- Speaker #0
Bienvenue dans Pour toutes ces bonnes raisons, le podcast qui explore le merchandising avec expertise. Vous vous êtes déjà demandé comment le merchandising peut devenir un véritable levier de performance pour votre marque, vos produits, votre point de vente ? Ici, je vous propose de répondre à toutes ces questions à travers un espace de partage et d'apprentissage où mon expertise et celle de mes invités viennent enrichir votre pratique quotidienne. Je suis Adrien Bernard, ancien directeur merchandising et fondateur d'AB Merchandising. Ensemble, nous allons décrypter les tendances stratégiques. stratégie et les outils qui permettent de créer des linéaires performants et des expériences clients réussies. Et n'oubliez pas, abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode et surtout, retrouvons-nous sur LinkedIn et Instagram pour continuer ces discussions. J'aimerais tout simplement vous dire merci, vraiment un immense merci à vous parce que chaque semaine, chaque mois, je suis forcément les stats, mais vous êtes de plus en plus nombreux à écouter le podcast, à le partager. à laisser des avis et aussi à me faire des feedbacks après les épisodes donc merci vraiment grâce à vous pour toutes ces bonnes raisons je figure désormais dans les podcasts les plus écoutés sur Apple Podcast dans la catégorie marketing c'est pas l'objectif premier mais en tout cas c'est une très belle reconnaissance et ça donne de la motivation pour aller chercher des invités toujours plus passionnants et pour vous proposer des épisodes de qualité alors sincèrement merci Et pour revenir au sujet du jour, on entend souvent parler d'innovation, de l'intelligence artificielle, on parle souvent du magasin du futur, de nouveaux concepts, d'expériences, que ce soit immersive ou autre. Mais est-ce qu'au final, le plus grand risque aujourd'hui, c'est peut-être de passer à côté d'une innovation et de croire que chaque innovation est une révolution ? Parce qu'entre un véritable signal faible ou un effet de mode, parfois la frontière est plutôt mince. Alors comment faire la différence ? Comment repérer les changements qui vont réellement transformer le commerce, éviter des biais qui nous poussent à copier ce que font les autres, et surtout, comment développer un regard capable d'anticiper plutôt que de réagir. Mon invité du jour a fait de cette observation son métier, et depuis des années il parcourt les magasins, les salons, analyse les innovations, décrypte les évolutions du commerce et les tendances pour aider les enseignes à prendre les bonnes décisions. Et donc, j'ai le plaisir aujourd'hui de recevoir Mathieu Joly, fondateur de Synapse. et je vous souhaite surtout un très bon épisode. Écoute, à mon lancer pour le podcast, déjà tu m'as dit que tu revenais d'un petit voyage à Berlin, je ne sais pas si tu veux rapidement nous en parler, et ensuite on passe sur la partie du podcast pur et dur. Donc tu étais à Berlin, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, j'étais à Berlin, la semaine dernière j'ai passé 5 jours à Berlin, En fait, ça correspond assez finalement à l'activité de Synapse. J'avais un salon à couvrir qui était la version européenne du Jitex. C'est un salon qui a lieu plutôt dans les Émirats historiquement, qui est grosso modo un équivalent d'un WebSummit ou d'un VivaTech, si tu vois ce que c'est. Et puis, c'était aussi l'occasion pour moi, parce que ça faisait peut-être deux ans que je n'avais pas couvert Berlin, d'aller regarder les magasins. C'est ça. ce qui avait de nouveau, ce qui a changé, ce qui perdure. Et donc, ça fait 60 kilomètres à pied. La ville est grande.
- Speaker #0
Ça marche. Mathieu, comment t'aimerais que je te présente ? Et puis, par la même occasion, comment on devrait présenter ou résumer Synapse ?
- Speaker #1
Alors, tu vas voir, je suis très mauvais en pitch. Il y a des journalistes. qui me présente comme le troublillon du commerce. Je ne sais pas si c'est positif ou pas. Généralement, je me considère, moi, comme un expert du commerce de façon large parce que ça va me permettre d'introduire Synapse. Mais moi, je considère que si tu vas chez le Roi Merlin un dimanche en conduisant une Peugeot dans laquelle tu as mis de l'essence chez Total Energy, avec quand tu as la pompe à essence, des vêtements achetés au Galerie Lafayette, en les ayant enfilés après avoir pris une douche grâce à de l'eau chaude d'EDF et que tu vas payer avec ta carte bleue BNP Paribas, tout ça, pour moi, c'est le commerce. Et donc, en fait, moi, mon point d'intérêt, c'est finalement ce qui réunit toutes ces entreprises. C'est simple, c'est moi, Mathieu. Ça peut être toi, Adrien, ça peut être finalement n'importe qui qui est un consommateur. Et le job de Synapse, c'est d'essayer de comprendre finalement comment c'est... Ces individus évoluent, sont en train de muter, et comment finalement les acteurs économiques, qu'ils aient des magasins, que ce soit des marketplaces, que ce soit des e-commerçants, finalement doivent s'adapter à cette évolution du consommateur de façon un peu globale. et donc grosso modo si je te fais l'offre, l'idée c'est de poser en tout cas moi ma vision de ce qui vient de se passer au cours de l'année écoulée à peu près début décembre et puis d'essayer d'envisager ce qui va se passer dans les 3 à 5 ans même si à l'heure actuelle je pense que c'est très ambitieux déjà d'estimer que je vais rester à 6 mois et puis tout au long de l'année après c'est de nourrir mes abonnés avec de la veille des innovations de services des innovations de magasins un réseau de start-up, d'aller regarder après ce qui se passe concrètement à la fois sur les salons, en termes d'innovation, qu'elles soient à Ulotech d'ailleurs, mais aussi d'aller regarder ce qui se passe en point de vente, physique ou digital, donc d'aller couvrir un certain nombre de villes, de résumer ça tous les 15 jours avec un webinaire, et parce qu'on est dans le pays de Descartes, de croiser ça avec un peu de data, donc analyser le comportement de consommation avec 5000 Français. et plus de 200 enseignants clairs.
- Speaker #0
Ok, super intéressant.
- Speaker #1
Synapse, je le définis comme une espèce de zone d'ouverture de chakras, d'un espace d'inspiration qui va ouvrir les chakras, finalement sortir les acteurs de leur quotidien pour aller leur montrer ce qui se passe à côté et essayer de les inspirer dans leur réflexion.
- Speaker #0
Très clair. En tout cas, je suis ravi de t'accueillir dans le podcast et je pense que c'est aussi dans les attentes des auditeurs, d'ouvrir, comme tu disais, les chakras. et beaucoup d'attente en tout cas sur qu'est-ce qui se passe au-delà de son enseigne, de son point de vente. J'imagine que ce n'est pas ton premier podcast ?
