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DANS LA POIRE !, le podcast nutrition pour mieux manger, du coeur à l'assiette !

DLP 29 : Ralentir, Observer, Choisir, la méthode ROC pour les bons choix alimentaires ?

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16min |28/05/2021
Play
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Description

-  "Je me suis lâché(e), faut absolument que je saute un repas !"

-  "Bon, là, c’est pizza ce soir, je vais jusqu’au bout comme ça c’est fait et ensuite ceinture jusqu’à ce week-end", 

-  "Faut que je sèche, là, donc, je vais zapper les féculents quelques temps" 

- "Faut que je reprenne une part de la tarte à la fraise ou un verre de vin parce que c’est que mes potes attendent de moi".

VOUS AVEZ REMARQUE COMMENT NOS PENSEES SONT DES ORDRES/FONT DESORDRE ? 

Dans ce 29ème épisode de Dans la poire 🍐!, je vous parle de nos pensées qui / habitudes / comportements qui nous font faire des choix alimentaires qu'on ne se souhaite pas vraiment. 

Spoiler : plus c'est "urgent", moins c'est urgent ! 

Ce que je vous invite à faire, à entrainer comme capacité, c’est celle de 

- ralentir, 

- observer, 

- choisir.

Comme un ROC, quoi ! 

Je vous laisse découvrir cet épisode très riches, avec une magnifique surprise littéraire qui vous attend, mais je ne vous dis pas où ! 

💪 Je compte sur vous pour me dire si cet épisode vous a semblé utile sur Apple Podcast ou sur Instagram. Sérieux, c'est méga important ! 

➡️ Pour me soutenir, c'est gratuit et ça met des paillettes dans votre vie (#so2019). Au choix : 

1️⃣ option "balèze" : marcher nu(e) dans une grande ville comme Bruce Willis dans Die Hard avec une pancarte : "Dans la poire!, y'en a pas deux comme toi!";

2️⃣ option "easy" :  5 étoiles + un mot doux sur Apple Podcast ou sur toute autre plateforme d'écoute = il suffit juste d'emprunter un Iphone, you can do it !

3️⃣ option "partage de bons plans": partagez à l'un de vos proches à qui vous voulez du bien;

4️⃣ option "moi, j'ai du réseau" : appellez Yann Barthès, Anne-Elisabeth Lemoine, Léa Salamé, François Régis Gaudry ou Gilles Bouleau pour leur faire écouter mes tribulations alimentaires. 

5️⃣ option "flemme" : écoutez-le, tranquillement, en lapant votre thé favori, ça marche aussi. Le plus important, c'est vous. Ça l'a toujours été. Namast(h)é. 


⚠️ ANNONCE ! J'ai lancé ma Newsbetter : Charly’s Kitchen !


📥Chaque vendredi à 7H01, dans votre boîte mail, vous recevez :


1️⃣ Le conseil de Charly  

🍀Pour vous : de l’info concrète et immédiatement applicable 

2️⃣ L’assemblage équilibré, simple, rapide & pas cher 

🍀Pour vous : une recette équilibrée le midi ou le soir, souvent locale et de saison, en transition vers le veggie compatible

3️⃣ « Nourrissant», le podcast exclusif rien que pour vos oreilles 🎙️

🍀Pour vous : une réponse aux questions que vous vous posez.


💸 Et si vous voulez gagner jusqu'à 6 mois gratuits sur mon offre, go par ici !

➡️ Restons en contact ! sur le blog (charlesbrumauld.com/podcast), sur Instagram @CharlesBrumauld pour me poser des questions ou me soumettre des thématiques pour un prochain épisode ! 

🙏 Merci de votre écoute, de votre attention, de votre temps. Mettez-les au service de votre alimentation ! 

