- Speaker #0
Bienvenue dans Trouver sa place, le podcast où chaque aventure humaine est une invitation à cheminer vers soi-même. Je m'appelle Claire Grévedon, je suis coach professionnel spécialisé en reconnexion à soi, et une fois par mois, je vais à la rencontre d'êtres humains qui m'inspirent pour partager des conversations qui font grandir. Qu'il s'agisse de leur mode de vie, de leur carrière ou encore de leur identité, tous ont fait des choix conscients et courageux pour vivre une vie alignée avec eux-mêmes. Cette vie, elle est aussi à ta portée, alors je t'invite à prendre place et te laisser inspirer. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre par ici et découvrir par vos retours combien ces conversations non seulement vous nourrissent, vous inspirent, mais parfois même vous donnent l'élan d'aller de l'avant. C'est la plus belle des récompenses pour moi. Ma mission ici, c'est de vous inspirer à trouver et à prendre toute votre place. Parce que je crois profondément qu'il réside en chacun d'entre nous un pouvoir qui ne demande qu'à être découvert et que plus que jamais, le monde a besoin de notre lumière. Alors si toi aussi, tu te dis que cette vie, elle n'est pas réservée qu'à mes invités, que cette vie, elle est à ta portée, mais que tu ressens peut-être le besoin d'être guidée pour la créer, prends rendez-vous avec moi pour qu'on en parle. Rendez-vous en description de l'épisode pour plus d'infos. Bonjour Océane.
- Speaker #1
Bonjour Claire.
- Speaker #0
Merci de me recevoir dans ce lieu absolument magnifique. C'est de plus en plus enchanté, les endroits où je vais à la rencontre de mes invités. Mais franchement, mais quelle chance ! Tu me reçois dans les serres de la Madone.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
On est à Menton, dernière ville avant l'Italie, c'est ça ? Oui. Dernière ville de France, donc dans le sud de la France.
- Speaker #1
Ce qu'on appelle la perle de la France, même. La perle de la France. C'est le petit surnom de Menton.
- Speaker #0
Oui, mais du peu que j'ai vu, je confirme, j'ai eu la chance de venir en train depuis Nice et donc de me préparer à notre rencontre. En regardant défiler les paysages et notamment la mer, la Méditerranée, tu n'as pas choisi le bord de mer, tu as choisi un jardin qui est d'une beauté sans mots en fait. Et on est entouré de fleurs, d'oiseaux et c'est très paisible.
- Speaker #1
Oui, c'est un lieu que j'affectionne beaucoup et j'ai hésité aussi effectivement au bord de mer. Je me suis dit qu'ici, il y aurait une capacité de se connecter justement aux vivants encore autrement. peut-être de manière un peu moins superficielle, et plus dans combien la nature peut nous apporter.
- Speaker #0
Oui, et je sais que le connecter au vivant, c'est quelque chose de très important pour toi. On y reviendra peut-être, sûrement. Mais j'aime bien aussi raconter mes rencontres. Et notre rencontre, elle est spéciale aussi. Tu m'as contactée sur Instagram, en me disant que tu avais à cœur de raconter ton histoire. Une histoire très particulière sur un sujet très peu connu, je crois, enfin je pense, le concept d'enfant de remplacement. Donc on va y revenir bien sûr. Ce qui me touche particulièrement dans notre rencontre, c'est que ça a mis du temps. avant que je te réponde d'abord. Ça a mis quelques semaines avant que je te réponde. Puis ensuite, ça a mis quelques semaines, voire même un ou deux mois avant qu'on se rencontre en visio pour apprendre à se connaître. Et en même temps, j'ai senti tout de suite que c'était le moment juste au moment où on s'est parlé. Parce que tu m'as raconté ton histoire. Et là, tout à coup, c'est devenu une évidence pour moi. Je t'ai dit d'ailleurs... Je veux absolument que tu viennes raconter ton histoire sur ce podcast et ce que ça prendra, je traverserai la France pour venir jusqu'à toi. Et c'est littéralement ce que j'ai fait.
- Speaker #1
La France, l'océan.
- Speaker #0
J'ai traversé un océan, j'ai traversé toute la France pour venir jusqu'à toi. Parce que c'est devenu essentiel pour moi que les gens entendent ton histoire pour comprendre un petit peu.
- Speaker #1
Merci infiniment, j'ai tellement de gratitude de t'avoir là en face de moi, que tu aies répondu à cet appel et d'avoir l'opportunité effectivement de faire connaître cette problématique qui est très très reliée au fait de réussir ou pas à trouver sa place.
- Speaker #0
Oui, alors avant qu'on aille plus loin dans ce sujet qui t'est cher, comment t'aimerais te présenter aux personnes qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Je m'appelle Océane Orfea Creusevaux, mais je suis née... Océane Anaïs Creusevaux, et c'est important pour moi de pouvoir bien m'affirmer avec cette nouvelle identité officielle. J'ai déposé vraiment ce deuxième prénom il y a deux ans, et en même temps ce serait une erreur de me présenter uniquement avec cette question d'enfant de remplacement, donc je pense important aussi de pouvoir rajouter. Dans qui je suis, je dirais aujourd'hui que je suis une personne qui essaie, brique après brique, vraiment lentement, de construire des ponts, reconstruire des ponts qui ont été détruits entre l'humain et le vivant, entre les différents règnes, que ce soit minéral, végétal ou animal. les éléments aussi et notamment l'élément eau qui on en a pas encore parlé mais c'est extraordinaire quand on prend un peu le temps de s'intéresser à cet élément là c'est juste pareil comme tu disais il n'y a pas de mots pour pouvoir exprimer la puissance de tout ce que l'eau nous cache toutes les merveilles et j'ai commencé à vraiment m'intéresser au féminin, à comment permettre au féminin de reprendre sa place dans l'humanité parce qu'on en a vraiment cruellement besoin et qu'il est profondément relié justement à notre connexion au vivant.
- Speaker #0
Oui, on parle de reprendre sa place, on parlait beaucoup dans cette conversation et justement, c'est quand toi la dernière fois que tu t'es sentie vraiment à ta place ?
- Speaker #1
Alors la dernière fois que je me suis sentie vraiment à ma place, alors c'est trop je pourrais répondre maintenant parce que je sens qu'il y a un rôle de messagère. en moi. Donc merci de me permettre de transmettre ce message de l'enfant dans le placement. Il y a quelques jours aussi, je suis allée aider des amis qui ont vécu un déménagement récemment, qui ont des enfants en bas âge, trois enfants en bas âge. Elle, elle a repris un travail et donc ils étaient complètement débordés. Et nos amis sont enfants, donc pour les vacances, on est allés les voir. Et j'ai passé énormément de temps, en fait, durant les cinq jours où je suis restée, à faire du rangement. nettoyer, vraiment cleaner tout leur espace, les différentes pièces. Ils étaient d'accord. J'ai eu un plaisir immense à faire ça. Et en fait, je crois vraiment qu'en moi, il y a un goût réel pour l'harmonie, apporter de l'harmonie. Et au-delà de ça, de permettre que ça soit à travers la voix, peut-être qu'on aura l'occasion d'en parler, mais de réussir à augmenter les fréquences des lieux. Quand on crée l'harmonie, on augmente la fréquence. Et nous, on est des êtres, on l'oublie souvent, mais des êtres de fréquence, des êtres vibratoires. Quand on change la fréquence d'un lieu, on change aussi nos fréquences. Et plus une fréquence est élevée, plus on a accès naturellement à des pensées qui sont la gratitude, la joie, du bien-être, une capacité à rentrer en relation qui est plus fluide. Ça permet tout ça. Donc je sais que quand je fais ce simple ménage qui semble quelque chose, encore une fois, peut-être de superficiel, je sais que derrière, en fait, j'oeuvre à un niveau beaucoup plus profond. Et du coup, je tiens aussi à remercier toutes les femmes de ménage. qui font un travail qui n'est pas valorisé, mais qui en réalité a une portée énorme, on ne s'en rend pas compte, mais énergétiquement, elles apportent beaucoup, beaucoup.
- Speaker #0
Les femmes, les hommes de ménage, merci de le rappeler, parce que ça fait partie de ces nombreux métiers non valorisés, mais qui soutiennent tout un écosystème, permettent de continuer d'être bien au quotidien.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et cette relation à l'harmonie, On la ressent aussi dans ton choix de lieu pour me recevoir, ce choix d'un jardin, cette paix. On peut le sentir directement, comment notre intérieur s'apaise et vibre différemment dans un lieu comme celui-ci.
- Speaker #1
Exactement. Encore cette idée de fréquence, comment un lieu peut soutenir et nous permettre d'être dans un certain état.
- Speaker #0
Alors, on est ici pour parler d'un sujet important, très important pour toi. En lien direct, effectivement, avec le fait de trouver, mais surtout de reprendre sa place, être un enfant de remplacement, est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est ?
