Speaker #0Que vous soyez entrepreneur, passionné par ce que vous faites, ou indépendante slash indépendant, mais même simplement curieux du monde du podcasting, vous êtes au bon endroit. Dans Podcast Mode d'Emploi, je vous dévoile tous les secrets du podcast, comment l'utiliser pour booster votre entrep... Alors moi, oui, clairement, ça m'est déjà arrivé de me retenir, de dire quelque chose parce que j'avais peur du jugement. Et même encore aujourd'hui, ça peut m'arriver. Avoir une idée, quelque chose que j'ai vraiment envie de dire. Et puis au dernier moment, je me pose quand même la question, est-ce que c'est trop ? Est-ce que vraiment ça va plaire ? Comment est-ce que les gens vont le prendre ? Et dans ces moments-là, soit je modifie, soit j'adoucis un petit peu, soit au pire, je ne dis rien du tout. Et le problème, c'est que ce réflexe-là, il est en train de saboter bien plus que ce que vous imaginez. Et si vous ressentez ça, moi j'ai envie de vous dire quelque chose d'important. Vous n'êtes pas seul. Cette peur du jugement, elle est tout à fait normale. On passe tous par là à un moment donné, dans n'importe quel domaine de notre vie, que ce soit professionnel, au niveau de la famille, au niveau des amis, en amour, tout le temps. Mais le vrai problème, ce n'est pas d'avoir peur, parce que ça, on l'a compris, c'est normal. Le vrai problème, c'est de rester bloqué dans cette peur, à cet endroit-là. Parce que si vous attendez de vous sentir complètement à l'aise pour faire des choses, si vous attendez que tout le monde valide ce que vous faites, vous n'avancerez jamais. Et pendant ce temps-là, il y a plein d'autres personnes qui sont parfois bien moins compétentes que vous, d'ailleurs, qui prennent votre place parce que eux, ils osent. Et c'est bien dommage. Ça me fait penser à quelque chose que j'ai vécu au tout début de mon parcours. Quand j'ai commencé la radio, j'ai fait une formation de deux semaines avec un journaliste très expérimenté. Je ne me rappelle plus si je vous en ai déjà parlé au cours d'un autre épisode, mais si je ne m'en rappelle plus, c'est que non que vous non plus. Pendant ces deux semaines-là, il m'a fait reprendre, reprendre et reprendre tout ce que je faisais, les différentes chroniques que je devais écrire, etc. Je devais recommencer sans arrêt. Alors que les autres, ils arrivaient à faire quelque chose de fluide assez rapidement. moi j'étais constamment reprise, corrigée, critiquée et j'avais l'impression d'être jugée un petit peu par tout le monde, tous ces gens qui étaient autour de la table, eux tout à fait capables de faire le travail qu'on leur demandait. Et c'était pas forcément très doux ni très pédagogique comme manière de faire, mais avec le recul, j'ai compris quelque chose d'essentiel. À ce moment-là, j'étais beaucoup trop lisse, beaucoup trop neutre, je ne mettais aucune émotion parce que j'étais trop concentrée sur comment j'allais écrire, quels mots j'allais utiliser. J'allais chercher beaucoup trop dans les détails et je loupais la chose la plus importante, juste faire passer mon message. Je cherchais vraiment à bien faire, je m'appliquais, je vous promets que je m'appliquais. J'ai toujours été très scolaire, moi j'adorais l'école, mais sur ce coup-là, ça ne servait à rien. Parce que je ne disais vraiment pas ce que je pensais, je n'étais pas naturelle, je n'étais pas authentique, alors de loin pas. On m'a souvent fait la remarque à ce moment-là de ma carrière que quand je parlais, c'était très lu. voire chanter. J'avais une voix hyper chantante, ça on me faisait souvent la remarque au téléphone aussi à l'époque. Donc forcément, ça ne pouvait pas me marquer. Les gens n'entraient pas dans mon histoire. J'étais chiante à écouter, il faut dire ce qu'il y a. Et aujourd'hui, je retrouve exactement ce même phénomène chez plein de personnes que j'accompagne dans la formation. Alors, c'est pas le regard des autres qui vous bloque. C'est la place que vous allez donner à ce regard. Parce que là, encore une fois, si vous vous inquiétez de faire faux, de... pas être assez bien, au début ça sera pas bien. C'est normal si vous n'avez jamais fait ça. C'est ce que j'ai aussi compris. Au départ, ça faisait une année que je faisais de la radio une fois chaque week-end. J'étais face à des gens qui faisaient ça depuis plusieurs années, qui travaillaient tous les jours à 100%. Forcément que j'étais pas au même niveau. C'est tout à fait logique. Il faut du temps, ça s'apprend et il faut se laisser ce temps d'apprendre. Mais pour apprendre, il faut faire. Même si c'est pas top, il faut y aller, il faut avancer. Parce qu'en réalité, ce n'est pas les autres qui vont décider de ce que vous voulez dire. C'est vous. Vous, vous allez vous filtrer, vous allez adoucir, vous allez hésiter. Et personne ne vous demande de faire ça. Vous êtes le seul à vous donner ces clés-là d'adoucir et de filtrer. C'est tellement dommage. En fait, c'est un petit peu