- Speaker #0
Bonjour, bonjour Vincent.
- Speaker #1
Bonjour Zineb. Je vais très bien.
- Speaker #0
Est-ce que t'es un peu excité ?
- Speaker #1
I'm so excited that I just can't hide it.
- Speaker #0
Bah moi aussi, moi aussi. Parce que là, on fait l'épisode zéro de ce podcast qui n'existera peut-être plus jamais après cet épisode. On verra, on verra.
- Speaker #1
I don't want to lose control, but I think I like it.
- Speaker #0
Donc là, on démarre tout de suite sur les chapeaux de roue, n'est-ce pas ? Par
- Speaker #1
Vincent. J'ai trop envie de faire un... concert live.
- Speaker #0
Tu veux chanter ? Tu veux chanter un truc ? Tu peux nous chanter un truc si tu veux.
- Speaker #1
Non, ça y est, j'ai déjà fait Diana Ross.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai que tu l'as fait. C'est Diana Ross ? C'est pas du tout Diana Ross. C'est pas les Pointer Sisters ?
- Speaker #1
Mais c'est Diana Ross.
- Speaker #0
Les Pointer Sisters, c'est Diana Ross ?
- Speaker #1
Tu vois, là, tout de suite,
- Speaker #0
on montre notre caractère inculte à la France entière. Enfin, aux deux personnes qui nous écoutent. On a déjà commencé à rigoler et ça tombe bien parce que ce podcast s'appelle « Pourquoi tu ris ? »
- Speaker #1
Pourquoi tu ris ? Pourquoi tu ris, toi ?
- Speaker #0
Moi, je ris parce que sinon, la vie serait trop morne, tu vois ?
- Speaker #1
Morne ?
- Speaker #0
Morne.
- Speaker #1
Ah oui, c'est vraiment laid comme terme.
- Speaker #0
J'aime bien ce terme parce que quand on le dit, t'imagines tout de suite ce qui se cache derrière. Ah bah là, on voit un cimetière là.
- Speaker #1
Franchement.
- Speaker #0
Tu vois un truc gris, contrairement à ta veste, ton veston. Comment on appelle ça ?
- Speaker #1
On appelle ça un petit gilet.
- Speaker #0
Un petit gilet.
- Speaker #1
Il est réversible.
- Speaker #0
J'ai envie de voir le verso du coup. Et de l'autre côté ? C'est con, pourquoi t'as pas mis le verso ?
- Speaker #1
Parce que j'avais envie de mettre du bleu et du rose.
- Speaker #0
T'appelles ça du rose ?
- Speaker #1
C'est du vieux rose.
- Speaker #0
Moi je dirais que c'est du rouge.
- Speaker #1
Non, c'est du vieux rose. Tu vois, ça commence bien. Parce que les gens ne voient jamais les couleurs telles qu'elles sont.
- Speaker #0
Et bien voilà, là on va pouvoir commencer le podcast. Donc le podcast s'appelle Pourquoi tu ris ? Et l'idée c'est d'avoir une discussion à la cool.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et d'évoquer des souvenirs liés au rire. de rigoler en fait. Voilà. Et je vais commencer par te présenter.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc Vincent, il travaille dans le monde de l'équitation. Je dirais le truc que tu as envie que je dise, je le dirai à la fin parce que je vais te laisser un peu nous expliquer ce que c'est. Ok. Donc dans l'équitation, de haut niveau, c'est ça ? Oui. Très haut niveau, de saut d'obstacle.
- Speaker #1
Oui, bien.
- Speaker #0
Et voilà, donc tu travailles avec des équipes.
- Speaker #1
Oui, avec des cavaliers.
- Speaker #0
Des cavaliers, dont tu fais plusieurs activités. lié à la com de ces équipes.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et parmi les activités que tu fais, tu vends du sperme.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
De cheval. Donc du sperme de cheval. J'aimerais bien que tu nous en dises plus.
- Speaker #1
Le saut d'obstacle international, ce n'est pas que du sport. C'est aussi toute une économie autour. Et les cavaliers montent des juments, des hongres.
- Speaker #0
C'est quoi des hongres ?
- Speaker #1
Des hongres, c'est des chevaux qu'on a castrés.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et des étalons.
- Speaker #0
Ça, c'est des étalons. En France, c'est les chevaux qui vont...
- Speaker #1
Et c'est là où on prélève la semence des étalons pour les vendre à des éleveurs qui ont des juments et pour avoir des poulains. Donc moi, mon domaine d'activité, c'est la vente de paillettes. On appelle ça des paillettes.
- Speaker #0
Les paillettes, c'est le sperme de cheval ?
- Speaker #1
Je mets des paillettes dans la vie des gens.
- Speaker #0
Bah oui, bah oui. Mais du coup, j'ai tellement de questions à ce sujet.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Les chevaux, en fait, dont tu vends le sperme, j'imagine que c'est des champions.
- Speaker #1
Pas le sperme du tocard.
- Speaker #0
Mais les gens ne savent pas. Les gens ne sont pas des spécialistes de cette activité. Donc toi, tu vends le sperme de ces...