- Speaker #1
Ça fait très longtemps que je n'en ai pas fait. J'en faisais dans mon ancienne vie.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Oui, j'en faisais quand j'étais dans une structure qui faisait de la prospective au sein de BNP Paribas qui s'appelait L'Échangeur, qui avait été, elle, fondée largement avant que j'arrive. Elle a été fondée quand j'ai commencé à travailler, donc en 1996. Elle avait été créée par les Galeries Lafayette. Pourquoi ? Parce qu'en 1996, c'est l'arrivée d'une révolution industrielle qui s'appelle Internet. Et grosso modo, les Français n'y croient pas parce qu'on a le Minitel. Et le DG à l'époque, Philippe Lemoyne, s'est dit que ça pourrait avoir un impact sur la consommation du commerce. Comme quoi, il a eu raison. Et donc, au fil des années, moi, j'avais rejoint l'échangeur. Et suite à une réorgue interne, j'ai décidé de créer Synapse, qui globalement est la continuité de ce que je faisais avant. Quand j'ai envoyé un mail à mes clients en disant « on ferme » , ils m'ont dit c'est con, j'ai dit bon on n'a qu'à continuer et finalement Synapse existe depuis deux ans sur cette base là, continuer ce qu'on pouvait faire ensemble auparavant
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui t'a donné envie de faire cette observation du commerce, ton métier, qu'est-ce qui t'anime qu'est-ce qui te grise finalement au quotidien
- Speaker #1
Ce qui me grise au quotidien ça reste la curiosité alors Moi, je suis issu de... J'ai grandi, tu vois, en banlieue parisienne, mais j'ai passé toutes mes vacances dans un village de 1500 habitants en Vendée. Et finalement, j'ai toujours fait l'aller-retour entre finalement une vie assez urbaine et une vie, au contraire, très campagnarde. Et je pense que j'ai grandi dans cette logique du bon sens paysan. Et finalement, quand j'ai commencé à bosser, j'ai fait beaucoup d'études de marché. J'ai commencé stagiaire, j'ai été conseiller, etc. Quand j'ai commencé à recruter des gens, je leur disais « Comment tu peux donner un conseil à une entreprise si tu ne vois même pas comment ces produits sont vendus ? » Donc, va en magasin, va en rayon, essaie les parcours d'achat, et après, tu pourras dire si la recette est bonne, le prix est bon, la promo est bonne. Et finalement, j'ai toujours gardé cette logique de curiosité et aussi de challenge de l'existant. Me dire que l'existant, c'est bien, ça existe. mais est-ce que finalement c'est la meilleure solution ? Est-ce qu'on peut trouver mieux, plus efficace ? C'est rationnel.
- Speaker #0
Sans nous dévoiler, est-ce que tu as une méthodologie ? En fait, si je te pose la question, c'est que finalement je me rends compte que quand je fais mes visites de magasins, que ce soit pour un audit ou un retail tour, j'ai souvent un peu la même trame ou la même façon d'analyser. Est-ce que c'est toujours quelque chose de très méthodologique ou finalement tu... Je te laisse embarquer et à la fin, tu viens de poser tes conclusions.
- Speaker #1
Je pense que j'ai zéro méthode. Quand je sors d'une journée de visite de magasin, il y a toujours des clients qui me disent « Mais comment tu as choisi les magasins ? » En fait, moi, je l'ai choisi parce que c'est un… Pas forcément parce qu'il y a à l'intérieur ou le parcours, ça me permet juste d'illustrer mon histoire. Ça me permet de me dire quand je vais parler… de la Gen Alpha, il me faut un magasin Alpha et finalement, je vais pouvoir, moi, construire un narratif autour de ce point de vente. sur l'efficacité opérationnelle pareil c'est peut-être jamais les meilleurs magasins les plus efficaces les plus efficients mais en tout cas je trouve que il permet d'illustrer mon propos et c'est comme ça que j'ai choisi tu vois Berlin quand j'y suis allé je pense que ça faisait deux ans que j'y étais pas allé je devais avoir une liste de 40 magasins à visiter d'accord sur ces 40 magasins objectivement je vais y retourner pour les marchés de Noël avec mes abonnés on va y aller en décembre Sur les 40 magasins, je pense que j'ai dû en garder 5. Mais pour autant, en marchant dans la rue, j'ai vu des trucs, je suis rentré à l'intérieur, et finalement, ça m'a parlé. Donc, ouais, allez, j'ai 15 magasins en plus qui n'étaient pas dans mes listes initiales, mais finalement, qui me semblent ultra pertinents d'aller regarder. Tu vois ? Donc, il n'y a rien de scientifique. Et ça, c'est vachement bien à l'heure de l'IA, parce que c'est difficilement pompable.
- Speaker #0
C'est pas faux, c'est pas faux. Et du coup, tu as des abonnés ou des retailers des fois qui te sollicitent en disant, mets ça sur ta liste de visite ou tiens, on a travaillé un nouveau modèle. En tout cas, on t'alimente.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. En fait, mon libellé officiel de job, c'est connecteur, ce qui n'est pas forcément le plus simple à faire. De toute façon, encore une fois, je suis tout seul dans Synapse, donc je n'ai pas non plus une équipe sur laquelle m'appuyer pour faire plein de connexions. Mais effectivement, je trouve que c'est intéressant de voir qu'au fil des années, tu arrives à nouer des relations de confiance, ce qui fait que quand quelqu'un, en tant que consommateur, en tant que pro, a visité un magasin, il va me l'envoyer. J'ai finalement des relais aujourd'hui, à la fois en France et à l'étranger, qui me permettent aussi de travailler ma veille.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
C'est top.
- Speaker #1
Et après le débat, est-ce qu'ils ont effectivement le même œil que moi sur les magasins ? Pas forcément. Il y a des gens qui sont très merschs. Il y a des gens qui vont être très dans l'expérience client. Il y a des gens qui vont plutôt aller regarder des logiques d'opérationnalité finalement des collaborateurs. Et finalement, tout ça, ça arrive à me nourrir. Et ça me permet aussi d'ailleurs de rester peut-être plus alerte et moins figé dans ma vision de ce qu'est le commerce. sachant que j'ai quand même le profil du bobo parisien de plus de 50 ans et que finalement par rapport à des générations alpha ou par rapport à des générations qui ont 65 ans ma façon de consommer n'est pas identique et donc il y a forcément cette remise en question que je dois faire en permanence je
- Speaker #0
mets de côté parce que ça fera partie d'une prochaine question mais ok et du coup t'arrives en tout cas à mettre le doigt sur des signes faibles Merci. potentiellement à détecter des tendances avant les autres. Et est-ce que tu as un fil conducteur, en tout cas, est-ce que tu as des indicateurs que tu check systématiquement comme l'encaissement ou l'actualité opérationnelle, je ne sais pas ?
- Speaker #1
Oui, ta question elle est en deux parties. Sur la capacité à choper des signaux faibles en avant, je ne sais pas si c'est tant des signaux faibles, des choses qui émergent. Alors oui, probablement, parce que moi, mon quotidien, c'est de faire de la veille, donc forcément j'ai une acuité et j'ai peut-être finalement un côté blasé au bout de 6 mois parce que je vois les mêmes choses ouais effectivement tu vois des choses, en fait si t'es alerte, tu vois les choses arriver un peu en avance l'IA elle est arrivée un peu en avance si t'avais une veille bien construite si tu discutais avec des gens, tu savais que la Gen AI elle est arrivée et tu pouvais pré-anticiper son impact sur le business et notamment sur la découverte Donc je trouve qu'il y a effectivement des signaux qui sont là, il faut juste pouvoir effectivement les capter, et tu vas les capter d'autant plus que finalement ça raconte mon histoire ou pas, ou c'est en lien finalement avec mon histoire. J'ai oublié ta seconde question.