Voix off et extraits de ce Dans la poire! 27 : y'en a pas ! 1. J'avais pas le temps. 2. Le timbre et l'énergie de l'épisode s'y prêtait moins cette fois. C'est ça, aussi être flexible, c'est savoir se foutre la paix quand c'est nécessaire ! 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Hello, c'est Charles Brumeau, diététicien. Bienvenue à Dans la Poire, le podcast pour mieux manger. Je suis ravi de vous retrouver pour ce 29e épisode, saison 2, qui est consacré à ce qui fait, suit des règles ou des pensées qui nous font faire des choses bizarres par rapport à notre alimentation. Alors, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans certaines situations, certains contextes de vie, notre cerveau, qui est un formidable raconteur, producteur d'histoires, nous dit, nous intime de faire telle ou telle chose et ça devient tout de suite une question. impérieuse. Si on se centre un peu sur l'alimentation, qui est un peu mon dada, ça peut être « Ouais, je me suis lâché, faut absolument que je saute à repas. Bon là, c'est pizza ce soir, je vais jusqu'au bout, comme ça c'est fait, et puis ceinture jusqu'à ce week-end. Ah, faut que je sèche, là, donc je vais vraiment zapper les féculents en quelques temps, c'est vraiment important. Faut que je reprenne une part de tarte à la fraise ou un verre de vin parce que c'est ce que mes potes attendent de moi et que je veux pas les décevoir. Je bouffe super vite, donc bon, j'y suis habitué depuis 20 ans, mais ça va pas me changer grand-chose. Vous avez vu, on dirait Bien définitive, il n'y a pas beaucoup de place pour la nuance et la complexité. On a vraiment l'impression d'être certain de ce qu'on dit, que ses pensées sont la vérité. Alors ce qu'on est tenté de faire, c'est justement de faire exactement ce qu'il dit, notre petit cerveau d'amour. Et ce faisant, j'ai envie de dire même chemin faisant, on se retrouve un peu comme un lapin dans les phares d'une voiture, on ne se laisse pas beaucoup de choix. Ça me fait penser aux réactions de survie, les fameux 3F, freeze, fly or fight, faire le mort, s'enfuir ou combattre. Et ces réactions, elles sont plutôt utiles quand vous devez combattre un feu ou fuir un animal qui vous poursuit, peut-être un tout petit peu moins quand il s'agit de bien réguler votre hygiène de vie. On est donc happé par nos pensées qui nous disent de faire des trucs plus ou moins cool. Ce que je vous invite à faire, à entraîner comme capacité, c'est de ralentir, observer, choisir. Ralentir, observer, choisir, c'est une expression qui est souvent utilisée en thérapie de l'acceptation et de l'engagement. Acte en anglais, acceptance and commitment therapy, while again, piece to fly. Développer l'habilité à ralentir, c'est je m'apprête à manger, je ralentis. Au lieu de laisser le réflexe, les habitudes ou les pensées gouverner votre vie à toute vitesse, hop, on essaie de ralentir un peu. Si on a l'habitude de manger vite, on peut reposer, lâcher sa fourchette par exemple. Si on avait décidé d'aller au bout de cette pizza, pour reprendre ces exemples, On peut faire une pause à la moitié ou au trois quarts, peut-être boire une gorgée de ce qu'on veut, ralentir quoi. Décider peut-être de servir les autres de cette tarte aux fraises avant de décider pour soi-même. Ensuite, d'observer. Observez ce qui se passe. Tiens, je mange vite, là je suis vraiment en mode impulsif. Et chaque fois que vous avez envie de vous nourrir, observez quelle est la part de faim. Si ce n'est pas la faim, comment vous sentez-vous d'un point de vue émotionnel ? Vous pouvez nommer cette émotion si vous y arrivez, coter son intensité, peut-être... De 1 à 10, l'observer dans votre corps sans opposer de résistance et voir si vous pouvez noter votre impulsivité, votre niveau d'impulsivité de 0 à 10. Je reprends un peu les exemples que je vous ai dit en début d'épisode. Si vous avez décidé de sauter un repas, tiens, est-ce que sauter un repas, qu'est-ce que ça va faire concrètement ? Si j'ai vraiment trop mangé au repas précédent, après tout, ça se tient. Peut-être que je remangerai quand j'aurai faim. Même chose si vous avez décidé de zapper les féculents, observez ce que cette pensée produit chez vous. Est-ce que c'est du soulagement, de l'espoir ? Est-ce que vous y croyez vraiment au fond de vous, à cette histoire de zapper les féculents ? Mais vraiment, genre au fond de vous, est-ce que vous y croyez vraiment ? Est-ce que ces choix-là, est-ce qu'ils vous éloignent ou est-ce qu'ils vous rapprochent de ce qui compte vraiment pour vous ? Ce qui est important pour vous, au sens d'une vie qui vaudrait vraiment la peine d'être vécue ? Est-ce qu'ils me rapprochent même de la personne que j'aimerais incarner ? Bien sûr, quand on est pris en tenaille dans les objectifs de poids, vous allez me dire « Bah ouais, mais ce qui est important pour moi, c'est de maigrir » . Je vous invite d'ailleurs à regarder ma petite vidéo sur ce que les régimes vous font faire. J'avais pris un cas pratique avec une patiente qui s'appelle Carole, qui est originaire de Nice. Allez sur mon Instagram dans la vidéo IGTV. Je pense que vous allez passer un bon moment. Ouais, donc ok, sur ces objectifs de maigrir, j'entends bien. J'imagine que c'est pas facile de faire la différence quand on a des objectifs clairs et nets. Ce qui est important, c'est vraiment de retrouver des objectifs larges, inatteignables, des sortes de boussole. Ça peut être par exemple prendre soin de moi, prendre vraiment soin de moi. derrière ça, ça peut être me sentir bien dans mes vêtements, dans mes baskets, parce que si on y réfléchit bien, la focale d'attention, elle est quand même vachement petite quand il s'agit d'atteindre un chiffre sur la balance. C'est ni bien ni mal, c'est juste que c'est super petit comme grille de lecture. Et pour faire passer des comportements vertueux qui vous nourrissent vraiment dans une toute petite grille de lecture, c'est un peu comme si on essayait de faire rentrer un carré dans un rond, ça ne marche pas super bien. Ok, on a vu ralentir, observer, maintenant choisir. J'ai même envie de dire... Re-choisir, ré-orienter ce qu'on avait choisi au départ pour le mettre en tension, pour questionner si ses choix... Ils nous vont si bien que ça ou pas. Par exemple, si on mange vite, se donner 5 minutes de pause pour aller boire un verre, petit temps de pause, comme ça on réévalue son envie de manger ou sa faim, et on peut tout à fait décider de continuer à manger cette pizza, si c'est le bon choix pour nous, de nous arrêter, ou alors de faire une autre activité si c'est beaucoup mieux pour nous, là tout de suite. Même chose pour cette histoire de zapper les féculents, là je pense que vous êtes presque toutes et tous comme ça, quand vous cherchez à perdre du poids, c'est comme ça, c'est un réflexe bien connu. Bien aujourd'hui, et bien souvent, ça marche court terme. Donc c'est un renforçateur. Et donc c'est parfaitement logique pour vous d'avoir la pensée de tenter ce truc-là, le zappage de féculents. Mais en ralentissant, en observant, on cesse aussi la possibilité de choisir et de voir vraiment ce qu'on en pense de cette histoire de féculents. Est-ce qu'on a déjà essayé ? Est-ce que ça marche long terme ? Est-ce que c'est tenable dans le temps ? Est-ce que socialement c'est vraiment ok pour moi ? Avant de vous dire pourquoi c'est important de ralentir, observer, choisir, je vais justement vous inviter à ralentir un peu avec une petite pause de poème. Vous savez que j'aime bien mettre des petites surprises littéraires quand les épisodes durent plus de 15 minutes. Et puis là, même si cet épisode dure moins de 15 minutes, j'avais envie de vous le partager. C'est un poème très récent qui a été composé par Coralie Vélia, qui était en première S et qui a fini cinquième du prix Goncourt. Poésie en 2015. Il n'y a pas que Rimbaud, Verlaine et Apollinaire. Il y a aussi des jeunes qui ont une chouette plume et c'est bien de les encourager. Petite dédicace au passage pour mon fils Camille qui a gagné le mois dernier un concours de nouvelles au National et tout. À 15 ans, beau gosse. Non, franchement, beau gosse. Alors, j'ai choisi ce thème, la liberté, parce que c'est une valeur cardinale pour moi. Être libre de penser. de dire, de faire et d'être. Je crois que c'est une des valeurs motrices qui comptent énormément pour moi. C'est vraiment mon moteur de vie. Je l'ai choisi aussi, bien sûr, parce qu'on en a singulièrement manqué depuis un an et demi, vous le savez toutes et tous. Je pense aussi, bien sûr, en ce moment, au journaliste Roman Protasevich qui fut arrêté il y a peu par un détournement d'avion européen, un détournement lamentable par des sbires peu soucieux de la liberté. Puis j'ai aussi une pensée pour celles et ceux qui sont privés de liberté. soit par des vampires de vie et d'énergie, soit par eux-mêmes, puisque nous sommes aussi les artisans de nos propres prisons, mais aussi de nos propres ailes. Je leur souhaite vraiment de tout mon cœur une libération. Ce poème s'intitule « Les saisons de la liberté » . La liberté, c'est rendre sa splendeur à décembre, où l'esprit somnolent admire tellement une blanche poudreuse nous rendre amoureuse. La liberté, c'est découvrir et regarder les enfants rire, tandis que le vent emporte lentement les souvenirs passés et les feuilles orangées. La liberté, c'est l'espoir de laisser s'éteindre le noir et de voir s'illuminer l'été tout entier qui réchauffe nos cœurs d'une sublime lueur. La liberté, c'est aimer sans aucune conformité les bourgeons qui fleurissent, les âmes qui rajeunissent. et admirer la nature qui toujours perdure. La liberté, c'est rêver et rencontrer, puis rencontrer et rentrer. Mais revenir pour réunir, et enfin réparer et réussir. La liberté, c'est les saisons, une vie, des actions qu'il faut apprécier à l'infini. Là, ils ont de la plume ces jeunes quand même. Voyez comme c'est beau quand même. Regardez les enfants rire. laisser s'éteindre le noir, voir s'illuminer l'été tout entier. Et la liberté, c'est aimer. Je l'ai choisi aussi, ce poème, parce qu'il parle d'action, d'action à apprécier à l'infini. Ça fait vraiment lien avec la fin de cet épisode, la liberté, l'action, le choix. Justement, le fait de ralentir, observer, choisir, ça laisse un espace pour le doute. Et comme disait le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, le doute est le premier pas vers la liberté. Parce qu'il applique un choix. C'est ça au fond ce que permet le rock, le ralentir, observer, choisir. Ça permet de se dire, ok j'agis comme ça, je mange sur tel mode, je mange ou je supprime tel aliment parce que ça me paraît logique dans mon référentiel, mais est-ce que c'est vraiment fonctionnel ? Fonctionnel ça veut dire, est-ce que ça marche vraiment ? Par exemple la personne elle se dit, bah aujourd'hui je vais pas craquer. On peut se dire que c'est logique dans sa manière de voir les choses. Mais dans la vraie vie, quand elle rentre à 17h et qu'elle mange sur un mode impulsif presque chaque jour en rentrant du boulot, on est d'accord pour dire que le je craque pas, Il ne marche pas trop en fait. Et quand on laisse la possibilité de choisir un individu, il va faire ce qui lui convient le mieux. Or, l'inflexibilité, la persistance dans des comportements de survie nous privent justement de la possibilité de choisir. C'est le mental qui choisit à notre place. Donc la question c'est, est-ce que vous avez l'impression que vous subissez ou que vous choisissez vraiment ? Ouais, je n'ai pas le choix, c'est compliqué, je suis tellement habitué, ça fait 20 ans que je fais ces choix-là et tout. Nous, ce qui nous intéresse, c'est justement de retrouver la liberté. La liberté d'avoir du choix. La finalité, c'est rechoisir. Le mental, il réduit Ausha. Donc là, ce n'est pas un problème si la personne ne mange pas de chocolat, c'est un problème si elle ne choisit pas. Donc là, l'idée, c'est de réélargir cette capacité au regard d'une vie qui a du sens. Donc pour creuser un peu, aller vers les solutions, on va s'entraîner à repérer les conséquences quand on est happé par nos pensées, un peu comme ces petits poissons qui seraient happés par l'hameçon. Plus ils se débattent, plus ça leur fait mal. Et je vais plus loin, dans les conséquences que ces pensées occasionnent dans notre vie, on va s'entraîner à discerner celles qui ont des conséquences cool de celles qui ont des conséquences... assez merdique dans notre vie. Pour ça, il y a des indices. Quand ça tourne en boucle, quand ce sont toujours les mêmes histoires qu'on ressasse, quand c'est le toujours, quand c'est le jamais, quand plus c'est présent dans ma tête, plus je me sens fatigué, quand tout devient très compliqué, quand ces pensées, elles impactent votre corps, quand vous le sentez dans votre posture, dans votre visage qui se contracte, dans votre cœur qui se serre, dans vos muscles qui se raidissent. On peut aussi se dire que notre cerveau produit des pensées comme un pommier. produiraient des pommes. Ça c'est une métaphore bien connue des comportementalistes, que j'emprunte à Jean-Christophe Cezenec, j'espère qu'il m'en faudra pas. Si on ramasse une pomme, il y a deux types de pommes. Il y a les mauvaises, mauvais goût, mauvais aspect, puis il y a les super bonnes. Et puis peut-être un troisième type de pommes, elles ont l'air pas mal et tout, mais en fait quand on les croque elles sont pas terribles, ou elles ont un deuxième goût pas terrible. Les pensées peut-être c'est un peu comme ça. Par exemple cette pensée elle a l'air tout à fait logique, donc elle a un bon aspect cette pomme, cette pensée. Puis en même temps quand vous croquez dans cette pomme, Cette pomme ou cette pensée, quel goût elle a ? Elle a un goût pourri ou elle a un goût plutôt bon ? C'est probable qu'elle a un goût assez pourri. Et peut-être qu'on pourrait s'intéresser à des pommes qui sont situées pas trop loin, qui ont l'air assez nourrissantes et qui ont peut-être un meilleur goût. Est-ce que ces pommes pourries, elles diminuent ou elles augmentent votre capacité à prendre soin de vous ? Si vous deviez comparer ces pensées à ces pommes, est-ce que ça vous éloigne de comportements pour prendre soin de vous ? Vous voyez que notre mental, il nous produit pas mal de pensées pourries. Un peu comme un petit dictateur qui nous imposera un truc, un petit dictateur intérieur. Je vous ai déjà parlé du petit diététicien intérieur. Le dictateur, il pense qu'il fait vraiment du bien pour son peuple. Il pense sincèrement que c'est la bonne solution. C'est un peu comme cette part de nous qui s'active en pensant nous faire du bien. Je terminerai par vous suggérer des pensées plus fonctionnelles, c'est-à-dire des pensées qui aident à remettre les choses dans le bon sens. Je vous invite à y repenser quand une situation alimentaire se répète souvent dans votre vie et qu'elle produit des conséquences vraiment pas terribles pour vous. Par exemple... Qu'est-ce qui serait utile d'entendre ou de faire pour accomplir ce petit pas ? Qu'est-ce que vous aimeriez entendre d'un ami bienveillant, mais vraiment bienveillant au sens de quelqu'un qui veille au bien de vous, dans le cœur de son cœur, qu'est-ce que vous aimeriez entendre de sa part ? En quoi ça aurait du sens pour vous ? En quoi ce serait important pour vous de faire ce petit pas ? En quoi ce serait différent pour vous de ne plus vous faire avoir par cette pensée ? Si ces pensées bien reloues, elles étaient inscrites sur une feuille de papier et que vous l'aviez à 2 cm de votre visage, là vous représentez cette feuille-là, cette grande feuille A4 à 2 cm de votre visage, vous verriez bien que c'est un peu plus compliqué de vivre comme ça. Que pourriez-vous faire de différent si ces pensées-là, cette feuille A4, elles pouvaient s'éloigner un peu de votre visage ? Maintenant je vous invite aussi à refermer les yeux, intérieurement se formuler la pensée qu'on peut avoir quand on prend soin de nous. Tiens, ça me ferait vraiment du bien de prendre l'air. Tiens, ça me ferait vraiment du bien d'aller marcher une heure. Ça me ferait vraiment du bien de dormir une heure de plus. Ça me ferait vraiment du bien d'avoir une assiette, mais super colorée devant moi. Voilà, vous remarquerez que je ne cherche pas à supprimer vos pensées, parce que c'est impossible. On passe notre vie à vouloir les éviter. On passe notre vie à lutter contre des pensées, dont certaines qui nous pourrissent la vie. On y met même vraiment beaucoup d'énergie. Je pense qu'à la fin de notre vie, on regrette presque tous et toutes le mouron et le tourment qu'on s'est fait dans notre... peut-être toute notre vie, tout le temps passé à s'épuiser. On verra bien ce que ça donnera. Voilà, je ne cherche pas à supprimer les pensées mais bien à observer la manière dont on interagit avec, de mettre en tension ce que ces pensées nous font faire et de choisir, ou non, d'ailleurs c'est vous qui choisissez, de réélargir la focale, de voir où l'on porte notre attention et de discerner si ce qu'on fait, ça nous rapproche ou ça nous éloigne de ce qui compte vraiment pour nous. En d'autres termes, plus c'est urgent, moins c'est urgent. Voilà, il y avait encore beaucoup de choses à dire sur la question du ralentir, observer, choisir. J'espère que ça vous aura parlé. Vous aurez pu cheminer tranquillement de votre côté, enfin de votre côté, pas trop. Restons connectés, moi je compte sur vous pour me dire si ça vous a aidé à creuser une piste. Vous l'avez compris, on a tous et toutes des habitudes. Il faut juste questionner leurs conséquences pour repérer si on se prépare une vie un tout petit peu plus cool ou pas. Vous pouvez me le dire en commentaire sur Apple Podcast, sur Instagram ou sur ma chaîne YouTube et puis vous écoutez ce podcast. sur une plateforme d'écoute. Alors partagez-le en story. C'est gratuit. Après, je vous propose des options. Je vous propose même 5 options. C'est à vous de voir. Option balèze, vous pouvez marcher nu dans une grande ville comme Bruce Willis dans Die Hard avec une pancarte. Dans la poire, il n'y en a pas deux comme toi. Chiche, je vous mets au défi. Option easy, 5 étoiles plus un mot doux sur Apple Podcast ou sur toute autre plateforme d'écoute. Il suffit d'emprunter un iPhone à quelqu'un que vous voyez dans la rue. You can do it. Après, si c'est pour me mettre deux étoiles et me dire que je tape sur Greta Thunberg, mais le fait par merci, c'est gentil, mais arrêtez, oubliez-moi, merci quoi. Bénard. Option partage de bons plans. Partagez à l'un de vos Ausha qui vous voulez vraiment du bien. Option, moi j'ai du réseau, on va vous appeler Yann Barthès, Anne-Elisabeth Lemoyne, Léa Salamé, François-Régis Gaudry, Carlito et McFly, Gilles Boulot, Emmanuel Macron pour leur faire écouter mes tribulations alimentaires. Option flemme, écoutez-le tranquillement en la peint votre téléphoborie. Ça marche aussi. Le plus important c'est vous. Ça a toujours été. Namasté. Inscrivez-vous enfin à la newsletter du podcast pour ne rien louper de l'actualité de votre assiette. Bien sûr, des recettes exclusives, mais objectivement, ma newsletter, c'est de la bombe. Bon appétit de vivre et à très vite pour un nouvel épisode de Dans la Poire.