- Speaker #1
Je vends de la graine de champion.
- Speaker #0
De la graine de champion. Oh là là, c'est beau. Ça mériterait une télé-réalité, je pense.
- Speaker #1
Ah mais oui.
- Speaker #0
Alors du coup, comment ça se passe concrètement quand tu vends du sperme de cheval ?
- Speaker #1
Alors, c'est tout un process. Il faut prélever le sperme. C'est toi qui le fais ? Non, ça c'est pas moi.
- Speaker #0
à mon grand regret j'allais dire je pense que tu peux t'arrêter là mais tu ne t'es pas arrêté non on fait monter un cheval sur un faux sur une fausse jument ce qu'on appelle un mannequin on lui met une jument derrière le mannequin pour l'exciter à fond là
- Speaker #1
le cheval est en trance et il monte sur le mannequin et il saillit le mannequin et là il y a un réservoir à sperme avec quelqu'un qui lui met le comme quand on est à l'hôpital et qu'on ne peut pas se lever pour faire pipi On appelle ça un pistolet. On met ça et on récolte le sperme du cheval. Et là, on éloigne la jument, parce que sinon, il va lui sauter dessus, il va la tuer. Et là, on récolte le sperme. Et après, on congèle le sperme. Et après, du coup, soit on peut envoyer du frais au client, c'est-à-dire que le sperme est directement envoyé chez les gens un peu partout dans la France. Soit on congèle le sperme. Et après, on peut inséminer artificiellement avec du sperme congelé.
- Speaker #0
Mais alors, je reviens à la méthode. En fait, c'est horrible pour le pauvre cheval, parce qu'en fait, lui, il pense qu'il va ken. Et en fait,
- Speaker #1
il ken quand même, il ken le mannequin.
- Speaker #0
Mais oui, mais il n'y a pas de tendresse avec le mannequin.
- Speaker #1
Mais les étalons ne sont pas tendres.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Non, ils mordent les juments, ils peuvent le faire très, très mal. C'est pour ça, il y a de la monte naturelle, mais de moins en moins. Avant, ils faisaient ça dans les prés, évidemment. Mais il y a des accidents. Donc là, c'est des juments qui valent aussi cher. Donc, on essaye de coupler les meilleurs étalons avec les meilleurs juments. Donc, la génétique est très importante. On fait de la sélection génétique. Mais du coup, oui, les étalons sont violents quand ils montent sur le mannequin. Donc, on ne veut pas qu'ils montent sur les juments. On ne veut pas qu'il leur fasse mal.
- Speaker #0
D'accord. Moi non plus, je ne voudrais pas qu'ils me jument.
- Speaker #1
T'imagines avoir un étalon sur le dos ?
- Speaker #0
Moi non, mais je ne sais pas trop ce que ça fait. Je crois que je n'apprécierais pas non plus. Mais j'ai un doute,
- Speaker #1
Tu n'as pas toujours dit non.
- Speaker #0
Ça dépend de quel étalon, encore une fois.
- Speaker #1
Tu vois ?
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Tout est dans la sélection.
- Speaker #0
Écoute, c'est super. On est entré direct dans le vif du sujet. Dans les questions que je t'ai envoyées pour préparer ce podcast, je t'ai demandé de te décrire.
- Speaker #1
Waouh, mais c'est hyper dur, ça.
- Speaker #0
En fait, j'avais notamment demandé que tu décrives ton rire. Donc, tu t'es décrit comme quelqu'un de rieur et de moqueur. Ça, je peux en témoigner.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu aimes beaucoup te moquer. Oui, sarcastique. Sarcastique. Et tu as dit que tu avais un rire très, très bruyant. Mais ça, je pense que les gens ont déjà eu l'occasion de s'en rendre compte, puisque là, en cinq minutes...
- Speaker #1
Je rigole assez fort, oui.
- Speaker #0
Voilà. Et assez facilement.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Tu as un bon public, je pense. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Tu as un très bon public. On me demande d'ailleurs de venir dans les stand-up pour chauffer les sacs.
- Speaker #0
Oui, ça, c'est moi qui lui demande de venir. Parce que comme ça, je suis sûre d'avoir au moins une personne qui rigole à mes blagues. Et voilà. Et alors, du coup, la première question que j'avais envie de te poser, c'est quel est ton premier souvenir lié au rire ? C'est soit toi quand tu as rigolé pour la première fois, en tout cas quand tu te souviens d'avoir rigolé pour la première fois, ou quand tu as fait rire pour la première fois, l'un ou l'autre, c'est toi qui choisis.
- Speaker #1
Alors, mes parents travaillaient dans le milieu bancaire et à Noël, il y avait le Noël de la banque et il y avait un spectacle. Et là, à la grande surprise générale, je suis monté sur scène et j'ai chanté « Toc toc » . Je ne sais pas, je vis dans une noix, je ne me rappelle plus de la chanson, mais là, je crois que j'ai vraiment fait rire les gens. Ils n'étaient pas prêts.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
je m'appelle Toc Toc, je vis dans une noix, je suis une coquille de noix.
