se fait. Et puis les choses sont naturelles. Après, il y a de la recommandation ou pas. Mais moi, j'aime bien ce flow justement. Je n'aime pas forcer les relations. Je n'aime pas où on dit, tu viens et tu dois recommander un tel et tout. Non, c'est naturel. Et ça, j'apprécie. Et puis bon, si je suis déjà venu trois fois, c'est que j'aime bien. Tu te rassures. Parce qu'il y a les cheveux de zerk, il y a les networking. Je suis allé, je ne suis pas revenu. Donc non, non, c'est cool. C'est un beau concept. De toute façon, je mettrais, si ça intéresse des gens, je mettrais ton LinkedIn pour suivre et puis même des petites références. Pour finir, est-ce que tu aurais un petit conseil, un petit pour tous ceux qui, quel que soit le moment de la vie, ils se disent bon, mais déjà, là, je sens que j'ai envie de changement ou je sens un questionnement de carrière. Qu'est-ce que je peux faire là tout de suite Par quoi je peux commencer Un petit tips, un petit hack ou un petit conseil Première étape.

  • Speaker #1

    Alors déjà, il faut s'écouter. La première chose, c'est ça. C'est que déjà, si vous ressentez cette envie-là, c'est qu'il y a peut-être une envie de changement. Parce que sinon, on ne se poserait peut-être pas naturellement la question. D'accord La deuxième chose, ça peut être l'exercice que vous allez trouver sur Internet, la roue de la vie. Faites votre petit bilan. Comme ça, c'est un petit tips concret, exercice concret. Travaillez sur vos besoins, comme j'ai dit. Travaillez sur vos valeurs. Vous allez en trouver des exercices. Il y a des liens aussi gratuits pour le test des 16 personnalités. Il est super intéressant. C'est une sorte de M.

  • Speaker #0

    Oui, d'ailleurs, j'ai fait une vidéo depuis Monsieur le Mien.

  • Speaker #1

    Donc, moi, je le trouve génial, ce test-là, le NBTI, 16 personnalités. Et il est hyper parlant. Et si vous achetez la version, je crois qu'elle est à 2,50 euros. Vous pouvez avoir le résumé simple. Mais si vous achetez la version à 2,50 euros, vous avez l'avis professionnel en plus. Voilà. Donc, regardez tout ce que vous pouvez prendre aussi sur Internet. Besoin. valeurs, alignements, écoutez-vous et surtout écoutez-vous parce que vous allez voir que les réponses finalement vous les avez naturellement parce que quelqu'un qui va se dire moi je suis tournée vers l'environnement mais je bosse chez Monsanto ou Total et je vais peut-être pas forcément être alignée donc soyez aussi logique avec votre alignement si vous êtes quelqu'un d'introverti et vous êtes sur un plateau où il y a 40 personnes avec des téléphones qui sonnent toute la journée, vous n'êtes pas au bon endroit bien évidemment, si vous êtes quelqu'un qui aimez le management plutôt où on vous explique, où on prend le temps et que vous êtes avec un type de manager plutôt général, vous n'êtes pas au bon endroit non plus. Donc, analysez déjà l'environnement où vous êtes, votre métier. Faites déjà un petit point sur tout ça. Analysez aussi avec votre haut de la vie et puis ensuite, écoutez-vous, suivez ce qui vous porte. Mais restez ouverts et n'ayez pas peur de changer parce que vous allez voir qu'il y a plein d'opportunités qui vont s'ouvrir et je sais que le cerveau nous ramène tout le temps au négatif, c'est son travail. Donc, vous pouvez aussi vous ouvrir en essayant de trouver les trois kifs de votre journée pour vous faire plaisir et vous faire du bien parce que vous allez voir que votre mindset, il peut complètement changer aussi du négatif au positif et vous allez voir les choses différentes.

  • Speaker #0

    De très belles paroles et je partage ces conseils et d'ailleurs je pense que toi comme moi, nous partageons aussi une valeur qui est de d'amener les gens à la connaissance d'eux-mêmes. Et on n'est pas là pour vous dire, voici ce qui est bien, voici ce qui est mal, mais plutôt, on a un rôle de guide. C'est que, en fait, les réponses, on apporte des outils, des questionnements, et en recul, pour que vous apportiez les réponses de vous-même. Mais on ne peut pas vous dire, voici ce que tu dois faire de ta vie. C'est plutôt vous accompagner dans un processus où ça doit venir de vous, et vous aider à mieux vous connaître. Donc, je pense que... C'est ultra important de le comprendre aussi.

  • Speaker #1

    Moi, je suis tout à fait d'accord avec ça. Et tu sais, même quand je fais les bilans de compétences, etc., je dis, les gens, tu sais, il y a la courbe du changement. Donc, il y a un moment donné où ça bascule. Parce que quand on arrive sur le concret, ça commence à flipper. Le cerveau joue bien sensueux, tu vois. Et en fait, quand on arrive à cette période-là, je leur dis aux gens, moi, je suis juste là pour vous poser les questions. Mais après, tous les choix, en fait, ce sont vous qui les faites et vous appartenez.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et puis je vous rassure, la flip c'est normal, même moi ça m'est déjà arrivé qu'on me dise de l'extérieur et que je capte que la prochaine étape c'est ça, mais que j'ai peur parce que je suis attaché, je me dis, je vous donne un exemple typique, franchement très récent, parce que comme ça au moins ça va illustrer par rapport à ce que tu dis, la transition entre Game Entrepreneur et Flowtasking, moi j'étais en flip, mais je savais qu'il fallait que j'aille dessus. Mais Game Entrepreneur c'était mon bébé, ça faisait des années, ça cartonnait et tout, mais je sentais que j'arrivais au bout, j'avais fait le tour et que je voulais aller là, mais j'avais ce truc qui me retenait. Et même quand j'ai lancé Game Entrepreneur à l'époque, c'était aussi une transition. Donc je vous dis, c'est toujours du plus beau et c'est OK d'avoir peur. C'est normal d'avoir cette flippe. Mais si vous sentez qu'il y a un truc qui arrive là et qu'au fond de vous, même si ça vous fait peur, mais vous le sentez, il y a peut-être des chances que ça soit là qu'il faille aller.

  • Speaker #1

    Mais à l'heure du changement, de toute façon, on sait que dans le changement, il y a la phase de peur.

  • Speaker #0

    Tout à fait. qui est normal.

  • Speaker #1

    Tu disais, toi, c'est au moment... Et dans le bilan de compétences, ça se sent, c'est vraiment au niveau de la bascule quand tu commences à avoir étendu un peu les pistes, etc. Et que tu mets ensuite... Tu rentres dans la phase concrète. Et là, c'est exactement ce que tu dis, toi, dans tes transitions. C'est à chaque fois sur la transition, quoi. C'est au moment où ça bascule où là, tu dis Wow Et là, ton cerveau, il commence à dire Warning, warning, warning Oh là là Où tu vas Où tu vas Et en fait, non, vous allez voir que plus vous allez tester des choses et plus votre cerveau, il va être rassuré. sur ce qui est en train de se passer et il va élargir son champ des possibles, son champ d'action. Et c'est comme ça qu'en fait, on fait évoluer nos choses. En fait, c'est en allant tester des choses qu'on rassure notre cerveau et que lui nous offre plus de place pour toute créativité, envie et besoin, etc. Tout ça, quoi.

  • Speaker #0

    Et parce que le changement, autant sur la carrière que de vie, c'est aussi un changement interne de mode de pensée, de cerveau et tout. En tout cas, merci beaucoup pour cette richesse. C'est où qu'on peut te retrouver Ben écoute,

  • Speaker #1

    LinkedIn, LinkedIn, Laetitia Ekem, E-Y-Q-E-M, voilà. Et puis après, mettez le lien. Voilà. Après, sur fil rouge formation, voilà, c'est mon www.filerougeformationavec1s.com tout accroché. Et puis, normalement, après, vous avez tous mes réseaux. Je suis aussi sur Facebook, laetitiaekem.pro, voilà. Donc, n'hésitez pas, avec plaisir, pour échanger. Et de toute façon, notre premier échange, il est gratuit. Donc, ne vous inquiétez pas, il n'y a aucune obligation. Si vous avez envie d'échanger, si vous avez des questions, si vous avez envie de venir aux After Work, écoutez, avec grand plaisir. De toute façon, moi, j'aime bien échanger avec les gens et il n'y a pas d'obligation derrière. C'est juste le plaisir de se rencontrer et de créer du lien.

  • Speaker #0

    Écoute, merci beaucoup. Je vous mettrai tout ça dans les notes du podcast. Et puis, peut-être qu'on se retrouvera à un des événements. Et peut-être que des gens des événements nous ont écoutés là. Et merci à vous. Et puis, encore une fois, merci beaucoup à toi. À très bientôt. Ciao. porte-toi bien et puis vous qui avez écouté appliquez les conseils d'ailleurs merci Laetitia et puis un petit truc que je voulais aussi vous dire n'hésitez pas à nous retrouver sur l'espace membre si vous voulez commenter parce que les podcasts ne sont pas laissés de commentaires partout donc j'ai créé un espace membre je vous mets le lien si vous voulez laisser un petit message même à Laetitia ou autre vous pouvez le faire désormais dessus bon voilà merci Laetitia à très bientôt ciao hey vous êtes encore là c'est Johan vous êtes arrivé jusqu'au bout félicitations et merci de votre écoute nous arrivons au bout de cet épisode et j'espère qu'il vous a plu et que vous avez eu plein de perspectives nouvelles et de pépites en tout cas je suis très heureux d'avoir reçu Laetitia dans l'épisode si vous voulez la contacter vous avez les infos dans les notes du podcast, n'hésitez pas à dire que vous venez de la part de Johan et puis bien entendu comme je l'ai dit c'est grâce à vous que le podcast il existe, vous avez le pouvoir de partager de me laisser des étoiles sur Spotify Apple Podcast et tout, ça contribue, ça aide, c'est ultra précieux. Et aussi et surtout, si vous souhaitez justement découvrir des nouvelles personnes, des nouveaux invités, n'hésitez pas justement à vous abonner, à suivre si vous venez de nous découvrir. Et je suis très heureux tous les mercredis, tous les 15 jours, d'inviter des personnes dans le podcast de différents profils, horizons connus, moins connus. L'essentiel, c'est qu'à de la valeur, qu'à des perspectives et qu'on apporte toujours plus de valeur pour vous et qu'on vous aide aussi à rester dans votre flot, parce que c'est la philosophie de trouver son flot et être dans le flot. En tout cas, je suis très heureux d'avoir pu avoir cet échange. J'espère que ça a été riche pour vous et moi, je vous retrouve pour des futurs épisodes. A très bientôt.

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Comment trouver sa voie professionnelle ? Que faire quand on est perdu dans sa carrière, en transition ou proche de la retraite ?


Dans cet épisode profond et inspirant, Johann accueille Laetitia, facilitatrice de transitions professionnelles, pour explorer un sujet essentiel : comment trouver (ou retrouver) sa vocation à chaque étape de la vie.


👉 Que l’on soit étudiant, en pleine reconversion ou en préparation de la retraite, Laetitia partage avec authenticité des conseils concrets, des témoignages puissants et des pistes d’action pour prendre les bonnes décisions.


Vous découvrirez :

  • Les erreurs à éviter quand on change de voie.

  • Les signes qu’il est temps de se réorienter.

  • Les spécificités de chaque génération (Z, Y, X…).

  • Comment accompagner les jeunes dans leur orientation.

  • Pourquoi la retraite est une étape-clé souvent négligée.

  • Des histoires vraies de reconversion réussie.


💡 Cet épisode s’adresse à toute personne en quête de sens, de clarté ou de renouveau professionnel. Un must-listen si vous cherchez à vous réaligner avec vos valeurs, vos envies et votre flow.


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Laetitia Eyquem est facilitatrice de transitions et créatrice de liens, je vous aide à trouver votre juste place aux différentes étapes de votre vie professionnelle  

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  • Speaker #0

    Comment trouver votre vocation professionnelle Comment trouver votre voie Mais aussi et surtout, comment changer de voie Voici un dilemme difficile que nous rencontrons à différents moments de notre vie. Que ça soit quand nous sommes enfants, jeunes, qu'est-ce que je vais faire de ma vie Quand nous rentrons dans la vie active, je prends une voie et finalement j'ai envie de changement, de reconversion, mais j'ai un petit peu du mal à prendre une décision. Mais également, à la retraite, je vais quitter mon job et comment je vois la suite et même la fin de ma vie. Du coup, on va l'aborder dans ce podcast, dans le flow, avec Laetitia, que je suis très heureux de retrouver dans le podcast. On va parler justement de comment réussir à prendre les bonnes décisions dans sa carrière, dans sa vie professionnelle, que ce soit du changement, de l'évolution, de la transformation. Et dans les trois saisons de la vie, on va parler des jeunes, notamment s'il y a des parents qui m'écoutent ou des jeunes qui nous écoutent, comment réussir à trouver justement la bonne orientation. Ceux qui sont actifs ou... inactifs en phase de transition, mais en tout cas qui veulent du changement et qui veulent évoluer et qui sont un peu perdus. Et ceux qui sont en fin de carrière ou qui vont partir à la retraite avec les challenges que ça peut impliquer parce que c'est justement un sujet qui n'est pas très abordé, il y a des vrais challenges dedans. Donc on va l'aborder dans ce podcast et vous aurez pas mal de petits conseils, d'exemples pour vous aider justement à pouvoir vous épanouir beaucoup plus dans votre carrière. Laetitia est facilitatrice de transition et créatrice de lien donc justement elle aide Elle accompagne dans les bilans de rentation pour les jeunes, les bilans de compétences et d'aide à l'employabilité chez les personnes qui veulent justement des changements de carrière, des rentations. Donc justement, que ce soit au niveau de la préparation des entretiens, les soft skills, les bilans vraiment concrets de compétences. Elle accompagne aussi les seniors pour partir à la retraite, dans cette transition vers la retraite. Elle organise également des événements, les happy afters sur le networking, parfois auquel je vais et que j'apprécie, on va en parler. Mais en tout cas, dans ce podcast, on va parler justement de ces thématiques très, très, très importantes et précieuses de l'orientation professionnelle. Donc, l'écouter. Si aujourd'hui, vous avez des questions par rapport à votre carrière, quel que soit l'âge que vous avez, ça va être pépite. Donc, je vous souhaite déjà une bonne écoute. Et n'oubliez pas, très, très, très important, si l'épisode vous plaît, n'hésitez pas à le partager, à en parler, à nous faire un petit coucou sur l'espace membre pour discuter du podcast. Vous avez le lien en descriptif. Et puis, moi, je vous souhaite une bonne écoute. Et on se retrouve à la fin. Allez, c'est parti. Hello, hello. Très heureux de te retrouver, Laetitia. Comment tu vas Je suis enchanté de te retrouver dans le podcast. Comment ça va

  • Speaker #1

    Merci, Joanne. Merci de m'accueillir. Ça va super bien. Écoute, je suis ravie de ce rendez-vous que tu m'as fixé. Donc, écoute, au plaisir de passer ce moment avec toi et avec tes auditeurs.

  • Speaker #0

    Merci à toi parce que je t'ai invitée dans le podcast parce que j'aime bien parler justement d'orientation, de trouver sa voix, de comprendre son flot. D'où le nom du podcast Dans le Flow. Et on va rentrer dans le flow. Parce qu'aujourd'hui, on va parler d'orientation professionnelle. Mais à tout âge, à toutes les périodes de vie, qui est justement ton sujet. Et j'aimerais que tu nous dises vraiment aujourd'hui pourquoi ce sujet n'a jamais été aussi important. Parce qu'il est important dans la vie. Mais aujourd'hui, on dirait que c'est un vrai, vrai, vrai gros sujet. La carrière, l'orientation professionnelle. Est-ce que tu peux nous en dire plus Et pourquoi ce sujet te passionne

  • Speaker #1

    Alors, tout d'abord, je pense que ça, tout le monde doit le comprendre. On est dans un monde du travail qui est en plein boom, en pleine mutation, avec l'intelligence artificielle, avec les réseaux de communication, les réseaux sociaux, etc. Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, l'orientation, ça devient quelque chose de très important. En plus, on a bien vu l'histoire de la retraite. L'âge de la retraite, il arrive un petit peu plus loin. Donc, là où peut-être avant on passait 20 ans dans une entreprise, 30 ans dans une entreprise où on faisait une carrière longue et unique, maintenant il y a des choses qui changent. On évolue, on est obligé de s'adapter, de se réadapter, etc. Donc, c'est vrai que l'orientation, c'est vraiment quelque chose qui devient essentiel. Et comme tu dis, à tout âge, puisque moi, je m'occupe aussi bien des jeunes que des actifs, que des personnes aussi qui passent le cap de la retraite. Donc, je suis positionnée un petit peu sur tous ces... Toutes ces transitions vies qui me semblent justement très importantes et essentielles en fait.

  • Speaker #0

    Justement, et c'est pour ça que dans le podcast, on va explorer ces différentes saisons de la vie, les unes après les autres, pour toucher un maximum nos auditeurs, quel que soit l'âge que vous avez. Mais qu'est-ce qui t'a motivé à vraiment rentrer dans ce sujet C'est quoi un peu ton expérience, ton parcours qui fait qu'aujourd'hui, tu as envie d'aider les gens sur ça

  • Speaker #1

    Alors si tu veux, moi mon parcours, j'ai fait une école de commerce pour faire un peu plaisir à papa et maman si tu veux, parce que justement moi à l'époque je ne savais pas ce que je voulais faire, donc déjà je me retrouve un peu confrontée à ces questionnements des jeunes, qui est toujours la même problématique aujourd'hui. Ensuite après mon école de commerce, j'ai travaillé plus de 20 ans en entreprise, dans des grosses structures que vous connaissez certainement, Samsung, Eptam, Curveur, les boîtes en plastique, laboratoires pharmaceutiques et autres. Et puis, sur des fonctions de support comme le marketing, la communication. C'est ça qui m'a aussi attirée vers toi. Je suis un peu multipotentielle, donc il fallait que je touche un petit peu à tout.

  • Speaker #0

    Oui, on va en parler d'ailleurs.

  • Speaker #1

    Voilà. Et donc, justement, par rapport à ça, j'ai fait cette carrière, plus de 20 ans en entreprise. Mais je ne sais pas, il me manquait quelque chose. J'avais l'impression de ne pas trouver ma place. Il me manquait un petit bout. Il me manquait quelque chose. Il me manquait... un épanouissement, on me demandait toujours de réduire un petit peu ma voilure. Et donc, si tu veux, quand je suis descendue à Bordeaux en 2004, j'ai trouvé un autre poste dans un laboratoire pharmaceutique. J'y suis restée une dizaine d'années. Et quand le site a fermé, je me suis retrouvée aussi dans ces questionnements. Qu'est-ce que je vais faire, etc. Et tout ça, rechercher un travail et tout. Et puis, il y a des after work. Donc, il y a une personne qui a un peu planté la graine dans ma tête en me disant, non, mais tu sais... Pourquoi tu ne montrais pas ta boîte Donc là, la graine était plantée. Je veux dire, elle a germé petit à petit. Et au final, oui, en 2019, j'ai créé Fils Rouge Formation, justement. Et au départ, c'était vraiment pour accompagner les entreprises sur la qualité de vie au travail. Donc en 2019, on est en 2019, donc il faut en mettre dans le contexte. Ce n'était déjà pas la force des entreprises à cette époque-là. Quand arrive 2020, le Covid, je me suis dit, bon, laisse tomber, il faut que tu retrouves autre chose. parce que ce n'était déjà pas leur objectif principal au départ, ça ne va pas être leur objectif principal à l'arrivée. Donc, je me suis refocalisée sur l'enseignement supérieur, comment aider les étudiants, qu'est-ce que moi j'aurais aimé, quand j'étais sur les bancs de l'école, avoir comme cours, etc. Je me suis formée pour être praticienne en soft skills, avec Jérôme Wao aussi, que tu connais, pour travailler sur ses compétences transversales, comportementales, les CV, les lettres de motivation, la posture, etc. Et justement, On m'a aussi conseillé de me former pour être consultante en bilan de compétences. Et là, je t'avoue, ça a été vraiment une révélation, puisque c'est là où j'ai trouvé du sens et c'est là où moi, je me suis dit Waouh, là, ça y est, je suis à ma juste place Donc, c'est pour ça que je me sens aujourd'hui... Alors, j'ai eu un syndrome de l'imposteur au début, mais légitime, en tout cas, à accompagner, parce que, justement, j'ai vécu tous ces doutes, ces interrogations qu'on peut avoir tout au long de la vie professionnelle. Et en plus... Moi, mes parents sont à la retraite maintenant et moi, ma maman a très mal vêtu ce passage de vie professionnelle aussi au passage à la retraite. Et je me suis dit, tiens, ça, c'est aussi une casquette en plus à ajouter qui peut être très intéressante aussi.

  • Speaker #0

    Oui, d'ailleurs, c'est un sujet, parce qu'on va y revenir justement à la troisième partie, qui n'est pas souvent abordée. On n'en parle pas du tout. On parle souvent des gens qui font un burn-out en milieu de vie, des gens qui se réorientent et tout, des jeunes qui cherchent leur voie. Mais on ne parle pas des personnes qui partent à la retraite et qui vivent des challenges dont on va parler. Mais déjà, pour toi qui côtoies justement ces personnes et qui les accompagne depuis un petit moment, c'est quoi les grandes problématiques auxquelles tu fais face aujourd'hui

  • Speaker #1

    Alors les grandes problématiques, si on prend, je vais prendre les époques à travers les unes après les autres. Les jeunes, la grosse problématique honnêtement, c'est la pression qu'ils ont. C'est énorme. Je vais te donner un exemple, j'ai accompagné... Un jeune, Louis, par exemple, sans trop exagérer, mais vraiment sans trop exagérer, le lundi, on lui donnait la feuille d'orientation et le vendredi, on lui disait tu dois rendre tes choix d'orientation. En gros,

  • Speaker #0

    tu as cinq jours pour trouver ta voie.