- Speaker #0
C'était des indicateurs ? Non,
- Speaker #1
j'ai des choses que je check, je suis obligé d'aller checker forcément l'utilisation de l'IA aujourd'hui en interne, parce que de toute façon c'est la question. Je trouve que dans la logique du client, il y a beaucoup moins de choses. Je regarde finalement, moi, ma matrice. Quand je rentre dans un magasin, c'est ma matrice d'Inno. En fait, moi, j'ai une conviction qu'il y a deux choses dans ma matrice. Il y a la rapidité du commerce. Est-ce que tu es en slow ou en fast commerce ? Et c'est l'équivalent du slow food ou de la fast food. La fast food, c'est bien, c'est rapide, c'est efficace, c'est pas cher, mais c'est pas bon, mais ça fait le job. Et ça, je pense qu'il y a toute une logique du commerce très rapide, très efficace, très opérationnelle, qui va finalement faciliter la vie du consommateur. Et puis après, il y a la slow food, qui est plus lente, qui est beaucoup plus qualitative. qui pose à un moment la question de la rentabilité. Et je pense que le magasin, notamment aujourd'hui, il est sur cette ligne de crête. Je ne sais pas s'il doit choisir l'un ou l'autre, ou s'il doit choisir les deux, ou s'il doit s'adapter en fonction de ses zones de chalandise, mais en tout cas, le conso, il évolue entre ce besoin d'efficacité, de ne pas s'embêter à faire ses courses alimentaires, etc., mais cette notion finalement du long terme, du plaisir. Et finalement, cette vision entre slow et fast, C'est ce qui me permet, quand je rentre dans un magasin, de me dire « Est-ce que finalement ce magasin a résolu les pain points ? » Il est dans l'efficacité. C'est finalement une innovation très court-termiste, mais c'est un niveau d'excellence opérationnel qui fait que quand le consommateur rentre, il se dit « Ok, ça répond à mes attentes » . Ça, c'est vraiment le court terme, l'innovation transactionnelle slash pain point. Problématique, deux concurrents ont les mêmes pain points. vont apporter les mêmes solutions. Pour moi, il y a cette grille aussi quand je rentre dans le magasin de me dire est-ce que finalement il y a une logique très émotionnelle dans ce magasin ? Est-ce que ce magasin finalement, il a un effet waouh, il a un merch incroyable ? Ou alors est-ce qu'il y a des super collaborateurs qui ont une relation à moi qui est top ? Et je pense que c'est les deux choses dans lesquelles je dois faire le plus attention aujourd'hui quand je rentre dans les magasins. Un magasin très opérationnel parfait, je le garde. Un magasin 100% expérientiel, je suis plus dubitatif. Tu vois, notamment si on prend les magasins très new-yorkais, où il y a cet effet waouh, tu vois, qui est très fort à New York, je ne suis pas persuadé qu'il soit totalement duplicable en Europe et en France. Donc voilà, mes grilles, c'est slow, fast commerce, ce que je appelle raison-émotion. Et finalement, tu vois, je trouve dans les signaux faibles, pour revenir à ta première question, Je trouve qu'il y a un signal qui s'est accéléré avec l'agent de TicCommerce, qui est finalement la notion du KPI du commerce. C'est quoi le KPI du commerce ? Le taux de clic pour un site e-commerce, tout le monde l'a. La renta au mètre carré pour un magasin physique, ok. Moi, je pense et je vois ces magasins apparaître de plus en plus, que le vrai KPI du commerce à 5 ans, c'est la renta au client. Et de savoir si tes mètres carrés sont rentables. ne doit pas être dans 5 ans un critère d'analyse de la performance d'un magasin. C'est ultra facile parce que je ne gère pas de magasin, je suis un consultant, je peux donner toutes les leçons que je veux à distance. Mais je trouve que le e-commerce nous a mis dans l'omnicanalité en nous disant finalement, le consommateur peut acheter n'importe où. L'essentiel, c'est qu'il achète au final. Et je trouve que sur l'agentique, ça rajoute encore une couche dans cette logique de rentabilité. Oui,
- Speaker #0
je rebondis. C'est vrai que j'ai une approche très rentalinaire. J'ai beaucoup. rapprocher de la perf sur de la surface d'expression métrage mais j'ai beaucoup de mal à embarquer comme tu le dis la renta du client et d'autres éléments de fidélisation et des capillaires plus plus
- Speaker #1
omnicano donc c'est très compliqué pour moi ouais c'est évidemment très compliqué et je te dis il y a quelques magasins qui le font bien tu vois je trouve que un maïf social club à paris un C'est un magasin qui, pourtant créé en 2017, a passé le Covid, etc. Mais il n'y a pas cette volonté d'avoir une rentabilité court terme. Et d'ailleurs, de toute façon, ce n'est pas un magasin. En tout cas, ce n'est clairement pas un endroit où tu peux souscrire une assurance puisqu'il n'y a pas de souscription. C'est avant tout un espace dans lequel tu vas venir voir une exposition, pouvoir travailler sur place avec un espace de cohort gratuit. pouvoir discuter avec des personnes, pouvoir manger sur place, il y a une boutique éco-responsable. Et finalement, tout ça, je trouve que ça illustre assez bien cette logique de travail du long terme. J'ai des mètres carrés qui me coûtent très cher en plein marais dans Paris, mais ils vont créer la préférence de marque. Ils font que demain, si Mathieu a besoin d'un nouveau contrat d'assurance, il pensera à Maïf en priorité. Et je trouve que cette approche est ultra intéressante.
- Speaker #0
Et du coup, à l'inverse, tu mets le doigt sur des sujets qui te semblent sous-estimés ou vraiment qui ne sont pas bien abordés, et pourtant qui sont extrêmement importants.
- Speaker #1
À très court terme, je trouve qu'il y a deux sujets qui sont sous-estimés. Alors, dans un contexte d'innovation autour de l'Adjantic, et de buzz autour de l'Adjantic, qui est un buzz légitime. Autant je pouvais avoir des doutes sur... du Web3, etc. Autant, l'impact de l'Adjantic sur le commerce, il est évidemment indéniable. je pense à l'inverse que le buzz se concentre sur la gentique et qu'on oublie quand même un fait majeur c'est qu'il y a les 85 80% du business à minima qui est fait dans un magasin physique et sur tous les discours que j'entends en ce moment, cette notion de magasin physique semble totalement éloignée et je pense par contre que l'enjeu qui va arriver C'est dans ce magasin physique, c'est quoi son plus ? Son plus, c'est le collaborateur. Et donc, comment je fais monter en expertise le collaborateur ? Et en tout cas, comment je passe d'une logique de conseiller, de vendeur, à un expert ? Parce que moi, consommateur, je préparais déjà mes achats avant sur le e-com. Je vais les préparer et avoir des recommandations via l'adjointique qui fait que mon niveau d'expertise va encore passer un cas. Et je pense que là, si on n'arrive pas à faire évoluer la compétence des employés magasins et leur expertise, il va y avoir un gap qui va encore se créer entre moi consommateur et la personne en face qui fait que je me poserai la question pourquoi aller en magasin. Et je pense que ce sujet de monter en expertise me semble encore, mais c'est perso, un peu sous-estimé. Et en tout cas, on n'en parle pas assez.
- Speaker #0
Oui, je partage l'importance en tout cas de... des hommes avec un gros H sur tout ça. C'est vrai, j'ai l'impression qu'il y a des efforts pour autant qui sont mis, mais je n'ai pas la réponse. Est-ce qu'ils sont assez importants ? Est-ce qu'ils sont sous-estimés ? En tout cas, ça a le mérite de reposer l'importance des équipes dans ces schémas.