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-  "Je me suis lâché(e), faut absolument que je saute un repas !"

-  "Bon, là, c’est pizza ce soir, je vais jusqu’au bout comme ça c’est fait et ensuite ceinture jusqu’à ce week-end", 

-  "Faut que je sèche, là, donc, je vais zapper les féculents quelques temps" 

- "Faut que je reprenne une part de la tarte à la fraise ou un verre de vin parce que c’est que mes potes attendent de moi".

VOUS AVEZ REMARQUE COMMENT NOS PENSEES SONT DES ORDRES/FONT DESORDRE ? 

Dans ce 29ème épisode de Dans la poire 🍐!, je vous parle de nos pensées qui / habitudes / comportements qui nous font faire des choix alimentaires qu'on ne se souhaite pas vraiment. 

Spoiler : plus c'est "urgent", moins c'est urgent ! 

Ce que je vous invite à faire, à entrainer comme capacité, c’est celle de 

- ralentir, 

- observer, 

- choisir.

Comme un ROC, quoi ! 

Je vous laisse découvrir cet épisode très riches, avec une magnifique surprise littéraire qui vous attend, mais je ne vous dis pas où ! 

💪 Je compte sur vous pour me dire si cet épisode vous a semblé utile sur Apple Podcast ou sur Instagram. Sérieux, c'est méga important ! 

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Voix off et extraits de ce Dans la poire! 27 : y'en a pas ! 1. J'avais pas le temps. 2. Le timbre et l'énergie de l'épisode s'y prêtait moins cette fois. C'est ça, aussi être flexible, c'est savoir se foutre la paix quand c'est nécessaire ! 