- Speaker #0
Attends, mais encore une fois, tellement de questions. Ce n'était pas prévu, du coup, que tu montes sur scène ?
- Speaker #1
Non, je ne crois pas.
- Speaker #0
Donc, tu as pris les gens en otage, en fait ?
- Speaker #1
Ah oui, ça, c'est une autre de mes particularités, oui.
- Speaker #0
Et tu avais quel âge ?
- Speaker #1
Je crois que j'avais six ans, un truc comme ça.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Oui, je l'ai fait avec beaucoup d'assurance, me dit-on.
- Speaker #0
Oui, mais ça, ça ne m'étonne pas du tout. Mais je n'avais pas bu en plus. À six ans, j'espère pour toi que tu n'avais pas bu. Ok, donc ça, c'est la première fois que tu as fait rire.
- Speaker #1
Je crois. En tout cas, c'est... Donc tu te souviens. Voilà. Entre ce dont on se souvient et les souvenirs qu'on nous inculque, tu vois, on ne sait jamais vraiment où est la frontière.
- Speaker #0
Mais ça, tu t'en souviens vraiment ou c'est un truc qu'on te raconte ? qu'on te raconte ?
- Speaker #1
Non, elle m'a raconté et j'ai les photos. Et du coup, les photos me font penser à ce moment-là.
- Speaker #0
Parce que moi aussi, sur mes premiers souvenirs, je ne sais plus si c'est vraiment mes souvenirs ou si c'est à force de me le raconter.
- Speaker #1
Non, mais c'est ça le problème. C'est que, oui, des fois, on ne sait pas où est la frontière. Est-ce qu'on s'en souvient réellement ou est-ce que on se souvient d'un souvenir dont on nous parle ?
- Speaker #0
Ouais. De toute façon, la vérité est ailleurs.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
D'accord. Donc ça, c'est le premier souvenir où tu as fait rire et le premier souvenir de toi, tu as rigolé ?
- Speaker #1
Je crois que c'est quand j'ai poussé mon frère aîné dans le champ des vaches.
- Speaker #0
Ouais. Raconte, raconte. Tu avais quel âge ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, je devais avoir 4 ou 5 ans.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ouais. Donc lui, on a 4 ans de différence, il devait avoir 8 ans. Et il avait une peur phobique des vaches. On habitait à la campagne et il y avait un champ avec des vaches en bas de chez nous. et moi je faisais toujours du vélo j'étais très indépendant déjà et j'allais voir les vaches et je leur parlais parce que moi j'adore les animaux et un jour il était avec moi je sais pas, c'était très rare parce qu'il n'apparaissait pas trop ma présence mais du coup...
- Speaker #0
En même temps si tu le lances à chaque fois dans des champs de vaches je peux comprendre
- Speaker #1
Et là, il s'approchait de la clôture et je l'ai poussé.
- Speaker #0
Et ça t'a fait beaucoup rire ?
- Speaker #1
Énormément rire !
- Speaker #0
Vous étiez tous les deux ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et lui, il s'est passé quoi ? Il a pleuré ? Il a paniqué ? Après,
- Speaker #1
il a hurlé et j'ai encore plus rigolé.
- Speaker #0
Évidemment. Donc, un rire un peu sadique par moments ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que j'aime bien mettre les gens dans des situations un peu cocasses.
- Speaker #0
Est-ce que tu aimes bien que les gens te mettent, toi, dans des situations cocasses ?
- Speaker #1
Oui, ça me fait rire aussi. Oui, ça te fait rire aussi.
- Speaker #0
Ok. Donc, tu as très peu de limites, en fait, dans le rire. Au final.
- Speaker #1
C'est ça que tu veux dire. Oui, c'est nos limites.
- Speaker #0
C'est nos limites. Ok, très bien. La question qui en découle, c'est un fou rire inoubliable. J'en ai tellement.
- Speaker #1
Avec toi, évidemment. Effectivement.
- Speaker #0
Mais en même temps, inoubliable, mais on ne s'en souvient pas vraiment puisqu'on buvait beaucoup. à l'époque.
- Speaker #1
Ah si, mais moi je me souviens de tout, j'ai une très très bonne mémoire, j'ai une mémoire de cheval.
- Speaker #0
Ouais, bah je me suis souvent dit que c'était ça qui m'inquiétait le plus chez toi. C'est que tu te souviens des choses, là où moi je m'en souviens pas.
- Speaker #1
Mais un fou rire mémorable, c'est avec une amie à la feria à Mont-de-Marsan, ça je... C'est un fou rire qui ne s'est jamais arrêté en fait.
- Speaker #0
Tu veux dire à ce jour vous rigolez toujours ?
- Speaker #1
Ah mais vraiment, c'est un truc... C'est parti d'une merde de chien. On en revient au pipi caca, c'est vraiment...
- Speaker #0
C'est les meilleures blagues.
