- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cette nouvelle série du podcast Projet TV, elle s'appelle « Pouvoir et influence » . Ces mots peuvent peut-être vous faire peur, je pense que vous y êtes confrontés tous les jours dans votre entreprise et c'est peut-être là que votre carrière s'arrête. Pourquoi j'ai fait cette série ? Parce que j'ai rencontré Joachim Dehais nos expériences de bénévolat au Project Management Institute, J'ai participé à plusieurs de ces conférences. Nous avons eu même un... Superbe épisode de Projetez-vous, une superbe interview où il vaut donner pas mal de conseils. J'avais envie d'intégrer ces conseils dans une série toute spéciale de Projetez-vous, pouvoir et influence. Ces deux mots peuvent peut-être vous faire peur, mais on va justement les décrypter. Bonjour Joachim Dehais.
- Speaker #1
Bonjour Mirvet, bonjour à tous et à toutes. Et merci de m'avoir invité à cette série. En effet, ça peut faire peur, le mot pouvoir. les moins fluences, et surtout le rapport que nous avons à eux. Ça peut faire peur parce qu'on n'est pas habitué, et surtout parce que ça demande de tolérer le conflit. Et le but de cette série, pour moi comme pour Myrveth, c'est de vous aider à tolérer ce conflit, à prendre la force dont vous avez besoin pour améliorer votre carrière. Nous nous sommes donc rencontrés dans une conférence européenne de PMP il y a quelques années. Je travaille en Suisse, à la fois pour le gouvernement et comme consultant, et je me spécialise actuellement, même si depuis plusieurs années, sur la politique en entreprise. Pourquoi ce sujet ? Car nous deux, l'un comme l'autre, avons dû faire face à des situations difficiles, des situations dont on ne veut pas forcément parler, mais des situations qu'il faut savoir gérer. Donc dans cette série, venez ! voir les clés de la gestion du pouvoir et du conflit.
- Speaker #0
Alors embarquez avec nous dans cette série et je vous dis bonne écoute.
- Speaker #1
Bonne écoute.
- Speaker #0
Bonjour à tous et à toutes et bienvenue dans ce nouvel épisode de Projetez-vous. Nous commençons une nouvelle série avec Joachim Dehais, donc c'est notre premier épisode de la série Pouvoir et Influence. Bonjour Joachim Dehais.
- Speaker #1
Bonjour Mirvet Mtimet et bonjour à tous.
- Speaker #0
Donc, dans cette série de podcasts, nous allons parler de leadership, de management, de carrière et d'une dimension qui existe dans votre vie professionnelle. Je pense que vous vous en apercevez déjà tous les jours, mais peut-être que vous ne savez pas répondre aux situations. Donc, il y a beaucoup de jeux de pouvoir et d'influence au sein de l'entreprise. et c'est ce que nous allons décortiquer dans cette série avec Joachim Dehais et notamment... Dans cet épisode d'aujourd'hui, c'est tout simplement la performance ne suffit pas à vous amener à des niveaux de l'entreprise que vous souhaiteriez, des positions de directeur, de manager et comment débunker ça, nous le verrons ensemble aujourd'hui avec Joachim Dehais.
- Speaker #1
Et l'idée sera de mettre les pieds dans le plat et surtout de ne pas donner des réponses faciles, mais au contraire de montrer à vous, ou plutôt de... Vous donnez, vous auditeurs, les clés de comment comprendre la situation et comment se dépêtrer dans une mauvaise situation ou faire avancer sa carrière.
- Speaker #0
Exactement. Dans cet épisode, on va poser les bases d'observations que nous avons observées ensemble dans le milieu de l'entreprise. Nous savons que l'école nous a formaté avec les premiers de la classe. Nous avons nous-mêmes des grandes études, Bac plus 5, Bac plus 8, des docteurs. lectorat et tout ceci. Donc, être premier à l'école, ensuite avoir un cerveau bien fait ne suffit pas pour réussir dans l'entreprise.