- Speaker #1
Oui, parce que je trouve qu'en fait, ça fait deux ans à peu près, quand je regarde toutes mes bases d'innovation, quand je prends tous les services, les magasins, les startups, sur mes dix dernières années, Je trouve qu'il y a une rupture, elle est 2022, où l'innovation qui était très concentrée sur la partie client finalement, s'est recentrée sur l'interne. Parce qu'il y avait des gains très rapides et importants à faire sur la renta. Je pense qu'on a beaucoup investi sur l'efficacité du collab, en disant ce collab, il va gagner du temps et on va le réinvestir sur le conseil. Ouais, mais qu'est-ce qu'on propose réellement pour que lui, il ait gagné en compétences ? C'est pas juste, si on prend le collab tel qu'il est aujourd'hui et qu'on lui redonne du temps, il va pas monter en compétent. Et donc, il y a ce gap-là, voilà, qui me semble critique, en tout cas, dans les deux ans à venir, quoi.
- Speaker #0
Ok. Non, non, mais très, très clair.
- Speaker #2
Attends, je te coupe un instant, Adrien. Toi, qui écoutes ton magasin, il est au norme énergétique aujourd'hui ? Ou toi aussi, tu repousses ce sujet jusqu'au moment où ça devient urgent ? Entre le décret tertiaire, les cookies explosent, et les obligations qui arrivent ? Beaucoup d'enseignes subissent au lieu d'anticiper. Et ça, c'est un nom qu'on oublie souvent quand on parle merchandising. Parce qu'avant de vendre mieux, encore faut-il un magasin qui fonctionne. C'est exactement là que Moduo intervient. Ils accompagnent les projets de transformation, de rénovation et de mise aux normes, de la réflexion jusqu'à la réalisation. Bref, ils transforment un sujet complexe en un plan d'action concret. Pour toutes ces bonnes raisons, on les recommande.
- Speaker #0
Du coup, tu as des applications, je dis applications, mais en tout cas tu as des... des points que tu as vus qui t'ont vraiment impressionné, des choses où vraiment tu es ressorti avec un effet wow ?
- Speaker #1
Alors en janvier, j'ai découvert, parce que de toute façon c'était leur arrivée dans les pays occidentaux, j'ai découvert le King Coffee, donc le Starbucks chinois qui a ouvert depuis 2017, ça fait 7 ans qu'ils existent, ils ont 30 000 restaurants en Chine maintenant, ils ont quand même réussi à supprimer Starbucks, et ils ont ouvert été 2025 peut-être, ou à la rentrée 2025, plusieurs cafés dans New York. Je pense qu'en termes d'application retail, je n'avais jamais vu ça. L'idée, c'est grosso modo l'équivalent d'un Starbucks. La différence, c'est que l'espace est très petit et que tu ne peux pas commander sur place. Tu es obligé de commander via l'application. Donc même si tu es dans la boutique, même si tu as quelqu'un qui est en face de toi, il ne prendra pas la commande donc tout est 100% digital donc tu retrouves une logique très chinoise très asiatique sur une intégration des outils digitaux qui n'est pas du tout celle qu'on a nous en Europe ou aux US et une fois que t'as commandé c'est assez bluffant donc l'appli tu peux évidemment personnaliser à donf ton café tu peux mettre toutes les options que tu veux et une fois que t'as payé là tu reçois dans l'application et sur SMS donc moi j'ai dû commander on va dire à 11h10 Merci. et je reçois votre boisson sera prête à
- Speaker #0
11h16. Ok.
- Speaker #1
Donc, tu te diriges vers ton café. À 11h15, notification, c'est prêt. Donc, à la fois dans la personnalisation et dans l'efficacité opérationnelle, j'ai rarement vu aussi bien. Voilà, rarement vu aussi bien. Et à court terme, il y en a une autre qui me bluffe un peu parce qu'elle combine à la fois une approche B2B slash B2C. C'est Home Depot, l'enseigne de bricolage américaine, qui a lancé un programme autour de l'IA adjantic qui s'appelle Magic Appron, le tablier magique. Ils ont tous un tablier dans leur magasin. Donc, il y avait une partie très consommateur. Et là, ils ont réussi à connecter finalement l'intégralité des API, des flux, pour pouvoir proposer une expérience, notamment, je trouve, aux pros qui viennent acheter chez eux, qui est assez bluffant. Et ça, en termes d'application, en termes de digitalisation, ceux-là, ils m'ont vraiment bluffé.
- Speaker #0
Ok. Écoute, je ne connaissais pas, donc je me suis noté. Je remettrai les différents liens. dans les descriptions du podcast pour ceux qui nous écoutent. Mais je vais creuser.
- Speaker #1
En tout cas, si vous avez un VPN, vous pouvez toujours essayer le parcours d'Acha, sur lequel vous ne récupérez pas votre café à New York ou à Shanghai, mais vous pouvez en tout cas le tester sans problème.
- Speaker #0
Tout à l'heure, au début de l'épisode, tu disais que c'était dur de se projeter dans quelques mois, mais je vais te forcer un peu à te mouiller. Un bon magasin dans 10 ans, et peut-être que ce n'est pas la bonne temporalité, mais en tout cas, un bon magasin dans le futur, selon toi, il va ressembler à quoi ? Est-ce que tu es capable de nous dire un peu les orientations, les points en tout cas qui vont fortement évoluer ? Est-ce qu'il sera full IA ?
- Speaker #1
Si j'avais la réponse, je serais riche. Je m'écrirais une autre boîte, je serais naze. Je serais un... Le plus grand consultant de la Terre ? Le full IA, évidemment, j'y crois pas. Tout comme je crois pas à l'impact global, en tout cas à horizon 3 ans de l'Adjantic, sur le magasin. Je vais répondre à ta question, mais je fais juste une aparté. Dans la mode de l'IA Adjantic dans laquelle on est, il y a une question qui est peu posée, c'est est-ce que l'IA Adjantic va briser le plafond de verre qu'a atteint le e-commerce ? C'est-à-dire que si on regarde bien, ça fait OK, le e-commerce progresse plus vite que le magasin physique, OK, sur des rythmes qui sont de l'ordre de 5 à 6 %, mais on sent bien qu'on arrive un peu au plafond et que ça va être compliqué d'aller beaucoup plus loin. Est-ce que l'Adjantic peut casser le plafond de verre ? Il y a des gens qui considèrent que oui, je suis tombé sur une étude qui me disait qu'il y avait 36 % des dirigeants d'entreprises, notamment US, qui considéraient que ça allait finalement faire grossir le gâteau du commerce au global. Moi, je n'y crois pas que le gâteau du commerce va progresser. Il va rester étal, voire il va se restreindre. Je ne crois pas à court terme que l'Adjantic va casser le plafond de verre du e-commerce. Pourquoi ? Parce que le magasin a réussi globalement, et encore les chiffres le montrent, à résister en partie au e-commerce. Je pense que le magasin à horizon de plusieurs années ne sera donc pas Fulia. Peut-être que... Dans sa mécanique opérationnelle, l'IA sera évidemment ultra présent. Encore une fois, pour recentrer le collaborateur sur son job, le conseil. Moi, le magasin, je le vois comme autour d'un mot qui est complice. Est-ce que le magasin, il doit être waouh, il doit être incroyable, il doit être extraordinaire, il doit être ultra efficace ? Je pense que le magasin qui va réussir, c'est le magasin qui me parle à moi, Mathieu. Un magasin dans lequel je rentre et dans lequel je me sens bien ou un peu comme à la maison. Je crois que c'est ça l'enjeu. C'est ultra compliqué à faire parce que Mathieu, il est différent d'Adrien, il est différent de Tata Monique qui est du petit dernier qui a 12 ans. Mais le magasin, il doit être cohérent par rapport à sa clientèle et par rapport à ce qu'il propose. Et c'est ce travail de cohérence, je pense, qui va faire que le magasin va résister sans trop de difficultés dans les prochaines années. S'il ne bataille que sur le prix, que sur l'offre, que sur l'efficacité...