- Speaker #1
On était invité chez des gens qu'on ne connaissait pas bien. Et mon ami, ça sentait très mauvais. Et on s'est posé la question pendant deux heures de savoir ce qu'il sentait aussi mauvais. Et en fait, c'était tout simplement mon ami qui avait marché dans une merde. Et alors qu'elle est hyper BCBG, mais elle est très très drôle, sans le vouloir. Et alors là, on est parti dans un fou rire chez ces gens qu'on ne connaissait pas bien. Et ça ne s'est jamais arrêté. Et après, on est parti à la ferrière Mont-de-Marsan.
- Speaker #0
S'entend la merde comme ça.
- Speaker #1
Après, on a beaucoup bu. Et j'ai fini au poste.
- Speaker #0
Et tu as fini au poste, c'est ça ? Oui. Ok, alors j'essaie de faire le lien entre la merde de chien et le poste. Il n'y a pas forcément de lien logique.
- Speaker #1
Non, là, c'est parce que je conduisais en état d'ébriété que j'ai été arrêté tout simplement.
- Speaker #0
Ok, ne faites pas ça chez vous. boire ou conduire, il faut choisir. Et alors du coup, tu as fini au poste, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Je leur ai tenu tête, comme je fais toujours, en leur disant que mon oncle est commandant de police en Corse et que de toute façon, j'allais l'appeler et sortir en deux minutes.
- Speaker #0
Bien sûr, tu n'as pas d'oncle co-commissaire de police. Ah si ? C'est vrai ? Je pensais que tu bluffais. Ce qui est totalement un truc que tu pourrais faire.
- Speaker #1
J'aurais pu bluffer, mais là c'était vrai.
- Speaker #0
Et ça a marché ou pas ?
- Speaker #1
Ils ont appelé mon oncle.
- Speaker #0
Il t'a fait sortir ou pas ? Mais il ne m'a pas fait sortir. Bien sûr, j'aurais fait pareil à sa place.
- Speaker #1
J'ai passé deux heures en cellule de dégrisement.
- Speaker #0
Ça t'a fait du bien ?
- Speaker #1
Du bien, non, mais non.
- Speaker #0
Non, pas spécialement. Tu m'avais aussi parlé d'un souvenir lié aux visiteurs.
- Speaker #1
Ah, ça c'est un énorme fourrir aussi. La première vision des visiteurs à la télé. À la télé ? À la télé. Je ne l'ai pas vue au cinéma.
- Speaker #0
Ah, tu ne l'as pas vue au cinéma ?
- Speaker #1
Non, non. Je l'ai vu à la télé, c'était la veille de partir à un concours hippique où je devais me lever hyper tôt. Et là, j'ai eu un fou rire. Bon, je suis un très, très grand fan de Valérie Lemercier. J'ai vu tous les spectacles de Valérie Lemercier. Je connaissais Valérie Lemercier de Lady Palace, quand elle faisait la série Palace. Il n'y a pas beaucoup de gens qui connaissent ça, mais c'est très, très drôle. De Jean-Michel Ribe. Et là, j'ai ri, mais j'ai tellement ri. Avec Monsieur Houille.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
Mais oui, jour, nuit, je ne m'en suis toujours pas remis.
- Speaker #0
Il est sorti quand ce film ? J'essaie de me souvenir quand est-ce qu'il est sorti.
- Speaker #1
Je ne me souviens plus de l'année.
- Speaker #0
Parce que moi, j'ai un souvenir de l'avoir vu au cinéma en France. J'habitais au Maroc à l'époque et j'étais en vacances en France. Et il est sorti à ce moment-là. Et j'étais hyper contente parce que pour une fois, on pouvait voir un film en même temps que le monde entier. On n'avait pas besoin d'attendre. Et effectivement, j'ai beaucoup rigolé aussi. Mais le premier, parce qu'il y en a eu...
- Speaker #1
d'autres. Ah non, c'est le premier qui est drôle. Mais le premier est drôle. Les autres, c'est catastrophique. Ouais.
- Speaker #0
Mais jour-nuit, ça t'a beaucoup fait rire. Ah non,
- Speaker #1
mais jour-nuit... Ah non, mais votre poncho, monsieur. Ouh, que des trucs comme ça. Valérie Lemercier, de toute façon, dès qu'elle ouvre la bouche, elle me fait rire.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est vrai qu'elle est très, très, très drôle. Donc, par rapport au rire, est-ce que tu ris beaucoup en famille, par exemple ?
- Speaker #1
Non, pas vraiment, non.
- Speaker #0
Même pas avec ta mère ?
- Speaker #1
Si, avec ma mère, oui. Ah oui, Elle te fait beaucoup rire. Non, elle me fait beaucoup rire parce qu'elle fait... Elle fait des choses assez incongrues.
- Speaker #0
Mais du coup elle te fait rire malgré elle ?
- Speaker #1
Elle parle rire à un chien dans la rue et oui.
- Speaker #0
Ah oui ? Oui. Moi ce que j'aime beaucoup c'est quand tu me racontes les histoires de ta mère sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Ah oui, elle adore les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Elle parle à des influenceurs, elle a des potes influenceurs. Elle leur parle, elle leur envoie des messages, ils s'envoient des vocaux.