  • Speaker #1

    Voilà, en fait, tu as cinq jours pour trouver ta voie. Tu n'as fait que du français, des maths, de l'histoire géo, mais on te demande de choisir ta voie, ton métier, etc. Et fais gaffe parce que si tu te rates, tu rates ta vie. En gros, c'est un peu l'injonction qu'on a encore dans l'éducation. Et je trouve ça juste... super compliqué à ces âges-là, où on est encore dans la construction, etc., de se dire Waouh Quelle pression on leur met déjà pour passer ce cap vers l'orientation. Donc ça, c'est pour les jeunes. Donc après, pour reprendre aussi la pression qu'il peut y avoir sur les personnes qui sont dans la vie active, parfois, on a la peur de l'échec, tout simplement, la peur de se tromper, la peur du changement. Le besoin de sécurité, c'est souvent quelque chose qui revient dans les bilans de compétences. Souvent, quand on est au début de sa carrière, quand on est tout seul à s'assumer, ça va. Mais quand arrivent les enfants, les enfants sont petits, après ils sont plus grands, il faut garder de l'argent pour les études, etc. Après, s'installe une certaine routine où on a cette peur de se dire, finalement, je ne suis pas si mal où je suis, mais des fois, j'ai récupéré des personnes en burn-out. qui restaient quand même où elles étaient parce que notre cerveau est fait comme ça. Il préfère nous ramener dans une sphère qu'on connaît, même si on n'y est pas bien, plutôt que de nous inviter à voir d'autres choses ou d'autres perspectives. Car pour la troisième catégorie, les personnes, c'est dire waouh, la retraite, ça ressemble pour certains à un grand saut d'envie c'est-à-dire que mais qu'est-ce que je vais devenir Parce que dans notre société, on est quand même là bonjour, qu'est-ce que tu fais C'est toujours un petit peu ça. Donc, si on n'a plus cette réponse à cette question, c'est qu'en gros, on n'a plus d'utilité au sein de la société. Donc, c'est arriver à construire justement quelque chose de… une retraite épanouissante, justement, alignée avec ce qu'on a en vie.

  • Speaker #0

    C'est un vrai sujet parce que finalement, on se rend compte que déjà, quand on est jeune, on a du mal à trouver sa voie. Une fois qu'on a trouvé une, on a envie de changer, mais on est attaché à de la sécurité. Et en plus, après, quand on a fini, on se retrouve, on se rend inutile alors qu'on fantase peut-être en vivant d'avoir la retraite. C'est quand même fou. Et justement, pour toi, est-ce que tu as identifié ou est-ce que tu as un ressenti de façon, on va dire globale, parce que chaque cas est particulier, sur ce qui aide les personnes à être vraiment épanouies dans leur vie On va dire, je ne dis pas carrière parce qu'il y a des changements et tout, mais pour toi, l'épanouissement professionnel, il se joue vraiment sur quoi en ce moment ou de façon globale

  • Speaker #1

    Alors, en fait, si tu veux, comme on dit, en fait, souvent, on fait nos études, après, les choses s'enchaînent, etc. Et parfois, on ne se pose même pas les questions. En fait, on se dit, bon, je dis n'importe quoi. Je commence assistante marketing. Après, la logique, c'est je suis chef de produit. Après, je suis directrice marketing, etc. Et finalement, on ne prend pas le temps de se poser, et de se poser, et de se poser les bonnes questions. Et parfois, tu vois, j'ai reçu une personne qui était complètement perdue par rapport à... Donc, c'est une personne active, qui était complètement perdue par rapport à son travail. Et elle dit, mais je ne sais plus, en fait, si j'aime mon travail, si je n'aime pas mon travail, etc. et tout ça. Et en fait, on s'est juste aperçu qu'elle aimait toujours son travail, mais qu'elle n'aimait pas l'environnement dans lequel elle travaillait. D'accord Ce qu'on entend.

  • Speaker #0

    Oui, parfois, on veut tout jeter alors qu'en fait, il y a un problème dans le problème qui peut être résolu.

  • Speaker #1

    Parfois, on entend souvent les infirmières, par exemple, en ce moment, qui disent mais moi, je n'ai pas signé pour passer deux secondes avec les patients. En fait, leur cœur de métier, c'était d'être en contact avec les patients, c'est d'être, de passer du temps. Enfin, c'était toute cette empathie parce que pour moi, c'est une vraie vocation. Et si tu veux, si à un moment donné, on t'enlève le cœur de ton métier, ta vocation ou ton environnement, finalement, tu n'es plus à ta place. Donc, ce n'est pas que tu n'aimes plus ton métier. le métier dans lequel on te propose de le faire, enfin le cadre dans lequel on te propose de le faire, ne correspond plus du tout avec ce que tu avais au départ. Donc en fait, si tu veux, il faut que, pour tous, que ce soit jeunes, moins jeunes ou actifs en tout cas, le but c'est d'être aligné avec ses valeurs, ses besoins et de trouver du sens. Voilà. Une fois que tu as tout ça, tu es généralement à ta place. Et comme je dis, tout évolue. Donc, ce qui te convient maintenant, peut-être dans trois ans, ça ne te convient pas. Si tu as un multimotant potentiel, c'est même peut-être avant. Dans cinq ans, dans dix ans, peu importe, je vais dire. Mais c'est d'arriver à prendre le temps de se poser. Alors, bien sûr que tu peux te faire aider comme une professionnelle comme moi, un bilan de compétences, des coachs, etc. Mais je vais dire, pas forcément. Si vous avez envie, mais est-ce qu'on prend vraiment ce temps C'est la question que je me pose.

  • Speaker #0

    Oui, parce que parfois, on est en mode automatique, on y va, on continue, et puis en plus, il y a besoin de sécurité, donc ça nous installe dans une sorte de course, mais on ne prend jamais le temps de se poser et de se dire, ok, où j'en suis, où j'ai envie d'aller, faire un petit bilan, un audit, quoi. Et c'est vrai que ça joue dans la carrière, mais pour moi, par compagnie aussi beaucoup d'entrepreneurs, j'en vois et j'en côtoie qui sont dans ces démarches de se réorienter, de pivoter, parce que, comme tu l'as dit, des exemples typiques, ils se disent, en fait, j'en ai marre de l'entrepreneuriat ou j'en ai marre de mon business, alors que finalement, c'est des façons de faire. qui ne correspondent plus et qui doivent évoluer. Donc, c'est intéressant ce que tu apportes. Ça casse un peu le mythe, finalement, de la carrière toute tracée, la voie toute tracée. Parce que je crois que c'est bien symptomatique de notre nouvelle génération Z qui ne veut plus s'engager dans des boulots sur 20 ans, qui ne voit plus la carrière comme un truc comme ça. D'ailleurs, j'ai vu un reportage récemment sur la génération Z qui disait qu'aujourd'hui, eux, ils veulent juste faire un métier rapidement, ils peuvent passer aux tuyaux, ils ne peuvent pas s'engager. Justement, je crois que ça fait une belle transition. Comment tu vois justement les jeunes et leurs enjeux aujourd'hui Cette fameuse aussi génération Z, au moment où on enregistre, c'est le sujet chaud du moment.

  • Speaker #1

    Avant de parler de la génération Z, je voudrais juste, comme ça, on va avoir ce contraste-là, parler de nos générations avant, des parents ou grands-parents. Comme on disait, il fallait rentrer dans une société, il fallait monter les échelons. Il y avait cette notion de travail. Le travail, c'est dur, c'est laborieux. Ça vient aussi, le mot labeur, etc. Et donc, si tu veux, moi, je suis génération X, donc 75, 80, etc. Et moi, j'ai été élevée aussi avec cette... peur du chômage, mais il y avait beaucoup de chômage à l'époque. Donc, il ne fallait pas être au chômage. Et moi, mes parents, ils m'ont inculqué le fait de trouver un CDI, absolument. C'était... Dès que tu avais un CDI, c'était le Saint-Graal. Et l'entreprise qui t'avait donné le Saint-Graal, en gros, il fallait que tu lui doives une reconnaissance éternelle, tu vois. Et c'est ça où je pense que nous, on s'est perdus. Et c'est là où, comme tu dis, les générations Z, elles font complètement bouger les lignes du marché du travail. C'est-à-dire que là où... les entreprises avaient un peu le pouvoir ou les DRH avaient un peu le pouvoir en disant Faites attention, en gros, si t'es pas sage, t'auras pas ton CDI. Elles n'ont aucune emprise sur les générations Z par rapport à cette carotte ou cette baguette. Parce que eux, ils sont vraiment dans cette recherche d'équilibre, d'e-pro-vie perso. Ils acceptent plein de choses que nous, on n'a pas acceptées. Et si tu veux... autant, il y a deux approches, c'est-à-dire qu'on se dit, oh là là, génération Z, ils sont feignants, machin, etc. Mais en fait, est-ce qu'ils sont feignants ou, par rapport à notre vision à nous, ou est-ce que, justement, ils ne veulent plus accepter ce que nous, on a accepté Moi, je parle de nous pour moi, parce que je pense que on a un petit peu d'écart, et je pense que c'est ça. Et finalement, ce qu'ils apportent aussi, c'est une remise en question sur les générations précédentes. Et ça, je le vois, parce que maintenant, je récupère des personnes, tu vois, qui ont trop... 45, 55 ans dans les bilans de compétences et qui viennent aussi avec cette recherche de sens. Tu vois Et se dire, mais attends, ça fait des années que je trime comme une malade ou comme un malade, etc. Mais en fait, au final, pourquoi Tu vois Surtout que quand tu récupères des personnes en burn-out, tu te dis, mais j'ai laissé ma santé dans tout ça, quoi. Donc, génération Z, écoute, moi, je dis, ça fait bouger les lignes. Ce n'est pas plus mal et ça change un peu la donne du rapport de force sur le marché du travail.

  • Speaker #0

    Oui, et puis c'est vraiment en plus quelque chose que j'ai constaté sur le terrain, parce qu'ayant un moment recruté, c'est vrai que j'étais confronté à cette génération et c'est vrai que le rapport de force, c'est plus le même. Et moi, je suis plutôt de la génération Y, les millenials, ceux qui ont vécu cette transition. Et donc, pour rapidement un petit peu éclaircir ceux qui ne connaissent pas ce type de génération, il y a les boomers, donc ceux qui sont nés après la guerre. Donc, généralement, pour moi, ce sont les grands-parents. Ensuite, on a la génération X, donc ceux qui sont nés, on va dire, autour des années... Gandhi est né 60-70 et on a la génération Y, qui est la génération, la mienne, plutôt 80-90, donc avant 2000, et la génération Z, les 2000, en fait, en gros. Après, il y a des zones un petit peu de flou, mais généralement, ça se ressent. Et c'est vrai que le rapport, la vision du travail a complètement changé. Et pour toi, aujourd'hui, parce que justement, on va parler des jeunes à deux niveaux. Je pense que dans l'audience de ce podcast, je ne sais pas s'il y a beaucoup de jeunes qui nous écoutent, mais je pense que c'est le cas. Mais il y a aussi des parents qui nous écoutent et il y a beaucoup de parents qui nous écoutent. Et toi, je sais que tu travailles aussi avec la relation entre les parents et les jeunes. Donc, j'aimerais savoir comment aider ceux qui aujourd'hui ont du mal à s'orienter dans leur carrière, justement à cause de ces problématiques. Le monde du travail a changé. Parfois, on a du mal à se projeter. On est plus engagé. Mais bon, il y a quand même ces questionnements qu'on a. Je ne dis pas que pour moi, la génération nette, ce n'est pas forcément... C'est caricatural de les vouloir dire qu'ils sont paresseux, parce que toutes les générations ont dit que celle-là, la suivante, est toujours plus paresseuse. Ça, c'est un classique depuis l'Antiquité. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a quand même tellement d'opportunités, tellement d'informations, tellement parfois de pression, comme tu l'as dit. Il faut que ça aille vite. Comment les aider et comment aider quelqu'un qui aujourd'hui, soit finit le lycée ou au lycée, collège, lycée, ou alors les parents Comment on fait Comment on oriente un jeune aujourd'hui

  • Speaker #1

    Alors... Moi, je les accompagne. Ça peut être de la troisième. Alors, souvent, c'est à partir du lycée, mais ça peut être de la troisième jusqu'à même une fois qu'ils ont pris une première voie. Tu vois, des fois, ils choisissent une voie et puis, il faut une première année de FAD. Ça ne leur plaît pas. Donc, je les prends même aussi avant même 25 ans. Alors, déjà, la première chose ici, quand je vais accompagner un jeune, tu vois, sur un bilan d'orientation ou sur un parcours professionnel, je fais le premier rendez-vous avec les parents. Et je dis aux parents, que, comment dirais-je, c'est peut-être eux qui financent, mais moi, je suis au service de leurs jeunes. D'accord Parce que je ne veux pas répondre aux attentes des parents. Je veux qu'on soit alignés avec ce que le jeune a besoin. Donc, comme je te disais, moi, je vais travailler avec eux sur le sens, sur les valeurs, sur les besoins. Donc, pour eux, c'est encore un peu flou parce qu'ils se construisent. Donc, des fois, j'aime bien le foot, mais je ne vais peut-être pas être footballeur. Enfin, c'est arriver à distinguer tout ce qui est un peu passion, tout ce qui est un peu loisir, tout ce qui est un peu... Tu vois Et ça, est-ce que j'ai une certaine appétence pour ça Et puis après, c'est beaucoup sur leur personnalité. quelqu'un qui va être vraiment très introverti. Bon, est-ce que le côté commercial, ça va être son truc Pas forcément. Donc, on va chercher aussi par rapport à ça. Mais comme je leur dis, et aux parents et aux jeunes, je leur dis, mais la vie est faite, mais de tellement d'opportunités, de tellement de rencontres que choisis ce que tu as envie de faire aujourd'hui avec qui tu es aujourd'hui. Dans cinq ans, tu ne seras plus la même personne. Dans dix ans, tu auras rencontré d'autres personnes, tu auras eu d'autres expériences, tu peux te former, etc. Et tout ça. Et après, c'est vrai qu'en tant que parent, bon, moi, je suis maman aussi, mais on a besoin d'être rassurée. Mais je ne peux pas dire à ma fille, trouve ta voix tout de suite, alors que moi, j'ai changé toutes les cinq secondes, tu vois, que je me suis testée, tout le temps, etc. Et pour te dire, quand moi, je suis arrivée sur le marché du travail, j'avais mon bac plus 4, j'avais 22 ans, parce que je n'avais jamais redoublé. Les gens, déjà, me regardaient avec deux yeux en me disant, mais qu'est-ce que tu fais là à 22 ans Je dis, je ne sais pas. On m'a dit, pour ne pas te redoubler, je n'ai pas redoublé, j'étais la bonne élève. Et après... On se retrouve avec les mêmes problématiques. Vous n'avez pas d'expérience. Mais les jeunes se retrouvent confrontés à cette même réponse. Donc, je m'étais inscrite en intérim et en me disant, je fais des missions et je vais voir ce qui me plaît et je vais encore affiner. Donc, ça veut dire qu'à la fin encore de mon école de commerce, de mon bac plus 4, j'étais toujours encore en train de me poser des questions. Donc, rassurer les parents sur le fait qu'ils regardent eux-mêmes leur propre parcours, qu'il n'y a pas d'injonction, qu'il n'y a pas d'urgence et que même si... Le choix des études qui est fait à l'instant T de leurs enfants, dans trois ans, ce n'est pas le même. Et dans un an, ils décident de changer. Bien sûr que ce sera une expérience et que ce ne sera pas un échec et qu'il faudra les aider peut-être et les accompagner à rebondir après en se disant, non, ce n'est pas cette voie-là, mais ce n'est pas grave. On va essayer de retravailler et de retrouver quelque chose qui va te pondir.

  • Speaker #0

    Donc, ce que tu dis, ça résonne à mort parce que moi, quand j'étais enfant, j'ai eu la chance d'avoir une famille qui m'a toujours poussé, encouragé à suivre ma voie. Mais je pense aussi qu'ils étaient rassurés parce que comme à l'école, je me sentais pas trop mal. Ils se sont dit bon, c'est bon. Là où c'est plus compliqué qu'on n'est pas adapté à l'école. Mais au moins, c'est vrai qu'on m'a toujours dit un conseil qui était très fort. C'est ne t'enferme pas trop. Alors, ça dépend encore si vous avez vraiment une vocation, un truc qui vous appelle à lésir. Mais moi, comme j'étais complètement perdu, on m'a dit écoute, à l'époque, tu fais un bac scientifique. Ça ouvre toutes les portes. Tu suis. Et tant que tu restes ouvert et surtout, va pas trop sur les voies trop techniques et tout. Pense plutôt. sur le long terme. Et aujourd'hui, c'est même un conseil que je donne à mes clients dans l'entrepreneuriat, c'est de ne pas s'enfermer sur des compétences uniquement techniques, c'est bien d'en avoir, mais aussi d'avoir des compétences plus élevées et sur le long terme. Notamment, l'intention artificielle, ne pas se spécialiser sur une IA. Un exemple, achat de GPT, le maîtriser, c'est bien. Mais par contre, comprendre comment ça fonctionne et pouvoir utiliser d'autres IA, avoir la logique du truc. Donc, c'est un petit peu l'exemple. Même la programmation, l'algorithmie, comment programmer, te spécialise sur un langage après. Donc ça, c'est un conseil que je voulais aussi partager parce que je trouvais qu'il était intéressant et que pour ceux qui sont perdus, il n'y a pas une pression dans la vie. Et puis si ça se trouve, vous allez partir dans une direction, ça va changer. Et même les parents, ils sont rassurés un petit peu par rapport à ça. Et toi, je... Oui, tu voulais rebondir justement.

  • Speaker #1

    Je voulais te dire une petite chose parce que tu sais, on est toujours en train de... On est encore dans cette voie, à dire, prends une voie scientifique, etc. Et comme tu dis, il y a des enfants, enfin des jeunes qui sont... absolument pas faits pour le cadre scolaire, mais qui se révèlent après en études supérieures, qui se révèlent après sur un métier manuel. Et on a bien vu aussi l'importance de tous ces métiers. Si tu veux, l'école Blanc, ce n'est pas ceux qui sont restés ouverts pendant le Covid. D'accord Donc, c'est vraiment aussi trouver votre voie, mais trouver quelque chose aussi. Donc, c'est vrai que par rapport aux familles, des fois, par rapport à l'école, on a encore cette mauvaise image du métier manuel. Mais il y a des artistes magnifiques qui se révèlent ou des jeunes qui se révèlent. en sortant du cadre scolaire parce qu'ils sont alignés. Et comme on dit, moi, ce que j'aide à faire, c'est à trouver la juste place. C'est-à-dire qu'à un moment donné, si tu as juste place, c'est d'être menuisier. Si tu as juste place, c'est d'être plombier et que tu te révèles là-dedans et que tu es aligné. Mais tu seras parfait dans ton job. Tu seras excellent dans ce job-là. Et ça, c'est magnifique aussi.

  • Speaker #0

    Clairement. Et puis, c'est vrai qu'on a beaucoup hiérarchisé les bons et les mauvais métiers. Mais ça, encore une fois, c'est une histoire de notre époque. Et comme tu le dis, il y a des métiers manuels qui sont ultra... Souvent, on dit que c'est des métiers inutiles ou ingrats. Non, ils sont ultra utiles et importants. Et comme tu l'as dit, pendant qu'on a été confinés, c'était les métiers pour certains qui continuaient. Donc, oui, c'est important. Et vraiment, le message ici, c'est... dédramatiser un peu ce truc de trouver sa carrière tout de suite quand t'as à peine fini de te former dans la vie, t'as rien appris encore aujourd'hui, je pense que moi j'apprends encore et j'évolue encore, toi tu apprends encore, t'évolues encore, c'est un processus. D'où le concept de multipotentialité, c'est qu'on n'est pas là pour chercher une voie toute tracée, c'est pour vivre des petites aventures, des quêtes et tout, et puis y mettre justement de l'épanouissement avec l'écrit de Sartre que t'avais dit. On arrive justement, disons qu'on est parti, on a exploré... quelques voix et tout, mais il se trouve que dans la vie, on arrive peut-être dans la trentaine, dans la quarantaine ou dans la cinquantaine. On a fait un petit parcours ou plusieurs parcours, plusieurs chemins. Et aujourd'hui, on se retrouve avec des gros questionnements. Je fais quoi de ma vie Je suis perdu. Ou alors certains, ça peut être qu'ils se prennent en mur, ils ont trop tiré sur la corde. Ça peut être du burn-out, ça peut être du bore-heart, l'ennui total. Ça peut être le burn-out, c'est la perte de sens et tout. Bref, ces termes qu'on connaît bien. Toi, aujourd'hui, quelqu'un qui est un petit peu perdu. qui, dans sa carrière, commence à avoir un coup de mou ou sent que ça, c'est un gros coup de frein, ou ça, c'est une mort lente. C'est quoi les conseils que tu lui donnes là Surtout pour ceux, je pense qu'il y a beaucoup la majorité qui nous écoutent, qui sont en ce moment en questionnement de carrière.

  • Speaker #1

    Déjà, c'est comme je le disais tout à l'heure, c'est de prendre le temps pour soi. C'est-à-dire qu'on ne prend pas le temps de se dire, tiens, je vais me poser, je vais prendre une feuille blanche et je vais dire, tiens, quels sont mes besoins Quelles sont mes valeurs Est-ce que je suis toujours alignée avec ça Est-ce que mon métier a encore du sens Est-ce que, alors bien sûr, dans tous les métiers, on a des petites tâches qu'on aime un peu moins, etc. Mais bien évidemment qu'on évolue. On n'est pas le même ou la même à 20 ans que la même à 40 ans. On a notre vie aussi derrière. C'est-à-dire que parfois, à 20 ans, on est plutôt dans réussir, réussir dans la vie, avoir monté, se challenger, etc. et tout ça. Après, on a ses enfants, donc là, on est un peu plus... Bon, ben, on joue un peu plus la sécurité, puis après, les enfants, ils partent. Et donc là, on revient. Moi, je retrouve des personnes, quand les enfants sont grands, maintenant, ben, moi, j'ai pas besoin de gagner autant d'argent que ce que j'avais avant, mais j'ai besoin de me reconnecter à mon sens. Qu'est-ce que j'ai envie Qu'est-ce qui me fait plaisir Et surtout, il faut rester ouvert et il faut tenter les choses, parce qu'en fait, quand on met dans l'action, notre cerveau, il arrête de nous mettre des peurs, des freins. Il arrête de nous rappeler nos croyances limitantes. Donc, il faut rester ouvert et il faut essayer des choses. Parce que, en fait, quand on commence à être aligné avec ses valeurs, avec ses besoins, moi, je le constate dans les gens que j'accompagne. En fait, c'est comme si les portes, elles s'ouvraient. C'est comme si la divise faisait en sorte que les portes s'ouvrent parce qu'on est au bon endroit au bon moment. Et donc, les choses arrivent facilement. Donc, j'entends que ce besoin de sécurité, il est là, surtout qu'on est dans un contexte un petit peu anxiogène en ce moment, dans le monde dans lequel on vit. Mais voilà, si vous avez envie, ne vous acharnez pas à rester dans un métier où vous êtes malheureux, où vous êtes mal, où vous êtes en mauvaise santé et qui va vous faire à un moment donné. De toute façon, si vous n'écoutez pas votre corps, moi, je l'accompagne. Il y a des gens que j'ai en burn-out, qui ont été en burn-out. Je leur ai dit est-ce que vous avez eu des signaux avant Mais bien évidemment, j'en ai de la fatigue, du stress, de la colère, de l'anxiété, etc. Donc, on les a ces signaux. Donc, ne tirez pas sur la corde pour vous parce qu'après, c'est... compliqué de remonter sur son cheval, etc. Donc faites-vous confiance, écoutez-vous et surtout prenez le temps de poser bien les choses parce que vous allez voir qu'il y a plein de belles choses parfois qui s'ouvrent et auxquelles on ne s'attendait pas. Si je peux donner un exemple, j'ai accompagné un monsieur qui était en burn-out, il s'appelait Olivier et tellement burn-out qu'il avait même de l'agoraphobie. Il avait peur de sortir de chez lui, de se confronter au monde.