- Speaker #1
Alors, enfant de remplacement, est-ce que je le suis vraiment ou pas ? Moi, en tout cas, j'en ai vraiment le ressenti. Et je pense intéressant pour chacun, chacune, d'aller voir l'histoire de son ou ses prénoms. Parce que moi, il m'a fallu beaucoup de temps, malgré le fait d'avoir reçu énormément de signes pour me montrer ce qui clochait. Il m'a fallu bien une vingtaine d'années avant de comprendre ce qui se jouait. Donc, vers 20 ans à peu près, j'ai participé à un genre de voyage assez atypique avec un pianiste nomade qui s'appelle Marc Vella. Et on sillonnait la France pour apporter du bonheur aux gens. Avec un groupe de personnes. Et parmi ces personnes, il y avait une femme qui était coach professionnelle. Et donc, c'est lié d'amitié à l'époque. Elle m'a proposé de la retrouver après notre voyage à Paris. Pour pouvoir voir un peu ce qu'elle pouvait faire pour moi professionnellement. Parce que tout ce que je sais... essayer de mettre en place, ça a échoué. Malgré beaucoup de volonté, malgré des compétences, malgré de la créativité. Donc je suis allée la retrouver, et puis au bout de, je crois, à peu près une heure de discussion, elle me dit, mais tu sais Océane, je sens qu'il y a autre chose, il y a quelque chose de caché, quelque chose... Elle commence à me poser des questions qui n'ont rien à voir avec un coaching professionnel, à me demander, est-ce que j'ai des frères et sœurs ? Et donc, je ne vois pas trop l'intérêt, mais bien sûr, je joue le jeu et je lui dis, ben voilà, j'ai trois frères et j'ai aussi une sœur qui est décédée quand elle avait deux ans et qui s'appelait Anaïs et c'est mon deuxième prénom. Et là, je la vois réagir tout de suite. Je vois qu'elle se fige et elle me dit, tu sais ce que ça veut dire. et moi euh Autant aujourd'hui c'est évident comme le nez au milieu de la figure, autant à l'époque je ne voyais pas, mais alors vraiment sincèrement pas du tout, ce que ça pouvait vouloir dire. Et donc naïvement je lui dis non. Elle me dit mais ça veut dire que tu es un enfant de substitution, un enfant de remplacement. Et là c'est intéressant, je trouve la réaction qui a été la mienne, parce qu'au lieu de dire mais qu'est-ce que c'est, ou alors tu crois, ou oui sûrement, ou non, j'ai hurlé. J'ai hurlé, je me suis levée et j'ai crié « Non ! » Et là j'ai vomi. Et puis ensuite c'est comme si j'avais lutté de toutes mes forces parce que je me suis retrouvée à m'écrouler par terre et je me suis endormie d'épuisement. Dans la minute qui m'ont suivie, j'ai dormi toute une après-midi. Donc évidemment quand je me suis réveillée, même si j'ai répondu « Non ! » On est bien d'accord ?
- Speaker #0
Ça voulait dire oui.
- Speaker #1
La réponse est oui. Mais sans savoir vraiment de quoi il en retournait. Donc j'ai juste observé qu'il y avait une réaction de mon corps qui était hyper défensive. Il y avait un gros déni sur ça et que c'était énorme. Donc ça devait être important d'aller voir ça. Donc par la suite, je me retrouve à faire un stage sur l'enfant intérieur pour essayer de comprendre un peu quelle a été mon enfance. Et il y avait un passage qui était très intéressant, je ne sais pas si... Tes auditeurs connaissent le principe des constellations familiales. Et là, c'était des constellations où il n'y avait pas d'autres personnes, il y avait des coussins. Et à chaque fois que je choisissais un coussin, je pouvais me retrouver... dans le rôle de la personne que j'avais désignée pour ce coussin.
- Speaker #0
On peut peut-être l'expliquer un petit peu. C'est quelque chose qu'on a déjà évoqué par le passé, mais je pense que je ne l'ai jamais expliqué sur ce podcast.
- Speaker #1
Tu veux essayer ou tu veux que je le fasse ?
- Speaker #0
On peut le faire ensemble. Non, parce que c'est toujours un grand défi d'expliquer les constellations familiales. Moi, je dirais, la manière dont je l'explique, c'est que ça part du principe qu'on porte en nous des mémoires, des blessures qui nous appartiennent. Pas forcément parce que c'est des mémoires des blessures transgénérationnelles qui traversent les générations. On les porte dans nos cellules, on les porte de par des choses qui ont été vécues par notre famille, que ce soit nos ancêtres ou même ça peut être nos parents, nos frères, nos sœurs, nous-mêmes dans le ventre de notre mère ou à notre naissance. Toutes ces mémoires dont on n'a pas conscience mais qui existent dans le champ familial voire systémique, pas forcément... pas uniquement que familiales. Et en fait, les constellations familiales, c'est d'aller revivre ces moments-là pour essayer de se libérer de ces choses-là, de libérer les personnes qui l'ont vécu, qui sont restées potentiellement soit dans des non-dits, soit parfois dans l'inconscience même de ce qui s'est passé, et se libérer en même temps. C'est un peu comme ça que je l'expliquerais.
- Speaker #1
Je rajouterais, et ça c'est vrai que c'est là où ça devient assez mystérieux, sauf pour les personnes pour qui on est tous un, et donc l'autre et moi nous sommes la même chose. Mais là il suffit, avec le cadre posé par la personne qui organise les constellations, il suffit que le cadre soit posé, qu'on pose l'intention, pour avoir accès au vécu de l'autre. Donc ça peut aller au-delà de qu'est-ce que je porte moi dans mes cellules, mon ADN et mon transgénérationnel. Là, par exemple, j'ai accès à ce que ma mère a vécu. J'ai choisi le moment de son accouchement, de ma naissance, pour comprendre ce qui s'est passé. Je suis vraiment extrêmement reconnaissante de ce que la vie m'a fait vivre. Parce que moi qui peux douter facilement, elle me permet par la suite, vous allez voir, de comprendre que ces constellations, ce n'est pas n'importe quoi. Durant les constellations, je choisis ma naissance et je me mets à la place de ma mère au moment où je n'ai. Et là, c'est assez choquant pour moi parce que je ressens, vraiment, je suis sur le coussin et je me mets tout d'un coup à ressentir. Que donc je mets entre les mains, j'ai un autre coussin qui me représente. Et je suis extrêmement embarrassée. Je ne sais pas quoi faire de ce bébé. Je n'arrête pas de me répéter que ce n'est pas mon enfant. Je n'arrête pas de me répéter que je ne reconnais pas cet enfant. Je me dis que ce n'est pas Anaïs, ce n'est pas Anaïs, ce n'est pas ma fille. Et je n'ai qu'une envie, c'est de pouvoir la renvoyer, la réexpédier d'où elle vient. Mais bien sûr, je ne peux pas, je viens de la mettre au monde et je sais que je vais devoir faire avec elle. mais je suis profondément gênée, mal à l'aise par l'arrivée de cette petite fille qui... n'est pas ma fille. Donc moi, forcément, vivant cette constellation, c'est très difficile. C'est éprouvant de voir que, waouh, voilà ce que peut-être ma mère a vécu en me mettant au monde. Quand je vis du côté de mon papa, rien à voir. Lui, il est au septième ciel, il est hyper heureux de me voir arriver et c'est très différent pour lui. Et puis, je finis ce stage sur l'enfant intérieur. Et au moment de repartir, je n'ai pas de voiture, je fais du stop. Et là, je suis prise par une personne qui est une sage-femme. Donc très rapidement, je lui partage. Je trouve la coïncidence assez drôle, donc je lui partage ce que je viens de vivre. Même si c'est atypique, je ne sais pas du tout quelle ouverture elle aura à ça. Et là, pareil, je la sens hyper perturbée. Elle me dit, mais c'est incroyable ce que vous me dites, c'est exactement... Ce qui se passe quand j'accouche des femmes qui ont déjà perdu un enfant, elles ont toute la réaction que vous décrivez, elles sont là en me disant « c'est pas le mien, c'est pas le mien, c'est pas mon enfant » et elles essaient de me le redonner. Donc pour moi là j'ai eu la confirmation que ces constellations marchent, pour les personnes qui douteraient de l'efficacité des constellations, mais aussi qu'il y a vraiment un souci où dès ma naissance, et là j'ai tellement d'empathie pour moi en fait, parce qu'évidemment j'ai beau être qu'un bébé, je ressens. absolument tout. On est hyper connecté à notre maman. Donc tout ce qu'elle ressent, tout ce qu'elle vit, même si on ne comprend pas les mots, même si c'est juste mentalisé, c'est comme si c'était... D'ailleurs, on est une partie de notre maman. Donc évidemment, je ressens certainement absolument tout ça. Et quand je me suis mis d'ailleurs dans le rôle, dans mon rôle d'enfant, je me sens super mal. J'ai l'impression d'avoir fait une erreur. Mais je n'arrive pas à comprendre. Je sens que je dois être là et qu'en même temps je ne dois pas être là. Je sens que je ne suis pas la bonne personne sans pouvoir m'expliquer quoi que ce soit. J'ai l'impression d'avoir fait quelque chose de grave, d'être profondément ou mauvaise ou pas adaptée. Et en même temps, je me sens impuissante. Je veux repartir ailleurs, je ne peux pas. Voilà, je suis coincée. Et ma vie commence comme ça. Donc, comme c'est inconscient, je vais me porter ça pendant très longtemps. Ensuite, je décide d'aller voir mes parents pour mettre un peu de clarté sur ça. Il faut savoir que mes parents ne sont pas ouverts au développement personnel, ou sur la spiritualité, ou la psychologie non plus. Tout ça, pour eux, c'est des choses qui leur font très très très peur. Et donc, ce n'est pas évident d'en parler. Ma mère, elle va me dire que tout s'est bien passé pour l'accouchement. Voilà, tout a été parfaitement. Donc il n'y a aucun lien entre moi et ma sœur, même si c'est vrai, il y a ce prénom, mais c'était en souvenir. Et mon père, lui par contre, lui va me dire, dans sa naïveté, il dit bien sûr qu'il y a un lien entre toi et ta sœur. En fait, moi quand je te vois, je vois toi et ta sœur. C'est comme un shampoing deux en un. C'est fantastique, c'est un plus un. C'est une valeur ajoutée, tu es deux fois plus forte. Et là, enfin, pour moi, tout soudain, je me dis, ah waouh, voilà ce que je porte. Voilà où j'en suis dans ma vie. Ça fait déjà 20 ans que je me traîne ce fantôme que j'essaye, sans le savoir, c'est très inconscient, mais d'incarner. J'essaye d'incarner, d'être un enfant de 2 ans qui est décédé.
- Speaker #0
Et tu as sans cesse ce devoir inconscient d'être deux, d'être à la fois toi et ta sœur qui est partie.
