- Speaker #0
En même temps on est un peu débarré tu vois, quand on arrive on est là avec les caméras, on filme tout. C'est là que je me suis dit, wow, je viens de passer trois quarts d'heure avec un vendeur d'une enseigne sur des sites web de ses concurrents, ça pue le sapin là. C'est l'art de gérer une start up scale up avec du scale mais en gérant par la trésor avec une bonne gestion, en étant malin etc sans forcément faire une levée de fonds tous les deux ans. Je veux quand même donner des chiffres mais anonymisés, le meilleur des magasins aujourd'hui arrive à cracher 12 millions d'euros en fiches digitales sur un seul magasin.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans Pour toutes ces bonnes raisons. Je suis Adrien Bernard, directeur merchandising et néo-entrepreneur. A travers ce podcast, je partage mes connaissances et celles de mes invités pour vous offrir un contenu riche et inspirant. Dans un commerce en constante évolution, Je voulais à travers ce podcast aller au cœur du merchandising, du retail et de l'entrepreneuriat, le tout avec une touche de décontraction. Et donc aujourd'hui, je suis mais juste hyper content de recevoir Maxence Dissler. Bonjour. Alors Maxence Isler, si vous ne le connaissez pas, on ne va pas se mentir, c'est le chevalier du figital. Si vous ne savez pas ce qu'est le figital, ça tombe bien, le podcast est fait pour vous. Voilà, vous allez voir, il est juste incroyable. C'est ça aussi la difficulté de ce podcast, parce que c'est tellement intéressant que je n'ai pas pu couper et on a fait un podcast qui va durer une heure. Je vous préviens, c'est long, mais les thèmes qui vont être abordés et surtout le partage d'expérience de Maxence et juste... hyper intéressant. Bien évidemment, on va voir son parcours d'entrepreneur, comment il a monté Improvise, et puis surtout, on va partager sa vision et on va essayer de poser une définition du figital. On va voir aussi l'importance du storytelling et comment les enseignants en retail peuvent s'appuyer sur sur des vidéos et cette base-là. On va voir aussi les facteurs de succès d'une expérience figitale réussie et d'un parcours client figitalisé. Et puis, il va nous partager son projet. Je ne vous en dis pas plus, c'est un peu teasing, mais voilà, en tout cas, il va aborder un nouveau modèle de distribution figitale et plus juste. Bref, c'est un épisode qui est juste ultra intéressant. Et je vous fais un petit rappel. Chaque épisode sort un jeudi sur deux, alors n'oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes. Et puis, laissez un maximum d'avis si cet épisode vous a plu et surtout partagez le podcast à vos amis, à votre famille, à votre N plus 1, N plus 2, votre stagiaire, votre alternant, bref, faites tourner ce podcast. Bon, en tout cas, moi je suis hyper content de t'avoir Maxence, je suis vraiment ravi et je te remercie à nouveau. En fait, il y avait deux personnes que je voulais à tout prix dans mon podcast quand je lui lançais. Pour être honnête, il y avait Zidane, bon il n'a pas encore répondu à mon message LinkedIn, et il y avait toi.
- Speaker #0
À la barre, à la barre, allez, out là ! Et alors, je suis curieux, Zidane, le rapport avec le merch ?
- Speaker #1
C'est ce que son agent m'a dit, donc je ne pense pas que ça.
- Speaker #0
il a pas l'air trop retailer ouais bah écoute en tout cas je suis honoré bon
- Speaker #1
Maxence j'ai plein de questions alors ce qui est hyper intéressant pour ce podcast qui est très orienté merch retail toi t'es un vrai pro et t'es un vrai expert de je vais peut-être mettre les pieds dans le plat l'omnicanalité, la figitalisation mais je sais que tu vas revenir dessus pour peut-être repréciser tout ça j'ose imaginer être fait. Mais en tout cas, voilà. Moi, j'ai plein de questions. J'aimerais qu'on revienne sur ton parcours, sur cette notion de dominicanalité, de figitalisation. Et puis aussi, qu'on aille plus loin et qu'on voit un peu plus ta vie d'entrepreneur, tes projets et tout ça.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Pour attaquer, j'ai une question. Maxence, c'était quoi ton meilleur achat, ta meilleure expérience d'achat ? online ou en magasin ?
- Speaker #0
Ça sera en magasin parce que tu connais mon penchant naturel pour les magasins. J'ai d'ailleurs un petit penchant pour les magasins figitalisés. Mais globalement, j'aime bien tous les magasins parce qu'il y a toujours des bonnes leçons à apprendre dans absolument tous les magasins. Alors j'y ai pensé franchement, ça s'est battu entre deux, donc je vais peut-être citer les deux. Mais en même temps, j'ai vécu... tellement d'expérience en magasin ces 15 dernières années, je me suis dit, je vais prendre les deux qui me viennent tout de suite, parce que si je réfléchis, je pense que ce point en si c'était au moins 30, tu vois. Mais allez, je vais te citer les deux qui me sont venus en tête au moment où tu m'as posé la question, sur laquelle j'ai pensé tout de suite. La première, c'est Amazon Style à Los Angeles. J'ai vraiment beaucoup aimé ce magasin. J'y suis allé pour l'analyser sous toutes les coutures. Et en fait, je suis reparti avec deux sacs pleins. d'habits et c'était pas du tout prévu Ce n'était pas du tout prévu. Donc moi, j'aime bien me faire surprendre comme ça. Pourtant, je suis rodé. Je te garantis qu'on est des spécialistes pour se retenir. Parce que si tu dois acheter un truc dans tous les magasins que tu visites, tu n'en finis pas. Et là, on est tombé. Vraiment, on est tombé dedans parce qu'on a kiffé l'expérience. Donc, c'était Amazon Style. On a passé un très bon moment d'un point de vue personnel, mais aussi professionnel. C'était une excellente découverte. Tu vois, j'avais beaucoup lu d'articles sur Amazon Style parce que Ce concept m'intriguait et j'ai lu tout ce que je pouvais lire. Et en fait, en étant sur place, j'ai pris une énorme claque de plein de trucs que je n'avais pas vu, que je n'avais pas lu, que tu ne peux pas lire tant que tu n'es pas sur place. Et donc, j'ai pris une claque personnelle et professionnelle. On a passé un super moment. Quand je dis un super moment, je pense qu'on est resté plus de 3h45 dans le magasin. En même temps, on est un peu débarré. Quand on arrive, on est là avec les caméras, on filme tout.
- Speaker #1
Tu te souviens combien tu as claqué ?
- Speaker #0
Oui, je crois qu'on a claqué plus de... 350 balles quand même ouais ouais alors en fait tu vois on était en couple du coup avec Mélanie et en fait t'achètes pas forcément pour toi dans ces cas là moi j'ai vu Mélanie essayer des choses et j'ai vu que ça lui plaisait donc en fait t'as envie de faire plaisir aussi tu vois et c'est pas la même résistance que quand t'achètes pour toi quand t'achètes pour toi bon tu sais un peu plus te raisonner te mettre des freins et tout mais quand t'achètes pour quelqu'un tu vois Mélanie c'est aussi ma compagne dans la vie Merci. Je vois que c'est quand il y a quelque chose qui lui fait plaisir, tu vois, quand il y a quelque chose qui lui plaît. Et puis du coup, je dis « Ah putain, allez, vas-y, je vais lui faire plaisir, c'est une occasion, tu vois » . Et là, on s'est vraiment fait plaisir. On s'est vraiment fait plaisir et c'était un chouette moment personnel alors que je ne m'y attendais pas du tout. Je m'attendais à être extrêmement déçu par ce magasin. Et non seulement ça a été un très bon moment perso. on a passé un bon moment dans le magasin, on a découvert des chouettes fringues, on a passé un bon moment dans la cabine d'essayage à tester, essayer des trucs, le truc est trop bien fait en fait, il est super bien fait, les gens ils sont à fond à ta disposition, les vendeurs ils te conseillent bien, la cabine d'essayage elle est complètement ouf, tout est fait pour que tu te sentes bien dans ce magasin, c'est vraiment ouf, et Amazon on les attendait pas du tout là-dessus quoi, j'ai vraiment été bluffé, expérience perso nickel, et alors professionnellement ils m'ont mis une vraie tarte tu vois. Ils m'ont mis une vraie claque. Là, je me suis dit, waouh, les mecs, putain, vous avez tapé haut. Et pourtant, tu vois, ils les ont fermés, Amazon Style. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils les ont fermés, parce que pour moi, le modèle, c'était une tuerie. Bref, donc c'était la première.
- Speaker #1
Ça fait quoi ? C'est un an, je crois, qu'ils ont fermé ? C'était pas en fin 2023, quelque chose comme ça ?
- Speaker #0
J'ai plus les dates exactes en tête. Le temps se passe trop vite en ce moment pour moi. Mais ça devait être à peu près il y a un an, c'est assez récent. Et bon, il n'y en avait que deux des magasins. Mais tu vois, sur tout ce qu'a fait Amazon dans le retail physique jusqu'à présent, Le seul truc où je trouvais vraiment un alignement à peu près correct avec leur stratégie, c'était Amazon Style. Les autres, c'était à peu près aligné avec leur stratégie, mais mal exécuté. Enfin, excuse-moi, c'est mon point de vue et je partage mon point de vue de manière des fois cachée directe, mais c'est mon style. Je trouvais que c'était très mal exécuté, que ce soit Amazon Bookstore ou Amazon Four Stars, c'était encore pire. Et puis, l'alimentaire, je n'en parle pas trop, c'est juste là que je compte. ne comprend pas trop leur strat, même si certains m'ont expliqué qu'en fait, le retail alimentaire, c'est des parts de marché importantes et que ça attire les gros. Mais voilà, Amazon Style, pour moi, c'était celui qui avait le meilleur positionnement, la meilleure cohérence, la meilleure exécution, et ils l'ont fermé quand même.