  • Speaker #0

    Oui, tout ce qui est fou.

  • Speaker #1

    Et il n'était pas comme ça avant. Donc, il avait du mal, mais il prenait quand même son courage à deux mains pour venir jusqu'à mon bureau. Et il était développeur web senior. Et moi, je savais que c'était quand même un métier où les gens recherchent ça. Les seniors et les développeurs web seniors. Et je lui dis, mais vous savez que ce métier, il est quand même super recherché, etc. Mais en fait, dans sa bulle, enfermé à travailler chez lui, etc. Burnout un matin, incapable d'allumer son ordinateur. Ça a squeezé. Ça a complètement grillé.

  • Speaker #0

    Oui, là, c'est vraiment l'arrêt. Le corps, il dit stop.

  • Speaker #1

    Si on ne l'écoute pas, le corps, il vous dira stop, mais à sa façon à lui et généralement.

  • Speaker #0

    Oui, mais souvent, ça s'éteint. Ça veut dire que moi, j'ai des histoires. Soit je n'arrive pas à me mettre sur l'ordi, soit carrément, je ne me lève pas du lit. Je suis bloqué dans mon lit ou je m'écroule. Il y a vraiment des trucs de dingue.

  • Speaker #1

    J'en ai eu un autre. Il est resté planté 20 minutes devant sa voiture. Sa voisine est venue le secouer. Et lui, il pensait que ça faisait deux minutes qu'il était devant sa voiture en train de chercher ses caisses. Ça faisait 20 minutes qu'il était planté devant sa voiture. Et il n'a jamais pu repartir.

  • Speaker #0

    Ah voilà, c'est le cerveau qui s'est...

  • Speaker #1

    Et donc, pour reprendre mon histoire de mon Olivier, en fait, on a retravaillé sur la confiance, sur plein de choses, sur ses valeurs. En plus, il était dans une entreprise où c'était très financier. Il en avait ras-le-bol de toute cette mentalité. Ça ne lui correspondait plus, etc. Et en fait, un jour, il m'annonce que... Il a trouvé quelque chose et il part vivre au Canada avec sa famille pour travailler pour une institution un peu canadienne, semi-privé-public. Il va travailler sur les océans, la maladie d'Alzheimer et il gagne 100 000 dollars par mois, oui par an pardon, parce que par mois ça fait un peu beaucoup, 100 000 dollars par an et voilà quoi. Et on est parti de très très loin et un bilan de compétences c'est sûr, allez, 4-5 mois.

  • Speaker #0

    Oui. Et justement, comment tu pourrais rassurer quelqu'un Parce qu'on parlait de besoin de sécurité. C'est vrai qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de personnes qui, quand elles changent de carrière, elles se disent mais j'ai fait ça toute ma vie Ou alors j'ai l'impression d'être bloquée parce que je ne sais faire que ça, mais ce truc-là, ça ne marche plus Comment tu les aides Comment tu les rassures Ça, c'est vraiment un gros problème.

  • Speaker #1

    Alors, je vais te donner deux exemples parce que moi, je trouve que les exemples, c'est très, très parlant, tu vois.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Donc, j'ai accompagné. Donc, j'ai deux personnes en tête. La première, c'est une infirmière. D'accord Dans l'inconscient collectif, l'infirmière, ou même pour elle, moi j'ai été qu'infirmière, je ne sais faire que ça. Dans l'inconscient collectif, l'infirmière, en gros, elle s'est fait des piqûres et puis c'est tout. Je vais exagérer exprès, je vous le dirai exprès. Sauf que cette infirmière, quand on a travaillé toutes les deux, en fait, je lui ai dit mais qu'est-ce que vous faisiez en plus Et en fait, on est allé tout décortiquer. C'est comme si vous regardiez votre métier à la loupe, d'accord Bien sûr qu'il y a votre cœur de métier, mais ensuite vous allez explorer ça. Et en fait, on a vu qu'elle avait fait de la formation. parce qu'elle accueillait toutes les élèves infirmières et c'est elle qui s'occupait de la formation. Elle assistait le cadre de santé, donc elle faisait un petit peu de management. Elle faisait aussi la gestion des planilles, etc. Et ensuite, comme moi, je me suis formée aussi pour être praticienne en soft skills. Donc, les soft skills, ce sont les compétences comportementales, mais surtout la force des soft skills, c'est la transversalité. C'est comment je vais chercher dans le métier que j'ai exercé pendant 20 ans et comment je vais identifier ces soft skills et les mettre... aux yeux, entre guillemets, de ma nouvelle reconversion, par exemple, pour qu'un recruteur arrive à me transposer dans son environnement de travail. Donc ça, c'était mon premier exemple. Et mon deuxième exemple, en fait, c'était une jeune femme qui arrivait à la quarantaine. Pareil, elle avait fini ses études, elle était rentrée dans le logement social, etc. Et donc, pareil, elle me dit, je ne sais pas, enfin, etc., je ne sais rien faire d'autre. Et finalement, deux... Pendant le bilan de compétences, elle change de logement social et elle passe dans l'agence immobilière, dans le secteur privé. Donc, rien à voir finalement, même si ça reste l'immobilier. Donc, elle capitalise quand même sur son côté immobilier parce que ça l'a rassurée. Donc, parfois, on peut aussi faire des transitions comme ça. C'est-à-dire que j'ai travaillé tout le temps dans l'immobilier, même si ce n'est pas le même secteur de l'immobilier. Je capitalise quand même sur mes connaissances. Ça, ça rassure. Et puis, six mois après, elle me rappelle, elle me dit finalement, je suis dans le secteur de la banque. Et donc, en fait, elle avait juste besoin. aussi de se rendre compte, tout simplement, qu'elle était capable de changer, qu'elle avait les ressources, en fait, de changer. Et que si, à un moment donné, un domaine ne lui plaisait pas, un travail ne lui plaisait pas, un métier ne lui plaisait pas, elle avait les ressources, de toute façon, pour changer et pour aussi se présenter différemment en mettant en avant ses fameuses compétences. Voilà. Les deux exemples pour illustrer et répondre à ta question.

  • Speaker #0

    C'est un beau message et je pense que tu en as plein d'autres parce que ça montre aussi notre capacité à se réinventer, à changer, de résilience, de... Et puis aussi, j'ai envie de vous dire, c'est quoi le coût de rester là où vous êtes C'est que si un truc ne vous plaît vraiment plus, ok, il y a l'argent qui rentre, mais si c'est pour être un mort-vivant, juste qui va au travail pour avoir de l'argent, c'est au bout d'un moment, vous allez vous éteindre au fur et à mesure. C'est une sorte de mort lente, une zone grise là, où ça va, mais ça ne va pas. Après,

  • Speaker #1

    il y avait aussi, je voulais rajouter ça, parce que comme je te disais tout à l'heure, moi, je ne sais pas pour la génération Z, mais je dis... pour moi, pour ma génération, en fait, on a aussi été beaucoup formatés avec le CDI et en termes de un travail, tu vois aussi. Et maintenant, on a aussi le multitravail. C'est-à-dire que là, j'accompagne quelqu'un, par exemple, situation personnelle, il vient de se séparer, donc si tu veux, on a besoin de ce côté sécurité parce qu'il a la garde à alterner ses enfants. Donc, il va garder ce côté sécurité dans le poste qu'il a actuellement, mais où il ne s'est pas mouillé plus. Et donc, l'idée, c'est de monter à côté une petite entreprise, d'accord Puisque lui, il ne bosse que trois jours par semaine, il fait son taf sur trois jours par semaine. Et d'avoir une petite entreprise, il est à 80%, d'avoir une petite entreprise à côté qui va lui permettre de trouver le côté épanouissant qu'il n'a pas finalement dans son travail. Et donc, tout en gardant à l'esprit qu'il ne va pas avoir peur dans cette petite entreprise puisque la sécurité est déjà assurée de l'autre côté par son travail normal. Et par sa petite entreprise, lui, il va pouvoir développer son côté fun, en fait. Et c'est aussi de penser comme ça, c'est-à-dire penser différemment. Et moi, je ne dis pas aux gens combien vous les gagnez, c'est combien vous avez besoin de ramener dans votre foyer tous les mois. D'accord Et si c'est X milliers d'euros, ça, ça appartient à chacun. Peu importe, je n'ai pas de jugement là-dessus, mais si j'ai un boulot à 1000 balles, et à côté, j'ai n'importe quoi, j'adore les animaux, je vais faire pet-sitter, je vais faire du babysitting, je vais faire des... On s'en fiche, en fait. Peu importe, l'idée c'est quoi C'est que vous soyez heureux, c'est que vous soyez épanouis. Donc si vous n'êtes pas épanoui dans votre métier principal, allez chercher d'autres sources d'épanouissement, soit dans de l'associatif, soit sur quelque chose de rémunérateur, etc. Et c'est aussi déconstruire ce schéma. Tu vois, d'un seul métier avec une seule rentrée d'argent. En fait, tout est possible. Donc, c'est aussi garder à l'esprit les opportunités et le fait d'ouvrir son champ des possibles pour se rendre compte qu'il n'y a pas qu'une seule façon de faire.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et pour ça, il va falloir vraiment vous poser et puis think outside the box. Pensez un petit peu hors des carcans qu'on peut avoir. Et c'est vrai, ce que tu dis, c'est très pertinent parce que pour moi, parler beaucoup de multipotentialité, je donne différents modèles de carrière, que ce soit les slashers, ceux qui... ceux qui font plusieurs métiers en même temps, ceux qui vont enchaîner d'autres, ceux qui vont faire pendant une période, pendant une saison, 6 mois de travail, ensuite 6 mois de vacances, bref, il y a plein de modèles qu'on peut trouver, il ne faut pas juste rester dans l'idée du métier. D'ailleurs c'est très culturel, surtout le CDI générationnel, parce que quand j'étais en Amérique du Nord, Canada, Etats-Unis, eux c'est normal d'avoir plusieurs métiers, c'est quelque chose qui est très courant, alors qu'ici c'est vrai qu'on a vraiment le Saint Graal, le CDI, alors c'est vrai que ma génération, la Y, pour ceux qui nous écoutent... On est vraiment en transition, on dit qu'on est un peu les éternels enfants, on est restés enfants, on est restés dans les années 90, on a un peu du mal à grandir. Et surtout aussi, c'est pour ça que derrière moi, même si on est en podcast, mais en tout cas dans mon décor, pour ceux qui le voient régulièrement, vous avez des figurines Dragon Ball et des dessins animés, des trucs comme ça. Voilà, on a un peu du mal à grandir, mais aussi et surtout, c'est vrai qu'on a une génération qui est vraiment dans la transition, donc on a un peu tout. On a ceux, moi j'ai des amis, c'est le CDI cadré, posé. J'en ai et ils sont complètement partis en mode voyage tout le temps, mais foutez-moi la paix, laissez-moi être libre. J'en ai, c'est un peu hybride. Donc vraiment, je crois qu'on n'a pas trop de règles. Si ce n'est que c'est vrai qu'on a vu tellement une transition forte que c'est aussi beaucoup de ma génération sont perdus. J'en ai beaucoup aussi qui se lancent ou qui voilà. Mais oui, justement, je voulais voir avec toi si il y avait franchement, quand les gens, ils veulent se changer ou qu'ils sentent du changement. J'aime bien aussi dire, mais c'est quoi le pire truc à faire Parce que je crois qu'on a aussi peur de faire mal, de prendre les mauvaises décisions, entre guillemets. C'est quoi la pire chose à faire, là, quand on veut changer de voie

  • Speaker #1

    La pire chose à faire, c'est de ne pas prendre le temps. Oui, c'est ça, je pense que c'est de ne pas prendre le temps et de se dire, tu sais, de partir sur l'émotionnel, souvent. Ah bah tiens, ça y est, mon patron, ça y est, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, hop c'est bon j'en ai marre je me tire je pose ma dème etc et tout ça donc si tu pars et que t'as rien préparé là tu vas te sentir vraiment pour le coup en insécurité et ce sera justifié. Ouais jeter le bébé avec l'eau du bain quoi on balance tout hop on peut pas en fait faire ça enfin on peut pas si on peut tout à fait faire ça mais après soit on est capable de le vivre émotionnellement de le gérer parce que comme tu disais toi dans tes générations dans tes générations elles il y en a qui sont tout à fait capables de se dire non mais c'est pas grave, ça me plaît pas, je pars, etc. Ça c'est dans eux.

  • Speaker #0

    J'en connais, ils ont tout claqué du vent le lendemain, ils sont barrés en Asie, hop allez, ciao.

  • Speaker #1

    Je te disais, c'est ça d'être aligné, tu vois, avec ses besoins et ses valeurs en fait. Parce que, je suis intervenue en école de commerce par exemple, pour travailler sur les projets professionnels, justement on parlait des besoins. Et donc... Notre métier répond à certains besoins, soit le besoin physiologique, sécurité, etc. Puis, tu sais, on monte un peu dans la pyramide de Maslow, la reconnaissance, l'équipe, etc. Et en fait, il y a un jeune qui me dit, donc moi, on travaillait sur les projets professionnels, et il y a un jeune qui me dit, moi, de toute façon, je veux avoir un job où je vais aller surfer l'après-midi. Mais ce jeune-là, moi, je l'ai trouvé très aligné, en fait. Moi, je ne suis pas là pour lui vendre du hag ou pour lui vendre un métier. Parce qu'il me dit, moi, je veux gagner 1200, 1500 balles. Donc, il me dit... il ne me dit pas que je veux gagner 5000 balles par mois et aller surfer l'après-midi. Pour lui, le travail, c'est juste pour répondre à son besoin de sécurité et physiologique, c'est-à-dire avoir un toit sur la tête et puis manger, respirer, tu vois ce que je veux dire. Donc, chacun aussi doit se poser des questions. Il y a des personnes, par exemple, pendant le Covid, qui ont très mal vécu le côté isolé, c'est-à-dire je ne vais pas au boulot, je n'ai pas de vie sociale. Il me manque cette... de partie sociale. Donc, en fait, dans la pyramide de Masso, aussi tard, mon travail répond aussi à ce besoin de vie sociale, d'échange, etc. Et tout ça. C'est pour ça que moi aussi, quand je me suis mise en entrepreneur, moi, je suis quelqu'un qui est hyper dans le contact, qui aime le relationnel, etc. Mais je me suis rendue compte aussi que j'aimais bien ce côté travailler solo. Alors, pour trouver mon équilibre, parce que, comme tu disais tout à l'heure, qu'est-ce qu'il faut faire, pas faire En fait, je pense qu'il faut toujours être aligné avec son équilibre, en fait. C'est-à-dire que... Tout à l'heure, je prenais l'exemple du monsieur qui avait besoin de sa sécurité, mais qui n'avait pas assez de fun. Hop, qu'est-ce que je vais chercher de l'autre côté pour mettre du fun, en fait Et donc, dès que tu es à l'équilibre, c'est bon. Donc moi, il me manquait quand même cette petite chose de social, etc. Et c'est pour ça que j'ai créé les After Work, où tu es venue d'ailleurs. Et donc, c'est ça aussi qui permet pour moi, de temps en temps, quand ça manque, de me dire tiens, allez hop, je vais créer du lien et je vais aller à la rencontre des gens. Et ça, ça fait du bien. Donc, c'est très, très important d'être toujours à l'équilibre. Et en fait, si tu t'écoutes, généralement, tu dis tiens, il me manque ça. Ça veut dire qu'à un moment donné, j'ai un besoin qui n'est pas assouvi, etc. Et ce besoin... Il n'est pas forcément obligé d'être financier ou d'être dans le professionnel. Ça peut être un besoin, tu peux aller dans l'associatif, ça peut être culturel, ça peut être sportif, ça peut être, peu importe, amical, etc. Et tout ça, tu vois. Oui. Et il y a un exercice, par exemple, qui est assez intéressant, qui s'appelle soit la roue de la vie, qui est sympa aussi, tu sais, pour dire... Oui,

  • Speaker #0

    les différents domaines de vie.

  • Speaker #1

    Exactement. Et comme ça, ça te permet de faire une belle échelle, tu vois, quand on dit se poser, ça te permet de faire une belle photo sur ta réalité du moment. Et comment je ferais si ma vie personnelle, elle est à 5, ou ma vie professionnelle, elle est à 3 Comment je ferais pour aller un peu plus haut Qu'est-ce que je vais chercher Et on ne se met pas des gros objectifs. On se met des objectifs où on est, comment dirais-je, capable d'avancer et de se dire pas à pas. Parce que tu sais aussi, les échecs, ça fait partie de la vie. Quand tu vois que Michael Jordan, il s'est fait virer son équipe de basket quand il était en lycée. les correspondances mais bon bref il y a plein de trucs il y a Walt Disney qui s'est fait virer de son journal pour manque de créativité tu vois on en a plein d'exemples comme ça de gens bah oui puis même moi qui adore le basket en fait ce que les gens ne savent pas c'est que même le meilleur shooter de l'histoire Steph Curry au 3 points en fait son pourcentage il est à

  • Speaker #0

    peu près à 40% donc ça veut dire que la majorité de ses shoots il les rate il rate plus de la moitié de ses shoots donc c'est mon truc même les meilleurs en fait ils sont à 40% ça ne veut pas dire 100% ni 80% ni 70%

  • Speaker #1

    donc ouais donc ça trop bien justement que ces échecs, c'est aussi une façon de se réinventer en fait.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et c'est bien ce que tu dis parce que j'aime bien l'idée aussi, en fait, il n'y a pas une règle ultime, si ce n'est d'assumer vos priorités, vos besoins, vos valeurs. Quand tu me dis qu'il a envie d'aller surfer l'après-midi et qu'il veut juste un job, en fait, tant que c'est assumé, que c'est vraiment ce qu'il veut, pour moi, je trouve ça génial. Ça me rappelle quand j'ai fait un stage quand j'étais étudiant, c'était ma... première série d'études sur le début de l'informatique, je sais que pendant un stage, j'ai pu négocier le fait de partir plus tôt. Je leur ai dit, écoutez, je finis le projet, mais est-ce que vous m'accordez de partir plus tôt pour aller faire de la penche à voile Je suis en Martinique, parce qu'en fait, j'étais à 3 à ce moment-là et j'étais rentré en Martinique pour mon stage. J'ai dit, franchement, j'ai envie de profiter, faire de la penche à voile, j'aurai pas le temps avec le stage. Parfois, je reste là, j'ai fini le truc. Je suis juste stagiaire, vous me payez pas en plus. Franchement, est-ce que je peux Ils m'ont dit tant que tu fais ton travail, à 16 heures, tu peux partir. Moi, j'étais content au moment que je faisais mon stage et que j'allais faire ma prochaine voile, mais c'était 100% assumé.

  • Speaker #1

    Et ça, c'était bien aussi, tu vois, parce que c'est là aussi où on se rend compte, tu sais, du monde du travail et on se dit c'est très, très, très hiérarchisé aussi. Il y a certaines entreprises, c'est très lourd. Et si tu veux, on n'est pas forcément dans ce donnant, donnant, gagnant, gagnant, etc. Enfin, on l'a vu pendant le Covid, on avait l'impression que si les employés n'étaient pas sous les yeux… entre guillemets des managers, ils n'allaient rien faire. Mais en fait, ceux qui ne font rien déjà au boulot, ils ne font rien à la maison. Ça ne change pas la donne, en fait. Et toutes les entreprises, selon moi, qui ne vont pas prendre un peu ce virage de qualité de vie au travail parce que les jeunes générations, comme tu dis, font bouger les lignes et tout ça, à un moment donné, ils vont se retrouver, ils ne vont pas pouvoir recruter. Parce que quand ce ne sera que la Gen Z qui sera sur le marché du travail, ça va être un petit peu compliqué. Et comme on disait aussi, c'est que les entreprises, aujourd'hui, elles doivent devenir agiles. Donc, si tu as à 10 strates avant d'atteindre le top management, que ça redescende pour prendre une décision, la flexibilité et l'agilité de l'entreprise, elle va être un petit peu serrée quand même.