- Speaker #1
Alors, je pense que le plus gros défi, c'est qu'il y a en plus une interdiction. C'est-à-dire que moi, j'ai envie d'être moi. J'ai envie d'être Océane. Je pense que je suis venue pour ça. Mais j'essaie de répondre aussi à une forme de loyauté envers mes parents. Ou pour être aimée, je comprends dès ma naissance qu'il va falloir que j'essaie d'être Anaïs. Parce que ma mère veut retrouver Anaïs. Et mon père, finalement, pour lui, c'est déjà tout vu. Je suis Anaïs, donc c'est super.
- Speaker #0
Tu es un mélange de toi et de ta soeur.
- Speaker #1
Donc c'est sublime. Donc les conséquences que ça a, il y en a plein et ça dépend je pense d'une personne à l'autre mais il y a un peu des traits principaux. Ce qui est certain c'est que pour moi ça m'a amené dans des situations où je ne suis pas la bonne personne. Souvent par exemple avec mes compagnons, ils vont souvent avoir un moment donné où ils me disent « Non en fait je crois que je me suis trompée, c'était pas avec toi que je voulais être » et il va y avoir aussi des situations... Un peu dingue, où je me souviens, un garçon, on avait mis beaucoup de temps avant de se retrouver, et on devait passer plusieurs jours ensemble, et après, la première matinée, alors que le matin, il me fait un discours en me disant « mais t'es la femme de ma vie ! » C'est tellement merveilleux de t'avoir enfin rencontré, de t'avoir retrouvé, et puis dans les heures qui suivent, il change complètement de... de discours, il décide de partir l'après-midi tout seul se balader en forêt. Et quand il revient, il me dit « Écoute, en fait, je vais partir. J'ai été contactée par une ex qui s'appelle Anaïs et j'ai trop envie de la revoir. » Bon, évidemment, là, j'ai la compréhension directe de ce qui se passe. OK, là, la vie, elle est vraiment en train de venir me chercher sur mes croyances et sur « Je ne suis pas la bonne personne. La bonne personne, c'est ma sœur, c'est Anaïs. »
- Speaker #0
C'est faux, vous ne me voyez pas là, pour ceux qui nous écoutent, mais c'est la deuxième fois que j'entends cette histoire et je suis tout aussi abasourdie. Et je sais que tu en as des tonnes, des exemples comme ça, où il y a des analyses qui poppent dans ta vie et qui prennent ta place presque. Tout à fait. Et tu en raconteras peut-être d'autres. Mais vraiment, ce qui me vient en t'entendant, c'est combien notre réalité est le reflet de notre inconscient, de nos croyances inconscientes.
- Speaker #1
Oui, j'ai d'autres exemples, tu vois, encore avec cette analyse qui revient me chercher. J'ai été très marquée quelques années après, donc je vivais avec mon amoureux, on avait chacun notre appartement, moi je vivais au dernier étage et lui était juste en dessous, ce qui faisait qu'on était ensemble et en même temps on avait chacun notre espace. Et à un moment donné, lui, il avait besoin de trouver un colocataire pour pouvoir... C'est avoir de l'aide pour le loyer. Et donc on se met d'accord sur le fait que c'est bien un colocataire et pas une colocataire. Parce qu'en plus il est africain, il a vraiment un besoin de vivre pleinement, intensément la vie. Je ne comble pas forcément évidemment ses besoins parce que je ne suis pas aisé.
- Speaker #0
Parce que c'est ça aussi, on ne l'a pas évoqué, mais au-delà de... au-delà de ne pas être ta sœur, mais d'essayer de l'être. Du coup, l'impact inconscient en toi, c'est je ne suis jamais assez et je ne serai jamais assez.
- Speaker #1
Exactement. Et ça, ça me suit encore. Il y a un besoin de perfection qui est là et qui est en fait assez inatteignable parce que de toute façon, quoi que je fasse, je ne suis pas assez. Donc j'ai beau essayer le max du max, je vais réussir à créer une réalité où ça ne sera pas assez. Donc c'est épuisant. Pour revenir au bouton, je suis sonothérapeute, parce que j'ai découvert quand j'avais 15 ans que je pouvais guérir avec la voix, et donc j'essaye de me lancer comme ça, et là où j'habite, j'ai une salle de soins. Et à un moment donné, j'ai une amie qui me contacte en me disant, « Céline, est-ce que tu as vu qu'il y a une nouvelle femme qui essaye de s'installer comme sonothérapeute dans le village ? » Déjà, ce n'est pas commun, sonothérapeute, puisque c'est dans un village, je ne suis pas en ville. On s'entend ! Et là, je me suis dit, ouf, déjà que ça ne marche pas très bien mon activité. Je me dis, ah, ça va être dur. Elle me dit, mais en fait, ce qui est particulier, c'est qu'elle s'appelle Anaïs. Donc là, évidemment, je suis encore plus perturbée. Et puis, à ce moment-là, je suis en train d'organiser un stage. Et petit à petit, il y a des personnes qui appellent pour s'inscrire au stage. Et donc, je reçois un appel. Et puis, au moment où je prends le prénom, elle me dit, je m'appelle Anaïs. Je fais, est-ce que tu es celle qui est sonothérapeute ? Elle fait, oui, oui, c'est moi. Ok, donc je vais l'avoir en stage. Évidemment, le stage ne se passe pas comme prévu avec sa présence. Elle va faire plein de ratés sans faire exprès, mais elle va arriver en retard, elle va avoir des différents problèmes. Donc pour moi, je prends énormément sur moi. J'essaye de vraiment rester focus, professionnel, mais ça bouillonne à l'intérieur. C'est très, très dur. Je suis vraiment mise à l'épreuve. Et le plus fou, mais je vous assure que tout est authentique, même si j'ai une mauvaise mémoire, il y a quand même des choses que je me souviens et qui marquent. Au fer rouge, à la fin de ce stage, elle vient me voir en me disant « Océane, merci beaucoup, mais c'est incroyable, on est vraiment comme deux sœurs » . Encore une fois, je dis rien.
- Speaker #0
Complètement dingue.
- Speaker #1
C'est dingue, ouais, vraiment. Donc je dis rien, je prends sur moi, alors qu'en fait j'aurais pu en discuter avec elle, mais j'avais vraiment de la rancœur vis-à-vis d'elle, alors qu'elle, elle était pleine de reconnaissance. Moi j'étais là « mais tu m'as bousillée mon stage » .
- Speaker #0
Oui, parce qu'en plus il y a ce côté, donc encore une fois, le côté où ça peut, c'est jamais assez. Il y a une espèce de boucle de rétroaction qui se crée entre vous, où elle inconsciemment incarne la personne qui va te perturber, et donc ultimement te diminuer.
- Speaker #1
Oui, alors elle était à voir, merci, c'était super. Donc voilà, je pense que l'affaire s'arrête là. Et puis elle m'explique qu'elle a vraiment adoré le village où je suis, donc elle cherche à s'installer. Mon copain, leur chemin se croise. Je sais qu'ils ont des points en commun, mais je ne sais pas la suite. Et puis, je travaille à ce moment-là comme caissière à Biocop. Et à un moment donné, c'était peut-être deux ou trois semaines après, elle est là, elle est au tapis de là où je fais la caisse et elle commence à passer ses articles et elle me fait coucou. Donc à l'intérieur, il y a tout qui se fige. Et j'essaye, encore une fois, de rester professionnelle, de rester amicale et souriante. Alors je lui demande comment va-tu, est-ce que ça avance ? tes recherches pour emménager. Et là, elle me dit avec un grand sourire, mais t'es pas au courant, j'emménage à la fin de la semaine. Je suis tellement contente. Stéphane va m'aider à porter les cartons. Et donc Stéphane, c'est mon compagnon. Et donc là, je comprends qu'elle est en train de me dire qu'elle va emménager avec mon compagnon. Donc je me vois en train de passer les articles comme une mort vivante.
- Speaker #0
Et tu te vois de l'extérieur pour le moment, en train de vivre cette scène. C'est ça,
- Speaker #1
je suis complètement figée et je réussis encore une fois, mais je ne sais pas comment je fais en fait. Je réussis à apprendre sur moi jusqu'au moment où il y a le coup fatidique. Vous savez, il y a l'épée de Damoclès, c'est au moment où elle paye et où je lui demande. Ça me fait rire parce que c'est tellement gros. Je lui demande est-ce que tu as un compte ? Elle me dit ah oui, la barque en ciel. Sauf que la barque en ciel, c'est mon compte. C'est mon compte bio. Là, j'ai dit, mais attends, mais ça, c'est mon compte. Mais comment t'as mon compte ? Elle m'a dit, c'est Stéphane qui me l'a donné. Comme ça, ça fait gagner des points à tout le monde. Et comme de toute façon, on va vivre ensemble, c'est le compte du collectif.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Et là, du coup, c'était trop. Là, je me suis écroulée en pleurs. Elle n'a pas du tout compris. Elle m'a dit, mais Stéphane, mais qu'est-ce qui se passe ? Donc là, je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire, en quelques mots, ce que je ne voulais surtout pas qu'il se passe, qu'elle emménage avec mon compagnon, qu'on a le même prénom et que pour moi, il y a un traumatisme qui est en train de se jouer. Il me dit, excuse-moi, Stéphane ne m'a rien dit. Je ne veux surtout pas te mettre en difficulté. J'arrête tout de suite. Je vais te trouver ailleurs. Elle a été extra. Et par la suite, on s'est rencontrés en dehors de mon travail. On a pris vraiment un après-midi pour que je lui expose ma vie, ce qui s'était joué. Et elle a été super. Donc, il y a quand même un vrai lien qui s'est créé avec cette analyse. Mais pour le coup, elle a été aidante.
- Speaker #0
Un lien sain qui a pu se créer à partir du moment où tu... Où tu as laissé sortir aussi tout ce qui te pesait, tout ce que tu portais, le poids que tu portais.
- Speaker #1
C'est vrai. Donc voilà, il peut y avoir ça. Je sais que j'ai reçu souvent des soins et les gens se trompaient aussi en me donnant les soins, en me disant voilà, ça y est, Anaïs, je ne sais pas pourquoi je dis ça, excuse-moi, tu t'appelles le CH ? Oui, je m'inquiète pas, je sais pourquoi tu dis Anaïs. C'est pour ça que je dis que la vie, elle est vraiment incroyable, elle est magique, elle est tellement plus que ce qu'on nous montre. Il y a tellement d'interactions qui se passent entre notre intérieur et l'extérieur. Je vois combien l'extérieur, c'est un miroir. de ce qu'on porte à l'intérieur.
