Speaker #0Tu as préparé ta tasse et mis tes écouteurs, prête à écouter un nouvel épisode inspirant et motivant. Bienvenue chez Pamela ! Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode chez Pamela, le podcast des femmes entrepreneuses qui entreprennent avec le cœur, la tête et parfois avec les larmes aussi. Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour un nouvel épisode solo, tout en vérité. Je suis aujourd'hui face à un sujet qui, je pense, va vous parler. Un sujet qui me tient particulièrement à cœur mais qui a tout son sens. On va parler de liberté en tant qu'entrepreneuse mais plus de la liberté intérieure, celle qu'on ressent, celle qu'on construit, celle qu'on choisit. Et je vais vous parler de ce que m'a appris. Le fait d'être entrepreneuse sur la liberté et sur moi-même. Avant de me lancer, j'étais salariée. Et j'avais une idée très précise et très idéalisée de la liberté. Pour moi, c'était ne plus avoir de patron. C'était le premier point que j'idéalisais. Pouvoir choisir mes horaires, mais aussi travailler d'où je veux, dans les conditions que je veux. mais surtout et surtout de décider de tout, toute seule. C'était vraiment mon idéal, me sentir libre, ne pas sentir cette oppression, ne plus être tenue à des comptes rendus précis, à rendre à telle heure. Je voulais être la pilote de ma propre entreprise. Comme je suis beaucoup dans le contrôle aussi, j'estimais être capable de tout contrôler pour moi-même. La vraie liberté, c'est aussi d'être responsable, de tout décider. Pour moi, c'est un point fort. Mais c'est pas à vrai dire toujours confortable. Certes, je l'ai choisi et je l'assume aujourd'hui. Il n'y a personne à qui passer la balle. C'est moi seule qui choisis, c'est moi seule qui propose. Et donc, c'est là où les questions sont essentielles. En te disant comment tu veux le proposer. Comment tu veux l'exposer et combien tu estimes le vendre en créant ta propre marge et ton propre prix d'achat, tout en restant cohérente avec le marché. C'est quel message je souhaite transmettre ? C'est tout cela qui est face à toi et que j'ai décidé de créer moi-même. Tout cela, bien évidemment, a un impact, qu'il soit positif ou négatif. Le retour, suite à mes décisions, repose uniquement Sur moi. Et je ne peux m'en prendre qu'à moi-même au final. Mais c'est aussi une puissance incroyable. Parce que ça fait un bien fou quand même. Je suis libre de changer d'avis. Je suis libre de tester. Je suis libre de lancer un projet qui n'entre dans aucune case. Et de le lancer quand j'en ai envie. Libre de faire autrement. Libre de suivre mon instinct. Plutôt qu'un business plan rigide et des process. Je me souviens encore lorsque j'étais salariée cadre dans l'univers de la parfumerie sélective. J'ai travaillé pour deux belles grandes enseignes, totalement différentes l'une et l'autre. Une c'était Marionneau et l'autre Sephora. Un univers très exigeant, structuré, avec des process très précis, des règles à suivre, des debriefings réguliers, des rapports détaillés à rendre, des réunions téléphoniques hebdomadaires où il fallait vraiment être... ponctuelles et bien sûr les fameuses visites des directeurs régionaux qui venaient vérifier les résultats, les plans d'action, la mise en place des stratégies, les respects des plans-marches, l'ambiance de l'équipe. Je peux vous dire que je me mettais une pression de dingue car étant perfectionniste, je voulais que tout soit au carré. Donc ça, c'était aussi un point sur lequel il fallait que je travaille et tout cela est très formateur. J'ai appris appris à devenir rigoureuse, à avoir une vision claire, à gérer la pression malgré tout, à anticiper et j'ai adoré. J'ai pris plaisir à le faire, ça m'a beaucoup beaucoup appris. Mais ce que je n'avais pas réalisé à l'époque, c'est que si j'étais capable de le faire pour une entreprise, alors j'étais capable de le faire pour moi. Et ce déclic là, il a tout changé parce qu'il transforme une posture. de salariés appliqué en une posture de créatrice responsable, si je peux dire, oui. Et ça, c'est l'une des plus grandes libertés, celle de se faire confiance, au point de s'appuyer sur son expérience passée, mais au service de ses propres rêves. Toujours prendre le passé comme enseignement, en tirer toujours des leçons, en tirer toujours du positif. C'est avec des expériences qu'on avance, qu'on évolue. Et ça, je trouve que c'est super important. Et surtout, je suis libre de me planter. Je suis libre