Speaker #0Bonjour à toi et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Au coeur du deuil animalier. Je suis Malicia, accompagnante au deuil animalier, créatrice du compte Annie Deuil sur Instagram, ainsi que de ce podcast Au coeur du deuil animalier. Nous voilà ! À la fin de l'année, déjà, c'est passé à une vitesse. Ce moment où tu regardes derrière toi et où tu te poses peut-être mille questions. Qu'as-tu vécu ? Qu'as-tu perdu ? Et qu'est-ce que cette année t'a vraiment laissé au fond du cœur ? Et pourtant, malgré les fêtes, les sourires et les projets qui continuent, il y a ce quelque chose qui reste, ce vide, ce manque que tu ressens peut-être depuis le départ de ton compagnon à quatre pattes. Alors aujourd'hui, je veux parler avec toi de ce mélange d'émotions et partager un peu de mon année personnelle. pour que tu comprennes que tu n'es pas seule à ressentir ce vide et que même dans ce manque, il est possible de continuer à avancer. Cette année a été intense, très intense pour moi. Je veux que tu me suives un instant dans mon parcours parce que ce que j'ai vécu te parlera peut-être. Alors d'abord, il y a eu la création d'Annie Deuil. J'ai découvert la création de contenu que j'adore, vraiment. Je me suis découverte une nouvelle passion. Mais au-delà de la création de contenu, il y a ce que nous avons créé ensemble, cette communauté, qui a, à l'heure où je te parle, peut-être tout juste... dépasser les 1700 membres. C'est énorme. Je me vois souvent m'imaginer une salle remplie avec 1700 personnes. Eh ben, ça fait peur, hein ? Réellement, ça peut effrayer. Mais toi qui me suis, tu sais combien cet espace est précieux. Et voir tant de personnes qui traversent le deuil animalier se sentir comprises. accueillie et soutenue c'est vraiment une grande source de fierté et d'émotion pour moi d'ailleurs cette année je suis sortie de ma zone de confort, après la création de contenu j'ai eu cette idée de lancer ce podcast en mars dernier aujourd'hui au coeur du deuil animalier a dépassé les 5000 écoutes je trouve ça énorme 5000 écoutes, même plus de 5000 écoutes. Alors chaque message que j'ai reçu, chaque retour de ta part me rappelle pourquoi je fais ce que je fais. Et toi si tu écoutes, sache que tu fais partie de ce chemin-là avec moi, que ton écoute, ton partage, tes commentaires comptent vraiment pour moi. Mais l'année n'a pas été faite que de réussite. J'ai aussi vécu le départ de Nalu. Et je sais combien ce type de perte peut être lourd et déstabilisant. Pour autant, le deuil animalier fait partie de mon quotidien. Mais lorsqu'il nous frappe personnellement, c'est toujours un petit peu différent. Je sais ce que c'est que de rentrer à la maison et de sentir ce vide. Mais à côté de ça, nous avons terminé l'année avec un nouveau membre dans la famille. Nous avons accueilli Abby, qui a apporté une lumière nouvelle dans notre quotidien, des instants de joie aussi, et des moments où le cœur se réchauffe malgré la peine. Nalu est toujours auprès de nous, elle fait toujours partie de notre quotidien, de façon différente, et Abby vient un petit peu contrebalancer toutes ces émotions qu'on a pu ressentir. lors du départ de Nalu. Ça n'a pas de prix de voir de nouveau les yeux de ma fille pétillés et d'avoir de nouveau ce sourire sur son visage lorsqu'elle rentre à la maison et qu'elle voit Abby. Elles sont en train de construire leur lien, leur routine. On apprend doucement à se rencontrer, à se connaître. Elle a eu un parcours de vie déjà assez tumultueux. malgré qu'elle ait 6 mois. Il faut savoir que Abby, nous l'avons trouvée dans une association et elle a été retrouvée et secourue dans le broyeur à Coquilles-Saint-Jacques. Elle avait à peine 3 semaines. Elle a été mise en famille d'accueil, elle a été biberonnée. Il y a eu une première adoption un petit peu avant l'été, au mois de juin. Et en fait... la personne qu'il a adoptée l'a ramenée à l'association fin août. Donc une première adoption qui s'est pas bien passée. Et nous l'avons du coup récupérée en octobre, début novembre. Il va falloir le temps, il manque certains codes, mais avec un peu de patience, je ne doute pas qu'on va réussir à s'apprivoiser. J'ai... Aussi cette année, principalement là, pendant cette fin d'année, j'ai aussi frôlé la limite du burn-out, en donnant tout pour ma mission d'accompagnement, et parfois au détriment de moi-même. Et peut-être que toi aussi, tu as ressenti ce poids, cette fatigue qui t'empêche d'avancer pleinement. C'est là que j'ai compris quelque chose. Il est parfois nécessaire de faire une pause, de respirer. de se reconnecter à soi-même pour pouvoir continuer à avancer, même au cœur du manque. Cette année m'a appris que la vie peut être pleine de contrastes, entre douleur et joie, entre perte et accueil, et entre effort et pause. Et que c'est dans