- Speaker #1
Ok, et le numéro 2 alors ?
- Speaker #0
Le numéro 2, c'était Reformation à Londres. C'est une DNVB qui... qui fait des habits à partir de chutes de vêtements, de soies, etc., et qui crée des vêtements haut de gamme, plutôt, je ne vais pas dire luxe, mais en tout cas très haut de gamme, tu vois, c'est des robes à 300, 400 livres, donc tu vois, en euros, ça quand même, ça tape un peu, et donc l'expérience dans ce magasin était très très chouette, là encore, c'est un magasin, on est rentré à Londres, à Notting Hill, déjà le magasin est chouette, mais c'est la première fois que je vois 4 écrans géants, tous utilisés en même temps. avec des clients qui n'ont pas l'air en train de se forcer. Tu vois, ils passent un bon moment sur ces écrans, ils consultent les styles, les looks, ils regardent, etc. En fait, ce magasin tourne, c'est harmonieux. Le digital n'est pas un sujet. Le bon magasin digitalisé, c'est le magasin où le digital s'implante de manière invisible. C'est-à-dire que ça devient un truc qui n'est même plus une question, ce n'est plus un sujet. C'est dedans, il est là et ce n'est même plus un sujet. Les gens l'utilisent, c'est élégant. ça tourne, point. Et donc là aussi, on a passé un bon moment à titre perso, parce que là encore, on devait se rendre à un mariage, donc il fallait qu'on achète une tenue, donc on s'est fait plaisir.
- Speaker #1
Toi, t'as fait plaisir à Mélanie aussi,
- Speaker #0
je le sens. Et donc on s'est fait plaisir ce jour-là, on a passé un chouette moment, les vendeuses étaient très sympas aussi, le concept est très chouette, et puis d'un point de vue professionnel, c'était très chouette à analyser aussi. C'est rare, tu vois, dans le figital, tu vois plutôt l'inverse. c'est-à-dire des concepts mal exécutés, mais sans jeter la pierre à personne. Il n'y a pas de mode d'emploi aujourd'hui du Fijital, il n'y a pas de livre. Tu en as des tonnes sur le e-commerce, tu n'as rien sur le Fijital. Et donc, c'est plutôt l'exception que la règle. Le truc où tu arrives et wow, le digital, super utilisé, part de chiffres importantes. Puis c'est élégant, l'expérience client est bonne, les gens, ils ont le sourire, ils sont contents. Voilà, bravo, moi j'applaudis dès demain.
- Speaker #1
Du coup, comme je l'ai dit, tu es un expert du Fijital. est-ce que tu peux revenir et nous expliquer un peu ton parcours, ce que tu as fait ces dernières années, ton background ?
- Speaker #0
Écoute, à la base, moi j'étais programmé pour bosser dans le e-commerce et le digital. J'ai fait une école d'ingénieur et j'ai fait cette école en me disant je vais faire ma carrière là-dedans tellement ça me passionne. J'étais vraiment passionné de tech, je suis passionné de tech depuis que je suis très très jeune. Je me suis vite... passionné pour le digital et je suis rentré là-dedans, j'ai fait les débuts de ma carrière là-dedans j'ai bossé à Paris pendant peut-être 5 ans dans une startup qui est passée de 10 personnes, j'étais le 10ème salarié à 100 personnes en 4 ans j'ai connu tu vois une startup de l'intérieur qui s'appelle d'ailleurs encore Brandsonic, qui est extraordinaire par un patron qui est un mec en or qui est l'un des pionniers du bootstrapping en France Merci. C'est l'art de gérer une startup scale-up avec du scale, mais en gérant par la trésor, avec une bonne gestion, en étant malin, etc. Sans forcément faire une levée de fonds tous les 12 mois. Donc moi je viens de là et en fait il y a 15 ans, je vis en magasin une expérience client catastrophique. Je vais acheter des instruments de musique dans un magasin, le vendeur ne trouvant pas ou moi ne trouvant pas ce que je cherchais. Je demande naïvement dans quel autre magasin je peux me diriger. C'était un Milonga, ça doit te parler.
- Speaker #1
J'allais te le dire, j'imagine que tu étais du côté de V9S. Ouais,
- Speaker #0
c'était à V9S, Milonga, qui a été racheté par Cultura. Et en fait, ce vendeur, quand je lui ai demandé dans quel autre magasin je pouvais aller, il me fait, allez, revenez, on va aller regarder sur Internet. Et du coup... Au début, ce qui était censé être, on va aller regarder les magasins dans lesquels ça pourrait être, ça s'est transformé en trois quarts d'heure de conseil sur des sites web, sur le e-commerce. Le mec était super sympa. Et en sortant de là, c'est là que je me suis dit, waouh, je viens de passer trois quarts d'heure avec un vendeur d'une enseigne sur des sites web de ses concurrents. Ça pue le sapin, là. Ça sent le sapin à mort. Et en fait, vraiment, c'est ce jour-là que je me suis dit, mais le... C'est... Et ça me paraît pas normal qu'un magasin se retrouve dans une situation où frontalement, on peut pas se battre à armes égales avec des sites web. C'est impossible. Tu as des entrepôts gigantesques avec des gammes importantes, et là, le magasin, c'est pas possible d'avoir ça. Tu peux pas avoir des gammes gigantesques en magasin. T'es limité par tes murs, par tes stocks, par tes rayons. Et c'est là que je me suis dit, il faut que le digital vienne se rentrer dans le match, dans l'équation. Et c'est ça qui m'a fait vibrer. Je me suis dit, on va essayer de bosser sur ce... J'ai appelé ça la bonne grosse mise à jour. On va essayer de mettre à jour le modèle de magasin, un modèle économique de magasin qui est le résultat du mariage entre le meilleur du physique et le meilleur du digital. Ça fait 15 ans que ça me passionne. Donc en fait, je suis un mec qui n'a jamais fait de retail, qui s'est passionné littéralement pour le retail, pour tous les sujets du retail. Et quand je dis tout, c'est beaucoup... peut-être pas tous, tous, tous, mais vraiment j'ai touché à beaucoup, beaucoup de choses. Et donc j'ai monté Improvise avec cette volonté de créer un modèle de magasin qui soit plus expérientiel et surtout qui puisse se permettre de s'appuyer sur des outils digitaux pour vendre des produits qu'on ne peut pas physiquement avoir présents en magasin.
- Speaker #1
Ok, bon du coup on revient quelques années en arrière, tu dis tiens je vais lancer Improvise. je veux décloisonner le retail physique et le web. C'est qui, entre guillemets, tes premiers clients ou tes bêta-testeurs ?
- Speaker #0
Alors, en fait, le job, c'était pas forcément de décloisonner web et physique, c'était... un modèle de magasin où les gens peuvent acheter sur des outils digitaux dans le magasin. Pour moi, le web avait une pertinence et on ne peut pas remettre en question la pertinence du web parce que quand les magasins sont fermés, le e-commerce continue de tourner. Il y a mille et une raisons de continuer d'acheter sur le web et c'est une très bonne chose. Par contre, le magasin traditionnel qui est lié à ses stocks et à ses mètres carrés pour produire ses ventes, ce modèle-là, je n'y crois plus depuis 15 ans. aujourd'hui 15 ans après, avec 15 ans de recul plus tard, je me dis que c'est juste un modèle qui est en survivalisme, qui joue juste les prolongations, et qui va finir par être remplacé par ce modèle figital. Donc comment je m'y prends ? Comme au début je n'y connais strictement rien, je mets des sites e-commerce dans les magasins. Voilà. Naïvement, moi, ce que je m'y connais en e-commerce, je vais mettre des sites d'e-commerce sur des... sur des écrans en magasin. On commence par des bornes interactives, si ma mémoire est bonne, mais très très vite, on intègre la dimension tablette et smartphone, mobile du vendeur, et on démarre comme ça. Les clients sont méga contents, parce que si tu veux, les clients qu'on rencontre, ils ont une vraie douleur, c'est-à-dire que cette concurrence Internet, ils ne peuvent pas se battre si à un moment donné, ils n'ouvrent pas leur référencement. Et s'ils ne peuvent pas se permettre de garder leur client chez eux, parce que typiquement un client qui vient chez toi et tu lui dis non parce que tu n'as pas l'offre chez toi dans ton magasin, ce client-là, tu es sûr, un, de le perdre, et deux, de l'envoyer chez ton concurrent, soit d'Enfas, soit d'Amazon. En fait, le commerce physique s'est transformé en apporteur d'affaires d'Internet. Parce que les mecs, aujourd'hui, on ne fait plus... Avant, on faisait un magasin, puis deux, puis trois, puis quatre. Et puis, de toute façon, il fallait vraiment qu'on trouve, donc on en faisait un cinquième. Aujourd'hui, c'est terminé, ça. Avec Internet, c'est terminé. Donc en fait, les magasins qui n'ont pas une offre à mettre en face de leurs clients qui ont un besoin, ils génèrent de la déception, de la frustration et surtout, ils offrent leurs clients sur un plateau à des concurrents e-commerce. Donc, je commence par mettre des sites e-commerce en magasin et ça ne marche pas. Ça ne marche pas du tout. Ça ne marche pas du tout. C'est un vrai fiasco.
- Speaker #1
Tu l'as fait chez des grandes enseignes ou alors des plus petites boutiques ?
