Speaker #1Eh bien bonjour, bonjour tout le monde ! Alors c'est un épisode un peu spécial de ce podcast aujourd'hui. Nous sommes le 24 décembre, jour du réveillon de Noël. Et j'ai décidé de faire un épisode un peu spécial. En l'occurrence, je vais faire une auto-interview de moi-même. Un peu pour que vous me connaissiez un peu mieux. Alors c'est un exercice un peu bizarre parce que d'habitude j'ai quelqu'un à qui parler et là j'ai l'impression que je parle dans ma tête. Et... Et en fait, j'ai l'impression d'être un peu la folle du bus qui parle alors que personne ne lui a adressé la parole. J'ai Huggy qui est à côté de moi et Huggy c'est mon chat. Normalement si vous avez écouté les épisodes précédents, vous avez déjà dû entendre son nom parce qu'il aime bien faire remarquer sa présence. Eh bien, pour démarrer l'épisode, déjà je vais reprendre mes questions. Alors d'habitude, je commence cet épisode par toujours demander à mon invité si elle ou il a rigolé aujourd'hui. Donc je me pose la question, Zineb est-ce que tu as ri aujourd'hui ? Et oui j'ai ri aujourd'hui même si je n'ai vu personne encore à cette heure-ci. Mais j'ai rigolé parce que, encore une fois c'est Huggy qui m'a fait rigoler. Huggy me fait souvent rigoler, en l'occurrence le matin quand il vient me réveiller pour que je lui donne à manger. Et parfois, forcément, je ne me réveille pas tout de suite parce que je sais que ce n'est pas une urgence vitale non plus. Parce qu'il a ses croquettes tout le temps. Mais le matin, c'est l'heure de la pâté. Donc il vient me réveiller pour que je lui donne sa pâté. Et parfois, je mets un peu de temps et je vois qu'il s'impatiente au fur et à mesure. Et quand il s'impatiente, il se met d'abord à chouiner et puis il se met à mettre des petites tapes, un peu pour m'empêcher de me rendormir. Donc ça, ça me fait beaucoup rigoler. et ce matin il a fait ça en l'occurrence donc ça c'était mon petit rire du matin. Il faut que je me présente ! Alors, je m'appelle Zineb, ça vous le savez déjà normalement. J'ai une carrière dans l'industrie de la musique puisque j'accompagne des artistes ou des labels, soit en tant que manageuse d'artistes ou label manager et je travaille sur soit sur des sorties d'albums, soit sur de l'accompagnement de carrières d'artistes. Je fais ça depuis un moment. Et puis depuis deux ans, j'ai commencé à écrire et à jouer du stand-up. Je dis stand-up mais c'est du stand-up et du one woman show un peu mélangé puisque le principe du stand up c'est qu'il n'y a pas de quatrième mur, tu parles, toi et le public vous faites un et le one woman show, il y a des personnages etc. Donc moi je fais un peu les deux dans mon spectacle. Mais là je brouille un peu les pistes puisque j'ai commencé à faire du stand-up depuis deux ans et là je travaille sur mon spectacle d'une heure qui est quasiment prêt. Et j'ai lancé ce podcast, j'allais dire j'ai eu l'idée du podcast... En fait, j'étais avec une amie du milieu du stand-up qui s'appelle Séverine et que je recevrai bientôt. Et on travaillait, on faisait du travail d'écriture et elle me dit « Je suis sûre que tu serais bonne en podcast » . Et là, forcément, moi, bim, l'idée a germé dans ma tête et le lendemain, j'ai eu l'idée de « Pourquoi tu ris ? » . Et donc, ma volonté dans ce podcast, c'est de discuter avec des gens, c'est de donner vraiment l'impression d'une discussion entre potes C'est-à-dire que l'auditeur, l'auditrice a l'impression d'entendre des potes à elle discuter de souvenirs, d'anecdotes toujours liées au rire. Donc la première fois qu'on a ri, le plus gros fou rire. Mais aussi parfois des réflexions un peu plus poussées sur : "bah qu'est ce qui provoque le rire ? " "D'où vient le rire ? " Et j'avais vraiment la volonté à la fois d'interroger des gens dont le métier est lié au rire, donc des scènes de peur, scènes de peuse, Le prochain épisode sera consacré à une clown, mais j'avais aussi envie d'inviter, de discuter avec des gens