- Speaker #1
J'ai même envie de dire l'école pose un risque, mais je crois que nous le verrons plus tard dans un épisode spécifique.
- Speaker #0
Voilà. En tout cas, c'est là. Posons déjà le constat. Joachim Dehais, est-ce que tu as une petite expérience à nous partager, une observation que tu as vue ?
- Speaker #1
Oh ! Moi, j'ai toujours travaillé très dur dans mon travail. C'est un peu répétitif, mais j'ai toujours travaillé très dur parce que je considère que la performance reste la clé de la réussite pour nous et pour les autres. Mais ce que j'ai vu assez souvent, c'est que passé un certain niveau, la performance nous apporte non seulement plus de travail, mais aussi une forme de punition. C'est-à-dire que plus on apporte de résultats, Plus le chef ou les gens autour de nous vont commencer à se séparer de nous, à nous mettre des bâtons dans les roues. Et à l'époque, je ne comprenais pas du tout pourquoi. Et maintenant, je comprends beaucoup mieux ce que nous allons pouvoir voir ensemble.
- Speaker #0
De même pour moi, je ne l'ai pas subi directement. Mais quand j'étais en stage, par exemple, en entreprise, vous savez, nos fameux stages pour avoir nos diplômes d'ingénieur, par exemple. C'était dans ce cadre-là. J'avais eu une situation très intéressante et qui m'avait déjà mis... un petit peu l'indice.
- Speaker #1
La puce à l'oreille.
- Speaker #0
La puce à l'oreille, c'est exactement l'expression que j'ai cherchée. Donc, c'était une secrétaire. Le directeur qui était dans l'entreprise avait deux secrétaires. Une très performante, très compétente, mais qui était réservée, qui parlait peu. Et une autre qui travaillait peu, mais qui, par contre, était très sociable, qui était toujours dans les petits secrets, qui était toujours dans les gossips, qui était toujours... à la machine à café et tout ceci. Et celle qu'on reconnaissait le plus et pour laquelle il y avait peut-être des fois des primes et des promotions, c'était la seconde et pas la première.
- Speaker #1
Oui, on en revient en fait à la différence entre ce qu'on apprend à l'école et ceux qui payent. L'école, elle n'a pas, comment dire ? Ou plutôt, l'école, elle, a une responsabilité envers nous, mais notre performance a peu d'impact sur son résultat. Donc ce qu'on apprend à l'école, ou plutôt ce qu'on enseigne à l'école, c'est avant tout la discipline aux enfants. Donc de montrer comment travailler et comment obtenir les résultats attendus. Mais à aucune période, en tout cas de ma scolarité ou même à l'université, Est-ce qu'on nous a appris comment nous défendre des comportements compétitifs ou comment démontrer prendre des risques pro-sociaux, c'est-à-dire prendre des risques envers les autres, pour améliorer une situation qui n'est pas purement technique ? Et il y a plusieurs raisons pour ça. Évidemment, on ne va pas forcément pouvoir rentrer dans tous les détails, mais l'une est peut-être ma favorite, disons ma préférée, pardon. Pour commencer, c'est que la définition de performance est rarement très claire. À l'école, elle l'est encore. Passé un certain niveau, on rentre dans des considérations techniques et sociales qui ne permettent plus de définir une performance parfaite. Et plus on est dans un espace qui... ou plutôt, moins l'espace reçoit de feedback, donc de retour de performance, moins celle-ci va compter, et plus... plus les aspects qualitatifs et sociaux vont prendre la part, dont la visibilité, dont les relations et les ressources.
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord. Moi, je rajouterais performance, puisque j'ai été team leader moi-même, c'est-à-dire que j'étais responsable d'équipe et que je faisais les bilans de fin d'année. Vous pouvez avoir tous vos objectifs de réaliser au niveau de l'entreprise, performance. Vous dépassez les horaires, vous êtes bien, mais on peut vous dire non, non, mais je pense que tu n'es pas fait pour être leader ou manager. Je l'ai bien vu. Inversement aussi, on a des profils qui sont très techniques, mais qui n'arrivent pas à communiquer. Et donc, on ne peut pas les pressentir pour ce genre de poste aussi. Donc, c'est à eux aussi de faire certaines démarches. Et puis, bien sûr, tout ce qui est relationnel, comme on a dit, on a tous les deux vécu ces situations dans diverses expériences sous. Tu as quelqu'un, moi je les appelle les « is no good » , ceux qui veulent être calife à la place du calife. Et si vous vous en rendez compte, moi je trouve ça intéressant. Aujourd'hui, justement, à un moment de ma carrière, j'ai commencé à voir les petits fils derrière, les fils de marionnettes. Je les appelais « is no good » ou bien ceux qui chuchotaient à l'oreille des managers. Donc, ils se faisaient bien voir. Donc, si vous travaillez sans cesse derrière votre ordinateur, vous faites bien les choses et tout, ça ne suffit pas. Et des fois, il va falloir peut-être aller à la machine à café, regarder aussi ce qui se passe autour de vous dans l'entreprise, dans votre environnement, parce que, comme je disais, il y a des personnes qui, au lieu d'être performants au travail, et d'ailleurs, je respecte cette excellence au travail que j'ai toujours maintenue, il y a des personnes qui vont travailler le relationnel, qui vont voir qui est influent dans l'entreprise, qui est performant et qui vont peut-être, à vos dépens, avoir des positions ou même vous éjecter de votre poste. C'est-à-dire qu'on a tous des défauts en entreprise et ils vont mettre vraiment le halo sur vos défauts à vous et de plus par ailleurs. Donc j'ai énoncé beaucoup de problématiques de la personne qui n'a pas conscience de cet environnement, de ces jeux de pouvoir. Si vous ne faites pas savoir comment vous travaillez bien, vous devez être votre premier sponsor, votre premier communicant. Vous devez faire savoir quel est votre travail, quel est son impact, comment vous êtes performant. Si vous ne le faites pas savoir, ils ne vont peut-être jamais s'apercevoir que vous êtes un élément performant de l'entreprise et que vous méritez votre chance.
- Speaker #1
Vous êtes chef de votre propre marketing. et pour ça je peux vous donner déjà une anecdote d'un livre qui s'appelle la psychologie de la vente que je recommande absolument de Brian Tracy, c'est un livre qui a bien 30 ans maintenant je l'aime beaucoup parce qu'il justement parle du côté psychologique et un des défis qu'il pose aux lecteurs ou aux auditeurs dans le livre c'est de se poser la question mais pour qui vous travaillez ? Est-ce que vous travaillez vraiment pour l'entreprise ou est-ce que vous travaillez pour vous ? Et c'est la question d'individualisme ou de collectivisme. Si vous êtes dans une entreprise qui est très collectiviste, alors vous allez pouvoir travailler pour l'entreprise et l'entreprise s'occupera de vous. Si c'est une entreprise très individualiste et que vous travaillez pour elle, en fait vous allez vous sacrifier. Et là-dessus je vais donner au moins un bon exemple, disons de ma vie, mais que j'ai vu plusieurs fois. c'est que celui qui est indispensable à un poste n'est pas promouvable. Dans le sens où pendant mon doctorat, j'ai produit environ 80% du code source d'un logiciel qu'on a vendu 200 000 francs suisses à l'époque en licence. Je n'en ai évidemment pas vu un centime. Mais étrangement, mon doctorat n'avançait pas pendant que je développais tout et que personne d'autre ne faisait rien. Pourquoi ? Entre autres parce que je coûtais la moitié du prix des autres. Et que donc, tant que mon doctorat n'avançait pas et que je n'obtenais pas le diplôme, je ne pouvais pas partir. Et donc, les questions de performance, ici, c'est ce qu'on voit, le grand classique, c'est que les objectifs n'arrêtent pas d'avancer avec la performance. Mieux on fait, plus l'objectif devient haut. Pourquoi ? Parce que le but, la performance qu'attendait le chef... en tout cas l'organisation, n'était pas un livrable. C'était que vous continuiez à faire un travail pas cher et de bonne qualité. C'est en fait un aspect de négociation. Et en vous bloquant, vous, de la promotion, il se négocie pour eux des ressources moins chères et plus efficaces.
- Speaker #0
C'est très intéressant ce que tu dis. Et je pense que, comme tu dis, ce n'est pas seulement au niveau de ton doctorat, ça se passe dans beaucoup de niveaux de la société, des développements. des techniciens qui sont très compétents dans leur poste. Et on se dit, s'ils partent, comment on fait ? Et donc, si lui-même ne se rend pas compte de ses enjeux derrière,
- Speaker #1
de sa valeur,
- Speaker #0
il joue leur jeu et il leur apporte beaucoup d'argent, beaucoup de CA, une main-d'œuvre moins chère, et plus facile, plus malléable.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'en fait, on a un peu deux approches ici. Cette personne est importante, donc on va l'empêcher de partir en lui rendant la vie insupportable, ou en tout cas en lui donnant l'impression qu'elle n'est pas aussi valorisée qu'elle doit l'être. Et de l'autre côté, on voit souvent, ça c'est aussi le classique du halo, des ingénieurs qui, socialement, ne sont pas forcément très intelligents, mais ils sont prêts à tout. Et donc ils vont devenir les marionnettes des chefs. C'est des techniciens qui parlent de manière très technique et en général incompréhensible. Et ça donne cet effet, cette aura, encore une fois, de compétence à des gens qui ne comprennent pas. Et donc, ça peut aller, en fait, c'est une manœuvre à risque. En étant très compétent, on peut être utilisé comme outil tout en étant récompensé pour, du fait qu'en fait, on est utile dans les plans des autres. mais si ces autres ont l'impression que l'on a de l'ambition, eh bien, au contraire, ils vont nous punir pour éviter que nous avancions et pour permettre à eux de préserver leur situation.
- Speaker #0
Merci beaucoup. En tout cas, exactement. Et je pense que peut-être certains de nos auditeurs se trouvent dans cette situation, qu'ils soient chefs de projet ou qu'ils soient même directeurs techniques, CTO. Des fois, ils voient qu'ils ont leur carrière qui ne progresse pas parce qu'ils sont bien. là où ils sont pour l'entreprise, alors qu'ils aimeraient avoir, bien sûr, comme toute ambition, des promotions, un meilleur salaire, un meilleur cadre de vie. Qu'est-ce que tu penses sont les clés ? pour justement éviter de rentrer dans ce jeu-là, se mettre en valeur, et puis être vu comme la personne à promouvoir ou à accéder à des positions qu'on aimerait, ou bien tout simplement changer d'emploi avec la bonne confiance et avec la bonne valeur.
- Speaker #1
Il y a plusieurs aspects. Il y a l'aspect, disons, communication, l'aspect relationnel, et il y a l'aspect relationnel et un peu théorie des jeux. Alors la communication, c'est assez simple. Déjà, on a tendance à être un peu perfectionnisme si on est dans une situation comme ça, ou si on vient souvent dans des situations comme ça. Ça veut dire qu'il va falloir accepter les erreurs et surtout être un petit peu arrogant. En tout cas, ce qu'on considère être de l'arrogance qui pour les autres sera considéré comme de la fierté. C'est-à-dire, on a fini un petit truc, on va dire « Ah, je suis super content d'avoir fini ceci » . Je ne dis pas que c'est bien, je dis juste que j'en suis content, j'en suis fier, j'ai confiance en moi. L'autre, l'aspect plus théorie des jeux, c'est qu'il ne va pas falloir donner beaucoup plus que la moyenne par rapport à la récompense qu'on a. Donc si on est payé un salaire fixe, on ne va pas livrer deux à trois fois plus que les autres personnes au même salaire. parce que ces personnes-là vont d'un... Avoir peur pour leur poste et risquer donc de nous mettre des bâtons dans les roues, ce qui est très frustrant. Et de deux, en fait, pour nous, c'est beaucoup d'énergie pour rien en plus. Et comme on devient légèrement irremplaçable, mais pas suffisamment pour donner des positions de pouvoir, les gens vont nous laisser là où on est. Ils vont nous donner plus de tâches jusqu'à ce qu'on risque d'échouer. La troisième, c'est le côté relationnel. Pardon, vas-y.
- Speaker #0
Je voulais rebondir. D'échouer ou pire, mauvaise santé mentale, burn-out.
- Speaker #1
Burn-out.
- Speaker #0
Manque de confiance en soi. Et moi, je trouve ça très intéressant ce que tu dis là, deux ou trois fois. Mais en fait, cette énergie-là, au lieu d'aller deux ou trois fois plus que les autres, utilisez cette partie-là. Et vous ne pouvez pas dire je suis nulle en communication. En partant... toujours d'un niveau, mais on peut monter ce niveau. Je ne vais pas vous dire que demain vous serez conférencié, mais vous avez quand même une marge de manœuvre d'ici là et vous pouvez, en travaillant votre communication tous les jours, en faisant des petites étapes, comme on le dit aussi dans le développement personnel, Kaizen dans la qualité, en gestion de projet, petit à petit, être meilleur communicant. quand ne vous fermez pas la porte, je ne sais pas communiquer, je suis trop technique, ça ne va pas fonctionner. Parce que quand tu donnes la communication, il y en a beaucoup qui ont peur de communiquer. Moi-même, à la base, avant de faire ce podcast, et je pense que je me suis beaucoup améliorée depuis mes débuts dans le podcast, je n'étais pas conférencière, je n'étais pas podcast, j'étais chef de projet en entreprise ou PMI. Donc ne dites pas, je ne peux pas communiquer. Et puis surtout, tout le temps que vous aurez gagné à ne pas aller au-delà de ce que les autres gagnent au même salaire, vous pouvez développer votre communication, votre relationnel, et consacrer ce temps pour communiquer et développer cette communication.
- Speaker #1
Il suffirait dès demain de dire, voilà, supposons que vous avez 8 heures de travail. Je me base sur un 40 heures classique. Vous avez 8 heures de travail, vous allez faire votre travail tel que prévu pendant 6 heures. Et les deux dernières heures, vous les bloquez pour aller à la recherche d'informations, aller construire des relations. Et déjà, bon, le 80-20, les gens qui seront au-dessus de vous risquent de ne pas voir la différence en termes de performance. Par contre, ce qu'ils risquent de voir, c'est que vous en parlez beaucoup plus. Et donc, ils auront l'impression que vous en faites plus.
- Speaker #0
Exactement. Mais vous n'êtes pas quand même dans le bullshit. Vous savez très bien, les bullshits jobs, les gens qui ne font rien du tout et qui passent leur temps à parler. Oui,
- Speaker #1
mais 80-20, ça reste très honnête.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Surtout quand on produit déjà plus que les autres.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est qu'en fait, on ramène sa production à la normale, à la moyenne, donc au salaire que nous sommes payés, on va dire, et on utilise le reste pour se garantir un futur. Et si je peux me permettre, la dernière technique, mais ça c'est un tout petit peu plus machiavélique. Malheureusement, les gens qui sont machiavéliques ont tendance à avoir de meilleures carrières et plus de satisfaction au travail. La dernière technique, c'est de commencer gentiment à donner des ordres. C'est-à-dire de prendre une position dominante. dans la vie de l'entreprise, par rapport à ceux qui sont au même niveau que vous ou en dessous. Donc, je fais mon travail, et en réunion, je vais arriver, je vais dire, moi j'ai fait ça, j'en suis très content, maintenant, à ton tour, à la personne d'à côté. Et ça donne l'impression que je suis déjà dans une position de donner des ordres.
- Speaker #0
Dans une position de misère.
- Speaker #1
Voilà, dans une position de leader, ça donne l'aura de la personne dominante et qui va donc pouvoir s'adapter au leadership et au management. Encore une fois, ça reste une technique un peu machiavélique, mais c'est une technique qui est très utilisée, surtout par les gens qui ne font pas leur travail, parce que ça permet de mettre la pression sur les autres.
- Speaker #0
Oui, mais moi je le voyais bien quand même, avant que tu parles de machiavélique, on peut toujours justement... Faire bouger les choses et montrer un petit peu que nous, on fait notre part du travail, mais aussi qu'il y a besoin des autres et penser comment organiser et coordonner le travail des autres et peut-être en visibilité avec les bonnes personnes. Toujours pareil, pensez à la visibilité avec les bonnes personnes. On pensera à vous pour des nouveaux postes.
- Speaker #1
Tout à fait. Ça donne encore une fois l'impression, pas l'éthique, pardon, mais... La réputation de quelqu'un qui prend charge des choses. Et de manière générale, si c'est fait assez subtilement, ça permet d'obtenir petit à petit des promotions. Si c'est fait trop directement, évidemment, ça va créer des conflits avec ses collègues, et pire encore avec ses chefs qui vont avoir peur que leur place soit prise. Donc, commencez à prendre plus de place, à être plus... à parler un petit peu plus fort, à parler surtout plus de vos petits succès.
- Speaker #0
Le faire savoir.
- Speaker #1
Et de commencer, voilà, de commencer gentiment à donner des tâches à droite, à gauche, même si ces tâches étaient déjà prévues, mais de faire celui qui les administre et qui gère les gens. Et ça, ça suffira à vous mettre dans une position d'avancée.
- Speaker #0
J'aime beaucoup, si on récapitule les actions, c'est... communiquer plus, donc passer moins de temps dans la performance, la production, parce qu'on sait déjà que vous êtes performant et production, mais on le sait déjà nous, nous-mêmes, mais il faut le faire savoir aux autres personnes influentes. Travaillez votre relationnel et puis observez aussi les jeux d'influence, les jeux de pouvoir, moi j'aime beaucoup ça. Au début de ma carrière, bien sûr, je ne les voyais pas, mais à la fin, j'arrive quand même à les déceler. Travaillez cette analyse et tout ceci pour ne pas avoir de coups dans le dos. pas avoir quelqu'un qui va vous éjecter sans que vous sachiez « Oh, mon projet, on a arrêté mon projet, je ne sais pas pourquoi » ou bien « Pourquoi cette personne plutôt que moi ? » Et puis finalement, comme tu dis, prenez vous-même dès à présent la position de leader en coordonnant certaines actions, en les organisant, en donnant des ordres et des tâches, comme ça on pourra penser à vous la prochaine. prochaine fois. Je trouve que c'est intéressant. Voilà un petit peu, si je récapitule ce que nous avons dit. Et surtout, moi, je pense qu'il faut revenir sur une dernière chose, c'est sachez lire dans l'entreprise. Ne soyez pas aveugles. Voilà. Sachez lire ce qui se passe dans l'entreprise. Quand je dis ce qui se passe déjà au niveau de votre management, les petites guéguerres entre managers, sachez lire. Parce que si vous passez plus de temps à travailler votre relationnel, vous allez aussi pouvoir écouter des opportunités et vous-même vous présenter comme candidat, au lieu d'attendre que quelqu'un vous propose une promotion, comme je vous le dis depuis tout à l'heure, vous-même, vous pouvez vous mettre en position et dire « Mais moi, je correspond très bien, j'aimerais bien cette opportunité-là » ou « Quelqu'un paraît, j'aimerais bien prendre son poste » . Ça peut se faire. Et puis aussi... Trouver, comme j'avais dit, les « is no good » de ceux qui murmurent à l'oreille des chaises, puisque comme tu dis, il y en a qui vont se sentir menacés par votre compétence. Et donc, ils vont tenter peut-être de vous mettre des bâtons dans les roues. Et donc, il vaut mieux que vous en soyez averti, aguerri, et que vous sachiez comment vous allez répondre à cela, plutôt que ne pas comprendre d'où ça vient.
- Speaker #1
Alors, pour... Pour donner un peu une visualisation à ça, dans influence, il y a flux. Et ce que vous voulez, en fait, c'est vous mettre dans tous les flux. C'est-à-dire les flux de communication, les flux d'information, les flux de changement et de ressources. À partir du moment où vous savez ce qui se trame derrière les documents, derrière les communications officielles, au début ça va vous paraître très cynique et peut-être même paranoïaque, mais au fur et à mesure vous allez vous rendre compte qu'en fait il y a plein de changements qui adviennent, sans être nécessaires parce qu'il y a ces petites guerres d'influence. Et à partir du moment où vous arrivez à les comprendre, à retracer à peu près les raisons ou les sources, Vous allez pouvoir vous placer aux endroits où on a besoin de vos compétences et de votre capacité à vous vendre.
- Speaker #0
Je pense qu'on a un peu fait le tour du sujet. Si je devais résumer cet épisode en une phrase, je dirais que la performance, elle est indispensable, mais elle n'est pas nécessaire toujours à construire votre carrière. Si vous pouvez vous poser une question, c'est si vous êtes... Si vous n'êtes pas présent dans la pièce, qu'est-ce qui se dit dans votre entreprise à propos de vous ? Est-ce que vous êtes d'accord avec ce qui pourrait se dire ou est-ce que vous voulez changer cette image-là ?
- Speaker #1
Et moi, je vais rajouter une question, c'est comment feriez-vous pour survivre dans cette entreprise si vous n'étiez pas compétent ?
- Speaker #0
Ah, pas mal !
- Speaker #1
Et vous allez voir que vous apprendrez beaucoup sur ces jeux relationnels.
- Speaker #0
Je pense qu'on vous laisse avec ces deux dernières questions. On mettra dans le récapitulatif, dans le descriptif de l'épisode, les ressources. Et je rajouterai une ressource qui est la mienne parce qu'on ne peut pas du jour au lendemain connaître tous les liens et comment réussir. Je m'en quitte. Réussir, c'est son premier jour où on va parler aussi de comment observer votre OUYA, comment observer votre entreprise pour pouvoir justement... vous y insérer et être au milieu de tous les flux. Merci beaucoup Joachim Dehais.
- Speaker #1
Et merci à toi Myrveth.
- Speaker #0
Eh bien, bonne semaine et à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Pouvoir et Influence.
- Speaker #1
À très bientôt.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode. Voilà qui clôt ce nouvel épisode de la série Pouvoir et Influence.
- Speaker #1
Si certains des comportements que nous avons décrits aujourd'hui vous rappellent quelqu'un, Envoyez-lui cet épisode pour lui rappeler sa culpabilité.
- Speaker #0
Si vous voulez réfléchir, vous avez d'autres questions, je vous mets en lien de cet épisode un questionnaire. Nous serions ravis de faire un sujet par rapport à vos retours ou de vous contacter directement pour échanger.
- Speaker #1
Et d'ici là, observez votre organisation avec un regard nouveau. Un regard un peu plus sombre, plus cynique peut-être. Et surtout, essayez de changer petit à petit la manière dont vous vous comportez, de manière à obtenir ce que vous méritez.
- Speaker #0
À la semaine prochaine pour un nouvel épisode qui vous embarquera dans les profondeurs de pouvoir et influence.
- Speaker #1
À la semaine prochaine.