- Speaker #0
Et ils lui répondent ?
- Speaker #1
Ils lui répondent évidemment.
- Speaker #0
C'est génial. Ok, donc en famille, tu ne rigoles pas trop, sauf avec ta mère ?
- Speaker #1
Oui, ma mère me fait rire.
- Speaker #0
Et que tu as des souvenirs de rire liés à l'école ?
- Speaker #1
J'ai passé ma vie à rire à l'école.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ah oui, j'étais bon élève, mais très, très insolent. Et je rigolais, mais tellement, surtout au collège. Moi, le collège, j'ai passé le collège à rire. De la sixième à la troisième, j'ai ri, j'ai tellement ri.
- Speaker #0
Je pense que la plupart de mes souvenirs, les plus gros souvenirs de rire, sont à l'école, pareil, collège, lycée.
- Speaker #1
Ah oui. Le lycée, non, ça m'a beaucoup moins fait rire.
- Speaker #0
Mais je crois que ça a aussi à voir... Déjà, il y a le côté lâche, c'est un peu là où on rit un peu de tout, on est un peu con-con. Mais il y a aussi le fait que, comme tu as une autorité dans la classe, le prof, etc., et que tu ris, tu te soudes entre élèves pour rire un peu.
- Speaker #1
Et puis moi, j'avais en plus mon frère aîné qui était passé quatre ans avant moi. Donc tous les profs connaissaient mon frère aîné. Qui excellait dans tout, qui était le tombeur, qui était sportif.
- Speaker #0
C'est celui qui a fini avec les vaches ?
- Speaker #1
Oui. Donc moi j'arrivais et on me comparait toujours à mon frère aîné. Donc ça m'énervait énormément.
- Speaker #0
Donc du coup tu en faisais encore plus pour te faire remarquer ?
- Speaker #1
Donc j'étais très insolent. Donc une fois une rencontre par un prof, avec ma prof de français et de... Oui c'était la prof de français. Madame... Comment ? L'amour ? Oui, je crois que ça s'appelait Madame Lamour, en plus.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Attends.
- Speaker #0
Tu viens de l'inventer, je parie. Je suis sûre que tu viens de l'inventer.
- Speaker #1
Et là, elle dit à ma mère, le problème avec Vincent, bon, il est bon élève, mais c'est qu'il est très, très insolent et qu'il perturbe la classe. Et là, je lui ai répondu, c'est votre faute, vous n'avez absolument aucune autorité. Et là, elle s'est levée, elle a voulu me foutre une claque. Et donc, ma mère nous a séparés. J'allais me battre avec elle.
- Speaker #0
Tu allais te battre avec ta prof ? Ah ben,
- Speaker #1
je ne pouvais pas la blairer.
- Speaker #0
Donc, tu l'as poussée à bout. Elle a voulu te taper et que tu étais prêt à en découdre avec elle.
- Speaker #1
J'étais prêt à en découdre, oui.
- Speaker #0
Tu avais quel âge ?
- Speaker #1
C'était au collège, je ne sais pas, je devais avoir 13 ou 14 ans. Waouh ! Donc, tu vois, c'était tendu avec les profs.
- Speaker #0
C'était tendu avec les profs, mais avec les autres élèves, tu rigolais beaucoup. Ah oui,
- Speaker #1
non, je rigolais beaucoup.
- Speaker #0
Nous, on faisait un jeu qui rendait les profs dingues. C'est qu'on faisait tous... Je me rappelle qu'il y en avait qui faisaient ça. Et donc, le prof... Ça le rendait dingue parce qu'il ne savait pas d'où ça venait. Et quand il pensait repérer la personne d'où ça venait, donc du coup la personne parlait pour montrer que ce n'était pas elle et quelqu'un d'autre prenait le relais. Donc c'était horrible parce qu'il ne savait jamais d'où ça venait et ça pouvait durer toute une séance de...
- Speaker #1
Mais vous aimiez Michel Lebb au Maroc ?
- Speaker #0
Mais pourquoi Michel Lebb ?
- Speaker #1
Parce qu'il fait le bruit de la mouche comme ça lui.
- Speaker #0
Mais ça, c'est pas le bruit de la mouche ! Ça, c'est juste un bruit relou. Qu'est-ce qui te fait rire, toi, à coup sûr ?
- Speaker #1
C'est vaste. Les mimiques des gens, les...
- Speaker #0
Ça peut être quelqu'un, ça peut être un acteur, ça peut être des situations.
- Speaker #1
Bright Maids avec Melissa McCarthy, la scène où elles vont essayer des robes de mariage et des robes de... Là, cette scène est mythique pour moi.
- Speaker #0
Tu l'as vu combien de fois, ce film ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, au moins dix fois. Je l'ai dans mon ordinateur. Je le regarde quand je ne vais pas bien.
- Speaker #0
Moi aussi, c'est mon film Feel Good.