- Speaker #0
Il ne se démarque pas.
- Speaker #1
Le e-commerce le fait, l'adjantic le fait, voilà. Après, si on prend le magasin, il ne veut rien dire. Enfin, je veux dire, une agence bancaire et un supermarché, ce n'est pas la même chose, ce n'est pas les mêmes logiques de fréquentation. Moi, je ne crois absolument pas que l'adjantic aille attaquer Leclerc-Carrefour en Proxy. Ils ont résisté au e-com. Il n'y a aucune raison que demain, je fasse confiance à un truc automatisé qui va faire... Mon fond de placard pour moi.
- Speaker #0
je ne vois pas ce que je vais y gagner réellement en consommateur. Et de toute façon, la façon la plus rapide, simple, efficace de faire mes courses, c'est quand même d'aller dans un magasin, quel qu'il soit. Donc je pense que là, effectivement, il y a un débat sur ce qui est le non-al, et notamment sur les magasins-projets, projets d'ameublement, projets de rénovation, projets bancaires, financiers, où là, effectivement, c'est là où tu as besoin d'avoir quelqu'un en face qui est un expert. et que si derrière tu vas dans un magasin juste parce que tu veux récupérer de la cam ou les achats et que tu avais tout préparé effectivement pas l'intérêt d'un magasin ou alors faisons des magasins qui sont des magasins d'entrepôt mais en faisant pas des magasins expérientiels tu vois c'est juste dans ma vision là je reprécise juste ce que j'ai précisé entre raison et émotion au début ouais c'est très clair là-dessus.
- Speaker #1
Si je lis quand même entre les lignes, tu es plutôt rassurant sur le merchandising et le futur du merch. Tu penses qu'il a quand même toujours son rôle à jouer sur, à la fois, comme tu disais, de l'efficacité opérationnelle, mais aussi peut-être le côté émotion ou en tout cas, le moyen de rendre un magasin plus complice.
- Speaker #0
Oui, oui. Alors, pour moi, il n'y a aucun débat. Il n'y a pas de débat dessus. Alors, si tu prends les études récentes, toutes les études qui arrivent nous disent que la Gen Z, ils veulent voir des gens en magasin. Ils veulent aller en magasin. C'est les millennials qui, parce qu'ils ont grandi finalement dans ce e-com tout puissant, ils se sont dit non, mais les Gen Z veulent aller en magasin. Les Gen Z et les AFA sont les générations les plus déprimées de la Terre parce que finalement, très isolées socialement parlant. Donc le magasin, il a ce rôle à jouer. Encore une fois, pour jouer ce rôle, il faut qu'ils proposent un truc. Est-ce qu'on arrivera sur des magasins, la vague du retailtenment qu'on a connue il y a 10 ans ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Bon. Moi, je n'y croyais pas à l'époque, je ne vois pas pourquoi j'y croirais demain. D'autant plus que ça pose la question de la rentabilité de ces mètres carrés de plaisir pur. Je pense vraiment que si tu arrives à avoir un magasin très cohérent dans l'approche et qui parle finalement à la cible, il n'y a zéro débat, il va résister. Je te donne un exemple, parce que j'y pense en parlant. À Londres, tu vois l'enseigne Happy Socks, les chaussettes ? chaussettes très colorées en fait donc le fondateur carton plein le fondateur a une gamine qui fabriquait des bracelets et qui a vendé sur les marchés à Stockholm et donc elle a besoin de matière première et cette matière première elle l'achetait historiquement sur les sites chinois ou sur Amazon et en fait un jour elle se dit mais tiens pourquoi est-ce que ça n'existe pas les magasins dans lesquels je pourrais aller chercher ça et donc son père quand t'as de l'argent la vie est plus simple son père lui dit pas de problème on va lancer l'enseigne et on crée l'enseigne Merci. aujourd'hui je pense qu'il y a plus de 30 magasins il y en a notamment un, alors vous pouvez aller dans les Nordics mais il y en a notamment un à Londres et là j'ai un magasin qui est moi, boomers incompréhensible, vraiment incompréhensible et j'ai amené plein de délégations là-bas et personne ne le comprend mais qui est en cohérence avec les alphas et en fait ils ont cette logique de complicité parce que c'est un magasin qui parle tu viens, tu choisis des patchs, des perles, tu vas pouvoir faire tes charms, customiser ta coque d'iPhone. Donc, tu achètes toute la matière et tu la construis sur place. Tu la construis avec un cercle, ton iPhone, ton téléphone qui est mis et tu filmes TikTok. Donc, tu es en live TikTok finalement quand tu construis. C'est encore une fois pour moi inutile. Le produit en lui-même est inutile. L'expérience ne me parle pas, mais le flux est là. Les clientes sont là, ça cartonne. Et si tu veux lancer ton magasin demain, je dis, en France, il n'y a pas de magasin. Franchisse-toi et balance ça. Tu fais un tabac, c'est sûr. C'est sûr.
- Speaker #1
Bon, bah écoute, ça y est, t'as peut-être lancé.
- Speaker #0
Moi, je ne le ferai pas.
- Speaker #1
Mais du coup, tu as des idées un peu du paillet moyen et du nombre de références ? Parce que c'est plein de petites poupouilles, j'imagine.
- Speaker #0
C'est plein de petites perles de poupouilles. Le panier moyen, je vais te dire une bêtise, donc je ne préfère pas te le donner. Moi, mon critère, c'est le rythme d'évolution et d'ouverture du magasin. Ils étaient Nordics, ils ont Londres maintenant, ils sont partis Émirats, ils sont en train de déployer partout en Asie. Finalement, ça correspond à une attente d'une génération et ils arrivent au bon moment pour proposer l'offre. Encore une fois, le magasin, il est évidemment très coloré, plutôt très bien travaillé en termes de merche, mais il n'est pas forcément extraordinaire dans sa logique de parcours client. Tu peux faire mieux sur la gestion de la tente, tu peux faire mieux sur la démarque inconnue, mais il est ultra cohérent. Dans cette logique de complicité du magasin, je trouve que c'est un vrai magasin à tester.
- Speaker #1
Je me le suis noté. Je vais à Paris. Je le mets dans ma to-do liste. Je vais creuser. Je ne connaissais pas du tout.
- Speaker #0
C'est Soho à Londres. Il y a un magasin à Paris. Il y a un corner de mémoire au bon marché. Mais je n'y suis pas allé.
- Speaker #1
Je me suis noté à Pisoques.
- Speaker #0
Pisoques, c'est vieux. Je suis sûr que si tu regardes les gens dans la rue, tu vas trouver des gens qui ont des chaussettes à Pisoques.
