- Speaker #0
Bienvenue à Podcash, un podcast sur le finance d'entreprise sans complexité financière pour donner aux entrepreneurs les informations dont ils ont besoin pour prospérer. Je suis Alexandre Leley, CEO de Cashflow, une entreprise spécialisée sur le métier de directeur financier. On en recrute, on en forme et on en place à temps partagé. Je vous mettrai le lien de notre site internet en description du podcast. Ça fait désormais une temps que je travaille en finance d'entreprise, soit au sein d'une banque, soit en tant que CEO. Dans certains épisodes, je serai accompagné de Sofiane, un membre de la team Cashflow, qui m'aide à produire ce podcast. Bonjour Sofiane.
- Speaker #1
Bonjour Alexandre, bonjour à toutes et à tous.
- Speaker #0
On a voulu créer un podcast dédié, car en tant que consommateur de podcasts, je trouvais que ce sujet ne revenait pas souvent. On parle souvent au commerce ou marketing par exemple, mais nettement moins de finances, alors que c'est le sujet le plus important pour les entreprises. Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui je suis avec Aurélien de la société Trimoji. Bonjour Aurélien.
- Speaker #1
Salut Alex.
- Speaker #0
On arrive enfin à faire ce podcast.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Pour les auditeurs, pour information, la dernière fois, on devait l'enregistrer. J'ai eu une extinction de voix, ce qui n'est pas hyper pratique pour faire un podcast, du coup. Donc, on s'est dit, on va décaler quand même, ça rendra mieux.
- Speaker #1
Ouais, c'est plus pratique.
- Speaker #0
Et là, en plus, petite nouveauté pour moi, première fois en face à face. Donc, puisque enfin, j'interroge un entrepreneur lyonnais.
- Speaker #1
Et là, tu ne peux pas être au plus cœur de réacteur. C'est dans les locaux de Trimogy.
- Speaker #0
Comme ça, ouais. On voit vraiment la partie startup.
- Speaker #1
Clairement.
- Speaker #0
Et startup en croissance. Ouais. Ça tombe bien, c'est le thème. Donc du coup...
- Speaker #1
Parfait.
- Speaker #0
On va pouvoir l'évoquer. Nouveauté aussi par rapport aux autres épisodes, j'ai fait les questions de façon un peu différente parce qu'elles ne sont pas liées entre elles, contrairement aux autres. C'est des questions qui m'intéressent, mais qui vont être dans un ordre aléatoire. Donc le monteur va pouvoir mettre un bruit de roue qui tourne à chaque fois que je le dirai. Comme ça, on sélectionnera une question. Je le pique volontairement à Benoît Dubos, je l'ai entendu dans son podcast, cette façon de faire. Et donc, du coup, je me suis dit, c'est fun, je vais essayer de le reproduire. Ouais,
- Speaker #1
c'est plutôt cool, ouais. Let's go.
- Speaker #0
Let's go. Allez, on tourne la première. Alors, ça va nous donner cette question-là. Eh bien, ça tourne bien. D'habitude, c'est les questions de fin. Là, on voit, ça a été une question du début. Je t'avais demandé de préparer, si tu étais OK, trois ressources qui t'inspirent, qui t'ont été utiles dans ton aventure d'entrepreneur, dans ton aventure de startup. Donc ça peut être si bien des livres, des séries, des podcasts.
- Speaker #1
Ok, alors j'en ai trois, parce que Tremoy G on aime bien tout ce qui marche par trois. La première, ça va être Billy Bean, le film, le stratège avec Moneyball en anglais. C'est le film avec Brad Pitt sur le baseball. Celui-là, très inspirant. Pourquoi ? Parce que c'est un exploit qu'il a réalisé avec une équipe composée de joueurs à la retraite, des joueurs déclassés, des joueurs dont personne ne voulait. Il a gagné une série de matchs, plus d'une vingtaine, et il a dépassé le record qui était détenu jusqu'alors par la Yankees. Et du coup, c'est l'homme, c'est le... sélectionneur d'équipe qui a apporté en fait les statistiques dans le sport et c'est très très inspirant pour moi ça parce que finalement c'est un peu ce qu'on fait avec de la data aujourd'hui avec avec les recruteurs on apporte de la data sur les candidats pour justement sécuriser les recrutements, donc de la data sur les compétences, les connaissances avec la lecture des CV, l'analyse des CV, et de la data sur les soft skills avec le questionnaire de personnalité le plus rapide. Et tout ça combiné, ça permet d'avoir des datas pour composer des collectifs extraordinaires. La deuxième ressource, c'est à propos de O.L. Barenton-Ponfiseur, d'Auguste Deteuf. Ça, c'est une petite bible qui n'a pas pris une oïde. C'est un bouquin qui m'a été donné par Guillaume Huillier, notre investisseur. Feu Guillaume Huillier. Et quand je suis allé dans son bureau, la première fois que je l'ai rencontré, il m'a donné ce bouquin dans les mains. Il m'a dit tiens, regarde ça. On était juste avant l'été. Il m'a dit regarde ça, tu l'ouvres à n'importe quelle page, tu lis, tu vas voir. En gros, c'est un bouquin qui recense des petites quotes de patrons, de contre-maîtres. De gestionnaire d'entreprise, tu as 20, 30, 40 ans même, et ça n'a pas perdu une ride. Et c'est, par exemple, tu vas retrouver des expressions en disant, si tu veux réussir à vendre, il faut t'exprimer en comparaison. Il n'y a que comme ça, il faut que tu te mettes au niveau de ton interlocuteur. Voilà comment il faut manager plutôt un ingénieur, voilà comment il faut manager plutôt un contremaître, un ouvrier, etc. Donc c'est que des petites quotes comme ça, qui sont vachement, vachement intéressantes. Et puis le troisième, ça serait un livre sur le recrutement et sur l'entretien d'embauche de Frédéric Cousin, qui l'a écrit lui-même, qui est un de mes clients, et il l'a édité. Il a passé je ne sais pas combien de temps à écrire ce bouquin. Il a tout consigné en fait, ses 20 ans d'expérience dans ce bouquin, et c'est dispo partout. Je l'ai acheté, c'était un des premiers je pense, et vraiment top top top.
- Speaker #0
Ça va me permettre de faire une transition du coup parce que tu as parlé de la data, tu as parlé de recrutement, mais du coup on en revient à Trimoji. C'est quoi Trimoji ?
- Speaker #1
Trimoji en trois mots c'est rapide, ludique, complet. Rapide parce que ça te permet de rapidement en savoir un peu plus sur tes candidats. Ludique c'est parce que c'est accessible à la fois pour les candidats, à la fois pour les recruteurs, simplement dans une plateforme super intuitive. Et complet parce que c'est pas parce que t'es rapide et que t'es ludique que tu vas pas embarquer 150 ans dans une psychologie et puis toute l'ingénierie de l'IA à notre portée aujourd'hui. pour ramener des datas pour sécuriser tes recrutements.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est intéressant, notamment sur les recrutements de cadre. Nous, on l'a testé justement, puisqu'on l'a testé sur notre premier recrutement. D'ailleurs, Sofiane, qui travaille avec moi sur le podcast, a été le premier à passer...