de me tromper. Je suis libre d'essayer, de recommencer, de pivoter et de recommencer encore. Je pense que celles qui sont entrepreneuses et qui sont en train de m'écouter, je pense que ce sujet doit vous parler, doit résonner en vous. Et cette liberté, on va continuer d'en parler, mais c'est vrai qu'elle est quand même primordiale. Ce que ça demande. Un rapport honnête à soi-même parce que dans ce monde de fonctionnement, tu ne rends de compte qu'à toi. Et ça, c'est un shift mental mangeur. Tu deviens ta propre boussole. Tu dois apprendre à te faire confiance, à écouter ce qui résonne, à dire non sans te justifier. Alors ça aussi... Pour moi c'était compliqué, c'était très dur de ne pas se justifier. Ça fait partie du chemin dans lequel j'ai pu évoluer et à dire oui parce que ça te parle et parce que ça te correspond. La liberté d'être soi-même aussi dans ses choix. Ce que j'ai aimé c'est que je n'ai plus besoin de jouer un rôle. Et en tant qu'entrepreneuse, je peux être pleinement moi-même. Je me suis découvert autrement. Je peux créer une offre qui me ressemble sans devoir la rendre acceptable pour un cadre qui ne me convient pas ou qui ne me convient plus. Je suis libre aussi de choisir avec qui collaborer, choisir mes propres clients et mes propres projets déco parce que dans mon métier, j'ai deux activités. On peut parler de deux activités. Donc la boutique qui est le concept store où c'est ouvert du mardi au dimanche matin. Et à côté de ça, en parallèle, il y a la partie aménagement, projet décoration pour tout ce qui est les locaux commerciaux. Et c'est là où aussi la liberté joue un rôle important dans mon métier et dans mes choix. parce que en tant que décoratrice d'intérieur, je souhaite choisir mes projets, des projets qui me plaisent, des projets qui résonnent en moi et de travailler plus principalement avec des professionnels car ils ont plus de liberté à m'accorder dans leurs projets car ils ont pas trop de temps à créer eux-mêmes leur espace, leur aménagement et du coup ils préfèrent faire appel à une décoratrice qui est capable de pouvoir tout Merci. leur gérer. Et ça aussi ça a été un choix de maintenant travailler aussi en grande partie qu'avec des professionnels. Et le fait qu'ils puissent me laisser plus de liberté pour moi c'est un signe de confiance et je donne encore plus de ma personne. Je fais comme si c'était pour moi. Et quand on me fait confiance on aboutit à un résultat positif pour les deux parties et c'est tellement bien plus plaisant. Aujourd'hui, c'est aussi être libre de ne pas avoir peur de dire non et de ne pas vouloir toujours cocher toutes les cases. Et je serai capable de dire non, je ne m'en sens pas capable, je répondrai non. Oui, parfois, ce n'est pas confortable car ce n'est pas toujours facile mais je me dis, je suis en capacité de pouvoir dire non. Quand tu le sens pas, quand ça résonne pas en toi, quand les signaux te font dire que ça risque d'être compliqué, que c'est pas fluide, tous ces signaux te font dire que t'es en capacité de pas le sentir et de pouvoir dire non. Parce que de pouvoir dire non c'est aussi une force. Pas dire oui et après ne pas tenir ses engagements. Moi je sais que si je dis oui, je tiens mes engagements, je tiens mes dates, mis à part si... Il arrive quelque chose d'important. Mais sinon, je préfère dire non en disant non, je ne pourrai pas tenir mes engagements et je ne m'en sens pas capable, que de vouloir dire oui pour faire plaisir. Ça pour moi, non, ce n'est pas possible. C'est là où cette liberté a tout son sens et là que tu es seule face à toi-même, tu ne peux plus te cacher derrière un manager, derrière un membre de ton équipe, derrière quelqu'un. Là tu prends une position engagée. Et pour moi c'est ça aussi être entrepreneuse. Et ne pas et ne plus avoir peur aussi de perdre certaines personnes autour de toi. Parce que t'en perdras un chemin et je peux vous garantir que j'en ai beaucoup perdu. Pour vouloir plaire à tout le monde, pour moi c'est pas possible. C'est aussi devenir la seule personne à qui l'on rend des comptes. Et ça c'est à la fois grisant et parfois lourd. Ne plus avoir aussi cette pression de deadline imposée, plus de chef à satisfaire. Mais il y a ce miroir permanent, toi face à toi-même. Et cette question que je me pose souvent, c'est est-ce que je suis honnête avec moi ? Est-ce que je fais les choses par choix ou par peur ? Est-ce que je m'écoute ou est-ce que je rejoue un schéma que je croyais avoir quitté et qui au final... se représentent. Ça aussi. Les schémas répétitifs, c'est quelque chose aussi que tu as déjà rencontré mais des schémas répétitifs qui ne sont pas forcément très confortables, on va dire. Donc c'est que quelque part, il y a quelque chose qui n'a pas été réglé et auquel tu n'as toujours pas compris et ce message revient, il se répète. Et ça, pareil, c'est des points sur lesquels j'ai pu travailler, j'ai pu comprendre Parce que des fois, ce sont des blessures intérieures qui n'ont pas été guéries, qui naturellement sont là pour que tu arrives à comprendre. Et dans l'entrepreneuriat, ça se présente beaucoup. Et c'est là aussi ce chemin de l'entrepreneuriat qui t'apprend beaucoup de choses sur toi-même. Et du coup, cette liberté, elle me pousse à être intègre, lucide et responsable. Et en même temps, elle me permet de me libérer... de temps de conditionnement. Cette liberté m'a appris à poser mes limites, à m'élever, à grandir et à prendre du recul sur différentes situations et à respecter mes besoins, à ne plus me faire violence pour correspondre à une norme extérieure. Je me rends des comptes à moi, à mes valeurs, à ma vision et à ma paix intérieure. Je peux dire, je fais mon propre planning où je choisis mes propres fournisseurs ou je propose cette gamme de produits. Oui je suis libre de choisir et de vendre ce que je souhaite. Oui l'expérience aussi de mon produit avec les vierges dans ma boutique puisque c'est le produit phare et ça aussi c'était un choix de produits et une liberté de se dire dire je choisis ce produit parce que... j'y crois. C'est pas un produit si simple, c'est un produit qui interpelle et je peux vous garantir que ça aussi fallait oser le faire, fallait maintenir cette cadence parce que ça a interpellé beaucoup de personnes, parce que on me demandait encore pourquoi autant de vierges dans ce magasin ? Pourquoi ? Pourquoi ? Bon, voilà, j'aurais pu arrêter, j'aurais pu baisser les bras, mais non. J'ai continué et ça aussi c'est une forme de liberté de pouvoir choisir ce qui résonne en toi, ce que tu crois. Donc encore une fois, s'écouter. L'entrepreneuriat m'a appris à me familiariser avec cette liberté. C'est être aligné et aussi tu ne peux pas non plus faire à 100% comme tu veux. C'est me poser les questions suivantes. Qu'est-ce que je suis prête à défendre ? Ben oui, je défends mes vierges. À construire et à assumer parce que oui, j'assume de les vendre. Oui, je donne du sens et je n'ai plus envie de perdre du temps. Les premières personnes qui vont me faire la remarque, forcément, ce sont toujours les personnes. qui n'achèteront pas et qui sont là parce qu'elles n'ont rien d'autre à faire au final. Et tu as la cliente qui sait ce qu'elle veut et qui va venir. Bonjour, je veux prendre la vierge rose pour offrir. Voilà, ça c'est une évidence. Mais toutes celles qui m'auront fait des remarques, forcément derrière ça n'aboutit pas. Ça aussi c'est assumer mes propres choix et mes propres process. Lorsque j'ai des échanges de produits, lorsque j'ai des SAV ou d'autres sujets, c'est là où je mets ma propre procédure en place. Et c'est ça, être libre aussi. Je peux décider que mon business doit s'adapter à ma vie et pas l'inverse. Et ça, c'est une liberté rare. Je peux changer les règles, créer ma propre manière de faire. Je n'ai pas à attendre l'aval d'un supérieur ou à passer par des procédures interminable. Mais attention, il y a toujours des contraintes, ça peut pas être parfait non plus à 100% bien évidemment, mais on a quand même une marge de manœuvre qui est assez large. C'est moi qui choisis, c'est moi qui porte, c'est moi qui vis les conséquences. En tant qu'entrepreneuse, tu t'en prends qu'à toi-même et c'est toi qui vis tes propres conséquences. Et plus encore, je suis libre de créer une entreprise humaine qui tient compte de mes cycles. de mes humeurs, de mes saisons. J'ai décidé de travailler à ce rythme-là et sur un duo à petite échelle. D'une part car c'est un choix personnel et d'autre part parce que ça me convient comme ça. Et je suis libre de dire aujourd'hui j'ai besoin de ralentir ou aujourd'hui je vais tout déchirer. Voilà, c'est la liberté de pouvoir créer son rythme. Et cette liberté, elle manifeste à mes peurs. peur de me tromper, peur de ne pas pas réussir, peur de décevoir. Ces peurs sont nombreuses chez moi. Oui, j'ai beaucoup de peurs comme je pense un grand nombre de personnes. Il y a les personnes qui les assument et d'autres moins et celles qui en parlent, celles qui n'osent pas en parler et au final, cela m'a permis de découvrir que j'avais plus de ressources que ce que je pensais. Et cela m'a permis aussi de continuer quand c'est flou. Quand c'est dur et se dire je continue car j'y crois. J'ai toujours fonctionné comme ça et si j'ai pas peur, je peux vous dire c'est que le projet ça me plaît pas et j'y apporte pas plus d'intérêt que ça. Et si j'avais pas ces peurs qui parfois sont mes indicateurs d'engagement. La peur pour moi c'est un signe que je me soucie réellement de mon projet, que je le prends à cœur et c'est un reflet de l'investissement. émotionnel et le désir de réussir et ça me donne une motivation naturelle. S'il n'y a pas de peur pour ma part, ça n'a pas de sens. Je trouve que ce n'est pas le même enjeu ni le même engagement. Elle me pousse à l'action et du coup je donne beaucoup plus de ma personne. Par contre voilà, ces peurs faut pas qu'elles en deviennent paralysantes, il ne faut pas qu'elles en deviennent un frein mais qu'elles en deviennent un succès. servez-vous-en comme un indicateur de succès et de réussite. Moi, ça a toujours été cet indicateur-là et j'ai réussi. Alors, pas tout, parce que j'ai encore pas mal de points encore à améliorer. Mais petit à petit, j'ai vu que j'ai beaucoup évolué sur ce point-là. Au final, c'est quoi ? C'est la prise de risque. C'est se dire, je prends des risques. Oui, ça fait peur, mais j'y vais. Être entrepreneuse, c'est ça. C'est prendre des risques. et si tu ne les prends pas, tu ne peux pas savoir. Ça, ça fait partie aussi pour moi de tout ça et il faut vraiment que ça en devienne un indicateur de succès. Cette liberté m'a offert aussi de pouvoir donc organiser ma vie perso mais surtout la liberté d'être moi-même. Ça m'a permis de remettre de la douceur, de la créativité dans mon quotidien, d'être alignée. Avec mes valeurs, mes projets et être entourée des personnes à aujourd'hui qui comprennent mes choix, qui respectent ma vision. C'est super important. Tout ça n'a pas de prix. Et de me mettre au rythme que je souhaite. pour lancer des nouveaux projets, des projets en parallèle comme celui que je suis en train de vivre en ce moment, cette aventure podcast. Et je me dis, au final, t'as osé le faire, Pam, et c'est très bien parce que si t'avais été ailleurs ou si t'avais travaillé pour quelqu'un d'autre, est-ce que tu aurais pu avoir cette liberté de te lancer ? Je crois pas, j'ai du mal à y croire. Donc je me dis, à aujourd'hui, ben voilà, ça t'a permis de lancer ça en parallèle. Et tu le vis, tu le vibres pleinement. Alors, j'essaye de le faire du mieux que je peux. Après, voilà, je suis libre. Ce n'est pas une pression non plus. Si, ça l'est un peu parce que quand même, ça me demande du temps. Mais là aussi, j'arrive à trouver mon équilibre et de pouvoir jongler entre mon cœur de métier qui reste galardéco, auquel j'aspire. et qui compte pour moi énormément parce que j'y ai mis toute ma personne. Mais voilà, ça m'a permis aujourd'hui de pouvoir être libre, de lancer ce projet en parallèle. Et ce projet, je peux vous dire que je le kiffe. Je pense que vous le kiffez aussi. Ces interviews, c'est ça aussi, c'est super. Pareil, chacune au final, vous êtes libre. d'y participer et de vous dire au final c'est sympa parce que pour les premières interviews et mes premières invités vous ressortez de là et vous me dites pam, au final merci ça fait un bien fou parce que ça nous fait une rétrospective de tout ce qu'on a accompli et de ce qu'on vit et où on en est aujourd'hui vraiment merci et alors vraiment vous pouvez même pas vous imaginer pour moi c'est une satisfaction même si au début j'avais peur, je ne vous cache pas forcément. Ça aussi, c'est cette liberté d'avoir pu créer ce projet en parallèle. Et c'est là où la liberté a tout son sens. Si toi aussi tu es sur ce chemin, tu hésites à te lancer. Je t'invite à écouter cette voix intérieure qui te dit « Et si c'était le moment ? Quel déclic aurais-tu ? » Car la liberté, ce n'est pas une destination. C'est un chemin que l'on crée pas à pas au-delà de la passion, de l'ambition et de la motivation. La liberté, c'est de faire comme bon te semble. Je te laisse sur cette note-là. J'espère que ça t'aura plu. N'hésite pas à me laisser un commentaire ou à m'envoyer un petit message pour me dire ton ressenti. On se dit à très vite pour un nouvel épisode motivant et inspirant. Bye bye !