de mon entourage ou autres, des gens de divers profils, de ce que c'est le rire pour eux. Dans les premiers épisodes, vous avez notamment pu entendre un épisode avec Ismaël qui a 4 ans, et c'était un épisode qui était assez marrant à enregistrer. Euh... Alors, je vais me poser les questions que je pose d'habitude à mes invités. Et la première c'est, c'était quoi ton sens de l'humour quand tu étais petite ? Et qu'est-ce qui en est resté ? Alors, ça c'est forcément des choses qu'on m'a racontées parce que je ne m'en souviens pas. Mais on m'a dit que petite j'avais déjà beaucoup de réparties et j'avais la langue bien bien aiguisée. Et ça je pense que c'est quelque chose qui est resté. Parce que j'aime bien vanner. et faire le clown au premier sens du terme. Donc vraiment des actions absurdes. Et ça c'est vraiment un truc que je faisais quand j'étais petite et que je fais toujours. Quand j'étais au collège notamment, j'aimais bien quand avec mes potes on faisait des trucs vraiment absurdes. Mais je pense que tous les collégiens ont dû faire ça, je pense qu'on avait l'impression d'être hyper drôles et hyper créatifs dans notre drôlerie. Je pense qu'on a dû tous faire les mêmes vannes, les mêmes conneries aux profs notamment un truc qui est vraiment pas cool quand j'y pense aujourd'hui. Ce que je racontais aussi, un jeu qu'on aimait beaucoup et que j'aimais beaucoup particulièrement, je l'ai raconté dans le premier épisode "Je parle à Vincent". C'est en gros, dans la classe, quelqu'un commençait à faire ça... le prof il repérait bien sûr d'où venait le bruit donc disons que c'était moi qui faisais le bruit, il m'interrogeait, il me disait "arrête de faire ça" et donc là je me mettais à parler pour dire "mais je vais faire quoi ? Je comprends pas, j'ai rien fait" et là évidemment pendant que je me défendais quelqu'un d'autre reprenait le bruit "mmmh" pour un peu brouiller les pistes. Et donc voilà on pouvait passer vraiment beaucoup de minutes à faire "mmmh". Voilà ça c'est un truc qui rendait les profs assez dingue et nous ça nous faisait mais mourir de rire. Donc ouais, en fait, je pense que les bases de mon humour, elles étaient là quand j'étais petite. Il y a peut-être des choses qui ont évolué. Forcément, il y a un peu plus d'humour noir maintenant. Les gamins, je ne pense pas qu'on fasse de l'humour noir. Quoique, si ça se trouve, il y en a qui font ça. Moi, en tout cas, je ne faisais pas d'humour noir. Moi, j'étais vraiment dans l'absurde, l'autodérision déjà et la répartie. Et ouais, l'autodérision, c'est vraiment un truc qui était depuis toute petite. Et je pense que vraiment... C'était une façon un peu de me protéger. Je me moquais de moi pour devancer un peu les autres. C'est-à-dire : "Ah, tu voulais faire cette vanne sur moi ? Eh blanc, je l'ai déjà faite ! " Donc voilà. C'était un peu pour prendre le contrôle de ce qu'on pouvait me faire comme vanne en fait. Mon premier souvenir de rire... Je ne sais pas si c'est le tout premier mais... Et ça je pense que c'est vraiment un souvenir parce que souvent je me dis Est-ce que c'est des souvenirs ou est-ce que c'est des choses qu'on m'a racontées tellement, que du coup je me suis construit le souvenir ? Et ça je pense que c'est vraiment un vrai souvenir. C'est "La folie des grandeurs". Ce film avec notamment Louis de Funès et Yves Montand et Alice Sapritch. Et quand j'étais petite c'était vraiment mon film préféré. J'avais 5 ans. Et en fait quand j'ai eu 5 ans ma petite sœur est née. Et je ne sais pas si c'est lié à la naissance de ma sœur, mais j'ai développé des boutons sur les fesses. Je ne sais pas si c'est peut-être les nerfs liés à la naissance de ma sœur et le fait que je n'étais plus le centre d'attention de la famille. Je ne sais pas, je ne sais pas si c'est ça, mais en tout cas voilà, j'avais des boutons sur les fesses et j'avais un traitement. Et donc forcément pour recevoir mon traitement, je devais être allongée sur le ventre