- Speaker #1
à date aujourd'hui ça serait quelle enseigne qui t'inspire le plus ou en tout cas qui te qui m'inspire le plus allez
- Speaker #0
je continue à ne pas citer des français je cite un français et après je te donne l'enseigne le français c'est FNAC qui quand même a compris que vendre des produits, ce n'était pas un business model pour après-demain. Donc la transformation stratégique de FNAC en vendeur de produits, en vendeur de services me semble ultra pertinente. Grosso modo, ça leur revient toujours plus cher. Tu achètes toujours plus cher finalement en Chine et on voit bien qu'un bateau arrive à casser le commerce mondial quand il est en travers du canal de Suez et tu vends toujours moins cher ton produit en France, ton courant fric. Donc ton niveau de marge est forcément baissier. Et donc, je trouve que l'idée de repartir sur une politique de service et de vente de service, qui finalement est plus engageante sur le long terme, il y a une idée qui est ultra pertinente. L'enseigne que je regarde le plus en ce moment depuis trois ans, je pense, c'est des néerlandais, c'est Coolblue. Donc, Coolblue, c'est Darty Boulanger.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Aux Pays-Bas. Site de e-commerce qui a ouvert ses magasins, qui est arrivé en Belgique et qui a cartonné en Belgique. et qui un jour a dit, tiens, il faut que j'arrive dans un autre pays. J'ai le choix entre la France et l'Allemagne. Ça a été l'Allemagne, au grand bonheur des distributeurs français. Et donc, il est en frontal d'un MediaMarkt Saturn. Deux critères de performance, la renta, je suis rentable ou pas rentable, et les NPS. NPS global à 74, et je dis les NPS, parce que dans leur stratégie interne... de rentabilité et de NPS. Chaque famille de produits a son propre NPS.
- Speaker #1
C'est excellent.
- Speaker #0
Si je te dis, tiens, machine à laver le linge, c'est quoi la problématique consommateur numéro 1 sur la machine à laver le linge ?
- Speaker #1
Tu parles de la panne ou dans l'acte d'achat ?
- Speaker #0
Dans l'acte d'achat,
- Speaker #1
oui. Je dirais le prix et la capacité.
- Speaker #0
Oui. Alors, je t'en rajoute un, c'est la livraison. La livraison et l'installation.
- Speaker #1
Oui, ok.
- Speaker #0
Livraison, installation, si tu prends par exemple la télé, dans l'acte d'achat, c'est la diagonale. C'est quoi un 32 pouces ? Et est-ce qu'un 32 pouces, ça rentre, tu vois ? Et donc derrière, sur la télé, tu as à la fois sur l'application la capacité à voir la taille sur ton mur, basico-basique, mais très bien. Il y a la même chose en magasin, où tu vois des écrans qui s'agrandissent ou qui rétrécissent en magasin pour te montrer si c'est une télé de X pouces. Sur la machine à laver le linge, c'est la mise en eau la plus compliquée, livraison, mise en eau. Et en fait, ils avaient des NPS pourris, et ils se sont dit il faut qu'on corrige. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? On réinternalise la livraison. Donc, ils ont embauché des livreurs, ils livrent avec le sourire, le NPS explose, bouche à oreille, chiffre d'affaires qui réexplose. Et donc, cette logique de NPS appliqué ligne produit par ligne produit, elle est quand même assez redoutable, et je pense que... c'est une idée qui me semble ultra pertinente il s'attaque à l'Allemagne il progresse en Allemagne j'étais à Berlin, ils viennent d'ouvrir à Berlin il y a début juin donc je ne suis pas du tout inquiet pour eux mais c'est une enseigne qu'il faut aller regarder de près et notamment dans sa posture de vente elle a des magasins ils affirment qu'il y a 30% du flux qui vient en magasin, qui ne vient pas pour acheter qui vient pour poser une question pas forcément sur la réparation mais et au bout. question d'utilisation de mon smartphone, de ma machine à laver. À l'intérieur, le café est gratos. Toute personne qui entre à l'intérieur est qualifiée et donc peut se suivre sur les écrans qui vont suivre les files d'attente. Et derrière, il y a une logique de second degré de l'enseigne. C'est bizarre pour des néerlandais à la base, mais en tout cas, il y a du second degré. Et il y a une communication qui est, par exemple, Si tu viens avec ton gamin, que c'est son anniversaire, ils vont lui offrir une boîte de Lego. Ils vont t'envoyer une carte écrite à la main, donc une carte postale écrite à la main pour te remercier. Et toujours, encore une fois, dans un décalage de tonalité qui est assez intéressant.
- Speaker #1
D'accord. Ok, écoute, c'est noté aussi, hyper intéressant. J'adore cette idée de NPS un peu par chalume, par univers.
- Speaker #0
Et tu vois, je reviens sur Fnac, mais chez Darty, souviens-toi, Darty a lancé les avis longue durée. qui est une des plus belles innovations de ces cinq dernières années en France. Donc, plutôt que de faire ce NPSA chaud, tu fais un NPSA froid un an après et tu arrives en fait à combiner les deux sur le site Internet. Il y a une idée qui est ultra pertinente derrière.
- Speaker #1
Du coup, tu l'as un peu évoqué juste là. J'allais te poser la question si tu avais une innovation que tu as vraiment envie de partager ou qui est vraiment le cas d'école parfaitement réussie. Donc là, tu as parlé du... de la vie client longue durée de Darty. Tu penses à d'autres choses ?
- Speaker #0
Oui. Alors, j'irai chercher. Je reste à l'étranger. J'ai décidé que je ne parlerai pas d'enseigne française aujourd'hui.
- Speaker #1
On va pas se...
- Speaker #0
Je reste à l'étranger. On va aux US. On va parler d'une boîte qui fait des robes de mariée qui s'appelle David's Bridal. Une entreprise qui, en 2023, avait quasiment la clé sous la porte et qui s'est dit je vais devenir non plus une entreprise qui vend des robes de mariée mais une entreprise de tech. Et donc, ils ont intégré l'IA. L'IA pour tout, en interne, en conception de produits, partout, en parcours client. Et là, ils ont lancé un truc qui s'appelle Pearl Planner, qui est finalement ton assistant IA qui va te permettre de planifier ton mariage. Et c'est plutôt bien vu. Ça leur permet de se transformer progressivement en marketplace, d'avoir aussi des sources de revenus qui changent un peu et qui se diversifient. et récemment par exemple ils viennent de lancer la garantie de la taille, donc le fit guarantee, puisqu'en fait t'achètes ta robe de mariée toujours un peu avant ton costard or aux Etats-Unis il y a historiquement une épidémie d'obésité qui est en train d'être traitée avec un médicament, avec l'Ozempic et c'est d'ailleurs une thématique que j'ai vu apparaître que dans les salons américains mais il n'y a pas une conférence aux Etats-Unis qui ne parle pas de l'Ozempic et du GLP1 et donc de ta perte de poids et donc en fait comme tu as acheté ta robe 6 mois avant et que Merci. t'essayes plutôt d'avoir maigri pour ton mariage, ta robe, elle te va plus. Et donc là, t'as des garants de prix-prix. C'est des gens qui ont réussi à pivoter en l'espace de trois ans d'une situation qui était vraiment pas très bonne en termes de business à une situation totalement renouvelée. Je trouve que c'est plutôt bien vu. Il y a plein de petites initiatives à l'intérieur qu'il faut aller creuser.