- Speaker #0
En l'occurrence, j'ai vendu à Milonga. J'ai été voir Milonga, je leur ai raconté l'histoire et ils m'ont dit, effectivement, c'est vrai. C'est vrai ce que tu nous racontes, ça nous parle. Tiens, ce que tu proposes, ça nous intéresse. Et ça a été mon premier client, Milonga. Ok. Donc c'est très drôle, mais par contre, site web en magasin, c'est là qu'il n'y avait pas de mode d'emploi du tout à l'époque, et moi je me disais très naïvement, on va mettre un site e-commerce en magasin, ça va marcher, geek comme j'étais. Et non, là aujourd'hui, on sait l'expliquer, on sait expliquer pourquoi ça ne marche pas, mais en tout cas, c'est comme ça que je m'y suis pris, les techniciens, les ingénieurs appellent ça par dichotomie. C'est-à-dire que tu... Tu fais un test, puis un deuxième, puis un troisième, puis tu analyses, tu observes, puis tu fais un autre test, tiens celui-là il marche un peu mieux, puis tu en fais un quatrième, celui-là il ne marche pas du tout. Tu vois, tu procèdes étape par étape, petit à petit, jusqu'à finir à trouver la recette.
- Speaker #1
Bon, du coup on va glisser naturellement sur la deuxième partie. J'aimerais vraiment que tu puisses... Allez, médaille, voire plus clair, sans tomber dans de la définition Larousse, mais c'est quoi pour toi l'omnicanalité, la digitalisation d'un magasin, d'un point de vente, la figitalisation ? Est-ce que c'est la même chose ? Est-ce que c'est vraiment des choses différentes ? Et puis surtout, c'est quoi ton parti pris à toi ?
- Speaker #0
Alors pour moi, c'est des choses qui sont différentes, mais souvent confondues, tout simplement parce qu'il n'y a pas un consensus sur les mots et les définitions. Je regarde dans le dictionnaire le mot figital, bon courage, il n'y est pas. Il n'est même pas sur Wikipédia, en fait, ce mot « figitel » . Donc, il y a un flou artistique qui règne autour de ça. Mais si on met la partie littérature et poésie ou communication de côté, et qu'on s'intéresse aux états de commerce qui nécessitent une compréhension fine pour pouvoir être bien exécuté, il y a effectivement les trois mots dont tu parles, pour moi, signifient trois choses différentes. que tu dois savoir maîtriser si tu veux réussir ta boîte dans le commerce. Pour moi, l'omnicanalité, c'est un sujet global et général. C'est un état de fait de pouvoir avoir la même promesse client un peu sur tous les canaux, etc. Que ça soit, si tu as un canal sur le web et un canal magasin, l'omnicanalité, c'est ne pas avoir deux entreprises différentes et avoir une promesse client similaire, etc. Donc c'est déjà un bon... Un bon point, ça. Moi, j'aime beaucoup la définition de Régine Van Ems. Alors, je ne sais pas trop comment ça se prononce, il faudra qu'elle m'excuse. Mais bon, elle a écrit deux ou trois bouquins sur le sujet de l'omni-qualité et la définition qu'elle propose, elle est très très bonne. Voilà, Régine, si tu m'entends, bravo d'être là pour faire un peu de vulgarisation et mettre des mots clairs sur des concepts qui ne le sont pas. Pas toujours. Le mot « figital » , il est souvent confondu avec le mot « omnicanal » . J'ai par exemple une fois entendu Catherine Barba dire « on a lancé des magasins, donc on a un site web, on a des magasins, c'est figital » . Et en fait, j'entends énormément de gens qui partent, je pense, associations d'idées. « Figital » , c'est le mot physique plus le mot digital. c'est confortable de se dire D'un côté j'ai des magasins, d'autre côté j'ai un site web, bon je suis FIGITAL. Tu vois ça paraît pas déconnant, mais après tout pourquoi pas, encore une fois comme il n'y a pas une définition claire du truc. Mais sauf que pour moi ça, ça ne t'aide pas à exécuter une stratégie de manière extrêmement claire, cohérente, avec des règles, avec des KPIs, avec des méthodes etc. La définition que moi j'utilise du FIGITAL c'est un modèle économique de point de vente physique. des ERP, des établissements qui reçoivent du public, qui va utiliser du digital pour réaliser une transaction commerciale. Donc on va être vraiment dans le domaine du magasin, du corner, du pop-up, de la galerie commerciale, de l'aéroport, pourquoi pas une salle de fitness, une salle de cinéma. C'est en fait, dans la stratégie figital, c'est la même stratégie qu'un retail, tu t'implantes dans un lieu physique. tu vas recevoir des clients et en fait le figital ça va être l'art d'utiliser la stratégie digitale pour avoir une stratégie de commerce dans ton point de vente qui soit ultime. Tu vas vraiment utiliser le meilleur des deux mondes, le meilleur du physique et le meilleur du digital. Donc ça c'est la définition que moi j'utilise.
- Speaker #1
Ok, alors tu en as parlé un petit peu dans l'intro du podcast, mais tu vois aujourd'hui pourquoi c'est incontournable de figitaliser ton espace ? C'est quoi ? C'est pour aller chercher du client supplémentaire ? C'est pour augmenter ton panier moyen ? C'est pour justement te battre et garder ta clientèle versus de la concurrence ? C'est quoi aujourd'hui les vraies raisons et les bonnes raisons de se figitaliser ?
- Speaker #0
Tu en as un paquet. Ceux que tu cites sont bons. Effectivement, quand tu as un client qui vient chez toi et que tu n'as pas une offre à lui proposer, c'est un client que tu perds et que tu envoies chez tes concurrents. Voilà, donc effectivement, de ce point de vue-là, le figital est un argument commercial, mais aussi du point de vue de ton client. D'autant plus sur des commerçants spécialisés. Un commerçant spécialisé, le client qui se déplace jusqu'à chez toi, c'est parce qu'il pense qu'il va trouver chez toi ce qu'il cherche. S'il ne trouve pas, est-ce que tu es vraiment si spécialisé que tu le dis, tu vois ? Parce que quand je vais sur Internet, tu vois les marchands de jouets, par exemple. Un gros, gros marchand de jouets qui a une grosse cellule de 5-6 000 m², tu la compares à l'offre jouée d'Amazon. C'est ridicule. Les mecs, ils ont des gros, gros bouclards, mais en fait, Amazon, ils ont 3 millions de jouets. Donc en fait, est-ce que tu es vraiment si spécialisé que tu le dis dans ta promesse ? Et donc au final, oui, par rapport à ces clients-là, ça devient un vrai point stratégique de différenciation et potentiellement pour garder des clients, ne pas les décevoir, etc. Ensuite, effectivement, c'est corrélé avec l'additionnel de chiffre d'affaires. Les gens qui viennent chez toi et à qui tu offres rien et qui repartent les mains vides, ce qu'on appelle les clients bredouilles, ils n'ont pas fait de chiffre d'affaires chez toi. Donc c'est du chiffre perdu alors que tu aurais pu l'avoir, parce que tu as un défaut d'offre en face, ou de stock d'ailleurs, parce que le Fijital corrige le défaut d'offre et le défaut de stock. Et après, tu as le dernier argument qui est cette fois-ci pas vraiment client, mais plutôt tourné modèle économique. Donc là, on va parler thunes. Un commerçant qui produit une vente en point de vente, la production de cette vente, elle a des charges. Un loyer qui coûte un bras, une cuisse et deux reins, il y a des charges salariales. Dans ces charges salariales, il n'y a pas que du salaire de vendeur, il y a du salaire aussi de manutention dans le prêt-à-porter. C'est pas rare qu'il y ait des enseignes qui aient plus de 50% de charges salariales, qui soient de la manute, de la mise sur cintre, du pliage, etc. Est-ce que c'est du temps ? Dans un modèle figital, tu ne l'as pas, c'est en entrepôt. Et le stock ? Si tu as 10 magasins et que tu dois mettre 10 fois du stock dans 10 magasins, c'est 10 fois de la trésor, 10 fois de l'endettement, il y a des seuils bancaires. Donc tu vois tout ça. Quand tu prends un modèle figital, ça se pulvérise, mais à des années-lumière. Parce qu'en fait, les loyers, c'est les loyers d'un entrepôt. 30 fois moins cher qu'un loyer commercial. Sauf que ton stock, tu l'as à un seul endroit, tu n'es pas obligé de l'avoir dans 10 magasins. Donc non seulement tu vas diminuer tes coûts de stockage, mais en plus tu vas rationaliser tes stocks en fonction de ta rotation. Et donc là, déjà rien que là, je te parle en millions d'euros pour certaines enseignes. C'est même des dizaines de millions d'euros. Ensuite, les charges salariales, quand tu mets des stocks en magasin, c'est ce temps salarial-là, tu l'économises dans le figital, puisque c'est mis en entrepôt. Ce n'est pas non plus les mêmes niveaux de salaire. Et c'est en plus rationalisé parce que tu as déplacé le stock une fois en entrepôt sur des palettes, point. C'est du picking, ce n'est pas du tout les mêmes charges que mettre des produits en rayon, etc. Ou tu dois faire du facing. Puis en termes d'espace, ça prend beaucoup plus d'espace. Le magasin doit être beau, il doit être joli, il doit être accueillant, il doit être bien achalandé. Un entrepôt, ça doit juste bourriner. Donc quand tu compares les deux, on ne compare pas deux modèles de magasins proches. On compare le jour et la nuit. Donc là, on parle juste d'argent, de modèle économique. Mais à un moment donné, tu vois, ça va faire comme Uber. Ce modèle-là va détruire le modèle traditionnel. Tôt ou tard ? Plutôt tard parce qu'en fait, le retail est quand même une industrie qui est très lente à mourir, si je puis dire. Ça met du temps. Et il y a quand même des boîtes qui s'adaptent très bien. Moi, je cite souvent en exemple Decathlon et Ikea, surtout Decat. Desquatre ça fait 15 ans qu'ils font du FIGITAL et ils le font super bien super super bien et je peux vous dire qu'en termes de chiffres ça dépote aussi mais bon là c'est confidentiel et tout et tout mais c'est ça ça dépote grave quoi je veux quand même donner des chiffres mais anonymiser le meilleur des magasins aujourd'hui il arrive à cracher 12 millions d'euros en FIGITAL sur un seul magasin pas desquatre c'est là je cite sans nom le record c'est 80% c'est un magasin qui fait 2 millions d'euros
- Speaker #1
il fait 1 million 600 fichiers d'âme ça paraît complètement fou mais c'est la réalité d'aujourd'hui et ça des exemples comme ça j'en ai vraiment des dizaines et là c'est quoi les fins tu vois dans son reprend parcours client si on remet un peu la casquette casquette merch c'est quoi les différents points de contact qui peuvent exister pour un magasin ou un point de vente fichier talent est ce que de ton expérience tu as pu aussi déterminer des zones plus ou moins forte pour faire ses relais Est-ce que c'est l'entrée ? Est-ce que c'est plutôt du fond de rayon ? Est-ce que c'est, je sais pas, une zone plutôt opérationnelle ? C'est quoi ton rétexte là-dessus ?