- Speaker #1
Il est issu du Trimogy. C'est ça.
- Speaker #0
Alors, on avait déjà beaucoup de certitudes, puisqu'on le connaissait, mais c'est vrai que les résultats des différents tests nous ont confortés là-dessus, parce que... La compétence principale qu'est la finance, il n'est pas issu d'une école de finance, donc du coup il apprend au fur et à mesure. C'était une interrogation, puisqu'on est très porté, nous, sur les soft skills, donc du coup sur les profils, et c'est ça qui nous intéresse le plus, et le profil on le voulait. Et on avait cette petite difficulté liée à une hard skills pour le coup, mais qui peut s'apprendre et qui s'apprend bien pour ce qui le concerne. Donc c'est vrai que Trimogy nous a été bien utile pour ça.
- Speaker #1
Tant mieux, j'en suis ravi. C'est un peu le but, c'est... Si demain on peut avoir un impact quel qu'il soit sur faciliter l'accès à l'emploi ou faciliter la diversité dans le recrutement, faciliter le job des recruteurs, si on a un tout petit mini impact là-dessus et qu'un jour quelqu'un que je ne connais pas à l'autre bout de la planète me dit c'est quoi ton trimodji ? et ça m'a facilité ça, j'ai eu un job ou alors ça me simplifie la vie, ça c'est bon, j'ai gagné, tranquille.
- Speaker #0
Au final, du coup, c'est qui ton client idéal ? Parce que moi, je suis plutôt sur une petite entreprise. Mais est-ce que c'est utile au recruteur ? Est-ce que c'est utile aussi au patron ? Parce qu'un patron d'une TPE comme moi, il n'est pas forcément recruteur. Donc du coup, il y a des compétences qu'il n'a pas.
- Speaker #1
Est-ce que tu recrutes ? Est-ce que tu es amené à recruter ?
- Speaker #0
C'est la seule question, du coup.
- Speaker #1
Bah ouais. En gros, ça s'adresse vraiment à tout ou tout le monde. Tout le monde qui recrute. Tout le monde qui a besoin d'en savoir un peu plus sur les gens en face. Pas forcément que les recruteurs, ça peut être aussi des gens qui sont dans du coaching, d'équipe, individuel, ça peut être sur des écoles. En fait, il y a la partie, on va dire, globale et il y a la partie business. Et nous, on a choisi de s'orienter déjà dans un premier temps sur un premier persona qui était les cabinets de recrutement parce que déjà, ils sont plus facilement accessibles. C'est les petites boîtes, donc tu as le décisionnaire plus facilement au téléphone. 2 parce que ils ont du volume, ils doivent analyser beaucoup de candidats, ils rencontrent beaucoup de personnes et ils doivent avoir des éléments de rassurance, de screening pour justement pouvoir pousser ou pas un profil auprès d'un client. Et ça, c'était nos premiers clients. Est-ce qu'ils avaient du volume ? Parce qu'ils étaient facilement accessibles et qu'ils en avaient le besoin, grosso modo. Le deuxième qui est rentré dans notre parc client en termes de persona, ça va être plutôt les directions de recrutement pour des boîtes qui ont des plus forts volumes type ETI, Grand Groupe parce qu'ils reçoivent pas mal de candidatures ou qu'ils ont quand même pas mal de choses à gérer et là, ces profils-là de clients, eux, ils... Ils ont tout autant besoin d'avoir de la donnée sur les soft skills, sur les hard skills, pour screener des CV ou pour apporter de la sécurité dans leur recrutement et puis aussi fournir des éléments d'onboarding au futur manager en disant voilà le mode d'emploi du futur candidat ou candidate, voilà comment il faut l'onboarder jour 1, jour 7, jour 15, jour 30. Voilà comment il faut lui parler, comment il faut le motiver, comment il faut l'encadrer, etc. Et ça, c'est ce qu'on fournit avec une gamme de six rapports qui vont du début du process de recrutement sur toute la verticale, donc du sourcing, c'est-à-dire que tu vas aller chercher des candidats. Et le sourcing de candidats, c'est très compliqué pour beaucoup de recruteurs. Et c'est un peu la bête noire. Ça ne sert à rien d'aller sourcer des profils si tu n'as pas défini les besoins clairement au départ. Donc l'idée c'est qu'on a embarqué dans notre solution un outil de brief de poste où tu vas pouvoir, grâce à l'IA, t'aider pour copier-coller ton brief de poste que tu as fait avec ton manager, ton annonce ou ce genre de choses, tous les critères qui vont faire que c'est ça que tu recherches, tu les mets dans l'IA et ça va te faire une recommandation d'un profil en termes de soft skills, donc de personnalité qui existe vraiment dans la vie. C'est impossible de faire un profil qui n'existe pas à la surface de la Terre. Donc déjà, le mouton à cinq pattes, t'oublie. et le profil, donc le CV idéal plus la personnalité idéale, tu envoies ça à la personne qui recrute, La personne te dit, ah ouais, c'est ça, ok, on va partir là-dessus. Et c'est comme avant de construire une baraque, tu fais des plans. Tu ne vas pas commencer à poser tes briques comme ça, tu vois. L'idée, c'est vraiment de poser le truc au départ, avec la personne qui va recruter pour son équipe ou pour sa boîte. Et ensuite, à partir de ça, tu vas te mettre à faire du sourcing. Là, on est en train de développer quelque chose qui va aller se balader sur LinkedIn et qui va aller scroller l'entièreté. Donc, on va se connecter à l'API de LinkedIn, on va se connecter à l'API de France Travail, l'APEC, machin, on a un partenariat avec eux. Et l'idée c'est qu'on va récupérer ces profils là, on va les passer dans notre machine IA, on va scanner les CV. Et ensuite, on va matcher par rapport aux besoins. On va te donner, il est à 92% proche de ton besoin en termes de hard skills. Par contre, soft skills, ça, on n'en sait rien encore. Il faut lui envoyer le questionnaire. Est-ce que tu veux lui envoyer le questionnaire ? OK, bam, on lui envoie à ta place. Et du coup, tu peux avoir de la data point pour faire un peu plus de sélectionner. Et à chacune de ces étapes, on a des rapports. Rapport d'analyse, rapport comparatif de candidat, rapport de matching. Tu peux simuler une relation avec une autre personne. Comment ils vont travailler, les modes de collaboration, est-ce qu'il y a des points d'attention à avoir en termes de communication ou de travail et tout ça. Et puis, tu vas avoir aussi des rapports d'onboarding. Et ça, c'est une mode d'emploi, et ça, c'est la fin de la mission du recruteur. Donc l'idée, c'est vraiment de verticaliser et de digitaliser toute cette verticale du recrutement. Et le prochain next step, là, c'est d'aller faire un petit IA conversationnel qui va... prendre des rendez-vous à la place des recruteurs dans leur agenda, en discutant avec des candidats tout seuls sur LinkedIn.
- Speaker #0
Ça va créer de nouveaux emplois.
