- Speaker #0
Tu as préparé ta tasse et mis tes écouteurs, prête à écouter un nouvel épisode inspirant et motivant. Bienvenue chez Pamela. Bonjour et bienvenue chez Pamela, le podcast qui donne la parole aux femmes entrepreneuses qui osent et qui inspirent. Aujourd'hui, je reçois une nouvelle invitée qui est Ludivine. Salut ma Ludie.
- Speaker #1
Coucou Pam.
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va super et toi ?
- Speaker #0
Oui, tu te sens bien ? Oui, très bien. Bienvenue dans mon studio.
- Speaker #1
C'est trop bien, c'est trop beau, je suis trop contente. Tu adores ? Ah ouais, j'adore. Merci. Mieux qu'en photo. Super.
- Speaker #0
Bon, tu es bien installée ?
- Speaker #1
Impeccable.
- Speaker #0
Je pense que tu es en forme parce que tu as fait ta séance de sport ce matin. Tout à fait.
- Speaker #1
À 8h, j'étais à la salle avec mon coach. Une heure et demie de sport. Purement taqué.
- Speaker #0
Warrior girl. Bon, ça me fait drôle quand même de te recevoir. Parce que bon, au-delà de... D'être femme entrepreneuse, on a quand même une relation amicale toutes les deux.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et je peux te dire que c'est pas facile au final d'interviewer son amie. Donc du coup, Ludie, je vais te laisser te présenter. Tu es donc gérante du salon privé, salon de coiffure à Béziers. Voilà, alors je te laisse la parole.
- Speaker #1
Eh bien, je m'appelle Ludivine, j'ai 35 ans. Donc, comme tu l'as dit, je gère le salon privé à Béziers depuis presque 5 ans. Je suis maman d'une petite fille, Charlie, qui a 5 ans également. Et voilà.
- Speaker #0
D'accord. Donc, ce salon, il est particulièrement destiné aux femmes.
- Speaker #1
Tout à fait. Voilà.
- Speaker #0
Bon, tu vas, avant de développer sur le salon, tu vas nous parler un peu de ton parcours. de tes études. Et moi, j'aimerais savoir si, dès petite, tu imaginais devenir coiffeuse. Parce qu'en général, ce métier-là, on l'a en soi, je pense. Est-ce que, petite, tu jouais sur les poupées, en leur faisant des tresses, tout ça ? Est-ce que c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Depuis petite, je savais que je voulais devenir coiffeuse. effectivement les poupées je les coiffais tout le temps et puis surtout je me rappelle très bien quand on avait des repas de famille je passais souvent derrière les têtes des femmes de ma famille et je pouvais pas m'empêcher c'était plus fort que toi alors tu vas me dire comme beaucoup de petites filles mais non moi je savais je le savais, j'ai su très tôt faire des tresses ce genre de choses et oui non je savais et du coup ton parcours tu as quand même suivi un parcours
- Speaker #0
parcours général. Et une question, est-ce que tu avais le... Quand tu l'as annoncé à tes parents que tu voulais devenir coiffeuse, est-ce que c'était bien perçu ? Parce que je sais que ce métier-là, en général, quand on dit oui, j'aimerais devenir coiffeuse, les parents, ils ont toujours un a priori. Alors que ce métier, aujourd'hui, c'est un beau métier, c'est... C'est de l'or dans les mains parce que quand même, c'est une responsabilité de confier ses cheveux à quelqu'un.
- Speaker #1
Je m'en rends compte en plus de plus en plus quand j'ai des clientes qui viennent au salon et qui me disent « je n'ai pas confiance en quelqu'un pour mes cheveux, je sors toujours déçue » . Je me rends compte que oui, c'est quand même une responsabilité.
- Speaker #0
Tu confies quand même ta tête à quelqu'un et tu as envie quand même de sortir de là réussie. Alors du coup, ton parcours, c'est quoi tes études ? Alors,
- Speaker #1
j'ai un parcours assez classique général. Je suis allée au lycée. D'accord. Enfin, je suis allée au collège et au lycée parce que ma mère, du coup, ne voulait pas que je fasse, que je choisisse cette voie-là. D'accord. Ma mère avait prévu des études pour moi. Des études de quoi ? Je ne sais pas. D'accord. Mais elle voulait que je fasse des études et que je réussisse dans la vie, que je m'en sorte. Donc, le deal, c'était tu vas au lycée, tu passes ton bac. D'accord.
- Speaker #0
Quelque part, elle voulait que tu aies les bases.
- Speaker #1
Oui. Après, tu vois, avec le recul, je ne regrette absolument pas cette décision-là parce que je pense que ça m'a apporté quand même plus de choses que si j'étais partie en CAP à 14-15 ans.
- Speaker #0
Directement.
- Speaker #1
Voilà. Donc, j'ai passé un bac économique et social. Oui. Que j'ai obtenu, mais vraiment, vraiment de justesse, 10,02 de moyenne. Parce qu'en fait, ça ne me plaisait absolument pas. D'accord. Et puis, bon, je sais, c'est...
- Speaker #0
T'as la chance de réussir ce bac. La chance de réussir ce bac. La chance de réussir ce bac.
- Speaker #1
L'épreuve d'espagnol.
- Speaker #0
Mais non. Hola, ¿qué tal ? ¿Cómo estás ?
- Speaker #1
Muy bien, ¿y tú, Pamela ?
- Speaker #0
Muy bien.
- Speaker #1
J'ai eu 19 en espagnol.
- Speaker #0
Wow ! J'ai une phrase que je me souviens. Je connais Barcelone comme la manzane de mi mano. Ça te parle ?
- Speaker #1
Si, ça me parle, oui.
- Speaker #0
C'est une anecdote. Fallait la faire.
- Speaker #1
Après, quand je commence à partir en cacahuète, je peux avoir un bon espagnol.
- Speaker #0
Donc, 19 en espagnol. Oui.
- Speaker #1
Bravo. J'ai toujours aimé les langues. Alors, ça ne se voit pas comme ça.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, j'aurais dit...
- Speaker #1
blonde voilà j'allais te dire ça se voit pas comme ça mais j'ai des racines espagnoles et ouais mais ça se voit pas ouais non ça se voit pas mais tu sais que tu es la seule de ma famille comme ça quand même parce que moi mes parents ils sont pas blonds c'est mon grand père qui était mes deux grands-pères étaient en fait j'avais un grand père qui était blond d'accord aux yeux verts et l'autre était châtain clair blond foncé aux yeux bleus ouais j'aurais dit vraiment plus anglaise ou landaise mais pas du tout alors l'espagnol mais là tu m'avais vraiment cloué le bec c'était
- Speaker #0
excellent.
- Speaker #1
Ouais. Bon.
- Speaker #0
D'accord. Et donc,
- Speaker #1
du coup, j'obtiens ce bac. Et en fait, une fois le bac obtenu, ma mère m'a dit, tu sais, il faut faire des vœux, parcours sup, tout ça. Donc, j'avais quand même fait des vœux tourisme parce que hôtesse de l'air, ça me branchait. Et aussi école de mode, je crois que c'était à Lyon, un truc comme ça, stylisme. Et ma mère m'avait dit, bon, du coup, il va falloir choisir. Et moi, j'ai dit, de toute façon, paye-moi les études que tu veux, je ne ferai rien. Voilà, si tu veux, tu me payes un appart, ce que tu veux, mais je te le dis,
- Speaker #0
je ne ferai rien. Tu avais un esprit rebelle un peu.
- Speaker #1
Ah ouais, à l'adolescence.
- Speaker #0
À l'adolescence, c'était un peu rebelle.
- Speaker #1
Ouais. Vers 15-16 ans, c'est parti un peu mal.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Ouais. D'accord. Alors, rien de fou.
- Speaker #0
mais tu savais déjà comment tu voulais donc tu tenais tête je tenais tête on est quoi là ? on est sur une team taureau ? ça me parle je suis team taureau donc on est têtu c'est plutôt de la détermination parce que têtu tu vois le côté un peu négatif alors que détermination alors que le taureau il est quand même patient déterminé Merci. Il a besoin quand même de sécurité. Il a besoin d'être rassuré. Tout à fait. Voilà. Mais quand même, voilà, tu étais donc... Je voulais rien lâcher.