- Speaker #0
On fera un petit clin d'œil au passage à ce fameux Stéphane qui incarnait à sa manière aussi le fait que tu n'étais pas assez pour qu'il t'écoute et qu'il respecte tes limites. On le salue, je crois qu'il n'est plus dans ta vie.
- Speaker #1
Oui, il n'est plus dans ma vie.
- Speaker #0
Non mais...
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Parce que c'est bien sûr un frère.
- Speaker #1
On pourrait faire un post-test que sur lui, c'est un autre relation.
- Speaker #0
En tout cas, encore une fois, ce qui ressort, c'est cette réalité que tu te crées, d'accueillir des gens dans ta vie ou que les gens arrivent dans ta vie pour venir confirmer une réalité intérieure.
- Speaker #1
Oui, jusqu'à ce qu'on décide de reprendre sa vie en main. J'ai l'impression de dire, OK, en fait, non, ça, c'est ma place.
- Speaker #0
Comment ça s'est passé pour toi de reprendre ta place ?
- Speaker #1
Alors, c'était bon. C'était bon, effectivement, ça a été forcément conflictuel avec ce compagnon, et puis ça ne s'est pas arrêté là. Ça, j'ai envie de dire, ça a été le début. Mais la vie, elle vient te retester, te retester, te retester en permanence. Je pense que je pourrais finir le podcast avec l'histoire de la rose. Mais pour revenir en tout cas sur les conséquences d'être un enfant de remplacement, il y a la culpabilité aussi à vivre. C'est vraiment se lever chaque jour avec la première pensée, c'est une culpabilité. Une sensation d'avoir volé la place de quelqu'un et de si je vis, il faut vraiment que ça baille le coup.
- Speaker #0
Je dois le mériter. Exactement.
- Speaker #1
Donc il y a cette quête de sens dont je te parlais tout à l'heure qui est hyper forte pour tout. Je pense que l'avantage, le positif, c'est que ça m'a permis de développer justement ce dialogue avec la vie, de manifester beaucoup, de synchronicité, de savoir écouter tous les signes. Parce que cette quête de sens, elle est tellement permanente que pour moi, il n'y a rien qui est au hasard. Et je vois à travers ces histoires et plein d'autres, combien en fait, l'extérieur vient tout le temps me parler, me donner des indices sur comment réajuster mon chemin.
- Speaker #0
Oui, on en parlait hors micro tout à l'heure, une quête de sens pour essayer de donner un sens à ta présence sur Terre.
- Speaker #1
Oui, oui. Et en fait, du coup, inconsciemment, je vais tout le temps essayer d'être ma sœur pour avoir une place.
- Speaker #0
Comment ça s'est traduit ? Dans ta vie ?
- Speaker #1
En fait, c'est une mission impossible, parce que le rôle qui m'est assigné inconscient, toujours, c'est de remplacer une petite fille qui a deux ans et qui est décédée. De remplacer une petite fille. Donc forcément, quand on est petit, on est parfait. À deux ans, tu n'as pas encore trop développé, des fois peut-être tout juste, et encore le langage. Mais donc, ça va être l'apparence. Mes parents m'ont répété combien ma sœur était belle, que moi, quand je finis, bon, voilà. Mais ma sœur, qu'est-ce qu'elle était belle ! Ça, qu'est-ce que je l'ai entendu ? Elle avait des grands yeux verts. Moi, j'ai hérité des yeux marrons. Et donc, j'ai vraiment eu depuis toute petite cette pression immense de « il faut que je sois belle » . Or, n'étant pas vraiment désirée à partir du moment où je suis née parce que je ne suis pas ma sœur, très rapidement, je me recouvrais d'eczéma. Des pieds à la tête. J'ai envie de pleurer parce que je m'entends parler. Je me dis « waouh, mais qu'est-ce que c'était dur pour moi, qu'est-ce que c'était dur pour cette petite fille » . Donc voilà, j'ai passé une grande partie de mon enfance recouverte d'eczéma. Donc le lien social est extrêmement dur. Avec ma mère, évidemment, en apparence tout va bien, mais je vois bien que le lien d'amour n'arrive pas à se faire, n'arrive pas à se tisser. Et avec l'entourage également, je suis rejetée à l'école dès la maternelle par tous les enfants. Je vais être utilisée comme bouc émissaire jusqu'à ce que je fasse une genre de dépression à l'adolescence. Et là où mes parents vont me changer d'école pour que le rôle de bouc émissaire puisse s'arrêter.
- Speaker #0
Ça a fonctionné, ça ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui. D'ailleurs, c'était dingue. Le changement d'école a fait que j'ai eu l'impression tout d'un coup de devenir une autre personne. J'étais toujours la même, mais pour le coup, dès le premier jour de la rentrée, plein de garçons qui m'ont courtisé, plein de copines, plein de filles qui voulaient que je sois leur meilleure amie. Chose qui n'était jamais arrivée avant. J'ai découvert la vie sociale vers 12-13 ans.
- Speaker #0
Comme si c'était un premier acte d'amour de la part de tes parents.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
prendre action pour toi, pour te permettre d'être mieux ?
- Speaker #1
Oui, mais il leur a fallu 13 ans pour que ça puisse se manifester, arriver à un point de commencer une dépression. En tout cas, il y a ce défi de devoir à tout prix être jolie. Et je me souviens aussi de mettre la trousse de maquillage comme outil de survie. Si jamais, à un moment donné, je devais partir sur une île déserte, quand on est ado, on s'imagine plein de trucs, si jamais il y avait ça, qu'est-ce que je ferais ? Si jamais je dois partir, qu'est-ce que je mets sur mon canot de sauvetage ? La trousse de maquillage. Le reste, je ne savais pas, mais ça, c'était clair. Parce que je me suis mis dans la tête que c'est parce que j'étais jolie. qu'à 13 ans j'ai été acceptée. Et qu'avant, je n'étais pas jolie. Il n'y avait rien qui avait changé. Elle avait juste commencé un tout petit peu à me maquiller. Et j'ai mis ça sur le compte de, c'est parce que je suis belle que je peux enfin être acceptée. Donc c'était vital évidemment d'être acceptée.
- Speaker #0
Encore une fois, la réalité qui confirme tes croyances.
- Speaker #1
Oui, donc il y a ça. Et puis ça aussi, peut-être que ça parlera à certains, certaines qui sont aussi dans cette situation d'enfant de remplacement. Devoir rester une petite fille, ça veut dire... devoir rester dépendante financièrement. Et c'est une des raisons pour lesquelles, je pense, je me suis... Tout ce que j'essayais de mettre en place professionnellement ne marchait pas. Je me souviens avoir eu un groupe expérimental de feng shui qui était venu dans mon appartement pour pouvoir... Eux, c'était des élèves et ils venaient faire une étude. Et moi, ça me permettait d'avoir des infos sur mon environnement. Et je me souviens très bien du maître de stage, quand il a ouvert la porte de soins, il a fait... Et là, il m'a regardé et il m'a dit... Ça ne doit pas beaucoup marcher pour toi, non ? J'ai cinq clients par an. Et là, il m'a posé une question qui résonne encore dans ma tête. Il m'a dit, et si à partir de demain, si là on fait un travail énergétique, et qu'à partir de demain, ton agenda est rempli ? Et là, c'est sorti vraiment de mes tripes. Ça n'a pas eu le temps de passer par le mental. C'est ça qui est intéressant. J'ai répondu, mais... Je ne peux pas faire ça à mon père. Je ne peux pas faire ça à mon père. Donc, il m'a fallu longtemps pour comprendre. Mais pourquoi est-ce que j'ai dit ça ? Mais mon père, il ne demande que ça, que je sois autonome financièrement. Pour lui, c'est la honte d'avoir une fille qui a déjà 30 ans, qui est toujours au crochet de ses parents. On ne sait pas ce qu'elle fait. On ne sait pas. Et en fait, j'ai vraiment réalisé plus tard que c'est mes parents ont perdu la seule fille qu'ils avaient. Je suis arrivée. Si moi, je deviens autonome financièrement, quand un enfant prend son indépendance, on le perd. de nouveau. Je ne peux pas me permettre de leur faire perdre de nouveau un laïc. On est dans l'inconscient, bien sûr. Consciemment, il n'y a rien de tout ça. Ils veulent mon bonheur. Moi aussi, je ne demande que ça. Mais dans l'inconscient, il y a une loyauté hyper forte vis-à-vis des parents. Je ne veux pas que vous reviviez le traumatisme de cette perte. Et donc, moi, je vais tout faire pour me saboter. Un exemple pareil que je trouve drôle parce que c'est tellement grotesque. Il y en a eu plein, mais je ne vais prendre que celui-là. Je décide de faire des cartes de visite pour me faire connaître dans mon activité de sonothérapie. Donc moi qui aime la beauté, l'harmonie, je passe un temps fou sur le design. La carte, elle est sublime. Et évidemment, je suis très professionnelle, je fais tout à la perfection, j'essaye. Donc je la relis, je la relis, je la regarde en long et en large avant de l'envoyer pour la faire imprimer en 200 exemplaires. Une fois qu'elle a imprimé, je la reçois, je suis super content, je la trouve trop belle. La première personne que je croise, je la lui remets, il regarde, il sourit, il me dit d'accord, et pour te contacter, du coup, je fais comment ? Là, je me dis, bah, t'as ma carte. Il me dit, oui, mais il n'y a pas ton contact.
- Speaker #0
Le niveau d'autosabotage.
- Speaker #1
Il y en a plein, mais celui-là, tu vois, c'est celui où je me suis dit, ah ouais, quand même. Donc voilà, tout faire en tout cas pour surtout être dépendante financièrement.