  • Speaker #0

    C'est ça. Et tu montres que plutôt que d'entrer dans un jugement, surtout un jugement générationnel qui existe depuis l'Antiquité, encore une fois, il faut plutôt se poser les questions de comment le monde est en train de changer, comment le travail est en train de changer. Et plutôt que d'aller juger un tel, il ne va pas travailler ou machin, en fait. Qu'est-ce qui motive les gens à travailler Qu'est-ce qui fait qu'ils sont engagés Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, c'est quoi la qualité du travail Et plus aller vers ces questions-là, parce qu'on arrive à un modèle. Et aussi, tu l'avais dit, parfois, on est aussi trop en train de se poser trop dix mille questions et tout, au lieu d'être dans un mouvement qui soit animé par quelque chose qui est, comme tu l'as dit, aligné pour le coup, sur des valeurs, sur ce qui nous épanouit, ce qui nous guide dans le travail. Le salaire est important, oui, mais il y a aussi, il faut du sens intrinsèque, il faut une motivation intrinsèque. Il faut aussi que... il y a une stimulation, que ça corresponde aussi s'il y a une équipe à une vision qui suive. Et du coup, quand on a fait tout ça, parce que je voulais arriver aussi sur nos amis à la retraite, qui partent à la retraite, c'est vrai qu'on a beaucoup parlé de la carrière, et c'est un sujet sur lequel on pourrait parler pendant des heures, mais tu as abordé un point qui, je trouve, n'est pas assez abordé, et qui est un vrai enjeu, c'est qu'on arrive en fin de carrière, et qu'on part à la retraite. Et je trouve que, pour l'avoir vu, moi, de l'extérieur, il y a un truc qui se passe, qui est fort, et qui est pas assez traité et je trouve ça génial que t'en parles. Donc toi, à quoi t'es confrontée justement aux personnes qui partent à la retraite Moi déjà,

  • Speaker #1

    au cours de mes années en entreprise, si tu veux, je trouvais ça juste hallucinant, tu vois, quand il y en avait... Alors moi, j'ai beaucoup travaillé avec les commerciaux, comme j'étais sur des fonctions support aussi et je trouvais ça hallucinant, un commercial qui a travaillé son secteur, il connaît bien ses clients, il connaît un petit peu, on va dire, les... caractéristiques des clients, etc. Et en fait... On mettait cette personne-là à la retraite, enfin, c'était son moment de partir à la retraite. Et derrière, on prenait un petit jeune. Alors, ce n'est pas le fait que ce soit un petit jeune. C'est juste qu'on prenait un petit jeune qui n'avait pas les clés, en fait. Donc, au lieu de faire en sorte que ces deux personnes se rencontrent, moi, je suis à fond pour l'intergénérationnel, bien évidemment. Au lieu que ces deux personnes se rencontrent pour que ce commercial termine, mais en beauté sa carrière, parce que je trouve qu'il n'y a rien de plus beau que de... de finir sur une transmission. Il aurait pu partir avec ce jeune, voir ses clients, le présenter, l'introduire, etc. Ben non, on fait une espèce de coupure au milieu entre disant, toi, t'es fini, et toi, tu vas commencer, puis comme tu nous coûteras moins cher, etc., débrouille-toi. Et si tu veux, c'est ça que moi, j'avais en tête quand j'ai créé mon propre accompagnement, mais je me suis rattachée à des organismes. Mais dans cette idée-là, c'était comment arriver dans les entreprises, tu vois, pour proposer, si tu veux, cette... ce côté lissage de transmission. Et ensuite, comment accompagner la personne pour construire ce fameux pont entre la fin de ma vie professionnelle et dire, mais si, attends, il y a plein de choses qui vont être sympas à la retraite. Tu vois ce que je veux dire Et en fait, c'est ça qui m'anime, c'est d'arriver à se dire, mais venez côté retraite, il y a plein de choses qui peuvent se passer. Alors, il y a des gens qui vivent très bien la retraite. Je ne vais pas te mentir, il y en a qui attendent ça avec impatience, il y en a qui ne se sont pas de soucis par rapport à ça. Mais il y a d'autres personnes qui peuvent être... perdus, désemparés, qui se disent qu'est-ce que je vais faire de tout ce temps libre, etc. Quelle va être mon utilité, le sens, etc. Et puis, voilà, c'est encore une étape pour moi de transition professionnelle, puisque quitter sa carrière, c'est aussi une transition professionnelle.

  • Speaker #0

    Oui. D'ailleurs, moi, j'ai pas mal de... Ça peut paraître... Enfin, c'est assez marrant parce que j'ai quand même des retraités dans mes programmes d'accompagnement à l'entrepreneuriat parce qu'ils se disent j'ai pas envie de m'arrêter, j'ai une carrière et j'ai envie aujourd'hui d'être consultant, j'ai envie de continuer un projet. ou de créer un projet, ils ont des super projets. Franchement, j'ai des projets, je suis assez impressionné. C'est des personnes qui ont envie de continuer. Et toi, justement, pour toi, c'est quoi un bon départ à la retraite Généralement, c'est quoi qui épanouit à ce moment-là

  • Speaker #1

    C'est déjà de ne pas être au conflit avec son employeur. Parce que si tu veux, moi, je me retrouve quand même avec pas mal de personnes qui me disent je suis un peu au placard Donc, je trouve ça tellement dommage parce que c'est quand même des personnes souvent qui sont restées, parce que pour le coup, c'est des générations un petit peu avant. Donc des personnes qui sont restées assez longtemps dans l'entreprise, donc si tu veux, qui ont l'histoire de l'entreprise, qui ont la culture de l'entreprise, qui portent tout ça, les valeurs de l'entreprise, etc. Et c'est un peu comme le vieux vélo que tu mets au fond du garage en disant Allez, on va attendre que ce soit terminé pour cette personne-là. Et ça, je trouve ça juste horrible.

  • Speaker #0

    Oui, c'est déshumanisant.

  • Speaker #1

    Parce que quand des personnes ont donné le meilleur d'eux-mêmes dans des entreprises et sont fait tourner, etc. À un moment donné, il y a ça. Alors, il n'y a pas que ça, bien évidemment. Il y a des entreprises où ça se passe très bien, etc. Mais on va être honnête, Joanne. Les entreprises ne misent déjà pas beaucoup sur la formation. Elles ne misent pas beaucoup sur comment mes salariés vont partir en retraite. On est bien d'accord. Donc, si tu veux, il faut se rapprocher aussi des mutuelles, des caisses de retraite, etc. qui proposent aussi des accompagnements comme ça. qui peuvent être intéressants comme Alphonse, les talents d'Alphonse, par exemple, qui ont des super programmes aussi. Et justement, pour cet accompagnement vers la retraite, pour comment créer une retraite épanouissante. Et comme tu disais tout à l'heure, quand tu disais Moi, j'emmenais des personnes qui sont à la traite et qui viennent dans tes programmes et tout ça c'est toujours la même chose. C'est quel est votre équilibre Est-ce que moi, ça me nourrit encore de faire de l'entrepreneuriat parce que j'ai... J'ai fait que du salariat ou j'avais cette idée que tout ce que je peux apporter maintenant, je peux le capitaliser dans une entreprise. C'est toujours pareil. C'est en fait, écoutez-vous, quels sont vos besoins Est-ce que moi, j'ai une vie professionnelle tellement chargée que moi, j'ai envie de jardinage Mais peu importe, je vais dire, construisez la retraite qui vous épanouit. Construisez la retraite qui va faire que tous les matins, vous allez vous lever et vous allez être super heureux de kiffer votre retraite, etc. et de commencer cette journée.

  • Speaker #0

    Oui, j'ai toujours connu mes grands-parents assez actifs, mais plutôt en mode bricolage, jardinage, qui étaient très épanouis, pas forcément au niveau professionnel, mais dans la maison et tout, passer du temps avec leurs petits-enfants. Je trouve ça génial. Nous, c'est vrai que pour la retraite, on ne sait pas trop ce que ça va donner. J'avoue que moi, je n'y pense pas du tout. Je ne suis pas dans cette perspective. D'ailleurs, c'est très marrant parce que, vu que j'ai créé un lifestyle avec mon activité, où je suis en décalé, avec les actifs en entreprise, ce qui fait que très souvent, je pars en vacances et je vais faire mes courses et je me balade parfois avec beaucoup de retraités autour de moi. Je ne dirais pas que j'ai pris ma retraite à 30 ans parce que ce serait mentir vu la quantité de travail que je fais, mais c'est vrai que c'est assez marrant. Même hier, au moment de l'enregistre, hier, j'étais à Ikea, un jeudi après-midi, à 14-15 heures, il n'y avait que thé, bon traité. étaient en train de faire leurs petits trucs de bricolage pour la maison et tout. Et moi, j'étais en mode speed. Il faut acheter les trucs. Sans plus, j'avais un enregistrement après. Donc, c'était assez marrant. Mais c'est vrai que j'ai eu l'occasion de discuter avec eux, de voir un petit peu les profits. Et je vois beaucoup de gens aussi qui profitent aussi, qui profitent pour voyager et tout. Bon, après, j'ai une anecdote qui est assez marrante. C'est que quand j'étais allé en... En Espagne, j'ai aussi vu des personnes qui étaient âgées, qui avaient un petit peu... Parfois, il y avait la femme qui voyait son mari, qui essayait de regarder un truc, mais comme il avait passé le net, il ne voyait rien. Et j'ai dit, bon, c'est peut-être dommage d'attendre profiter, mais j'ai trouvé ça attendrissant et marrant. Mais en gros, c'est vrai qu'encore une fois, même arrivé là, je crois que le gros message, c'est qu'il n'y a pas de règles. C'est suivez aussi ce qui vous appelle, ce qu'il y a à tous les moments de la vie. Et du coup... Puisqu'on arrive justement, on a fait les trois grandes saisons, même si on peut en approfondir, mais là on arrive sur le temps, on avance pas mal. Tu as parlé aussi de tes after work. Donc d'ailleurs, tu as réussi à me faire, moi, le sauvage ultime. On parlait d'introversion, à me faire venir un networking auquel j'ai passé de très bons moments. Et du coup, je continue de venir parce que je passe des très bons moments. Et ce qui est chez moi, je te le dis, ce n'est pas évident de me faire aller à des networking. Donc c'est dire que ta formule, elle est cool. Je peux témoigner, elle est cool. Déjà, il n'y a pas trop de monde, donc c'est bien pour moi. Et les gens sont cools, mais c'est peut-être ton énergie aussi qui amène ça. Qu'est-ce que ça t'a donné envie de faire ces happy after et de développer ce concept

  • Speaker #1

    Si tu veux, au départ, ce n'était pas du tout cette ambition-là. En fait, au départ, quand je t'ai dit que la société dans laquelle je travaillais à Bordeaux a fermé ses portes et que je me suis posé un peu ces questionnements de est-ce que je monte ma boîte En fait, au départ, quand on a été par… quand on est parti dans la première vague de licenciement avec ma collègue, mon ancienne collègue Sandrine, si tu veux, nous, en plus de notre boulot, on animait les soirées de l'entreprise un peu. On avait aussi une petite casquette événementielle, on aimait bien ça, etc. Et donc, quand on s'est retrouvés sans boulot, on s'est dit, oh là là, gratter aux portes, nous, on ne sait pas trop faire, mais qu'est-ce qu'on sait faire On s'est posé la question, qu'est-ce qu'on sait faire Et nous, on s'est dit, on sait faire de l'événementiel. Et à l'époque, alors je vais vous parler, à l'époque, il y avait Viadeo. Je ne sais pas si tu te rappelles, Viadeo.

  • Speaker #0

    Oh là là, mais c'est du tout ça. Ça existe encore, je ne sais pas. J'ai un compte dessus, mais je ne sais pas les petites réponses.

  • Speaker #1

    Et en fait, à l'époque, il y avait Viadeo. Et en fait, c'était le, comment dirais-je, le concurrent de LinkedIn. Mais en fait, LinkedIn commençait vraiment à prendre de l'ampleur en 2017, etc. Et ma collègue, elle était très Twitter. Maintenant, on dit X. Et elle me dit, ouais, tu sais, il y a des apéros X. Non, il y a des apéros X ou des dîners X, je ne sais pas quoi. Et donc, Twitter. Alors, je lui dis, écoute, moi, je ne suis pas trop fan de Twitter. Oui,

  • Speaker #0

    parce que X aurait été en plus.

  • Speaker #1

    Ouais, qu'il y a des dîners comme ça. Quand je le juge, je me dis, oh là là. Non, Twitter, tu sais, il y avait des apéros Twitter, etc. Et je lui dis, mais écoute, il y a un truc qui est en train de monter, qui s'appelle LinkedIn. Et je lui dis, là, pour le coup, c'est très professionnel, etc. Donc, on est parti de cette idée-là, en fait. Et donc, tu vois, tu connais Bordeaux, donc on est allé boire la Cité du Vin à Bordeaux. Et donc, on leur a demandé, à côté, il y a la brasserie de la Cité du Vin. Est-ce que vous nous suivrez En fait, on voudrait créer un after work autour de LinkedIn pour que ça reste très professionnel, etc. Je lui ai dit, si ça se trouve, on sera deux. Je n'en sais rien. Et c'est parti comme ça. Et la première session, tu vois, on était 70, après on était 50. Sandrine a vite retrouvé du boulot. Moi, j'étais toujours en train de cogiter, je cherche du travail, machin. Ça a été mes grands questionnements pendant un an. Et puis, finalement, j'ai repris à mon compte les Happy After. Les After Rock Lincoln, je les ai renommés les Happy After. Et je réduis à 30-35 personnes maximum. Et comme je te disais, comme moi, j'ai plus ce côté social, et moi, je suis quelqu'un de... Je suis un anima social, tu vois. Créatrice de liens, j'ai besoin de cette énergie-là. Je me dis des fois, ça fait longtemps que je n'ai pas fait un petit after work, je fais un petit after work. Et le but, c'est ça, c'est vraiment que les gens se rendent compte. Je trouve qu'on est tout le temps en train de courir. On n'échange plus, soit on est derrière un écran, soit on est derrière notre téléphone, etc. Et moi, l'idée, c'était vraiment de créer une parenthèse. pour que juste les gens prennent le temps d'échanger ou de se parler, tu vois. Donc, il n'y a pas de conférence. Et comme je dis, si vous venez chercher un boulot, si vous venez chercher du business, venez pas en fait, ce n'est pas l'objectif. L'objectif, c'est vraiment de se rencontrer, de créer des liens de confiance. Et quand tu crées de la confiance, bien évidemment. Après, tu crées de la recommandation parce que les gens se sont rencontrés, les gens se connaissent. Tu es venu une ou deux ou trois fois, après, tu commences à connaître les gens. Il y a des gens qui reviennent. Mais il y a des nouveaux. La dernière fois, il y avait 4-5 personnes que je ne connaissais pas et ça se brasse comme ça. Et finalement, cette bienveillance et cette écoute, ce partage, moi, j'en ai besoin et je trouve ça sain. Et je trouve que les gens qui viennent en plus, c'est magique. À chaque fois, je trouve qu'il y a un côté très bienveillant, très ouvert. Donc, je suis hyper contente. Je continue. Je les ai créés fin 2017. C'était les premiers After Work LinkedIn sur Bordeaux. Là, on doit être à la 20e édition sur Bordeaux, région bordelaise, etc. Et je les ai créés il y a 2-3 ans sur le bassin d'Arcachon, parce que moi, je vis sur le bassin d'Arcachon. Donc, l'idée, c'est vraiment ça, de se rencontrer. Moi, je ne fais absolument pas de business là-dessus. C'est vraiment totalement ouvert pour que, justement... Moi, je me suis confrontée, tu sais, quand je me suis lancée à mon compte, à me dire, oh là, je n'ai pas mis 500 balles à mettre dans un club d'entreprise. Donc... comment je peux faire du réseau et tout ça. Et c'est là où j'ai vu qu'aussi, ce concept plaisait, parce que tu payes 15 balles, tu as ton verre, tu as des petites tapas, tu discutes avec les gens, et puis voilà, si tu n'as pas envie de revenir, tu ne reviens pas, libre à toi. Et au pire, tu as payé 15 balles, mais tu as passé un bon moment où tu as bu un verre et jamais emmené les tapas, tu vois, donc il n'y a pas de perte. Donc voilà, c'est quelque chose vraiment qui me tient à cœur, et comme tu dis, je me suis arrêtée de me mettre la pression aussi, quand tu dis, on se met la pression, etc. Au départ, je me disais, tous les deux mois, j'étais un truc. Oh là là, je n'ai pas tenu les deux mois. Mais en fait, non. Maintenant, j'en fais quand je le ressens besoin.

  • Speaker #0

    Oui, tu ressens, tu as l'énergie, le flow. Voilà, dans le flow.

  • Speaker #1

    Bonne conclusion, en tout cas.

  • Speaker #0

    Oui, parce que l'événementiel, c'est très compliqué. Ça peut devenir usant si on se met la pression. Et c'est vrai que ta formule, elle est top. Parce que, en fait, d'ailleurs, j'ai interviewé Angélique et Claire, qui ont aussi une asso. Enfin, c'était une asso, maintenant, c'est une entreprise. sur Bordeaux, qui est sur le concept, pareil, de se retrouver autour des marches, d'activités, d'ateliers et tout. En mouvement, c'est ça. Donc, il y a des podcasts, allez l'écouter si vous voulez sur ça. Et c'est vrai que dans la région, on commence à avoir des beaux projets comme ça. Et moi, j'aime parce que ça apporte cette liberté. Alors, pour être dans un club, mais d'ailleurs, en plus, c'est un club autour du padel, donc sur le sport, qui est vraiment beaucoup et que j'aime bien, qui est vraiment en mode à la cool aussi. Moi, je n'aime pas qu'on mette la pression, comme toi. Moi, j'ai besoin d'être libre, de créer du lien naturellement. Je ne viens pas faire du business pitché et tout. Je viens, si ça se fait, ça se fait. Et puis les choses sont naturelles. Après, il y a de la recommandation ou pas. Mais moi, j'aime bien ce flow justement. Je n'aime pas forcer les relations. Je n'aime pas où on dit, tu viens et tu dois recommander un tel et tout. Non, c'est naturel. Et ça, j'apprécie. Et puis bon, si je suis déjà venu trois fois, c'est que j'aime bien. Tu te rassures. Parce qu'il y a les cheveux de zerk, il y a les networking. Je suis allé, je ne suis pas revenu. Donc non, non, c'est cool. C'est un beau concept. De toute façon, je mettrais, si ça intéresse des gens, je mettrais ton LinkedIn pour suivre et puis même des petites références. Pour finir, est-ce que tu aurais un petit conseil, un petit pour tous ceux qui, quel que soit le moment de la vie, ils se disent bon, mais déjà, là, je sens que j'ai envie de changement ou je sens un questionnement de carrière. Qu'est-ce que je peux faire là tout de suite Par quoi je peux commencer Un petit tips, un petit hack ou un petit conseil Première étape.

  • Speaker #1

    Alors déjà, il faut s'écouter. La première chose, c'est ça. C'est que déjà, si vous ressentez cette envie-là, c'est qu'il y a peut-être une envie de changement. Parce que sinon, on ne se poserait peut-être pas naturellement la question. D'accord La deuxième chose, ça peut être l'exercice que vous allez trouver sur Internet, la roue de la vie. Faites votre petit bilan. Comme ça, c'est un petit tips concret, exercice concret. Travaillez sur vos besoins, comme j'ai dit. Travaillez sur vos valeurs. Vous allez en trouver des exercices. Il y a des liens aussi gratuits pour le test des 16 personnalités. Il est super intéressant. C'est une sorte de M.

  • Speaker #0

    Oui, d'ailleurs, j'ai fait une vidéo depuis Monsieur le Mien.

  • Speaker #1

    Donc, moi, je le trouve génial, ce test-là, le NBTI, 16 personnalités. Et il est hyper parlant. Et si vous achetez la version, je crois qu'elle est à 2,50 euros. Vous pouvez avoir le résumé simple. Mais si vous achetez la version à 2,50 euros, vous avez l'avis professionnel en plus. Voilà. Donc, regardez tout ce que vous pouvez prendre aussi sur Internet. Besoin. valeurs, alignements, écoutez-vous et surtout écoutez-vous parce que vous allez voir que les réponses finalement vous les avez naturellement parce que quelqu'un qui va se dire moi je suis tournée vers l'environnement mais je bosse chez Monsanto ou Total et je vais peut-être pas forcément être alignée donc soyez aussi logique avec votre alignement si vous êtes quelqu'un d'introverti et vous êtes sur un plateau où il y a 40 personnes avec des téléphones qui sonnent toute la journée, vous n'êtes pas au bon endroit bien évidemment, si vous êtes quelqu'un qui aimez le management plutôt où on vous explique, où on prend le temps et que vous êtes avec un type de manager plutôt général, vous n'êtes pas au bon endroit non plus. Donc, analysez déjà l'environnement où vous êtes, votre métier. Faites déjà un petit point sur tout ça. Analysez aussi avec votre haut de la vie et puis ensuite, écoutez-vous, suivez ce qui vous porte. Mais restez ouverts et n'ayez pas peur de changer parce que vous allez voir qu'il y a plein d'opportunités qui vont s'ouvrir et je sais que le cerveau nous ramène tout le temps au négatif, c'est son travail. Donc, vous pouvez aussi vous ouvrir en essayant de trouver les trois kifs de votre journée pour vous faire plaisir et vous faire du bien parce que vous allez voir que votre mindset, il peut complètement changer aussi du négatif au positif et vous allez voir les choses différentes.

  • Speaker #0

    De très belles paroles et je partage ces conseils et d'ailleurs je pense que toi comme moi, nous partageons aussi une valeur qui est de d'amener les gens à la connaissance d'eux-mêmes. Et on n'est pas là pour vous dire, voici ce qui est bien, voici ce qui est mal, mais plutôt, on a un rôle de guide. C'est que, en fait, les réponses, on apporte des outils, des questionnements, et en recul, pour que vous apportiez les réponses de vous-même. Mais on ne peut pas vous dire, voici ce que tu dois faire de ta vie. C'est plutôt vous accompagner dans un processus où ça doit venir de vous, et vous aider à mieux vous connaître. Donc, je pense que... C'est ultra important de le comprendre aussi.

  • Speaker #1

    Moi, je suis tout à fait d'accord avec ça. Et tu sais, même quand je fais les bilans de compétences, etc., je dis, les gens, tu sais, il y a la courbe du changement. Donc, il y a un moment donné où ça bascule. Parce que quand on arrive sur le concret, ça commence à flipper. Le cerveau joue bien sensueux, tu vois. Et en fait, quand on arrive à cette période-là, je leur dis aux gens, moi, je suis juste là pour vous poser les questions. Mais après, tous les choix, en fait, ce sont vous qui les faites et vous appartenez.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et puis je vous rassure, la flip c'est normal, même moi ça m'est déjà arrivé qu'on me dise de l'extérieur et que je capte que la prochaine étape c'est ça, mais que j'ai peur parce que je suis attaché, je me dis, je vous donne un exemple typique, franchement très récent, parce que comme ça au moins ça va illustrer par rapport à ce que tu dis, la transition entre Game Entrepreneur et Flowtasking, moi j'étais en flip, mais je savais qu'il fallait que j'aille dessus. Mais Game Entrepreneur c'était mon bébé, ça faisait des années, ça cartonnait et tout, mais je sentais que j'arrivais au bout, j'avais fait le tour et que je voulais aller là, mais j'avais ce truc qui me retenait. Et même quand j'ai lancé Game Entrepreneur à l'époque, c'était aussi une transition. Donc je vous dis, c'est toujours du plus beau et c'est OK d'avoir peur. C'est normal d'avoir cette flippe. Mais si vous sentez qu'il y a un truc qui arrive là et qu'au fond de vous, même si ça vous fait peur, mais vous le sentez, il y a peut-être des chances que ça soit là qu'il faille aller.