- Speaker #1
Et moi, il faut savoir que mon père, il était plutôt d'accord que j'aille dans cette voie. Et mon beau-père, donc le mari de ma maman, était aussi d'accord et a dit à ma mère, maintenant, il va falloir lâcher, en fait. Au bout d'un moment, il va falloir que tu lâches. Donc, du coup, elle a lâché. Je suis partie à l'école de coiffure à Boujans, école privée. Donc, j'ai fait mon CAP en un an comme j'avais un bac. Et ensuite, j'ai enchaîné sur deux ans de BP, brevet professionnel. Ok. Voilà.
- Speaker #0
Donc, le BP, ça permet de pouvoir après ouvrir son salon. C'est ça ? C'est le diplôme.
- Speaker #1
Chier un salon, ouvrir un salon, ce genre de choses.
- Speaker #0
Ok. Tu peux aussi avec le BP enseigner ?
- Speaker #1
Oui, je crois que tu peux. À l'époque, ils faisaient le... Enfin, je crois que ça existe toujours, le brevet de maîtrise.
- Speaker #0
Je crois que c'était quand même spécifique à ça.
- Speaker #1
Mais avec un BP, je crois que tu peux aussi,
- Speaker #0
ouais. Donc, au-delà du CAP, tu peux aller BP...
- Speaker #1
Et je crois qu'aujourd'hui, ils ont rajouté des diplômes.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Le Bac pro, BTS, un truc comme ça, il me semble. C'est bien.
- Speaker #0
Et de là, après, tu as voulu te lancer, partir...
- Speaker #1
Alors, oui et non.
- Speaker #0
Comment tu as fait ? Tu as travaillé dans un salon ? Tu as fait un apprentissage ?
- Speaker #1
Alors voilà, mon BP, je l'ai fait en apprentissage dans un salon où j'habitais dans un village.
- Speaker #0
D'accord. Et du coup,
- Speaker #1
je suis allée au salon du village. Donc, j'ai fait mon apprentissage là-bas. Ça a été une super expérience et un très, très bon souvenir. Aujourd'hui, encore mon premier patron. Quand on se voit, on est trop content.
- Speaker #0
Il y a combien de temps maintenant ?
- Speaker #1
Écoute, j'ai commencé la coiffure. Je suis rentrée à l'école de coiffure il y a 17 ans. Donc, le BP, c'était de... Écoute, mon CAP est de 18-19, donc de 19 à 21 ans. Et mon patron, ça me touche à chaque fois, parce que quand il me voit sur les réseaux ou même il me voit en vrai, il me dit tout le temps qu'il est fier de moi.
- Speaker #0
Ça laisse de bons souvenirs.
- Speaker #1
Et après ça, il faut savoir qu'après mon BP, je ne me sentais absolument pas coiffeuse. Pour moi, je n'étais pas douée.
- Speaker #0
Tu n'avais pas l'expérience.
- Speaker #1
Et puis, bon, c'est pas du tout péjoratif, mais salon de village, en plus, il y a 15 ans, c'était vraiment les mamies, les mises en pied,
- Speaker #0
les permanentes. Oui, les mises en pied, les pégoutis.
- Speaker #1
Donc, rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui. C'est ça. Donc, voilà, je me sentais pas du tout à l'aise, pas du tout légitime. Pour moi, je manquais encore, tu vois, d'acquérir des choses. Et en fait, à ce moment-là, j'ai voulu partir de Béziers. J'avais pas forcément, on va dire... d'attache, j'avais pas d'enfant, j'avais pas d'amoureux, et donc du coup j'avais une amie à l'époque qui faisait ses études à Aix et une copine du collège qui avait déménagé là-bas, donc je m'étais dit je vais postuler là-bas, écoute ça a l'air cool. Et en fait, j'ai postulé dans un salon dont une amie connaissait le patron. Et en fait, ce monsieur avait un salon à Béziers également. D'accord. J'avais laissé mon CV comme ça. Et en fait, quelques mois après, il m'a appelé, mais pour Béziers. Bon, je suis restée à Béziers. Et du coup, il m'a pris un peu, on va dire, il était dans l'urgence. Parce qu'il avait deux nanas qui étaient parties et il fallait quelqu'un.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
t'as accepté. Donc,
- Speaker #0
j'y ai été. T'as accepté.
- Speaker #1
J'ai accepté. Mais donc, premier, premier boulot. Et c'est le seul salon après mes études que j'ai intégré. Et là, ça a été la meilleure expérience de ma vie.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te fait dire que c'était la meilleure expérience ? Il t'a tout appris. Il t'a tout appris. Il t'a fait confiance.
- Speaker #1
Il t'a tout appris. Alors confiance, je pense qu'il n'avait pas le choix. Mais franchement, avec le recul, quand je repense, j'ai vu des trucs horribles.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
C'était vraiment, je me suis fait la main.
- Speaker #0
Ah oui. Mais tu as pu brûler des cheveux. Non,
- Speaker #1
brûler des cheveux, non. J'ai raté des choses.
- Speaker #0
Des couleurs, des franges.
- Speaker #1
J'ai une sacrée anecdote d'ailleurs. Si tu veux que je te raconte.
- Speaker #0
On y viendra, on y viendra. On la garde.
- Speaker #1
Du coup, il était dur. Mais grâce à lui, j'ai tout appris. Et donc, je suis restée 4 ans chez lui.
- Speaker #0
D'accord. C'était un salon sur Béziers ?
- Speaker #1
Oui, c'était un salon sur Béziers. Et lui, il était hyper à la mode à l'époque.
- Speaker #0
Il était branché.
- Speaker #1
Très branché parce qu'il arrivait de 8 ans à Londres, donc il était complètement déglingué.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais voilà.
- Speaker #0
Voilà, et c'est là où tu as pu vraiment faire tes armes. Et à ce moment-là, est-ce que tu imaginais un jour devenir entrepreneuse et avoir ton propre salon ?
- Speaker #1
Absolument pas.
- Speaker #0
Tu étais loin de t'imaginer ? Très loin.
- Speaker #1
Très loin parce qu'en fait, avec ce que je voyais tous les jours avec lui... Bon, c'est pas méchant, mais c'était un patron qui pouvait vite se plaindre de ses employés.
- Speaker #0
C'est atypique, on va dire.
- Speaker #1
Ouais, voilà, c'est ça. Et donc, du coup, je me disais, mais jamais de la vie, je serai patronne. Jamais de la vie, j'aurai un salon. C'est trop de trucs à gérer, trop compliqué. Et encore moins, j'aurai des employés. Mais jamais, jamais, jamais.
- Speaker #0
D'accord. Tu étais partie vraiment dans cette optique-là ? Non, jamais. Jamais. Comme quoi, il faut dire...
- Speaker #1
Jamais, il faut jamais dire jamais.
- Speaker #0
C'est ça, on est d'accord. et du coup tu es resté dans 4 ans tu fais lui et après cette expérience qu'est-ce que tu as pris comme chemin tu as voulu changer de salon tu as fait quoi alors ça c'est pas super bien terminé d'accord j'ai perdu énormément de confiance en moi à
- Speaker #1
cette expérience ah oui et du coup je voulais arrêter la coiffure
- Speaker #0
Ah oui, t'en étais arrivée à ce stade-là. Donc on est partie sur un départ qui était vraiment explosif. Et puis après, des petits obstacles et des défis qui ont fait que tu voulais tout arrêter. Ah oui, terrible.
- Speaker #1
Ouais, je voulais tout arrêter. Je me suis dit que je vais reprendre mes études. J'avais même pensé à me recycler. Je voulais être coach sportif.
- Speaker #0
Tu veux recycler ?
- Speaker #1
Je voulais être coach sportif. Ah oui ? Ouais, n'importe quoi.
- Speaker #0
donc du coup ça a rebondi comment cette histoire ? il a fallu que tu reprennes confiance en toi il a fallu que tu te reconstruises un petit peu et que en fait cette passion qui t'animait qui était la coiffure revienne, comment tu as fait pour que cette passion en fait t'anime à nouveau ?