- Speaker #0
Financièrement et rester la petite fille qui dépend de ses parents.
- Speaker #1
Dans le positif, parce qu'il y a un peu de positif quand même dans le fait d'être enfant de remplacement, c'est le fait qu'on va du coup puiser dans nos ressources profondément. Parce qu'on a besoin, contrairement peut-être aux autres personnes, de sortir de l'anonymat dans le sens de réussir à se faire une place. parmi les vivants. Parce que je suis là pour remplacer un fantôme, donc je vois bien, je suis en permanence dans un... Je ne me sens pas vivante. Je me sens vraiment comme une survivante. Il va falloir en faire deux fois plus pour réussir à avoir ma place parmi les vivants. Ça donne des exemples comme Dali. Dali, par exemple, c'est un enfant de remplacement, mais lui, vraiment. Son premier prénom, ils ont repris le même, il s'appelait Salvador, l'enfant qui a été perdu. Et donc, ils ont conçu Dali avec le même prénom, Salvador, vraiment à l'identique. Et donc, ça a créé cette personnalité qui est controversée, mais avec une créativité incroyable, une capacité à vivre avec une intensité de vie qui est fulgurante. Et pour moi, je pense vraiment que c'est lié au fait d'être un enfant de remplacement. Et je sais qu'il l'a mal vécu, qu'il a vraiment eu la sensation de manquer profondément d'amour, puisque, petite anecdote aussi, je sais qu'à un moment donné, il a envoyé une enveloppe destinée à son père, avec une goutte de sperme dans une petite fiole, en disant, voilà, maintenant on est quitte. Et Camille Claudel aussi, il y en a plein, mais Camille Claudel est aussi un enfant de remplacement. Et le fait amusant, c'est que je me suis retrouvée à jouer son rôle, alors que je ne fais pas de théâtre. Mais j'ai travaillé dans une médiathèque en Italie, et il y a un monsieur qui était metteur en scène, et puis il venait régulièrement m'emprunter des DVD. Et puis à un moment donné, comme j'étais française, il me dit « mais est-ce que tu ne voudrais pas jouer le rôle principal de ma pièce, être Camille Claudel ? » Et bien moi j'y suis allée. Ah,
- Speaker #0
sans savoir à l'époque ?
- Speaker #1
Oui, sans savoir à l'époque.
- Speaker #0
Que tu l'étais, et que Camille Claudel aussi.
- Speaker #1
C'est ça. C'est ça, elle me retrouvait du coup sur scène dans un grand théâtre, sans avoir fait de théâtre, mais avec ce premier rôle où je me retrouve à incarner Camille Claudel et ça se passe super bien. Évidemment, moi je trouve que c'est pas assez. Bien sûr. Mais lui va me demander si, il me dit, j'ai ta carte blanche pour la suite, si tu veux faire autre chose, tu me dis le rôle que tu veux incarner et tout. Et moi je suis juste, bon, non, je m'arrête là. Mais en tout cas, je trouve ça amusant, cette parenthèse où je me retrouve dans le rôle de Camille Claudel.
- Speaker #0
Peut-être encore un peu de Tosobat. sabotage ici puisque ça semblait s'être bien passé et tu as dit non,
- Speaker #1
il ne faudrait quand même pas que ça continue de bien se passer alors tu vois je me suis dit est-ce que inconsciemment c'est ce truc de je vais arrêter de prendre un rôle qui n'est pas le mien et je vois la vie sur une scène et d'ailleurs je crois lui avoir dit quelque chose comme ça je ne voulais pas être enfermée je ne voulais pas être dans un théâtre je voulais pouvoir être à l'extérieur je crois derrière ce que je voulais dire c'est je veux pouvoir vivre mais c'est ça
- Speaker #0
Pour revenir sur cette notion d'avoir ce grand besoin d'être vivante, on a commencé ce podcast en parlant de ton lien au vivant, de ta relation au vivant. C'est quoi le lien que tu fais toi avec ça ?
- Speaker #1
Oui, merci. Je ne l'avais pas encore vu comme ça. Mais certainement que ça a beaucoup joué dans prendre conscience de combien le vivant est précieux et de sentir au fur et à mesure des années combien j'ai la sensation d'être là. Pour préserver ce lien, pour reconnecter l'humain à ce lien avec le vivant, parce que je vois, comme tout le monde, l'impact des écrans, combien le téléphone vient aussi me court-circuiter plein de choses dans ma vie, et que ça devient presque pas naturel de se poser contre un arbre sans rien faire. Alors que dans ces moments-là, c'est là où il y a les espaces de génie. Je sais que... Toutes les créations qui ont été faites, les inventeurs, c'est les moments où Haché le disait aussi, c'est quand il arrête de chercher, quand il part en balade, c'est là où tout lui arrive. C'est vraiment les moments où le cerveau arrête de fonctionner, qu'on arrête de chercher, qu'on prend juste le temps de faire le vide, de respirer et d'être là, que tout nous arrive, que ce qu'on cherche désespérément se pointe. Et pour pouvoir illustrer combien le vivant, en fait, c'est de la magie pure. Quand on est à l'écoute et quand on s'y relie, j'ai une très belle anecdote, celle avec laquelle je voulais finir.
- Speaker #0
La fameuse anecdote de la rose.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, qu'on aime beaucoup toutes les deux. Ça remonte donc quand je travaille avec Arneis, réussir à... En fait, je viens de finir le coaching, si je reprends le contexte. Je finis le coaching et je reviens dans l'Aude. à cette époque je je Je vivais dans l'Aude et je me promène au marché qui est assez célèbre, le marché d'Esperaza, où il y a des personnes qui sont très ouvertes au monde spirituel, à l'invisible, qui sont en majorité présentes dans ce marché. Ça vaut le coup d'y aller. Et donc je me promène à Longes-à-la-Mange. Voilà. Et puis à un moment donné, il y a une femme qui vient me voir, qui ne me connaît pas, mais qui me dit « Écoute, est-ce que tu veux bien prendre un thé avec moi ? » Ça fait un moment que je t'observe et je voudrais te parler de... Les autres trois choses que j'ai observées chez toi, qui dysfonctionnent. Non mais déjà, rien que ça. Est-ce qu'on en parle ?
- Speaker #0
Combien de fois ça nous arrive comme ça ? Ces rencontres comme ça avec des gens qui sont connectés à autre chose.
- Speaker #1
Tu en as aussi ?
- Speaker #0
Une fois, oui. Je me baladais dans Paris et puis une femme que j'ai croisée dans la rue et qui m'a dit quelque chose. Et à ce moment-là, je me suis dit, elle a lu dans mes pensées. Et elle a continué de tracer sa route.
- Speaker #1
Juste elle a passé le message. Exactement. Voilà, dans la même veine. Donc moi je suis très très ouverte à tout ça. Et je suis amusée aussi. Donc j'y vais avec confiance. Et puis là elle m'explique que je n'ai pas de coque de protection autour de moi. Que je suis hypersensible. Et que c'est très important que je fasse comme une genre d'œuf autour de moi. Que je densifie mon aura. Pour ne pas avoir d'attaque énergétique. Voilà, j'essaye cette pratique, et puis on sympathise, et là elle me propose d'aller chez elle. Moi je me rends compte que je ne suis pas du tout méfiée, j'y suis allée, j'ai eu raison. Et puis en arrivant chez elle, il y a un bouquet de roses blanches, et je décide de lui raconter mon histoire avec Alnaïs, comme c'était quelques jours avant, de lui dire voilà, moi je suis travaillée, je suis perturbée par ça. Et là elle me répond du tac au tac, tu sais Océane, dans la vie, il n'y a pas de hasard. Et fait là je sais que dans ce bouquet de roses, il y en a une qui est pour ta sœur. Donc choisis-en une et après je te dirai quoi faire avec. Moi je suis un peu étonnée encore une fois, mais ok, je suis le mouvement. Je prends une rose et elle me dit, c'est très important, écoute bien ce que je vais te dire. Ta sœur elle est coincée entre deux mondes, elle n'a pas réussi à faire le passage et elle a besoin de ton aide. Donc écoute ton cœur et à un moment donné tu sauras exactement quoi faire avec cette rose. Juste quand tu feras ton rituel. demande à ce que les anges aident ta sœur à passer. Et je ressors de chez elle avec cette rose et honnêtement je ne sais pas du tout quoi faire. Donc je reste pas mal d'heures comme ça à tournoyer en me disant mais... Jusqu'à ce qu'à un moment donné une idée absolument lumineuse arrive. On est vraiment à côté de Bugarach, une montagne qui est extrêmement particulière, qui est sacrée, qui a la particularité d'être inversée. on ne comprend pas... Voilà, géologiquement, elle est un profond mystère. Et c'est là où on était censé se réfugier en 2012, quand il y allait avoir la fin du monde. Donc, il y a eu une invasion de CRS pour éviter la surpopulation, pour éviter le chaos. C'est vraiment une montagne spéciale.
- Speaker #0
Quand tu dis qu'elle est inversée, c'est-à-dire ?
- Speaker #1
Je ne sais plus comment ça marche. Je crois que la couche la plus vieille est en bas, normalement, ou en haut. Il y a un ordre. Et elle, c'est l'inverse.
- Speaker #0
Son ordre géologique est complètement inversé.