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Transcription

  • Speaker #0

    Hello, c'est Charles Brumeau, diététicien. Bienvenue à Dans la Poire, le podcast pour mieux manger. Je suis ravi de vous retrouver pour ce 29e épisode, saison 2, qui est consacré à ce qui fait, suit des règles ou des pensées qui nous font faire des choses bizarres par rapport à notre alimentation. Alors, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans certaines situations, certains contextes de vie, notre cerveau, qui est un formidable raconteur, producteur d'histoires, nous dit, nous intime de faire telle ou telle chose et ça devient tout de suite une question. impérieuse. Si on se centre un peu sur l'alimentation, qui est un peu mon dada, ça peut être « Ouais, je me suis lâché, faut absolument que je saute à repas. Bon là, c'est pizza ce soir, je vais jusqu'au bout, comme ça c'est fait, et puis ceinture jusqu'à ce week-end. Ah, faut que je sèche, là, donc je vais vraiment zapper les féculents en quelques temps, c'est vraiment important. Faut que je reprenne une part de tarte à la fraise ou un verre de vin parce que c'est ce que mes potes attendent de moi et que je veux pas les décevoir. Je bouffe super vite, donc bon, j'y suis habitué depuis 20 ans, mais ça va pas me changer grand-chose. Vous avez vu, on dirait Bien définitive, il n'y a pas beaucoup de place pour la nuance et la complexité. On a vraiment l'impression d'être certain de ce qu'on dit, que ses pensées sont la vérité. Alors ce qu'on est tenté de faire, c'est justement de faire exactement ce qu'il dit, notre petit cerveau d'amour. Et ce faisant, j'ai envie de dire même chemin faisant, on se retrouve un peu comme un lapin dans les phares d'une voiture, on ne se laisse pas beaucoup de choix. Ça me fait penser aux réactions de survie, les fameux 3F, freeze, fly or fight, faire le mort, s'enfuir ou combattre. Et ces réactions, elles sont plutôt utiles quand vous devez combattre un feu ou fuir un animal qui vous poursuit, peut-être un tout petit peu moins quand il s'agit de bien réguler votre hygiène de vie. On est donc happé par nos pensées qui nous disent de faire des trucs plus ou moins cool. Ce que je vous invite à faire, à entraîner comme capacité, c'est de ralentir, observer, choisir. Ralentir, observer, choisir, c'est une expression qui est souvent utilisée en thérapie de l'acceptation et de l'engagement. Acte en anglais, acceptance and commitment therapy, while again, piece to fly. Développer l'habilité à ralentir, c'est je m'apprête à manger, je ralentis. Au lieu de laisser le réflexe, les habitudes ou les pensées gouverner votre vie à toute vitesse, hop, on essaie de ralentir un peu. Si on a l'habitude de manger vite, on peut reposer, lâcher sa fourchette par exemple. Si on avait décidé d'aller au bout de cette pizza, pour reprendre ces exemples, On peut faire une pause à la moitié ou au trois quarts, peut-être boire une gorgée de ce qu'on veut, ralentir quoi. Décider peut-être de servir les autres de cette tarte aux fraises avant de décider pour soi-même. Ensuite, d'observer. Observez ce qui se passe. Tiens, je mange vite, là je suis vraiment en mode impulsif. Et chaque fois que vous avez envie de vous nourrir, observez quelle est la part de faim. Si ce n'est pas la faim, comment vous sentez-vous d'un point de vue émotionnel ? Vous pouvez nommer cette émotion si vous y arrivez, coter son intensité, peut-être... De 1 à 10, l'observer dans votre corps sans opposer de résistance et voir si vous pouvez noter votre impulsivité, votre niveau d'impulsivité de 0 à 10. Je reprends un peu les exemples que je vous ai dit en début d'épisode. Si vous avez décidé de sauter un repas, tiens, est-ce que sauter un repas, qu'est-ce que ça va faire concrètement ? Si j'ai vraiment trop mangé au repas précédent, après tout, ça se tient. Peut-être que je remangerai quand j'aurai faim. Même chose si vous avez décidé de zapper les féculents, observez ce que cette pensée produit chez vous. Est-ce que c'est du soulagement, de l'espoir ? Est-ce que vous y croyez vraiment au fond de vous, à cette histoire de zapper les féculents ? Mais vraiment, genre au fond de vous, est-ce que vous y croyez vraiment ? Est-ce que ces choix-là, est-ce qu'ils vous éloignent ou est-ce qu'ils vous rapprochent de ce qui compte vraiment pour vous ? Ce qui est important pour vous, au sens d'une vie qui vaudrait vraiment la peine d'être vécue ? Est-ce qu'ils me rapprochent même de la personne que j'aimerais incarner ? Bien sûr, quand on est pris en tenaille dans les objectifs de poids, vous allez me dire « Bah ouais, mais ce qui est important pour moi, c'est de maigrir » . Je vous invite d'ailleurs à regarder ma petite vidéo sur ce que les régimes vous font faire. J'avais pris un cas pratique avec une patiente qui s'appelle Carole, qui est originaire de Nice. Allez sur mon Instagram dans la vidéo IGTV. Je pense que vous allez passer un bon moment. Ouais, donc ok, sur ces objectifs de maigrir, j'entends bien. J'imagine que c'est pas facile de faire la différence quand on a des objectifs clairs et nets. Ce qui est important, c'est vraiment de retrouver des objectifs larges, inatteignables, des sortes de boussole. Ça peut être par exemple prendre soin de moi, prendre vraiment soin de moi. derrière ça, ça peut être me sentir bien dans mes vêtements, dans mes baskets, parce que si on y réfléchit bien, la focale d'attention, elle est quand même vachement petite quand il s'agit d'atteindre un chiffre sur la balance. C'est ni bien ni mal, c'est juste que c'est super petit comme grille de lecture. Et pour faire passer des comportements vertueux qui vous nourrissent vraiment dans une toute petite grille de lecture, c'est un peu comme si on essayait de faire rentrer un carré dans un rond, ça ne marche pas super bien. Ok, on a vu ralentir, observer, maintenant choisir. J'ai même envie de dire... Re-choisir, ré-orienter ce qu'on avait choisi au départ pour le mettre en tension, pour questionner si ses choix... Ils nous vont si bien que ça ou pas. Par exemple, si on mange vite, se donner 5 minutes de pause pour aller boire un verre, petit temps de pause, comme ça on réévalue son envie de manger ou sa faim, et on peut tout à fait décider de continuer à manger cette pizza, si c'est le bon choix pour nous, de nous arrêter, ou alors de faire une autre activité si c'est beaucoup mieux pour nous, là tout de suite. Même chose pour cette histoire de zapper les féculents, là je pense que vous êtes presque toutes et tous comme ça, quand vous cherchez à perdre du poids, c'est comme ça, c'est un réflexe bien connu. Bien aujourd'hui, et bien souvent, ça marche court terme. Donc c'est un renforçateur. Et donc c'est parfaitement logique pour vous d'avoir la pensée de tenter ce truc-là, le zappage de féculents. Mais en ralentissant, en observant, on cesse aussi la possibilité de choisir et de voir vraiment ce qu'on en pense de cette histoire de féculents. Est-ce qu'on a déjà essayé ? Est-ce que ça marche long terme ? Est-ce que c'est tenable dans le temps ? Est-ce que socialement c'est vraiment ok pour moi ? Avant de vous dire pourquoi c'est important de ralentir, observer, choisir, je vais justement vous inviter à ralentir un peu avec une petite pause de poème. Vous savez que j'aime bien mettre des petites surprises littéraires quand les épisodes durent plus de 15 minutes. Et puis là, même si cet épisode dure moins de 15 minutes, j'avais envie de vous le partager. C'est un poème très récent qui a été composé par Coralie Vélia, qui était en première S et qui a fini cinquième du prix Goncourt. Poésie en 2015. Il n'y a pas que Rimbaud, Verlaine et Apollinaire. Il y a aussi des jeunes qui ont une chouette plume et c'est bien de les encourager. Petite dédicace au passage pour mon fils Camille qui a gagné le mois dernier un concours de nouvelles au National et tout. À 15 ans, beau gosse. Non, franchement, beau gosse. Alors, j'ai choisi ce thème, la liberté, parce que c'est une valeur cardinale pour moi. Être libre de penser. de dire, de faire et d'être. Je crois que c'est une des valeurs motrices qui comptent énormément pour moi. C'est vraiment mon moteur de vie. Je l'ai choisi aussi, bien sûr, parce qu'on en a singulièrement manqué depuis un an et demi, vous le savez toutes et tous. Je pense aussi, bien sûr, en ce moment, au journaliste Roman Protasevich qui fut arrêté il y a peu par un détournement d'avion européen, un détournement lamentable par des sbires peu soucieux de la liberté. Puis j'ai aussi une pensée pour celles et ceux qui sont privés de liberté. soit par des vampires de vie et d'énergie, soit par eux-mêmes, puisque nous sommes aussi les artisans de nos propres prisons, mais aussi de nos propres ailes. Je leur souhaite vraiment de tout mon cœur une libération. Ce poème s'intitule « Les saisons de la liberté » . La liberté, c'est rendre sa splendeur à décembre, où l'esprit somnolent admire tellement une blanche poudreuse nous rendre amoureuse. La liberté, c'est découvrir et regarder les enfants rire, tandis que le vent emporte lentement les souvenirs passés et les feuilles orangées. La liberté, c'est l'espoir de laisser s'éteindre le noir et de voir s'illuminer l'été tout entier qui réchauffe nos cœurs d'une sublime lueur. La liberté, c'est aimer sans aucune conformité les bourgeons qui fleurissent, les âmes qui rajeunissent. et admirer la nature qui toujours perdure. La liberté, c'est rêver et rencontrer, puis rencontrer et rentrer. Mais revenir pour réunir, et enfin réparer et réussir. La liberté, c'est les saisons, une vie, des actions qu'il faut apprécier à l'infini. Là, ils ont de la plume ces jeunes quand même. Voyez comme c'est beau quand même. Regardez les enfants rire. laisser s'éteindre le noir, voir s'illuminer l'été tout entier. Et la liberté, c'est aimer. Je l'ai choisi aussi, ce poème, parce qu'il parle d'action, d'action à apprécier à l'infini. Ça fait vraiment lien avec la fin de cet épisode, la liberté, l'action, le choix. Justement, le fait de ralentir, observer, choisir, ça laisse un espace pour le doute. Et comme disait le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, le doute est le premier pas vers la liberté. Parce qu'il applique un choix. C'est ça au fond ce que permet le rock, le ralentir, observer, choisir. Ça permet de se dire, ok j'agis comme ça, je mange sur tel mode, je mange ou je supprime tel aliment parce que ça me paraît logique dans mon référentiel, mais est-ce que c'est vraiment fonctionnel ? Fonctionnel ça veut dire, est-ce que ça marche vraiment ? Par exemple la personne elle se dit, bah aujourd'hui je vais pas craquer. On peut se dire que c'est logique dans sa manière de voir les choses. Mais dans la vraie vie, quand elle rentre à 17h et qu'elle mange sur un mode impulsif presque chaque jour en rentrant du boulot, on est d'accord pour dire que le je craque pas, Il ne marche pas trop en fait. Et quand on laisse la possibilité de choisir un individu, il va faire ce qui lui convient le mieux. Or, l'inflexibilité, la persistance dans des comportements de survie nous privent justement de la possibilité de choisir. C'est le mental qui choisit à notre place. Donc la question c'est, est-ce que vous avez l'impression que vous subissez ou que vous choisissez vraiment ? Ouais, je n'ai pas le choix, c'est compliqué, je suis tellement habitué, ça fait 20 ans que je fais ces choix-là et tout. Nous, ce qui nous intéresse, c'est justement de retrouver la liberté. La liberté d'avoir du choix. La finalité, c'est rechoisir. Le mental, il réduit Ausha. Donc là, ce n'est pas un problème si la personne ne mange pas de chocolat, c'est un problème si elle ne choisit pas. Donc là, l'idée, c'est de réélargir cette capacité au regard d'une vie qui a du sens. Donc pour creuser un peu, aller vers les solutions, on va s'entraîner à repérer les conséquences quand on est happé par nos pensées, un peu comme ces petits poissons qui seraient happés par l'hameçon. Plus ils se débattent, plus ça leur fait mal. Et je vais plus loin, dans les conséquences que ces pensées occasionnent dans notre vie, on va s'entraîner à discerner celles qui ont des conséquences cool de celles qui ont des conséquences... assez merdique dans notre vie. Pour ça, il y a des indices. Quand ça tourne en boucle, quand ce sont toujours les mêmes histoires qu'on ressasse, quand c'est le toujours, quand c'est le jamais, quand plus c'est présent dans ma tête, plus je me sens fatigué, quand tout devient très compliqué, quand ces pensées, elles impactent votre corps, quand vous le sentez dans votre posture, dans votre visage qui se contracte, dans votre cœur qui se serre, dans vos muscles qui se raidissent. On peut aussi se dire que notre cerveau produit des pensées comme un pommier. produiraient des pommes. Ça c'est une métaphore bien connue des comportementalistes, que j'emprunte à Jean-Christophe Cezenec, j'espère qu'il m'en faudra pas. Si on ramasse une pomme, il y a deux types de pommes. Il y a les mauvaises, mauvais goût, mauvais aspect, puis il y a les super bonnes. Et puis peut-être un troisième type de pommes, elles ont l'air pas mal et tout, mais en fait quand on les croque elles sont pas terribles, ou elles ont un deuxième goût pas terrible. Les pensées peut-être c'est un peu comme ça. Par exemple cette pensée elle a l'air tout à fait logique, donc elle a un bon aspect cette pomme, cette pensée. Puis en même temps quand vous croquez dans cette pomme, Cette pomme ou cette pensée, quel goût elle a ? Elle a un goût pourri ou elle a un goût plutôt bon ? C'est probable qu'elle a un goût assez pourri. Et peut-être qu'on pourrait s'intéresser à des pommes qui sont situées pas trop loin, qui ont l'air assez nourrissantes et qui ont peut-être un meilleur goût. Est-ce que ces pommes pourries, elles diminuent ou elles augmentent votre capacité à prendre soin de vous ? Si vous deviez comparer ces pensées à ces pommes, est-ce que ça vous éloigne de comportements pour prendre soin de vous ? Vous voyez que notre mental, il nous produit pas mal de pensées pourries. Un peu comme un petit dictateur qui nous imposera un truc, un petit dictateur intérieur. Je vous ai déjà parlé du petit diététicien intérieur. Le dictateur, il pense qu'il fait vraiment du bien pour son peuple. Il pense sincèrement que c'est la bonne solution. C'est un peu comme cette part de nous qui s'active en pensant nous faire du bien. Je terminerai par vous suggérer des pensées plus fonctionnelles, c'est-à-dire des pensées qui aident à remettre les choses dans le bon sens. Je vous invite à y repenser quand une situation alimentaire se répète souvent dans votre vie et qu'elle produit des conséquences vraiment pas terribles pour vous. Par exemple... Qu'est-ce qui serait utile d'entendre ou de faire pour accomplir ce petit pas ? Qu'est-ce que vous aimeriez entendre d'un ami bienveillant, mais vraiment bienveillant au sens de quelqu'un qui veille au bien de vous, dans le cœur de son cœur, qu'est-ce que vous aimeriez entendre de sa part ? En quoi ça aurait du sens pour vous ? En quoi ce serait important pour vous de faire ce petit pas ? En quoi ce serait différent pour vous de ne plus vous faire avoir par cette pensée ? Si ces pensées bien reloues, elles étaient inscrites sur une feuille de papier et que vous l'aviez à 2 cm de votre visage, là vous représentez cette feuille-là, cette grande feuille A4 à 2 cm de votre visage, vous verriez bien que c'est un peu plus compliqué de vivre comme ça. Que pourriez-vous faire de différent si ces pensées-là, cette feuille A4, elles pouvaient s'éloigner un peu de votre visage ? Maintenant je vous invite aussi à refermer les yeux, intérieurement se formuler la pensée qu'on peut avoir quand on prend soin de nous. Tiens, ça me ferait vraiment du bien de prendre l'air. Tiens, ça me ferait vraiment du bien d'aller marcher une heure. Ça me ferait vraiment du bien de dormir une heure de plus. Ça me ferait vraiment du bien d'avoir une assiette, mais super colorée devant moi. Voilà, vous remarquerez que je ne cherche pas à supprimer vos pensées, parce que c'est impossible. On passe notre vie à vouloir les éviter. On passe notre vie à lutter contre des pensées, dont certaines qui nous pourrissent la vie. On y met même vraiment beaucoup d'énergie. Je pense qu'à la fin de notre vie, on regrette presque tous et toutes le mouron et le tourment qu'on s'est fait dans notre... peut-être toute notre vie, tout le temps passé à s'épuiser. On verra bien ce que ça donnera. Voilà, je ne cherche pas à supprimer les pensées mais bien à observer la manière dont on interagit avec, de mettre en tension ce que ces pensées nous font faire et de choisir, ou non, d'ailleurs c'est vous qui choisissez, de réélargir la focale, de voir où l'on porte notre attention et de discerner si ce qu'on fait, ça nous rapproche ou ça nous éloigne de ce qui compte vraiment pour nous. En d'autres termes, plus c'est urgent, moins c'est urgent. Voilà, il y avait encore beaucoup de choses à dire sur la question du ralentir, observer, choisir. J'espère que ça vous aura parlé. Vous aurez pu cheminer tranquillement de votre côté, enfin de votre côté, pas trop. Restons connectés, moi je compte sur vous pour me dire si ça vous a aidé à creuser une piste. Vous l'avez compris, on a tous et toutes des habitudes. Il faut juste questionner leurs conséquences pour repérer si on se prépare une vie un tout petit peu plus cool ou pas. Vous pouvez me le dire en commentaire sur Apple Podcast, sur Instagram ou sur ma chaîne YouTube et puis vous écoutez ce podcast. sur une plateforme d'écoute. Alors partagez-le en story. C'est gratuit. Après, je vous propose des options. Je vous propose même 5 options. C'est à vous de voir. Option balèze, vous pouvez marcher nu dans une grande ville comme Bruce Willis dans Die Hard avec une pancarte. Dans la poire, il n'y en a pas deux comme toi. Chiche, je vous mets au défi. Option easy, 5 étoiles plus un mot doux sur Apple Podcast ou sur toute autre plateforme d'écoute. Il suffit d'emprunter un iPhone à quelqu'un que vous voyez dans la rue. You can do it. Après, si c'est pour me mettre deux étoiles et me dire que je tape sur Greta Thunberg, mais le fait par merci, c'est gentil, mais arrêtez, oubliez-moi, merci quoi. Bénard. Option partage de bons plans. Partagez à l'un de vos Ausha qui vous voulez vraiment du bien. Option, moi j'ai du réseau, on va vous appeler Yann Barthès, Anne-Elisabeth Lemoyne, Léa Salamé, François-Régis Gaudry, Carlito et McFly, Gilles Boulot, Emmanuel Macron pour leur faire écouter mes tribulations alimentaires. Option flemme, écoutez-le tranquillement en la peint votre téléphoborie. Ça marche aussi. Le plus important c'est vous. Ça a toujours été. Namasté. Inscrivez-vous enfin à la newsletter du podcast pour ne rien louper de l'actualité de votre assiette. Bien sûr, des recettes exclusives, mais objectivement, ma newsletter, c'est de la bombe. Bon appétit de vivre et à très vite pour un nouvel épisode de Dans la Poire.

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Description

-  "Je me suis lâché(e), faut absolument que je saute un repas !"