et ne pas bouger pendant un certain temps, le temps que le médicament fasse effet. enfin que la pommade ou je sais pas quoi fasse effet. Et le seul moyen que ma mère avait de me tenir tranquille, c'est qu'elle me foutait devant La Folie des Grandeurs parce que j'adorais ce film et je passais mais des heures à regarder et à me marrer. Seigneur, c'est l'or, il est 8h, mais ça c'était vraiment, c'était le truc qui me faisait rire, mais à coup sûr. Et donc j'en pleurais de rire et j'ai pense que, je ne sais pas, j'ai dû regarder ce film une centaine de fois peut-être. Donc voilà, ça c'est mon vrai vrai premier souvenir, enfin en tout cas celui qui me revient et un autre premier souvenir mais cette fois-ci de quand j'ai fait rire, c'était au baptême de ma soeur au Maroc, enfin en tout cas dans les familles musulmanes, quand un bébé est né, une semaine plus tard on fait le baptême et en gros c'est là où on lui donne son vrai prénom. C'est là où on acte le prénom. Et puis il y a une grande fête, toute la famille est là, il y a de la musique, il y a ce qu'on appelle les Ausha. Je ne sais pas si ça existe toujours, je pense que ça doit toujours exister. Les Ausha, c'est des chanteuses populaires en fait. Elles viennent, elles sont par groupe de 4, 5, elles dansent et elles chantent et elles ambiancent en fait. C'est des divertisseuses et puis tu as un groupe avec elles qui fait de la musique traditionnelle populaire. Et donc c'est très long mon anecdote dis-donc. Et en fait, à cette fête, alors ça c'est marrant parce que je pense que j'ai des espèces de flashs de cette fête-là, mais c'est surtout que forcément à l'époque on filmait tous ces trucs-là et donc il y avait une VHS de ce baptême. Et je pense que je l'ai pas mal regardé et donc j'ai l'image de moi dans mon espèce de cafetan rouge et blanc, magnifique, d'ailleurs j'aimerais bien me refaire le même. Et en fait, forcément... J'étais quand même un peu le centre d'attention parce que ma petite sœur était bébé. En vrai, j'étais jalouse et donc les gens de la famille essayaient quand même de me porter attention. Et il y avait mon grand-père paternel et l'oncle de ma mère qui étaient amis puisqu'ils avaient fait leurs études ensemble à l'école militaire. C'était les grands de la famille, c'est-à-dire que de par leur statut, de par leur âge, etc., tout le monde dans la famille les respectait. limite au point de les craindre, c'est-à-dire qu'on leur faisait pas des vannes etc. Et en fait à un moment ils me demandent : "Alors tu vas à l'école ? T'apprends quoi à l'école ? " Et là j'ai fait une réponse, en arabe je dis "kan qaran beg" ce qui veut dire "j'apprends que dalle" ou "j'apprends de la merde" ou un truc comme ça. Mais c'était hyper effronté en fait de leur dire ça et genre je pense que ma mère a dû se liquéfier de ma réponse et eux ils ont éclaté de rire tous les deux. Mon plus grand fou rire, il a duré, c'est bien simple, je pense qu'il a duré 48 heures. Mais c'était un fou rire récurrent avec le même point de départ. Donc je plante le décor, je suis en vacances, je suis avec une copine à Los Angeles. Je vais taire son nom, mais elle va se reconnaître. Et bref, un soir, on décide d'aller dans un club de pole dance. Donc en fait, c'est un endroit en vrai qui est plutôt assez branché. Un bar en fait, où tu as des danseuses de pole dance. mais il n'y a pas de nudité, il n'y a rien... enfin je dis ça pour protéger un peu ma réputation, mais aussi parce que ma mère va écouter cet épisode. Mais c'est la vérité. Et donc à cette soirée, je suis avec ma pote et tout le monde nous avait parlé de ce club, moi je crois que j'y étais déjà allée avant. Et bref on arrive et on avait genre une liasse de billets de 1$. Et en fait il y avait une espèce de catwalk où les filles dansaient Nous, on jetait des liasses de billets. On avait l'impression d'être dans Casino, dans un film de Scorsese. Mais en fait, juste c'était des billets de 1$. Mais bref, ça nous