- Speaker #1
Et bien ça va créer des nouveaux emplois, bien sûr que ça va créer des nouveaux emplois.
- Speaker #0
On retourne la roue ?
- Speaker #1
Ouais, vas-y.
- Speaker #0
On va la tourner. Alors, ça va être une question qui va plus porter sur l'écosystème, et au final... Toi, quelle est ta vision sur l'écosystème startup en France ? Et notamment, est-ce que tu ne penses pas que c'est un peu plus dur peut-être en étant à Lyon qu'en étant à Paris ?
- Speaker #1
Il y a deux questions dans ta question. Qu'est-ce que je pense de l'écosystème startup français ? Oui. Et après, ma vision de l'entrepreneuriat à Lyon.
- Speaker #0
C'est ça. Quand je dis l'écosystème, c'est est-ce qu'au final, on est dans un tissu favorable vis-à-vis des startups, à tes yeux ? Et ensuite, est-ce que tu penses que c'est un peu plus compliqué quand on est en région, comme disent les Parisiens ?
- Speaker #1
Oui, je comprends la question. Ce n'est pas ouais, c'est plus difficile, machin. Je réfléchis, je réfléchis quand même à ce que je vais te répondre. Je te ferai une réponse en trois points. Premier point, la vision... La vision globale, je ne l'ai pas. Parce que moi, je suis patron d'une boîte startup en croissance, machin. Je t'avoue que mes journées, elles sont pas mal occupées. Du coup, j'ai un peu de mal à prendre de la hauteur sur l'ensemble des startups en France. Donc, je remets la néglige au centre du village. Je n'ai pas la prétention de dire que j'ai une étude macro économique sur... l'entrepreneuriat en France. De ce que je vois, en tout cas, sur mon petit scope à moi qui est Ronalp, je suis parisien, d'accord, et ça fait 8 ans maintenant que je suis à Lyon. J'ai fait 10 ans du conseil et j'ai accompagné les entrepreneurs, les startups et tout ça à Paris. Donc oui, il y avait un tissu économique, il y avait une croissance, il y a des aides de l'État pour faire en sorte de garder les ingénieurs en France, de leur booster leur activité, les appeler à projets dans tous les sens. Donc, Politiquement, il y a une aide qui est fournie par l'État, donc il y a cette dynamique qui aide à l'entrée en arrière en tout cas, ou à la croissance des boîtes, sur la partie Rhône-Alpes. Il y a un tissu économique qui est en croissance de fou. Déjà, il y a un premier truc, là, si tu vois, si on regarde par la tête, qu'est-ce qu'on voit ? Le grand truc, là, il fait à peu près nuit, mais c'est quoi, ça ?
- Speaker #0
C'est une nouvelle tour.
- Speaker #1
C'est une grue. Une grue, des nouvelles tours. Donc, tu vois, tu as une tour rapissime qui s'est créée il n'y a pas longtemps. J'avais mon ex-femme de géo...
- Speaker #0
C'est là que part nos cotisations retraites, c'est ça ? C'est là que part nos cotisations retraites, c'est ça que tu veux dire ?
- Speaker #1
Ben ouais, en tout cas, qu'elles sont traitées. Mais en fait, juste là, tu vois, tu as Mazard qui vient de créer son nouveau siège social. Là, tu as April qui est en train de refaire un immeuble juste devant le nouveau siège social. Le groupe Apicil qui vient de monter une tour de je ne sais pas combien d'étages. Et juste en face du bâtiment, il y a une grue. Et grosso modo, j'avais un prof à l'école, un prof de histoire géo, tu vois. Et il me disait la richesse d'une ville, tu la calcules au nombre de grues, au nombre de chantiers dans cette ville. Et parce que ça montre qu'il y a des projets immobiliers, qu'il y a de la promotion, qu'il y a du job qui va être créé, que tout ça, tout ça, tout ça. La gare Pardieu, elle est en train d'être faite, elle va être finie, c'est la gare de Lyon, pour passer d'un truc, je crois, c'est 50 000 personnes jour à 100 000 personnes jour, un truc comme ça. Donc il double la capacité de Stegard, elle va partout en France, machin. Donc oui, il y a ce qu'il faut pour que la ville se développe. Il y a des initiatives aussi associatives, type French Tech, Digital League, qu'est-ce qu'il y a aussi, il y a CPME. Il y a H7.
- Speaker #0
Il y a le H7 où on était la dernière fois. Oui,
- Speaker #1
voilà, le H7 où on est la dernière fois. Il y a France Digital qui vient de s'installer à Lyon aussi. Donc c'est pas pour rien, tu vois. C'est qu'il y a quand même un machin qui se crée. Il y a un machin qui se passe ici. C'est attractif parce que t'es entre les montagnes, les lacs et pas loin de la mer. Il fait bon vivre parce qu'avec moins, tu peux faire plus. L'immobilier, c'est un peu moins cher. Donc, c'est attractif pour quand même pas mal de gens. Donc de ma petite analyse, je dirais que c'est un bon moment, un bon endroit pour entreprendre. Et honnêtement, je n'aurais pas pu faire ce que j'ai fait ici à Paris. Parce que je ne suis pas issu d'une grande famille, parce que je n'avais pas l'argent pour payer des locaux à Paris, payer des salaires parisiens ou ce genre de trucs. Ça aurait été un petit peu plus compliqué. Alors certes, ça va peut-être un peu moins vite au niveau de l'inertie au départ. Sauf que si on regarde, ça pour le coup... Ça, c'est une data que j'ai eue et c'est une interview que j'ai eue, que j'ai entendue. C'est que les boîtes qui lèvent à Lyon ou les boîtes qui font des visites ou des reventes sont plus rentables, plus vite que les boîtes à Paris. Pourquoi ? Parce qu'il y a cette volonté de ne pas vouloir lever à tout prix et cramer du cash à tout prix, mais d'aller viser la rentabilité. Et ce n'est pas parce qu'on en parle depuis juste un an qu'il faut aller viser la rentabilité, c'est inscrit dans l'ADN de cette ville parce que tu n'avais pas le choix, il fallait que tu fasses une boîte rentable. Alors que c'était très parisien de lever du fric.
- Speaker #0
C'est le schéma de base d'une entreprise. Si on enlève la partie start-up, si ce n'est pas rentable,
- Speaker #1
tu craines. Donc finalement, les provinciaux, ils ont peut-être l'ancien modèle, mais finalement, maintenant, quand tu as le marché qui se renverse, ou tu as les banques qui se tarisent, qui sont un peu plus frileuses, que tu as les investisseurs qui commencent à faire un peu gaffe à leurs pognons et aller chercher de la rentabilité, Ils sont bien contents que leur boîte lyonnaise, elle performe.