cette alternance que l'on trouve notre force et notre humanité. Et toi, même si tu es dans la peine, tu peux toi aussi trouver des points d'ancrage pour traverser ce chemin. À présent, revenons sur le thème de cet épisode. Comment traverser cette fin d'année quand le vide est encore là, quand chaque fête, chaque souvenir ou chaque objet te ramène à l'absence de ton compagnon ? Peut-être que tu ressens ce pincement au cœur. en passant devant son jouet ou son panier, ou cette solitude qui semble plus lourde que d'habitude. Peut-être que tu as l'impression que la vie continue pour tout le monde, sauf pour toi. Sache que ce vide, il n'est pas juste physique. Il bouleverse ton quotidien, tes habitudes, et parfois même ta manière de voir l'avenir. Il touche. à ta sécurité émotionnelle et à ton équilibre. Et toi ? Je sais que tu te poses des questions comme que faire de ses affaires, comment continuer sans lui, comment retrouver une routine qui me fasse du bien. Et ce sont des questions légitimes. Tu n'es pas faible de te les poser. Au contraire, ce que tu ressens est normal. Mais... Ce que j'ai compris au fil des années et de mon accompagnement, c'est qu'il n'y a pas de manière parfaite de vivre ce manque. Il y a des façons de reconstruire ton quotidien, petit à petit, qui te permettent de respirer à nouveau, de retrouver des points d'ancrage et de redonner du sens à tes journées, même si le vide reste présent. Imagine un instant que tu puisses retrouver des routines qui te font du bien, qui te donnent de l'énergie et qui te permettent d'avancer malgré la douleur. C'est possible, je veux t'accompagner dans ce chemin. Alors installe-toi, on a du temps, on va marcher ensemble. On va parler du décalage intérieur. Ce décalage... Il commence souvent par un détail, une publicité de Noël, un repas qui s'organise, une décoration que tu ressors et qui te ramène à avant. Tu te surprends à avoir un pincement que tu n'attendais pas. Ou alors, c'est le grand écart, toutes les obligations qui se cumulent et à l'intérieur, la sensation d'être en pause. Comme si ton cœur refusait de vivre le rythme extérieur. Tu entends les gens dire « c'est la période la plus joyeuse de l'année » et tu te sens presque coupable de ne pas ressentir ça. Tu te dis peut-être « pourquoi moi je n'y arrive pas ? Pourquoi les autres ont l'air tellement dans l'ambiance ? Pourquoi je me sens lourde ? Et pourquoi... » Pourquoi même me lever certains jours demande autant d'énergie ? Et ce décalage, il s'accentue quand tu réalises que ton compagnon n'est plus là, qu'il y a un rituel qui manque, un bruit, une présence, un petit regard, toujours tourné vers toi quand tu bougeais dans la maison. Alors oui, à l'extérieur, tout semble... normal, mais à l'intérieur, quelque chose reste immobile. Et ce n'est pas un problème, ce n'est pas une faiblesse non plus, c'est le signe que tu portes encore un lien vivant, même dans l'absence. On en parle du manque. Le manque ne revient jamais deux fois pareil. Parfois, il frappe fort. comme une vague qui couvre tout. Parfois, il picote, à peine perceptible, comme un frisson vieux et familier. La fin d'année, c'est une période qui ravive énormément. Les habitudes perdues, les gestes du quotidien, ce qui rythmait tes journées et ce qui faisait que tu ne te sentais jamais vraiment seule. Peut-être que ton compagnon te rejoignait le matin, ou attendait ton retour avec impatience, ou posait sa tête sur toi quand tu regardais un film, ou simplement, il était là, quelque part dans la pièce, sans rien demander. Tu sais ce qui fait le plus mal pendant cette période ? C'est la place du vide. La petite... place dans ton quotidien qui devient une grande place dans ton cœur. Et cette place-là, elle se manifeste dans mille, mille moments dont tu n'oses même pas parler. Par exemple, quand tu mets la table et que tu réalises qu'il n'y aura plus ce petit museau curieux. Quand tu entends ou vois le voisin rentrer de balade avec son chien. et que ça te fait un nœud dans le ventre quand tu retrouves un jouet sous un meuble. Ou quand tu dis « je suis rentrée » , mais que la maison reste silencieuse. Ce manque-là, il ne se résout pas, il se transforme. Il devient une présence invisible, un fil qui t'accompagne encore. Je voulais aussi te parler de cette blessure invisible, de devoir faire comme si. Ce chapitre, pour moi, il est important parce qu'il touche une douleur que beaucoup de personnes dans ta situation vivent, mais en silence. Merci l'autocensure. C'est la blessure du « je dois faire bonne figure » . En cette période de fin d'année, « je dois faire bonne figure » est présent partout. Quand tu vas à... dans une réunion de famille, quand tu souris dans les repas, quand tu acceptes les invitations, quand tu dis ça va, mais sans certitude. Et puis il y a ces phrases dites maladroitement qui sont là peut-être pour consoler ou compatir, mais qui ont tous l'effet inverse. Et c'est des choses que tu risques peut-être d'entendre. Du type... Ça va aller, hein ? C'est pas une période pour être triste. Il voudrait que tu sois heureux, ou tu devrais profiter. Mais on ne parle jamais de ce moment où tu rentres chez toi, où tu fermes la porte et où le silence t'enveloppe, où tu t'écroules un peu à l'intérieur. Parce que, bah oui ! Jouer un rôle, c'est épuisant. Tu ne devrais pas avoir à faire comme tout le monde. Tu ne devrais pas avoir à t'adapter au rythme des autres. La fin d'année n'est pas une obligation de joie, mais elle devrait plutôt être une transition douce. Aujourd'hui, dans cet épisode, je veux te donner la permission de vivre cette période. comme ton cœur en a besoin, même si ce besoin ne ressemble à rien de ce que les autres attendent de toi. Tu peux choisir d'entrer dans cette fin d'année autrement, pas en forçant, pas en t'assommant, pas en faisant passer le temps non plus, mais en créant des gestes qui t'aident vraiment. J'ai quelques propositions ou invitations à te faire. Pas d'obligation, mais c'est vraiment pour t'accompagner sur cette fin d'année. Voici quelques idées. Tu peux créer un rituel de présent. Allume une bougie le soir, même si c'est cinq minutes. C'est pas pour faire joli, mais pour dire... Tu existes encore dans mon cœur, je ne t'oublie pas. Tu peux aussi lui écrire une lettre de fin d'année. Écris-lui ce que tu aurais voulu partager, les moments où il t'a manqué et ce que tu espères pour l'année qui vient. Tu peux te créer un cocon pour les jours un peu lourds. Choisis un endroit doux dans ta maison où tu te sens bien. Une couverture, un objet, une photo, un espace où tu peux respirer quand tu sens que tout te submerge. Tu peux aussi faire un geste concret pour symboliser votre lien. Tu peux créer un album photo, réaliser un cadre photo sinon, ou commencer une tradition qui vous appartient à tous les deux. Essaye de revenir à une routine douce, parce que... Soyons honnêtes, quand on perd un animal, on perd tous nos repères. On ne se lève plus pour la promenade, on n'a plus les mêmes oreilles, on n'a plus les mêmes moments d'attention, et on perd parfois l'envie de prendre soin de soi. Si je te dis ça, c'est parce que j'ai connu ça. Et ce dérèglement intérieur, il... peut durer des mois. La routine, ce n'est pas se forcer à vivre, c'est retrouver une base, un ancrage, quelque chose qui stabilise son quotidien. Et si on parlait de ce que tu as appris durant cette année ? Parce que oui, même dans la douleur, il y a des apprentissages, des révélations, des morceaux de lumière que tu ne vois pas. Peut-être pas encore. Ton animal t'a appris quelque chose, peut-être même plusieurs choses. Et ces leçons-là, elles t'accompagnent encore. Il t'a appris à aimer, à ressentir, à t'attacher, à prendre soin, à être loyal. à être aussi vulnérable, à être fort également. Et ça, c'est ce que tu emportes dans la nouvelle année. Ce n'est pas son absence, mais c'est ce qu'il a déposé en toi. Alors si tu te reconnais dans tout ce que je viens de te partager, si tu sens que tu es fatigué, que tu as perdu tes repères, que tu avances en mode automatique ou que cette fin d'année te demande trop, j'ai créé un guide de 21 jours pour t'aider à recréer une routine qui te soutient vraiment. Ce n'est pas un guide productif, ce n'est pas un guide qui te pousse à faire plus non plus. C'est un guide qui te propose de te reconstruire doucement et de retrouver de la stabilité dans ce chaos. de reprendre soin de toi là où tout s'est effondré. C'est un chemin que tu peux faire à ton rythme, sans pression, avec des petites étapes quotidiennes qui t'aident à te réancrer et à apaiser ce manque qui prend tant de place. Si tu sens que ton cœur te dit oui, le guide t'attend. Il n'est pas là pour te réparer, il est là pour t'aider à te retrouver. Tu retrouveras le lien. en description de cet épisode, si le cœur t'en dit. En regardant cette année qui se termine, dis-moi en commentaire quel moment avec ton compagnon te manque le plus et comment ce vide se fait sentir dans ta vie aujourd'hui. N'hésite pas à me le partager, je te lirai avec attention. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi, ce retour. sur cette année 2025, qui a été riche pour moi, mais comme pour toi. Merci d'avoir eu le courage d'écouter un épisode qui parle de ce que beaucoup préfèrent éviter. Merci d'être encore là, malgré tout ce que tu traverses. La fin d'année ne doit pas te forcer à aller mieux. Elle peut simplement être un passage, un souffle, une transition. Je te souhaite une année douce, pas parfaite, pas flamboyante, juste douce, comme une main posée sur ton cœur. On se retrouve très vite. En attendant, prends soin de toi pour de vrai.