- Speaker #0
Alors pour moi, on va partir du problème que résout le FIGITAL, plutôt des deux problèmes que résout le FIGITAL. Parce qu'en fait, tu vas implanter ton merch pas de la même manière en fonction du problème que tu résous, mais aussi de la typologie de produit, etc. Donc on va partir de la racine. Le premier problème que résout le FIGITAL, c'est le storytelling. des produits. Un produit ça ne parle pas. Je prends l'exemple d'une DNVB comme Asphalt. Je pense qu'il y en a quand même pas mal qui connaissent. En fait le jean Asphalt quand tu regardes la vidéo elle t'impacte d'une certaine manière. Moi je sais que je le fais dans toutes mes masterclass, je peux dire qu'elle impacte très très bien. C'est une masterclass cette vidéo. Tu prends le jean Asphalt dans un magasin plié ou pendu sur un cintre, c'est pas du tout la même impact. Mais radical, là, ce n'est pas une différence. Tu prends un mec, même un mec qui a vu la vidéo Asphalt il y a un an, même il y a six mois, même il y a cinq jours. L'impact, si tu la divises par dix, c'est un djinn, en fait. Ça devient un djinn. Et des produits comme ça, tu peux prendre n'importe quel produit qui existe. C'est très, très rare de trouver un produit dont le storytelling n'a pas d'impact sur la vente. Et les DNVB l'ont très bien prouvé, les cabayas. les grains de sale, il y en a tellement à citer. Tu regardes sur Instagram les gars qui créent leur boîte et qui arrivent à faire plusieurs dizaines de millions d'euros en ayant créé une startup 100% web. Les gens, ils ne vendent pas des objets, ils vendent des mots. Et donc, en fait, tu vois, le premier problème que résout le Fijital, c'est un problème de storytelling parce que paradoxalement, quand un client est en magasin et qu'il passe devant un produit, il va avoir une... perception qui va être celle d'une boîte, celle d'un produit posé dans un endroit, d'une étagère, une fringue. posé sur un cintre, la différence d'impact et l'émotionnel, elle est colossale par rapport au type de contenu que tu trouves sur Internet. Et ça, déjà, le premier problème que résout le FIGITEL, c'est de rassembler, au moment où le client est face à ton produit, ce contenu qui a une utilité dans la vente, dans la décision d'achat, dans l'impact ou la perception du prix, au moment où il y en a le plus besoin. Tu as des produits, tu vois, des couches pour bébés potentiellement, c'est un achat basique. Non, ça, ça n'a pas d'utilité. Par contre, la tablette de chocolat Grand Sale, elle a une très, très belle histoire. Là, ça a de la valeur de mettre ce storytelling en avant parce que tu vas drastiquement impacter tes ventes en mettant ce storytelling en avant.
- Speaker #1
Je trouve que ce que tu évoques, c'est un des gros, gros sujets. du moment pas que du moment depuis un petit moment déjà mais c'est voilà comment je passe de je pose des produits sur une étagère sur un cintre sur une gondole à je propose une expérience d'achat valorisante et tu peux utiliser du visuel merges tu peux utiliser un certain nombre d'outils du du merch il va te manquer toute cette dimension contenu projection dans un univers et je trouve que c'est là où finalement le tous les outils de la figitalisation je fais hyper attention à ce que j'étais lui je dis pas c'est bien C'est un exercice Mais voilà du coup je trouve que toute cette dimension au delà du marché du visuel elle se fait et elle amène de le côté figital et ça devient naturel une fois que tu as compris ça ouais alors ça ça paraît éviter en lisant ça
- Speaker #0
l'est encore plus quand tu plonge dans la science neurosciences neuromarketing etc tout ça en fait est déjà écrit, prouvé, ultra prouvé, notre cerveau est un cerveau d'émotion, l'image qui bouge est beaucoup plus puissante qu'une image statique, même si déjà une image statique c'est déjà beaucoup, moi des fois je recommande de mettre dans du visual merge de la photo, c'est déjà mieux que rien mais l'écran va apporter le mouvement, l'histoire, la temporalité, et là le storytelling prend puissance Et ça, le vendeur, il est souvent mis comme la solution par rapport à ça. Mais un vendeur, ça ne fabrique pas d'image avec sa bouche. Ça ne fabrique pas un très bon storyteller, il va pouvoir t'emmener, etc. Mais à un moment donné, l'impact qu'ont les images sur la projection, l'impact, etc. Tu vas juste augmenter, décupler la force de ton discours de vente. Le vendeur va donc être dans une situation idéale. pour faire sa mise en scène. La vente, c'est du théâtre, c'est de la mise en scène. On a des produits qui sont là. Tu les découvres, tu ne sais pas qui c'est, tu ne sais pas ce que c'est. Par contre, si derrière, on te raconte le petit film qui va bien pour t'expliquer d'où ça a été produit, la philosophie qu'il y a derrière, c'est ça que tu achètes au final. Tu achètes une histoire. Et c'est comme ça avec tout, sauf les basiques, bien sûr.
- Speaker #1
Tu vois... Tu vois, j'imagine depuis quelques années que tu es sur ces sujets, tu sens vraiment les consommateurs qui ont changé leur habitude d'achat et leur mentalité par rapport à ça ? Il y a quelques années, j'imagine, il y a 10 ans quand tu as lancé, ça ne semblait peut-être pas naturel d'être en magasin et comme tu disais d'aller sur un site web. Aujourd'hui, ça fait partie peut-être d'un réflexe. Tu sens vraiment les consos qui ont complètement changé ?
- Speaker #0
Alors oui et non, dans le sens où en fait... que ça soit, déjà il y a 15 ans ça marchait, déjà il y a 15 ans on avait des clients, ça marchait super bien, il n'y avait pas de sujet, etc. On a encore chez nous un provise des clients qu'on a signés la première année de la création de la boîte et qui sont encore là aujourd'hui, et ça marchait déjà à l'époque en fait, ça marchait déjà à l'époque. L'évolution qu'il y a eu du consommateur, c'est que, tu vois, l'arrivée des TikTok, Instagram, etc. a rendu en fait ce genre de contenu-là euh connu de tous et en fait le fait que ça soit normal maintenant ça nous plonge dans notre normalité ça crée une attente en fait ça crée une attente c'est à dire que du coup ce qu'il n'y avait pas en magasin avant devient encore plus vide cette attente c'est ce qu'on appelle une attente latente c'est à dire que le consommateur il en a même pas conscience c'est à dire qu'il vend en magasin depuis toujours il n'y a jamais eu de contenu vidéo en magasin le storytelling c'est un peu le truc pour moi c'est le grand oublié du retail traditionnel c'est C'est ce qu'on appelle donc une attente latente. Pourquoi je dis latente ? Parce qu'en fait, tu as déjà des magasins que j'ai sourcés, dont je parle souvent dans mes masterclass, qui mettent en place ce storytelling via des écrans. Décat en fait partie. Tu as aussi Grand Sale qui a mis des écrans pour raconter l'histoire de leur chocolat, comment ils ont été construire des voiliers cargo pour aller chercher leurs graines de cacao en République Dominicaine. Et tu les vois directement dans... dans la jungle en train d'aller avec leurs petits récoltants chercher leurs graines de cacao. Ils ont déjà fait ça. Et en fait, quand tu observes les gens qui sont dans ces magasins, ils consomment. Et sans aucun problème, c'est normal en fait. C'est normal. Mais au-delà de ça, tu vois, les musées, ils existent depuis super longtemps. Et les musées, ils utilisent du digital depuis bien avant les magasins et bien avant Instagram et TikTok. Pourquoi ? Parce que quand tu vas dans un musée, les œuvres, elles sont statiques. Elles n'ont pas la parole. Et donc, ce n'est pas rare de voir des musées avec des télés qui vont te raconter une histoire. Le storytelling. Pourquoi ? Parce que les gens qui bossent dans les théâtres, c'est des metteurs en scène. C'est des metteurs en scène. Et en fait, la télé ne va jamais venir se substituer au travail que ferait un guide dans un musée. C'est là que tout est complémentaire. Les audio guides, ils existent depuis au moins 30 ans. L'audio guide, c'est du storytelling. Pourquoi les magasins ne mettent pas en place de l'audio guide ? C'est la même question que je me pose. Oui,
- Speaker #1
tu as raison. Aujourd'hui, les moyens que tu as dans un magasin à disposition, c'est quoi ? Tu as les écrans, tu as éventuellement des bornes. J'ose imaginer en plus le prix que ça doit coûter. Tu as quoi d'autre ? Tu as les QR codes. Tu as les vendeurs aussi. Tu le considères aussi comme un outil de digitalisation. Bien sûr,
- Speaker #0
c'est le vendeur. essentielle de la digitalisation, bien sûr. Tout à fait, ouais. Dans l'équation, c'est comme si tu demandais à une raquette de tennis de gagner un match. Tu vois ce que je veux dire ? À un moment donné, il faut qu'il y ait quelqu'un qui la tienne, tu vois, la raquette.