faisait énormément marrer. Et forcément, c'est un bar, donc on picole, etc. On rigole, on picole, on rigole, on picole. Arrive l'heure de fermeture du bar, on prend le Uber pour rentrer à l'appart. On était un petit peu beurrés toutes les deux, on ne va pas se mentir. Et le lendemain matin, ma pote... se rend compte qu'elle a oublié son téléphone, ses lunettes et je sais plus s'il y avait sa carte bleue aussi peut-être. Mais en tout cas son téléphone et ses lunettes donc très vénère. Vénère mais à la fois on rigole. En fait moi dans cette anecdote, dans cette expérience j'avais l'impression d'être un peu l'adulte, d'être un peu celle qui a géré. Et en fait que dalle parce qu'on va pour sortir, la porte n'est pas verrouillée non seulement ça mais en plus j'ai laissé les clés à l'extérieur. Donc en fait moi je pensais gérer mais je ne gère que dalle. Bref on est un peu genre méga gueule de bois et toute la journée on se rappelle des... bien sûr on appelle l'endroit, il est fermé puisqu'il n'ouvre que le soir. On leur écrit un message sur Facebook, évidemment ils n'ont pas retrouvé des lunettes. Des lunettes hein ! Je ne sais pas qui oublie ses lunettes dans un bar. Bref, évidemment ils ne retrouvent pas les lunettes, ils ne retrouvent pas le téléphone etc. et on va lui acheter un autre téléphone. A chaque fois qu'on s'en souvient, qu'on se rappelle d'un truc, d'un détail, on rigole, on est mort de rire. Et toute la journée vraiment, on rigole, on rigole, on ne peut plus quoi. Et le soir, à l'époque je travaillais avec un label et ils avaient un bureau à Los Angeles et il m'avait invité à un showcase donc on y va toutes les deux. On est un peu fatigué forcément, on est en gueule de bois tout ça machin. On va au showcase, le showcase se termine, On prend l'ascenseur pour descendre, parce que le showcase était sur un rooftop. Et l'ascenseur se bloque. Et on est, je sais pas, on est huit personnes. C'est les grands ascenseurs américains. Et on est huit personnes dans l'ascenseur. Et là, on repart en fourrir toutes les deux. Et à chaque fois que j'ouvrais la bouche, elle rigolait. Et à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche, je rigolais. On parlait en français et on n'était qu'avec des américains qui se demandaient si on parlait d'eux ou pas. Et en fait dans l'ascenseur il y avait plein de gens qui étaient au showcase avec nous mais il y avait aussi un voisin de l'immeuble qui était descendu à la salle de sport et là un moment il essaie genre de faire "allez je vais ouvrir, je vais tenter d'ouvrir la porte" et là il y va de toutes ses forces et rien ne se passe vraiment rien. Donc là nous rebelote mort de rire, on rit, on pleure pleure de rire. Au bout d'un moment, les pompiers finissent par arriver. Ils ouvrent les portes. L'ascenseur était bloqué entre deux étages. Donc, ils nous font sauter, machin. Bref, là, on était vraiment au summum de notre fatigue et on se dit bon allez, moi j'appelle un Uber pour rentrer chez nous, aller nous reposer finalement. Et là, je ne trouve pas mon téléphone. Et rebelote, mort de rire, où est le téléphone ? Et en fait, là, on est mort de rire. Mais ça commence à rire jaune parce qu'on n'en peut plus, parce qu'on a envie de rentrer, parce que sans téléphone je ne peux pas rentrer, parce qu'elle elle n'a pas de téléphone. Et puis surtout où est mon téléphone ? Donc là j'entends quelqu'un qui m'appelle Zineb Zineb. En fait le téléphone quand j'ai sauté a glissé, il est tombé à l'étage en dessous. Et donc je pense qu'il a dû faire de la lumière et le pompier l'a vu donc il l'a ramassé. Sauf que le téléphone, l'écran était éclaté. Donc rebelote, fou rire mais un peu vénère. mais un peu vraiment vénère quoi. C'est-à-dire que la soirée qui nous a coûté, mais méga cher, nous a coûté deux téléphones, une paire de lunettes, beaucoup de billets de 1$, bref c'était très très drôle, mais à chaque fois que j'y pense, franchement j'ai grave envie de rigoler