- Speaker #1
C'est inversé. C'est comme si c'était une montagne inversée, mais on ne comprend pas comment c'est possible. Il y en a plein qui disent voir des vaisseaux extraterrestres sortir. Il y a plein de phénomènes météorologiques bizarres. Des images parfois en forme de vaisseaux spatiels qui sont juste au-dessus. Des témoignages aussi. Pardon, c'est orcade, mais j'ai quand même besoin de poser ça. Les gens de Speraza et des alentours, pour eux, ils souriront parce que c'est tellement normal pour eux ce que je veux partager. Mais pour les autres, c'est genre, mais qu'est-ce qu'elle raconte ? J'ai fait du jardinage un peu pour une ferme à Bugarach, parce que Bugarach, c'est aussi un village où il y a la montagne. Et donc, à un moment donné, j'ai travaillé dans ce village pour entretenir un peu les arbres d'une vieille femme qui était là. Et comme ça faisait pas longtemps que j'étais là, et j'entendais beaucoup de personnes parler des êtres atterrestres, de voyages astrales, de sorties de corps, de télétransportations, je me dis que c'est une vieille personne, je vais lui demander, elle, son avis, comme en plus elle vit au pied de l'Ugras, parce qu'elle a déjà vu quelque chose. Et là elle me répond très calmement, très sereinement, comme si c'était un sujet banal, elle me dit « Ah bah oui, alors plus ou moins où vous êtes là ? » Et bah alors ils atterrissent, et alors on discute. C'est passionnant, j'ai appris plein de choses. Je ne sais pas si elle s'est fichue de moi ou si vraiment c'est tellement normal dans le coin. Au fait, oui.
- Speaker #0
Je parle avec les extraterrestres régulièrement.
- Speaker #1
Avec le temps, je me dis quand même, je pense qu'elle s'est fichue un peu de moi. J'ai aussi rencontré d'autres personnes qui m'expliquaient qu'ils travaillaient avec les esprits de la nature, qui font leur jardin avec les esprits de la nature, avec les dévas. Quelques kilomètres plus loin, voilà, si vous vous ennuyez, que vous êtes en France, que vous passez dans l'Aude, faites un petit séjour là-bas, vous verrez, on ne peut pas s'ennuyer.
- Speaker #0
Ça vaut la peine de faire le détour.
- Speaker #1
Vraiment.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a amenée d'ailleurs dans ces coins ?
- Speaker #1
L'envie de faire un jeûne, de pouvoir justement me reconnecter à moi et aux vivants. Et à l'époque, je faisais partie d'un groupe qui s'appelait Couchsurfing. C'est l'ancêtre de... c'était avant Couchsurfing. Le fin de pardon, c'était, peu importe, be welcome ou encore autre chose, mais dans la même veine. Et donc j'ai sympathisé avec un homme qui me disait, mais viens chez moi, tu vas voir, je pense que la région va vraiment te plaire. Et je me souviendrai aussi toujours, la première fois où j'ai posé mon pied sur le sol, je sortais du train, et donc j'ai posé le pied sur le quai de la gare, et là j'ai fait, oh, je suis rentrée chez moi. J'étais sur le quai d'une gare, il n'y avait rien qui était particulièrement familier, mais c'est la première et seule fois dans ma vie où je me suis sentie à la maison. Vraiment la sensation d'être « waouh, je reviens, je reviens à la maison » . Et dans les merveilleuses synchronicités et coïncidences de la vie, quand je suis allée à Esperaza, les gens se disent bonjour facilement, il y a une personne qui m'a croisée qui m'a dit « hé, bienvenue chez toi ! » Ouais, très beau. Donc en tout cas, je me retrouve avec cette rose et je me dis, bien sûr, Bugache, c'est là où la magie va opérer. Donc j'ai un ami qui m'emmène au pied de la montagne, il y en a un accord où il me laisse la nuit et puis le lendemain matin, il viendra me chercher pour me raccompagner. Et donc je pars, en fait pas du tout bien équipée pour l'ascension, bien que le pic n'est pas haut, mais j'ai des chaussures qui glissent, il y a énormément de vent, mon sac est très lourd. Et au bout de dix minutes, je m'arrête en me disant, mais attends, qu'est-ce que je fais là ? Parce que d'ici deux minutes, il n'y aura plus aucune pétale sur ma rose, tellement il y a de vent. Je n'ai pas envie de passer trois heures à glisser à chaque pas. Le sac est vraiment lourd, est-ce que je fais demi-tour ? Et là, je me dis, non, en fait, je repense à ce qu'a dit cette femme, ta soeur a besoin de ton aide. Et ça me touche encore d'en parler. Je lui dis, ben non, on va trouver une solution. Donc, je décide d'enlever mes chaussures, je décide d'enlever mon sac, de les cacher derrière un rocher. et de prendre la rose et de la mettre à l'intérieur de mon corsage pour la protéger du vent. Et donc je monte comme ça, pieds nus, pour le coup j'aime bien marcher pieds nus. C'était pas trop un souci, le souci ça a plus été une fois arrivé en haut de me dire mais en fait il fait nuit, j'ai rien prévu, j'ai pas de lampe torche, j'ai pas de sac, j'ai plus rien quoi. Et donc je me dis waouh ! Je suis vraiment allée à la one again, vraiment la confiance. Donc il y avait déjà un process qui était là quand même de faire confiance à la vie, qui se mettait en place. J'avais une magie en fait qui opérait. Sauf que la magie, elle était là aussi dans le fait que j'arrive au sommet, je réalise que la nuit est en train de tomber, que je n'ai rien, mais je ne suis pas toute seule. Il y a quelqu'un d'autre qui est là, il y a un espagnol qui m'accueille. À l'époque, je comprenais bien l'espagnol. Alors aujourd'hui, non, parce que je parle italien et mon cerveau a dû choisir apparemment entre les deux langues. Mais à l'époque, je parlais très bien, je comprenais. Et donc il m'invite, il m'explique qu'il est avec un groupe de personnes, ils sont en train de faire une cérémonie autour d'un feu, et je me dis « Ah, il y a un feu, c'est super ! » Il me propose de les rejoindre, et là je me dis, je lui explique que je ne peux pas, que j'ai quelque chose à faire avant, et que je les rejoindrai certainement plus tard, mais d'abord là je suis en mission. Je ne vois pas, je ne comprends pas l'invitation. Le chemin était déjà là, mais moi je suis encore très rationnelle, très... Je n'ai pas encore réussi à comprendre les invitations de la vie, à dialoguer avec elle. Donc, je ne saisis pas l'opportunité. Et je me retrouve à errer un peu à droite, à gauche, différents points de la montagne, à essayer de trouver le truc qui va faire que ça y est, là, je sais, c'est le bon moment, c'est là. Et puis, à un moment donné... Donc,
- Speaker #0
ton objectif, c'était de la jeter dans le vide.
- Speaker #1
De la jeter dans le vide, oui, de la jeter dans le vide. Mais j'essaye différents versants et vraiment... Tu le sais pas ? Oui, je repense à ce que m'avait dit cette femme. Tu sauras exactement quand c'est le moment. Je suis là, bah... Non, là, je ne peux pas dire que je sais exactement. Il n'y a pas un truc qui me dit « oui, maintenant, ici » . Donc, pendant à peu près une heure, je fais différentes tentatives comme ça. Puis à un moment donné, je me dis « bon, on verra plus tard » . Tant pis, là, je… voilà. Donc, je remets la rose dans mon corsage et je vais à ce groupe où je suis très bien reçue. Et puis là, je comprends très rapidement que je suis dans une cérémonie, quelque chose de très… très spirituel, où ils ont allumé un feu qui est un feu sacré, et le but c'est que ce feu soit entretenu toute la nuit, qu'il brûle toute la nuit, pas pour s'y réchauffer aussi, mais c'est surtout pour pouvoir entretenir un esprit, pour pouvoir s'y recueillir, pour pouvoir y déposer des offrandes. Donc on a l'invitation chacun, chacune, durant la nuit, de se relayer pour nourrir le feu. Vers la fin de la cérémonie, la personne qui tient cette espèce nous dit « Voilà, je vous propose à chacun, chacune, de faire une offrande au feu. Sachez que vous pouvez offrir des morceaux de votre repas, c'est bienvenu. Vous pouvez offrir des feuilles. » Il y a une chose que le feu aime par-dessus tout, c'est les fleurs. Donc là, évidemment, moi, à l'intérieur, ça disoncte. Je me dis... J'avais vu venir, mais pas à ce point. Et là, je me disais, waouh, mais qu'est-ce qui se passe ? Je ne sais pas si ça peut te faire ça aussi, je me dis mais comment c'est possible ? Comment est-ce que cette femme elle savait ? Comment est-ce que je fais pour être ici et maintenant ? Comment la vie elle a réussi à orchestrer ? C'est incroyable, on dirait une pièce, on dirait un film, on dirait que tout a été pensé, chronométré. Je suis là avec cette rose et au moment où c'est mon tour, évidemment je fous en l'air, je fais sortir cette rose que j'avais cachée pour l'offrir au feu. Et là je pense à ma sœur et donc je demande à ce qu'elle soit accompagnée. Je comprends que je suis en train de toucher à quelque chose de vraiment particulier comme espace. Et je crois vraiment avec vraiment beaucoup de ferveur, je lui souhaite le meilleur et qu'elle puisse enfin être libérée. Et puis je m'endors. Le lendemain en fait il n'y a plus personne quand je me réveille. Je sais que je n'ai pas rêvé parce qu'il y a quand même les cendres du feu. Et personne ne m'a réveillée durant la nuit pour que je sois à un relais. Je pense qu'ils ont vu que j'étais dans un état un peu particulier, que j'avais quelque chose de particulier. Et donc je redescends. J'ai la joie de retrouver mon sac, de retrouver mes chaussures. Ça n'a pas été volé. Et puis mon ami me retrouve, il m'attend. Donc là, j'ai envie de lui expliquer tout ce qui s'est passé, le flot, j'ai envie de débiter. Tout le courant de « mais tu te rends pas compte de ce qui s'est passé ? » Il me dit « ouais ouais, attends attends, on va aller boire un thé et tu vas me raconter tout ça » . Mais il connaissait en tout cas la raison pour laquelle j'étais montée en haut de cette montagne. Et puis donc on s'arrête, on s'arrête à un café, lui il prend le journal. Et puis en revenant, moi j'étais déjà assise, en revenant il pose le journal. Il me dit « tiens » , il se marre. « Je crois que le journal aujourd'hui c'est pour toi » . Et je regarde le journal, j'assure vraiment que tout est authentique, et je regarde le journal et là je suis bluffée. Le journal qu'il a choisi c'est l'Indépendant. Et la première de couverture, il y a écrit Anaïs. C'est vraiment la première de couverture, donc le titre est en gras. Anaïs a obtenu son bac, je crois que c'était avec 21 ou 22 sur 20. Je ne sais plus exactement le chiffre. Voilà, 21 ou 22 sur 20. Et donc, il y a toute une explication de comment ça s'est produit. Et elle, elle témoigne en disant, j'ai l'impression que les anges étaient là. Et là je suis là, waouh ! Mais ce qui me bluffe le plus dans tout ça et qui me fait vraiment un écho incroyable, c'est mes cours d'histoire géo quand j'étais au collège. Je me souviens qu'on avait eu un cours sur l'Egypte. Et à un moment donné, il y a le passage... du bac. Le passage du bac, c'est quand on meurt. Et donc, on prend, dans leur croyance, on prend un petit bateau qui nous permet de nous amener de la vie des vivants à la vie des morts. Et ça s'appelle le bac. Donc, de voir qu'Anaïs a eu son bac avec 22 sur 20, avec le mot ange dans le texte, j'étais là, waouh, ok. Et puis, le journal l'indépendant. Pour moi, c'était un peu la consécration de me dire « Ok, là, je vais être obligée de percevoir la vie différemment. » Ça a vraiment fait un shift pour moi intérieur, de me dire, au-delà de la croyance d'être libérée vraiment de ma sœur et de lui avoir permis aussi de vivre une nouvelle vie, quelle qu'elle soit, vraiment la sensation de dire « Ok, je comprends que je peux dialoguer avec la vie, je comprends que je peux vraiment recevoir des messages, des guidances, de l'aide. » Et j'ai découvert par la suite que ça peut être tout le temps. Si justement, on apprend à être dans le féminin.