- Speaker #0
C'est le fameux combat entre les boîtes qui lèvent et les boîtes bootstrap, comme on dit dans l'écosystème, qui partent de zéro, sans dette, sans crédit, sans rien. Donc forcément, quand tu n'as pas d'argent, tu es obligé d'en gagner pour pouvoir continuer de croître.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'on dit une startup, c'est une fusée. Et en fait, bootstrap, c'est un peu comme un train. Au départ, un train, ce n'est pas Space Mountain, ça ne part pas à 1000 km heure tout de suite. Ça prend du temps. ça démarre, démarre, démarre, démarre, mais une fois que c'est lancé, mec, très difficile à arrêter alors,
- Speaker #0
là on retourne à nouveau Et là, c'est une question qui est un peu diverse du coup. Si tu pouvais rencontrer un entrepreneur aujourd'hui avec qui tu pourrais échanger, c'est-à-dire passer un repas, duquel tu pourrais t'inspirer, qui serait-il ?
- Speaker #1
Je pense que tu peux rencontrer à peu près tout le monde. Si tu dégaines ton téléphone, même avec LinkedIn maintenant, tu peux contacter à peu près tout le monde. Je n'ai pas de star. J'aime à peu près tous les entrepreneurs, quoi qu'ils fassent. Je pense qu'en tant qu'entrepreneur, on n'est pas beaucoup sur la scène. Ce n'est pas si compliqué finalement de se rencontrer. Ce qui me plairait ce serait de rencontrer des gens qui ont eu un succès en B2B et sur la durée. Ça fait 20 ans qu'ils y sont et c'est des leaders sur le marché. Peut-être mondiaux. Ouais. Ça pourrait être cool peut-être.
- Speaker #0
Alors, ça ne fait pas 20 ans, mais il y en a un auquel je pensais, moi justement, quand j'ai préparé la question, un que je trouve hyper intéressant, c'est Guillaume Moubech, le CEO de...
- Speaker #1
L'Aimlist de l'Aimlist.
- Speaker #0
Ouais, parce qu'il a réussi à faire avec l'Aimlist, en plus là, il essaie de plus en plus d'internationaliser, c'est hyper intéressant sur un modèle startup, du coup, ayant modèle SaaS. Moi, ce n'est pas ce que je vends, donc du coup, ce n'est pas lui que j'irai voir principalement, mais je sais que lui, ce qu'il a réussi à faire, je trouve, en peu de temps. Ce principe a plus d'une start-up. Je crois qu'elle est valorisée à plus de 100 millions aujourd'hui. La ministre, s'ils veulent lever des fonds, parce qu'ils n'en ont pas besoin, parce qu'ils sont ultra rentables. Donc, c'était un même point.
- Speaker #1
Il est dans son réseau.
- Speaker #0
Non, je le connais pas mal heureusement.
- Speaker #1
Bah viens, on va le rencontrer.
- Speaker #0
Allez, on lui prend le rendez-vous. Oui, oui.
- Speaker #1
C'est, je vois son attention. Il a fait du personal branding, il a vendu son truc. Je l'ai suivi au début. C'est une boîte sur un outil de vente de sales. Et en fait, il y en a pas mal sur le marché. Il a eu de la chance, je pense. Et ce qu'il a fait, c'est qu'il a tutoyé ses clients tout de suite. Il s'est internationalisé très vite. Il a joué à fond sur le personal branding. Il faisait des vidéos face cam. En plus, il a utilisé son propre outil pour vendre son propre produit. Donc ça, c'était malin. C'est un peu des boîtes B2B, mais un peu cachées B2C. C'est-à-dire que je vois plutôt des gens qui ont envie de lancer des business, qui ne savent pas trop comment faire. Et eux, ils arrivent avec une promesse en disant Ouais Mec je vais te trouver des clients en 4 secondes 30, t'as juste à appuyer sur un bouton et terminer tu vois. Bah demain je peux monter une boîte qui s'appelle Salechat, je connecte Jadjpt avec ton téléphone portable et ça contacte tous les mecs dans une base de données, ça leur envoie des textos toute la journée et ils risquent de prendre des rendez-vous dans ton agenda. Tu peux faire ça, tu vois, et du coup, la prouesse de valeur, elle est ouf. Mais il y a toujours ce côté est ce que tu es dans le bon moment ? Et ça, c'est méga important. Franchement, on a eu de la chance de fou avec Trimoji d'arriver vraiment dans ce point de bascule de des soft skills. Ça commence à être important. Il y a tout cet écosystème qui fait le job à notre place. On n'a pas besoin d'évangéliser le truc. Puis après, il y avait des acteurs aussi qui étaient là depuis 10, 15, 20 ans. Et en vrai sur ce secteur très précis des soft skills, cette niche sur laquelle on s'est mis au tout début, on était un nice to have, pas un must have. Mais une fois que tu as installé le nice to have, c'est que tu es avec des gens qui ont déjà tout fait au départ et aujourd'hui on va plus sur du must have avec le tri de CV, l'analyse IA, machin, où on va se faire copier, clairement. parce que tout le monde a accès à ce truc là mais par contre pour faire trimogi version saskil la ta 6 ans de r&d derrière mon gars accroche toi tu vois en tout cas c'est ce que je crois je dis pas que je suis au en haut d'une tour d'ivoire et où on peut toujours se faire déglinguer par n'importe qui pour pas avoir des gosses dans le business ça clairement pas et
- Speaker #0
il faut être à la sueur autour de ça quoi ok ouais il faut c'est c'est un débat là dessus sur lequel Si on faisait un épisode d'une heure et demie, on pourrait aller sur les Legos dans le business qui peuvent vite être un tueur.
- Speaker #1
Je pense que ça peut être un booster au début, parce que les gens, tu vois, tu incarnes ta marque. Nous, on a zéro marketing, zéro com, machin, mais on a 15, 20 comptes d'essai qui se créent par semaine. on n'a pas besoin de faire marketing et je pense que le seul truc qu'on fait c'est que j'ai un compte LinkedIn je poste assez régulièrement je pense que les gens me trouvent plutôt cool on va voir des canons faire des restos je me balade dans quelques events machin c'est plutôt comme ça qu'on s'est connu et c'est comme ça qu'on s'est connu aussi tu vois et je pense que c'est au début tu étais obligé de cultiver un peu ce truc là après t'es pas obligé d'avoir de l'ego pour faire ce truc là les gens qui ont l'ego est un booster je pense pour pour pas grand chose en fait parce que même quand tu discutes avec des gens un mec qui a de l'ego c'est bien,
- Speaker #0
c'est rassurant mais pas trop je pense que à mon avis je pense qu'à mon avis l'ego pour un entrepreneur il est obligatoire mais ça doit pas empêcher la prise de recul et c'est là que l'ego doit arrêter d'être Proéminent, c'est-à-dire qu'on peut avoir de l'ego, parce que si tu ne penses pas que tu es capable de le faire, c'est une question d'ego. Donc moi je suis quasiment sûr qu'on va réussir, pourquoi on va réussir. Par contre la question c'est si à un moment donné je fais quelque chose qui ne va pas, je veux que mes équipes, et c'est à ça qu'elles servent aussi, me disent Non mais là tu vas dans le mur Et l'ego ça serait de dire Non Non, je ne vais pas dans le mur, j'ai raison.