  • Speaker #1

    Mais à l'heure du changement, de toute façon, on sait que dans le changement, il y a la phase de peur.

  • Speaker #0

    Tout à fait. qui est normal.

  • Speaker #1

    Tu disais, toi, c'est au moment... Et dans le bilan de compétences, ça se sent, c'est vraiment au niveau de la bascule quand tu commences à avoir étendu un peu les pistes, etc. Et que tu mets ensuite... Tu rentres dans la phase concrète. Et là, c'est exactement ce que tu dis, toi, dans tes transitions. C'est à chaque fois sur la transition, quoi. C'est au moment où ça bascule où là, tu dis Wow Et là, ton cerveau, il commence à dire Warning, warning, warning Oh là là Où tu vas Où tu vas Et en fait, non, vous allez voir que plus vous allez tester des choses et plus votre cerveau, il va être rassuré. sur ce qui est en train de se passer et il va élargir son champ des possibles, son champ d'action. Et c'est comme ça qu'en fait, on fait évoluer nos choses. En fait, c'est en allant tester des choses qu'on rassure notre cerveau et que lui nous offre plus de place pour toute créativité, envie et besoin, etc. Tout ça, quoi.

  • Speaker #0

    Et parce que le changement, autant sur la carrière que de vie, c'est aussi un changement interne de mode de pensée, de cerveau et tout. En tout cas, merci beaucoup pour cette richesse. C'est où qu'on peut te retrouver Ben écoute,

  • Speaker #1

    LinkedIn, LinkedIn, Laetitia Ekem, E-Y-Q-E-M, voilà. Et puis après, mettez le lien. Voilà. Après, sur fil rouge formation, voilà, c'est mon www.filerougeformationavec1s.com tout accroché. Et puis, normalement, après, vous avez tous mes réseaux. Je suis aussi sur Facebook, laetitiaekem.pro, voilà. Donc, n'hésitez pas, avec plaisir, pour échanger. Et de toute façon, notre premier échange, il est gratuit. Donc, ne vous inquiétez pas, il n'y a aucune obligation. Si vous avez envie d'échanger, si vous avez des questions, si vous avez envie de venir aux After Work, écoutez, avec grand plaisir. De toute façon, moi, j'aime bien échanger avec les gens et il n'y a pas d'obligation derrière. C'est juste le plaisir de se rencontrer et de créer du lien.

  • Speaker #0

    Écoute, merci beaucoup. Je vous mettrai tout ça dans les notes du podcast. Et puis, peut-être qu'on se retrouvera à un des événements. Et peut-être que des gens des événements nous ont écoutés là. Et merci à vous. Et puis, encore une fois, merci beaucoup à toi. À très bientôt. Ciao. porte-toi bien et puis vous qui avez écouté appliquez les conseils d'ailleurs merci Laetitia et puis un petit truc que je voulais aussi vous dire n'hésitez pas à nous retrouver sur l'espace membre si vous voulez commenter parce que les podcasts ne sont pas laissés de commentaires partout donc j'ai créé un espace membre je vous mets le lien si vous voulez laisser un petit message même à Laetitia ou autre vous pouvez le faire désormais dessus bon voilà merci Laetitia à très bientôt ciao hey vous êtes encore là c'est Johan vous êtes arrivé jusqu'au bout félicitations et merci de votre écoute nous arrivons au bout de cet épisode et j'espère qu'il vous a plu et que vous avez eu plein de perspectives nouvelles et de pépites en tout cas je suis très heureux d'avoir reçu Laetitia dans l'épisode si vous voulez la contacter vous avez les infos dans les notes du podcast, n'hésitez pas à dire que vous venez de la part de Johan et puis bien entendu comme je l'ai dit c'est grâce à vous que le podcast il existe, vous avez le pouvoir de partager de me laisser des étoiles sur Spotify Apple Podcast et tout, ça contribue, ça aide, c'est ultra précieux. Et aussi et surtout, si vous souhaitez justement découvrir des nouvelles personnes, des nouveaux invités, n'hésitez pas justement à vous abonner, à suivre si vous venez de nous découvrir. Et je suis très heureux tous les mercredis, tous les 15 jours, d'inviter des personnes dans le podcast de différents profils, horizons connus, moins connus. L'essentiel, c'est qu'à de la valeur, qu'à des perspectives et qu'on apporte toujours plus de valeur pour vous et qu'on vous aide aussi à rester dans votre flot, parce que c'est la philosophie de trouver son flot et être dans le flot. En tout cas, je suis très heureux d'avoir pu avoir cet échange. J'espère que ça a été riche pour vous et moi, je vous retrouve pour des futurs épisodes. A très bientôt.

Description

Comment trouver sa voie professionnelle ? Que faire quand on est perdu dans sa carrière, en transition ou proche de la retraite ?


Dans cet épisode profond et inspirant, Johann accueille Laetitia, facilitatrice de transitions professionnelles, pour explorer un sujet essentiel : comment trouver (ou retrouver) sa vocation à chaque étape de la vie.


👉 Que l’on soit étudiant, en pleine reconversion ou en préparation de la retraite, Laetitia partage avec authenticité des conseils concrets, des témoignages puissants et des pistes d’action pour prendre les bonnes décisions.


Vous découvrirez :

  • Les erreurs à éviter quand on change de voie.

  • Les signes qu’il est temps de se réorienter.

  • Les spécificités de chaque génération (Z, Y, X…).

  • Comment accompagner les jeunes dans leur orientation.

  • Pourquoi la retraite est une étape-clé souvent négligée.

  • Des histoires vraies de reconversion réussie.


💡 Cet épisode s’adresse à toute personne en quête de sens, de clarté ou de renouveau professionnel. Un must-listen si vous cherchez à vous réaligner avec vos valeurs, vos envies et votre flow.


📩 Toutes les ressources du podcast sont disponibles sur : https://dansleflow.com/


Pour aller plus loin, rejoignez notre espace membre : https://www.flowtasking.club/home


Laetitia Eyquem est facilitatrice de transitions et créatrice de liens, je vous aide à trouver votre juste place aux différentes étapes de votre vie professionnelle  

  • Bilans d'orientation pour les jeunes

  • Bilan de compétences / aide à l'employabilité (CV+LM+pitch + optimisation de votre profil LinkedIn + préparation aux entretiens + soft skills ...) pour les actifs

  • Cap retraite pour les seniors

  • Happy Afters : networking professionnel


Retrouvez-la sur :

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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Comment trouver votre vocation professionnelle Comment trouver votre voie Mais aussi et surtout, comment changer de voie Voici un dilemme difficile que nous rencontrons à différents moments de notre vie. Que ça soit quand nous sommes enfants, jeunes, qu'est-ce que je vais faire de ma vie Quand nous rentrons dans la vie active, je prends une voie et finalement j'ai envie de changement, de reconversion, mais j'ai un petit peu du mal à prendre une décision. Mais également, à la retraite, je vais quitter mon job et comment je vois la suite et même la fin de ma vie. Du coup, on va l'aborder dans ce podcast, dans le flow, avec Laetitia, que je suis très heureux de retrouver dans le podcast. On va parler justement de comment réussir à prendre les bonnes décisions dans sa carrière, dans sa vie professionnelle, que ce soit du changement, de l'évolution, de la transformation. Et dans les trois saisons de la vie, on va parler des jeunes, notamment s'il y a des parents qui m'écoutent ou des jeunes qui nous écoutent, comment réussir à trouver justement la bonne orientation. Ceux qui sont actifs ou... inactifs en phase de transition, mais en tout cas qui veulent du changement et qui veulent évoluer et qui sont un peu perdus. Et ceux qui sont en fin de carrière ou qui vont partir à la retraite avec les challenges que ça peut impliquer parce que c'est justement un sujet qui n'est pas très abordé, il y a des vrais challenges dedans. Donc on va l'aborder dans ce podcast et vous aurez pas mal de petits conseils, d'exemples pour vous aider justement à pouvoir vous épanouir beaucoup plus dans votre carrière. Laetitia est facilitatrice de transition et créatrice de lien donc justement elle aide Elle accompagne dans les bilans de rentation pour les jeunes, les bilans de compétences et d'aide à l'employabilité chez les personnes qui veulent justement des changements de carrière, des rentations. Donc justement, que ce soit au niveau de la préparation des entretiens, les soft skills, les bilans vraiment concrets de compétences. Elle accompagne aussi les seniors pour partir à la retraite, dans cette transition vers la retraite. Elle organise également des événements, les happy afters sur le networking, parfois auquel je vais et que j'apprécie, on va en parler. Mais en tout cas, dans ce podcast, on va parler justement de ces thématiques très, très, très importantes et précieuses de l'orientation professionnelle. Donc, l'écouter. Si aujourd'hui, vous avez des questions par rapport à votre carrière, quel que soit l'âge que vous avez, ça va être pépite. Donc, je vous souhaite déjà une bonne écoute. Et n'oubliez pas, très, très, très important, si l'épisode vous plaît, n'hésitez pas à le partager, à en parler, à nous faire un petit coucou sur l'espace membre pour discuter du podcast. Vous avez le lien en descriptif. Et puis, moi, je vous souhaite une bonne écoute. Et on se retrouve à la fin. Allez, c'est parti. Hello, hello. Très heureux de te retrouver, Laetitia. Comment tu vas Je suis enchanté de te retrouver dans le podcast. Comment ça va

  • Speaker #1

    Merci, Joanne. Merci de m'accueillir. Ça va super bien. Écoute, je suis ravie de ce rendez-vous que tu m'as fixé. Donc, écoute, au plaisir de passer ce moment avec toi et avec tes auditeurs.

  • Speaker #0

    Merci à toi parce que je t'ai invitée dans le podcast parce que j'aime bien parler justement d'orientation, de trouver sa voix, de comprendre son flot. D'où le nom du podcast Dans le Flow. Et on va rentrer dans le flow. Parce qu'aujourd'hui, on va parler d'orientation professionnelle. Mais à tout âge, à toutes les périodes de vie, qui est justement ton sujet. Et j'aimerais que tu nous dises vraiment aujourd'hui pourquoi ce sujet n'a jamais été aussi important. Parce qu'il est important dans la vie. Mais aujourd'hui, on dirait que c'est un vrai, vrai, vrai gros sujet. La carrière, l'orientation professionnelle. Est-ce que tu peux nous en dire plus Et pourquoi ce sujet te passionne

  • Speaker #1

    Alors, tout d'abord, je pense que ça, tout le monde doit le comprendre. On est dans un monde du travail qui est en plein boom, en pleine mutation, avec l'intelligence artificielle, avec les réseaux de communication, les réseaux sociaux, etc. Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, l'orientation, ça devient quelque chose de très important. En plus, on a bien vu l'histoire de la retraite. L'âge de la retraite, il arrive un petit peu plus loin. Donc, là où peut-être avant on passait 20 ans dans une entreprise, 30 ans dans une entreprise où on faisait une carrière longue et unique, maintenant il y a des choses qui changent. On évolue, on est obligé de s'adapter, de se réadapter, etc. Donc, c'est vrai que l'orientation, c'est vraiment quelque chose qui devient essentiel. Et comme tu dis, à tout âge, puisque moi, je m'occupe aussi bien des jeunes que des actifs, que des personnes aussi qui passent le cap de la retraite. Donc, je suis positionnée un petit peu sur tous ces... Toutes ces transitions vies qui me semblent justement très importantes et essentielles en fait.

  • Speaker #0

    Justement, et c'est pour ça que dans le podcast, on va explorer ces différentes saisons de la vie, les unes après les autres, pour toucher un maximum nos auditeurs, quel que soit l'âge que vous avez. Mais qu'est-ce qui t'a motivé à vraiment rentrer dans ce sujet C'est quoi un peu ton expérience, ton parcours qui fait qu'aujourd'hui, tu as envie d'aider les gens sur ça

  • Speaker #1

    Alors si tu veux, moi mon parcours, j'ai fait une école de commerce pour faire un peu plaisir à papa et maman si tu veux, parce que justement moi à l'époque je ne savais pas ce que je voulais faire, donc déjà je me retrouve un peu confrontée à ces questionnements des jeunes, qui est toujours la même problématique aujourd'hui. Ensuite après mon école de commerce, j'ai travaillé plus de 20 ans en entreprise, dans des grosses structures que vous connaissez certainement, Samsung, Eptam, Curveur, les boîtes en plastique, laboratoires pharmaceutiques et autres. Et puis, sur des fonctions de support comme le marketing, la communication. C'est ça qui m'a aussi attirée vers toi. Je suis un peu multipotentielle, donc il fallait que je touche un petit peu à tout.

  • Speaker #0

    Oui, on va en parler d'ailleurs.

  • Speaker #1

    Voilà. Et donc, justement, par rapport à ça, j'ai fait cette carrière, plus de 20 ans en entreprise. Mais je ne sais pas, il me manquait quelque chose. J'avais l'impression de ne pas trouver ma place. Il me manquait un petit bout. Il me manquait quelque chose. Il me manquait... un épanouissement, on me demandait toujours de réduire un petit peu ma voilure. Et donc, si tu veux, quand je suis descendue à Bordeaux en 2004, j'ai trouvé un autre poste dans un laboratoire pharmaceutique. J'y suis restée une dizaine d'années. Et quand le site a fermé, je me suis retrouvée aussi dans ces questionnements. Qu'est-ce que je vais faire, etc. Et tout ça, rechercher un travail et tout. Et puis, il y a des after work. Donc, il y a une personne qui a un peu planté la graine dans ma tête en me disant, non, mais tu sais... Pourquoi tu ne montrais pas ta boîte Donc là, la graine était plantée. Je veux dire, elle a germé petit à petit. Et au final, oui, en 2019, j'ai créé Fils Rouge Formation, justement. Et au départ, c'était vraiment pour accompagner les entreprises sur la qualité de vie au travail. Donc en 2019, on est en 2019, donc il faut en mettre dans le contexte. Ce n'était déjà pas la force des entreprises à cette époque-là. Quand arrive 2020, le Covid, je me suis dit, bon, laisse tomber, il faut que tu retrouves autre chose. parce que ce n'était déjà pas leur objectif principal au départ, ça ne va pas être leur objectif principal à l'arrivée. Donc, je me suis refocalisée sur l'enseignement supérieur, comment aider les étudiants, qu'est-ce que moi j'aurais aimé, quand j'étais sur les bancs de l'école, avoir comme cours, etc. Je me suis formée pour être praticienne en soft skills, avec Jérôme Wao aussi, que tu connais, pour travailler sur ses compétences transversales, comportementales, les CV, les lettres de motivation, la posture, etc. Et justement, On m'a aussi conseillé de me former pour être consultante en bilan de compétences. Et là, je t'avoue, ça a été vraiment une révélation, puisque c'est là où j'ai trouvé du sens et c'est là où moi, je me suis dit Waouh, là, ça y est, je suis à ma juste place Donc, c'est pour ça que je me sens aujourd'hui... Alors, j'ai eu un syndrome de l'imposteur au début, mais légitime, en tout cas, à accompagner, parce que, justement, j'ai vécu tous ces doutes, ces interrogations qu'on peut avoir tout au long de la vie professionnelle. Et en plus... Moi, mes parents sont à la retraite maintenant et moi, ma maman a très mal vêtu ce passage de vie professionnelle aussi au passage à la retraite. Et je me suis dit, tiens, ça, c'est aussi une casquette en plus à ajouter qui peut être très intéressante aussi.

  • Speaker #0

    Oui, d'ailleurs, c'est un sujet, parce qu'on va y revenir justement à la troisième partie, qui n'est pas souvent abordée. On n'en parle pas du tout. On parle souvent des gens qui font un burn-out en milieu de vie, des gens qui se réorientent et tout, des jeunes qui cherchent leur voie. Mais on ne parle pas des personnes qui partent à la retraite et qui vivent des challenges dont on va parler. Mais déjà, pour toi qui côtoies justement ces personnes et qui les accompagne depuis un petit moment, c'est quoi les grandes problématiques auxquelles tu fais face aujourd'hui

  • Speaker #1

    Alors les grandes problématiques, si on prend, je vais prendre les époques à travers les unes après les autres. Les jeunes, la grosse problématique honnêtement, c'est la pression qu'ils ont. C'est énorme. Je vais te donner un exemple, j'ai accompagné... Un jeune, Louis, par exemple, sans trop exagérer, mais vraiment sans trop exagérer, le lundi, on lui donnait la feuille d'orientation et le vendredi, on lui disait tu dois rendre tes choix d'orientation. En gros,

  • Speaker #0

    tu as cinq jours pour trouver ta voie.

  • Speaker #1

    Voilà, en fait, tu as cinq jours pour trouver ta voie. Tu n'as fait que du français, des maths, de l'histoire géo, mais on te demande de choisir ta voie, ton métier, etc. Et fais gaffe parce que si tu te rates, tu rates ta vie. En gros, c'est un peu l'injonction qu'on a encore dans l'éducation. Et je trouve ça juste... super compliqué à ces âges-là, où on est encore dans la construction, etc., de se dire Waouh Quelle pression on leur met déjà pour passer ce cap vers l'orientation. Donc ça, c'est pour les jeunes. Donc après, pour reprendre aussi la pression qu'il peut y avoir sur les personnes qui sont dans la vie active, parfois, on a la peur de l'échec, tout simplement, la peur de se tromper, la peur du changement. Le besoin de sécurité, c'est souvent quelque chose qui revient dans les bilans de compétences. Souvent, quand on est au début de sa carrière, quand on est tout seul à s'assumer, ça va. Mais quand arrivent les enfants, les enfants sont petits, après ils sont plus grands, il faut garder de l'argent pour les études, etc. Après, s'installe une certaine routine où on a cette peur de se dire, finalement, je ne suis pas si mal où je suis, mais des fois, j'ai récupéré des personnes en burn-out. qui restaient quand même où elles étaient parce que notre cerveau est fait comme ça. Il préfère nous ramener dans une sphère qu'on connaît, même si on n'y est pas bien, plutôt que de nous inviter à voir d'autres choses ou d'autres perspectives. Car pour la troisième catégorie, les personnes, c'est dire waouh, la retraite, ça ressemble pour certains à un grand saut d'envie c'est-à-dire que mais qu'est-ce que je vais devenir Parce que dans notre société, on est quand même là bonjour, qu'est-ce que tu fais C'est toujours un petit peu ça. Donc, si on n'a plus cette réponse à cette question, c'est qu'en gros, on n'a plus d'utilité au sein de la société. Donc, c'est arriver à construire justement quelque chose de… une retraite épanouissante, justement, alignée avec ce qu'on a en vie.

  • Speaker #0

    C'est un vrai sujet parce que finalement, on se rend compte que déjà, quand on est jeune, on a du mal à trouver sa voie. Une fois qu'on a trouvé une, on a envie de changer, mais on est attaché à de la sécurité. Et en plus, après, quand on a fini, on se retrouve, on se rend inutile alors qu'on fantase peut-être en vivant d'avoir la retraite. C'est quand même fou. Et justement, pour toi, est-ce que tu as identifié ou est-ce que tu as un ressenti de façon, on va dire globale, parce que chaque cas est particulier, sur ce qui aide les personnes à être vraiment épanouies dans leur vie On va dire, je ne dis pas carrière parce qu'il y a des changements et tout, mais pour toi, l'épanouissement professionnel, il se joue vraiment sur quoi en ce moment ou de façon globale

  • Speaker #1

    Alors, en fait, si tu veux, comme on dit, en fait, souvent, on fait nos études, après, les choses s'enchaînent, etc. Et parfois, on ne se pose même pas les questions. En fait, on se dit, bon, je dis n'importe quoi. Je commence assistante marketing. Après, la logique, c'est je suis chef de produit. Après, je suis directrice marketing, etc. Et finalement, on ne prend pas le temps de se poser, et de se poser, et de se poser les bonnes questions. Et parfois, tu vois, j'ai reçu une personne qui était complètement perdue par rapport à... Donc, c'est une personne active, qui était complètement perdue par rapport à son travail. Et elle dit, mais je ne sais plus, en fait, si j'aime mon travail, si je n'aime pas mon travail, etc. et tout ça. Et en fait, on s'est juste aperçu qu'elle aimait toujours son travail, mais qu'elle n'aimait pas l'environnement dans lequel elle travaillait. D'accord Ce qu'on entend.

  • Speaker #0

    Oui, parfois, on veut tout jeter alors qu'en fait, il y a un problème dans le problème qui peut être résolu.

  • Speaker #1

    Parfois, on entend souvent les infirmières, par exemple, en ce moment, qui disent mais moi, je n'ai pas signé pour passer deux secondes avec les patients. En fait, leur cœur de métier, c'était d'être en contact avec les patients, c'est d'être, de passer du temps. Enfin, c'était toute cette empathie parce que pour moi, c'est une vraie vocation. Et si tu veux, si à un moment donné, on t'enlève le cœur de ton métier, ta vocation ou ton environnement, finalement, tu n'es plus à ta place. Donc, ce n'est pas que tu n'aimes plus ton métier. le métier dans lequel on te propose de le faire, enfin le cadre dans lequel on te propose de le faire, ne correspond plus du tout avec ce que tu avais au départ. Donc en fait, si tu veux, il faut que, pour tous, que ce soit jeunes, moins jeunes ou actifs en tout cas, le but c'est d'être aligné avec ses valeurs, ses besoins et de trouver du sens. Voilà. Une fois que tu as tout ça, tu es généralement à ta place. Et comme je dis, tout évolue. Donc, ce qui te convient maintenant, peut-être dans trois ans, ça ne te convient pas. Si tu as un multimotant potentiel, c'est même peut-être avant. Dans cinq ans, dans dix ans, peu importe, je vais dire. Mais c'est d'arriver à prendre le temps de se poser. Alors, bien sûr que tu peux te faire aider comme une professionnelle comme moi, un bilan de compétences, des coachs, etc. Mais je vais dire, pas forcément. Si vous avez envie, mais est-ce qu'on prend vraiment ce temps C'est la question que je me pose.