-  "Bon, là, c’est pizza ce soir, je vais jusqu’au bout comme ça c’est fait et ensuite ceinture jusqu’à ce week-end", 

-  "Faut que je sèche, là, donc, je vais zapper les féculents quelques temps" 

- "Faut que je reprenne une part de la tarte à la fraise ou un verre de vin parce que c’est que mes potes attendent de moi".

VOUS AVEZ REMARQUE COMMENT NOS PENSEES SONT DES ORDRES/FONT DESORDRE ? 

Dans ce 29ème épisode de Dans la poire 🍐!, je vous parle de nos pensées qui / habitudes / comportements qui nous font faire des choix alimentaires qu'on ne se souhaite pas vraiment. 

Spoiler : plus c'est "urgent", moins c'est urgent ! 

Ce que je vous invite à faire, à entrainer comme capacité, c’est celle de 

- ralentir, 

- observer, 

- choisir.

Comme un ROC, quoi ! 

Je vous laisse découvrir cet épisode très riches, avec une magnifique surprise littéraire qui vous attend, mais je ne vous dis pas où ! 

💪 Je compte sur vous pour me dire si cet épisode vous a semblé utile sur Apple Podcast ou sur Instagram. Sérieux, c'est méga important ! 

➡️ Pour me soutenir, c'est gratuit et ça met des paillettes dans votre vie (#so2019). Au choix : 

1️⃣ option "balèze" : marcher nu(e) dans une grande ville comme Bruce Willis dans Die Hard avec une pancarte : "Dans la poire!, y'en a pas deux comme toi!";

2️⃣ option "easy" :  5 étoiles + un mot doux sur Apple Podcast ou sur toute autre plateforme d'écoute = il suffit juste d'emprunter un Iphone, you can do it !

3️⃣ option "partage de bons plans": partagez à l'un de vos proches à qui vous voulez du bien;

4️⃣ option "moi, j'ai du réseau" : appellez Yann Barthès, Anne-Elisabeth Lemoine, Léa Salamé, François Régis Gaudry ou Gilles Bouleau pour leur faire écouter mes tribulations alimentaires. 

5️⃣ option "flemme" : écoutez-le, tranquillement, en lapant votre thé favori, ça marche aussi. Le plus important, c'est vous. Ça l'a toujours été. Namast(h)é. 


⚠️ ANNONCE ! J'ai lancé ma Newsbetter : Charly’s Kitchen !


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1️⃣ Le conseil de Charly  

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➡️ Restons en contact ! sur le blog (charlesbrumauld.com/podcast), sur Instagram @CharlesBrumauld pour me poser des questions ou me soumettre des thématiques pour un prochain épisode ! 

🙏 Merci de votre écoute, de votre attention, de votre temps. Mettez-les au service de votre alimentation ! 