- Speaker #1
Ouais. Après, il faut aussi être capable de tenir un cap quand tu as tout le monde qui te chie. Tu chies à gueule. Ça, c'est clair et net. Je dirais, il faut prendre des décisions vite et il faut s'apercevoir aussi tout autant rapidement que c'était la mauvaise. Pour en prendre une tout de suite derrière, jusqu'à ce que tu prennes la bonne. Je pense que c'est ça qui peut faire la force d'un entrepreneur, c'est de faire des conneries très très vite, plutôt que de tourner autour en disant je vais prendre la meilleure décision qui soit, et prendre 1000 ans, et puis cramer tout ton cash, et une fois que tu commences à vouloir mettre en œuvre ta super solution, finalement, il y a quelqu'un qui t'a doulé, ou alors tu n'as plus de cash pour le mettre en œuvre, ou ce genre de trucs. Prends des micro-décisions, plein plein plein plein plein, fais plein de conneries, mieux vaut fait que parfait.
- Speaker #0
Et fait, puis fait mieux aussi.
- Speaker #1
Ouais, mais une fois que tu fais et que t'as une accroche, tu sais, cette histoire de canne à pêche, je l'aime bien aussi, quand tu mets, mettons, 10 canne à pêche à l'eau, t'en as une qui mord, bah, tu vas aller te jeter sur celle qui mord. normal, tu vois, et tu t'accroches à cette canne à pêche et tu vas tirer ton poison, et une fois qu'il est accroché, c'est bon, c'est parti, tu vois, et ben c'est pareil, tu prends 10 décisions, t'en as une qui va marcher, ou pas, ben relance tes hameçons re 10 fois, et il y en a une qui va prendre à un moment donné, et puis tu t'y accroches, quoi, pas rester fixé sur un machin, je pense que ça c'est la mort des boîtes, quoi. Mais je suis pas dans ce stade en vrai. Parce que,
- Speaker #0
encore,
- Speaker #1
moi j'ai peur d'un truc, c'est que là on est en train de croître, on est pas en hyper croissance, on est en croissance. On fait du fouet deux par mois, cool, tranquille et tout, tu vois. Enfin cool.
- Speaker #0
Fouet deux par mois, c'est déjà une belle croissance. Ouais.
- Speaker #1
Ouais, ouais, j'avoue.
- Speaker #0
On retourne la route ?
- Speaker #1
Ouais, vas-y, c'est pas mal.
- Speaker #0
Alors, ça va nous donner quelques questions. Alors, c'est un des sujets sur lesquels on a déjà discuté par le passé, toi et moi. On parlait de l'écosystème tout à l'heure et de ce qu'il est possible de faire en France. Là-dessus, je trouve, à titre personnel, qu'on a un écosystème plutôt favorable, notamment à l'innovation. En fait, il existe aujourd'hui plein de dispositifs d'optimisation plus ou moins connus de l'écosystème. Pourquoi toi, tu as choisi de ne pas en profiter ? Parce qu'au final, je sais que tu les connais. Je sais que ton objectif, c'est la rentabilité. Mais il y a moyen d'être encore plus rentable, du coup.
- Speaker #1
Parce que d'aller chercher des aides, ça prend du temps, c'est l'administratif et ça me fait chier. Et que j'ai fait ça pendant très longtemps et ça me fait chier. Je préfère d'aller chercher des clients qui sont plus pérennes et qui me rapporteront plus sur le long terme que d'aller chercher des coups de boost là tout de suite. Je le ferai. Mais tu parles du CIR, du JEE, des... De l'IP Box, genre de truc.
- Speaker #0
De l'IP Box.
- Speaker #1
De l'IP Box, genre de truc, ouais. Ça, c'est des sujets que je mettrai en place quand je l'aurai décidé, parce qu'il y a une rétroactivité de trois ans là-dessus. Alors, je l'ai délégué. J'ai un copain qui bossait avec moi, qui a monté son cabinet de conseil. Gany Warad là, qui est à Lyon, et du coup je lui ai filé mon statut jeu d'entreprise innovante avec le crédit d'impôt recherche et tout ça, là s'il va récupérer ça, il va récupérer 40, 50 000, j'en sais rien tu vois. Et je l'ai délégué ce truc, parce que je sais qu'il fait bien le taf, j'ai bossé avec lui, je sais comment il bosse, et donc du coup ça je l'ai délégué, pas de problème. On a fait un truc, on a fait un prêt BPI France, on a fait un prêt innovation, ça a pris du temps, mais ça rajoute un peu de cash dans la tendance. ça te permet de plutôt que de réfléchir en mois de cash devant toi ça te fait réfléchir en années Et ça c'est quand même un peu plus confortable, plutôt que d'être pressurisé en disant putain dans trois mois, il faut que j'aille, il faut que j'aille du cash pour payer tous les salaires Donc ça c'est quand même très très cool qu'il y ait ces dispositifs-là en France, c'est vraiment très très bien, mais à prioriser, je préfère aller chercher les clients et ensuite faire ça, tu vois. Et si je ne peux pas faire ça maintenant, bah je déliaie, j'envoie ça à des copains qui savent mieux le faire que moi, comme toi aussi sur la gestion de la trésorerie, je sais que c'est ton cœur de métier. Gestion comptable, cash flow, ça porte bien son nom. J'ai rédité le cash et tout. C'est des sujets qu'il faut lancer. Effectivement, rapidement, je ne dirais pas rapidement, parce qu'on n'a pas besoin de cash, parce qu'on flirt avec le zéro au niveau de la rentabilité. Dès qu'on est repassé trois fois au-dessus de la barre du zéro, on était trois fois une boîte rentable. Et à chaque fois qu'on est repassé au-dessus du zéro, j'ai refait un investissement, c'est-à-dire j'ai recruté quelqu'un. Donc on est reparti en dessous, et puis le temps qu'il soit entre guillemets rentable, où ça génère de la croissance dans la boîte et tout, ben du coup c'est ça ce que tu fais, c'est flirter avec le zéro. finalement tout en grandissant donc tant qu'on arrive à faire ça je me dis qu'il est sujet cash optimisation fiscale selon le truc et tout ça c'est pas des sujets maintenant mais je sais que c'est très important malheureusement j'ai pas la surface temps pour m'en occuper parfois c'est un peu le complexe de l'entrepreneur c'est tu veux tout faire t'as pas le temps
- Speaker #0
Ça, c'est un des vrais sujets, c'est surtout ce qu'il y a à faire, on en parle régulièrement avec des entreprises qui sont plutôt en recherche de levée de fonds, parce qu'en fait, le roadshow, donc le fait d'aller chercher justement tous ces fonds, c'est un deuxième métier quasiment, c'est-à-dire que si t'es encore dans l'opérationnel en tant que CEO, c'est très compliqué d'aller chercher ça, donc c'est pour ça. J'ai envie de dire, tu n'as pas eu besoin puisque la rentabilité, c'est ce que tu as cherché en priorité.