- Speaker #1
OK. Du coup, Mathieu, quitte à rester sur l'étranger et pas s'embrouiller, t'as un concept que tu trouves surestimé ? Merci.
- Speaker #0
finalement c'était beaucoup de bruit pour pas grand chose surestimé alors j'en ai plein mais par nature je les exclue de ma veille donc je les oublie problème je pense là j'ai pas de nom à te donner un concept surestimé je réfléchis en même temps j'ai des concepts qui ont mal vieilli et qui me déçoivent. Je pense que le Lego est un peu dans cette temporalité-là. Ah ouais ? Oui, qui reste une best practice, mais qui est en train de diminuer un peu progressivement. Dans les derniers magasins que j'ai vus, il y a un peu des retours en arrière. Je me posais la question sur les parcours clients. Souvenons-nous qu'il y a 10 ans, si tu m'avais posé la question des best practices, je t'aurais forcément dit Apple et Sephora. qui ont disparu du radar. Voilà. Il y a une best practice dont personne parle trop en ce moment, mais qui reste Nespresso quand même. Voilà. Notamment sur la partie gestion de l'omnicanalité qui reste belle. Et ouais, je pense que j'irai chercher Lego. Ça ne va pas leur plaire encore une fois. Mais voilà, je me pose la question en tout cas, tu vois, dans deux ans, Lego, j'attends de voir. Et encore une fois,
- Speaker #1
le business me donne tort. le business me donne tort je le conçois tout à fait mais j'attends de voir ok et là aujourd'hui c'est quoi le pays qui je vais dire en avance mais en tout cas celui qui est hyper intéressant dans tes
- Speaker #0
études ou en tout cas celui que tu surveilles de près sur la partie rupture technologique forcément la Chine et les U.S. puisque c'est eux quand même qui ont les LLM Donc on est obligé de les citer, avec après tous les effets de buzz qui sont liés quand même du financement et une recherche continuelle de financement. qui font qu'ils prennent la parole en permanence pour nous faire croire que la transformation est totale déjà. Je pense que pour nous, pour un commerçant, la destination où il faut aller, c'est le Royaume-Uni et plus particulièrement Londres.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais, parce qu'il y a un point historique du e-commerce qui est un rapport de 1 à 3 par rapport aux autres pays européens. Ils sont à peu près 30. Un dernier rapport d'e-marketer dit par de marché du e-commerce. Allemagne, France, Italie, Espagne, globalement 10% versus 30% au Royaume-Uni.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, ils se sont déjà adaptés finalement à ce e-commerce très puissant. Et donc, forcément, ils vont chercher des concepts, notamment de magasins, qui sont plus rupturistes que nous. Tu vas trouver des magasins entrepôts, tu vas trouver des magasins 100% sur l'efficacité et la gestion du temps. Tu vas trouver des magasins… non pas showroom, mais slowroom, dans lequel tu vas au contraire totalement ralentir. Tu vas trouver des magasins qui ne font pas de chiffre d'affaires et ne veulent pas en faire, mais sont là pour générer de la préférence de marque, de l'histoire. Moi, ça fait deux ans où effectivement, avant j'allais à Londres à peu près quatre fois par an. Aujourd'hui, j'y vais six à huit fois. Parce qu'il y a toujours quelque chose. Il y a toujours un truc à aller voir. Tu vois ? Un de mes deux magasins de l'année dernière, il était à Londres. Ça s'appelait Style of Our Own. C'était un pop-up qui a duré trois mois, ouvert à l'occasion du championnat d'Europe de foot féminin et de la Coupe du Monde de rugby féminine, qui réunissait, que je ne dise pas de bêtises, 30 entrepreneuses britanniques. qui avaient développé des produits pour favoriser la pratique sportive des femmes.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Plutôt que d'acheter ta paire de chaussures chez Nike, qui finalement est adaptée à un pied féminin, ils ont développé des paires de chaussures faites pour les femmes. Et là, il y avait une idée quand même à la fois sociétale, qui était ultra pertinente, qui était cette idée d'aider une cible très spécifique, les femmes, que des entrepreneuses. le tout sponsorisé par... par Mastercard et avec un parcours qui était à la fois très transactionnel et très expérientiel aussi. C'était vraiment un très beau magasin qui a fermé depuis mais qui, en théorie, doit réouvrir cette fois-ci à Los Angeles pour les prochains Jeux Olympiques.
- Speaker #1
Ça marche. En tout cas,
- Speaker #0
les fondateurs, c'était leur projet et voilà, ça s'est très bien fait et après, tu vas toujours trouver suivant les villes des magasins passionnants, Alpine à Paris, c'est top sur l'évolution du modèle économique lié à la vente de voitures en Allemagne par exemple si un jour vous allez à Cologne c'est faire un tour à la fois chez Globetrotter qui a été le premier magasin expérientiel ouvert en 2015 et qui a inspiré en partie le concept de Décat mais là il y a Thalia qui est une librairie qui combine totalement réseaux sociaux magasins physiques c'est assez bluffant c'est intéressant ça ouais Merci. Oui, parce que le marché du livre aujourd'hui, il est tiré par TikTok. Je rappelle que TikTok est le sponsor principal du salon du livre maintenant. Donc le marché du livre, il est tiré par TikTok. Et derrière, tu vas trouver un magasin dans lequel il y a évidemment l'offre BookTok. Mais il y a aussi un studio qui te permet de faire tes podcasts, qui te permet de diffuser live sur TikTok. Tu as une combinaison notamment sur les avis libraires entre physique, l'avis physique et l'avis digital via l'application qui est très bien faite. un peu d'expérience derrière t'as un café évidemment parce que t'es en Allemagne t'as une petite aire de jeu pour les enfants t'as des micro détails des bouquets de fleurs sur les tables fleurs fraîches il y a une combinaison du social et du magasin physique qui est très bien vu et tous ces micro détails sur le magasin où tu te dis bravo en tout cas cru.
- Speaker #1
je trouve hyper intéressant. En fait, deux choses. Je ne m'attendais pas à ce que tu parles de Londres. Je pensais vraiment que tu allais nous parler de l'Asie, voire du Pays-Bas, Benelux, tout ça. Je trouve ça intéressant. Et après, pour l'exemple de la librairie, je trouve aussi que c'est des petites actions opérationnelles. Tu peux très facilement transformer ton magasin. Ça ne demande pas une révolution profonde. Tu peux y aller par petites touches et apporter vraiment quelque chose de différentiel.
- Speaker #0
Oui, parce qu'évidemment, les petites touches sont bien faites et qu'il n'y a pas besoin, encore une fois, je ne pense pas. Pourquoi l'Asie ? Pourquoi pas l'Asie ? Et pourquoi pas les US ? Parce que c'est pour moi des modèles qui ne sont pas duplicables en Europe. Pour plein de raisons, à la fois usage de la technologie en Asie et mètre carré. et au coût du travail, grosso modo aux US, où je pense que c'est compliqué de dire ces concepts-là, on peut les mettre tels qu'en Europe, j'y crois pas. Le oui-mais, il est que de toute façon, on peut innover par petites touches et que c'est ces petites touches qui vont créer quelque chose qui finalement est cohérent à la fin. Ce n'est pas forcément un truc, voilà. À l'inverse, moi, l'innovation par petites touches, je prends mon magasin, je change un truc et je regarde si ça change la... la rentable de mon magasin ou le chiffre d'affaires de mon magasin en total, non, ça ne peut pas le changer parce que c'est à la base une petite touche. Donc, je suis assez convaincu, moi, sur des secteurs qui sont un peu en difficulté ou qui se reposent beaucoup de questions, les concessions automobiles, les agences bancaires, que tu as besoin à un moment de tout casser et d'essayer autre chose. Tu peux avoir ces micro-détails à l'intérieur, mais ton innovation, elle doit être entre guillemets brutale.