Voix off et extraits de ce Dans la poire! 27 : y'en a pas ! 1. J'avais pas le temps. 2. Le timbre et l'énergie de l'épisode s'y prêtait moins cette fois. C'est ça, aussi être flexible, c'est savoir se foutre la paix quand c'est nécessaire ! 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Hello, c'est Charles Brumeau, diététicien. Bienvenue à Dans la Poire, le podcast pour mieux manger. Je suis ravi de vous retrouver pour ce 29e épisode, saison 2, qui est consacré à ce qui fait, suit des règles ou des pensées qui nous font faire des choses bizarres par rapport à notre alimentation. Alors, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans certaines situations, certains contextes de vie, notre cerveau, qui est un formidable raconteur, producteur d'histoires, nous dit, nous intime de faire telle ou telle chose et ça devient tout de suite une question. impérieuse. Si on se centre un peu sur l'alimentation, qui est un peu mon dada, ça peut être « Ouais, je me suis lâché, faut absolument que je saute à repas. Bon là, c'est pizza ce soir, je vais jusqu'au bout, comme ça c'est fait, et puis ceinture jusqu'à ce week-end. Ah, faut que je sèche, là, donc je vais vraiment zapper les féculents en quelques temps, c'est vraiment important. Faut que je reprenne une part de tarte à la fraise ou un verre de vin parce que c'est ce que mes potes attendent de moi et que je veux pas les décevoir. Je bouffe super vite, donc bon, j'y suis habitué depuis 20 ans, mais ça va pas me changer grand-chose. Vous avez vu, on dirait Bien définitive, il n'y a pas beaucoup de place pour la nuance et la complexité. On a vraiment l'impression d'être certain de ce qu'on dit, que ses pensées sont la vérité. Alors ce qu'on est tenté de faire, c'est justement de faire exactement ce qu'il dit, notre petit cerveau d'amour. Et ce faisant, j'ai envie de dire même chemin faisant, on se retrouve un peu comme un lapin dans les phares d'une voiture, on ne se laisse pas beaucoup de choix. Ça me fait penser aux réactions de survie, les fameux 3F, freeze, fly or fight, faire le mort, s'enfuir ou combattre. Et ces réactions, elles sont plutôt utiles quand vous devez combattre un feu ou fuir un animal qui vous poursuit, peut-être un tout petit peu moins quand il s'agit de bien réguler votre hygiène de vie. On est donc happé par nos pensées qui nous disent de faire des trucs plus ou moins cool. Ce que je vous invite à faire, à entraîner comme capacité, c'est de ralentir, observer, choisir. Ralentir, observer, choisir, c'est une expression qui est souvent utilisée en thérapie de l'acceptation et de l'engagement. Acte en anglais, acceptance and commitment therapy, while again, piece to fly. Développer l'habilité à ralentir, c'est je m'apprête à manger, je ralentis. Au lieu de laisser le réflexe, les habitudes ou les pensées gouverner votre vie à toute vitesse, hop, on essaie de ralentir un peu. Si on a l'habitude de manger vite, on peut reposer, lâcher sa fourchette par exemple. Si on avait décidé d'aller au bout de cette pizza, pour reprendre ces exemples, On peut faire une pause à la moitié ou au trois quarts, peut-être boire une gorgée de ce qu'on veut, ralentir quoi. Décider peut-être de servir les autres de cette tarte aux fraises avant de décider pour soi-même. Ensuite, d'observer. Observez ce qui se passe. Tiens, je mange vite, là je suis vraiment en mode impulsif. Et chaque fois que vous avez envie de vous nourrir, observez quelle est la part de faim. Si ce n'est pas la faim, comment vous sentez-vous d'un point de vue émotionnel ? Vous pouvez nommer cette émotion si vous y arrivez, coter son intensité, peut-être... De 1 à 10, l'observer dans votre corps sans opposer de résistance et voir si vous pouvez noter votre impulsivité, votre niveau d'impulsivité de 0 à 10. Je reprends un peu les exemples que je vous ai dit en début d'épisode. Si vous avez décidé de sauter un repas, tiens, est-ce que sauter un repas, qu'est-ce que ça va faire concrètement ? Si j'ai vraiment trop mangé au repas précédent, après tout, ça se tient. Peut-être que je remangerai quand j'aurai faim. Même chose si vous avez décidé de zapper les féculents, observez ce que cette pensée produit chez vous. Est-ce que c'est du soulagement, de l'espoir ? Est-ce que vous y croyez vraiment au fond de vous, à cette histoire de zapper les féculents ? Mais vraiment, genre au fond de vous, est-ce que vous y croyez vraiment ? Est-ce que ces choix-là, est-ce qu'ils vous éloignent ou est-ce qu'ils vous rapprochent de ce qui compte vraiment pour vous ? Ce qui est important pour vous, au sens d'une vie qui vaudrait vraiment la peine d'être vécue ? Est-ce qu'ils me rapprochent même de la personne que j'aimerais incarner ? Bien sûr, quand on est pris en tenaille dans les objectifs de poids, vous allez me dire « Bah ouais, mais ce qui est important pour moi, c'est de maigrir » . Je vous invite d'ailleurs à regarder ma petite vidéo sur ce que les régimes vous font faire. J'avais pris un cas pratique avec une patiente qui s'appelle Carole, qui est originaire de Nice. Allez sur mon Instagram dans la vidéo IGTV. Je pense que vous allez passer un bon moment. Ouais, donc ok, sur ces objectifs de maigrir, j'entends bien. J'imagine que c'est pas facile de faire la différence quand on a des objectifs clairs et nets. Ce qui est important, c'est vraiment de retrouver des objectifs larges, inatteignables, des sortes de boussole. Ça peut être par exemple prendre soin de moi, prendre vraiment soin de moi. derrière ça, ça peut être me sentir bien dans mes vêtements, dans mes baskets, parce que si on y réfléchit bien, la focale d'attention, elle est quand même vachement petite quand il s'agit d'atteindre un chiffre sur la balance. C'est ni bien ni mal, c'est juste que c'est super petit comme grille de lecture. Et pour faire passer des comportements vertueux qui vous nourrissent vraiment dans une toute petite grille de lecture, c'est un peu comme si on essayait de faire rentrer un carré dans un rond, ça ne marche pas super bien. Ok, on a vu ralentir, observer, maintenant choisir. J'ai même envie de dire... Re-choisir, ré-orienter ce qu'on avait choisi au départ pour le mettre en tension, pour questionner si ses choix... Ils nous vont si bien que ça ou pas. Par exemple, si on mange vite, se donner 5 minutes de pause pour aller boire un verre, petit temps de pause, comme ça on réévalue son envie de manger ou sa faim, et on peut tout à fait décider de continuer à manger cette pizza, si c'est le bon choix pour nous, de nous arrêter, ou alors de faire une autre activité si c'est beaucoup mieux pour nous, là tout de suite. Même chose pour cette histoire de zapper les féculents, là je pense que vous êtes presque toutes et tous comme ça, quand vous cherchez à perdre du poids, c'est comme ça, c'est un réflexe bien connu. Bien aujourd'hui, et bien souvent, ça marche court terme. Donc c'est un renforçateur. Et donc c'est parfaitement logique pour vous d'avoir la pensée de tenter ce truc-là, le zappage de féculents. Mais en ralentissant, en observant, on cesse aussi la possibilité de choisir et de voir vraiment ce qu'on en pense de cette histoire de féculents. Est-ce qu'on a déjà essayé ? Est-ce que ça marche long terme ? Est-ce que c'est tenable dans le temps ? Est-ce que socialement c'est vraiment ok pour moi ? Avant de vous dire pourquoi c'est important de ralentir, observer, choisir, je vais justement vous inviter à ralentir un peu avec une petite pause de poème. Vous savez que j'aime bien mettre des petites surprises littéraires quand les épisodes durent plus de 15 minutes. Et puis là, même si cet épisode dure moins de 15 minutes, j'avais envie de vous le partager. C'est un poème très récent qui a été composé par Coralie Vélia, qui était en première S et qui a fini cinquième du prix Goncourt. Poésie en 2015. Il n'y a pas que Rimbaud, Verlaine et Apollinaire. Il y a aussi des jeunes qui ont une chouette plume et c'est bien de les encourager. Petite dédicace au passage pour mon fils Camille qui a gagné le mois dernier un concours de nouvelles au National et tout. À 15 ans, beau gosse. Non, franchement, beau gosse. Alors, j'ai choisi ce thème, la liberté, parce que c'est une valeur cardinale pour moi. Être libre de penser. de dire, de faire et d'être. Je crois que c'est une des valeurs motrices qui comptent énormément pour moi. C'est vraiment mon moteur de vie. Je l'ai choisi aussi, bien sûr, parce qu'on en a singulièrement manqué depuis un an et demi, vous le savez toutes et tous. Je pense aussi, bien sûr, en ce moment, au journaliste Roman Protasevich qui fut arrêté il y a peu par un détournement d'avion européen, un détournement lamentable par des sbires peu soucieux de la liberté. Puis j'ai aussi une pensée pour celles et ceux qui sont privés de liberté. soit par des vampires de vie et d'énergie, soit par eux-mêmes, puisque nous sommes aussi les artisans de nos propres prisons, mais aussi de nos propres ailes. Je leur souhaite vraiment de tout mon cœur une libération. Ce poème s'intitule « Les saisons de la liberté » . La liberté, c'est rendre sa splendeur à décembre, où l'esprit somnolent admire tellement une blanche poudreuse nous rendre amoureuse. La liberté, c'est découvrir et regarder les enfants rire, tandis que le vent emporte lentement les souvenirs passés et les feuilles orangées. La liberté, c'est l'espoir de laisser s'éteindre le noir et de voir s'illuminer l'été tout entier qui réchauffe nos cœurs d'une sublime lueur. La liberté, c'est aimer sans aucune conformité les bourgeons qui fleurissent, les âmes qui rajeunissent. et admirer la nature qui toujours perdure. La liberté, c'est rêver et rencontrer, puis rencontrer et rentrer. Mais revenir pour réunir, et enfin réparer et réussir. La liberté, c'est les saisons, une vie, des actions qu'il faut apprécier à l'infini. Là, ils ont de la plume ces jeunes quand même. Voyez comme c'est beau quand même. Regardez les enfants rire. laisser s'éteindre le noir, voir s'illuminer l'été tout entier. Et la liberté, c'est aimer. Je l'ai choisi aussi, ce poème, parce qu'il parle d'action, d'action à apprécier à l'infini. Ça fait vraiment lien avec la fin de cet épisode, la liberté, l'action, le choix. Justement, le fait de ralentir, observer, choisir, ça laisse un espace pour le doute. Et comme disait le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, le doute est le premier pas vers la liberté. Parce qu'il applique un choix. C'est ça au fond ce que permet le rock, le ralentir, observer, choisir. Ça permet de se dire, ok j'agis comme ça, je mange sur tel mode, je mange ou je supprime tel aliment parce que ça me paraît logique dans mon référentiel, mais est-ce que c'est vraiment fonctionnel ? Fonctionnel ça veut dire, est-ce que ça marche vraiment ? Par exemple la personne elle se dit, bah aujourd'hui je vais pas craquer. On peut se dire que c'est logique dans sa manière de voir les choses. Mais dans la vraie vie, quand elle rentre à 17h et qu'elle mange sur un mode impulsif presque chaque jour en rentrant du boulot, on est d'accord pour dire que le je craque pas, Il ne marche pas trop en fait. Et quand on laisse la possibilité de choisir un individu, il va faire ce qui lui convient le mieux. Or, l'inflexibilité, la persistance dans des comportements de survie nous privent justement de la possibilité de choisir. C'est le mental qui choisit à notre place. Donc la question c'est, est-ce que vous avez l'impression que vous subissez ou que vous choisissez vraiment ? Ouais, je n'ai pas le choix, c'est compliqué, je suis tellement habitué, ça fait 20 ans que je fais ces choix-là et tout. Nous, ce qui nous intéresse, c'est justement de retrouver la liberté. La liberté d'avoir du choix. La finalité, c'est rechoisir. Le mental, il réduit Ausha. Donc là, ce n'est pas un problème si la personne ne mange pas de chocolat, c'est un problème si elle ne choisit pas. Donc là, l'idée, c'est de réélargir cette capacité au regard d'une vie qui a du sens. Donc pour creuser un peu, aller vers les solutions, on va s'entraîner à repérer les conséquences quand on est happé par nos pensées, un peu comme ces petits poissons qui seraient happés par l'hameçon. Plus ils se débattent, plus ça leur fait mal. Et je vais plus loin, dans les conséquences que ces pensées occasionnent dans notre vie, on va s'entraîner à discerner celles qui ont des conséquences cool de celles qui ont des conséquences... assez merdique dans notre vie. Pour ça, il y a des indices. Quand ça tourne en boucle, quand ce sont toujours les mêmes histoires qu'on ressasse, quand c'est le toujours, quand c'est le jamais, quand plus c'est présent dans ma tête, plus je me sens fatigué, quand tout devient très compliqué, quand ces pensées, elles impactent votre corps, quand vous le sentez dans votre posture, dans votre visage qui se contracte, dans votre cœur qui se serre, dans vos muscles qui se raidissent. On peut aussi se dire que notre cerveau produit des pensées comme un pommier. produiraient des pommes. Ça c'est une métaphore bien connue des comportementalistes, que j'emprunte à Jean-Christophe Cezenec, j'espère qu'il m'en faudra pas. Si on ramasse une pomme, il y a deux types de pommes. Il y a les mauvaises, mauvais goût, mauvais aspect, puis il y a les super bonnes. Et puis peut-être un troisième type de pommes, elles ont l'air pas mal et tout, mais en fait quand on les croque elles sont pas terribles, ou elles ont un deuxième goût pas terrible. Les pensées peut-être c'est un peu comme ça. Par exemple cette pensée elle a l'air tout à fait logique, donc elle a un bon aspect cette pomme, cette pensée. Puis en même temps quand vous croquez dans cette pomme, Cette pomme ou cette pensée, quel goût elle a ? Elle a un goût pourri ou elle a un goût plutôt bon ? C'est probable qu'elle a un goût assez pourri. Et peut-être qu'on pourrait s'intéresser à des pommes qui sont situées pas trop loin, qui ont l'air assez nourrissantes et qui ont peut-être un meilleur goût. Est-ce que ces pommes pourries, elles diminuent ou elles augmentent votre capacité à prendre soin de vous ? Si vous deviez comparer ces pensées à ces pommes, est-ce que ça vous éloigne de comportements pour prendre soin de vous ? Vous voyez que notre mental, il nous produit pas mal de pensées pourries. Un peu comme un petit dictateur qui nous imposera un truc, un petit dictateur intérieur. Je vous ai déjà parlé du petit diététicien intérieur. Le dictateur, il pense qu'il fait vraiment du bien pour son peuple. Il pense sincèrement que c'est la bonne solution. C'est un peu comme cette part de nous qui s'active en pensant nous faire du bien. Je terminerai par vous suggérer des pensées plus fonctionnelles, c'est-à-dire des pensées qui aident à remettre les choses dans le bon sens. Je vous invite à y repenser quand une situation alimentaire se répète souvent dans votre vie et qu'elle produit des conséquences vraiment pas terribles pour vous. Par exemple... Qu'est-ce qui serait utile d'entendre ou de faire pour accomplir ce petit pas ? Qu'est-ce que vous aimeriez entendre d'un ami bienveillant, mais vraiment bienveillant au sens de quelqu'un qui veille au bien de vous, dans le cœur de son cœur, qu'est-ce que vous aimeriez entendre de sa part ? En quoi ça aurait du sens pour vous ? En quoi ce serait important pour vous de faire ce petit pas ? En quoi ce serait différent pour vous de ne plus vous faire avoir par cette pensée ? Si ces pensées bien reloues, elles étaient inscrites sur une feuille de papier et que vous l'aviez à 2 cm de votre visage, là vous représentez cette feuille-là, cette grande feuille A4 à 2 cm de votre visage, vous verriez bien que c'est un peu plus compliqué de vivre comme ça. Que pourriez-vous faire de différent si ces pensées-là, cette feuille A4, elles pouvaient s'éloigner un peu de votre visage ? Maintenant je vous invite aussi à refermer les yeux, intérieurement se formuler la pensée qu'on peut avoir quand on prend soin de nous. Tiens, ça me ferait vraiment du bien de prendre l'air. Tiens, ça me ferait vraiment du bien d'aller marcher une heure. Ça me ferait vraiment du bien de dormir une heure de plus. Ça me ferait vraiment du bien d'avoir une assiette, mais super colorée devant moi. Voilà, vous remarquerez que je ne cherche pas à supprimer vos pensées, parce que c'est impossible. On passe notre vie à vouloir les éviter. On passe notre vie à lutter contre des pensées, dont certaines qui nous pourrissent la vie. On y met même vraiment beaucoup d'énergie. Je pense qu'à la fin de notre vie, on regrette presque tous et toutes le mouron et le tourment qu'on s'est fait dans notre... peut-être toute notre vie, tout le temps passé à s'épuiser. On verra bien ce que ça donnera. Voilà, je ne cherche pas à supprimer les pensées mais bien à observer la manière dont on interagit avec, de mettre en tension ce que ces pensées nous font faire et de choisir, ou non, d'ailleurs c'est vous qui choisissez, de réélargir la focale, de voir où l'on porte notre attention et de discerner si ce qu'on fait, ça nous rapproche ou ça nous éloigne de ce qui compte vraiment pour nous. En d'autres termes, plus c'est urgent, moins c'est urgent. Voilà, il y avait encore beaucoup de choses à dire sur la question du ralentir, observer, choisir. J'espère que ça vous aura parlé. Vous aurez pu cheminer tranquillement de votre côté, enfin de votre côté, pas trop. Restons connectés, moi je compte sur vous pour me dire si ça vous a aidé à creuser une piste. Vous l'avez compris, on a tous et toutes des habitudes. Il faut juste questionner leurs conséquences pour repérer si on se prépare une vie un tout petit peu plus cool ou pas. Vous pouvez me le dire en commentaire sur Apple Podcast, sur Instagram ou sur ma chaîne YouTube et puis vous écoutez ce podcast. sur une plateforme d'écoute. Alors partagez-le en story. C'est gratuit. Après, je vous propose des options. Je vous propose même 5 options. C'est à vous de voir. Option balèze, vous pouvez marcher nu dans une grande ville comme Bruce Willis dans Die Hard avec une pancarte. Dans la poire, il n'y en a pas deux comme toi. Chiche, je vous mets au défi. Option easy, 5 étoiles plus un mot doux sur Apple Podcast ou sur toute autre plateforme d'écoute. Il suffit d'emprunter un iPhone à quelqu'un que vous voyez dans la rue. You can do it. Après, si c'est pour me mettre deux étoiles et me dire que je tape sur Greta Thunberg, mais le fait par merci, c'est gentil, mais arrêtez, oubliez-moi, merci quoi. Bénard. Option partage de bons plans. Partagez à l'un de vos Ausha qui vous voulez vraiment du bien. Option, moi j'ai du réseau, on va vous appeler Yann Barthès, Anne-Elisabeth Lemoyne, Léa Salamé, François-Régis Gaudry, Carlito et McFly, Gilles Boulot, Emmanuel Macron pour leur faire écouter mes tribulations alimentaires. Option flemme, écoutez-le tranquillement en la peint votre téléphoborie. Ça marche aussi. Le plus important c'est vous. Ça a toujours été. Namasté. Inscrivez-vous enfin à la newsletter du podcast pour ne rien louper de l'actualité de votre assiette. Bien sûr, des recettes exclusives, mais objectivement, ma newsletter, c'est de la bombe. Bon appétit de vivre et à très vite pour un nouvel épisode de Dans la Poire.

Description

-  "Je me suis lâché(e), faut absolument que je saute un repas !"