- Speaker #1
alors grâce à mes parents ils m'ont dit écoute t'as un métier quand même entre les mains t'as quelque chose entre les mains euh Tu devrais, avant de te dire stop, j'arrête complètement, il faudrait quand même que tu essayes de faire autre chose. Pourquoi tu ne tenterais pas de faire du domicile ? Et ça, c'était pareil pour moi, c'était quelque chose de rédhibitoire. J'avais dit, mais jamais de la vie, je ferais ça.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et j'ai fait du domicile pendant cinq ans.
- Speaker #0
Le domicile, ça reste aussi un métier à part entière. C'est très... Déjà en termes de matériel qu'il vous faut transporter.
- Speaker #1
aller chez les gens c'est particulier c'est un métier ça aussi c'est pas donné à tout le monde et franchement chapeau les femmes qui font ça depuis 20-30 ans parce que c'est un grand je me demande comment j'ai fait en fait quand j'ai ouvert le salon je me suis dit mais comment j'ai fait pendant tout ce temps il te fallait passer par
- Speaker #0
là pour comprendre te faire encore plus les armes et quelque part ça t'a quand même créé un noyau de clientèle parce que là il y a quand même le côté proximité en plan direct où tu es en tête à tête avec ta cliente, et là, tu as quand même créé ce petit noyau.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
On peut dire ça comme ça.
- Speaker #1
Oui, complètement. J'ai créé vraiment mon noyau de cliente. Aujourd'hui, il y a encore mes clientes qui me suivent. Il y en a, mais quand je fais le calcul, il y en a. Mais elles me connaissent même depuis le salon, le premier salon où j'ai bossé. Non, ça fait dix ans que je les coiffe.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, la coiffure, les clientes, elles ont besoin d'une référence. Elles ont besoin d'une personne avec qui elles se sentent en confiance. Et en général, bon, aujourd'hui, ce n'est plus pareil. Mais sinon, on reste sur les coiffeuses. On reste fidèle à une coiffeuse. En général.
- Speaker #1
Oui, il y en a, oui. Il y en a d'autres,
- Speaker #0
mais oui. Mais oui, en grande généralité. D'accord. Et du coup, ce domicile, oui, ça te demandait beaucoup d'organisation, d'anticipation. Il y a quelque temps, il n'y avait pas tous ces logiciels que vous avez aujourd'hui pour prendre rendez-vous. Et donc, c'était du SMS pour les rendez-vous. Et quel a été le déclic du coup pour arrêter le domicile ? Et alors là, tu as dû avoir un petit déclic.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'était quoi ?
- Speaker #1
Donc, en fait, je suis tombée enceinte.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Et ma gynéco, au bout de trois mois, elle me dit, mais par contre, le domicile, il va falloir arrêter là. Vous ne pouvez pas travailler comme ça. Vous n'allez pas pouvoir faire de la route tous les jours, plusieurs fois par jour. Moi, je la regardais, je me disais, mais non.
- Speaker #0
On ne comprenait pas ce qu'elle te disait.
- Speaker #1
Je ne pouvais pas arrêter de travailler, quoi. Elle me dit, il faut trouver une solution, en fait, ça chez vous. OK, bon. Du coup, j'ai commencé à travailler de la maison. Ah oui. Là, je me suis dit, bon, quand même, je suis... pas faire venir tout le monde chez moi tu vois.
- Speaker #0
Ah oui non là tu avais été en six mois, tu sais venir les personnes chez toi, c'était plus compliqué quand même.
- Speaker #1
Ouais alors du coup bon mon noyau quand même voilà que je savais que...
- Speaker #0
Flo il fallait qu'il soit ok aussi.
- Speaker #1
Ouais mais merci ouais il a été ok. Il est très compréhensif. Mais du coup voilà les clientes ont commencé à venir à la maison, je prenais pas de nouvelles clientes, c'était vraiment mes clientes que j'avais depuis un moment. et en fait là je me suis dit mais c'est trop bien d'être tout le temps au même endroit de pas bouger, d'avoir la tranquillité la facilité c'était plus facile et là je me suis dit quand tu auras ton bébé, t'ouvres un salon c'est là où tu as eu le déclic où tu t'es dit je vais te rappeler un truc je sais pas si tu t'en souviens mais tu m'as dit un jour on lui dit c'est quand que tu vas ouvrir ton salon il faudrait là non quand même
- Speaker #0
Et moi je t'ai dit ouais je sais pas. Oui quand tu étais en train de me rincer je crois. Mais là pour le coup j'étais venue chez toi. Possible. Oui je me souviens je t'ai venue chez toi. Et là je te l'ai dit ouais.
- Speaker #1
Et donc voilà. Donc là je me suis mis en tête que je vais aller ouvrir un salon. Et moi le problème c'est que quand j'ai une idée.
- Speaker #0
Ah mais en général elle part pas on va jusqu'au bout.
- Speaker #1
Ouais c'est ça. Donc moi enceinte je cherchais des locaux.
- Speaker #0
Mais moi par contre je me souviens d'autre chose quand j'avais la boutique avec du maréchal Foch, tu étais venue avec Flo et tu m'avais dit bon Pam j'ai quelque chose à t'annoncer, ça y est je suis prête, j'ai envie de m'installer et j'ai besoin d'un local, si tu entends parler dans ta zone géographique par ici. je voudrais m'installer par ici. J'ai visité un local à la Fondneuve. C'était... À l'époque, il y avait la caisse d'épargne. Tu te souviens ? Tu m'as dit, c'est dans une maison. Et j'aimerais quand même garder ce concept dans une maison intime ou un appartement. Donc, si tu entends parler, Pam, tu me dis, écoute, je me le mets dans le coin de l'oreille. Et on verra. Et donc, du coup, comment tu as mis en place de créer ce salon ? Tu avais imaginé ce côté intime, appartement, parce que tu voulais le côté cocooning.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. En fait, quand j'étais à domicile, j'avais commencé à faire des formations en tant qu'indépendante. Donc, si tu veux, quand tu veux te former dans notre secteur, tu as le choix de passer par des formations un peu bateau standard, on va dire, qui sont remboursées, etc. Ou alors, il y a plein de coiffeurs indépendants maintenant qui font leur propre formation. J'ai commencé à faire mes formations et j'avais été notamment chez Myriamka à Paris, qui a un salon incroyable dans un appartement haussmanien au canon. Et moi, je m'étais dit, mais c'est ça. Tu sais,
- Speaker #0
c'est ça que je rêve et je veux arriver à ça.
- Speaker #1
Tout à fait. Donc, pour moi, c'était vraiment la définition du salon Kukuning, intime. pas pignon sur rue, que n'importe qui, que tout le monde puisse rentrer. Tu sais, vous faites quoi ? Je peux avoir un rendez-vous ?
- Speaker #0
Non, là, tu voulais vraiment...
- Speaker #1
Moi, je ne peux pas être dérangée quand je travaille. ...
- Speaker #0
quelque chose vraiment de plus... Oui, que la quinte,
- Speaker #1
elle se sente un peu comme à la maison, tranquille. Tu vois que vraiment, elle vient de se détendre. D'accord.
- Speaker #0
Et est-ce que tu avais imaginé ce cheminement de l'entrepreneuriat ? Tout ce que ça engendrait de créer sa propre entreprise, de créer sa propre identité ? Parce que quelque part, ce n'est pas simplement créer une entreprise comme ça. Voilà, il faut quand même avoir un plan, un business plan, que tu sois accompagnée. Et est-ce que tu imaginais avoir toute cette charge mentale ? sur lequel on traverse au quotidien ?
- Speaker #1
Non, absolument pas. Alors déjà, moi, je suis quelqu'un d'un peu freestyle. Moi, quand tu parles de business plan, tout ça, je ne sais pas ce que c'est, ça me saoule.
- Speaker #0
C'est pas ton truc.
- Speaker #1
Je suis pas carrée. Enfin, je suis pas carrée. Je suis carrée dans mon travail.
- Speaker #0
Le domaine artistique que tu maîtrises.
- Speaker #1
Voilà. Mais après, en dehors de ça, tu vois, encore hier, je me disais, bon, il faut que je prépare tous les repas pour la semaine. Comme ça, au moins, je serai avancée. Mais au résultat des courses... Chez moi, il n'y avait rien dans le frigo. J'ai fait un drive, je vais aller chercher après. D'accord.
- Speaker #0
Donc, c'est l'administration.
- Speaker #1
Je suis freestyle.
- Speaker #0
Administratif, comptable,
- Speaker #1
tout ça. C'est un enfer pour moi. C'est un enfer. Donc, du coup, non. J'étais vraiment, vraiment loin de me douter de tout ce que ça allait engendrer. Et il y a eu des périodes, donc depuis presque cinq ans, il y a eu des périodes qui ont été très compliquées pour moi à ce niveau-là. Tu vois, je me rappelle des rendez-vous chez le comptable où quand je sors de chez le comptable, je suis en pleurs dans ma voiture. Parce qu'on me demande de chercher les papiers et ça, et tu te tords la tête.
- Speaker #0
Et est-ce que tu penses que faire une formation quand on veut se lancer en tant qu'entrepreneuse serait nécessaire ? Quel conseil tu pourrais donner ? Oui, tu aimerais, avec le recul, aller dans un organisme ou avoir une coach.
- Speaker #1
Moi
- Speaker #0
qui te disent bon ben là tu vas avoir ça, là il va falloir que tu fasses ça, là il faut que tu t'organises dans ça et ce serait bien.
- Speaker #1
Ah ça serait trop bien parce qu'en fait quand tu veux monter ton entreprise... Alors, il y a des gens carrés comme toi.
- Speaker #0
Merci, Lucie.
- Speaker #1
Il y a des gens comme moi. Mais c'est complémentaire. Oui, c'est complémentaire.
- Speaker #0
Moi, tu me dis demain, va poser une couleur ou mets les dosages. Oui. Ça ne me trave rien. Oui, bien sûr. Ça ne me plaît pas en plus. Bien sûr.
- Speaker #1
Mais du coup, pour les gens comme moi, moi, là, ça va beaucoup mieux. Oui. Mais pendant un moment, j'étais un peu larguée comme ça. Et j'appelais les choses au fur et à mesure. Au fur et à mesure. Le comptable, il te parle, tu ne comprends rien à ce qu'il te dit. Oui. Donc, ouais, tu vas avoir quelqu'un qui te dise, mais voilà, là,
- Speaker #0
il faudrait partir sur tel statut. Tous les mois, tu as de la TVA, B. Voilà,
- Speaker #1
la TVA, ça va.
- Speaker #0
Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Une marge commerciale. Voilà, tout ça. Alors,
- Speaker #1
c'est une formation.
- Speaker #0
Tes charges variables, comment les gérer, en fait. C'est compliqué, ça. Ah oui, c'est compliqué.
- Speaker #1
Tu vois, quand tu connais pas.
- Speaker #0
Avoir un compte de résultats. Ouais. Et surtout, ne pas confondre chiffre d'affaires et bénéfices. Parce que ça, c'est un point sur le casque.
- Speaker #1
Je pense qu'il y en a beaucoup qui le confondent,
- Speaker #0
malheureusement. Oui, qui ne comprennent pas.
- Speaker #1
Si mon bénéfice, ça pouvait être mon chiffre d'affaires, je ne serais pas là aujourd'hui.
- Speaker #0
Ce serait génial.
- Speaker #1
Ça serait trop bien. Voilà.
- Speaker #0
Bon, OK. Et du coup, tu as quand même réussi à traverser ces défis, ces obstacles avec l'expérience. Quand même, tu as réussi à faire tout ça. Et après, tu as une force en toi où tu es quand même technicienne coloriste. Et ça, je sais que tu as un kiff, c'est les formations. Tu es partie faire des formations chez les plus grands, à Paris. Tu peux nous en parler un peu ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Alors, j'adore les formations parce que pour moi, il ne faut pas te reposer sur tes lauriers. Tu vois, la coiffure, ça évolue et très très vite. Déjà, je trouve qu'en 5-10 ans, ça a pris une ampleur. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'aujourd'hui, beaucoup de gens encore ont du mal à intégrer qu'on est un vrai métier. Oui. Un métier d'artisanat, un métier artistique et un métier qui nous demande de l'énergie.
- Speaker #0
Beaucoup de temps sur des prestations.
- Speaker #1
Beaucoup de temps et des matières premières qui aujourd'hui coûtent cher.
- Speaker #0
Coutent cher.
- Speaker #1
Voilà. Alors après, tu fais le choix de travailler avec des bons produits ou pas. Mais voilà, moi je sais que personnellement les produits avec lesquels je travaille c'est des produits qui coûtent cher. Donc...
- Speaker #0
C'est quand même important. de prendre des produits de qualité.
- Speaker #1
Pour moi, oui.
- Speaker #0
Pour éviter des allergies. Pour la cliente. Pour la santé des cheveux. Ça reste quand même important.
- Speaker #1
Tout à fait. Donc, pour moi, c'est bien de se renouveler, de voir ce qui se passe ailleurs. Tu vois, même si tu es calée sur un sujet, moi, je m'estime quand même être assez calée sur tout ce qui est...
- Speaker #0
Coloration.
- Speaker #1
Coloration, enfin...
- Speaker #0
Technique d'éclaircissement, oui, le blond.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas parce que je suis calée que je n'ai rien à apprendre encore.
- Speaker #0
Non, il faut de toute façon être à l'affût, être performante dans ce qu'on fait et donner le mieux de soi-même.
- Speaker #1
Exactement. Donc, je fais des formations régulièrement chez des coiffeurs qui sont en vogue, qui ont des bonnes techniques.
- Speaker #0
Et là, tu les trouves souvent par Instagram. C'est parce que tu les suis, c'est des coiffeurs que tu suis qui t'inspirent au quotidien et qui sont pros.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et qui apporte beaucoup. Exactement. D'accord. Et comment on pourrait qualifier à aujourd'hui le métier de coiffeuse ? Bon, tu nous as dit qu'il avait beaucoup évolué. Et avec l'intelligence artificielle, est-ce que tu penses que ce métier-là pourrait être remplacé ou pas ? Comment tu vois la chose ? Comment ça pourrait évoluer encore ? Parce qu'en fait, au final, ce métier, il évolue bien.
- Speaker #1
Oui. Moi, j'ai du mal à croire que l'IA peut nous remplacer à 100%. Oui. Parce que c'est quand même technique et qu'on a aussi tous des manières différentes, tu vois, de faire. D'accord. Moi, des fois, pour un même résultat, je peux faire de façon différente. C'est ça qui est bien aussi, tu vois, tu t'ennuies jamais. Donc, je ne pense pas que l'IA peut nous remplacer totalement. Par un robot ? Par contre, ouais, je ne crois pas carrément.
- Speaker #0
Pas forcément, ouais.
- Speaker #1
Je ne crois pas. Mais par contre, l'IA peut nous aider. Et moi, je m'en sers des fois. Alors,
- Speaker #0
pas forcément sur le côté technique,
- Speaker #1
mais pas sur le côté manuel, mais le côté derrière. Notamment pour les réseaux sociaux. Moi, je peux des fois demander des choses ou même, tu vois, la dernière fois, je l'ai fait pour le côté administratif, tout ça. Donc, pour ça, effectivement, ça va nous aider. Puis,
- Speaker #0
qui êtes... En fait, vous, vous êtes sur une tendance, sur un métier ou votre journée, c'est-à-dire que vous avez les mêmes prises tout au long de la journée. Donc, si vous n'avez pas une organisation derrière pour vos coulisses, vos raisons, tout ça, ça reste quand même un métier compliqué. Donc là, c'est là où l'IA peut intervenir et vous enlever une charge mentale en moins.
- Speaker #1
Mais par contre, il faut faire attention parce qu'il y en a, je le vois. Je le vois sur les réseaux parce que ça se voit en fait. Il y en a qui en abusent et ça se voit. Et c'est pas...
- Speaker #0
C'est pas naturel.
- Speaker #1
C'est faux quoi. Ouais voilà, c'est pas naturel. Ok.
- Speaker #0
Tout à fait. Et comment tu peux nous dire les obstacles et les défis que tu as rencontrés depuis que tu as ouvert ton salon ? Est-ce que pour toi de s'entourer de bonnes personnes, c'est important ? Tu as voulu... une entreprise, une PME à petite échelle. Donc, c'est-à-dire une personne et une apprentie peut-être, en termes d'équipe. Et est-ce que ça a été facile ou tu as rencontré des difficultés à ce niveau-là ?
- Speaker #1
Non, j'ai rencontré des difficultés.
- Speaker #0
Des difficultés.
- Speaker #1
Alors, c'était des difficultés sur le moment. Après, avec le recul, tu vois, tu en tires des leçons. Quand j'ai commencé, bon déjà... Je te rappelle, je ne voulais pas ouvrir de salon, je ne voulais pas faire de domicile, je ne voulais pas d'employé. Bref.
- Speaker #0
Tout a changé.
- Speaker #1
Tout a changé. J'ouvre le salon, six mois après, je me retrouve avec une apprentie. D'accord. Voilà.
- Speaker #0
Parce qu'au final, il y avait l'engouement.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu avais pas mal de demandes.
- Speaker #1
Au final, j'ai besoin, tu vois. Et en fait, ça s'est fait bêtement, par contre. Je n'ai pas cherché. D'accord. Ça s'est fait bêtement. En fait, j'ai une très, très bonne amie d'enfance qui a une petite sœur. qui était un petit peu dans le même schéma que moi. Tu sais, elle est à l'hôlice, puis en fait, elle ne voulait pas forcément faire d'études. Puis bon, bref, la coiffure lui plaisait. Et du coup, elle cherchait un apprentissage. Donc, je l'ai prise avec moi et on a passé deux ans super. Elle a fait son BP chez moi. D'accord. Donc, c'était super cool. Mais voilà, après dans la vie, il se passe des choses et au moment où on devait conclure, bon ben la vie a fait que ça s'est pas fait entre nous. D'accord. Voilà donc sur le coup, petite douche froide. Oui,
- Speaker #0
et là tu t'es dit mais parce qu'au final, tu t'étais imaginé qu'elle reste à tes côtés.
- Speaker #1
Alors pas indéfinie, mais qu'on fasse un bout de chemin ensemble. Et émotionnellement, ça a été difficile à gérer. Là,
- Speaker #0
c'est un ascenseur émotionnel. Ouais,
- Speaker #1
ouais, là ça a été compliqué.
- Speaker #0
Et je me suis dit, ça y est, en fait, les emmerdes de l'entrepreneuriat commencent. Voilà. Et là, je me suis dit, non, mais en fait, il vaut mieux que je reste seule.
- Speaker #1
Oui, mais seule, c'est compliqué. C'est compliqué. Tu ne peux pas, dans la coiffure, si tu veux développer ton entreprise, rester seule. Oui, c'est compliqué. Donc, oui, à des moments, il faut prendre des risques et se dire, bon, j'embauche. Oui. Mais du coup, chaque obstacle, chaque défi, on arrive à les transformer.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Ça t'a appris quoi ?
- Speaker #0
Moi, je suis quelqu'un déjà de très positif. Je ne vois jamais le négatif dans les situations. Sur le coup, tu vois, t'as mal.
- Speaker #1
Le coup, oui. C'est la même... T'es sur des sensibles. Voilà. Ça te touche.
- Speaker #0
C'est ça. Mais après, il faut toujours tirer du positif dans le négatif. Oui. Et donc, quelques temps après, je me suis aperçue que c'était un mal pour un bien, que ce soit pour elle ou pour moi. Voilà, sans rancune aucune, tu vois. Oui. Et bon, comme tu l'as dit, rester seule, c'était compliqué. Je ne pouvais pas. Donc, j'ai réembauché. Ça, c'était... On a terminé fin juin avec mon apprenti. Et début septembre, j'ai embauché quelqu'un.
- Speaker #1
Tu retrouvais quelqu'un ?
- Speaker #0
Voilà. Donc là, c'était vraiment une embauche, une employée. Ce n'était pas un apprentissage.
- Speaker #1
Ta relation, tu l'as faite comment là ? Parce que du coup, avec les employés, justement, c'est... Voilà. Tu n'as pas le management idéal pour chaque personne. Parce que l'humain, c'est très compliqué. Oui. Vous ne faites pas forcément de formation sur le management. Non. Et tu n'as pas de recette. Oui, c'est ça. En fait, c'est comme un enfant.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tu ne sais pas comment ça peut se passer. Tu ne sais pas quelle personne tu as en face de toi et quel management tu dois adopter. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Alors, avec mon apprenti, j'avais vraiment une relation un peu copine, tu vois. D'accord. La situation était particulière aussi.
- Speaker #1
Mais en même temps, vous étiez en duo.
- Speaker #0
et on est en duo c'est ça donc on avait une relation un petit peu copine tout ça et là je me suis dit bon je vais mettre des barrières tout ce que j'ai fait avec l'autre je le ferai pas avec elle bon après il faut calmer il faut pas non plus que l'autre personne mais voilà j'ai mis certaines barrières après je suis moi je suis quand même quelqu'un de cool et donc ça s'est très bien passé aucun soucis Oui. aucun problème. Et elle est restée un an avec moi. Pendant ces un an, tout s'est très bien passé.
- Speaker #1
C'était fluide. C'était très bien.
- Speaker #0
Et puis, malheureusement, elle a eu une opportunité pour elle, une opportunité d'évolution ailleurs. Donc, elle me l'a annoncé. Sur le coup, pareil, doucement, je crois. Allez, c'est reparti. C'est reparti pour un tour.
- Speaker #1
Les aléas de l'entrepreneuriat. Le recrutement. les salariés, les employés qui restent malgré tout oui, parfois ça peut être une difficulté c'est là,
- Speaker #0
je pense une des plus grandes difficultés pour moi c'est le rapport à l'humain parce qu'en plus,
- Speaker #1
bon déjà ça demande de l'énergie parce que tu la formes à ton image à ton salon les clientes quand elles arrivent elles ont quand même deux repères et que ce soit quand même coordonné t'as besoin de ça puis bim au bout de 12 mois, quelques mois plus tard, leur chemin décide de partir ailleurs. Mais en fait, c'est un éternel recommencement. C'est ça. Que tu le veuilles ou non, je pense que c'est dans tous les domaines.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
je pense. Ça fait partie du jeu. Mais est-ce que, du coup, ce serait un sujet sur lequel aussi on pourrait travailler, pouvoir maintenir, garder une personne à qui on donne toute l'énergie, la confiance ? Pour qu'ils restent. Ouais, mais c'est une grande question. Voilà. Donc, qu'est-ce qu'on pourrait mettre en place pour les garder ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Je ne sais pas parce que, comme je te l'ai dit, moi, je suis quelqu'un de cool. Je suis quelqu'un de gentil. Je suis quelqu'un de compréhensif. Tu vois, tu as un problème, tu as besoin de quelque chose. Je ne suis pas la patronne qui va te dire non, moi, ce n'est pas mon problème. Tu vois, je suis quand même souple. Oui. Et donc déjà, à ce niveau-là, je ne sais pas ce que je pourrais arranger. Et après, tu as toujours le côté financier qui te fait peur des quelques-uns.
- Speaker #1
Il y a le côté financier. Je pense que tu peux garder la personne en lui gappant un peu sûrement le salaire. où... travailler avec des primes oui ça j'avais mis en place mais du coup c'est vrai que je pense que quand même aujourd'hui on est dans une dynamique où il y a des personnes qui sont stables, qui ne bougent pas qui restent toujours dans la même lignée et d'autres qui au final ont besoin de changements et de voir d'autres horizons c'est pas forcément contre toi c'est pas négatif exactement ok ok Peux-tu nous partager une de tes plus belles réussites ? C'est toujours compliqué quand même de se dire mes réussites. C'est vrai qu'on ne veut pas les voir en face, mais des fois il faut se le dire en fait. Qu'est-ce que tu peux nous dire ?
- Speaker #0
Moi, je ne m'en rends pas compte. Pour moi, ce n'est pas non plus un truc de fou, mais on va dire que ma plus belle réussite, c'est d'avoir réussi à créer mon salon, créer un noyau de clientes.
- Speaker #1
Ce n'est pas donné à tout le monde de se lancer dans l'entreprenariat et d'arriver à un projet concret et de voir la finalité et de te dire,
- Speaker #0
il y a des gens qui viennent pour moi. Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Oui. C'est cool. Donc, c'est ton salon. La réussite d'avoir créé, d'avoir fait ce chemin pour aboutir à ce salon.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Quelle est ta relation avec tes clientes ? Parce que du coup, là, c'est une relation intime. C'est un salon purement féminin. Tu n'accueilles pas les hommes. Non. Voilà, c'est un parti pris. Oui. Voilà, c'est vraiment tes choix. Ah oui, oui. Et tu veux vraiment que tes clientes soient mises à l'honneur et qu'elles se sentent comme à la maison. Tout à fait.
- Speaker #0
Du coup, la relation que j'ai avec mes clientes, c'est une relation intime. Alors, attention, tu vas créer plus ou moins de liens avec certaines. Mais Yana, elle connaît ma vie, je connais la leur. Tu te livres, elle se livre. Yana, des fois, on ne se retrouve que toutes les deux dans le salon. C'est les confidences. Ah ouais, c'est confidences.
- Speaker #1
Voilà, c'est confidences. Le métier de coiffure, c'est ça qui prend les confidences.
- Speaker #0
Tu crées des beaux liens. Avec certaines, tu vois, c'est plus que des clientes. Quand tu les vois,
- Speaker #1
tu les croises dans la rue,
- Speaker #0
t'es contente. Tu vois, voilà. Il y a des échanges.
- Speaker #1
Dans ce métier-là, c'est vraiment une richesse. C'est un partage d'expériences. Et ça te permet de rencontrer de belles personnes. Tout à fait. Oui. Oui,
- Speaker #0
franchement, on a de belles rencontres.
- Speaker #1
Quelle est la situation qui peut te rendre le plus triste ? Ouf !
- Speaker #0
Alors, dans mon travail, j'y mets tout mon cœur. Je l'y mets plus que mon cœur, j'y mets mes tripes. Oui. Parce que vraiment, c'est ma passion et je suis très perfectionniste.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et moi, ce qui peut me rendre le plus triste, c'est qu'on parle de moi. mon travail en négatif dans le sens où faire des réflexions style ouais j'y suis allée mais c'est pourri ce qu'elle m'a fait ça tu ne pourras pas l'empêcher on ne peut pas l'empêcher et en fait ça ça me tord le ventre parce que mais non mais alors attention je ne suis pas un robot, je suis humaine et tu ne peux pas convenir à tout le monde et puis des fois tu peux faire des erreurs aussi Oui Voilà, mes ressources sont rattrapables, évidemment. Et moi, je fais toujours pour la communication dans mon travail. Moi-même, je suis capable de percevoir s'il y a un truc où j'ai un peu chié, tu vois. Donc, si la quinte, elle n'est pas satisfaite à 100%, on peut en discuter, on peut trouver une solution. Mais quand c'est fait de manière interposée, tu vois, que ça t'arrive aux oreilles, que c'est fait par écrit parce qu'avec les réseaux sociaux maintenant on se permet de...
- Speaker #1
Exactement, c'est ça. C'est beaucoup plus simple. Derrière un écran, c'est beaucoup plus simple.
- Speaker #0
C'est beaucoup plus simple derrière un écran. Tout à fait. Sauf que de prendre son téléphone et d'appeler la personne, tu vois. Après, des fois, il y a des solutions qui... Enfin, il y a des situations où il n'y a pas de solution. Oui.
- Speaker #1
Donc, cette situation-là, ça peut te rendre très triste. Oui. Oui, ça peut m'afficher. Et ça peut te... Vraiment te... m'être malade et et c'est là après tu te dis bon comment je vais rebondir et où tu arrives à trouver ta nouvelle motivation pour repartir en énergie positive alors déjà je... Est-ce que tu as des rituels ?
- Speaker #0
Ouais voilà je vois depuis deux ans à peu près une dame qui travaille l'hypnose conversationnelle et le reiki Super. Et en fait, cette personne, elle m'a beaucoup aidée à une période du salon qui a été compliquée.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et en fait, je pense tout le temps à elle quand il m'arrive une situation un peu compliquée, où elle me dit, il faut se répéter. Enfin, déjà, elle me dit, ce que vous faites, c'est génial. Vous travaillez super bien, vous ne vous rendez pas compte,
- Speaker #1
il y a beaucoup de gens qui vous aiment,
- Speaker #0
etc. Donc, je me le répète et elle me dit, il faut se dire que ce que vous faites, vous le faites bien. Et tu fais du mieux que tu peux.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. C'est ce qu'il faut se dire tous les soirs. J'ai fait du mieux que j'ai pu. Donc aujourd'hui, c'était pas la meilleure des journées que j'imaginais, mais j'ai fait du mieux que j'ai pu. J'ai rendu des femmes belles. J'ai rendu avec un petit mot gentil à une personne, parce que des fois les clientes c'est pareil. Quand elles viennent, elles sont pas toujours en mood positif. Des fois on est là aussi pour les écouter et absorber leurs énergies où elles sont pas bien. Et toi, encore plus, parce qu'elles viennent pour se sentir belles, pour être reconnues et parler. Et ça, quand même, vous avez aussi une part de métier psychologue.
- Speaker #0
Tout à fait. Tant que coiffeuse, des fois,
- Speaker #1
tu te dis, je n'ai plus envie de parler. Non, non. Des fois, là, j'en peux plus.
- Speaker #0
Je ne sors jamais, d'ailleurs. Tu vois, moi, quand on me dit, tu ne vas pas boire des coups, tu ne vas pas la faire rien. Non,
- Speaker #1
je ne veux pas.
- Speaker #0
Je ne veux pas voir les gens.
- Speaker #1
Tu ne veux pas. Tu restes dans ta bulle. Laissez-moi tranquille. Puis oui, ça, après, c'est des énergies qui font que... Faites-vous recentrer. Voilà, tu as besoin d'être vraiment dans ton cocon, parce que tu as besoin d'être rassurée et d'être en sécurité.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et tes clientes, aujourd'hui, c'est important et tu veux leur donner le meilleur. Et quand tu choisis, justement, tout à l'heure, tu nous en parlais de tes produits. Tu veux choisir le meilleur. Comment ça se passe ? C'est les commerciaux qui viennent te démarcher ou c'est toi qui fais ta sélection ?
- Speaker #0
Alors, il faut savoir, bon, pas tous. Il ne faut pas tout mettre dans le même panier. mais... En général, les commerciaux qui viennent de des marchés, ce n'est pas forcément les marques avec lesquelles je travaille. Ce n'est pas dans mes attentes, on va dire. Donc, toutes les marques avec lesquelles je travaille, c'est parce que je fais des recherches. Je fais des recherches. Alors maintenant, on a la chance d'avoir des marques hyper pointues, rigoureuses, que ce soit pour la santé. ta santé à toi, la santé du cheveu, la planète aussi, parce que c'est important.
- Speaker #1
C'est important, oui,
- Speaker #0
bien sûr. Et du coup, on arrive quand même à... Quand tu cherches et que tu te creuses la tête, à trouver. Et puis aussi, on ne va pas se mentir, tu vois, tous les gros coiffeurs que je suis, chez qui j'ai fait des formations, eux aussi, ils sont à la recherche de choses à la poule. Donc voilà, je vois, un tel, il fait ça, ça a l'air pas mal, donc du coup, je vais regarder le produit, je vais regarder la marque, voilà. D'accord.
- Speaker #1
Comme ça. Donc ça, c'est bien comme ça, tu es sûre de maîtriser tes produits et de proposer le meilleur à tes clientes. Oui. Tu as un espace vente-produits aussi dans ton salon ? Oui, bien sûr.
- Speaker #0
C'est important.
- Speaker #1
C'est important.
- Speaker #0
Pour moi, ce n'est pas un espace vente, c'est un espace conseil. D'accord. Tu conseilles ta cliente.
- Speaker #1
Tu conseilles, oui. C'est important qu'elle soit conseillée.
- Speaker #0
Moi, je la conseille du mieux que je peux pendant tout le rendez-vous. Après, elle ne veut pas acheter de produits, il n'y a aucun problème. Mais moi, je l'aurais conseillée, j'aurais fait mon travail. D'accord. Elle sait.
- Speaker #1
On sait, oui, voilà. Tu te dis donc experte coloriste, où tu maîtrises et c'est une de tes qualités de gérer le blond. Et ça demande beaucoup d'heures, j'imagine, pour une prestation de transformation sur le blond. Et comment, parce que je me dis que ça peut arriver, qui a raté ? Ça arrive ou pas ?
- Speaker #0
Un gros raté !
- Speaker #1
à aujourd'hui avec ces réseaux sociaux. Pinterest, les photos retouchées, où elle t'arrive avec une photo et qu'elle te dise, en gros, je veux ça. Et qu'au final, par rapport à sa qualité de cheveux, tu lui dis, peut-être qu'on ne va pas arriver à ce résultat-là. Tu peux nous donner un exemple ? Comment tu arrives à le gérer, cette situation ?
- Speaker #0
Alors, un gros raté, je touche du bois. Non. Pour moi, un gros raté, c'est vraiment une catastrophe.
- Speaker #1
C'est ce jeu. C'est le pire du pire.
- Speaker #0
Mais encore que, ça peut ne pas être ta faute. La cliente, elle peut ne pas tout te dire. Moi, je procède beaucoup par diagnostic, surtout quand je ne connais pas les clientes.
- Speaker #1
Donc, tu fais un diagnostic en amont.
- Speaker #0
Tu vois, quand une cliente t'appelle, c'est la première fois qu'elle veut venir. Au téléphone, elle ne sait pas vraiment. Tu lui poses deux, trois questions. Tu te rends compte qu'il vaut mieux faire un diagnostic. Donc, elle vient au salon, elle fait un diagnostic. Et là, je lui pose plein de questions sur son passé capillaire, sur ce qu'elle veut, etc.
- Speaker #1
Mais quelque part, pour elle, ça doit la rassurer.
- Speaker #0
J'espère.
- Speaker #1
Et ce diagnostic, il est gratuit ou il est payant ?
- Speaker #0
Non, ce diagnostic, il est payant.
- Speaker #1
Il est payant.
- Speaker #0
Le diagnostic, il est payant, pourquoi ?
- Speaker #1
C'est un parti pris, ça aussi.
- Speaker #0
Oui, mais il faut savoir que maintenant, de plus en plus de coiffeurs le font. Et encore, je vais te dire quelque chose, moi, je fais payer le diagnostic 30 euros. Ok,
- Speaker #1
ça reste raisonnable.
- Speaker #0
Pour moi, ça reste raisonnable.
- Speaker #1
Il dure combien de temps ?
- Speaker #0
Ça, tu peux compter. Ça dépend. Des fois, il y a des clientes sur qui ça va être hyper rapide parce qu'au final,
- Speaker #1
elles savent. Elles savent.
- Speaker #0
Et puis, il n'y a pas de complications. D'accord. Mais il y a des clientes, ça peut durer 30 minutes.
- Speaker #1
30 minutes, maximum.
- Speaker #0
Oui, après, je ne suis pas...
- Speaker #1
Oui, tu n'es pas...
- Speaker #0
On a besoin de se parler plus. Après, il ne va pas durer une heure. Mais en général, on n'a pas besoin d'une heure. OK. Et moi, il faut savoir que ce diagnostic, si tu prends un rendez-vous par la suite et que tu honores ton rendez-vous, Je le déduis. Après, il y en a... plein, tu vois, qui vont pas forcément déduire parce qu'on estime que c'est quand même du temps. On a bloqué une demi-heure sur l'agenda, donc c'est une demi-heure. Une demi-heure, tu peux faire un brush, par exemple, tu vois.
- Speaker #1
Ok. Mais quelque part, oui, ce diagnostic, c'est du temps, mais ça peut être aussi une valeur ajoutée, on peut le dire comme ça. Moi,
- Speaker #0
c'est rassurant et pour la cliente et pour toi, tu vois. Parce que tu sais où tu pars. Et là, tu t'angoisses pas le jour où elle arrive. Voilà. Et quand j'estime que c'est nécessaire, je fais une mesh test aussi. Comme ça, je vois comment le cheveu, il va réagir.
- Speaker #1
La cliente, elle voit.
- Speaker #0
Et voilà. c'est ça et au moins t'es transparente moi ça m'arrive plein de fois de dire non à une cliente oui par rapport à justement par rapport à elle est brune elle veut être blonde comme moi oui et des fois ce que j'aime bien enfin ce que j'aime bien je le fais inconsciemment mais je suis contente après coup c'est quand je lui dis écoute là le résultat que tu me montres franchement je c'est pas si on va pouvoir y arriver. Écoute, je vais faire de mon mieux pour t'éclaircir au max, mais ne te dis pas que tu vas ressortir comme ça. Et le top du top, c'est quand elle ressort comme ça. Et là,
- Speaker #1
on est trop contentes. Parce que moi,
- Speaker #0
je ne m'y attends pas et la cliente encore moins.
- Speaker #1
C'est top, c'est une belle réussite.
- Speaker #0
Mais dans le cas contraire, j'ai fait tout ça en amont, mais des fois, ça peut m'arriver de ne pas avoir fait le diagnostic parce que la clientèle a insisté. ou que tu sais, elle est là juste 15 jours, et puis après, elle repart. Toi, tu veux faire plaisir, parce que moi, je suis très comme ça. Je veux faire plaisir, bon, allez, venez. Puis au final, tu as bloqué 3 heures, tu en mets 6, donc tu as tout écrit en arrière.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, c'est tout.
- Speaker #0
Et puis, quand tu travailles un peu dans le stress, des fois, le résultat,
- Speaker #1
ce n'est pas forcément copié-collé.
- Speaker #0
Donc oui, ça peut arriver. J'ai pu avoir des déçus, je pensais être un peu plus blonde, je ne pensais pas que ça allait rendre comme ça, ou la patine, je n'aime pas du tout.
- Speaker #1
Ça, ça reste quand même une difficulté.
- Speaker #0
Ça peut arriver, mais c'est pas grave, on trouve une solution.
- Speaker #1
Oui, ça, je veux toujours avoir une solution pour les satisfaire.
- Speaker #0
Oui, quand même.
- Speaker #1
OK. Les réseaux sociaux à aujourd'hui ? Oui. T'es réelle, toujours à la pointe. Tu suis les trends. T'es à fond.
- Speaker #0
On essaie.
- Speaker #1
Eh ouais, t'essaies d'être à la pointe, je lui dis. Mais quand même, tu gères bien.
- Speaker #0
Mais c'est ce qu'on me dit.
- Speaker #1
Ben oui, c'est quand même... Quand on suit ton feed, t'es réelle, t'es en place.
- Speaker #0
Ouais, merci. Ça te plaît. Oui.
- Speaker #1
Après, ça te plaît. Ça te plaît. On le voit. Ça te plaît, t'es totalement à l'aise. Et au final, les gens, c'est ce qu'ils aiment. Et du coup, parce que moi, je sais que ça m'arrive. J'ai beaucoup de personnes, des fois, c'est là que je me dis, waouh, ce Instagram, quand même, aujourd'hui, c'est puissant. Et j'ai des clientes qui viennent de partout et qui me disent mais j'ai fait arrêter mon mari, je lui ai dit non mais il faut sortir là parce qu'il faut absolument aller à cette boutique parce que je peux vraiment la découvrir. Et là tu te dis waouh, ah oui. Donc et toi c'est pareil, t'as pas que de la clientèle locale, pas que de la clientèle bitéroise et t'as des clientes de partout. Ouais, ouais. Et ça c'est par rapport à Insta.
- Speaker #0
Ouais. Déjà moi la plupart de mes nouvelles clientes quand je leur demande comment elles m'ont connue c'est Insta. Insta. La plupart. si c'est pas insta c'est le bouche à oreille mais c'est pas,
- Speaker #1
déjà vu que j'ai pas de visibilité elles sont pas arrêtées dans la rue non pas du tout donc les réseaux sociaux c'est quelque chose que j'aime que tu aimes et puis t'animes au final parce que là ça c'est motivant c'est ça, que tu le veuilles ou non quelque part mais ça demande énormément de temps voilà et j'allais te dire j'ai pas pour moi j'ai pas assez de temps quand on me dit ça se voit que t'es à l'aise faut pas croire des fois je commence une vidéo plaît pour moi forcément mais ça se voit pas c'est les débuts qui sont durs ça se voit pas c'est comme quand moi je dis là pareil on enregistre on fait des podcasts et au final tu l'as vu je suis stressée comme jamais je me dis mais non Pam ça se voit pas si si je vous rassure intérieurement c'est pas fluide du tout ok et Et... Ces réseaux, ça t'a mené... Au final, ça nous sort de notre zone de confort. Parce qu'aujourd'hui, si on n'a pas ce moyen de communication qui reste encore gratuit, peut-être qu'on ne se développerait pas autant. Et c'est quand même un atout commercial qui est quand même assez puissant. Tu es d'accord avec moi ?
- Speaker #0
Complètement d'accord. Pour moi, on a besoin des réseaux. Quand je parle des réseaux, pour moi, c'est beaucoup instable parce que je suis...
- Speaker #1
pas trop développé pour les autres. Oui, pas trop TikTok et tout ça.
- Speaker #0
Ouais, moi non plus, j'ai essayé,
- Speaker #1
mais non, j'arrive pas. C'est pas moi.
- Speaker #0
Mais du coup, on a la chance d'avoir cette vitrine et aujourd'hui, si tu l'as pas, tu peux vite t'enterrer, entre guillemets. On a besoin de ça quand même pour montrer qui on est. Ok.
- Speaker #1
Aurais-tu des petits conseils à donner pour une future entrepreneuse qui voudrait se lancer ? Qu'est-ce que tu pourrais donner comme conseil ? Alors,
- Speaker #0
déjà, de bien se renseigner quand on veut mettre quelque chose en place, de bien se renseigner sur les formalités, de tout ce que ça peut engendrer.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Voilà, de ne pas partir freestyle comme moi. Surtout d'être déterminé. Si vraiment tu veux faire quelque chose, n'écoute pas les gens autour. Parce que des fois...
- Speaker #1
Il faut s'entourer de bonnes personnes.
- Speaker #0
Il faut s'entourer de bonnes personnes, mais sans parler de bonnes personnes, des fois, ce n'est pas méchant. Mais tu vois, par exemple, les parents, des fois, ils peuvent te déstabiliser. Et pourtant, ils ne veulent pas ton mal. Ils veulent que ton bien, mais ils ont peur pour toi.
- Speaker #1
Ils ont peur. Nos parents, c'est ça.
- Speaker #0
Voilà, il faut surtout avancer, garder ça en tête et...
- Speaker #1
Croire en son projet.
- Speaker #0
Exactement, croire en son projet. C'est ça,
- Speaker #1
au final. Tout à fait. Quand tu crois en ton projet, je me dis que ça aboutit à 100%. et après tu seras face à des aléas Il faudra se préparer à des montagnes russes.
- Speaker #0
Parce que oui, c'est pas un long fleuve tranquille.
- Speaker #1
Ah oui, non, ça c'est sûr. Est-ce que tu as des nouveaux projets peut-être pour ce salon ? Des petites choses à nous annoncer ou tu peux les garder top secret ?
- Speaker #0
Alors, pour le salon lui-même, ce n'est pas vraiment un projet, mais j'ai fait une amélioration. Il y a certaines clientes qui sont déjà au courant, qui va avoir le jour très vite. C'est une petite amélioration. Après, j'ai des projets professionnels. mais qui ne vont pas forcément impacter sur le salon. D'accord. Voilà. Pour l'instant, je ne veux pas en parler parce que je n'ai pas envie de me porter l'œil. Non. Voilà. Mais en tout cas, je vais tout faire pour le mettre en place dans l'année à venir. Et voilà, j'espère que ce sera quelque chose qui sera concrétisé pour 2026.
- Speaker #1
C'est bien.
- Speaker #0
Pour en permettre d'évoluer.
- Speaker #1
Super. Comment tu arrives à gérer la vie de maman et la vie d'entrepreneuse ? Parce que Charlie, elle est petite. Style. Ah oui, tout freestyle.
- Speaker #0
Alors ça, c'est la partie la plus compliquée pour moi. Dans l'entrepreneuriat, c'est ma vie de maman. Ça, c'est vraiment quelque chose que j'ai du mal à gérer. Parce que je gère ma fille.
- Speaker #1
Ça reste compliqué.
- Speaker #0
Mais c'est compliqué. Disons que là où j'ai du mal, c'est que...
- Speaker #1
À trouver le juste équilibre. Ouais,
- Speaker #0
l'équilibre. L'équilibre et je culpabilise tout le temps. D'accord. Tu vois, le mercredi, je suis avec Charlie. du coup c'est bien parce qu'au moins ça lui fait une coupure ça lui fait du temps avec moi pour ses activités etc mais il y a des fois je suis avec elle mais j'ai la tête ailleurs,
- Speaker #1
j'ai la tête dans le travail de suite ton esprit il part c'est dur,
- Speaker #0
et des fois je me dis bon là stop, tu mets ton téléphone de côté t'arrêtes de penser au travail, t'arrives avec ta fille c'est le plus difficile à gérer pour moi c'est très très dur à trouver l'équipe franchement je suis en admiration de ces femmes entrepreneuses qui gèrent tout là comme il faut et qui ont plusieurs enfants Toi,
- Speaker #1
tu n'en as qu'une. Ah ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais. Pareil,
- Speaker #1
je n'en ai qu'une et c'était parfait. Ouais. Parce que trop perfectionniste. Ah, c'est ça. Et que du coup, on veut que tout soit parfait. Mais bon, des fois, on ne peut pas. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Donc, il y a encore ce petit sentiment de culpabilité que toutes les mamans rencontrent au final parce que tu n'es pas la seule. Moi, c'est pareil. Maintenant, elle est plus grande. Mais quand même, malgré tout, je l'ai vécu. Et c'est quand même ce sentiment le plus frustrant.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Parce que tu peux pas être à 100% côté pro, à 100% maman. Ouais. Et ça, c'est une des difficultés.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Je trouve. Ouais. J'ai une petite surprise pour toi. Ah, au purée. J'ai un petit message. Un message ? Oui, j'ai quelqu'un qui m'a envoyé un message pour toi. Je te laisse. Chérie, on voulait t'envoyer un petit message avec Charlie pour te dire qu'on était fiers de toi, de ce que tu accomplis professionnellement tous les jours, de l'implication optimée, de ta pluriasité. C'est important. Et même Charlie, elle avait un petit mot pour toi. Vas-y, Charlie, dis à maman. À maman, je suis fière de toi. Bisous ! Séquence émotion, hein ? Voilà. Donc tu peux être fière de toi, ma Ludie, si au départ tu ne te sentais pas légitime et tout. Les mots de ton mari et de ta fille sont si précieux. Et ce sont les deux personnes à aujourd'hui qui comptent énormément. Et regarde, ton équilibre au final, tu l'as là. Et c'est là où cet intenseur émotionnel... et le bienvenu puisque c'est tout l'amour et c'est là qu'il faut se dire que c'est ça qui motive aussi, qui permet d'avancer voilà ton petit cocon familial qui est très très important et s'appuyer sur ça ouais merci femme alors avant de se quitter ma ludie, je sais que tu aimes tout ça et que moi aussi trop bien Donc on va se faire un petit tirage d'oracle. Trop bien. Tu vas tirer une carte. Ok. Pour voir dans quelle énergie je suis. Tu es. Exactement.
- Speaker #0
Elles sont trop belles en plus.
- Speaker #1
Je te laisse tirer une carte. Tu me la donnes. La nature. Le chiffre 9. 9, c'est une fin de cycle et donc tu vas pour 2026, comme tu nous as dit, un nouveau projet. Donc c'est peut-être lié à ça et la nature peut-être que c'est... tu as besoin aussi de te ressourcer, de prendre un peu de temps pour toi, pour te reconnecter à la nature et pouvoir te reconnecter à toi-même. Ok. Voilà. Trop bien. Donc, tu as une énergie positive.
- Speaker #0
mais il faut te reconnecter à la nature ok je vais aller faire une rando alors parfait
- Speaker #1
C'était la petite parenthèse. Merci Ludivine pour cette interview et merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #0
Mais merci à toi,
- Speaker #1
c'était trop bien. C'était un honneur.
- Speaker #0
C'était un honneur pour moi aussi.
- Speaker #1
Et ce n'était pas facile, parce que quand même d'interviewer une amie, copine, confidente, ma coiffeuse, on se connaît et ce n'est pas facile à vrai dire. Donc merci encore.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Merci à tous ! pour votre écoute. J'espère que ce podcast vous aura plu. N'hésitez pas à liker et commenter sous cette vidéo. On se retrouve vite pour un nouvel épisode.