- Speaker #1
On a eu un coup de pouce de Guillaume Huillier, mais ce n'était pas prémédité, ce n'était rien. Moi, je voulais nous rendre ma solution initialement pour Dimo Software, une boîte dont il était l'actionnaire. Et j'ai fait un rendez-vous avec lui, il m'a dit mais ton produit c'est quoi ce délire, moi ça me parle, puis il était un peu comme ça, très franc du collier, c'était un mec, quoi, faut que je lui ai pas d'autre mot. Et du coup il a fait bon t'as besoin de combien ? J'ai fait de quoi ? J'étais un peu décompensé, j'ai fait c'est quoi le sujet du meeting ? Et du coup j'ai donné 200 000 euros comme ça en 15 minutes tu vois, sans avoir fait le roadshow finalement. Chose que j'aurais jamais fait, trop chiant. Après j'ai rencontré des entrepreneurs qui m'ont dit que si t'es pas capable de le faire en 3 mois, ne lève pas quoi. Si t'es pas capable de rassurer les investisseurs en 3 mois pour qu'ils signent machin dans ton truc, ça veut dire que t'es pas prêt à aller. Bois sur ton produit, bois sur ton machin. Ou alors des trucs... En tout cas, je parle de SID ou Précid.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Je parle pas de série A, série B, série CD, EFK, je sais pas quoi là. Mais c'est pas les mêmes montants. Donc pour un SID à 200 ou 500 000 balles, si tu as pas son 3 mois, c'est que t'es pas rassurant pour l'investisseur. Donc bois sur ton produit, bois sur ta proposition et puis reviens plus tard.
- Speaker #0
Pour ceux qui nous écoutent et qui ne connaîtraient pas, la partie SID c'est la partie amorçage, enfin après SID c'est surtout l'amorçage, donc c'est la partie où en général les cofondateurs ont encore 100% du capital et qui vont aller chercher les premiers euros après la love money, après cette partie là, donc c'est les premières levées de fonds et c'est malheureusement celle qui coûte le plus cher au capital souvent et donc du coup... plus on les retarde, et ça c'est la discussion que j'avais eu dans le podcast avec Eric Larchevêque justement, qu'il faut retarder au maximum cette levée de fonds, quand tu dois en faire une, parce qu'au final, l'intérêt d'avoir une boîte, d'avoir le maximum de capital de sa boîte.
- Speaker #1
Est-ce que tu en as besoin ? C'est ça la question. Avoir de l'argent qui dort à la banque et ne pas l'utiliser, ça ne sert à rien. Si tu l'utilises, après il faut l'utiliser aussi en bon père de famille, tu as de... Tu as plusieurs façons d'utiliser ton cash. Soit tu crames tout, tu fais un coup de poker et tu n'as rien à perdre. Et là, ça peut péter. Là, c'est cool. Soit tu fais une gestion un peu maîtrisée et tu y vas progressivement. Et tu gardes un peu de sous au cas où pour les coups durs ou pour les hivers un peu ruides. Moi j'ai choisi un peu entre les deux. Au début on y va et puis là maintenant je suis plutôt dans une phase de consolidation du truc. On a un produit qui est stable, on a une base de clients qui est foufoufou. Donc là maintenant chaque euro qui va rentrer en plus dans la caisse ça va servir à consolider le produit existant, à consolider la base et le cash qu'on a levé. sert uniquement à l'innovation.
- Speaker #0
C'est bien que tu parles de la façon dont tu pilotes. À partir du moment où tu es au-dessus de zéro, tu réinvestis notamment dans les équipes. C'est un sujet sur lequel...
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
équipe ou produit, les investissements sont nids. Mais c'est un sujet sur lequel, là, pour le coup, je me reconnais bien aussi. Alors nous, vu qu'on est des financiers, forcément, on est encore plus prudent que l'entrepreneur. habituel, mais dès qu'on pilote notre EBE, donc l'excédent brut d'exploitation au quotidien, dès qu'on voit qu'on a assez pour payer un salaire de plus, on recrute. La difficulté qu'on a, justement, et c'est là que tu es intervenu, c'est qu'on galère à recruter, puisqu'on cherche en soft skills d'abord. Donc, on a la volonté, et après, on trouve les bons profils.
- Speaker #1
Après, je pense que tu peux recruter aussi sur de la compétence, dans un premier temps, parce que tu as... La compétence ça veut pas dire expérience, la compétence ça veut pas dire diplôme. C'est ce que tu as fait en expérience va déterminer les compétences. Donc en gros tu peux traduire des expériences ou des diplômes en notes de compétences ou de connaissances. Et c'est ça que tu peux aller chercher. Par exemple tu as besoin de quelqu'un de bon en maths, tu peux aller chercher un mec qui a fait de la bio, qui a fait des maths, qui a fait de l'informatique, ce genre de trucs. Finalement peu importe le diplôme, le gars il peut avoir un niveau assez élevé.
- Speaker #0
en maths mais les compétences au final c'était le truc le plus simple pour moi, à évaluer les compétences classiques sur ce dont j'ai besoin. Le recrutement de Sofiane, puisqu'on en a parlé tout à l'heure. Vu que je voulais produire un podcast, il me fallait quelqu'un qui s'y connaisse en marketing, qui connaisse les outils, qui connaisse... On a bien vu, juste avant de commencer l'enregistrement, les galères que j'ai eues pour réussir à tout mettre en place. Donc ça, là-dessus, la partie technique, je pense que ça va, c'est la seule où on repère le plus facilement. Mais ça va vraiment être le matching avec l'équipe, le fit avec l'équipe qui va être hyper important. Nous, on est en 100% télétravail en plus, donc il y a ce côté...
- Speaker #1
Tu as cette complexité-là aussi en plus.
- Speaker #0
Voilà, on retourne la roue ?
- Speaker #1
On retourne la roue, c'est parti.
- Speaker #0
Allez, on retourne la roue. Ça fait un peu Franck Ribéry, cette phrase, on retourne la roue.
- Speaker #1
La roue tourne. La roue tourne, va tourner.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Grande phrase, grand monsieur.
- Speaker #0
Alors là, c'est une question... Du coup, tu as choisi de faire une solution SaaS. Est-ce que tu t'es dit, comme d'autres, que c'est le meilleur moyen de devenir riche ? C'est quelque chose que j'ai entendu de beaucoup de fondateurs de SaaS. Ce n'était pas forcément le but au moment de le faire. mais par contre que c'est une machine à cache une fois que c'est rodé quoi. Ouais.