- Speaker #1
Et donc là, évidemment, c'est lié au... Ils vont bouffer au resto, ils ont une intoxication alimentaire, alors ça, ça me fait énormément rire.
- Speaker #0
Pipi caca, ça te fait rire ?
- Speaker #1
Évidemment, c'est la base. Je suis désolé, c'est la base. Après, évidemment, on brode autour, mais la base, c'est quand même ça.
- Speaker #0
C'est pipi caca, la base ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, bridesmaids ?
- Speaker #1
Mes amis me font rire, heureusement, sinon ça serait triste.
- Speaker #0
Ça aussi, c'est la base, c'est de pouvoir rire avec tes amis. Oui, oui,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui... ne te fait jamais rire, pour le coup ?
- Speaker #1
C'est dur, cette question, mais ce qui ne me fait pas rire, c'est la haine. Ça, ça me fait vraiment pas rire. La haine liée à la différence, à la religion, ce genre de choses, c'est très bateau, mais non, ça, ça me fait vraiment pas rire.
- Speaker #0
Mais tu veux dire l'humour, par exemple, ciblé envers une communauté ?
- Speaker #1
Je suis un peu comme toi. Je pense qu'il faut rire de beaucoup de choses, mais que... À un moment donné, il faut savoir s'arrêter. Mais après, je suis pour ne pas mettre trop de limites, mais quand même.
- Speaker #0
Et je trouve qu'effectivement, pointer du doigt ou se moquer d'une communauté juste parce qu'elle est différente, c'est malveillant en fait. En revanche, quand tu te moques de toi-même, de ta propre communauté, etc., tu le fais avec ton expérience et là, du coup, c'est drôle.
- Speaker #1
Non, mais après, moi, je suis gay, je suis entouré de gens hétéros et ils peuvent se moquer de moi, des gays. Et franchement, je rigole. Je pense qu'il faut avoir un peu de recul là-dessus. Mais c'est quand ça va trop loin sur, en effet, quand c'est un ciblage et un matraquage sur une population ou une communauté. Là, c'est non, là, c'est pas possible. Genre, Dieu donné, c'est impossible.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a un type d'humour que tu apprécies plus que d'autres ?
- Speaker #1
Sarcastique, le sarcasme, ça j'adore.
- Speaker #0
L'humour noir aussi.
- Speaker #1
Oui, l'humour noir aussi, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup François Lambrouille, l'absurde aussi. Les situations qui tendent à l'absurde, ça j'adore. Quand il fait péter les plombs aux gens dans ses caméras cachées, alors ça, ça me fait très très rire.
- Speaker #0
Alors justement, on parlait tout à l'heure de ce qui te fait rire, ce qui ne fait pas rire, la limite, la violence, etc. Les caméras cachées, ça te fait rire ?
- Speaker #1
Ah oui, les best-of de fin d'année me font énormément rire.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Genre les fous rires de Denise Fabre quand elle était présentatrice dans les années 70-80. Les bêtisiers. Les bêtisiers, voilà, les bêtisiers. Ça, ça me fait très, très rire.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Les gens qui ont des fous rires sur des plateaux télé, ça, ça me fait très, très rire.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et là, j'éclate de rire avec eux, quoi. C'est contagieux.
- Speaker #0
De toute façon, je trouve que le rire, quand tu essaies de le contrôler, ce qui est impossible à faire... Et moi, ces situations me font beaucoup rire aussi.
- Speaker #1
Quand t'es enfermée dans une situation et qu'il y a un faux rire qui part, là, c'est vraiment contagieux. Ouais, j'avoue.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Il y a des gens, ils se mettent à parler. Il y a des gens qui se rendent drôles malgré eux. Ça aussi, c'est très, très drôle.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Après, une fois qu'ils en ont conscience, ils sont beaucoup moins drôles. Mais quand ils n'ont pas conscience d'être drôles, c'est très drôle.
- Speaker #0
Ça va trop loin. Cette boucle est infernale. Tu viens de me faire une boucle absolument infernale. Mais ce n'est pas grave, on avance. Tu parlais d'humour absurde, d'humour noir. Est-ce que toi, ça t'est déjà arrivé de rire dans une situation qui était complètement inappropriée ?
- Speaker #1
Non, je n'ai jamais ri à un enterrement.
- Speaker #0
C'est marrant que tu penses directement à l'enterrement.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça peut être autre chose.
- Speaker #1
Oui, mais c'est vrai que je pense directement à ça. Pour moi, il n'y a pas d'autre situation inappropriée.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
À part un enterrement ou... Parce que c'est un peu la règle.
- Speaker #0
De parier aux enterrements ?
- Speaker #1
En France, il y a quand même cette culture-là de l'enterrement. C'est quelque chose de triste. Mais il y a des gens qui aimeraient que leur enterrement devienne quelque chose de joyeux.
- Speaker #0
Ah mais complètement !
- Speaker #1
Mais voilà. Mais je n'ai jamais assisté d'enterrement joyeux.