comme dans une relation. Vous savez, quand vous faites attention à tout ce que vous dites, parce que c'est le début, vous réfléchissez à chaque mot pour être sûr de ne pas déranger, pour être sûr de bien faire, pour être sûr de plaire. Alors au début, ça peut donner l'impression que tout se passe bien. Mais en réalité, c'est jamais une relation profonde. Si vous restez comme ça, vous allez rester en surface, ça ne sera pas authentique. À un moment donné, vous allez vous perdre parce que vous n'êtes pas vraiment vous-même. Et si vous n'êtes pas vraiment vous, les gens ne peuvent pas vraiment se connecter à vous. Et c'est exactement ce qui se passe dans votre podcast. C'est exactement la même chose. Donc si vous vous demandez concrètement à quoi ça ressemble, ce syndrome de la peur du jugement, je vais vous donner quelques signes très simples que votre peur du jugement est en train de prendre beaucoup trop de place. Premièrement, vous adoucissez votre message. Vous savez exactement ce que vous voulez dire, mais vous l'adoucissez. Autre signe, vous cherchez à plaire à tout le monde. Alors ça, c'est la pire chose que vous puissiez faire parce que c'est impossible. Je vous le dis tout de suite, c'est impossible de plaire à tout le monde et vous n'allez jamais vraiment prendre position si vous faites ça. Troisième chose, vous reformulez sans arrêt pour que ce soit parfait, pour que ce soit super, pour que ce soit le bon mot. Mais si vous faites ça, vous allez perdre en impact. Pas besoin d'avoir les bons mots. Il faut que ça frappe, il faut que ça tape, il faut qu'on retienne ce que vous dites. Autre chose, si vous évitez certains sujets aussi, vous vous auto-censurez. Parce que vous savez que ça pourrait faire réagir et ça vous fait un petit peu peur. Encore un point, si vous voulez être irréprochable, j'essaie d'éviter le mot parfait parce que vous savez très bien que moi ça n'existe pas, mais même être irréprochable au point de ne plus vraiment être vous, ça va aussi effacer votre message. Et le problème c'est que tous ces petits points là, tout ça, ça ne va pas vous protéger. Au contraire, ça va vous effacer. Si vous vous reconnaissez là-dedans, je ne vais pas juste vous dire « Soyez vous-même » parce que ça marche comme ça. Non, c'est pas aussi simple. Moi, je peux vous proposer trois choses pour commencer à bouger, trois choses concrètes. La première, c'est déjà d'observer. À quel moment est-ce que vous modifiez ce que vous vouliez dire ? À quel moment vous hésitez à utiliser des mots ? La deuxième, c'est de vous demander « Qu'est-ce que je voulais vraiment dire au départ ? » C'était quoi le message au fond ? Pas la version correcte, la vraie version. Qu'est-ce que j'avais vraiment envie de dire ? Et la troisième, c'est déjà d'oser en dire un petit peu plus. Un peu plus vrai, un peu plus direct. Prenez pas des chemins de traverse. Essayez d'être vraiment avec la flèche. Vous imaginez, vous avez une flèche et que vous devez la lancer au cœur de la cible. C'est exactement ce que vous faites avec votre message. C'est une flèche qui va aller dans le cœur de votre cible. Et donc dans le cœur de votre audience, de vos clients. Et qui vont... recevoir ce message de manière plus directe. Et même si ce n'est pas parfait, ce n'est pas grave. Encore une fois, ça ne le sera jamais. Mais soyons honnêtes, si déjà vous arrivez à faire ça, à être un peu plus direct, à moins vous censurer, ce sera déjà une première étape de gagné. Parce que derrière tout ça, il y a tout un travail pour structurer un message qui est à la fois authentique, mais qui aussi attire les bonnes personnes. Ce n'est pas si simple. Et si vous vous reconnaissez dans ce que je viens de partager, si vous sentez que vous vous retenez, que vous vous filtrez et que ça vous empêche vraiment de prendre votre place aujourd'hui, je vous invite à faire une chose très simple. Appelez-moi. On peut tout à fait en parler. On peut essayer de trouver où sont les blocages. Moi, je propose toujours des appels découvertes autour de ma formation Podcast Authentique, un appel d'environ 30 minutes qui vous permet déjà de voir si ça vous intéresse. Et moi, je peux voir aussi si je peux vous aider. Ça va dans les deux sens, parce qu'il y a des fois... des profils qui ne correspondent pas, mais au moins on essaie. Et puis peut-être qu'on pourra déjà comprendre quels sont les blocages qui vous empêchent d'avancer. Avec cette formation, je vous aide à structurer votre message et surtout à oser le porter pleinement. Parce que vous le valez bien, j'ai envie de dire, si j'ose piquer cette petite phrase de pub. Le lien pour prendre contact avec moi, il est dans la description. Ce sera vraiment avec un grand plaisir que j'échangerai avec vous sur le sujet. Je vous souhaite de passer d'ici là une excellente semaine. et surtout, n'oubliez pas, votre voix, elle a de la valeur, à condition que vous la laissiez vraiment s'exprimer. Malyce, malyce,