- Speaker #1
Ouais la réponse c'est je pense que c'est ouais mais tu t'aperçois très vite qu'en fait la machine à cache elle est très dure, très dure à avoir, tu automatises ce qu'on appelle les muses là tu sais, tu fais un machin mais en fait les muses c'est une fonctionnalité terminée tu vas tu vas sur open data gov tu crées une espèce de petite API où les mecs ils viennent se connecter dessus t'as pas besoin de la vendre ou quoi tu fais juste une page web et les mecs ils se connectent en quatre secondes ça fait un truc et ça fait bien par contre si tu veux faire quelque chose... qu'il y a une vraie portée ou quelque chose qui est un peu compliqué, le SaaS en fait devient complexe. Le SaaS a besoin du mode, le SaaS a besoin de développer, d'exister, le SaaS a besoin de partenaires dans lesquels il faut t'intégrer, et l'union fait la force, le baisse au bride, t'es obligé de te connecter avec aussi des acteurs qui sont complémentaires et pas concurrents, il y a du partenariat à faire, il y a une marque à créer, en fait ça se fait pas comme ça, comme ça quoi. Et puis en plus je suis parti dans le produit, moi c'était pas pour faire du cash, honnêtement je t'ai dit oui tout à l'heure mais j'avais possibilité de faire du cash, plus vite en tout cas, faire du service. A l'époque tu vois j'étais consultant, je ramenais qui va vendre un million de CA tout seul à ma boite en facturé 3 ans avec du récurrent machin sur des levées, des machins, des trucs d'habitude. Et euh... Et je dis pas que j'aurais pu prendre mes clients, mais je pense que j'aurais pas eu trop de mal à exploiter mon réseau de 10 ans pour faire du cash, tu vois. Ah, vite, en tout cas, pour me lâcher un bon salaire dès la première année. Là, on est reparti à zéro. J'ai pris ce que j'avais à la banque. William et moi, on a commencé la boîte, on avait 2500 balles de capital. J'ai fait 20 000 balles dans la société en capitaux propres. C'est tout. Tout. Et on a créé un machin... dans mon salon. Et du coup, on a chié. Fort, tu vois. On s'est planté, en plus, au début.
- Speaker #0
Qui ne se plante pas.
- Speaker #1
Oui, mais c'est ça le truc. C'est qu'il faut vite pivoter, quoi. Il faut vite, vite pivoter, quoi. Vraiment. C'est-à-dire, on a commencé. La boîte, on avait créé Trimogy. Et puis ensuite, on a commencé... J'ai commencé à dégainer mon téléphone pour savoir si ça intéressait des gens, machin. Et erreur de ciblage. C'est pour ça que je te dis, mon client numéro un, ce sont des cabinets de recrutement ou des recruteurs. Parce que moi, ma signe numéro un, je me suis dit, Quand je suis allé vers les RH, je leur ai posé la question de quoi vous avez besoin. Et les mecs me disaient, moi je veux un SIRH, je veux digitaliser la paye, la compta, les congés, les entretiens annuels, ce genre de trucs. J'ai fait, ah ouais, ok, d'accord. Et les soft skills, mais plus tard, plus tard. Parce qu'ils voulaient du must-have, tu vois. Ils voulaient un machin pour leur faciliter la vie. Et surtout qu'on était en plein Covid. Et donc du coup, je leur ai dit, il y a peut-être un coup à jouer. On a commencé à développer un machin, et là, ça c'est aussi une règle de l'entrepreneuriat, numéro 1, ne développe jamais si t'as pas vendu avant, jamais. Ça c'est réglot numéro 1, la roule numéro 1 quoi. Parce qu'on a développé des trucs dans le vide, ensuite on a retapé la porte, on a dit, hé regarde on a fait ça, ah oui c'est bien mais vous faites pas encore ça, et ça, et ça, et ça, et ça, et ça, je sais pas. Et on a commencé à se disperser sur des machins qui avaient rien à voir avec notre cœur de métier, des softskis ou du recrutement ou... d'aider les gens à mieux se connaître les uns aux autres. Et au bout d'un moment, on s'est regardé avec William, on s'est regardé, on a fait, mais qu'est-ce qu'on fait ? On répond à des demandes dans le vide, les mecs, ils nous font des fausses promesses. On a fait stop, on a effacé l'équivalent de 50 000 lignes ou 60 000 lignes de code, et on se refocus sur Trimoji, on se laisse une dernière chance, on va... Alors à l'époque, c'était avec Mocharaf, qui m'avait convaincu d'aller là-bas, c'est la directrice maintenant du Hub 612 à Lyon. On m'a dit, viens à Lisbonne, il y a le WebSuite, ça va être cool et tout. On a une délégation. Il y a les provinciaux de Rhône-Alpes qui y vont. Tu vois, on était 4-5 boîtes de Rhône-Alpes, on va y aller. en mode les gaulois et puis on va voir ce que ça donne on est allé on se dit on parle que de primogé on en fait faire un questionnaire de personnalité aux gens sur le stand on fait un peu l'attraction si on voit que les mecs ça leur plaît on continue là dedans sinon on arrête et le stand il était plein comme un oeuf toute la journée et du coup on est revenu ça nous a fait bien tu vois on s'est dit ok faut qu'on réfléchisse en fait notre cible était par la bonne et du coup on a commencé à réfléchir à qui aura besoin d'une solution comme ça et c'est là où quand on est rentré en janvier 2000 parce qu'on n'avait pas commencé à commercialiser encore 0 janvier 2002 je dégaine mon téléphone j'appelle des recruteurs à lyon machin etc je fais des rendez vous avec eux premier il prend 20 balles par mois deuxième il prend 30 balles par mois Il fallait absolument qu'ils utilisent l'outil, etc. Et puis je me dévalorisais par rapport à ce truc-là. Et ça, c'est un truc qu'il ne faut pas faire de ouf. Au début, forcément, les mecs, ils achètent ton produit parce que c'est toi, pas parce que c'est son produit. Parce que ton produit n'est pas fini, parce que sa concurrence n'est pas ce qu'il y a sur le marché. Ils achètent la vision, ils achètent le bonhomme. Et ensuite, tu commences à améliorer ton produit, et tous les six mois, on se fait une règle, c'est qu'on double le tarif tous les six mois jusqu'à ce que les gens ne veulent plus acheter. Donc du coup, on est assez... C'est à 50 euros par mois la licence. Puis on a commencé, on a monté les features. On a super bossé dessus. On avait le cœur du réacteur, mais on a construit... tous les étages de la fusée au fur et à mesure et on a monté le prix au fur et à mesure et là aujourd'hui on est un acteur qui est somme toute reconnu, cool tu vois et gars de BFM machin tu m'appelles pour passer sur le truc, bah ça si on fait un podcast c'est cool aussi tu vois, je me dis ah c'est cool par contre BFM ils veulent te faire payer 5000 euros,
- Speaker #0
j'ai eu l'invitation aussi n'importe quoi
- Speaker #1
Pour passer la télé ? Non. Je trouve ça... Mais surtout que quand tu connais leur modèle de business, les mecs en fait, ils font payer certains et ils font pas payer quand ils ont pas d'audience. Donc quand ils ont personne sur le plateau, ils veulent le remplir. Donc bon, je leur ai dit de me recontacter quand ils auront un trou sur le plateau et qu'ils seront en déchet.
