Speaker #0Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le podcast Projetez-vous. Voici une nouvelle saison qui commence. Elle sera audacieuse, comme je l'espère mon année 2026. En tout cas, si vous êtes manager, directeur, chef de projet, PMO, c'est l'endroit pour vous. Nous allons aborder des thématiques pratiques autour de la gestion de projet et du leadership dans cette nouvelle saison. de Projetez-vous. Il y aura, comme d'habitude, un nouvel épisode chaque lundi et des invités qui pourront venir de temps en temps. Je ne vous en dis pas plus. Asseyez-vous confortablement. Soyez prêts peut-être à prendre des notes, mais pour chaque épisode, il y a une fiche qui va être ajoutée et bonne écoute. Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce nouvel épisode de la saison audacieuse de Projetez-vous. Je ne sais pas... pas si vous avez écouté les épisodes précédents, je vous conseille fortement, mais dans ces épisodes-là, j'ai décidé qu'on serait audacieux pour 2026 et nous avons abordé des sujets, des actions audacieuses à faire pour justement avoir de meilleurs projets, mieux réussir et aller peut-être des fois à l'encontre de ce que les autres nous recommandent ou de ce qui se passe. Et aujourd'hui, je vais parler d'un sujet très important qui est la priorisation. La priorisation, ça vient souvent avec apprendre à dire non, parce qu'on ne peut pas tout faire en même temps et donc il va falloir trouver un moyen de prioriser de manière efficace et qui va servir justement notre leadership, notre projet, nos objectifs et nos ambitions. Donc aujourd'hui, le sujet, c'est la priorisation. au centre de toutes nos décisions. Pour éviter d'être submergé, pour éviter de diluer notre message, diluer nos objectifs, de s'éparpiller, il faut absolument prioriser. Et donc, c'est ce que nous allons voir dans cet épisode. Et voici trois objectifs très clairs, justement, pour cette priorisation. Tout d'abord, comprendre pourquoi la priorisation dysfonctionne souvent. Qu'est-ce qui se passe en entreprise pour que... les priorités ne fonctionnent pas si bien que ça et qu'on se retrouve justement à diluer les objectifs, à ne pas impacter aussi fort et à devoir ralentir, ramer et tout remettre à plat parce qu'on s'est éloigné de nos objectifs. On va découvrir deux grilles actionnables à utiliser immédiatement justement au moment où on a besoin justement de prioriser correctement. Et je vais, à la fin, vous permettre de repartir avec un outil concret qui sera aussi la fiche outil de notre épisode. Donc, pourquoi la priorisation échoue souvent ? Il y a trois raisons principales. Tout semble toujours urgent. Ce sujet est prioritaire, il faut le faire tout de suite. Mais par rapport à quoi ? À quelle valeur ? Quelle urgence réelle ? Sans référentiel, l'urgence est toujours... émotionnel. Il n'y a aucun critère commun. On compare des demandes de nature très différente. Par exemple, une fonctionnalité métier qui arrive d'une part, une nouvelle évolution réglementaire d'autre part, un besoin utilisateur, une idée stratégique, et on fait au filime. Voilà. Ce qu'on préfère aborder, ce qui, on pense, va nous apporter peut-être le plus de bronnie auprès de la direction, ou bien ce qui va nous prendre le moins de temps. autant possible, alors que ce ne devrait pas être des critères pour choisir, prioriser. Et puis finalement, la pression qui décide. Moi, j'aime bien le dire, celui qui crie le plus fort a raison. En effet, on s'aperçoit que souvent, les décisions sont prises par rapport à la personne qui va toujours, surtout en France, râler, crier, hurler, dire « Ah là là, il faut absolument faire ça, c'est ce qui est important » . Donc c'est une personne ou deux ou un département qui va voir que ses priorités à lui, son intérêt à lui, et ne pas voir le projet dans l'ensemble. Donc quand on se trouve face, en tant que chef de projet, en tant que métier, en tant que manager, en tant que directeur, face à des personnes qui vont