- Speaker #0
Je suis sans mots. Je me rappelle très précisément quand tu m'as raconté ça en visioconférence. Je me suis mise à pleurer. Je me suis mise à pleurer parce que ce que tu partages avec tant de générosité... Et de présence à ton histoire et à l'histoire de ta sœur, pour moi c'est une preuve, une preuve de plus de la magie de la vie. J'ai pas les mots quoi, de constater comment tu es en dialogue avec la vie, comment tu as choisi d'être à l'écoute de ça et comment il y a une magie. qui est présente en continu autour de nous, si on veut bien la voir.
- Speaker #1
Oui, parce qu'évidemment, j'ai commencé à me poser des questions sur pourquoi c'est là maintenant et pourquoi ce n'était pas là avant, parce que ça n'a pas toujours été là. Et je sais que le déclic, ça a été quand j'ai décidé d'arrêter, je faisais des études d'histoire de l'art, et j'étais là en train d'écrire des dates, il fallait apprendre des dates. beaucoup de dates, de dates, de dates, de noms, de dates. Et je me disais, mais en fait, j'ai pas du tout envie de ça. Et je voyais, il y avait des fenêtres, et je voyais le vent qui faisait bouger les arbres dehors. Et là, je me suis dit, mais en fait, j'ai pas envie de passer à côté de ma vie. J'ai vraiment envie de découvrir la vie, pas des dates. Je veux découvrir la vie. la vraie, je veux vivre. Et à partir de ce moment-là, je suis sortie du schéma de il faut faire les études, je vais vivre. Et je pense que c'est là où il y a vraiment le déclic de dire, j'arrête de suivre le formatage qui est dans ma tête, je décide de suivre l'impulsion de mon cœur. Et je pense que ça fera écho, peut-être ça te fera écho, ça fera écho à beaucoup de personnes quand on suit notre cœur. Là, il y a des portes qui s'ouvrent. Là, il y a des synchronicités qui se manifestent.
- Speaker #0
Ouais, c'est aussi pour ça. Pour cette raison-là que j'ai dit, je traverserai un océan et la France s'il le faut pour venir jusqu'à toi parce que je sais combien les gens ont besoin d'entendre ça. Les gens qui écoutent ce podcast, certains de mes clients, clientes, ces rappels, on n'en a jamais assez de rappels de se connecter à l'intuition, à notre cœur, de se connecter au vivant.
- Speaker #1
Dans tous les cas, je me dis qu'il ne faut surtout pas culpabiliser si on le fait difficilement, rarement, voire jamais. Parce qu'on est dans une culture depuis plusieurs générations qui nous a appris à fonctionner comme ça. Moi, je me suis vraiment questionnée ces derniers mois sur pourquoi le féminin est si peu absent. Qu'est-ce qui s'est passé ? Depuis quand c'est comme ça ? Alors, il y aurait plein de dates. pourrait donner.
- Speaker #0
Mais c'est pas ton truc, les dates.
- Speaker #1
En tout cas, ce que j'ai retenu parmi les différents événements, je pense que le plus fort, ça a été la chasse aux sorcières. Je sais pas aux Etats-Unis et au Canada, comment ça a été présent ou pas. En tout cas, en Europe, je sais en tout cas qu'en Europe, il y a des dizaines de milliers de femmes, essentiellement des femmes, pas que, mais essentiellement des femmes qui ont été brûlées vivantes officiellement. Après, il y a toutes celles dont on ne parle pas qui ont aussi été noyées, torturées de différentes manières. Et ces femmes, en fait, accusées de sorcellerie parce qu'elles étaient simplement connectées aux vivants, connectées à la nature, parce qu'elles donnaient la vie, parce qu'elles étaient des guérisseuses, parce qu'elles connaissaient les plantes. Et tout ce savoir qui n'était pas maîtrisable, faisait peur, rationnel, faisait extrêmement peur. Donc, dès qu'une femme était autonome, par exemple une veuve qui réussissait à s'assumer, pareil, ça faisait peur. Donc, dès qu'une femme reprenait son pouvoir, son leadership, et était connectée à cette dimension de la nature, c'est pour ça que je disais, nature et féminin, je vois à quel point c'est profondément relié. Ça s'est traduit par des tortures. Et je pense qu'on peut croire... que parce que c'était il y a plusieurs générations ça on n'est pas impacté mais en fait je vois à quel point en fait c'est certainement profondément ancré dans notre ADN ancré dans nos mémoires et c'est facile à voir combien on est à avoir une grande difficulté à s'afficher publiquement à parler vraiment de nos dons quand on a des dons de magnétisme des dons divers et variés de guérison combien il faut toujours faire ça un peu en de manière, on le dit entre copains, entre copines, c'est difficile de s'afficher comme ça. La difficulté que beaucoup de femmes, je parle des femmes parce que je les connais un peu mieux, mais je pense que tout le monde peut être concerné, de s'autoriser effectivement à être mis en lumière et comment ça peut créer énormément de peur, comment il y a beaucoup d'autosabotage dès que ça y est, on va pouvoir enfin être vu. Tout d'un coup, tout se ferme, tout se crispe. et il y a ce besoin de se diminuer. Je pense que c'est vraiment lié à ça. L'exemple aussi que je pourrais donner, c'est quand il y a un feu de forêt, tous les animaux ont le réflexe, s'ils le peuvent, de s'enfuir. Pourtant, je pense que presque aucun de ces animaux n'a été confronté directement aux flammes. Mais c'est instinctif. Comment est-ce qu'on pourrait... Est-ce que nous, on est vraiment différents des animaux ? Est-ce que nous, quand tu sais, il y a dans les années 1400... que 60 000 femmes, je crois, en France spécifiquement, ont été brûlées. Comment est-ce que tu ne peux pas avoir dans tes gènes, dans tes cellules, même si tu n'as pas été confrontée directement au problème, comment est-ce que tu peux dealer avec ça ? Tes enfants, forcément, il y a une peur qui va sortir de ça.
- Speaker #0
Oui, comme si on porte en nous, en tant que femmes, cette mémoire de ne surtout pas être trop. pas faire de vagues, pas être trop, pas montrer nos dons, cette connexion à l'intuition aussi, à tout ce qui n'est pas de l'ordre du rationnel, de l'ordre de l'énergie masculine en fait.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Ce n'est pas tant les femmes, c'est vraiment le féminin. Les hommes aussi sont concernés. Oui, tu as raison,
- Speaker #0
merci de le préciser.
- Speaker #1
Et je me dis, d'ailleurs, c'est peut-être pour ça qu'il y a autant de recherches d'hommes qui souhaitent aussi devenir des femmes. C'est pour pouvoir remettre, parce que ce féminin, il est là, il a besoin de s'exprimer, il a besoin de sortir. et si peut-être nous Les femmes, on n'arrive pas à l'incarner. Peut-être que les hommes, du coup, certains se sentent à mission inconsciente de prendre la relève, de dire on a besoin du féminin. Les femmes ont tendance à porter plus de féminin que les hommes, mais c'est une tendance. Et je crois que ce féminin, il cherche à s'exprimer un peu comme la nature, un peu comme la vie. Il essaie de prendre tous les chemins possibles pour pouvoir enfin retrouver sa place. Il est indispensable à l'équilibre, je pense, de la vie de manière globale. C'est le yin et le yang.
- Speaker #0
Le féminin cherche aussi à trouver sa place et à la reprendre.
- Speaker #1
Oui. Et je pense qu'en plus, il est vraiment là pour nous. Et quand on réussit à s'y connecter, il y a cette magie qui est là. Il y a tous ces dons qu'on peut recevoir et dont on se prive parce qu'on ne nous a pas appris à cultiver cette part-là. On nous a appris à... À rationaliser, à mesurer, à planifier, à avoir des projets. Mais pas à être, nous apprenons à faire. Mais pas à se laisser traverser, à se laisser guider.
- Speaker #0
Se laisser traverser. Merci de ce rappel, Océane. Ça résonne très fort, très très fort. Et je pense qu'on touche à quelque chose qui est en lien direct avec ce podcast, la mission de ce podcast, et qui est bien plus vaste. que le fait de trouver sa place comme on peut l'entendre aujourd'hui.