-  "Bon, là, c’est pizza ce soir, je vais jusqu’au bout comme ça c’est fait et ensuite ceinture jusqu’à ce week-end", 

-  "Faut que je sèche, là, donc, je vais zapper les féculents quelques temps" 

- "Faut que je reprenne une part de la tarte à la fraise ou un verre de vin parce que c’est que mes potes attendent de moi".

VOUS AVEZ REMARQUE COMMENT NOS PENSEES SONT DES ORDRES/FONT DESORDRE ? 

Dans ce 29ème épisode de Dans la poire 🍐!, je vous parle de nos pensées qui / habitudes / comportements qui nous font faire des choix alimentaires qu'on ne se souhaite pas vraiment. 

Spoiler : plus c'est "urgent", moins c'est urgent ! 

Ce que je vous invite à faire, à entrainer comme capacité, c’est celle de 

- ralentir, 

- observer, 

- choisir.

Comme un ROC, quoi ! 

Je vous laisse découvrir cet épisode très riches, avec une magnifique surprise littéraire qui vous attend, mais je ne vous dis pas où ! 

💪 Je compte sur vous pour me dire si cet épisode vous a semblé utile sur Apple Podcast ou sur Instagram. Sérieux, c'est méga important ! 

➡️ Pour me soutenir, c'est gratuit et ça met des paillettes dans votre vie (#so2019). Au choix : 

1️⃣ option "balèze" : marcher nu(e) dans une grande ville comme Bruce Willis dans Die Hard avec une pancarte : "Dans la poire!, y'en a pas deux comme toi!";

2️⃣ option "easy" :  5 étoiles + un mot doux sur Apple Podcast ou sur toute autre plateforme d'écoute = il suffit juste d'emprunter un Iphone, you can do it !

3️⃣ option "partage de bons plans": partagez à l'un de vos proches à qui vous voulez du bien;

4️⃣ option "moi, j'ai du réseau" : appellez Yann Barthès, Anne-Elisabeth Lemoine, Léa Salamé, François Régis Gaudry ou Gilles Bouleau pour leur faire écouter mes tribulations alimentaires. 

5️⃣ option "flemme" : écoutez-le, tranquillement, en lapant votre thé favori, ça marche aussi. Le plus important, c'est vous. Ça l'a toujours été. Namast(h)é. 


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➡️ Restons en contact ! sur le blog (charlesbrumauld.com/podcast), sur Instagram @CharlesBrumauld pour me poser des questions ou me soumettre des thématiques pour un prochain épisode ! 

🙏 Merci de votre écoute, de votre attention, de votre temps. Mettez-les au service de votre alimentation ! 