- Speaker #0
L'importance du pivot, je pense que c'est des choses... Nous, on a fait la... On a pas spécialement fait d'erreur, c'est qu'on était partis du principe où... Le courtage, c'était quelque chose qui allait nous permettre de faire ensuite du conseil, notamment de la part de vente, du coup, la direction financière. Donc, on est agréé en tant que courtier. Et c'est intéressant parce que les banques payent les courtiers comme des apporteurs d'affaires. Sauf que quand on a commencé, on s'est dit, ça va être ça. Et puis, on va pouvoir faire de l'upsell, du coup, des ventes additionnelles en proposant la direction financière, etc. Sauf que les banques à un moment donné elles ont dit Non on paye plus les courtiers Et c'est pas Pas une, plusieurs Et il y en a pas 40, c'est ça le problème Donc tu peux pas aller voir les autres banques pour poser les dossiers etc Donc on s'est dit, si on bouge pas tout de suite Parce que dès qu'on a commencé avec les premières Elles allaient plus payer Si on bouge pas tout de suite on est mort Donc on va pas faire ça, donc au final on a que communiquer sur la partie direction financière, direction financière, direction financière, et on fait du courtage, du coup c'est possible, c'est la stratégie de financement au final, mais si on s'était vraiment vendu en tant que courtier, parce qu'on est toujours enregistré en tant que courtier là-dessus, on paye nos taxes là-dessus aussi, et comme toutes les taxes ne sont pas données, c'est un peu le principe, mais par contre les banques ont trouvé le moyen, Je ne sais pas si elles se sont toutes concertées, mais d'un coup, elles ont dit non, on ne paye plus les courtiers, notamment les courtiers pro. Parce que moi, je ne fais pas du courtage pour les particuliers. Mais donc, ce qui fait que c'est un peu con parce que je pense que c'est plus intéressant pour une banque. Et j'en suis sûr, puisque d'une couche, ayant travaillé dans une banque, je vois les rentabilités des portefeuilles. Donc, c'est nettement plus rentable d'avoir une entreprise que d'avoir un particulier. Mais c'est un choix qu'elles ont fait. Je pense que c'est parce qu'elles n'en ont pas besoin. Puisqu'au final... Toutes les entreprises, une fois qu'elles ne sont pas satisfaites, elles tournent d'une banque à une autre. Donc il y a cette espèce de volatilité. L'importance du pivot, c'est qu'on fait tous des erreurs au début, on se trompe, mais il faut par contre agir vite. Et là-dessus, je te rejoins. Du coup, on va pouvoir passer à la question suivante.
- Speaker #1
Let's go !
- Speaker #0
Vous n'en avez plus que deux au final. Ça va vite.
- Speaker #1
Ça s'est passé comme une étrapeuse. Plus qu'une heure.
- Speaker #0
Au tout début de Trimogic, elle était ta vision initiale. Est-ce que tu t'es dit du coup, direct, ça sera une entreprise normale, donc il faut qu'elle soit rentable ? C'est pour ça qu'on en a parlé un peu avant, mais c'était le vrai sujet, c'est-à-dire que tu construis quelque chose avec la R&D, une solution SaaS, quelque chose qui n'existe pas, une marque qui n'existe pas. Du coup, la question c'est, est-ce que tu t'es drivé par la rentabilité dès le début ou pas ?
- Speaker #1
Déjà, je me suis drivé avec mon associé. Parce que je ne drive pas tout seul. William et moi, on se concerne beaucoup, on est des frérots. On fait tout ensemble et on prend nos décisions ensemble. On se fait super confiance. C'est le parent de ma fille d'ailleurs. Et du coup, ce qu'on voulait, c'était simple. Pouvoir en vivre. Lui, moi. Point. Donc finalement, le besoin au départ, c'était pas de faire le leader du marché ou je sais pas quoi, etc. C'était avoir un impact à notre échelle et en vivre.
- Speaker #0
Est-ce que ton ambition viendra en réussissant finalement ?
- Speaker #1
Bah, je vais faire un vieux, ouais. Alors tu t'excites un petit peu au début parce que t'as besoin d'y croire, t'as besoin de te monter un peu le bourrichon parce que si tu vises pas les étoiles, t'atterris pas sur la lune. Donc forcément tu es obligé de te mettre tes objectifs et de te tenir. Si tu bois petit, tu fais petit. Si tu bois un peu plus grand, tu fais moyen. Si tu bois très grand, tu fais grand. Donc nous on a eu grand. Si on fait moyen, ça sera suffisant. Tu vois ? Toujours. Voilà, pas de prétention d'être leader du marché de je sais pas quoi. Si ça arrive, cool. Mais je suis sûr d'une chose, c'est que c'est pas moi qui gérerai 200 personnes demain. Ça c'est pas moi. Je suis bon pour monter des projets, créer des machins. Mon ambition à moi c'est d'être le CPO de ma boîte, tu vois. Je veux être produit, je veux faire de la discovery client, je veux faire le... En fait, ce que je dis souvent au fond du champ, c'est que moi je veux 3 putains. Je veux que les gens, quand ils arrivent sur la plateforme, ils fassent Putain ! Putain ! Putain ! Encore par trois. Voilà, toujours par trois. Et en gros, le truc, c'est que je veux que le machin, ce soit le plus beau produit de notre niche de marché. Je veux que ce soit le plus rapide, le plus unique.
- Speaker #0
The last but not the least, j'ai une dernière question.
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #0
Automatiquement, en tant que chef d'entreprise, t'es obligé d'optimiser. Toi, dès le début, quel était ton focus ? en dehors du produit du coup, puisque ça... Le produit, on l'a bien compris parce que c'est lui qui fait tout. Mais quelle a été ton optimisation où tu t'es dit là, là-dessus, il faut que je m'améliore ?
- Speaker #1
La délégation. La délégation, très clairement. J'ai du mal à déléguer, tu ne peux pas savoir. C'est un truc de fou. C'est mon plus gros cheval de bataille. C'est le truc sur lequel je bosse le plus, plus, plus. Mais par contre, je délègue maintenant plus facilement. Qui dit délégation dit confiance aussi. Pouvoir être capable... de laisser, de faire confiance aux gens, ils ne feront pas comme toi, ce n'est pas grave. Mais ce n'est pas grave, il est chaud à les choper. Il est très très chaud à les choper.
- Speaker #0
Mais c'est hyper difficile parce qu'en fait, on a tous un côté perfectionniste. Et quand on délègue la tâche, on dit l'essentiel de ce que la tâche doit être refaite. On va dire, tu dois faire ça, ça, ça et ça. Et au final, la personne à qui on délègue, elle fait ça, ça, ça et ça. Donc tu n'as rien à lui dire. Tu te rends compte en délégant. de ce que tu peux faire justement en du temps que tu peux gagner là-dessus. Ouais.
- Speaker #1
Et encore une fois, c'est ce que je disais au tout début du podcast, mieux vaut fait que parfait. Et ce truc-là, il faut le garder en tête parce que c'est un peu la clé aussi. Si tu veux grandir, tu ne peux pas tout faire tout seul. C'est pas possible.
- Speaker #0
Je te remercie en tout cas pour ton temps. Ça aurait été un bon épisode.
- Speaker #2
Merci à tous d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Surtout, n'hésitez pas à me faire vos retours par message. C'est la première saison d'un nouvel exercice pour nous. On a vraiment apprécié le faire et j'espère que vous les apprécierez également. Si vous avez aimé, pensez à noter l'épisode, ça nous aide vraiment et ça nous motive. Quant à moi, vous pouvez me retrouver sur LinkedIn où je publie très régulièrement sur la finance d'entreprise. On se retrouve le mois prochain avec un nouvel invité. Je vous tiendrai informé. A très vite. Amusez-vous bien.
- Speaker #3
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