- Speaker #0
Ça me rappelle une vidéo que j'ai vue passer sur les réseaux où un gars avait enregistré un son à passer pour son enterrement, à mettre au moment où ils mettent le cercueil enterre. et le son c'était t'entendais quelqu'un qui tapait sortez-moi de là, sortez-moi de là je suis vivant, j'ai réveillé mon chat salut Huggy excuse-moi et donc voilà,
- Speaker #1
j'ai trouvé ça hyper hyper drôle parce que du coup forcément tout le monde est parti en fourrir et je trouve ça génial en fait de se dire que le dernier souvenir que tu laisses aux gens c'est un fourrir quoi ah mais oui mais tu vois moi c'est exactement l'inverse moi j'espère qu'à mon enterrement tout le monde va énormément pleurer ah ouais ?
- Speaker #0
Je suis hyper étonnée en vrai. J'ai choisi la playlist.
- Speaker #1
Ah non, je ne déconne pas du tout. Moi, j'ai déjà visualisé mon enterrement et j'ai choisi la chanson. Et la chanson est prévue exprès pour que les gens pleurent.
- Speaker #0
C'est quoi comme chanson ?
- Speaker #1
C'est Portiched. Merde. Ah, c'est quoi le titre de celle-là ? Rhodes. Je parlais que c'était Rhodes. Rhodes.
- Speaker #0
Donc toi, tu veux que les gens pleurent à ton enterrement.
- Speaker #1
Après, ils ont le droit de rire. À la fête d'après l'enterrement, à l'after.
- Speaker #0
À l'after,
- Speaker #1
ils ont le droit de rire, mais à l'église, il faut qu'ils pleurent.
- Speaker #0
D'accord, ok. C'est marrant, je n'aurais pas du tout dit ça.
- Speaker #1
Oui, j'ai beaucoup visualisé mon enterrement, c'est très étrange.
- Speaker #0
On est censé parler de rire, et donc là, on parle d'un enterrement.
- Speaker #1
Mais ça fait partie de la vie.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Le rire, la mort.
- Speaker #0
La mort, c'est drôle, c'est tellement absurde, la mort. Moi, j'ai un souvenir de fourrir mes... mais... prodigieux. C'est pas l'enterrement, c'est les 40 jours. Parce que chez les musulmans, on enterre très vite les gens. Et puis après, t'as une autre cérémonie au bout de 40 jours. Et en fait, c'est la fin du deuil.
- Speaker #1
On décrète que là, c'est fini.
- Speaker #0
Donc t'as une période de 40 jours pour faire ton deuil. Et là, on te dit, les gars, c'est fini. On retourne au boulot. On a autre chose à foutre. Et en fait, quand ma grand-mère est décédée, Et j'étais hyper proche, moi, de ma grand-mère. Donc, j'étais hyper, hyper triste. Et je n'avais pas pu aller à son enterrement parce que j'habitais déjà en France. Et au 40e jour, je vais au Maroc pour la cérémonie. Et donc, forcément, on a pleuré énormément parce que tu dis vraiment au revoir à la personne. Et puis après, il y avait le repas. Et je m'en souviendrai tellement de ce fou rire. Parce qu'il y a mon petit cousin qui devait avoir... je ne sais pas, 7-8 ans. Et on était en train de manger un poulet à l'époque. Et il dit, mais ce n'est pas le poulet comme elle faisait grand-mère. Et mon oncle lui a dit, il lui fait la remarque genre... Putain, mais laisse-nous au moins finir de déguster le poulet avant de nous faire pleurer. Et je ne sais pas pourquoi, là, tout le monde a éclaté de rire. Mais tout le monde.
- Speaker #1
Parce que les enfants sont drôles.
- Speaker #0
Et on a pleuré de rire. Et en fait, c'était génial parce que du coup, c'était un moment de communion.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Dans un moment qui était censé être hyper, hyper triste. Et je trouve ça hyper beau, en fait, finalement. C'est très beau. Parce que c'est ça, la vie, c'est les larmes et les rires, quoi.
- Speaker #1
La vie, c'est absurde. Donc, il faut en rire.
- Speaker #0
Il faut en rire. Donc, jamais rigoler à un enterrement et jamais dans une situation inappropriée.
- Speaker #1
J'ai pas le souvenir d'avoir rigolé à une... Qu'est-ce qu'on entend par situation inappropriée ? Par exemple,
- Speaker #0
je sais pas, tu peux être un entretien et tu penses à un truc drôle et... Non, franchement... Non, toi, tu sais être sérieux quand il peut être sérieux. Ah,
- Speaker #1
mais je sais être très sérieux.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Moi, le plus je sais d'être sérieuse, tu vois, le plus j'ai le risque de partir en vrille. C'est ça, le problème. alors est-ce que toi tu dis tu dirais que tu ris au quotidien pour désamorcer les situations, pour séduire ou pour survivre ? Tu peux avoir plusieurs choix à la fois.
- Speaker #1
Séduire, ça c'est indéniable. Le rire fait partie de la séduction même si on peut séduire son ami. La séduction fait partie du dialogue, fait partie de la discussion. Quand on a un interlocuteur, moi j'ai souvent envie de le séduire.