  • Speaker #0

    Oui, parce que parfois, on est en mode automatique, on y va, on continue, et puis en plus, il y a besoin de sécurité, donc ça nous installe dans une sorte de course, mais on ne prend jamais le temps de se poser et de se dire, ok, où j'en suis, où j'ai envie d'aller, faire un petit bilan, un audit, quoi. Et c'est vrai que ça joue dans la carrière, mais pour moi, par compagnie aussi beaucoup d'entrepreneurs, j'en vois et j'en côtoie qui sont dans ces démarches de se réorienter, de pivoter, parce que, comme tu l'as dit, des exemples typiques, ils se disent, en fait, j'en ai marre de l'entrepreneuriat ou j'en ai marre de mon business, alors que finalement, c'est des façons de faire. qui ne correspondent plus et qui doivent évoluer. Donc, c'est intéressant ce que tu apportes. Ça casse un peu le mythe, finalement, de la carrière toute tracée, la voie toute tracée. Parce que je crois que c'est bien symptomatique de notre nouvelle génération Z qui ne veut plus s'engager dans des boulots sur 20 ans, qui ne voit plus la carrière comme un truc comme ça. D'ailleurs, j'ai vu un reportage récemment sur la génération Z qui disait qu'aujourd'hui, eux, ils veulent juste faire un métier rapidement, ils peuvent passer aux tuyaux, ils ne peuvent pas s'engager. Justement, je crois que ça fait une belle transition. Comment tu vois justement les jeunes et leurs enjeux aujourd'hui Cette fameuse aussi génération Z, au moment où on enregistre, c'est le sujet chaud du moment.

  • Speaker #1

    Avant de parler de la génération Z, je voudrais juste, comme ça, on va avoir ce contraste-là, parler de nos générations avant, des parents ou grands-parents. Comme on disait, il fallait rentrer dans une société, il fallait monter les échelons. Il y avait cette notion de travail. Le travail, c'est dur, c'est laborieux. Ça vient aussi, le mot labeur, etc. Et donc, si tu veux, moi, je suis génération X, donc 75, 80, etc. Et moi, j'ai été élevée aussi avec cette... peur du chômage, mais il y avait beaucoup de chômage à l'époque. Donc, il ne fallait pas être au chômage. Et moi, mes parents, ils m'ont inculqué le fait de trouver un CDI, absolument. C'était... Dès que tu avais un CDI, c'était le Saint-Graal. Et l'entreprise qui t'avait donné le Saint-Graal, en gros, il fallait que tu lui doives une reconnaissance éternelle, tu vois. Et c'est ça où je pense que nous, on s'est perdus. Et c'est là où, comme tu dis, les générations Z, elles font complètement bouger les lignes du marché du travail. C'est-à-dire que là où... les entreprises avaient un peu le pouvoir ou les DRH avaient un peu le pouvoir en disant Faites attention, en gros, si t'es pas sage, t'auras pas ton CDI. Elles n'ont aucune emprise sur les générations Z par rapport à cette carotte ou cette baguette. Parce que eux, ils sont vraiment dans cette recherche d'équilibre, d'e-pro-vie perso. Ils acceptent plein de choses que nous, on n'a pas acceptées. Et si tu veux... autant, il y a deux approches, c'est-à-dire qu'on se dit, oh là là, génération Z, ils sont feignants, machin, etc. Mais en fait, est-ce qu'ils sont feignants ou, par rapport à notre vision à nous, ou est-ce que, justement, ils ne veulent plus accepter ce que nous, on a accepté Moi, je parle de nous pour moi, parce que je pense que on a un petit peu d'écart, et je pense que c'est ça. Et finalement, ce qu'ils apportent aussi, c'est une remise en question sur les générations précédentes. Et ça, je le vois, parce que maintenant, je récupère des personnes, tu vois, qui ont trop... 45, 55 ans dans les bilans de compétences et qui viennent aussi avec cette recherche de sens. Tu vois Et se dire, mais attends, ça fait des années que je trime comme une malade ou comme un malade, etc. Mais en fait, au final, pourquoi Tu vois Surtout que quand tu récupères des personnes en burn-out, tu te dis, mais j'ai laissé ma santé dans tout ça, quoi. Donc, génération Z, écoute, moi, je dis, ça fait bouger les lignes. Ce n'est pas plus mal et ça change un peu la donne du rapport de force sur le marché du travail.

  • Speaker #0

    Oui, et puis c'est vraiment en plus quelque chose que j'ai constaté sur le terrain, parce qu'ayant un moment recruté, c'est vrai que j'étais confronté à cette génération et c'est vrai que le rapport de force, c'est plus le même. Et moi, je suis plutôt de la génération Y, les millenials, ceux qui ont vécu cette transition. Et donc, pour rapidement un petit peu éclaircir ceux qui ne connaissent pas ce type de génération, il y a les boomers, donc ceux qui sont nés après la guerre. Donc, généralement, pour moi, ce sont les grands-parents. Ensuite, on a la génération X, donc ceux qui sont nés, on va dire, autour des années... Gandhi est né 60-70 et on a la génération Y, qui est la génération, la mienne, plutôt 80-90, donc avant 2000, et la génération Z, les 2000, en fait, en gros. Après, il y a des zones un petit peu de flou, mais généralement, ça se ressent. Et c'est vrai que le rapport, la vision du travail a complètement changé. Et pour toi, aujourd'hui, parce que justement, on va parler des jeunes à deux niveaux. Je pense que dans l'audience de ce podcast, je ne sais pas s'il y a beaucoup de jeunes qui nous écoutent, mais je pense que c'est le cas. Mais il y a aussi des parents qui nous écoutent et il y a beaucoup de parents qui nous écoutent. Et toi, je sais que tu travailles aussi avec la relation entre les parents et les jeunes. Donc, j'aimerais savoir comment aider ceux qui aujourd'hui ont du mal à s'orienter dans leur carrière, justement à cause de ces problématiques. Le monde du travail a changé. Parfois, on a du mal à se projeter. On est plus engagé. Mais bon, il y a quand même ces questionnements qu'on a. Je ne dis pas que pour moi, la génération nette, ce n'est pas forcément... C'est caricatural de les vouloir dire qu'ils sont paresseux, parce que toutes les générations ont dit que celle-là, la suivante, est toujours plus paresseuse. Ça, c'est un classique depuis l'Antiquité. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a quand même tellement d'opportunités, tellement d'informations, tellement parfois de pression, comme tu l'as dit. Il faut que ça aille vite. Comment les aider et comment aider quelqu'un qui aujourd'hui, soit finit le lycée ou au lycée, collège, lycée, ou alors les parents Comment on fait Comment on oriente un jeune aujourd'hui

  • Speaker #1

    Alors... Moi, je les accompagne. Ça peut être de la troisième. Alors, souvent, c'est à partir du lycée, mais ça peut être de la troisième jusqu'à même une fois qu'ils ont pris une première voie. Tu vois, des fois, ils choisissent une voie et puis, il faut une première année de FAD. Ça ne leur plaît pas. Donc, je les prends même aussi avant même 25 ans. Alors, déjà, la première chose ici, quand je vais accompagner un jeune, tu vois, sur un bilan d'orientation ou sur un parcours professionnel, je fais le premier rendez-vous avec les parents. Et je dis aux parents, que, comment dirais-je, c'est peut-être eux qui financent, mais moi, je suis au service de leurs jeunes. D'accord Parce que je ne veux pas répondre aux attentes des parents. Je veux qu'on soit alignés avec ce que le jeune a besoin. Donc, comme je te disais, moi, je vais travailler avec eux sur le sens, sur les valeurs, sur les besoins. Donc, pour eux, c'est encore un peu flou parce qu'ils se construisent. Donc, des fois, j'aime bien le foot, mais je ne vais peut-être pas être footballeur. Enfin, c'est arriver à distinguer tout ce qui est un peu passion, tout ce qui est un peu loisir, tout ce qui est un peu... Tu vois Et ça, est-ce que j'ai une certaine appétence pour ça Et puis après, c'est beaucoup sur leur personnalité. quelqu'un qui va être vraiment très introverti. Bon, est-ce que le côté commercial, ça va être son truc Pas forcément. Donc, on va chercher aussi par rapport à ça. Mais comme je leur dis, et aux parents et aux jeunes, je leur dis, mais la vie est faite, mais de tellement d'opportunités, de tellement de rencontres que choisis ce que tu as envie de faire aujourd'hui avec qui tu es aujourd'hui. Dans cinq ans, tu ne seras plus la même personne. Dans dix ans, tu auras rencontré d'autres personnes, tu auras eu d'autres expériences, tu peux te former, etc. Et tout ça. Et après, c'est vrai qu'en tant que parent, bon, moi, je suis maman aussi, mais on a besoin d'être rassurée. Mais je ne peux pas dire à ma fille, trouve ta voix tout de suite, alors que moi, j'ai changé toutes les cinq secondes, tu vois, que je me suis testée, tout le temps, etc. Et pour te dire, quand moi, je suis arrivée sur le marché du travail, j'avais mon bac plus 4, j'avais 22 ans, parce que je n'avais jamais redoublé. Les gens, déjà, me regardaient avec deux yeux en me disant, mais qu'est-ce que tu fais là à 22 ans Je dis, je ne sais pas. On m'a dit, pour ne pas te redoubler, je n'ai pas redoublé, j'étais la bonne élève. Et après... On se retrouve avec les mêmes problématiques. Vous n'avez pas d'expérience. Mais les jeunes se retrouvent confrontés à cette même réponse. Donc, je m'étais inscrite en intérim et en me disant, je fais des missions et je vais voir ce qui me plaît et je vais encore affiner. Donc, ça veut dire qu'à la fin encore de mon école de commerce, de mon bac plus 4, j'étais toujours encore en train de me poser des questions. Donc, rassurer les parents sur le fait qu'ils regardent eux-mêmes leur propre parcours, qu'il n'y a pas d'injonction, qu'il n'y a pas d'urgence et que même si... Le choix des études qui est fait à l'instant T de leurs enfants, dans trois ans, ce n'est pas le même. Et dans un an, ils décident de changer. Bien sûr que ce sera une expérience et que ce ne sera pas un échec et qu'il faudra les aider peut-être et les accompagner à rebondir après en se disant, non, ce n'est pas cette voie-là, mais ce n'est pas grave. On va essayer de retravailler et de retrouver quelque chose qui va te pondir.

  • Speaker #0

    Donc, ce que tu dis, ça résonne à mort parce que moi, quand j'étais enfant, j'ai eu la chance d'avoir une famille qui m'a toujours poussé, encouragé à suivre ma voie. Mais je pense aussi qu'ils étaient rassurés parce que comme à l'école, je me sentais pas trop mal. Ils se sont dit bon, c'est bon. Là où c'est plus compliqué qu'on n'est pas adapté à l'école. Mais au moins, c'est vrai qu'on m'a toujours dit un conseil qui était très fort. C'est ne t'enferme pas trop. Alors, ça dépend encore si vous avez vraiment une vocation, un truc qui vous appelle à lésir. Mais moi, comme j'étais complètement perdu, on m'a dit écoute, à l'époque, tu fais un bac scientifique. Ça ouvre toutes les portes. Tu suis. Et tant que tu restes ouvert et surtout, va pas trop sur les voies trop techniques et tout. Pense plutôt. sur le long terme. Et aujourd'hui, c'est même un conseil que je donne à mes clients dans l'entrepreneuriat, c'est de ne pas s'enfermer sur des compétences uniquement techniques, c'est bien d'en avoir, mais aussi d'avoir des compétences plus élevées et sur le long terme. Notamment, l'intention artificielle, ne pas se spécialiser sur une IA. Un exemple, achat de GPT, le maîtriser, c'est bien. Mais par contre, comprendre comment ça fonctionne et pouvoir utiliser d'autres IA, avoir la logique du truc. Donc, c'est un petit peu l'exemple. Même la programmation, l'algorithmie, comment programmer, te spécialise sur un langage après. Donc ça, c'est un conseil que je voulais aussi partager parce que je trouvais qu'il était intéressant et que pour ceux qui sont perdus, il n'y a pas une pression dans la vie. Et puis si ça se trouve, vous allez partir dans une direction, ça va changer. Et même les parents, ils sont rassurés un petit peu par rapport à ça. Et toi, je... Oui, tu voulais rebondir justement.

  • Speaker #1

    Je voulais te dire une petite chose parce que tu sais, on est toujours en train de... On est encore dans cette voie, à dire, prends une voie scientifique, etc. Et comme tu dis, il y a des enfants, enfin des jeunes qui sont... absolument pas faits pour le cadre scolaire, mais qui se révèlent après en études supérieures, qui se révèlent après sur un métier manuel. Et on a bien vu aussi l'importance de tous ces métiers. Si tu veux, l'école Blanc, ce n'est pas ceux qui sont restés ouverts pendant le Covid. D'accord Donc, c'est vraiment aussi trouver votre voie, mais trouver quelque chose aussi. Donc, c'est vrai que par rapport aux familles, des fois, par rapport à l'école, on a encore cette mauvaise image du métier manuel. Mais il y a des artistes magnifiques qui se révèlent ou des jeunes qui se révèlent. en sortant du cadre scolaire parce qu'ils sont alignés. Et comme on dit, moi, ce que j'aide à faire, c'est à trouver la juste place. C'est-à-dire qu'à un moment donné, si tu as juste place, c'est d'être menuisier. Si tu as juste place, c'est d'être plombier et que tu te révèles là-dedans et que tu es aligné. Mais tu seras parfait dans ton job. Tu seras excellent dans ce job-là. Et ça, c'est magnifique aussi.

  • Speaker #0

    Clairement. Et puis, c'est vrai qu'on a beaucoup hiérarchisé les bons et les mauvais métiers. Mais ça, encore une fois, c'est une histoire de notre époque. Et comme tu le dis, il y a des métiers manuels qui sont ultra... Souvent, on dit que c'est des métiers inutiles ou ingrats. Non, ils sont ultra utiles et importants. Et comme tu l'as dit, pendant qu'on a été confinés, c'était les métiers pour certains qui continuaient. Donc, oui, c'est important. Et vraiment, le message ici, c'est... dédramatiser un peu ce truc de trouver sa carrière tout de suite quand t'as à peine fini de te former dans la vie, t'as rien appris encore aujourd'hui, je pense que moi j'apprends encore et j'évolue encore, toi tu apprends encore, t'évolues encore, c'est un processus. D'où le concept de multipotentialité, c'est qu'on n'est pas là pour chercher une voie toute tracée, c'est pour vivre des petites aventures, des quêtes et tout, et puis y mettre justement de l'épanouissement avec l'écrit de Sartre que t'avais dit. On arrive justement, disons qu'on est parti, on a exploré... quelques voix et tout, mais il se trouve que dans la vie, on arrive peut-être dans la trentaine, dans la quarantaine ou dans la cinquantaine. On a fait un petit parcours ou plusieurs parcours, plusieurs chemins. Et aujourd'hui, on se retrouve avec des gros questionnements. Je fais quoi de ma vie Je suis perdu. Ou alors certains, ça peut être qu'ils se prennent en mur, ils ont trop tiré sur la corde. Ça peut être du burn-out, ça peut être du bore-heart, l'ennui total. Ça peut être le burn-out, c'est la perte de sens et tout. Bref, ces termes qu'on connaît bien. Toi, aujourd'hui, quelqu'un qui est un petit peu perdu. qui, dans sa carrière, commence à avoir un coup de mou ou sent que ça, c'est un gros coup de frein, ou ça, c'est une mort lente. C'est quoi les conseils que tu lui donnes là Surtout pour ceux, je pense qu'il y a beaucoup la majorité qui nous écoutent, qui sont en ce moment en questionnement de carrière.

  • Speaker #1

    Déjà, c'est comme je le disais tout à l'heure, c'est de prendre le temps pour soi. C'est-à-dire qu'on ne prend pas le temps de se dire, tiens, je vais me poser, je vais prendre une feuille blanche et je vais dire, tiens, quels sont mes besoins Quelles sont mes valeurs Est-ce que je suis toujours alignée avec ça Est-ce que mon métier a encore du sens Est-ce que, alors bien sûr, dans tous les métiers, on a des petites tâches qu'on aime un peu moins, etc. Mais bien évidemment qu'on évolue. On n'est pas le même ou la même à 20 ans que la même à 40 ans. On a notre vie aussi derrière. C'est-à-dire que parfois, à 20 ans, on est plutôt dans réussir, réussir dans la vie, avoir monté, se challenger, etc. et tout ça. Après, on a ses enfants, donc là, on est un peu plus... Bon, ben, on joue un peu plus la sécurité, puis après, les enfants, ils partent. Et donc là, on revient. Moi, je retrouve des personnes, quand les enfants sont grands, maintenant, ben, moi, j'ai pas besoin de gagner autant d'argent que ce que j'avais avant, mais j'ai besoin de me reconnecter à mon sens. Qu'est-ce que j'ai envie Qu'est-ce qui me fait plaisir Et surtout, il faut rester ouvert et il faut tenter les choses, parce qu'en fait, quand on met dans l'action, notre cerveau, il arrête de nous mettre des peurs, des freins. Il arrête de nous rappeler nos croyances limitantes. Donc, il faut rester ouvert et il faut essayer des choses. Parce que, en fait, quand on commence à être aligné avec ses valeurs, avec ses besoins, moi, je le constate dans les gens que j'accompagne. En fait, c'est comme si les portes, elles s'ouvraient. C'est comme si la divise faisait en sorte que les portes s'ouvrent parce qu'on est au bon endroit au bon moment. Et donc, les choses arrivent facilement. Donc, j'entends que ce besoin de sécurité, il est là, surtout qu'on est dans un contexte un petit peu anxiogène en ce moment, dans le monde dans lequel on vit. Mais voilà, si vous avez envie, ne vous acharnez pas à rester dans un métier où vous êtes malheureux, où vous êtes mal, où vous êtes en mauvaise santé et qui va vous faire à un moment donné. De toute façon, si vous n'écoutez pas votre corps, moi, je l'accompagne. Il y a des gens que j'ai en burn-out, qui ont été en burn-out. Je leur ai dit est-ce que vous avez eu des signaux avant Mais bien évidemment, j'en ai de la fatigue, du stress, de la colère, de l'anxiété, etc. Donc, on les a ces signaux. Donc, ne tirez pas sur la corde pour vous parce qu'après, c'est... compliqué de remonter sur son cheval, etc. Donc faites-vous confiance, écoutez-vous et surtout prenez le temps de poser bien les choses parce que vous allez voir qu'il y a plein de belles choses parfois qui s'ouvrent et auxquelles on ne s'attendait pas. Si je peux donner un exemple, j'ai accompagné un monsieur qui était en burn-out, il s'appelait Olivier et tellement burn-out qu'il avait même de l'agoraphobie. Il avait peur de sortir de chez lui, de se confronter au monde.

  • Speaker #0

    Oui, tout ce qui est fou.

  • Speaker #1

    Et il n'était pas comme ça avant. Donc, il avait du mal, mais il prenait quand même son courage à deux mains pour venir jusqu'à mon bureau. Et il était développeur web senior. Et moi, je savais que c'était quand même un métier où les gens recherchent ça. Les seniors et les développeurs web seniors. Et je lui dis, mais vous savez que ce métier, il est quand même super recherché, etc. Mais en fait, dans sa bulle, enfermé à travailler chez lui, etc. Burnout un matin, incapable d'allumer son ordinateur. Ça a squeezé. Ça a complètement grillé.

  • Speaker #0

    Oui, là, c'est vraiment l'arrêt. Le corps, il dit stop.

  • Speaker #1

    Si on ne l'écoute pas, le corps, il vous dira stop, mais à sa façon à lui et généralement.

  • Speaker #0

    Oui, mais souvent, ça s'éteint. Ça veut dire que moi, j'ai des histoires. Soit je n'arrive pas à me mettre sur l'ordi, soit carrément, je ne me lève pas du lit. Je suis bloqué dans mon lit ou je m'écroule. Il y a vraiment des trucs de dingue.

  • Speaker #1

    J'en ai eu un autre. Il est resté planté 20 minutes devant sa voiture. Sa voisine est venue le secouer. Et lui, il pensait que ça faisait deux minutes qu'il était devant sa voiture en train de chercher ses caisses. Ça faisait 20 minutes qu'il était planté devant sa voiture. Et il n'a jamais pu repartir.

  • Speaker #0

    Ah voilà, c'est le cerveau qui s'est...

  • Speaker #1

    Et donc, pour reprendre mon histoire de mon Olivier, en fait, on a retravaillé sur la confiance, sur plein de choses, sur ses valeurs. En plus, il était dans une entreprise où c'était très financier. Il en avait ras-le-bol de toute cette mentalité. Ça ne lui correspondait plus, etc. Et en fait, un jour, il m'annonce que... Il a trouvé quelque chose et il part vivre au Canada avec sa famille pour travailler pour une institution un peu canadienne, semi-privé-public. Il va travailler sur les océans, la maladie d'Alzheimer et il gagne 100 000 dollars par mois, oui par an pardon, parce que par mois ça fait un peu beaucoup, 100 000 dollars par an et voilà quoi. Et on est parti de très très loin et un bilan de compétences c'est sûr, allez, 4-5 mois.

  • Speaker #0

    Oui. Et justement, comment tu pourrais rassurer quelqu'un Parce qu'on parlait de besoin de sécurité. C'est vrai qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de personnes qui, quand elles changent de carrière, elles se disent mais j'ai fait ça toute ma vie Ou alors j'ai l'impression d'être bloquée parce que je ne sais faire que ça, mais ce truc-là, ça ne marche plus Comment tu les aides Comment tu les rassures Ça, c'est vraiment un gros problème.