- Speaker #1
Dans le thème de trouver sa place, il y a une image aussi que je voudrais partager, que quelqu'un d'autre m'a partagée, ça fait partie de la culture mexicaine. Apparemment, alors peut-être que certains en certain pourront confirmer, au Mexique, dans les traditions, il n'y a pas vraiment d'individus qui existent, le but c'est de créer... un genre de tissage global et que chaque être est un fil et le but c'est de réussir à communiquer, de réussir à co-créer pour pouvoir créer ce tissage. Donc une personne qui chemine seule en fait ou qui cherche sa propre réalisation, elle est voie à l'échec parce que c'est comme un fil qui reste tout seul et qui se promène. Et son but c'est de pouvoir réussir à rentrer en relation avec l'autre pour créer ce tissage et plus... On est nombreux à s'entremêler, plus on réussit, si on fait ça en harmonie, à créer ce grand tissage. Et je trouve ça très très beau comme image.
- Speaker #0
Très très belle image effectivement et qui résonne aussi profondément avec cette conviction profonde que j'ai et que je partage souvent sur ce podcast de l'importance de reconnecter à l'autre, de reconnecter au lien humain, à la collectivité. Et tu vois quand on parle d'être connecté au vivant, pour moi c'est ça aussi. Connecter au vivant, c'est voir qu'on est tous et toutes interconnectés et qu'on fait tous et toutes partie de cette grande toile qu'on tisse. D'avoir conscience de ça, pouvoir s'en rapprocher.
- Speaker #1
Et dans cette toile, on souhaite, et c'est pourquoi je souhaite œuvrer, peut-être que je l'avais déjà dit au début, mais j'insiste parce que je trouve ça tellement précieux et tellement peu évoqué, de comprendre qu'on fait partie d'une toile beaucoup plus vaste que juste l'humanité. on fait partie vraiment de la toile du vivant et mon rêve c'est pourquoi j'essaie d'œuvrer j'espère avec d'autres qui le font c'est sûr déjà et d'autres qui rejoindront de pouvoir se tenir la main de dire à ma droite on fait une grande ronde et à ma droite j'ai un arbre et à ma gauche j'ai un animal et on est tous sur un même pied d'égalité il n'y a plus l'humain qui est dominant même s'il a le pouvoir de l'être de comprendre à un moment donné que vraiment on peut tous s'apporter les uns les autres et que c'est en acceptant que chaque être vivant est un fil qu'on pourra vraiment tisser le paradis que la vie sur Terre peut être. Et pour ça, ça demande d'accepter, de retrouver l'humilité, de dire en fait, c'est pas parce que j'ai des capacités, et encore, intellectuelles supérieures ou parce que j'ai des mains. Les mains, ça, ça a été quand même un truc de fou, avec le pouce opposé qui nous a permis de réaliser tellement d'objets. Je me dis, les baleines, si elles avaient des mains, les dauphins, s'ils avaient des mains, tu vois. Mais je pense qu'on serait en état de choc de tout ce qu'ils pourraient créer. Parce qu'on n'est pas la plus grande intelligence sur Terre. C'est ce qu'on aime bien croire. Mais les baleines, par exemple, sont là depuis bien avant nous. Et elles savent exactement, par exemple, notre histoire. La véritable histoire de l'humanité, elle, elle la connaît. Mais c'est encore un autre chapitre. Elle attend qu'on soit prêts pour pouvoir nous la communiquer.
- Speaker #0
Il faudra que je revienne à ta rencontre, Océane, pour que tu nous partages toutes tes sagesses et tes connaissances du vivant, justement, avec un grand V. Mais d'ici là, comment tu aimerais qu'on termine cette conversation ? Qu'est-ce qui n'a pas encore été dit que tu tiendrais à partager tant que la messagère que tu es ici ?
- Speaker #1
Ce avec quoi je J'aimerais que les auditeurs et auditrices puissent repartir, c'est prendre conscience de combien on peut tisser avec le vivant, combien on peut entrer en partenariat et recevoir vraiment, vraiment des guidances, de la clarté, du soutien de la part de tous les règnes. et qu'on gagne vraiment beaucoup à faire du vide, à se reconnecter justement à ce féminin. Il ne s'agit pas de féminité, c'est vraiment le féminin dans notre capacité justement à faire le vide, à se connecter à notre intuition, à se connecter à tout ce qui nous entoure. Le féminin c'est beaucoup de la communication, c'est du lien. Comment je refais le lien avec tout ce qui m'entoure pour recevoir un soutien, recevoir cette guidance aussi intérieure. Ça c'est vraiment mon invitation, à aller se pencher sur où j'en suis dans l'écoute de mon féminin, comment est-ce que mon féminin prend sa place, combien est-ce que j'écoute mon cœur plutôt que mon mental, combien est-ce que je me laisse guider vraiment par, non pas du rationnel, mais par quelque chose qui me dépasse. Et là, la magie peut vraiment opérer et notre vie peut juste prendre la tournure d'un conte de fées quand on est vraiment dans cet espace-là. Moi je le perds, souvent, mais je sais aussi m'y reconnecter. Je fais des allers-retours. Mais lorsque je suis dedans, c'est pour ça que j'écris un livre sur mon histoire. Parce que j'ai tellement à partager sur combien la vie est riche.
- Speaker #0
Tu as ce livre qui, j'imagine, quand tu te plonges dedans, dans l'écriture, t'y reconnecte. Quoi d'autre te reconnecte à ton féminin ?
- Speaker #1
J'ai plein de portes d'entrée. Pour le féminin, il y a le fait d'être à l'écoute de son corps, d'être à l'écoute des émotions, faire de la place au lieu de mettre un couvercle dessus, de prendre le temps. Ce qui est magique, c'est que quand on prend juste le temps de les accueillir, de ne plus en avoir peur, en quelques secondes, au départ ça prend quelques minutes, mais après quelques secondes, l'émotion se transforme. Et de la colère, j'en ressors avec de la puissance et avec une capacité à poser mes limites. Au lieu d'être détruit par l'émotion, au contraire, ça devient une ressource. C'est toujours de l'écoute, écouter son corps, faire le vide, accepter justement, comme je disais, la pratique du sitting spot, où on se pose au pied d'un arbre ou devant la mer, et on se place en tant qu'observateur, et on se laisse traverser. Et là, quand la coupe est vide, on peut être rempli. Mais il faut accepter de faire cet espace de vide. Et ça, c'est très, très, très difficile. Je crois qu'on a une culture qui a peur du vide.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Et alors, comment tu vas continuer à contribuer, à tisser ce lien ?
- Speaker #1
J'ai plein de projets. Celui que je souhaiterais partager là, c'est un projet de libération de l'empreinte de persécution, celle que j'évoquais avec les sorcières. Je sais exactement comment je veux animer ce stage et je cherche un ou une partenaire, peut-être même en constellation familiale, pour pouvoir aller libérer ça, pour pouvoir enfin nous autoriser à habiter notre féminin en étant libérée de cette peur d'être brûlée vivante ou torturée ou juste autorisée à prendre pleinement sa place. Et je réfléchis aussi à une ou des retraites. Peut-être dans le désert marocain, autour de l'essence profonde, se connecter à son essence profonde, retrouver qui on est. Il y a quelque chose dont je n'ai pas parlé là, peut-être un jour ça reviendra, mais le fait d'utiliser ma voix. Je sais que je peux guérir avec ma voix et c'est un message qui m'a été donné quand j'avais 15 ans. Donc ça c'est aussi, je crois, le plus grand don que j'ai reçu. Et je trouve ça drôle pour quelqu'un qui ne sait pas qui elle est pendant longtemps, qui n'avait pas de voix, V-O-I-E. En contrepartie, la vie m'a offert le don de me dire, tu peux guérir avec ta voix, V-O-I-X, sachant que c'est encore plus unique qu'une empreinte. Donc en cadeau, j'ai quand même ça.
- Speaker #0
Et merci de l'avoir utilisée, ta voix, pour porter ces messages aujourd'hui, pour porter ces invitations, partager ton histoire, un bout de ton histoire, parce qu'elle est tellement vaste et riche, ton histoire, qu'effectivement, ça prend un livre. Et moi, ce qui me frappe, c'est comment finalement, tu m'as contactée et on a introduit cette conversation à travers ce qui marque ton chemin de vie, qui est le fait d'avoir été un enfant de remplacement. Et comment on la termine de façon tellement plus vaste que ça. Comment en fait, pour moi, c'est le reflet du fait que tu t'en libres. Claire, tu t'en es libérée et tu continues de t'en libérer de cette étiquette-là. Tu es tellement plus vaste que cette histoire-là.
- Speaker #1
Merci Claire.
- Speaker #0
Alors merci de t'être laissée traverser par ce qui devait sortir de cette histoire et bien au-delà de cette étiquette-là.
- Speaker #1
Merci infiniment pour toutes celles et ceux qui nous écoutent et surtout pour toi Claire. Un grand cadeau de pouvoir partager sur ce qui m'est tellement cher.
- Speaker #0
Alors avis à toutes les personnes qui écouteront, si ça résonne avec vous, contactez Océane. Et si vous pensez à quelqu'un qui pourrait tisser ces liens et co-créer avec elle, transmettez-lui ce podcast parce que c'est vraiment ça l'appel, c'est de co-créer ensemble et d'arrêter de faire tout ça dans nos îlots et de continuer de la tisser ensemble cette toile.
- Speaker #1
Oui, ça fait grande, grande toile avec tous les êtres.
- Speaker #0
Merci, Océane, infiniment. Merci infiniment d'avoir passé ce moment avec nous. Si cet épisode t'a inspiré, dis-moi pourquoi en commentaire ou en message privé. Partage-le autour de toi et laisse un avis et des étoiles sur ta plateforme de podcast préférée. Grâce à ces simples gestes, tu permettras au podcast et à mes invités de rayonner et d'inspirer plus de monde. Pour ne manquer aucun épisode, abonne-toi sur la plateforme de ton choix. Et si tu veux en savoir plus sur moi et mon parcours, toutes les informations sont en description du podcast. On se retrouve chaque... premier jeudi du mois. Et d'ici là, je te souhaite de rester à l'écoute de toi.