- Speaker #0
Mais toi, t'as souvent envie de séduire. Au-delà de séduire, j'ai envie de dire, t'as souvent envie d'aller dans la séduction physique.
- Speaker #1
Mais après, évidemment que ça cache un instinct de survie. Le rire, moi j'ai un instinct de survie très développé, donc je ris beaucoup.
- Speaker #0
Tu ris pour survivre ?
- Speaker #1
Je ris pour survivre, évidemment.
- Speaker #0
Et pour finir, est-ce qu'il y a un mème ou une vidéo que t'aimes en particulier ?
- Speaker #1
Ah, c'est les Ausha.
- Speaker #0
C'est les Ausha ?
- Speaker #1
Les Ausha qui tapent les enfants. Quand les Ausha attendent les enfants tapis dans l'ombre et qu'ils leur sautent dessus. Ah non, mais ça, ça me fait énormément rire.
- Speaker #0
De toute façon, toute vidéo de chat, moi, je trouve ça incroyable.
- Speaker #1
Ah non, mais parce que les Ausha, c'est la réincarnation de personnes. C'est obligé.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est très, très drôle. Déjà, tu vois, je me posais la question, parce que moi, je l'observe, le mien. Et parfois, il fait un truc, genre, il va passer de la fenêtre à l'autre pièce et puis il est tranquille. Puis d'un coup, d'un seul, il passe devant moi, il se met à sprinter et ça me fait rire. Ah mais évidemment. Je ne comprends pas la logique derrière.
- Speaker #1
C'est le fameux quart d'heure de folie des Ausha.
- Speaker #0
après je me dis mais Qu'est-ce qui se passe dans sa tête ?
- Speaker #1
Il a envie de jouer.
- Speaker #0
Il a envie de jouer. Et souvent, je me dis, en fait, parce que moi, il y a plein de trucs qu'il fait, que les Ausha font, qui me font beaucoup rire. Et je me dis, mais est-ce que le chat, par exemple, quand il nous voit, par exemple, nous brosser les dents, ça se trouve, ça le fait mourir de rire, tu vois ? C'est trop chelou, les gens qui se brossent les dents. Non,
- Speaker #1
mais c'est qu'est-ce qui se passe dans la tête des Ausha ?
- Speaker #0
Moi, par exemple, j'ai remarqué que le mien, à chaque fois que j'enlève mon soutien-gorge, il me regarde de façon bizarre. Je te jure !
- Speaker #1
Mais est-ce qu'il voit les proportions comme nous ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, mais en tout cas, quand j'enlève mon soutien... Oui, c'est vrai. Mais à chaque fois que j'enlève mon soutien-gorge, il me regarde, genre, mais qu'est-ce qu'elle fout, quoi ? Et je me dis, il doit trouver ça chelou, tu vois ?
- Speaker #1
Peut-être que la vie des humains est un cabaret géant pour les Ausha.
- Speaker #0
Et du coup, comme tu m'avais parlé de Ausha, je crois que je t'avais mis de côté une petite vidéo. Attends.
- Speaker #1
Les Ausha adorent mettre les gens dans l'embarras.
- Speaker #0
Je posterai la vidéo sur la page Instagram, mais en gros, c'est un chat qui attend que sa maîtresse soit sur le trône en train de faire caca, et là, il vole le PQ et il s'en va en courant. Et moi, j'ai trouvé ça très drôle.
- Speaker #1
Tu vois, ça, c'est une blague que je pourrais faire.
- Speaker #0
En fait, tu étais peut-être...
- Speaker #1
Ah non, mais moi, je pourrais enlever le PQ à une personne. Ça, ça me fait très très rire.
- Speaker #0
Je suis sûre que tu l'as déjà fait.
- Speaker #1
Je pense que j'ai été un chat dans une autre vie. Un chat anglais.
- Speaker #0
En fait, maintenant, je me dis, je n'aurais pas dû te montrer cette vidéo pour te donner des idées de choses à faire,
- Speaker #1
finalement. Si on repart un week-end ensemble, c'est sûr que je l'aurai en tête.
- Speaker #0
Écoute, je ne chierai plus jamais en ta présence.
- Speaker #1
Les femmes ne chient pas en dehors de chez elles.
- Speaker #0
Ça, c'est mal de connaître. Du coup, la dernière question, c'est
- Speaker #1
Vincent, pourquoi tu ris ? Pourquoi je ris ? Mais tu peux répéter la question encore une fois.
- Speaker #0
La question, c'est... Vincent, pourquoi tu ris ?
- Speaker #1
Je ris parce que tu ris aussi. Et quand tu ris, je ris aussi. Tu aimes tellement la vie. Quel est donc ce froid que l'on sent en toi ?
- Speaker #0
On a fini cette émission comme on l'a commencé.
- Speaker #1
En France ?
- Speaker #0
Exactement. Merci beaucoup Vincent.
- Speaker #1
Merci Zinoub.
- Speaker #0
Bisous.
- Speaker #1
Ciao. Musique