quoi. Je sais pas pourquoi, j'ai voulu me poser une question liée à Noël. Si mon rire était un plat du réveillon, ce serait lequel ? Eh ben ce serait le fromage, parce que mon rire est gras, et qu'il prend beaucoup de place. Oui. sur la table. Alors, si je devais... C'est marrant, j'avais plus souvenir du tout de ces questions que j'ai écrites pourtant moi-même. Si on devait me réaliser un miracle de Noël, ce serait quoi ? Eh ben, je jouerais à l'Olympia. Bien sûr, c'est blindé. Il y a tous mes proches et il y a mes fans. Il y a aussi mes idoles. Alors, qu'est-ce qui peut y avoir comme idole ? Gad Elmaleh, évidemment, puis... Et puis ça, Marocains comme moi, on a fait le même lycée et tout ça. On ne se connaît pas du tout, mais j'aime bien dire qu'on a fait le même lycée. Ça me donne un peu d'importance, je ne sais pas pourquoi. Il y aurait qui ? Il y aurait Mélissa McCarthy qui me fait mourir de rire. Il y aurait Dave Chappelle, je pense. Il y aurait... Ah ! Il y aurait qui ? Il y aurait Ricky Gervais. Bref, il y aurait vraiment pas mal de mes idoles, mais qui seraient là, genre subjuguées par mon talent. évidemment, puisque c'est un miracle de Noël. Et puis, il y aurait aussi les collègues de l'école et du collège qui ne me trouvaient pas cool. Voilà. Ils seraient là et ils seraient sur des strapontins. C'est ma petite vengeance à moi. Voilà. Donc ça, c'est mon miracle de Noël. C'est-à-dire qu'il y a quand même un peu de seum dans mon miracle de Noël. Eh oui, on ne peut pas se refaire. Voilà, c'est comme ça. Ah oui, alors qu'est-ce que je trouve drôle et que je n'ai jamais testé sur scène ? Les chutes. Je dis ça mais en réalité il n'y a pas si longtemps, il y a deux semaines, j'en ai testé une malgré moi. C'est à dire que je suis un comédie club. Personne d'avant annonce « Mesdames et Messieurs, merci de faire un maximum de bruit » à Zine. Là je me mets dans le mood « Allez j'y vais en conquérant » histoire d'y aller avec le mojo. Et bim, je ne sais pas ce qui m'arrive. Enfin si je sais ce qui m'arrive, j'ai trébuché sur une... petite marche que j'ai pas vu et là je me sens voler dans les airs et atterrir en plein milieu de la scène, éclater sur le ventre. Déjà j'ai mal et surtout j'ai mal à l'ego parce que je vois la tête des gens. C'est-à-dire que j'atterris, je lève la tête et je vois le regard des gens qui étaient un peu entre inquiétude mais aussi on a grave envie de rigoler. Est-ce que tu nous autorises à rigoler ? Bien sûr j'ai rigolé donc ça les a autorisés à rigoler mais quelque part je me suis aussi attiré la sympathie d'un de tous les gens du public. Mais franchement, je ne sais pas comment... C'est-à-dire que j'avais l'impression d'être à côté de mon corps pendant tout mon set tellement je n'arrivais pas à réaliser ce qui m'était arrivé. Et surtout, j'avais méga honte. Et en fait, en sortant de là, je me suis dit « Allez, je vais... J'incorporais ça peut-être à mon spectacle. Peut-être que dans mon spectacle, je pourrais arriver sur scène en faisant une méga chute. Donc voilà, j'ai eu cette idée pendant à peu près 24 heures. Et en fait, je pense que ce ne serait pas une bonne idée. Donc non, je ne rentrerai pas sur scène en faisant une chute. Quelle est la personne dans ma vie qui me fait le plus rire ? Alors, j'ai beaucoup de potes qui me font énormément rire. Mais si je devais... Déjà pour ne pas faire de jaloux auprès de mes amis. Et si je devais compiler les rires sur une journée, la personne qui me fait le plus rire dans une journée, c'est mon chat. Donc voilà, c'est Huggy. Parce que franchement tout ce qu'il fait est drôle quoi. La façon dont il a de miauler, de me supplier quand il veut que je joue avec lui. Quand... Cet air dégoûté quand j'essaie de lui donner des croquettes de bonne qualité. L'autre jour j'ai voulu lui donner des friandises à base de graines de chia. et en fait il les a pris dans la bouche, il me les a recrachés à la gueule. Donc voilà j'ai dû lui donner ses "catisfactions". Bref c'est vraiment la personne qui me fait le plus rire au quotidien. Qu'est-ce que tu trouves drôle à 100% même les jours où rien ne va ? J'ai deux films : "Feel Good", alors je vous rassure ce n'est plus "La folie des grandeurs" j'ai un peu grandi entre temps. Il y a "Bridesmaids" avec tout ce cast absolument merveilleux. Ça vraiment c'est le film... où je suis sûre que ça va me changer mon mood quand je suis pas bien. Et "This is 40" zut j'ai oublié le titre en français. Bref c'est un film de Judd Apatow avec Leslie Mann et Paul Rudd, j'oublie tous les noms aujourd'hui. C'est hyper hyper drôle et il y a une scène en particulier qui me fait hurler de rire, c'est qu'il y a une vendeuse dans le magasin qui vole de l'argent et qui se... pour s'acheter je ne sais pas quoi, des drogues ou je ne sais pas quoi. En fait en gros ils arrivent à la capter grâce à une caméra. La boss a rendez-vous avec elle pour la virer. Et la scène est hilarante parce qu'elle fait des mimiques. La vendeuse elle fait des mimiques absolument drôles. Et voilà. Donc vraiment ces deux films là c'est une valeur sûre pour moi. Et pendant un moment je regardais beaucoup Friends. Là ça fait vraiment longtemps que je n'ai pas regardé. Mais pareil c'était un peu mon... C'était mon doudou en fait. C'est à dire qu'il fallait que je regarde Frames avant d'aller dormir parce que ça me mettait trop bien quoi. Est-ce qu'il y a un mème ou une vidéo qui me fait hurler de rire ? Oui, il y en a une. Enfin, il y en a beaucoup mais il y en a une en particulier franchement. La première fois que je l'ai vue j'ai pleuré de rire et je l'ai regardée je pense 20 fois de suite. Je ne sais pas comment il s'appelle mais je vais la poster sur la page Instagram. Et en fait c'est un gars qui fait tous les personnages en studio enfin pendant l'enregistrement d'une chanson. Donc il y a l'ingé son, le gars qui fait les backing vocals, le chanteur etc. Et en fait il fait les réactions des gens en fonction de ce qu'il se passe. J'explique hyper mal ! En fonction de ce qu'il se passe dans le morceau, il fait le truc sur "No sunshine when she's gone" et sur le "I know, I know, I know, I know, I know" qui dure très très longtemps. Et donc là il fait genre la tête des gens qui ne comprennent pas pourquoi ça dure aussi longtemps et franchement c'est du pain béni. Je vais vous le mettre, je vais la poster parce que j'ai beau vous l'expliquer, ce ne sera jamais aussi drôle que la vidéo en elle-même. Mais je crois que je suis arrivée au bout de mon podcast. Ainsi, la dernière question que je pose toujours à mes invités, c'est Zineb, pourquoi tu ris ? Eh bien, je ris parce que franchement, c'est le petit instant de bonheur facilement accessible. Et c'est presque le cadeau que je me fais tous les jours, c'est de rigoler. Voilà. Eh bien, merci beaucoup de m'avoir écoutée. J'espère que cet épisode vous a plu, qu'il ne vous a pas trop fait chier. Je vous donne rendez-vous le 7 janvier pour le prochain épisode qui va être un épisode vraiment très, très, très passionnant avec Maya qui est comédienne et clown. Et franchement, j'ai appris plein, plein de choses sur les clowns. Et c'était génial à enregistrer. Enfin, tous mes épisodes sont géniaux à enregistrer. En fait, voilà, je dis que j'ai fini mais en fait j'ai jamais fini l'épisode. En fait, j'allais dire : "Tous mes épisodes, j'ai adoré discuter avec tous mes invités" parce qu'ils sont tous différents, qu'ils ont tous des façons de rire différentes, qu'ils ont tous et toutes des habitudes de rire différentes, et que le ton de chaque épisode est très différent. Mais... Et en fait, voilà, j'ai adoré discuter avec eux. Donc avec eux et avec elles, je tiens à vous le dire. Mes anciens, mes former, mes anciens invités, si vous m'écoutez, c'était trop chouette de vous parler cette année. Et donc je vous donne rendez-vous l'année prochaine. Le premier rendez-vous sera avec Maya. Merci beaucoup.