- Speaker #1
Bon, et le QR code, ça marche ?
- Speaker #0
Ouais, dans certains cas. Dans certains cas, alors c'est un sujet, moi, qui m'a obsédé pendant pas mal d'années, parce que... Parce que je suis quelqu'un de têtu et j'ai misé sur les QR codes au début. Je me suis dit, ça doit marcher, il n'y a pas de raison. Donc je me suis entêté pendant 7 ans à les faire marcher jusqu'à comprendre et à m'intéresser au comportementalisme. Et en fait, tu as des QR codes, tu as une recette pour qu'un QR code marche. C'est une recette comportementale. En fait, il te faut 3 ingrédients. Il faut que... Déjà il faut que tu aies un téléphone qui soit chargé, qui ait du réseau et que tu puisses l'utiliser. Parce que si tu as donné ton téléphone à ton enfant de 5 ans parce qu'il n'en peut plus d'être en magasin, tu ne peux pas scanner. Il faut avoir la capacité de scanner un QR code. Ça paraît être un détail, mais tu vois je me suis retrouvé dans des magasins D4 ou même, ça m'a fait rigoler, chez Maisons du Monde. Ils ont des magasins en sous-sol avec des QR codes partout, partout. Et il n'y a jamais de réseau. il n'y a pas de réseau donc les gars putain à un moment donné vous êtes sûr que vous avez tout réfléchi dans votre histoire de QR code donc bon la première chose c'est qu'il faut une capacité à scanner le QR code technologique même une aptitude de compétence tu vois tout le monde ne savait pas scanner le QR code avant le Covid maintenant c'est un peu différent mais bon c'est le premier ingrédient le deuxième ingrédient c'est que il faut passer devant le QR code et il faut le voir euh... Ça paraît bête, mais du coup, chez Descartes, les QR codes sont tout petits. Tu pourrais les assimiler d'ailleurs à un truc qui est réservé aux vendeurs. Là, du coup, si ton truc n'est pas vu, tu vas te moins utiliser. Et la troisième ingrédient, c'est le plus important, c'est la motivation. Cette motivation, c'est la résultante de plusieurs vecteurs qui ne tirent pas forcément tous dans le même sens. Tu peux avoir une motivation positive, c'est-à-dire j'ai très envie de résoudre mon problème, je cherche ce type de produit-là, mais je me pose plein de questions, je ne trouve pas de vendeur, je suis très motivé à scanner le QR code. Mais la motivation contradictoire, c'est donc la motivation inverse, c'est j'ai la flemme. Parce que lire un QR code, c'est aussi faire travailler son cerveau, c'est du psychique, c'est de l'énergie psychique. Et ça, quand on est en magasin, tu vois, c'est malgré tout, c'est un frein, tu vois. C'est un vrai frein, l'énergie psychique. Je vais devoir bosser, quoi, tu vois. Alors, plus la motivation est élevée, plus tu vas scanner le QR code. Moi, je connais un concept où le QR code a fonctionné. Tout le reste, ça a été vraiment une cata, un fiasco. C'est Aromazone. Parce qu'en fait, Aromazone, ils vendent de la cosmétique à faire en kit. Ils ont ouvert des magasins. Et en fait, quand tu es dans le magasin, c'est des sacs de poudre, c'est des produits chimiques, c'est des fioles de beurre de carathène, c'est des trucs imbitables pour le commun des mortels. C'est tous le même pot, c'est tous le même bol, c'est tous le même sac avec des poudres. En fait, si tu ne scans pas les QR codes, tu ne sais pas du tout ce que tu achètes. Donc en fait là c'est une motivation contrainte. En fait tu as contraint ton consommateur à être obligé de scanner les QR codes s'il veut savoir quoi faire. Et moi j'ai fait une étude particulière dans ce magasin de plusieurs semaines où je suis allé faire du comptage de l'analyse. Il y avait quand même 33% des gens qui scannaient les QR codes, ce qui était un record à ma connaissance. D'habitude c'est plutôt 0,00001%. Et par contre en fait les deux autres tiers, En fait, ils essayaient de lire l'arrière des boîtes, tu vois. Les petites lignes et tout. J'ai des photos comme ça qui sont assez marrantes. Enfin, drôles. Je ne sais pas si ça fait rire tout le monde. Et en fait, c'est juste une contrainte. Voilà. Parce que c'est une bonne idée, du coup, de mettre des QR codes. Tu vois, à mon avis, ça peut être une bonne idée comme ça peut ne pas l'être.
- Speaker #1
Non, mais c'est énorme, Romazan. Pour avoir aussi travaillé sur les QR codes, on était très, très loin de ces résultats-là. C'est monstrueux, 30%.
- Speaker #0
C'est gigantesque ! monstrueux, je te dis moi j'ai vu ça la première fois, j'ai bloqué j'y suis resté 3 heures, je suis revenu le jour d'après et j'ai fait ça pendant 3 semaines à différentes heures de la journée et j'ai dit putain je veux comprendre pourquoi ça marche chez eux et pas chez les autres et c'est là que je me suis intéressé au comportementalisme et que j'ai compris que c'était une histoire de motivation voilà en fait c'est une contrainte donc tu peux pas faire autrement
- Speaker #1
Souvent je fais le parallèle avec les restos ou les bars. Si tu veux commander ta boisson ou ton plat, tu passes par le QR code, tu as faim, tu as soif, tu es contraint et donc tu fais l'effort. Et c'est vrai qu'en magasin, tu as tellement de bruit, d'images, de simulations qu'on te demande encore un effort supplémentaire à scanner le QR code. Et tu es peut-être moins facilitant quand c'est comme ça.
- Speaker #0
L'effort, c'est l'ennemi numéro 1 du figital. Voilà, clairement. C'est pareil dans l'e-commerce, ça paraît être un basique de le dire, c'est pareil dans le retail, mais dans le retail, dans l'alimentaire, les rayons où ça marche le mieux, c'est les rayons à portée de main. Quand tu vas en dessous ou au-dessus, il y a un effort, il faut s'abaisser, ou au-dessus, il faut lever le bras, forcément cet effort-là, il a un coût, c'est tout simplement que tu vends moins. C'est aussi simple que ça, tout est lié à l'effort.
- Speaker #1
C'est clair, on est des grands fainéants.
- Speaker #0
Et oui, c'est pas un défaut, à la base on a été codé comme ça pour des raisons de survie en fait. On est naturellement programmé pour dépenser le moins d'énergie possible parce que c'est comme ça qu'on est codé. Une fois que t'as compris ça, après faire un magasin digitalisé, je vais pas dire que ça devient simple, mais en tout cas c'est plus facile.
- Speaker #1
J'aimerais qu'on aille un peu plus loin sur toi en fait Maxence. Alors c'est plutôt des questions un peu perso mais plutôt sur ta vie d'entrepreneur, comment tu gères un peu ton équilibre entre vie pro, vie personnelle, est-ce que c'est facile, est-ce que tu as des petits tips, est-ce que tu t'es mis en place certaines méthodes, des rituels, comment tu gères tout ça ?
- Speaker #0
Ou pas,
- Speaker #1
peut-être en roue libre.
- Speaker #0
on a mis en place un truc avec Mélanie parce qu'en fait c'est une grande passionnée comme moi, elle est vraiment fan et nous on peut vraiment prendre plaisir un dimanche matin en petit déj à parler de retail c'est un kiff, c'est une passion c'est vraiment devenu une passion mais c'est vrai qu'il y a des jours où à un moment donné il faut faire stop et donc pour avoir un guide, un mode d'emploi quand l'autre n'a pas envie d'en parler, on s'est mis un code couleur le code rouge c'est une couleur, code rouge ça veut dire maintenant tu te la fermes j'ai plus envie de de parler de boulot ce soir, on va parler d'autre chose.
- Speaker #1
Je trouve ça génial.
- Speaker #0
C'est tout bête, mais franchement, ça marche super bien. On respecte le truc tous les deux. C'est parce que ça peut venir à n'importe quel moment. Et il y a des moments, tu vois, j'ai entendu plein de fois « moi j'ai le boulot et j'ai le perso et c'est complètement étanche et c'est pareil » , mais pour moi c'est totalement bullshit parce qu'en fait... Quand t'es entrepreneur, à un moment donné, ça s'entremêle complètement avec ta vie. Puis quand ça devient une passion, même, tu vois, il y a des salariés qui sont fiers d'aller bosser, c'est leur passion. Moi, je me rappelle quand j'étais dans ma boîte BrainSonic, je bossais des fois jusqu'à 3h du mat' parce que je kiffais ça, tu vois. Et donc, c'est pour ça que ce code couleur, moi, je trouve que c'est bien parce qu'au moins, tu l'actives quand t'en as besoin et ça marche.
- Speaker #1
Vous êtes combien chez Improvise ?
- Speaker #0
équipe étendue on est une trentaine parce qu'en fait on a un noyau dur dans l'équipe et puis il y a des gens avec qui on bosse quasiment tous les jours des prestats, des gens qui sont autour de nous, des conseils etc ouais donc on est une trentaine dans l'équipe
- Speaker #1
Et vous avez mis en place un certain nombre de rituels ?