Voix off et extraits de ce Dans la poire! 27 : y'en a pas ! 1. J'avais pas le temps. 2. Le timbre et l'énergie de l'épisode s'y prêtait moins cette fois. C'est ça, aussi être flexible, c'est savoir se foutre la paix quand c'est nécessaire ! 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Hello, c'est Charles Brumeau, diététicien. Bienvenue à Dans la Poire, le podcast pour mieux manger. Je suis ravi de vous retrouver pour ce 29e épisode, saison 2, qui est consacré à ce qui fait, suit des règles ou des pensées qui nous font faire des choses bizarres par rapport à notre alimentation. Alors, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans certaines situations, certains contextes de vie, notre cerveau, qui est un formidable raconteur, producteur d'histoires, nous dit, nous intime de faire telle ou telle chose et ça devient tout de suite une question. impérieuse. Si on se centre un peu sur l'alimentation, qui est un peu mon dada, ça peut être « Ouais, je me suis lâché, faut absolument que je saute à repas. Bon là, c'est pizza ce soir, je vais jusqu'au bout, comme ça c'est fait, et puis ceinture jusqu'à ce week-end. Ah, faut que je sèche, là, donc je vais vraiment zapper les féculents en quelques temps, c'est vraiment important. Faut que je reprenne une part de tarte à la fraise ou un verre de vin parce que c'est ce que mes potes attendent de moi et que je veux pas les décevoir. Je bouffe super vite, donc bon, j'y suis habitué depuis 20 ans, mais ça va pas me changer grand-chose. Vous avez vu, on dirait Bien définitive, il n'y a pas beaucoup de place pour la nuance et la complexité. On a vraiment l'impression d'être certain de ce qu'on dit, que ses pensées sont la vérité. Alors ce qu'on est tenté de faire, c'est justement de faire exactement ce qu'il dit, notre petit cerveau d'amour. Et ce faisant, j'ai envie de dire même chemin faisant, on se retrouve un peu comme un lapin dans les phares d'une voiture, on ne se laisse pas beaucoup de choix. Ça me fait penser aux réactions de survie, les fameux 3F, freeze, fly or fight, faire le mort, s'enfuir ou combattre. Et ces réactions, elles sont plutôt utiles quand vous devez combattre un feu ou fuir un animal qui vous poursuit, peut-être un tout petit peu moins quand il s'agit de bien réguler votre hygiène de vie. On est donc happé par nos pensées qui nous disent de faire des trucs plus ou moins cool. Ce que je vous invite à faire, à entraîner comme capacité, c'est de ralentir, observer, choisir. Ralentir, observer, choisir, c'est une expression qui est souvent utilisée en thérapie de l'acceptation et de l'engagement. Acte en anglais, acceptance and commitment therapy, while again, piece to fly. Développer l'habilité à ralentir, c'est je m'apprête à manger, je ralentis. Au lieu de laisser le réflexe, les habitudes ou les pensées gouverner votre vie à toute vitesse, hop, on essaie de ralentir un peu. Si on a l'habitude de manger vite, on peut reposer, lâcher sa fourchette par exemple. Si on avait décidé d'aller au bout de cette pizza, pour reprendre ces exemples, On peut faire une pause à la moitié ou au trois quarts, peut-être boire une gorgée de ce qu'on veut, ralentir quoi. Décider peut-être de servir les autres de cette tarte aux fraises avant de décider pour soi-même. Ensuite, d'observer. Observez ce qui se passe. Tiens, je mange vite, là je suis vraiment en mode impulsif. Et chaque fois que vous avez envie de vous nourrir, observez quelle est la part de faim. Si ce n'est pas la faim, comment vous sentez-vous d'un point de vue émotionnel ? Vous pouvez nommer cette émotion si vous y arrivez, coter son intensité, peut-être... De 1 à 10, l'observer dans votre corps sans opposer de résistance et voir si vous pouvez noter votre impulsivité, votre niveau d'impulsivité de 0 à 10. Je reprends un peu les exemples que je vous ai dit en début d'épisode. Si vous avez décidé de sauter un repas, tiens, est-ce que sauter un repas, qu'est-ce que ça va faire concrètement ? Si j'ai vraiment trop mangé au repas précédent, après tout, ça se tient. Peut-être que je remangerai quand j'aurai faim. Même chose si vous avez décidé de zapper les féculents, observez ce que cette pensée produit chez vous. Est-ce que c'est du soulagement, de l'espoir ? Est-ce que vous y croyez vraiment au fond de vous, à cette histoire de zapper les féculents ? Mais vraiment, genre au fond de vous, est-ce que vous y croyez vraiment ? Est-ce que ces choix-là, est-ce qu'ils vous éloignent ou est-ce qu'ils vous rapprochent de ce qui compte vraiment pour vous ? Ce qui est important pour vous, au sens d'une vie qui vaudrait vraiment la peine d'être vécue ? Est-ce qu'ils me rapprochent même de la personne que j'aimerais incarner ? Bien sûr, quand on est pris en tenaille dans les objectifs de poids, vous allez me dire « Bah ouais, mais ce qui est important pour moi, c'est de maigrir » . Je vous invite d'ailleurs à regarder ma petite vidéo sur ce que les régimes vous font faire. J'avais pris un cas pratique avec une patiente qui s'appelle Carole, qui est originaire de Nice. Allez sur mon Instagram dans la vidéo IGTV. Je pense que vous allez passer un bon moment. Ouais, donc ok, sur ces objectifs de maigrir, j'entends bien. J'imagine que c'est pas facile de faire la différence quand on a des objectifs clairs et nets. Ce qui est important, c'est vraiment de retrouver des objectifs larges, inatteignables, des sortes de boussole. Ça peut être par exemple prendre soin de moi, prendre vraiment soin de moi. derrière ça, ça peut être me sentir bien dans mes vêtements, dans mes baskets, parce que si on y réfléchit bien, la focale d'attention, elle est quand même vachement petite quand il s'agit d'atteindre un chiffre sur la balance. C'est ni bien ni mal, c'est juste que c'est super petit comme grille de lecture. Et pour faire passer des comportements vertueux qui vous nourrissent vraiment dans une toute petite grille de lecture, c'est un peu comme si on essayait de faire rentrer un carré dans un rond, ça ne marche pas super bien. Ok, on a vu ralentir, observer, maintenant choisir. J'ai même envie de dire... Re-choisir, ré-orienter ce qu'on avait choisi au départ pour le mettre en tension, pour questionner si ses choix... Ils nous vont si bien que ça ou pas. Par exemple, si on mange vite, se donner 5 minutes de pause pour aller boire un verre, petit temps de pause, comme ça on réévalue son envie de manger ou sa faim, et on peut tout à fait décider de continuer à manger cette pizza, si c'est le bon choix pour nous, de nous arrêter, ou alors de faire une autre activité si c'est beaucoup mieux pour nous, là tout de suite. Même chose pour cette histoire de zapper les féculents, là je pense que vous êtes presque toutes et tous comme ça, quand vous cherchez à perdre du poids, c'est comme ça, c'est un réflexe bien connu. Bien aujourd'hui, et bien souvent, ça marche court terme. Donc c'est un renforçateur. Et donc c'est parfaitement logique pour vous d'avoir la pensée de tenter ce truc-là, le zappage de féculents. Mais en ralentissant, en observant, on cesse aussi la possibilité de choisir et de voir vraiment ce qu'on en pense de cette histoire de féculents. Est-ce qu'on a déjà essayé ? Est-ce que ça marche long terme ? Est-ce que c'est tenable dans le temps ? Est-ce que socialement c'est vraiment ok pour moi ? Avant de vous dire pourquoi c'est important de ralentir, observer, choisir, je vais justement vous inviter à ralentir un peu avec une petite pause de poème. Vous savez que j'aime bien mettre des petites surprises littéraires quand les épisodes durent plus de 15 minutes. Et puis là, même si cet épisode dure moins de 15 minutes, j'avais envie de vous le partager. C'est un poème très récent qui a été composé par Coralie Vélia, qui était en première S et qui a fini cinquième du prix Goncourt. Poésie en 2015. Il n'y a pas que Rimbaud, Verlaine et Apollinaire. Il y a aussi des jeunes qui ont une chouette plume et c'est bien de les encourager. Petite dédicace au passage pour mon fils Camille qui a gagné le mois dernier un concours de nouvelles au National et tout. À 15 ans, beau gosse. Non, franchement, beau gosse. Alors, j'ai choisi ce thème, la liberté, parce que c'est une valeur cardinale pour moi. Être libre de penser. de dire, de faire et d'être. Je crois que c'est une des valeurs motrices qui comptent énormément pour moi. C'est vraiment mon moteur de vie. Je l'ai choisi aussi, bien sûr, parce qu'on en a singulièrement manqué depuis un an et demi, vous le savez toutes et tous. Je pense aussi, bien sûr, en ce moment, au journaliste Roman Protasevich qui fut arrêté il y a peu par un détournement d'avion européen, un détournement lamentable par des sbires peu soucieux de la liberté. Puis j'ai aussi une pensée pour celles et ceux qui sont privés de liberté. soit par des vampires de vie et d'énergie, soit par eux-mêmes, puisque nous sommes aussi les artisans de nos propres prisons, mais aussi de nos propres ailes. Je leur souhaite vraiment de tout mon cœur une libération. Ce poème s'intitule « Les saisons de la liberté » . La liberté, c'est rendre sa splendeur à décembre, où l'esprit somnolent admire tellement une blanche poudreuse nous rendre amoureuse. La liberté, c'est découvrir et regarder les enfants rire, tandis que le vent emporte lentement les souvenirs passés et les feuilles orangées. La liberté, c'est l'espoir de laisser s'éteindre le noir et de voir s'illuminer l'été tout entier qui réchauffe nos cœurs d'une sublime lueur. La liberté, c'est aimer sans aucune conformité les bourgeons qui fleurissent, les âmes qui rajeunissent. et admirer la nature qui toujours perdure. La liberté, c'est rêver et rencontrer, puis rencontrer et rentrer. Mais revenir pour réunir, et enfin réparer et réussir. La liberté, c'est les saisons, une vie, des actions qu'il faut apprécier à l'infini. Là, ils ont de la plume ces jeunes quand même. Voyez comme c'est beau quand même. Regardez les enfants rire. laisser s'éteindre le noir, voir s'illuminer l'été tout entier. Et la liberté, c'est aimer. Je l'ai choisi aussi, ce poème, parce qu'il parle d'action, d'action à apprécier à l'infini. Ça fait vraiment lien avec la fin de cet épisode, la liberté, l'action, le choix. Justement, le fait de ralentir, observer, choisir, ça laisse un espace pour le doute. Et comme disait le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, le doute est le premier pas vers la liberté. Parce qu'il applique un choix. C'est ça au fond ce que permet le rock, le ralentir, observer, choisir. Ça permet de se dire, ok j'agis comme ça, je mange sur tel mode, je mange ou je supprime tel aliment parce que ça me paraît logique dans mon référentiel, mais est-ce que c'est vraiment fonctionnel ? Fonctionnel ça veut dire, est-ce que ça marche vraiment ? Par exemple la personne elle se dit, bah aujourd'hui je vais pas craquer. On peut se dire que c'est logique dans sa manière de voir les choses. Mais dans la vraie vie, quand elle rentre à 17h et qu'elle mange sur un mode impulsif presque chaque jour en rentrant du boulot, on est d'accord pour dire que le je craque pas, Il ne marche pas trop en fait. Et quand on laisse la possibilité de choisir un individu, il va faire ce qui lui convient le mieux. Or, l'inflexibilité, la persistance dans des comportements de survie nous privent justement de la possibilité de choisir. C'est le mental qui choisit à notre place. Donc la question c'est, est-ce que vous avez l'impression que vous subissez ou que vous choisissez vraiment ? Ouais, je n'ai pas le choix, c'est compliqué, je suis tellement habitué, ça fait 20 ans que je fais ces choix-là et tout. Nous, ce qui nous intéresse, c'est justement de retrouver la liberté. La liberté d'avoir du choix. La finalité, c'est rechoisir. Le mental, il réduit Ausha. Donc là, ce n'est pas un problème si la personne ne mange pas de chocolat, c'est un problème si elle ne choisit pas. Donc là, l'idée, c'est de réélargir cette capacité au regard d'une vie qui a du sens. Donc pour creuser un peu, aller vers les solutions, on va s'entraîner à repérer les conséquences quand on est happé par nos pensées, un peu comme ces petits poissons qui seraient happés par l'hameçon. Plus ils se débattent, plus ça leur fait mal. Et je vais plus loin, dans les conséquences que ces pensées occasionnent dans notre vie, on va s'entraîner à discerner celles qui ont des conséquences cool de celles qui ont des conséquences... assez merdique dans notre vie. Pour ça, il y a des indices. Quand ça tourne en boucle, quand ce sont toujours les mêmes histoires qu'on ressasse, quand c'est le toujours, quand c'est le jamais, quand plus c'est présent dans ma tête, plus je me sens fatigué, quand tout devient très compliqué, quand ces pensées, elles impactent votre corps, quand vous le sentez dans votre posture, dans votre visage qui se contracte, dans votre cœur qui se serre, dans vos muscles qui se raidissent. On peut aussi se dire que notre cerveau produit des pensées comme un pommier. produiraient des pommes. Ça c'est une métaphore bien connue des comportementalistes, que j'emprunte à Jean-Christophe Cezenec, j'espère qu'il m'en faudra pas. Si on ramasse une pomme, il y a deux types de pommes. Il y a les mauvaises, mauvais goût, mauvais aspect, puis il y a les super bonnes. Et puis peut-être un troisième type de pommes, elles ont l'air pas mal et tout, mais en fait quand on les croque elles sont pas terribles, ou elles ont un deuxième goût pas terrible. Les pensées peut-être c'est un peu comme ça. Par exemple cette pensée elle a l'air tout à fait logique, donc elle a un bon aspect cette pomme, cette pensée. Puis en même temps quand vous croquez dans cette pomme, Cette pomme ou cette pensée, quel goût elle a ? Elle a un goût pourri ou elle a un goût plutôt bon ? C'est probable qu'elle a un goût assez pourri. Et peut-être qu'on pourrait s'intéresser à des pommes qui sont situées pas trop loin, qui ont l'air assez nourrissantes et qui ont peut-être un meilleur goût. Est-ce que ces pommes pourries, elles diminuent ou elles augmentent votre capacité à prendre soin de vous ? Si vous deviez comparer ces pensées à ces pommes, est-ce que ça vous éloigne de comportements pour prendre soin de vous ? Vous voyez que notre mental, il nous produit pas mal de pensées pourries. Un peu comme un petit dictateur qui nous imposera un truc, un petit dictateur intérieur. Je vous ai déjà parlé du petit diététicien intérieur. Le dictateur, il pense qu'il fait vraiment du bien pour son peuple. Il pense sincèrement que c'est la bonne solution. C'est un peu comme cette part de nous qui s'active en pensant nous faire du bien. Je terminerai par vous suggérer des pensées plus fonctionnelles, c'est-à-dire des pensées qui aident à remettre les choses dans le bon sens. Je vous invite à y repenser quand une situation alimentaire se répète souvent dans votre vie et qu'elle produit des conséquences vraiment pas terribles pour vous. Par exemple... Qu'est-ce qui serait utile d'entendre ou de faire pour accomplir ce petit pas ? Qu'est-ce que vous aimeriez entendre d'un ami bienveillant, mais vraiment bienveillant au sens de quelqu'un qui veille au bien de vous, dans le cœur de son cœur, qu'est-ce que vous aimeriez entendre de sa part ? En quoi ça aurait du sens pour vous ? En quoi ce serait important pour vous de faire ce petit pas ? En quoi ce serait différent pour vous de ne plus vous faire avoir par cette pensée ? Si ces pensées bien reloues, elles étaient inscrites sur une feuille de papier et que vous l'aviez à 2 cm de votre visage, là vous représentez cette feuille-là, cette grande feuille A4 à 2 cm de votre visage, vous verriez bien que c'est un peu plus compliqué de vivre comme ça. Que pourriez-vous faire de différent si ces pensées-là, cette feuille A4, elles pouvaient s'éloigner un peu de votre visage ? Maintenant je vous invite aussi à refermer les yeux, intérieurement se formuler la pensée qu'on peut avoir quand on prend soin de nous. Tiens, ça me ferait vraiment du bien de prendre l'air. Tiens, ça me ferait vraiment du bien d'aller marcher une heure. Ça me ferait vraiment du bien de dormir une heure de plus. Ça me ferait vraiment du bien d'avoir une assiette, mais super colorée devant moi. Voilà, vous remarquerez que je ne cherche pas à supprimer vos pensées, parce que c'est impossible. On passe notre vie à vouloir les éviter. On passe notre vie à lutter contre des pensées, dont certaines qui nous pourrissent la vie. On y met même vraiment beaucoup d'énergie. Je pense qu'à la fin de notre vie, on regrette presque tous et toutes le mouron et le tourment qu'on s'est fait dans notre... peut-être toute notre vie, tout le temps passé à s'épuiser. On verra bien ce que ça donnera. Voilà, je ne cherche pas à supprimer les pensées mais bien à observer la manière dont on interagit avec, de mettre en tension ce que ces pensées nous font faire et de choisir, ou non, d'ailleurs c'est vous qui choisissez, de réélargir la focale, de voir où l'on porte notre attention et de discerner si ce qu'on fait, ça nous rapproche ou ça nous éloigne de ce qui compte vraiment pour nous. En d'autres termes, plus c'est urgent, moins c'est urgent. Voilà, il y avait encore beaucoup de choses à dire sur la question du ralentir, observer, choisir. J'espère que ça vous aura parlé. Vous aurez pu cheminer tranquillement de votre côté, enfin de votre côté, pas trop. Restons connectés, moi je compte sur vous pour me dire si ça vous a aidé à creuser une piste. Vous l'avez compris, on a tous et toutes des habitudes. Il faut juste questionner leurs conséquences pour repérer si on se prépare une vie un tout petit peu plus cool ou pas. Vous pouvez me le dire en commentaire sur Apple Podcast, sur Instagram ou sur ma chaîne YouTube et puis vous écoutez ce podcast. sur une plateforme d'écoute. Alors partagez-le en story. C'est gratuit. Après, je vous propose des options. Je vous propose même 5 options. C'est à vous de voir. Option balèze, vous pouvez marcher nu dans une grande ville comme Bruce Willis dans Die Hard avec une pancarte. Dans la poire, il n'y en a pas deux comme toi. Chiche, je vous mets au défi. Option easy, 5 étoiles plus un mot doux sur Apple Podcast ou sur toute autre plateforme d'écoute. Il suffit d'emprunter un iPhone à quelqu'un que vous voyez dans la rue. You can do it. Après, si c'est pour me mettre deux étoiles et me dire que je tape sur Greta Thunberg, mais le fait par merci, c'est gentil, mais arrêtez, oubliez-moi, merci quoi. Bénard. Option partage de bons plans. Partagez à l'un de vos Ausha qui vous voulez vraiment du bien. Option, moi j'ai du réseau, on va vous appeler Yann Barthès, Anne-Elisabeth Lemoyne, Léa Salamé, François-Régis Gaudry, Carlito et McFly, Gilles Boulot, Emmanuel Macron pour leur faire écouter mes tribulations alimentaires. Option flemme, écoutez-le tranquillement en la peint votre téléphoborie. Ça marche aussi. Le plus important c'est vous. Ça a toujours été. Namasté. Inscrivez-vous enfin à la newsletter du podcast pour ne rien louper de l'actualité de votre assiette. Bien sûr, des recettes exclusives, mais objectivement, ma newsletter, c'est de la bombe. Bon appétit de vivre et à très vite pour un nouvel épisode de Dans la Poire.

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