- Speaker #1
D'accord, très clair. Écoute Mathieu, on arrive à la fin de cet épisode. Je voulais aussi un peu innover du coup. C'était des petites questions un peu en mode ping-pong. Est-ce que tu as un livre là en ce moment ? Je ne sais pas, un podcast ou quelque chose à nous recommander ? Ou un outil ?
- Speaker #0
Outil, non. Livre pro, non. Perso, lisez Matin Brun de Franck Pavlov, c'est très bien.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Mais il y a l'intérêt, si je le prends pro, parce que je l'ai relu il n'y a pas longtemps, c'est sur cette logique de pensée unique, c'est qu'on voit bien finalement que chacun, tu n'es pas obligé de copier ce que font tous les mondes et d'être dans la mode du moment, et que tu peux te décaler, avoir une approche un peu différenciante et tout à fait réussir.
- Speaker #1
Ok, je note. Un tips de ton organisation ? Je me pose beaucoup de questions en ce moment sur mon organisation. notamment, justement, si l'intégration de l'IA est là-dedans, je ne sais pas.
- Speaker #0
J'ai pensé pendant longtemps que l'IA allait me sauver et non. Donc probablement, si quelqu'un écoute le podcast et peut m'aider, je suis prenant des coups de mise en, mais ça n'a pas résolu mon problème et notamment, ça ne fait toujours pas le job de la veille et je pense que c'est un élément qu'il faut qu'on ait aussi en tête. Dans un métier de consultant comme le mien, il y a beaucoup de gens qui... Tu vois, quand je vais faire... Quand je vais à Londres, la dernière fois, il y a quelqu'un qui m'a dit « Par rapport au magasin qu'on a vu, on en a vu 10. Ouais, l'IA m'en a donné 2. » J'avais 20 à 30% des magasins qui étaient dans la recours de l'IA. En fait, je n'ai pas réussi à savoir si c'était bien ou pas bien. Je pense que ce n'est pas bien parce qu'il en manque 7. Ça veut dire qu'il en manque entre 7 et 8. Ça veut dire que j'ai quand même un boulot à faire. Mais ça veut dire aussi que ça ne fait pas forcément le job. Donc voilà. des tips IA allez-y quand vous voulez moi je maintiens par contre qu'il faut continuer à tester à aller en magasin, à regarder et à pas déléguer ce travail là, en tout cas ce travail de veille et d'être confronté finalement à la réalité tu vois là on a cité beaucoup de magasins de services je peux vous vendre un magasin et vous dire va voir Coolblue enfin regarde Coolblue mais non si tu veux regarder Coolblue il faut que tu ailles dans un magasin il faut que tu ailles sur le site internet que tu testes les parcours clients c'est la seule façon de tester et pour terminer un invité quelqu'un que tu me recommandes pour le podcast ou quelqu'un que tu as en tête ouais ça te permettra en plus de tester la traduction en temps réel merci non une des personnes avec qui j'ai discuté récemment c'est des américains qui ont C'est une agence slash startup qui s'appelle Andon Labs. Et donc, un de leurs CEOs, c'est Lucas Peterson. Et eux ont une approche test and learn de l'IA. Et on confiait déjà à trois IA internes la possibilité d'ouvrir un magasin.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Oui. Et je trouve que, tu vois, dans cette logique de mixité, comme on disait un peu dans le podcast, il y a des trucs qui sont intéressants. Ils ont, par exemple, ouvert récemment un café à Stockholm. Ah mais c'est eux ? Oui, c'est eux. Ils ont pris un bail commercial, ils ont filé un budget à leur IA. qui doit s'appeler soit Lisa, soit Mona, j'en doute, en tout cas dans ce café. Et après, à elle d'ouvrir le café. Donc ça quand même veut dire faire les travaux, gérer, ouvrir un compte bancaire, gérer l'ouverture de la terrasse avec la mairie, passer la commande, recruter des gens, les gérer au quotidien. Et voilà, je trouve que c'est une logique de projection, tu vois, sur l'après-demain, sur les tendances intéressantes. Je ne sais pas si c'est ce que tu voulais, mais ça sera à ma recommandation.
- Speaker #1
Non, hyper intéressant. Écoute, on arrive à la fin de cet épisode. Avant que je fasse la conclusion, est-ce que je peux te laisser aussi un peu le mot de la fin ? Est-ce que tu as une dernière punchline, une dernière info ou quelque chose à nous partager ? Puis après, je clôture cet épisode.
- Speaker #0
Gardons un bon sens paysan et que la réalité aujourd'hui, et remettons l'église en tout cas au centre du village, aujourd'hui, le business, il est fait... en point de vente physique, avec des collaborateurs. On peut les équiper avec autant d'IA qu'on veut. L'agent de tic-commerce n'est pas pour demain ni après-demain. Donc en tout cas, concentrons-nous sur ce qui fait nos forces aujourd'hui et je pense réfléchissons aussi aux impacts sociétaux derrière et au rôle derrière demain d'une marque et d'une enseigne vis-à-vis de la société face à la mutation fondamentale qu'on va vivre à horizon de 10 ans. C'est un champ que les entreprises peuvent préempter.
- Speaker #1
soit au global national si elles sont immenses mais en tout cas vis-à-vis de leurs collaborateurs aujourd'hui je vais être très honnête je m'étais noté trois choses par rapport à ce que je retiens de notre échange c'est-à-dire la Gêne Alpha l'IA dans les process mais attention à avoir des équipes expertes et surtout un magasin complice en tout cas un magasin cohérent par rapport à sa clientèle mais je vais être très honnête je pense que ta conclusion est nettement plus plus puissante que la mienne donc je vais rester sur ta conclusion si c'est ok Merci. Voilà pour finir l'épisode.
- Speaker #0
C'est cadeau.
- Speaker #1
Écoute, Mathieu, merci beaucoup. Je repartagerai tous les liens, en tout cas, des épisodes qui peuvent aller avec celui-ci. En tout cas, tous les exemples que tu as pu nous citer. Et puis, bien évidemment, les liens avec Synapse que vous pouvez découvrir. Voilà. Mathieu, merci beaucoup. C'était hyper intéressant. C'était une limite trop courte. Je te remercie en tout cas.
- Speaker #0
On se donne rendez-vous l'année prochaine. Et puis, on fera un update.
- Speaker #1
Allez, vendu.
- Speaker #0
Ça marche. En tout cas, merci Adrien pour l'invite. C'était top. Top,
- Speaker #1
merci.
- Speaker #0
A plus, ciao.
- Speaker #1
Je vous dis encore merci pour votre écoute et surtout à très bientôt pour un nouveau rendez-vous pour toutes ces bonnes raisons. D'ici là, prenez soin de vous, prenez soin de vos linéaires et continuez à nourrir votre passion. Et je vous fais un petit rappel, chaque épisode sort un jeudi sur deux. Alors n'oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes.