- Speaker #0
Bienvenue dans, pour toutes ces bonnes raisons, le podcast qui explore le merchandising avec expertise. Vous vous êtes déjà demandé comment le merchandising peut devenir un véritable levier de performance pour votre marque, vos produits, votre point de vente ? Ici, je vous propose de répondre à toutes ces questions à travers un espace de partage et d'apprentissage où mon expertise et celle de mes invités viennent enrichir votre pratique quotidienne. Je suis Adrien Bernard, ancien directeur merchandising et fondateur d'A.B. Merchandising. ensemble nous allons décrypter les tendances stratégie et les outils qui permettent de créer des linéaires performant et des expériences clients réussie et n'oubliez pas abonnez vous pour ne manquer aucun épisode et surtout retrouvons nous sur linkedin et instagram pour continuer ces discussions et donc aujourd'hui nous allons nous attarder sur l'univers du visuel merchandising avec anna bastide anna elle est experte et surtout passionnée et Elle accompagne les enseignes dans la création d'espaces de vente impactants. Aujourd'hui, nous allons surtout nous arrêter sur comment capter l'attention des clients en quelques secondes, comment créer une expérience visuelle cohérente et impactante, et surtout, comment le visual merch vient alimenter, il vient en tout cas nourrir le storytelling des produits, des marques qu'on retrouve en point de vente. Et puis, Anna viendrait également nous partager ses meilleures pratiques, ses conseils terrain, et les clés de succès pour transformer un espace de vente. en un véritable levier de performance. Alors je vous souhaite de découvrir nos échanges et surtout de passer un excellent moment. A très bientôt. Anna, bonjour et bienvenue sur ce nouvel épisode de Pour toutes ces bonnes raisons. Je suis ravi de t'accueillir dans mon émission. Bonjour Adrien, je suis hyper contente aussi déjà de te rencontrer, on s'est déjà rencontré il n'y a pas très longtemps et je suis ravie aussi de participer à cet épisode aujourd'hui.
- Speaker #1
Et bien de même, en plus, c'est une première pour moi puisque c'est la première fois où j'enregistre un épisode en physique, en live, donc voilà, on va tester le modèle ensemble, mais voilà, en tout cas pour ceux qui nous écoutent, sachez que Anna est face à moi avec un petit mug. de chat rose sur lequel il manque une oreille.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Je mettrai la photo sur Instagram. De manière plus sérieuse, c'est extrêmement intéressant en tout cas de faire cette thématique aujourd'hui avec toi et de parler Visual Merch. Pour remettre aussi dans le contexte une vraie évolution, il y a de plus en plus d'appétence en tout cas sur les enseignes du retail autour du Visual Merch. Et surtout, ça correspond aux attentes des auditeurs parce que j'ai eu beaucoup de demandes sur... plus d'épisodes visuel-merche et plus d'épisodes opérationnels en lien avec le visuel-merche, donc tous les sujets qu'on va traiter ensemble aujourd'hui.
- Speaker #0
Ça marche, très bien.
- Speaker #1
Mais avant qu'on rentre dans le dur, est-ce que tu peux te représenter, nous dire ton parcours, ton expérience de vie dans le visuel-merche ?
- Speaker #0
Moi j'ai fait mes études à Bordeaux il y a quelques décennies maintenant. J'ai passé un diplôme de ce qu'on appelait à l'époque décoratrice et talagiste. donc c'était tout ce qui est décors de magasins et notamment scénographie vitrine et j'avais fait une troisième année en spécialisation merch et architecture commerciale je suis partie un petit peu à l'étranger pour des raisons perso notamment pour parler un petit peu mieux anglais puisque mon niveau d'anglais était franchement nul et je suis revenue en France et j'ai commencé ma carrière en tant que visuelle mère chez un grand groupe d'ameublement suédois que nous connaissons tous très bien, Ikea. Donc voilà, j'ai fait 15 ans de visuelle mère chez eux. Sur les 4 dernières années, j'ai fait du management d'équipe de visuelle mère. Et du coup, j'ai appris et grandi beaucoup au sein de cette entreprise qui a un concept quand même qui est... qui est très... Bon, il a fait ses preuves, quoi. Il est rodé, il fonctionne bien. Il y a beaucoup d'autres enseignes qui s'en inspirent. Donc, voilà. Et ça a été surtout une très bonne école en termes de merch pour la partie, est-ce que je connais mon client ? Qu'est-ce qu'il cherche ? Qu'est-ce que je lui propose ? Et comment je mets en avant des produits ? Et tout ça à des prix tout à fait raisonnables et accessibles.
- Speaker #1
Ok, super. Et aujourd'hui, tu fais quoi ?
- Speaker #0
Et aujourd'hui, alors effectivement, j'ai un peu changé de vie sur certains points de vue, notamment ça. salariat, parce qu'aujourd'hui je ne suis plus salariée de cette entreprise, et je suis donc à mon compte sur la région de Bordeaux, et je propose des services d'architecture d'intérieur, commercial et merchandising, et je m'adresse plutôt à des... plus petite structure. L'idée, c'était de mettre à profit mon expérience de la grande distribution pour des plus petites boutiques parce qu'eux aussi, ils y ont droit et eux aussi, ils ont besoin de ce genre de regard pour leur boutique.
- Speaker #1
J'ai envie de te poser une question. Alors, c'est la question un peu signature du podcast, mais c'était quoi ta dernière expérience sympa au magasin ou expérience un peu mémorable que tu as vécue en faisant tes courses ?
- Speaker #0
Ah, en faisant mes courses ?
- Speaker #1
Ou ton shopping.
- Speaker #0
Ah oui, parce que... D'accord, OK. Alors, là, je pense que tu comprends parce que moi je l'avais préparé paris pour le côté pro alors en faisant mes courses à temps qu'est ce que j'ai vécu comme expérience que j'ai vécu si je suis allé quand je suis allé au salon maison et objets en septembre 2024 j'en ai profité pour aller voir deux trois boutiques sur mon séjour à paris et force est de constater que j'ai moi j'adore le bon marché je trouve que c'est un magasin qui représente beaucoup paris d'une part mais aussi tout tout ce qui est en termes de qualité de de merchandising, de mise en avant, etc. Je trouve que c'est un peu le magasin français par excellence. Les galeries Lafayette vont beaucoup s'adresser aux étrangers, alors que Paris est vraiment ciblée pour la clientèle française et parisienne. Et du coup, c'est toujours pareil. Le bon marché, ils sont toujours au top du merch. Ils ont toutes les marques connues, mais toutes les marques... En fait, ce que je trouve super intéressant du bon marché, c'est qu'ils ont un aménagement interne qu'ils adaptent à chaque marque. Ce n'est pas chaque marque qui arrive avec son aménagement. Et du coup, ça fait que visuellement, c'est des choses très homogènes dans le magasin. Enfin, on n'est pas sur un truc très, je ne sais pas, rouge pour Chanel et très bleu pour une autre marque. Donc, ils ont cette espèce d'homogénéité. Et puis, le bon marché, ils ont quand même cette faculté de toujours travailler, de faire des collaborations avec soit des artistes, etc. Alors, manque de bol. Là, quand j'y suis allée, c'était un entre-deux. Mais je sais qu'ils ont fait des collaborations avec Philippe Catherine, avec Daniel Buren, des choses comme ça. En fait, au marché, l'expérience qu'ils créent, c'est que faire ces courses, ça devient même un moment culturel. Ce n'est pas juste on fait ces courses. Donc, il y a vraiment une approche…
- Speaker #1
Expérentielle la plus forte. Oui,
- Speaker #0
complètement.
- Speaker #1
OK. Super, en tout cas pour cet épisode, on va le diviser en trois parties. On va revenir un peu sur le visuel de marche, mais en général, revenir sur des notions clés, techniques, etc. Une seconde partie un peu plus sur... la performance alors pas forcément que sur du chiffre mais voilà que tu nous dis style sont comme son efficacité et comment on s'anime en tout cas sur un visuel marche efficace et puis une dernière voire peut-être plus revenir sur certains exemples pour revenir en tout cas sur des choses de manière un peu plus précise voilà donc première question que j'ai envie de te poser c'est voilà moi aujourd'hui j'ai un magasin si je veux optimiser un peu l'aménagement d'un point de visuel de mon point de vente comment je dois faire, quels sont en tout cas les éléments clés sur lesquels je dois faire attention.
- Speaker #0
Alors il y a quand même, je vais pas m'attarder sur ça parce que c'est pas la partie la plus fun du Visual Merge, mais il y a quand même une notion de RP, c'est à dire c'est un établissement qui reçoit duplique donc il y a d'abord des réglementations. Quand on a un espace, même si c'est pas sur sa sur quoi on veut s'attarder, il faut quand même se poser des questions de sécurité, d'aller de sécurité, etc. Donc en fait, tout ce travail-là d'accessibilité va quand même structurer un magasin. Ça, c'est une première chose. Je ne vais pas aller plus loin. moins sur ça parce qu'en fait ça va dépendre de la typologie du magasin, la taille, etc. Mais mine de rien, on ne peut pas faire du visual merch sans se poser toutes ces questions-là parce que ça aussi, ça va avoir une incidence sur la qualité de l'expérience du client. Une allée trop petite, en dehors du fait que c'est une allée qui va respecter une certaine dimension pour qu'elle soit sécurité, elle va être aussi pas très agréable si elle est trop petite pour le client, pour les clients qui se croisent, etc. Donc ça, on va dire que c'est la partie pas très fun, mais qu'il faut quand même aborder et qui est une réalité en fait quand on refait un... magasin. Et ensuite la question qu'il faut se poser qui est quand même essentielle c'est qu'est-ce qu'on vend et à qui ? Parce que clairement on va pas vendre un canapé comme on va vendre un coussin, ça prend pas la même place, on ne présente pas de la même façon et en fonction des critères d'achat et des comportements d'achat du client on va pas les présenter de la même façon. Un canapé c'est plus grand donc ça prend plus de place au sol mais un coussin, le client va pas avoir les mêmes critères de sélection donc ça va être plus sur la couleur etc. et c'est des plus petits produits. Merci. Donc déjà, si on se pose vraiment ces questions-là, ça va nous donner des pistes d'agencement pour la boutique. Un coussin, peut-être qu'il faudra une gondole, un canapé, ça va être posé sur le sol. C'est du pragmatisme, mais c'est factuel. Et ensuite, quand on aura bien compris tout ça, on va choisir le bon aménagement, les bons supports pour présenter les produits. On va travailler sur un parcours client, parce que même si c'est une petite boutique, on fait rentrer un client à un endroit en particulier, et il ressort au même endroit, mais il faut lui faire faire un parcours pour être sûr qu'on ne va pas rater certains produits, certaines choses. Et ensuite, c'est des choses basiques, donc l'aménagement, le parcours client, et après il faut que la classification des produits soit simple, que ce soit clair, que le magasin soit propre. Encore une fois, c'est des basiques, mais je pense qu'on a tous vécu des expériences où ce n'était pas forcément le cas. Et ça a une vraie incidence sur la perception qu'on a d'une boutique. Et bien sûr, le must du must, c'est qu'après, il faut que ça soit inspirant.
- Speaker #1
En tout cas, quand je t'écoute, je trouve ça intéressant. C'est que c'est extrêmement croisé entre je connais mon client. je fais du merche, je fais du visuel merche et aussi je mesure le résultat entre mes lèvres,
- Speaker #0
c'est le mot que je cherchais ça peut pas être l'un sans l'autre on peut pas mettre en avant des produits si on sait pas ce qu'on veut dire sur ce produit et sur ce que les gens vont chercher à savoir sur ce produit là, c'est intrinsèquement lié en fait.
- Speaker #1
Je reviens sur un épisode, un des tout premiers épisodes du podcast avec la start-up Libu qui fait de l'éclairage cirque qui à un moment donné aussi potentiellement va toucher le retail. Donc là, tu vois, c'était un peu des innovations. Toi, avec ton expertise de visuel merge, tu vois des tendances, tu vois des choses qui émergent, tu vois de la nouveauté. Voilà.
- Speaker #0
En termes de tendance merch, etc.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de... En vrai, de vrai, il se passe énormément de choses. Et ça va dépendre des marques. Mais je vois effectivement... Alors, je parlais tout à l'heure... tout à l'heure de garder la faillite bon marché etc c'est des choses qu'on voit déjà mais je tiens quand même à le préciser parce que c'est des vraies tendances c'est que on est vraiment sur un travail d'expérience client aujourd'hui en tout cas expérience d'achat aujourd'hui on sait tous et on le sait tous parce qu'on le fait même nous mêmes on a des comportements comportements d'achat qui ont beaucoup évolué depuis quelques années il ya des fois on se déplace même plus en magasin on achète beaucoup de choses sur internet donc déjà Il faut donner une vraie raison aux gens de venir en magasin, déjà. Et donc, du coup, s'il vient en magasin, c'est qu'on va lui proposer autre chose qu'il n'aura vue sur le site internet. Donc, qu'est-ce qu'on va lui faire vivre en magasin ? pour qu'ils se disent, tiens, j'aimerais bien m'acheter quelque chose pour cette marque-là, mais j'ai envie d'y aller directement, parce qu'à chaque fois que je y vais, il y a un truc qui se passe, c'est sympa, ou le contact avec les vendeurs sont sympas, etc. Donc déjà, cette première chose-là. Donc l'expérience d'achat est quelque chose de vraiment... fondamentale et je repense au galerie Lafayette qui a fait pendant un moment pas mal de choses avec sa coupole, il y avait beaucoup d'interactions avec la coupole, ils avaient mis un espèce de filet juste au-dessous où on pouvait y aller et se retrouver dans le vide mais on pouvait admirer la coupole. de beaucoup plus près que d'habitude. C'est des choses qui paraissent... C'était avant Covid, mais ça paraît insignifiant, mais en fait, non, c'est la couple des guerrières faites, c'est un emblème des guerrières faites, donc c'était quand même génial de voir ça d'un peu plus près. Je parlais encore du bon marché, avec les collaborations comme Philippe Catherine, Buren, on peut retrouver des objets d'art, de culture qu'on ne voit pas, ou qu'on ne voit pas d'habitude, en tout cas dans le commerce. Des choses qu'on voit, là ce n'est pas nouveau, mais à force de constater que c'est une tendance qui dure toujours et qui continue, c'est que beaucoup de marques font des collaborations avec des designers. Je pense notamment à Monoprix, qui a fait pas mal de collaborations dernièrement avec des designers. Ikea aussi, H&M aussi, avec Paco Rabanne, etc. Bon, il ne faut pas se leurrer, ça impacte, ça permet de montrer qu'il se passe toujours quelque chose de nouveau dans leurs enseignes. Ça permet aussi de proposer des marques dites plutôt de luxe, mais à des prix abordables. Donc ça, c'est des tendances qui sont là depuis longtemps, mais qui durent. Donc ça veut dire que ça porte ses fruits. D'autres tendances aussi, tout ce qui est lié aux outils digitaux. On a beaucoup de choses. La coste sur les Champs-Elysées, je n'y suis pas allée, mais j'aimerais bien y aller. Je sais qu'ils ont créé pas mal d'outils d'interaction avec les clients. Je sais qu'ils ont créé un tunnel. Alors, il n'y a pas trop d'informations dessus parce que je pense que l'idée, c'est que les gens aillent voir. Mais dans lequel on rentre, il y a beaucoup de... Donc, c'est immersif. Visiblement, il y a une certaine interaction. Je sais aussi qu'on peut personnaliser ces produits. Donc ça, ça... Ça fait partie des tendances fortes du merch, c'est comment personnaliser les produits qu'ils vendent.
- Speaker #1
Et toi, d'un point de vue scénographie, tu vois plus de végétalisation, plus de choses là-dessus, ou finalement, c'est plutôt la marque first ou le commerce first, et on y met plutôt de la petite décoration, j'ai envie de dire, avec du végétal ?
- Speaker #0
Je ne dirais pas que je vois plus de végétales, mais en tout cas les messes. que les enseignes veulent montrer sont plus écologiques ça c'est sûr donc ça va être plutôt peut-être les matériaux dans lesquels ils vont produire leurs produits qui va effectivement être différent et après effet je vois aussi quand même certaines choses je sais que maintenant il ya des productions de mannequins qui sont faites en matière écologique quand je sais pas lesquels exactement mais je sais que on n'est plus sur de la fibre de verre des choses comme ça. ça mais des choses plus écologiques et je sais aussi qu'aujourd'hui certaines marques font des des dispositions de maquin mannequin pardon beaucoup plus social c'est à dire qu'ils vont ils vont ils vont acheter des mannequins qui qui ont qui sont en train de discuter entre eux des choses comme ça il ya une espèce de factualisation un peu de d'accord ouais pas juste c'est pas juste un truc tout droit un vêtement tout le monde fait pas ça mais je sais que c'est des choses que les certaines marques montrent. Mouah ! Après, végétalisation pure et dure, non. Mais je pense que certaines marques font très attention maintenant aux matériaux qu'elles utilisent pour coller à leur identité
- Speaker #1
RSE. Ok. J'aimerais du coup profiter que tu sois face à moi pour qu'on parle un peu analyse, efficacité, enfin voilà. Si, et c'est le cas, il y a des visuels-merches ou des jeunes visuels-merches qui nous écoutent, Quel est le conseil que tu leur donnerais pour analyser ? la pertinence et l'efficacité de leur vitrine ou d'une scénographie ? Est-ce qu'il y a des outils particuliers ? Quel message tu pourrais leur distiller ?
- Speaker #0
De toute façon, quand on travaille une vitrine ou un merch dans un magasin, on n'est pas soi-même commercial, on n'est pas soi-même vendeur. Donc en général, on a contact avec la personne du commerce qui, elle, va avoir des envies, des besoins spécifiques qui fait qu'elle aura besoin de notre expertise. Donc pour moi, le travail hyper intéressant et important à faire, c'est de travailler en forte collaboration avec les équipes de vente parce que c'est eux qui savent ce qui marche, ce qui ne marche pas. C'est eux qui connaissent leurs objectifs. Donc déjà ça. Et en général, c'est la vente qui, eux, ont les outils pour dire, ce produit-là, on s'attendait à ce qu'il se vende beaucoup, mais il ne se vend pas. On a refait notre boutique. En fait, on se rend compte que cette zone-là, en fait, personne n'y va, etc. Donc en fait, du coup, les produits qu'on voulait vendre, ils ne se vendent pas du tout. Donc pour moi, il y a vraiment ce travail de collaboration à avoir. Et après, de façon plus pragmatique, des retours chiffrés d'une implantation, c'est très simple. Quand vous mettez en vitrine un produit, produit. Si derrière le vendeur ou le gérant vous dit en fait j'en avais 10, j'ai tout vendu. ça veut dire que clairement votre vitrine elle a fonctionné en fait c'est le les chiffres sans être pro chiffres parle très facilement d'un merchandising réussi ou pas donc donc les chiffres l'expérience vendeur quand un quand une zone ou une boutique ne marche pas les flux clients sont hyper importants alors on peut faire ça de façon à l'ancienne c'est à dire une feuille un papier on a On imprime un plan et puis pendant une journée ou deux, on va discrètement surveiller ou en tout cas suivre un client pour savoir ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas. Et en fait, après, on entrecroise un peu les similitudes. Si on se rend compte qu'il y a une zone qui est toujours froide, pourquoi les gens n'y vont pas ? peut-être parce que c'est au fond du magasin ou parce que c'est trop étroit parce que des fois ça peut être des choses aussi bêtes que ça si vous mettez un produit et que c'est dans un endroit où on a l'impression que c'est un peu un gouffre instinctivement on n'y va peut-être pas forcément donc ça peut être ce genre de choses je sais qu'aux Etats-Unis ils utilisent aussi tout ce qui est carrément, bien sûr avec l'aval de l'entreprise, mais mettre des caméras pour justement visualiser, voir ce qui se passe euh... Voilà et des fois ça peut être des choses bêtes comme finalement les gens ne restent pas dans un réunion parce qu'en fait le produit qu'ils cherchent, celui qui se vend le plus, il faut se baisser pour le prendre mais que là elle est trop petite donc dès qu'on se baisse et qu'il y a un client qui passe derrière, les gens sont gênés donc du coup ils se relèvent et ils repartent. Alors c'est bête mais... Mais c'est pour ça que je parle vraiment du comportement client et d'achat et comportement tout court. Parce que ça, ça va vraiment avoir une incidence sur l'efficacité d'un merch et d'une boutique.
- Speaker #1
Tu me parles beaucoup du comportement client. Quand on avait préparé cette émission, tu m'as... m'a beaucoup parlé d'un livre. C'est très bien. Tu veux prendre une minute ou deux pour nous le rappeler ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'ai compris qu'il t'avait marqué.
- Speaker #0
Oui, il m'a marqué parce qu'il est très factuel et puis en fait, le merchandising, c'est que du bon sens et de l'analyse. Et en fait, ce bouquin s'appelle La science du shopping. L'auteur, si je me rappelle bien, s'appelle Paco On Under Hill, si je ne me trompe pas, peut-être à vérifier ou peut-être que tu pourras rajouter ça en lien.
- Speaker #1
Peut-être qu'on arrivera à trouver un code promo pour ça.
- Speaker #0
Donc, la science du shopping, c'est un bouquin que j'ai depuis 20 ans, mais qui est toujours actuel. Et en fait, cet homme a donc créé une entreprise où il analyse justement tous ses comportements clients. Et en fait, c'est hyper intéressant parce qu'il parle de ses flux qu'il va analyser, de ses caméras qu'il va analyser. ils vont parler aussi de... De la perception que peuvent avoir aussi des gérants sur leur entreprise et qu'il peut justement y avoir un décalage entre la perception de ce qu'ils imaginent de leur entreprise et de la réalité du terrain. Et en fait, c'est pour ça qu'il appelle la science du shopping, c'est qu'en fait, c'est très pragmatique. c'est A plus B égale C. Et il donne beaucoup d'exemples de bonnes pratiques. Comment... Là, j'ai un exemple qui... qu'il met en tête, il dit que souvent à l'entrée d'un magasin, les gens quand ils rentrent dans un magasin, l'entrée d'un magasin c'est une zone où les gens passent très rapidement Et quand on est sur des petites boutiques ou même sur des grandes boutiques, finalement, en fait, le format n'importe peu, c'est qu'en fait, si vous aviez décidé de vendre des produits à cet endroit-là, ce n'est pas toujours un bon calcul. Parce que justement, quand vous rentrez dans un magasin, vous n'arrêtez pas dès le départ. Vous rentrez d'abord. Donc souvent, cette zone-là, commercialement parlant, c'est une zone assez morte. Par contre, il explique qu'on peut quand même la travailler pour peut-être mettre un seul différent à cet endroit-là pour montrer aux gens qui rentrent. dans le seuil d'une boutique. L'éclairage peut être différent. Vous pouvez aussi faire en sorte que le client s'arrête un peu. Bon, il y a énormément de détails. Ce n'est pas, alors en toute objectivité, ce n'est pas un bouquin sur lequel vous allez dormir le soir en faisant dormir dessus le soir. Mais il y a plusieurs chapitres. Vous pouvez en lire un de temps en temps. Mais il est bourré de bonnes astuces et de réflexions très factuelles et très pragmatiques qui sont toujours valables 20 ans après.
- Speaker #1
à comme quoi C'est que du bon sens. J'aime bien ce terme. Le merch, c'est du bon sens commerçant et du bon sens client.
- Speaker #0
Oui, tout est. Est-ce que tu l'as lu,
- Speaker #1
d'ailleurs ? Est-ce que tu l'as acheté ? Je l'ai dévoré. Non, honnêtement, je ne l'ai pas lu. Je m'étais engagé à le lire quand on s'était vu pour préparer l'épisode. Et tu sais quoi ? Je n'ai absolument pas tenu mes engagements. Donc là, maintenant que c'est enregistré, je crois que je vais être obligé de le lire. De le lire. Pour revenir un peu sur le Visual Merch et les clés pour bien l'utiliser au quotidien, voir sa stratégie Visual Merch, tu en penses quoi, toi, tout ce qui est digital pour le Visual Merch ? Je vois ça. plutôt comme des super outils des outils d'appui ? Est-ce que ça, selon toi, ça vient à vraiment apporter quelque chose pour le visuel merch ?
- Speaker #0
Honnêtement, moi, j'étais un peu sceptique sur ça, parce que je trouve qu'il se passe déjà beaucoup de choses dans un magasin, mais le digital, pour moi, il est hyper intéressant, hyper important, si c'est une plus-value par rapport à la typologie du commerce. Si c'est juste pour que ça soit un gadget, je ne vois pas l'intérêt. Par contre, si ça peut permettre aux clients d'en savoir plus sur les produits, sur la marque, de peut-être pouvoir... se renseigner plus sur la marque, où qu'on soit, etc. Si en magasin, ça permet de faciliter les choses, de fluidifier, je ne sais pas, j'ai une bêtise, on veut poser une question, le vendeur n'est pas disponible, on a des écrans à disposition. En fait, si cet outil-là facilite l'achat et facilite et améliore l'expérience client, c'est une bonne chose.
- Speaker #1
Ça me fait vraiment penser à l'épisode que j'ai fait avec Maxence Dissler qui a ouvert Place des Patronnes à Lille, qui a fait un magasin figital et qui a du coup dans son magasin, mis des écrans parce qu'il a des marques DNVB et donc c'est des écrans qui expliquent et qui donnent du sens et de la valeur à l'offre parce que d'ailleurs on connait l'histoire de, je sais qu'il prenait toujours l'exemple de Grain de Sale et on avait toute l'histoire derrière, la genèse du projet, etc. Donc, ça apportait vraiment de la plus-value. Du storytelling. Exactement. Et c'est ce qu'il disait, c'était la force du storytelling. C'est exactement ça.
- Speaker #0
Et je ne peux que confirmer ce qu'il t'a dit. Le storytelling, en plus, on joue sur l'émotionnel. Donc, on va plus facilement retenir une histoire qu'un produit. À partir du moment où ça va toucher l'émotionnel, on va plus s'en rappeler. Mais effectivement, le digital, pour moi, c'est... c'est une bonne chose et puis il faut pas ça fait partie des nouvelles technologies il faut pas absolument le faire mais si par contre c'est vraiment une plus-value il faut pas hésiter à le faire il y a des marques, bon c'est plutôt des marques connues mais qui s'en servent et qui ont fait des super trucs je sais que Nike aux Etats-Unis ils ont carrément un scan qui scanne ton pied pour te dire exactement quel modèle de chaussure serait parfait pour toi j'ai appris en faisant mes recherches que Sephora ou Champs-Elysées ils ont une espèce de de table connectée qui permet de dire aux clients qui viennent en magasin, regardez ça, c'est les produits qui sont hyper tendance en ce moment. Et vous ne savez pas quoi ? Nous, on les a en magasin, donc venez les tester. Et je sais que chez Sephora, on peut même fabriquer son propre parfum ou en rentrant ses fragrances préférées, vanille, je ne sais pas quoi, etc. Le logiciel va conseiller des parfums qui vont répondre à ce genre de demande. Pour moi, c'est là où il y a une pleuvagne digitale. Je sais que... Audit, pas Audit, n'importe quoi, comment elle s'appelle ? Audi, pardon. Audi, les voitures, je ne sais qu'à Berlin, ils ont un magasin. Et à l'entrée du magasin, ils ont quatre écrans. Et les gens peuvent choisir le modèle, leur couleur, leur jante, etc. Et quand ils montent à l'étage, ils ont une projection 3D. réalité virtuelle je pense, du modèle qu'ils viennent de créer en fait. Là pour moi c'est de la plus-value de fou.
- Speaker #1
Alors tu parles voiture, je ne suis pas un grand fan de voiture, mais par contre je suis un grand fan de Noroto. Allo ? Ouais. J'ai toujours adoré le merch chez Neuroto et je ne sais pas, c'est une enseigne que j'adore suivre. Tu n'as jamais fait attention,
- Speaker #0
donc je regarderai maintenant.
- Speaker #1
Sur Bordeaux, je ne sais pas s'ils ont ce concept et comme je vais souvent à Lille, du côté de Fashtumining, ils ont le magasin sur lequel j'ai l'occasion de passer. Ils ont un truc que je trouve génial qui est du digital, mais que j'ai trouvé tellement... Sans tomber dans un super truc ultra expérentiel, mais c'est juste, t'es à l'accueil dans le magasin, tu as un écran géant où tu vois l'atelier et tu vois ta voiture en train d'être réparée. Et tu vois, du coup, tu vois les mecs qui passent à côté avec les outils. C'est du digital, mais ça me semblait tellement... Ils ont réussi, je trouve, à décloisonner l'atelier et le magasin physique. Et en plus, ça t'apporte une expérience top parce que... tu es là en train d'attendre et tu vérifies. Tu vois ta voiture, tu vérifies s'il n'y a pas une petite pièce ou une petite vis qui est tombée à côté. C'est très simple, très basique. Je trouve ça tellement efficace que j'avais envie de les citer.
- Speaker #0
C'est marrant parce que quand tu me parles de ça, ça me fait penser à d'autres expériences du même type. Je pense notamment aux restaurants qui ont une verrière souvent certains restaurants de leur cuisine. Du coup, on voit les gens cuisiner. En fait, ça nous fascine. de voir parce qu'on ne sait pas forcément des métiers qu'on connaît ou soit on connaît et on a envie de voir comment ils font soit on ne connaît pas et du coup on est curieux de voir comment ça se passe et je sais aussi que certaines enseignes de je crois que c'est atoll ils ont la partie atelier où je crois ils font des modifs sur les lunettes, etc. Je sais qu'il y a certains magasins, maintenant, ils veulent que ça soit au milieu du magasin et que ça soit visible par les gens, le côté expertise, regarder comment on fait. Donc je trouve que c'est assez... Ouais, en fait, ouais, et puis c'est un côté un peu... C'est pas une série de Netflix, mais on est assis et on regarde, donc il y a un côté un peu observation qui correspond bien à notre société actuelle, en plus.
- Speaker #1
Tu... Alors, le fait, du coup, de... de passer en magasin, d'accompagner des marques, des boutiques, c'est quoi les erreurs fréquentes ? C'est quoi à chaque fois systématiquement ce que tu peux, pas reprocher, mais ce que tu peux pointer en termes de mauvaises pratiques ?
- Speaker #0
Je trouve que globalement, alors je vais revenir deux ondes sur le « est-ce qu'on sait ce qu'on vend et à qui ? » parce que souvent je trouve que c'est la problématique, souvent c'est pas toujours pertinent. Je trouve que c'est en termes de circuit. circulation et de parcours clients souvent c'est c'est pas optimal mais là encore une fois c'est lié au comportement c'est à dire qu'on se demande pas comment le client va circuler dans une boutique donc je trouve qu'en termes d'agencement pur de gondoles etc sont rentrés dans le détail du maire Ausha souvent cette problématique de parcours client, de ce que moi j'appelle d'overview, c'est-à-dire on rentre dans un endroit et en fait on ne voit rien, c'est caché, c'est bloqué, etc. Alors que quand on arrive dans un espace, c'est quand même bien d'avoir une vue d'ensemble. On aime tous arriver dans un endroit et avoir une vue d'ensemble. Ça dégage. Donc ça, c'est plutôt des erreurs que je vois. Et puis, des choses assez... Alors je ne vais pas parler des grandes enseignes, parce que les grandes enseignes, elles ont souvent leur département maire, qui se... s'occupe de ça, mais je pars plus sur des petites structures et des petites boutiques, plutôt des choses, des commerces indépendants. C'est l'importance de la vitrine, en fait. Je suis très surprise de voir, alors oui, ça demande du temps, c'est récurrent, etc. Mais une vitrine, c'est un outil commercial. Quand vous avez quelqu'un qui passe tous les jours devant votre boutique, ou même pas tous les jours, on va... ça va être même plus simple que ça. Votre vitrine, elle est là pour montrer la saisonnalité, montrer vos produits, votre expertise, et elle est là pour dynamiser votre commerce. Si votre vitrine, c'est... parce que je le vois des fois à un dépotoir, ou si c'est la même depuis six mois, c'est raté. Une vitrine, il faut vraiment que ça bouge, il faut la dynamiser. Pour moi, une vitrine physique de magasin, c'est comme votre Instagram. Instagram, quand on s'y penche un peu, on nous dit qu'il faut poster. souvent, etc. Mais une vitrine, c'est pareil. Plus vous montrez de choses, alors l'idée, c'est pas de changer toutes les deux jours de vitrine, mais il faut vraiment que vous en serviez pour mettre en avant vos produits.
- Speaker #1
C'est une question, une vitrine, c'est quoi sa durée de vie ? Toi, tu préconises quoi en renouvellement ?
- Speaker #0
Je pense qu'il faut être entre un mois et un mois et demi. Après, ça ne veut pas dire que c'est un changement radical à chaque fois. Vous pouvez juste changer le produit, la dispo, un fond de couleur, etc. Mais un mois, un mois et demi, c'est pas mal. Déjà parce que de toute façon, objectivement, pour le coup, là où je rejoins les petits commerçants, ou en tout cas les petites structures, c'est que ça prend beaucoup de temps. Donc il faut quand même, votre coeur de métier, c'est de vendre vos produits, donc de vous occuper de vos clients. Donc il ne faut pas non plus que ça soit chronophage à ce point-là. Et puis parce qu'après, je pense que il faut aussi, si vous changez trop souvent, les gens ne vont pas se rappeler. Donc il faut quand même que ça reste un certain moment pour marquer les esprits, mais pas trop longtemps, pour pas que les gens se disent, ça fait trois mois que je passe devant, ça fait trois mois, moi je vois la même chose donc j'ai pas envie de rentrer parce que parce que je sais que c'est toujours la même chose.
- Speaker #1
Et comment tu fais ? Parce que je me remets en posture de, j'ai une petite boutique, je suis un commerçant local. Comment, en tout cas, tu t'adaptes et comment tu es agile par rapport aux différentes saisons qui changent ou à des adaptations locales parce qu'il y a un événement particulier ? Comment tu t'ajustes au quotidien là-dessus ?
- Speaker #0
Alors, dans l'idéal, ce qu'il faut dire... Encore une fois, je vais parler des réseaux sociaux. Quand vous avez un site Instagram, vous travaillez sur ce qu'on appelle une ligne éditoriale. Vous travaillez sur une période déterminée pour savoir ce que vous allez faire, etc. Une vitrine, c'est pareil. Ça va même au-delà de la vitrine. C'est votre merchandising global. C'est ce travail-là qu'il faut faire. Il faut travailler sur ce que j'appelle un calendrier commercial. Il faut se pencher. Ça demande un peu de temps, mais ça fait gagner beaucoup de temps après Sur le long de l'année, il faut sur une année positionner quels sont les moments clés de son activité par rapport à ce qu'on vend. Et du coup, imaginons, je ne sais pas, moi je dis une bêtise, je vais prendre un exemple classique, je vous vends des vêtements. Bon, on est d'accord qu'on ne va pas vendre le même style de vêtements en hiver qu'en été. Bon, là je caricature un peu. Mais du coup, l'idée c'est de, sur une année, voir quels sont les moments. stratégique où effectivement je vais pouvoir changer ma vitrine changer mon maire alors quand je dis changer mon maire ça veut dire que potentiellement je vais placer je vais changer de place mes produits dans le magasin pour m'assurer que sur les endroits stratégiques et chauds de mon magasin je vais présenter les produits je veux veux vendre à ce moment en particulier et du coup je vais regarder je dis une bêtise bon je vends des vêtements bon ben septembre spécial rentrée donc qu'est ce que je monte spécialement pour la rentrée ensuite pour noël ensuite pour les fêtes de fin d'année ensuite pour la saint-malentin ensuite pour le printemps qui arrive l'été etc etc Et du coup, on va travailler sur ce calendrier commercial là. Dans l'idéal, ce serait même de choisir déjà quels sont les produits qu'on veut présenter à ce moment-là. Prévoir même un plan B, un plan A, B, C. Parce que moi, ce que j'espère, c'est que quand vous installez une vitrine et que vous mettez un produit que vous avez envie de mettre et qu'il se vende super bien, mais du coup, vous ne pouvez plus le laisser en vitrine. Parce que si vous le laissez en vitrine et que vous n'en avez plus et que les gens rentrent, vous les frustrez. Donc, ça veut dire qu'il faut déjà penser aussi au plan A, au plan B, au plan C. Avoir aussi cette... être malléable sur ça. Donc, pour résumer, attend, calendrier commercial.
- Speaker #1
Je me dis calendrier commercial.
- Speaker #0
Merchandising, donc, ça veut dire aussi travail de scénographie à l'intérieur et à l'extérieur avec les vitrines. Et ça va avec tout ce qui est affichage, communication. etc etc mais c'est déjà pas mal puisque tout ça en plus à une incidence sur le parcours client donc déjà franchement si tous les mois et demi vous changez votre vitrine même si c'est pas un gros changement mais vous mettez un autre mais sinon vous mettez un produit phare dans votre vitrine ce produit phare il faut que quand le client entre en magasin il le retrouve assez facilement S'il faut qu'il fouille le magasin, c'est raté. Donc, à quel moment vous mettez ce produit que vous avez mis en vitrine, facilement trouvable en magasin, pour que le client qui est rentré dans votre magasin parce qu'il a eu ce produit, retrouve facilement le produit à l'intérieur.
- Speaker #1
Moi, ce que je trouve le plus difficile dans ce métier-là, c'est que tu joues sur beaucoup de messages. Tu l'as dit, la vitrine, le parcours client, la PLV. Je trouve que c'est d'arriver à avoir le bon dosage de tous ces messages sans trop surcharger et sans que ça prenne le pas sur le produit. Et l'expérience au global, donc cette histoire de curseur, je trouve que c'est ce qu'il y a de plus compliqué à gérer dans le travail de Visual Merch.