  • Speaker #1

    Alors, je vais te donner deux exemples parce que moi, je trouve que les exemples, c'est très, très parlant, tu vois.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Donc, j'ai accompagné. Donc, j'ai deux personnes en tête. La première, c'est une infirmière. D'accord Dans l'inconscient collectif, l'infirmière, ou même pour elle, moi j'ai été qu'infirmière, je ne sais faire que ça. Dans l'inconscient collectif, l'infirmière, en gros, elle s'est fait des piqûres et puis c'est tout. Je vais exagérer exprès, je vous le dirai exprès. Sauf que cette infirmière, quand on a travaillé toutes les deux, en fait, je lui ai dit mais qu'est-ce que vous faisiez en plus Et en fait, on est allé tout décortiquer. C'est comme si vous regardiez votre métier à la loupe, d'accord Bien sûr qu'il y a votre cœur de métier, mais ensuite vous allez explorer ça. Et en fait, on a vu qu'elle avait fait de la formation. parce qu'elle accueillait toutes les élèves infirmières et c'est elle qui s'occupait de la formation. Elle assistait le cadre de santé, donc elle faisait un petit peu de management. Elle faisait aussi la gestion des planilles, etc. Et ensuite, comme moi, je me suis formée aussi pour être praticienne en soft skills. Donc, les soft skills, ce sont les compétences comportementales, mais surtout la force des soft skills, c'est la transversalité. C'est comment je vais chercher dans le métier que j'ai exercé pendant 20 ans et comment je vais identifier ces soft skills et les mettre... aux yeux, entre guillemets, de ma nouvelle reconversion, par exemple, pour qu'un recruteur arrive à me transposer dans son environnement de travail. Donc ça, c'était mon premier exemple. Et mon deuxième exemple, en fait, c'était une jeune femme qui arrivait à la quarantaine. Pareil, elle avait fini ses études, elle était rentrée dans le logement social, etc. Et donc, pareil, elle me dit, je ne sais pas, enfin, etc., je ne sais rien faire d'autre. Et finalement, deux... Pendant le bilan de compétences, elle change de logement social et elle passe dans l'agence immobilière, dans le secteur privé. Donc, rien à voir finalement, même si ça reste l'immobilier. Donc, elle capitalise quand même sur son côté immobilier parce que ça l'a rassurée. Donc, parfois, on peut aussi faire des transitions comme ça. C'est-à-dire que j'ai travaillé tout le temps dans l'immobilier, même si ce n'est pas le même secteur de l'immobilier. Je capitalise quand même sur mes connaissances. Ça, ça rassure. Et puis, six mois après, elle me rappelle, elle me dit finalement, je suis dans le secteur de la banque. Et donc, en fait, elle avait juste besoin. aussi de se rendre compte, tout simplement, qu'elle était capable de changer, qu'elle avait les ressources, en fait, de changer. Et que si, à un moment donné, un domaine ne lui plaisait pas, un travail ne lui plaisait pas, un métier ne lui plaisait pas, elle avait les ressources, de toute façon, pour changer et pour aussi se présenter différemment en mettant en avant ses fameuses compétences. Voilà. Les deux exemples pour illustrer et répondre à ta question.

  • Speaker #0

    C'est un beau message et je pense que tu en as plein d'autres parce que ça montre aussi notre capacité à se réinventer, à changer, de résilience, de... Et puis aussi, j'ai envie de vous dire, c'est quoi le coût de rester là où vous êtes C'est que si un truc ne vous plaît vraiment plus, ok, il y a l'argent qui rentre, mais si c'est pour être un mort-vivant, juste qui va au travail pour avoir de l'argent, c'est au bout d'un moment, vous allez vous éteindre au fur et à mesure. C'est une sorte de mort lente, une zone grise là, où ça va, mais ça ne va pas. Après,

  • Speaker #1

    il y avait aussi, je voulais rajouter ça, parce que comme je te disais tout à l'heure, moi, je ne sais pas pour la génération Z, mais je dis... pour moi, pour ma génération, en fait, on a aussi été beaucoup formatés avec le CDI et en termes de un travail, tu vois aussi. Et maintenant, on a aussi le multitravail. C'est-à-dire que là, j'accompagne quelqu'un, par exemple, situation personnelle, il vient de se séparer, donc si tu veux, on a besoin de ce côté sécurité parce qu'il a la garde à alterner ses enfants. Donc, il va garder ce côté sécurité dans le poste qu'il a actuellement, mais où il ne s'est pas mouillé plus. Et donc, l'idée, c'est de monter à côté une petite entreprise, d'accord Puisque lui, il ne bosse que trois jours par semaine, il fait son taf sur trois jours par semaine. Et d'avoir une petite entreprise, il est à 80%, d'avoir une petite entreprise à côté qui va lui permettre de trouver le côté épanouissant qu'il n'a pas finalement dans son travail. Et donc, tout en gardant à l'esprit qu'il ne va pas avoir peur dans cette petite entreprise puisque la sécurité est déjà assurée de l'autre côté par son travail normal. Et par sa petite entreprise, lui, il va pouvoir développer son côté fun, en fait. Et c'est aussi de penser comme ça, c'est-à-dire penser différemment. Et moi, je ne dis pas aux gens combien vous les gagnez, c'est combien vous avez besoin de ramener dans votre foyer tous les mois. D'accord Et si c'est X milliers d'euros, ça, ça appartient à chacun. Peu importe, je n'ai pas de jugement là-dessus, mais si j'ai un boulot à 1000 balles, et à côté, j'ai n'importe quoi, j'adore les animaux, je vais faire pet-sitter, je vais faire du babysitting, je vais faire des... On s'en fiche, en fait. Peu importe, l'idée c'est quoi C'est que vous soyez heureux, c'est que vous soyez épanouis. Donc si vous n'êtes pas épanoui dans votre métier principal, allez chercher d'autres sources d'épanouissement, soit dans de l'associatif, soit sur quelque chose de rémunérateur, etc. Et c'est aussi déconstruire ce schéma. Tu vois, d'un seul métier avec une seule rentrée d'argent. En fait, tout est possible. Donc, c'est aussi garder à l'esprit les opportunités et le fait d'ouvrir son champ des possibles pour se rendre compte qu'il n'y a pas qu'une seule façon de faire.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et pour ça, il va falloir vraiment vous poser et puis think outside the box. Pensez un petit peu hors des carcans qu'on peut avoir. Et c'est vrai, ce que tu dis, c'est très pertinent parce que pour moi, parler beaucoup de multipotentialité, je donne différents modèles de carrière, que ce soit les slashers, ceux qui... ceux qui font plusieurs métiers en même temps, ceux qui vont enchaîner d'autres, ceux qui vont faire pendant une période, pendant une saison, 6 mois de travail, ensuite 6 mois de vacances, bref, il y a plein de modèles qu'on peut trouver, il ne faut pas juste rester dans l'idée du métier. D'ailleurs c'est très culturel, surtout le CDI générationnel, parce que quand j'étais en Amérique du Nord, Canada, Etats-Unis, eux c'est normal d'avoir plusieurs métiers, c'est quelque chose qui est très courant, alors qu'ici c'est vrai qu'on a vraiment le Saint Graal, le CDI, alors c'est vrai que ma génération, la Y, pour ceux qui nous écoutent... On est vraiment en transition, on dit qu'on est un peu les éternels enfants, on est restés enfants, on est restés dans les années 90, on a un peu du mal à grandir. Et surtout aussi, c'est pour ça que derrière moi, même si on est en podcast, mais en tout cas dans mon décor, pour ceux qui le voient régulièrement, vous avez des figurines Dragon Ball et des dessins animés, des trucs comme ça. Voilà, on a un peu du mal à grandir, mais aussi et surtout, c'est vrai qu'on a une génération qui est vraiment dans la transition, donc on a un peu tout. On a ceux, moi j'ai des amis, c'est le CDI cadré, posé. J'en ai et ils sont complètement partis en mode voyage tout le temps, mais foutez-moi la paix, laissez-moi être libre. J'en ai, c'est un peu hybride. Donc vraiment, je crois qu'on n'a pas trop de règles. Si ce n'est que c'est vrai qu'on a vu tellement une transition forte que c'est aussi beaucoup de ma génération sont perdus. J'en ai beaucoup aussi qui se lancent ou qui voilà. Mais oui, justement, je voulais voir avec toi si il y avait franchement, quand les gens, ils veulent se changer ou qu'ils sentent du changement. J'aime bien aussi dire, mais c'est quoi le pire truc à faire Parce que je crois qu'on a aussi peur de faire mal, de prendre les mauvaises décisions, entre guillemets. C'est quoi la pire chose à faire, là, quand on veut changer de voie

  • Speaker #1

    La pire chose à faire, c'est de ne pas prendre le temps. Oui, c'est ça, je pense que c'est de ne pas prendre le temps et de se dire, tu sais, de partir sur l'émotionnel, souvent. Ah bah tiens, ça y est, mon patron, ça y est, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, hop c'est bon j'en ai marre je me tire je pose ma dème etc et tout ça donc si tu pars et que t'as rien préparé là tu vas te sentir vraiment pour le coup en insécurité et ce sera justifié. Ouais jeter le bébé avec l'eau du bain quoi on balance tout hop on peut pas en fait faire ça enfin on peut pas si on peut tout à fait faire ça mais après soit on est capable de le vivre émotionnellement de le gérer parce que comme tu disais toi dans tes générations dans tes générations elles il y en a qui sont tout à fait capables de se dire non mais c'est pas grave, ça me plaît pas, je pars, etc. Ça c'est dans eux.

  • Speaker #0

    J'en connais, ils ont tout claqué du vent le lendemain, ils sont barrés en Asie, hop allez, ciao.

  • Speaker #1

    Je te disais, c'est ça d'être aligné, tu vois, avec ses besoins et ses valeurs en fait. Parce que, je suis intervenue en école de commerce par exemple, pour travailler sur les projets professionnels, justement on parlait des besoins. Et donc... Notre métier répond à certains besoins, soit le besoin physiologique, sécurité, etc. Puis, tu sais, on monte un peu dans la pyramide de Maslow, la reconnaissance, l'équipe, etc. Et en fait, il y a un jeune qui me dit, donc moi, on travaillait sur les projets professionnels, et il y a un jeune qui me dit, moi, de toute façon, je veux avoir un job où je vais aller surfer l'après-midi. Mais ce jeune-là, moi, je l'ai trouvé très aligné, en fait. Moi, je ne suis pas là pour lui vendre du hag ou pour lui vendre un métier. Parce qu'il me dit, moi, je veux gagner 1200, 1500 balles. Donc, il me dit... il ne me dit pas que je veux gagner 5000 balles par mois et aller surfer l'après-midi. Pour lui, le travail, c'est juste pour répondre à son besoin de sécurité et physiologique, c'est-à-dire avoir un toit sur la tête et puis manger, respirer, tu vois ce que je veux dire. Donc, chacun aussi doit se poser des questions. Il y a des personnes, par exemple, pendant le Covid, qui ont très mal vécu le côté isolé, c'est-à-dire je ne vais pas au boulot, je n'ai pas de vie sociale. Il me manque cette... de partie sociale. Donc, en fait, dans la pyramide de Masso, aussi tard, mon travail répond aussi à ce besoin de vie sociale, d'échange, etc. Et tout ça. C'est pour ça que moi aussi, quand je me suis mise en entrepreneur, moi, je suis quelqu'un qui est hyper dans le contact, qui aime le relationnel, etc. Mais je me suis rendue compte aussi que j'aimais bien ce côté travailler solo. Alors, pour trouver mon équilibre, parce que, comme tu disais tout à l'heure, qu'est-ce qu'il faut faire, pas faire En fait, je pense qu'il faut toujours être aligné avec son équilibre, en fait. C'est-à-dire que... Tout à l'heure, je prenais l'exemple du monsieur qui avait besoin de sa sécurité, mais qui n'avait pas assez de fun. Hop, qu'est-ce que je vais chercher de l'autre côté pour mettre du fun, en fait Et donc, dès que tu es à l'équilibre, c'est bon. Donc moi, il me manquait quand même cette petite chose de social, etc. Et c'est pour ça que j'ai créé les After Work, où tu es venue d'ailleurs. Et donc, c'est ça aussi qui permet pour moi, de temps en temps, quand ça manque, de me dire tiens, allez hop, je vais créer du lien et je vais aller à la rencontre des gens. Et ça, ça fait du bien. Donc, c'est très, très important d'être toujours à l'équilibre. Et en fait, si tu t'écoutes, généralement, tu dis tiens, il me manque ça. Ça veut dire qu'à un moment donné, j'ai un besoin qui n'est pas assouvi, etc. Et ce besoin... Il n'est pas forcément obligé d'être financier ou d'être dans le professionnel. Ça peut être un besoin, tu peux aller dans l'associatif, ça peut être culturel, ça peut être sportif, ça peut être, peu importe, amical, etc. Et tout ça, tu vois. Oui. Et il y a un exercice, par exemple, qui est assez intéressant, qui s'appelle soit la roue de la vie, qui est sympa aussi, tu sais, pour dire... Oui,

  • Speaker #0

    les différents domaines de vie.

  • Speaker #1

    Exactement. Et comme ça, ça te permet de faire une belle échelle, tu vois, quand on dit se poser, ça te permet de faire une belle photo sur ta réalité du moment. Et comment je ferais si ma vie personnelle, elle est à 5, ou ma vie professionnelle, elle est à 3 Comment je ferais pour aller un peu plus haut Qu'est-ce que je vais chercher Et on ne se met pas des gros objectifs. On se met des objectifs où on est, comment dirais-je, capable d'avancer et de se dire pas à pas. Parce que tu sais aussi, les échecs, ça fait partie de la vie. Quand tu vois que Michael Jordan, il s'est fait virer son équipe de basket quand il était en lycée. les correspondances mais bon bref il y a plein de trucs il y a Walt Disney qui s'est fait virer de son journal pour manque de créativité tu vois on en a plein d'exemples comme ça de gens bah oui puis même moi qui adore le basket en fait ce que les gens ne savent pas c'est que même le meilleur shooter de l'histoire Steph Curry au 3 points en fait son pourcentage il est à

  • Speaker #0

    peu près à 40% donc ça veut dire que la majorité de ses shoots il les rate il rate plus de la moitié de ses shoots donc c'est mon truc même les meilleurs en fait ils sont à 40% ça ne veut pas dire 100% ni 80% ni 70%

  • Speaker #1

    donc ouais donc ça trop bien justement que ces échecs, c'est aussi une façon de se réinventer en fait.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et c'est bien ce que tu dis parce que j'aime bien l'idée aussi, en fait, il n'y a pas une règle ultime, si ce n'est d'assumer vos priorités, vos besoins, vos valeurs. Quand tu me dis qu'il a envie d'aller surfer l'après-midi et qu'il veut juste un job, en fait, tant que c'est assumé, que c'est vraiment ce qu'il veut, pour moi, je trouve ça génial. Ça me rappelle quand j'ai fait un stage quand j'étais étudiant, c'était ma... première série d'études sur le début de l'informatique, je sais que pendant un stage, j'ai pu négocier le fait de partir plus tôt. Je leur ai dit, écoutez, je finis le projet, mais est-ce que vous m'accordez de partir plus tôt pour aller faire de la penche à voile Je suis en Martinique, parce qu'en fait, j'étais à 3 à ce moment-là et j'étais rentré en Martinique pour mon stage. J'ai dit, franchement, j'ai envie de profiter, faire de la penche à voile, j'aurai pas le temps avec le stage. Parfois, je reste là, j'ai fini le truc. Je suis juste stagiaire, vous me payez pas en plus. Franchement, est-ce que je peux Ils m'ont dit tant que tu fais ton travail, à 16 heures, tu peux partir. Moi, j'étais content au moment que je faisais mon stage et que j'allais faire ma prochaine voile, mais c'était 100% assumé.

  • Speaker #1

    Et ça, c'était bien aussi, tu vois, parce que c'est là aussi où on se rend compte, tu sais, du monde du travail et on se dit c'est très, très, très hiérarchisé aussi. Il y a certaines entreprises, c'est très lourd. Et si tu veux, on n'est pas forcément dans ce donnant, donnant, gagnant, gagnant, etc. Enfin, on l'a vu pendant le Covid, on avait l'impression que si les employés n'étaient pas sous les yeux… entre guillemets des managers, ils n'allaient rien faire. Mais en fait, ceux qui ne font rien déjà au boulot, ils ne font rien à la maison. Ça ne change pas la donne, en fait. Et toutes les entreprises, selon moi, qui ne vont pas prendre un peu ce virage de qualité de vie au travail parce que les jeunes générations, comme tu dis, font bouger les lignes et tout ça, à un moment donné, ils vont se retrouver, ils ne vont pas pouvoir recruter. Parce que quand ce ne sera que la Gen Z qui sera sur le marché du travail, ça va être un petit peu compliqué. Et comme on disait aussi, c'est que les entreprises, aujourd'hui, elles doivent devenir agiles. Donc, si tu as à 10 strates avant d'atteindre le top management, que ça redescende pour prendre une décision, la flexibilité et l'agilité de l'entreprise, elle va être un petit peu serrée quand même.

  • Speaker #0

    C'est ça. Et tu montres que plutôt que d'entrer dans un jugement, surtout un jugement générationnel qui existe depuis l'Antiquité, encore une fois, il faut plutôt se poser les questions de comment le monde est en train de changer, comment le travail est en train de changer. Et plutôt que d'aller juger un tel, il ne va pas travailler ou machin, en fait. Qu'est-ce qui motive les gens à travailler Qu'est-ce qui fait qu'ils sont engagés Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, c'est quoi la qualité du travail Et plus aller vers ces questions-là, parce qu'on arrive à un modèle. Et aussi, tu l'avais dit, parfois, on est aussi trop en train de se poser trop dix mille questions et tout, au lieu d'être dans un mouvement qui soit animé par quelque chose qui est, comme tu l'as dit, aligné pour le coup, sur des valeurs, sur ce qui nous épanouit, ce qui nous guide dans le travail. Le salaire est important, oui, mais il y a aussi, il faut du sens intrinsèque, il faut une motivation intrinsèque. Il faut aussi que... il y a une stimulation, que ça corresponde aussi s'il y a une équipe à une vision qui suive. Et du coup, quand on a fait tout ça, parce que je voulais arriver aussi sur nos amis à la retraite, qui partent à la retraite, c'est vrai qu'on a beaucoup parlé de la carrière, et c'est un sujet sur lequel on pourrait parler pendant des heures, mais tu as abordé un point qui, je trouve, n'est pas assez abordé, et qui est un vrai enjeu, c'est qu'on arrive en fin de carrière, et qu'on part à la retraite. Et je trouve que, pour l'avoir vu, moi, de l'extérieur, il y a un truc qui se passe, qui est fort, et qui est pas assez traité et je trouve ça génial que t'en parles. Donc toi, à quoi t'es confrontée justement aux personnes qui partent à la retraite Moi déjà,

  • Speaker #1

    au cours de mes années en entreprise, si tu veux, je trouvais ça juste hallucinant, tu vois, quand il y en avait... Alors moi, j'ai beaucoup travaillé avec les commerciaux, comme j'étais sur des fonctions support aussi et je trouvais ça hallucinant, un commercial qui a travaillé son secteur, il connaît bien ses clients, il connaît un petit peu, on va dire, les... caractéristiques des clients, etc. Et en fait... On mettait cette personne-là à la retraite, enfin, c'était son moment de partir à la retraite. Et derrière, on prenait un petit jeune. Alors, ce n'est pas le fait que ce soit un petit jeune. C'est juste qu'on prenait un petit jeune qui n'avait pas les clés, en fait. Donc, au lieu de faire en sorte que ces deux personnes se rencontrent, moi, je suis à fond pour l'intergénérationnel, bien évidemment. Au lieu que ces deux personnes se rencontrent pour que ce commercial termine, mais en beauté sa carrière, parce que je trouve qu'il n'y a rien de plus beau que de... de finir sur une transmission. Il aurait pu partir avec ce jeune, voir ses clients, le présenter, l'introduire, etc. Ben non, on fait une espèce de coupure au milieu entre disant, toi, t'es fini, et toi, tu vas commencer, puis comme tu nous coûteras moins cher, etc., débrouille-toi. Et si tu veux, c'est ça que moi, j'avais en tête quand j'ai créé mon propre accompagnement, mais je me suis rattachée à des organismes. Mais dans cette idée-là, c'était comment arriver dans les entreprises, tu vois, pour proposer, si tu veux, cette... ce côté lissage de transmission. Et ensuite, comment accompagner la personne pour construire ce fameux pont entre la fin de ma vie professionnelle et dire, mais si, attends, il y a plein de choses qui vont être sympas à la retraite. Tu vois ce que je veux dire Et en fait, c'est ça qui m'anime, c'est d'arriver à se dire, mais venez côté retraite, il y a plein de choses qui peuvent se passer. Alors, il y a des gens qui vivent très bien la retraite. Je ne vais pas te mentir, il y en a qui attendent ça avec impatience, il y en a qui ne se sont pas de soucis par rapport à ça. Mais il y a d'autres personnes qui peuvent être... perdus, désemparés, qui se disent qu'est-ce que je vais faire de tout ce temps libre, etc. Quelle va être mon utilité, le sens, etc. Et puis, voilà, c'est encore une étape pour moi de transition professionnelle, puisque quitter sa carrière, c'est aussi une transition professionnelle.

  • Speaker #0

    Oui. D'ailleurs, moi, j'ai pas mal de... Ça peut paraître... Enfin, c'est assez marrant parce que j'ai quand même des retraités dans mes programmes d'accompagnement à l'entrepreneuriat parce qu'ils se disent j'ai pas envie de m'arrêter, j'ai une carrière et j'ai envie aujourd'hui d'être consultant, j'ai envie de continuer un projet. ou de créer un projet, ils ont des super projets. Franchement, j'ai des projets, je suis assez impressionné. C'est des personnes qui ont envie de continuer. Et toi, justement, pour toi, c'est quoi un bon départ à la retraite Généralement, c'est quoi qui épanouit à ce moment-là

  • Speaker #1

    C'est déjà de ne pas être au conflit avec son employeur. Parce que si tu veux, moi, je me retrouve quand même avec pas mal de personnes qui me disent je suis un peu au placard Donc, je trouve ça tellement dommage parce que c'est quand même des personnes souvent qui sont restées, parce que pour le coup, c'est des générations un petit peu avant. Donc des personnes qui sont restées assez longtemps dans l'entreprise, donc si tu veux, qui ont l'histoire de l'entreprise, qui ont la culture de l'entreprise, qui portent tout ça, les valeurs de l'entreprise, etc. Et c'est un peu comme le vieux vélo que tu mets au fond du garage en disant Allez, on va attendre que ce soit terminé pour cette personne-là. Et ça, je trouve ça juste horrible.

  • Speaker #0

    Oui, c'est déshumanisant.

  • Speaker #1

    Parce que quand des personnes ont donné le meilleur d'eux-mêmes dans des entreprises et sont fait tourner, etc. À un moment donné, il y a ça. Alors, il n'y a pas que ça, bien évidemment. Il y a des entreprises où ça se passe très bien, etc. Mais on va être honnête, Joanne. Les entreprises ne misent déjà pas beaucoup sur la formation. Elles ne misent pas beaucoup sur comment mes salariés vont partir en retraite. On est bien d'accord. Donc, si tu veux, il faut se rapprocher aussi des mutuelles, des caisses de retraite, etc. qui proposent aussi des accompagnements comme ça. qui peuvent être intéressants comme Alphonse, les talents d'Alphonse, par exemple, qui ont des super programmes aussi. Et justement, pour cet accompagnement vers la retraite, pour comment créer une retraite épanouissante. Et comme tu disais tout à l'heure, quand tu disais Moi, j'emmenais des personnes qui sont à la traite et qui viennent dans tes programmes et tout ça c'est toujours la même chose. C'est quel est votre équilibre Est-ce que moi, ça me nourrit encore de faire de l'entrepreneuriat parce que j'ai... J'ai fait que du salariat ou j'avais cette idée que tout ce que je peux apporter maintenant, je peux le capitaliser dans une entreprise. C'est toujours pareil. C'est en fait, écoutez-vous, quels sont vos besoins Est-ce que moi, j'ai une vie professionnelle tellement chargée que moi, j'ai envie de jardinage Mais peu importe, je vais dire, construisez la retraite qui vous épanouit. Construisez la retraite qui va faire que tous les matins, vous allez vous lever et vous allez être super heureux de kiffer votre retraite, etc. et de commencer cette journée.

  • Speaker #0

    Oui, j'ai toujours connu mes grands-parents assez actifs, mais plutôt en mode bricolage, jardinage, qui étaient très épanouis, pas forcément au niveau professionnel, mais dans la maison et tout, passer du temps avec leurs petits-enfants. Je trouve ça génial. Nous, c'est vrai que pour la retraite, on ne sait pas trop ce que ça va donner. J'avoue que moi, je n'y pense pas du tout. Je ne suis pas dans cette perspective. D'ailleurs, c'est très marrant parce que, vu que j'ai créé un lifestyle avec mon activité, où je suis en décalé, avec les actifs en entreprise, ce qui fait que très souvent, je pars en vacances et je vais faire mes courses et je me balade parfois avec beaucoup de retraités autour de moi. Je ne dirais pas que j'ai pris ma retraite à 30 ans parce que ce serait mentir vu la quantité de travail que je fais, mais c'est vrai que c'est assez marrant. Même hier, au moment de l'enregistre, hier, j'étais à Ikea, un jeudi après-midi, à 14-15 heures, il n'y avait que thé, bon traité. étaient en train de faire leurs petits trucs de bricolage pour la maison et tout. Et moi, j'étais en mode speed. Il faut acheter les trucs. Sans plus, j'avais un enregistrement après. Donc, c'était assez marrant. Mais c'est vrai que j'ai eu l'occasion de discuter avec eux, de voir un petit peu les profits. Et je vois beaucoup de gens aussi qui profitent aussi, qui profitent pour voyager et tout. Bon, après, j'ai une anecdote qui est assez marrante. C'est que quand j'étais allé en... En Espagne, j'ai aussi vu des personnes qui étaient âgées, qui avaient un petit peu... Parfois, il y avait la femme qui voyait son mari, qui essayait de regarder un truc, mais comme il avait passé le net, il ne voyait rien. Et j'ai dit, bon, c'est peut-être dommage d'attendre profiter, mais j'ai trouvé ça attendrissant et marrant. Mais en gros, c'est vrai qu'encore une fois, même arrivé là, je crois que le gros message, c'est qu'il n'y a pas de règles. C'est suivez aussi ce qui vous appelle, ce qu'il y a à tous les moments de la vie. Et du coup... Puisqu'on arrive justement, on a fait les trois grandes saisons, même si on peut en approfondir, mais là on arrive sur le temps, on avance pas mal. Tu as parlé aussi de tes after work. Donc d'ailleurs, tu as réussi à me faire, moi, le sauvage ultime. On parlait d'introversion, à me faire venir un networking auquel j'ai passé de très bons moments. Et du coup, je continue de venir parce que je passe des très bons moments. Et ce qui est chez moi, je te le dis, ce n'est pas évident de me faire aller à des networking. Donc c'est dire que ta formule, elle est cool. Je peux témoigner, elle est cool. Déjà, il n'y a pas trop de monde, donc c'est bien pour moi. Et les gens sont cools, mais c'est peut-être ton énergie aussi qui amène ça. Qu'est-ce que ça t'a donné envie de faire ces happy after et de développer ce concept

  • Speaker #1

    Si tu veux, au départ, ce n'était pas du tout cette ambition-là. En fait, au départ, quand je t'ai dit que la société dans laquelle je travaillais à Bordeaux a fermé ses portes et que je me suis posé un peu ces questionnements de est-ce que je monte ma boîte En fait, au départ, quand on a été par… quand on est parti dans la première vague de licenciement avec ma collègue, mon ancienne collègue Sandrine, si tu veux, nous, en plus de notre boulot, on animait les soirées de l'entreprise un peu. On avait aussi une petite casquette événementielle, on aimait bien ça, etc. Et donc, quand on s'est retrouvés sans boulot, on s'est dit, oh là là, gratter aux portes, nous, on ne sait pas trop faire, mais qu'est-ce qu'on sait faire On s'est posé la question, qu'est-ce qu'on sait faire Et nous, on s'est dit, on sait faire de l'événementiel. Et à l'époque, alors je vais vous parler, à l'époque, il y avait Viadeo. Je ne sais pas si tu te rappelles, Viadeo.

  • Speaker #0

    Oh là là, mais c'est du tout ça. Ça existe encore, je ne sais pas. J'ai un compte dessus, mais je ne sais pas les petites réponses.

  • Speaker #1

    Et en fait, à l'époque, il y avait Viadeo. Et en fait, c'était le, comment dirais-je, le concurrent de LinkedIn. Mais en fait, LinkedIn commençait vraiment à prendre de l'ampleur en 2017, etc. Et ma collègue, elle était très Twitter. Maintenant, on dit X. Et elle me dit, ouais, tu sais, il y a des apéros X. Non, il y a des apéros X ou des dîners X, je ne sais pas quoi. Et donc, Twitter. Alors, je lui dis, écoute, moi, je ne suis pas trop fan de Twitter. Oui,

  • Speaker #0

    parce que X aurait été en plus.

  • Speaker #1

    Ouais, qu'il y a des dîners comme ça. Quand je le juge, je me dis, oh là là. Non, Twitter, tu sais, il y avait des apéros Twitter, etc. Et je lui dis, mais écoute, il y a un truc qui est en train de monter, qui s'appelle LinkedIn. Et je lui dis, là, pour le coup, c'est très professionnel, etc. Donc, on est parti de cette idée-là, en fait. Et donc, tu vois, tu connais Bordeaux, donc on est allé boire la Cité du Vin à Bordeaux. Et donc, on leur a demandé, à côté, il y a la brasserie de la Cité du Vin. Est-ce que vous nous suivrez En fait, on voudrait créer un after work autour de LinkedIn pour que ça reste très professionnel, etc. Je lui ai dit, si ça se trouve, on sera deux. Je n'en sais rien. Et c'est parti comme ça. Et la première session, tu vois, on était 70, après on était 50. Sandrine a vite retrouvé du boulot. Moi, j'étais toujours en train de cogiter, je cherche du travail, machin. Ça a été mes grands questionnements pendant un an. Et puis, finalement, j'ai repris à mon compte les Happy After. Les After Rock Lincoln, je les ai renommés les Happy After. Et je réduis à 30-35 personnes maximum. Et comme je te disais, comme moi, j'ai plus ce côté social, et moi, je suis quelqu'un de... Je suis un anima social, tu vois. Créatrice de liens, j'ai besoin de cette énergie-là. Je me dis des fois, ça fait longtemps que je n'ai pas fait un petit after work, je fais un petit after work. Et le but, c'est ça, c'est vraiment que les gens se rendent compte. Je trouve qu'on est tout le temps en train de courir. On n'échange plus, soit on est derrière un écran, soit on est derrière notre téléphone, etc. Et moi, l'idée, c'était vraiment de créer une parenthèse. pour que juste les gens prennent le temps d'échanger ou de se parler, tu vois. Donc, il n'y a pas de conférence. Et comme je dis, si vous venez chercher un boulot, si vous venez chercher du business, venez pas en fait, ce n'est pas l'objectif. L'objectif, c'est vraiment de se rencontrer, de créer des liens de confiance. Et quand tu crées de la confiance, bien évidemment. Après, tu crées de la recommandation parce que les gens se sont rencontrés, les gens se connaissent. Tu es venu une ou deux ou trois fois, après, tu commences à connaître les gens. Il y a des gens qui reviennent. Mais il y a des nouveaux. La dernière fois, il y avait 4-5 personnes que je ne connaissais pas et ça se brasse comme ça. Et finalement, cette bienveillance et cette écoute, ce partage, moi, j'en ai besoin et je trouve ça sain. Et je trouve que les gens qui viennent en plus, c'est magique. À chaque fois, je trouve qu'il y a un côté très bienveillant, très ouvert. Donc, je suis hyper contente. Je continue. Je les ai créés fin 2017. C'était les premiers After Work LinkedIn sur Bordeaux. Là, on doit être à la 20e édition sur Bordeaux, région bordelaise, etc. Et je les ai créés il y a 2-3 ans sur le bassin d'Arcachon, parce que moi, je vis sur le bassin d'Arcachon. Donc, l'idée, c'est vraiment ça, de se rencontrer. Moi, je ne fais absolument pas de business là-dessus. C'est vraiment totalement ouvert pour que, justement... Moi, je me suis confrontée, tu sais, quand je me suis lancée à mon compte, à me dire, oh là, je n'ai pas mis 500 balles à mettre dans un club d'entreprise. Donc... comment je peux faire du réseau et tout ça. Et c'est là où j'ai vu qu'aussi, ce concept plaisait, parce que tu payes 15 balles, tu as ton verre, tu as des petites tapas, tu discutes avec les gens, et puis voilà, si tu n'as pas envie de revenir, tu ne reviens pas, libre à toi. Et au pire, tu as payé 15 balles, mais tu as passé un bon moment où tu as bu un verre et jamais emmené les tapas, tu vois, donc il n'y a pas de perte. Donc voilà, c'est quelque chose vraiment qui me tient à cœur, et comme tu dis, je me suis arrêtée de me mettre la pression aussi, quand tu dis, on se met la pression, etc. Au départ, je me disais, tous les deux mois, j'étais un truc. Oh là là, je n'ai pas tenu les deux mois. Mais en fait, non. Maintenant, j'en fais quand je le ressens besoin.

  • Speaker #0

    Oui, tu ressens, tu as l'énergie, le flow. Voilà, dans le flow.

  • Speaker #1

    Bonne conclusion, en tout cas.

  • Speaker #0

    Oui, parce que l'événementiel, c'est très compliqué. Ça peut devenir usant si on se met la pression. Et c'est vrai que ta formule, elle est top. Parce que, en fait, d'ailleurs, j'ai interviewé Angélique et Claire, qui ont aussi une asso. Enfin, c'était une asso, maintenant, c'est une entreprise. sur Bordeaux, qui est sur le concept, pareil, de se retrouver autour des marches, d'activités, d'ateliers et tout. En mouvement, c'est ça. Donc, il y a des podcasts, allez l'écouter si vous voulez sur ça. Et c'est vrai que dans la région, on commence à avoir des beaux projets comme ça. Et moi, j'aime parce que ça apporte cette liberté. Alors, pour être dans un club, mais d'ailleurs, en plus, c'est un club autour du padel, donc sur le sport, qui est vraiment beaucoup et que j'aime bien, qui est vraiment en mode à la cool aussi. Moi, je n'aime pas qu'on mette la pression, comme toi. Moi, j'ai besoin d'être libre, de créer du lien naturellement. Je ne viens pas faire du business pitché et tout. Je viens, si ça se fait, ça se fait. Et puis les choses sont naturelles. Après, il y a de la recommandation ou pas. Mais moi, j'aime bien ce flow justement. Je n'aime pas forcer les relations. Je n'aime pas où on dit, tu viens et tu dois recommander un tel et tout. Non, c'est naturel. Et ça, j'apprécie. Et puis bon, si je suis déjà venu trois fois, c'est que j'aime bien. Tu te rassures. Parce qu'il y a les cheveux de zerk, il y a les networking. Je suis allé, je ne suis pas revenu. Donc non, non, c'est cool. C'est un beau concept. De toute façon, je mettrais, si ça intéresse des gens, je mettrais ton LinkedIn pour suivre et puis même des petites références. Pour finir, est-ce que tu aurais un petit conseil, un petit pour tous ceux qui, quel que soit le moment de la vie, ils se disent bon, mais déjà, là, je sens que j'ai envie de changement ou je sens un questionnement de carrière. Qu'est-ce que je peux faire là tout de suite Par quoi je peux commencer Un petit tips, un petit hack ou un petit conseil Première étape.

  • Speaker #1

    Alors déjà, il faut s'écouter. La première chose, c'est ça. C'est que déjà, si vous ressentez cette envie-là, c'est qu'il y a peut-être une envie de changement. Parce que sinon, on ne se poserait peut-être pas naturellement la question. D'accord La deuxième chose, ça peut être l'exercice que vous allez trouver sur Internet, la roue de la vie. Faites votre petit bilan. Comme ça, c'est un petit tips concret, exercice concret. Travaillez sur vos besoins, comme j'ai dit. Travaillez sur vos valeurs. Vous allez en trouver des exercices. Il y a des liens aussi gratuits pour le test des 16 personnalités. Il est super intéressant. C'est une sorte de M.

  • Speaker #0

    Oui, d'ailleurs, j'ai fait une vidéo depuis Monsieur le Mien.

  • Speaker #1

    Donc, moi, je le trouve génial, ce test-là, le NBTI, 16 personnalités. Et il est hyper parlant. Et si vous achetez la version, je crois qu'elle est à 2,50 euros. Vous pouvez avoir le résumé simple. Mais si vous achetez la version à 2,50 euros, vous avez l'avis professionnel en plus. Voilà. Donc, regardez tout ce que vous pouvez prendre aussi sur Internet. Besoin. valeurs, alignements, écoutez-vous et surtout écoutez-vous parce que vous allez voir que les réponses finalement vous les avez naturellement parce que quelqu'un qui va se dire moi je suis tournée vers l'environnement mais je bosse chez Monsanto ou Total et je vais peut-être pas forcément être alignée donc soyez aussi logique avec votre alignement si vous êtes quelqu'un d'introverti et vous êtes sur un plateau où il y a 40 personnes avec des téléphones qui sonnent toute la journée, vous n'êtes pas au bon endroit bien évidemment, si vous êtes quelqu'un qui aimez le management plutôt où on vous explique, où on prend le temps et que vous êtes avec un type de manager plutôt général, vous n'êtes pas au bon endroit non plus. Donc, analysez déjà l'environnement où vous êtes, votre métier. Faites déjà un petit point sur tout ça. Analysez aussi avec votre haut de la vie et puis ensuite, écoutez-vous, suivez ce qui vous porte. Mais restez ouverts et n'ayez pas peur de changer parce que vous allez voir qu'il y a plein d'opportunités qui vont s'ouvrir et je sais que le cerveau nous ramène tout le temps au négatif, c'est son travail. Donc, vous pouvez aussi vous ouvrir en essayant de trouver les trois kifs de votre journée pour vous faire plaisir et vous faire du bien parce que vous allez voir que votre mindset, il peut complètement changer aussi du négatif au positif et vous allez voir les choses différentes.

  • Speaker #0

    De très belles paroles et je partage ces conseils et d'ailleurs je pense que toi comme moi, nous partageons aussi une valeur qui est de d'amener les gens à la connaissance d'eux-mêmes. Et on n'est pas là pour vous dire, voici ce qui est bien, voici ce qui est mal, mais plutôt, on a un rôle de guide. C'est que, en fait, les réponses, on apporte des outils, des questionnements, et en recul, pour que vous apportiez les réponses de vous-même. Mais on ne peut pas vous dire, voici ce que tu dois faire de ta vie. C'est plutôt vous accompagner dans un processus où ça doit venir de vous, et vous aider à mieux vous connaître. Donc, je pense que... C'est ultra important de le comprendre aussi.

  • Speaker #1

    Moi, je suis tout à fait d'accord avec ça. Et tu sais, même quand je fais les bilans de compétences, etc., je dis, les gens, tu sais, il y a la courbe du changement. Donc, il y a un moment donné où ça bascule. Parce que quand on arrive sur le concret, ça commence à flipper. Le cerveau joue bien sensueux, tu vois. Et en fait, quand on arrive à cette période-là, je leur dis aux gens, moi, je suis juste là pour vous poser les questions. Mais après, tous les choix, en fait, ce sont vous qui les faites et vous appartenez.

  • Speaker #0

    Tout à fait. Et puis je vous rassure, la flip c'est normal, même moi ça m'est déjà arrivé qu'on me dise de l'extérieur et que je capte que la prochaine étape c'est ça, mais que j'ai peur parce que je suis attaché, je me dis, je vous donne un exemple typique, franchement très récent, parce que comme ça au moins ça va illustrer par rapport à ce que tu dis, la transition entre Game Entrepreneur et Flowtasking, moi j'étais en flip, mais je savais qu'il fallait que j'aille dessus. Mais Game Entrepreneur c'était mon bébé, ça faisait des années, ça cartonnait et tout, mais je sentais que j'arrivais au bout, j'avais fait le tour et que je voulais aller là, mais j'avais ce truc qui me retenait. Et même quand j'ai lancé Game Entrepreneur à l'époque, c'était aussi une transition. Donc je vous dis, c'est toujours du plus beau et c'est OK d'avoir peur. C'est normal d'avoir cette flippe. Mais si vous sentez qu'il y a un truc qui arrive là et qu'au fond de vous, même si ça vous fait peur, mais vous le sentez, il y a peut-être des chances que ça soit là qu'il faille aller.

  • Speaker #1

    Mais à l'heure du changement, de toute façon, on sait que dans le changement, il y a la phase de peur.

  • Speaker #0

    Tout à fait. qui est normal.

  • Speaker #1

    Tu disais, toi, c'est au moment... Et dans le bilan de compétences, ça se sent, c'est vraiment au niveau de la bascule quand tu commences à avoir étendu un peu les pistes, etc. Et que tu mets ensuite... Tu rentres dans la phase concrète. Et là, c'est exactement ce que tu dis, toi, dans tes transitions. C'est à chaque fois sur la transition, quoi. C'est au moment où ça bascule où là, tu dis Wow Et là, ton cerveau, il commence à dire Warning, warning, warning Oh là là Où tu vas Où tu vas Et en fait, non, vous allez voir que plus vous allez tester des choses et plus votre cerveau, il va être rassuré. sur ce qui est en train de se passer et il va élargir son champ des possibles, son champ d'action. Et c'est comme ça qu'en fait, on fait évoluer nos choses. En fait, c'est en allant tester des choses qu'on rassure notre cerveau et que lui nous offre plus de place pour toute créativité, envie et besoin, etc. Tout ça, quoi.

  • Speaker #0

    Et parce que le changement, autant sur la carrière que de vie, c'est aussi un changement interne de mode de pensée, de cerveau et tout. En tout cas, merci beaucoup pour cette richesse. C'est où qu'on peut te retrouver Ben écoute,

  • Speaker #1

    LinkedIn, LinkedIn, Laetitia Ekem, E-Y-Q-E-M, voilà. Et puis après, mettez le lien. Voilà. Après, sur fil rouge formation, voilà, c'est mon www.filerougeformationavec1s.com tout accroché. Et puis, normalement, après, vous avez tous mes réseaux. Je suis aussi sur Facebook, laetitiaekem.pro, voilà. Donc, n'hésitez pas, avec plaisir, pour échanger. Et de toute façon, notre premier échange, il est gratuit. Donc, ne vous inquiétez pas, il n'y a aucune obligation. Si vous avez envie d'échanger, si vous avez des questions, si vous avez envie de venir aux After Work, écoutez, avec grand plaisir. De toute façon, moi, j'aime bien échanger avec les gens et il n'y a pas d'obligation derrière. C'est juste le plaisir de se rencontrer et de créer du lien.

  • Speaker #0

    Écoute, merci beaucoup. Je vous mettrai tout ça dans les notes du podcast. Et puis, peut-être qu'on se retrouvera à un des événements. Et peut-être que des gens des événements nous ont écoutés là. Et merci à vous. Et puis, encore une fois, merci beaucoup à toi. À très bientôt. Ciao. porte-toi bien et puis vous qui avez écouté appliquez les conseils d'ailleurs merci Laetitia et puis un petit truc que je voulais aussi vous dire n'hésitez pas à nous retrouver sur l'espace membre si vous voulez commenter parce que les podcasts ne sont pas laissés de commentaires partout donc j'ai créé un espace membre je vous mets le lien si vous voulez laisser un petit message même à Laetitia ou autre vous pouvez le faire désormais dessus bon voilà merci Laetitia à très bientôt ciao hey vous êtes encore là c'est Johan vous êtes arrivé jusqu'au bout félicitations et merci de votre écoute nous arrivons au bout de cet épisode et j'espère qu'il vous a plu et que vous avez eu plein de perspectives nouvelles et de pépites en tout cas je suis très heureux d'avoir reçu Laetitia dans l'épisode si vous voulez la contacter vous avez les infos dans les notes du podcast, n'hésitez pas à dire que vous venez de la part de Johan et puis bien entendu comme je l'ai dit c'est grâce à vous que le podcast il existe, vous avez le pouvoir de partager de me laisser des étoiles sur Spotify Apple Podcast et tout, ça contribue, ça aide, c'est ultra précieux. Et aussi et surtout, si vous souhaitez justement découvrir des nouvelles personnes, des nouveaux invités, n'hésitez pas justement à vous abonner, à suivre si vous venez de nous découvrir. Et je suis très heureux tous les mercredis, tous les 15 jours, d'inviter des personnes dans le podcast de différents profils, horizons connus, moins connus. L'essentiel, c'est qu'à de la valeur, qu'à des perspectives et qu'on apporte toujours plus de valeur pour vous et qu'on vous aide aussi à rester dans votre flot, parce que c'est la philosophie de trouver son flot et être dans le flot. En tout cas, je suis très heureux d'avoir pu avoir cet échange. J'espère que ça a été riche pour vous et moi, je vous retrouve pour des futurs épisodes. A très bientôt.

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