crier, on peut avoir tendance justement à traiter en urgence leur demande à eux, au dépit et au dépend des autres, et au dépend du bon sens surtout parce que... Il n'y a rien d'objectif, c'est plutôt du subjectif là. J'en parle d'ailleurs avec un de mes invités, je vous remettrai l'épisode en lien, Stuart Eston, qui parle de priorisation, du rôle du PMO dans cette priorisation en effet. Quand on a beaucoup de projets, quand il y a beaucoup de projets, il faut des fois faire des choix pour allouer des ressources sur un projet par rapport à un autre. Et au lieu de prendre la loi du plus fort, celui qui crie le plus fort, il faut des critères. Et ces critères souvent sont apportés par les objectifs de l'entreprise, les objectifs stratégiques. Donc, il faudrait prioriser, par exemple, le projet qui... va apporter le plus de valeur à la stratégie de l'entreprise et allouer en priorité les ressources, en priorité peut-être le budget à ce projet-là plutôt qu'à un autre. Et puis peut-être s'il y a un arbitrage pour arrêter un projet ou choisir un projet, les choisir de manière objective. Donc je vous invite à lire, à écouter cet épisode de Projeté-vous avec Stuart Eston. Je vous dis lire parce qu'en fait... Il est en anglais. C'était un PMO qui était en anglais qui nous dit que si on n'arrive pas à avoir plus de 70% de réussite de projet, c'est justement cette conduite de projet à l'instinct, à l'émotionnel, qui ne nous permet pas de prendre les bonnes décisions qui sont vraiment intéressantes de manière objective à la poursuite. des objectifs stratégiques de l'entreprise. Donc, voilà un petit peu le cadre de comment les priorités sont mal décidées. On y va au feeling. On peut faire aussi des task lists. Vous savez, des listes de tâches, des listes d'actions. Et on ne les met pas dans l'ordre. Et on fallait faire juste au fil de ce qu'on arrive, alors que certaines qui sont premières et tout ça... ne devraient pas être prises en compte parce qu'elles sont moins importantes, moins urgentes que d'autres tâches. Et ce qui fait qu'on procrastine les tâches qui sont plus importantes, qui apportent le plus de valeur. Et ça, par exemple, dans des backlogs, c'est très important de bien savoir prioriser et comment prioriser pour avoir tout en haut de la liste les... actions à mener qui vont apporter le plus de valeur, qui seront donc les plus urgentes. Donc, je vais vous parler de deux outils. Et le premier outil que j'ai déjà abordé dans un épisode de cette série audacieuse, mais je pense que ce sera votre outil à mettre sur la lampe de chevet, à côté de la lampe de chevet, sur votre table de chevet, c'est la méthode Moscou. Donc, une version affinée, donc must, should, could, want. « Must » , c'est ce qui est vital pour que le projet réponde à son objectif. « Should » , ce qui est important, mais dont on peut différer la livraison. « Could » , les bonus intéressants si on a du temps. Et puis « Want » , ce qu'on ne peut pas faire maintenant et c'est assumé. On peut utiliser cela en atelier avec des post-it physiques ou virtuels. Merci à Klaxoon comme outil qui peut faire ça. Miro. Sur un projet, par exemple, de refonte d'interface, le tableau de bord utilisateur est un must, mais le mode sombre est un cold. Donc, on aura tendance à ne pas le faire parce qu'on n'a jamais le temps de faire les colds, par exemple. Une autre grille qu'on peut utiliser justement pour prioriser avec les bons critères, c'est la grille valeur. C'est une grille simple mais puissante, idéale pour une session d'arbitrage. Quel est l'impact business, l'impact client, l'impact en interne ? On note de 1 à 5 la valeur. Ensuite, le coût. Quel est l'effort estimé, les ressources, le temps, le budget ? Et puis ensuite, le risque, les incertitudes, les dépendances, l'instabilité technique. La formule est simple. Le score est égal. à la valeur moins le coût plus le risque. Plus le score est élevé, plus c'est prioritaire. Je vous mettrai bien sûr cette grille-là en lien de l'épisode. Donc, ces deux outils permettent de prioriser objectivement les tâches et de sortir du chapeau celle qu'on va prendre en premier. Peut-être pour... Pour un petit peu mieux comprendre justement ces grilles et leur importance dans la priorisation, on va parler de... pratique et je vais pour cela retourner dans un environnement agile et en agilité, le Product Owner va récolter toutes les fonctionnalités en User Story. Donc, User Story, c'est en tant que client, je souhaite que, afin de, et il va en faire un backlog, un backlog où il va lister justement toutes les fonctionnalités que le client demande, que le manager demande, que le responsable qualité. demandes pour le produit. Ensuite, il faut les prioriser. Par exemple, pendant ce sprint, le Product Owner a bien travaillé et il a reçu 12 demandes pour un nouveau sprint. Le temps disponible pour ce sprint ne peut traiter que 5 de ces 12 demandes. Chacune des 12 demandes et noter, par exemple sur la grille, valeur qu'au risque. On calcule le risque pour chaque demande. Les cinq meilleurs sont sélectionnés. Une discussion rapide valide ou ajuste ces cinq demandes. Et puis, les autres peuvent être mises à la suite dans le product backlog ou bien certaines peuvent être abandonnées parce qu'elles sont trop risquées, trop coûteuses. Le résultat, c'est qu'une décision est fondée sur des données partagées. Moins de tensions en réunion. Un historique. Donc vraiment, n'hésitez pas à utiliser deux de ces grilles. Bien sûr, il existe d'autres méthodes de priorisation, mais celles-ci sont assez intéressantes. Moi, j'aime bien les priorisations avec les dots. J'aime beaucoup. Plutôt que Moscou, j'aime bien. C'est-à-dire qu'à chaque membre de l'équipe, à chaque personne autour de la table, je donne 100 points. Et ils vont allouer un nombre de points à chaque point. chaque fonctionnalité, par exemple, qui doit être priorisée. La première, ce sera celle qui a le plus de points et la moins bonne, ce sera celle qui aura le moins de points. Le problème de cette technique, bien qu'elle fasse appel au brainstorming et à l'avis de chacun suivant son métier, c'est qu'elle n'est pas assez objective. Elle apporte quand même un certain point. mais c'est une méthode de priorisation intéressante parce qu'elle implique tout le monde et elle peut aussi être intéressante pour la cohésion d'équipe, l'engagement. Donc, choisissez une de ces méthodes de priorisation, appliquez-la avec une personne, une équipe. Observez, est-ce plus clair, plus fluide, plus aligné. Même sur dix minutes de discussion, vous verrez la différence entre une priorisation guidée comme ceci à partir de critères objectifs et une priorisation qui se fait sur l'émotion, sur le feeling, sur la personne qui crie le plus fort. Prioriser, c'est faire des choix. Donc être audacieux, je le répète, j'aime beaucoup répéter, surtout dans cet épisode-là. Mais ce n'est pas une question de goût, c'est une compétence, une méthode, un levier d'ajustement puissant. Si cet épisode vous a aidé, partagez-le à un collègue ou notez-le avec des étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Je suis sûre qu'il vous aura apporté plus de fluidité dans votre prise de décision et de votre priorisation. Continuons à être audacieux ensemble et retrouvons-nous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de... Projetez-vous. Merci d'avoir écouté cet épisode de Projetez-vous. Je suis sûre qu'il vous aura été utile. Je réfléchis à chacun de mes épisodes à ce que cela peut vous apporter dans votre quotidien de chef de projet, PMO, directeur, manager. N'hésitez pas à partager les astuces, les plans d'action que vous avez en tête et bien sûr à commenter, partager. Vous pouvez, si vous voulez aller un peu plus loin... aussi réservé des créneaux de 30 minutes pour un bon café visuel avec moi où on pourra parler, aller plus loin sur ce sujet. Je vous dis à la semaine prochaine et surtout, projetez-vous avec ces conseils.