- Speaker #0
Oui, effectivement, tu as raison. C'est ce qu'il y a de plus dur. Mais au final, je vais te dire un truc très bête, mais c'est un travail d'anticipation. C'est pour ça que je parle de calendrier. C'est un peu comme, vous savez, quand vous regardez des défilés de mode été-hiver, c'est des choses qui ont été déjà pensées depuis six mois. Mais en fait, c'est le même principe. Il faut anticiper les choses, en fait. Mais en même temps, c'est la même anticipation que tu as quand tu achètes tes produits, par exemple, toujours c'est... cette histoire de magasin prêt-à-porter, tu fais des prévisions, c'est-à-dire que tu achètes une quantité en supposant que tu vas le vendre tant, en supposant que tu vas le vendre à cette période de l'année. Mais en fait, il faut avoir la même réflexion pour ton magasin. Alors oui, c'est compliqué, mais... Enfin, ce n'est pas que c'est compliqué, ça demande vraiment un peu de... Il faut se poser, mettre les choses à plat et faire des choix. Et peut-être qu'au début, il faut se dire qu'on change peut-être sa vitrine que tous les deux mois pour voir déjà ce que ça donne. Et puis après, avec l'expérience, avec le temps, on peaufine mais pour moi ça demande un peu de c'est de l'anticipation et il ne faut pas avoir peur de tester tester, ajuster c'est le principe du merch si tu penses que le merch dès que tu l'as fait après tu touches plus et que t'as pas compris ce que c'était le merch le merch ici la saisonnalité c'est du commerce donc il faut que ça bouge yes
- Speaker #1
Anna on arrive à la fin de cet épisode est-ce que je peux te donner un peu le mot de la fin. fin, quelles conclusions tu aurais souhaité faire sur cette interview ?
- Speaker #0
Bon, je pense que je l'ai répété assez souvent sur cet épisode. Pour faire un merch efficace, encore une fois, c'est qu'est-ce qu'on vend, à qui, quand. Donc, c'est est-ce que je vends le bon produit, à la bonne personne, au bon endroit et au bon moment. Et franchement déjà, si on répond à ces quatre points-là, il y a quand même de fortes chances que les ch... chiffres et que les résultats chiffrés et que le...
- Speaker #1
On fasse du pognon, quoi.
- Speaker #0
Eh bien, oui, en soignant l'objectif, mieux on connaîtra son client, plus on aura de chance de lui proposer quelque chose qui lui corresponde. Et le must du must, en fait, c'est que quand... Quand on connaît bien son client, on peut donc lui proposer ce qu'il veut. Et en plus de ça, on peut peut-être même aller au-delà de ses attentes. Et en fait, c'est ça le but.
- Speaker #1
Tu es en train de dire que le visuel merch, ce n'est pas que la petite décoration ? Ça fait du pognon ?
- Speaker #0
Ah, mais le merch, c'est sous couvert de décoration, oui. Mais bien sûr, l'idée, c'est de faire du beau pour donner envie aux gens d'acheter, bien sûr. Mais c'est ce que j'aime bien de ce métier-là aussi. C'est qu'il y a une partie artistique, mais une partie commerciale à fond, c'est sûr.
- Speaker #1
Ok, bon, en tout cas... En tout cas, c'était super intéressant, Anna. Moi, si je devais un peu mettre les points clés de nos échanges, j'ai retenu trois choses. C'est qu'il y a du parcours client, il y a du visuel merch, il y a du merch. Et en fait, tout ça, ce n'est pas des outils indépendants, mais tout est en tout cas interconnecté. Dans une seule et même stratégie, une cible, c'est... coller comme tu disais aux attentes du client et du consommateur donc toujours focus sur ça deuxième point ce que tu as largement aussi évoqué c'est cette notion d'expérience d'achat et je pense que c'est finalement le fil rouge de tous mes épisodes c'est à chaque fois l'expérience d'achat en magasin c'est le levier le storytelling c'est un levier numéro un donc voilà ça c'est devenu l'incontournable dans une action merch Et puis le dernier point, on n'en a pas trop parlé, mais j'ai trouvé ça quand même extrêmement intéressant, c'est qu'une démarche RSE, elle ne s'exprime pas que dans de la prise de parole, de l'affichage ou je ne sais quoi, mais que ça doit en tout cas transpirer, c'est ce que tu disais, dans le mobilier et dans les scénographies. C'est finalement devenu aussi un vecteur d'expression de sa démarche éco-responsable.
- Speaker #0
Tout à fait d'accord.
- Speaker #1
Bon, écoute, tant mieux alors.
- Speaker #0
Non, mais très bon résumé.
- Speaker #1
Tu valides. Tu valides. Je valide,
- Speaker #0
c'est ça. Bon,
- Speaker #1
top. Écoute, Anna, merci beaucoup. J'étais ravi de t'acquérir sur cet épisode. Et puis, je te dis à très bientôt.
- Speaker #0
Merci de m'avoir accueillie. Et puis, à très bientôt.
- Speaker #1
Je vous dis encore merci pour votre écoute. Et surtout, à très bientôt pour un nouveau rendez-vous pour toutes ces bonnes raisons. D'ici là, prenez soin de vous. prenez soin de vos linéaires et continuez à nourrir votre passion. Et je vous fais un petit rappel, chaque épisode sort un jeudi sur deux. Alors n'oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer des prochains épisodes. Et donc aujourd'hui, nous allons... Et donc aujourd'hui, nous allons... nous attarder sur l'univers du visuel merchandising avec Anna Bastide. Anna, elle est experte et surtout passionnée et elle accompagne du coup les enseignes dans la création d'espaces de vente impactants. Et donc aujourd'hui, nous allons surtout nous arrêter sur comment capter l'attention des clients en quelques secondes, comment créer une expérience visuelle cohérente et impactante et surtout, comment le visuel merch, eh bien, il vient alimenter, il vient en tout cas nourrir. le storytelling des produits, des marques que l'on trouve en point de vente. Et puis Anna viendra également nous partager ses meilleures pratiques, ses conseils terrain et les clés de succès pour transformer un espace de vente en un véritable levier de performance. Alors je vous souhaite de découvrir nos échanges et surtout de passer un excellent moment. A très bientôt !