- Speaker #0
Ouais, ouais. Depuis le Covid, on a mis en place le lundi matin un petit point météo de 30 à 45 minutes. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a mis en place du télétravail tout de suite à l'arrivée du Covid et ça s'est jamais parti. On a remis en place par contre, quand c'est revenu à un peu près un monde normal, on a remis en place des jours en entreprise parce qu'on s'est rendu compte qu'il y avait des gens qui avait... qui se sentaient pas bien chez eux seuls, tu vois, il y a des gens qui étaient à deux doigts de... pas du burn-out, mais en tout cas qui se sentaient vraiment pas bien de cette solitude, et tu vois, ce moment à la machine à café, où tu peux discuter, avoir des autres autour de toi, il est vachement important, donc on a recréé deux jours obligatoires à la boîte, c'est le mardi et le jeudi, sinon le lundi, mercredi, vendredi, c'est home office. Et donc le point météo, c'était à la base le point pour lancer la semaine, c'est un point social où tout le monde se parle, chacun prend la parole et raconte un petit peu ce qu'il a fait la semaine dernière, les enjeux de sa semaine. Et s'il y a des besoins d'aide, on va les évoquer à ce moment-là. Tiens, on a eu tel problème sur tel sujet, j'ai besoin d'aide là-dessus. Mais au moins tout le monde se parle pendant le point météo et surtout tous les services différents. parce que chez nous on a aussi bien des ingés, des gens d'infra que des spécialistes du magasin, du merch, voire des créateurs de vidéos. Et tu vois, ces différents services-là, ils ne travaillent pas tous les jours ensemble. Donc c'était important pour la cohésion de groupe d'avoir ces moments-là. Et puis les jours en entreprise aussi, le mardi et le jeudi, pour l'instant, c'est plutôt chouette.
- Speaker #1
Moi je t'ai connu il y a quelques temps parce que tu faisais ce que tu appelais les Fijital Tours. Je ne sais pas si on peut maintenant aussi appeler ça les Masterclass, mais tu peux nous en parler, ça marchait bien. Moi j'ai trouvé ça génial, tu nous faisais voyager entre midi et deux en moins d'une heure, c'était incroyable. On faisait ça, il y avait mon équipe. Ça nous faisait des déplacements incroyables pour pas très cher, je dois te l'avouer. Inspirant pour pas cher.
- Speaker #0
C'est cool. Je commence par dire d'ailleurs que c'est fini, c'est la fin. On a officialisé hier, on a fait un mail aux 4000 personnes qui sont venues ces trois dernières années faire des store tours avec nous, que c'était la fin. On a adoré effectivement faire ça. En fait, depuis 15 ans, on parcourt le monde entier à aller analyser les magasins sur le terrain. aussi bien des magasins qui mettent en place du digital que n'importe quel type de magasin. Ça peut être aussi des corners, des pop-ups, des magasins d'e-commerçants. Dès que ça sort un peu de l'ordinaire, il faut qu'on aille voir. Et en fait, comme on faisait énormément de photos, de vidéos, de caméras cachées, de scènes de vente, de scènes de vie de magasins, etc., ce contenu-là, on s'est dit, pourquoi pas le partager après tout. Nous, ça nous coûte de l'argent, mais une fois que c'est fait, ça pourrait servir à d'autres personnes. Donc, on a mis en place des store tours en vidéo. C'était pendant le Covid. Et en fait, le premier qu'on a fait, il y avait 70 personnes. On était un peu surpris. Du coup, on a fait une visite de 13 magasins en une heure et demie, entre midi et deux. Du coup, on a recommencé le mois d'après. Il y avait encore 70 personnes. Et puis, en fait, on ne s'est jamais arrêté pendant trois ans et demi. On a fait ça tous les mois. Tous les mois, on faisait visiter des magasins. C'était très cool. On est monté à 150 sur un store-tour.
- Speaker #1
J'allais te le demander.
- Speaker #0
C'était le best of the web. C'était un best-of avec que des e-commerçants qui ont passé le cap du physique. C'était très attendu. il y avait je me rappelle il y avait Motoblues, il y avait Milliboo il y avait Basket for Ballers, tiens j'ai pas cité Basket for Ballers mais ça aussi c'est une belle expérience de client et professionnel que j'aime bien il y a eu 150 personnes sur ce store tour donc voilà on a complètement arrêté parce que mine de rien tout ça c'est beaucoup de temps d'énergie et en fait ça fait 6 mois qu'on bosse sur un truc monstrueux sur un super projet.
- Speaker #1
Tu vas enfin nous en parler.
- Speaker #0
Je peux, oui, tout à fait. À force de bosser dans le monde des magasins, ça finit par gratouiller et par démanger. C'est une passion qui est vachement contagieuse, en fait, le retail. Et conseiller les autres, c'est bien, mais parfois, tu as envie d'aller plus loin. Souvent, tu as envie d'aller plus loin. ça crée quelque chose qui alimente. une envie un peu insatiable de passer aux commandes. Et en fait, il y a un an, à force de faire des store tours, parce que par ailleurs, je faisais aussi beaucoup de conférences, j'en fais d'ailleurs toujours encore, des grands messes, des conférences, des prises de parole sur des événements de comités de direction, des choses comme ça, on a organisé des réunions de travail avec des marques digitales, mais engagées. Avec Mélanie, dans notre vie, on a toujours été très sensibles à ça et on avait envie de faire quelque chose, d'engager, ce qui n'est pas forcément faisable avec nos propres clients qui sont des distributeurs. Donc on a rassemblé un groupe de travail, de réflexion autour du retail, de ces marques, en leur disant qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider et surtout c'est quoi les différents pain points que vous rencontrez dans votre stratégie de distribution. Parce qu'après tout, ce que vous faites, c'est bien. Tu vois, des asphaltes, il y avait des grains de selle, il y avait des yaiparis. En fait, ces belles marques-là, on a fait tout le travail de décortiquage des grains de sable sur la route de leur développement. Bon, sur la partie e-commerce, c'était pas le cœur du sujet, mais on a quand même évoqué le coût d'acquisition qui ont explosé, qui deviennent... qui remettent sérieusement à mal le modèle DNVB et qui a mis en exergue l'importance d'avoir fait ça à ce moment-là, qui était le bon. Il y a un an, c'était le sujet brûlant, le retail, pour les DNVB. Vu que les coûts d'acquisition explosaient, il fallait trouver des nouveaux relais de croissance et surtout de la rentabilité. Donc le retail était le sujet sur la table prioritaire. La difficulté d'une marque digitale à se déployer dans le retail, c'est que soit tu passes par des canaux qui sont déjà organisés, que des revendeurs ou des dépôts-ventes, des concept stores, soit tu le fais toi-même. Et quand tu le fais toi-même, ça coûte une fortune. Le coût d'entrée pour aller faire sa propre boutique, il y a assez peu de marques qui peuvent se permettre de l'atteindre, même s'il y en a beaucoup qui le font. Il y a quand même 800 des NVB qui ont ouvert un point de vente l'année dernière. La scalabilité, le coût d'entrée est quand même sacrément élevé. Les loyers coûtent une fortune. Il faut tout de suite des salariés pour couvrir toutes les amplitudes horaires. Et donc, il faut atteindre un volume de vente minimum pour pouvoir être rentable. Ceci dit, l'avantage de faire ça, c'est que tu vends en direct au consommateur. Déjà, c'est toi qui récupères la totalité de la marge. De deux, c'est toi qui gères ton expérience client et donc qui va gérer ta satisfaction client de HQZ. donc c'est très très intéressant les canaux revendeurs les gros pain point des canaux revendeurs c'est que c'est extrêmement cher en marge une marque elle y laisse très rapidement plus de 50% de sa marge ça va jusqu'à des 70% et ça veut dire qu'en gros si t'as une marque qui explose, qui cartonne parce que t'as un produit génial, tu fais une super com et que ça cartonne chez tes revendeurs, la majeure partie de la valeur qui a été créée, elle va dans la poche du revendeur. Et ça, tu vois, ça c'est forcément un frein parce que du coup, ce qui te reste pour vivre, ce n'est pas grand-chose. Et de deux, généralement, le storytelling qui est important pour ces marques-là pour réaliser des ventes dans des bonnes situations, chez les revendeurs, le produit se retrouve sur une étagère. J'exagère un tout petit peu. Mais c'est souvent, tu n'auras jamais chez un revendeur le même type de contenu que tu as sur Instagram au moment où le client est devant ton produit. Je n'ai jamais vu chez un revendeur, un vendeur en magasin, sortir son téléphone, aller sur l'Instagram de la marque pour montrer les contenus, pour expliquer pourquoi c'est bien, etc. Et puis en plus, ils ne le font pas parce qu'ils ont peur, les revendeurs, que le client se barre chez la marque directement. Donc si tu veux, en fait, l'équation revendeur inadressable, on ne peut rien faire. Ce ne sont pas les marques qui vont changer les revendeurs sur ce truc-là. Donc on s'est dit, on va se concentrer sur le commerçant propre, parce qu'ici, là au moins, on a les coups des franches. Et en fait, ce qu'on va faire, c'est qu'on va écrire le cahier des charges du magasin idéal. Donc on s'est mis à bosser, et le premier argument qui est sorti, mais de manière simple, unanime, tout le monde, c'est l'emplacement. critères de succès d'un magasin c'est l'emplacement l'emplacement, l'emplacement, donc en fait déjà une DNVB quand tu la mets dans un top emplacement déjà t'as résolu une énorme partie de l'équation en fait Si t'es dans un bon emplacement, déjà t'as une espèce de garantie de facto comme quoi t'auras du flux qualifié si t'as des bons produits et que tu vends bien, dans des bonnes conditions, bah déjà t'as des conditions de succès qui sont vachement simplifiées.
- Speaker #1
J'écoutais un podcast il y a quelques temps sur un des fondateurs de Kabeya, donc il expliquait aussi sa démarche de... d'ouvrir des points de vente, c'est ce qu'il disait. Moi, finalement, il paye un gars qui fait que ça, il cherche son top indice et il veut du top emplacement. C'est son critère 1.
- Speaker #0
On a écouté le même podcast, je pense. En fait, d'ailleurs, c'est marrant parce qu'il raconte que quand il a créé sa boîte, au début, il ne connaissait rien en retail, ce qu'il faisait du web. Il s'est dit, moi, je suis plus malin que les autres, je vais prendre un 1 bis, un emplacement numéro 1 bis et je vais faire venir du flux chez moi. Et il dit, c'est la plus grosse erreur que j'ai jamais faite de ma vie. Je me suis dit, ouais, c'est bon, les tontons du retail qui disent emplacement numéro 1, numéro 1, numéro 1, c'est pour les autres, c'est pas pour moi. Moi, je vais faire venir les gens. Et en fait, il était dégoûté parce qu'il s'est foutu dans un emplacement 1 bis et il voyait tout le flux passer au coin de la rue, mais jamais chez lui. Donc ouais, voilà, tu vois, effectivement, ça, c'est un acquis, c'est un acquis dur. Mais les emplacements numéro 1, c'est plus facile d'aller chercher à plusieurs que quand t'es tout seul. Et c'est là qu'on s'est dit, en fait, le magasin idéal. C'est des emplacements numéro 1 où en fait on va y aller ensemble, en groupe, on va y aller à plusieurs. On va se rassembler à 2, 3, 30, 100 marques, pourquoi pas ? Et puis on va aller chercher des bêtes d'emplacements. En plus aujourd'hui il y a des opportunités dans le retail sur les emplacements qui sont assez faciles à faire sur ce type d'emplacement là. Parce que paradoxalement pour une foncière vendre ce type d'emplacement, il faut trouver des boîtes qui investissent sur des gros loyers etc. c'est plus facile de trouver 100 marques qui vont se prendre 1% de ce loyer là, que d'en trouver une qui va prendre 100% du risque. C'est beaucoup plus facile. Donc 1, on va aller chercher des emplacements, on va le faire tous ensemble. 2, on va mettre dans cet emplacement là, la meilleure expérience client possible qui déchire tout. Et ça, c'est du figital. Parce que les marques du collectif sont toutes des marques qui savent raconter des histoires, qui ont compris l'importance de mettre leurs produits en situation. de voir, d'avoir des images pour comprendre à quoi servent les produits, pour donner envie de se les approprier, etc. Et ces marques-là, elles ont du contenu de folie. Tu vas voir sur leur Insta, toutes ces marques d'NVB, elles ont du super contenu. Et en fait, t'imagines un concept de magasin qui est entièrement basé sur ce contenu-là, déjà t'obtiens une folie. Les gens vont venir dans le magasin, ils auront accès à plein de produits, mais aussi à chaque fois au storytelling du produit sans faire aucun effort. Du coup, là pour le coup, ce sera des écrans, il y aura des systèmes de boutons, des techniques qui sont utilisées, de la muséographie, etc. qui ont déjà été mises en place dans le retail, nous qu'on a déjà vu fonctionner, cartonner par ailleurs, donc on sait exactement où on va. Et le deuxième point, c'est on veut pouvoir offrir du choix. Un magasin crée une contrainte de non-choix, parce que du coup les revendeurs ne vont acheter qu'une partie de ta gamme, en général les meilleures rotations, et du coup au final ils vont mettre en magasin, ils vont implanter uniquement tes bestes. Donc au final le consommateur il a l'impression d'avoir du choix, mais en fait c'est comme si tes parents ils avaient choisi les fringues de ta garde-robe, toi tu as l'impression de choisir les fringues que tu vas utiliser pour t'habiller, mais à la fin c'est quand même pas toi qui as choisi tu vois. Et donc là dans ce magasin on va y mettre du choix, exactement comme sur internet donc c'est à dire qu'il y aura des produits exposés tu pourras voir, les toucher etc, tu pourras repartir avec mais tu auras aussi 100% de toute la de tout ce que savent faire ces marques là je prends un exemple avec une marque qui s'appelle Atelier Loupiot c'est une jeune d'NVB Made in France qui fait des luminaires qui sont absolument magnifiques Merci. Et en fait, ces luminaires-là, déjà, ça prend une place importante quand tu veux bien les exposer en magasin. Donc du coup, le FIGITAL apporte déjà du visuel de mise en situation qui est beaucoup plus impactant qu'une boîte en carton posée sur une étagère. Mais de deux, en fait, ils ont plus de 100 refs. Tu ne vas jamais mettre 100 refs en magasin. Mais toi, Adrien, ou peut-être, je ne t'ai pas demandé d'ailleurs si tu étais marié ou si tu avais une femme, etc.
- Speaker #1
Je garde le mystère.
- Speaker #0
En imaginant que tu sois marié, peut-être que les goûts de ta compagne, ce ne sont pas les produits qui sont en magasin. Peut-être que c'est un autre produit qui n'est pas là. Et bien chez un revendeur traditionnel, ta femme n'aurait pas ce choix de pouvoir choisir ce qui lui plaît. Et bien dans ce concept de magasin qu'on est en train de sortir, ce cahier des charges qu'on a rédigé du magasin idéal, il y a tout le choix qui est possible. Et en fait ce cahier des charges était tellement génial qu'on s'est dit c'est bon, on va l'ouvrir ce magasin, on va le faire. Et donc on a choisi un emplacement numéro 1 à Lille. sur la grand place on peut pas mieux choisir sur la grand place à Lille ah oui non tu peux pas mieux faire en fait et on vise une ouverture en septembre au début on était 170 mètres carrés au tout début dans les groupes de réflexion on était quatre ou cinq marques le temps de faire le cahier des charges de boucler complètement le dossier de lui donner quelque chose de concret de mettre en place un studio d'agencement design qui nous fasse un parcours client génial de tout roder, de trouver un emplacement, etc. On a commencé à en parler il y a un mois et demi complètement sur des réseaux off, c'est-à-dire bouche à oreille, amis, un peu d'insta, etc. En un mois et demi, on est passé de 5 à 60 marques. Et on a lancé la com... Tu m'as incité quelques-unes ? Ouais ! Il y a des marques comme Pimpant, il y a des marques comme Grand Sey qui sont très connues. Pimpant, ils font partie de Qui veut être mon associé. Et puis, tu as aussi des plus petits créateurs qui sont moins connus, mais qui ont des produits qui sont des tueries. Tu vois, tu as Le Cuisinier Français, par exemple, qui fait un couteau de cuisine, mais pliable, qui est d'une qualité extraordinaire. Tu as des marques d'éco-design. Il y en a une qui s'appelle Absolument. qui reprend des enceintes vintage et qui remet dedans un son moderne. Tu as aussi Octavio qui propose des solutions de streaming et aussi des enceintes de top qualité. Enfin voilà, tu en as un paquet. Il y a alors Beautété Lingerie aussi. J'espère que je prononce bien le nom de sa marque qui sont aussi des DNVB très chouettes dans la place. Et puis tu as aussi des plus petites marques qui sont nées il y a moins longtemps. mais qui ont des comptes Insta qui ont explosé à 20 000 followers parce que le produit est génial, où ils ont fait une campagne de crowd, ils ont atteint 100 000 euros en deux mois. Et tu vois, en fait, ces gens-là, ils méritent d'aller dans le commerce physique, mais ils n'ont aucune solution aujourd'hui pour le faire. Ou alors, ils vont chez des revendeurs et ils se font assassiner sur la marge. Et du coup, ils arrêtent parce que c'est bon.
- Speaker #1
Ça ne tient pas économiquement, c'est chaud.
- Speaker #0
Et en fait, on a créé le premier magasin où les marques vendent en direct. C'est-à-dire que ce qu'on a créé, c'est un collectif où chacun vend en direct, sauf que tout est géré de manière uniforme. C'est des vendeurs qui seront formés pour être des Rogers fédéraux du Fijital.
- Speaker #1
Mais du coup, c'est des vendeurs à toi ou c'est la marque qui va envoyer ses propres ventes ?
- Speaker #0
Ça fait partie de l'organisation du collectif qui s'appelle Place des Patronnes d'ailleurs. Patronnes, c'est un peu le terme français qu'on a trouvé le plus proche de celui de DNVB. Tu vois, DNVB, c'est un terme américain, il n'y a personne qui comprend vraiment ce que c'est en France, en tout cas Madame Michu. Et donc le terme patronne, c'est la marque indépendante qui se bat pour la meilleure expérience client possible, pour avoir des bons produits, pour avoir un monde plus juste, pour de la transparence. C'est pour ça que ça s'appelle Place des Patronnes. Et donc dans ce concept-là, il y a une association au centre qui va gérer tout ce qui est mutualisé. Un petit peu comme dans les cabinets de médecins où tu vas avoir plusieurs médecins indépendants, puis il y a une asso. qui va venir prendre le loyer et qui va mettre en place une secrétaire. Là, c'est le même principe, sauf qu'on gère le loyer, la force de vente et toute la partie figitale, donc les meubles, les écrans, la solution technologique, etc. Tout ça est mutualisé et réparti au pro-ata entre ce que chacun a besoin de prendre pour pouvoir bien vivre et bien se développer.
- Speaker #1
C'est énorme. Donc le début septembre, c'est ça ?
- Speaker #0
si j'ai bien entendu alors si Martine Aubry nous entend la date exacte dépend de la mairie de Lille puisqu'on a déposé tous nos dossiers etc. pour les travaux et là maintenant ça dépend plus de nous donc si elle nous entend ouais nous on aimerait bien ouvrir en fait pour la braderie au 14 septembre donc voilà je leur dis Martine Aubry pensez à nous mettez nous un bon petit coup de tampon
- Speaker #1
De source sûre et sérieuse, elle écoute le podcast, donc le message est passé, Maxence. Génial. Ça devrait le faire.
- Speaker #0
Merci, Martine, alors. Non en vrai je sais même pas Je pense pas que ça soit elle qui gère le truc Mais il y a un service urbain quelque part Qui gère tous les dossiers de sécurité Les dossiers d'enseigne etc Je sais qu'on est en juillet et août aussi Donc s'ils nous entendent Allez-y mettez le tampon
- Speaker #1
Bon du coup moi ce que je te propose Donc là c'est notre premier épisode ensemble Ils vont faire un deuxième épisode dans quelques mois Une fois que t'as lancé place Place des patrons Et que t'as un peu de feedback et de retour d'expérience sur. On se fait un deuxième épisode pour focusser sur ça.
- Speaker #0
Avec plaisir. Alors en l'occurrence, j'ai pas lancé Place des Patronnes en fait. On a lancé Place des Patronnes. En fait, on l'a lancé vraiment tous ensemble. Et c'est ça qui est génial. C'est que c'est pas une boîte qui fait ça pour elle. Là, on fait ça parce qu'on a trouvé une manière de faire du commerce de manière physique qui soit d'une certaine manière un peu plus juste. dans la répartition de la valeur plus équitable, qui soit mieux pour le consommateur parce qu'au final le fait de pouvoir venir en magasin découvrir des top marques comme ça, il y en a certaines qui sont jamais dans le retail mais qui sont des pépites c'est un énorme plus donc ouais en fait c'est vraiment on tu vois donc on reviendra pour le deuxième épisode de Place des Patronnes et puis on a en parallèle on lance une chaîne Youtube Pour raconter un peu toutes les étapes de la construction de ce magasin, il y a une première vidéo qui est sortie dimanche, il y en aura plein d'autres, et on veut vraiment raconter tout ce qui se passe à l'intérieur. On va aller jusqu'à diffuser les chiffres dont on a le droit de communiquer. On n'aura évidemment pas le droit de communiquer les chiffres des marques, et ça c'est normal. Par contre, le volume d'affaires de toute la boutique, tu vois ça, on va le faire. On va aussi communiquer... le nombre de personnes qui passent devant la vitrine, le nombre de personnes qui rentrent. On est en train de créer un OVNI retail et on souhaite aussi créer une patronne académie pour aider des boîtes à mieux performer, à mieux s'équiper sur tous les plans. Que ça soit le plan déjà commercial, mais pourquoi pas merch. D'ailleurs, peut-être que tu pourrais faire partie des coachs de l'émission. Pourquoi pas financier ? Il y a des marques qui naissent parce qu'elles ont juste un talent extraordinaire, mais elles n'ont pas la compétence financière pour établir un business plan, une stratégie de financement, etc. Donc ça, c'est carrément dans le tube, mais Patron Academy, ça sortira aussi.
- Speaker #1
Vous avez déjà à peu près une petite idée d'objectif de volume d'affaires un peu cible ou c'est encore un peu trop tôt ? Vous avez posé des ambitions ?
- Speaker #0
Oui, on a une idée. Des magasins traditionnels sur ce type d'emplacement, on sait à peu près combien ils font de chiffre d'affaires dans les alentours. Il y a un Nature et Découverte qui est juste en face. Donc on a des idées. Là où on n'a aucune idée, c'est qu'on est un concept avec du figital. Donc on a une part d'objectif. qui est de réussir à faire minimum 50% de fiches d'affaires en fiches vitales on a fait 3 hypothèses la pire, la meilleure, ce que je peux dire c'est que la pire de toute façon elle est au moins au minimum égale à un magasin traditionnel voilà donc non non en fait elles sont quand même très optimistes l'énorme avantage c'est que dans les 60 marques t'as aussi quelques très beaux tracteurs t'as des super belles marques qui ont une belle histoire et ça aujourd'hui les gens d'aujourd'hui ils aiment ça ils ont envie de ça Ils ont envie d'histoire, mais surtout qu'on les bullshit pas. Tu vois, les pubs à la télé, moi je ne peux plus les regarder, ça m'insupporte. Là, ces gens-là, quand tu regardes leur Insta, la plupart du temps, c'est eux qui font leur contenu eux-mêmes, tu vois. C'est plus authentique, c'est plus naturel, et c'est ça que les gens veulent aujourd'hui. Plus d'authentisme, plus de naturel, et voilà, c'est ce qu'on va faire. Donc ça va cartonner, voilà, c'est écrit.
- Speaker #1
Bah écoute, j'en doute pas, mais c'est vraiment un super projet. C'est top. En tout cas, j'ai hâte d'être à la braderie et de passer une tête parce que je sais que vous allez ouvrir en temps et en heure. Oui,
- Speaker #0
parce que Martine écoute ton podcast. Par contre, s'il y a des gens qui nous écoutent et qui connaissent Martine, allez-y. On veut bien son numéro.
- Speaker #1
On le mettra dans les commentaires sur LinkedIn.
- Speaker #0
Il n'y a aucune raison qu'elle bloque ce genre de projet. Je pense que le commerce en centre-ville, je ne vais pas dire qu'elle a tout fait pour essayer de le développer. je le dis un peu avec le sourire mais ça devient quand même une vraie préoccupation des instances politiques le commerce en centre-ville C'est une vraie préoccupation. Là, on apporte aussi, de ce point de vue politique-là, quelque chose qui, en plus, 1. ça vient redynamiser le centre-ville, 2. c'est avec du commerce responsable, et 3. avec du développement social, économique et solidaire. Il y a quand même, dans les DNVB, on a des DNVB qui font travailler des ESAT, qui font travailler des jeunes en réinsertion. On a des histoires qui dépotent.
- Speaker #1
Je pense que tu vois, c'est toutes ces bonnes raisons qui me font dire que ça va cartonner début septembre. A toucher du bois, on l'espère. J'ai hâte. Maxence, je vais être honnête, tu vas pas m'embêter. En fait, le problème avec toi, c'est que dès que je te pose une question et que je t'écoute, je peux t'écouter pendant des heures parler de retail et tout ça. Je pense qu'au début, on s'était mis l'ambition de faire un podcast de 40 minutes. Là, je pense qu'on a explosé les compteurs. va falloir que tu cutes ouais de ouf allez je vais te proposer de poser la conclusion souvent dans les épisodes je pose la conclusion mais elle est jamais aussi bien que celle de mes invités donc j'ai envie de te laisser le mot de la fin écoute
- Speaker #0
moi j'ai une conclusion à te proposer c'est que je me suis passionné pendant 15 ans pour le monde du commerce physique c'est un monde auquel je J'ai acquis la certitude que c'est un monde extraordinairement puissant pour du développement commercial et absolument pas un monde qui est en train de mourir, même si aujourd'hui tous les traditionnels tirent clairement la longue. C'est un monde qui est extrêmement fort et riche en potentiel, mais par contre il faut réinventer quelque chose qui soit adapté au monde d'aujourd'hui. C'est exactement ce qu'on est en train de faire. Le monde d'aujourd'hui c'est quoi ? C'est un monde qui prend en considération qu'en fait une jeune marque elle n'a pas forcément besoin d'un intermédiaire pour pouvoir bien exister et vivre. C'est ce que internet nous a prouvé ces 20 dernières années. Et donc ça c'est chouette et moi j'ai vraiment envie de les aider à porter leur message d'engagement, de responsabilité, de durabilité. Parce que c'est important ces marques là, ces entrepreneurs qui se battent pour un monde meilleur dans un monde physique. où ils pourront mieux se développer et donc plus être connus et qu'on arrivera à faire bouger les lignes en fait pour moi on tient un nouveau mode de distribution physique avec un intermédiaire en moins et un intermédiaire qui a pas forcément le RSE en priorité absolue alors que là ces marques là c'est leur priorité c'est leur ADN Donc il suffit juste de les mettre dans le bon tremplin et on va y arriver. Donc au-delà de notre projet qu'on est en train de porter avec ce collectif, je pense que c'est l'avenir du retail qui est en jeu. Et l'avenir du retail, c'est trouver un système qui fait que les jeunes marques sur Internet, mais aussi des marques plus développées, elles puissent trouver des relais de croissance qui soient sains, bons, et où elles ne se font pas absorber 80% de leur marge par des revendeurs, de manière plus ou moins justifiée. donc ouais c'est surtout ça cette conclusion c'est battons nous pour un commerce meilleur et pour ces marques qui le méritent vraiment qui méritent de se développer dans des conditions qu'elles méritent top,
- Speaker #1
bah écoute Maxence je te remercie beaucoup Et puis, je te dis à très bientôt, alors.
- Speaker #0
Bah ouais, avec plaisir. Franchement, merci pour l'invitation, Adrien. Et puis, abonnez-vous à son podcast, les gars, parce que ça va dépoter.
- Speaker #1
Je vous dis encore merci pour votre écoute et surtout à très bientôt pour un nouveau rendez-vous dans Pour toutes ces bonnes raisons. D'ici là, prenez soin de vous, prenez soin de vos linéaires et continuez à nourrir votre passion. Et je vous fais un petit rappel, chaque épisode sort un jeudi sur deux, alors n'oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes.