Speaker #0Et si Dieu n'était plus juste une case à cocher sur ta to-do list ? Bienvenue dans Psaume et Chocolat. Je suis Christine et chaque vendredi je t'ouvre les portes de notre salon chrétien, un espace de douceur où on ouvre la Bible ensemble, sans pression et sans performance. Ici, on ne cherche pas à faire plus pour Dieu, on cherche juste à être plus avec Lui. Alors prends ta boisson préférée. Et installe-toi. Ils ne savaient pas ce qu'ils étaient en train d'offrir. Quand j'ai compris ça, dans ce passage, ça m'a bouleversée. Mais avant d'en arriver là, on va parler d'obéissance. On va parler d'un couple qui fait exactement ce qu'on leur demande, même quand ils pourraient se dire « notre enfant, lui, il est au-dessus de ça » . On va parler de loi. de tradition et d'un nom qui porte en lui toute la mission de Dieu. Et puis je te parlerai de cette compréhension qui m'a bouleversée. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Psaume et Chocolat, je suis Christine. Et aujourd'hui, on se retrouve pour un nouvel épisode d'études bibliques. Installe-toi confortablement, prends ta boisson chaude préférée, ta Bible si tu en as la possibilité, et prenons ce temps ensemble. Dans l'épisode précédent, on était en plein champ, en pleine nuit, avec les bergers. On a vu comment Dieu avait fait la plus grande annonce de l'histoire de l'humanité. Pas dans un temple, pas devant des prêtres, mais à des travailleurs de nuit. Des gens ordinaires. Et on a vu trois réactions face à ce que Dieu fait. Les bergers qui courent voir et qui témoignent. L'entourage qui s'étonne mais qui passe à autre chose. Et Marie. Marie qui garde, qui conserve, qui médite. Aujourd'hui, la scène change. On quitte les champs et on entre à Jérusalem. Plus précisément, au Temple. Et on va assister à quelque chose de très discret, presque administratif en apparence. La circoncision, la nomination et la présentation de Jésus selon la loi de Moïse. Quatre versets seulement. Quatre versets seulement. Mais dans ces quatre versets, que de choses. Je te propose qu'on lise le passage ensemble et qu'on prenne trois temps pour l'explorer. Nous sommes donc dans Luc 2 et on va lire les versets 21 à 24. Lorsque huit jours plus tard arriva le moment de circoncire l'enfant, on lui donna le nom de Jésus. C'était le nom que l'ange avait indiqué avant qu'il fût conçu. Puis, une fois passé le temps prescrit par la loi de Moïse pour leur purification, les parents de Jésus l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. En effet, il est écrit dans la loi du Seigneur, tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur. Il venait aussi offrir le sacrifice requis par la loi du Seigneur, une paire de tourterelles, ou deux jeunes pigeons. Dans le verset 21, le texte dit « On lui donna le nom de Jésus, c'était le nom que l'ange avait indiqué avant qu'il fût conçu » . Déjà, j'ai envie qu'on s'arrête un instant sur cette phrase. Parce que dans notre culture à nous, on choisit un prénom parce qu'il sonne bien, parce qu'on l'a lu dans un roman, parce qu'il nous plaît, ou parce que c'est le nom de notre grand-mère, et parfois il y a un sens derrière, mais parfois non. Dans la culture juive, le nom dit qui tu es, le nom dit ta mission, le nom dit ce que Dieu a prévu pour toi. Et ce nom-là, Jésus, n'a pas été choisi par Joseph et Marie. Il n'a pas été choisi non plus par l'entourage, comme on peut le voir dans certains textes de l'Ancien Testament. Il a été donné par Dieu lui-même, par l'intermédiaire de l'ange Gabriel, avant même que cet enfant soit conçu. Tu peux relire ça dans Luc 1, verset 31. Quand l'ange dit à Marie, tu donneras naissance à un fils et tu l'appelleras Jésus. Jésus, en hébreu, Yeshua, ça veut dire le Seigneur sauve. Est-ce que tu réalises ? Le premier acte officiel de la vie publique de cet enfant, sa circoncision, son entrée dans l'alliance du peuple d'Israël, et le nom qu'on prononce à ce moment-là, c'est un nom qui annonce déjà tout. Tout ce qu'il va faire, tout ce qu'il va accomplir, tout ce qu'il va donner, tout ce qu'il va nous donner. Et il y a quelque chose de magnifique dans ce croisement. D'un côté, la circoncision. C'est le signe de l'ancienne alliance, celle que Dieu a conclue avec Abraham. C'est quelque chose qu'on peut lire dans Genèse 17. Vous vous ferez circoncire et ce sera le signe de l'alliance entre moi et vous. En fait, à l'époque, c'était la porte d'entrée dans le peuple de Dieu. Et de l'autre côté, le nom, Yeshua, le Seigneur sauve. C'est l'annonce de la... toute nouvelle alliance. Le salut qui ne passera plus par un rite physique mais par la grâce. Jésus, dans ce moment unique, est enraciné à la fois dans l'ancienne alliance et porteur de la nouvelle alliance. Il ne rejette pas la loi, il la remplit, il la porte à son accomplissement. Il le dira lui-même d'ailleurs plus tard, je ne suis pas venu abolir la loi, mais l'accomplir. Et ça pour moi c'est une vérité profonde, parce que ça veut dire que Dieu ne fait pas table rase de notre passé, de notre histoire, de notre chemin. Il ne nous dit pas, bon ok. On oublie tout ce qu'on a vécu, oublie tout ce que tu as vécu. Il prend notre histoire, même les parties imparfaites, même les parties douloureuses, et il l'accomplit. Il en fait quelque chose de nouveau, sans effacer ce qu'il y avait avant. Quel Dieu bon nous avons ! Maintenant, avançons au verset 22. Tu vas voir qu'il y a là quelque chose d'assez inhabituel. Le texte nous dit que Joseph et Marie font trois choses, trois actes d'obéissance. Premièrement, la circoncision. au huitième jour conforme au lévitique xiii la purification après l'accouchement c'est le temps qui est prescrit par la loi pour qu'une femme soit considérée comme rituellement pure après avoir donné naissance et troisièmement la présentation du nouveau-né au temple conformément à exode xiii consacre-moi tout premier-né il m'appartient Trois actes de conformité à la loi. Et à première vue, ça pourrait sembler presque routinier, comme de simple formalité. Tu sais, comme aujourd'hui, quand on accouche d'un enfant et que le papa va le déclarer à la mairie. Mais attends juste une seconde. Cet enfant, c'est qui ? Cet enfant, c'est le Fils de Dieu. Marie le sait. L'ange le lui a dit. Joseph le sait. L'ange le lui a aussi dit, en rêve. Ils savent que cet enfant est conçu du Saint-Esprit. Ils savent qu'il sera appelé « fils du Très-Haut » . Ils savent que son règne n'aura pas de fin. Et pourtant, ils ne se disent pas « lui, il est au-dessus de la loi » . Ils ne se disent pas « ouais, cette étape, on peut la sauter, Dieu comprendra » . Non, le texte insiste, ils accomplissent tout scrupuleusement, fidèlement, humblement. Et ça, ça me questionne, parce que moi, parfois, quand je suis fatiguée, quand je suis dans une saison spirituelle un peu sèche, je peux être tenté de faire l'inverse. Je peux être tenté de dire, là, je n'ai pas la force de pardonner. Là, je n'ai pas la force de servir malgré ma fatigue. Et Dieu, ce n'est pas grave, Dieu va comprendre. Et oui, Dieu comprend. Sa grâce est infinie. Mais ce que Joseph et Marie nous montrent ici, c'est autre chose. C'est que l'obéissance dans les petites choses, dans les choses invisibles, dans les choses que personne ne remarque, c'est exactement là que se construit la confiance avec Dieu. Pas dans les grands élans, pas dans les moments spectaculaires, dans les détails du quotidien. Et d'ailleurs, c'est justement dans le détail le plus discret de ce passage, une toute petite phrase au verset 24, tu verras qu'il se cache quelque chose qui m'a bouleversé. Quelque chose que Joseph et Marie eux-mêmes ne voyaient probablement pas encore. Mais avant ça, je veux m'arrêter sur une dernière chose dans cette obéissance. Le texte dit qu'ils emmenèrent Jésus à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. Ce verbe « emmener » , il dit quelque chose. C'est un mouvement volontaire, actif. Il ne se laisse pas porter par la tradition. Ils choisissent d'aller. Et où vont-ils ? À Jérusalem. Pas n'importe quelle ville. La ville sainte. Le lieu du temple, l'endroit où Dieu avait choisi de manifester sa présence. Ils apportent le Fils de Dieu au lieu de Dieu. Et tu sais, c'est la troisième fois dans l'évangile de Luc que Dieu, ou la présence de Dieu, se manifeste dans le temple. temple de Jérusalem. La première fois, c'est Zacharie qui reçoit l'annonce de la naissance de Jean-Baptiste. La deuxième fois, c'est implicite. C'est le lieu où toute Israël attend la consolation. Et là, c'est Jésus qui y est apporté. Ce temple est en train de devenir le théâtre du grand plan de Dieu. Et ses parents, ordinaires, modestes, en sont les acteurs. Et on arrive au fameux verset 24. Le texte dit il venait aussi offrir le sacrifice requis par la loi du Seigneur. Une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons. La paire de tourterelles ou deux pigeons. Pourquoi c'est important ? Parce qu'en fait, normalement, le sacrifice prescrit par la loi pour la purification et la présentation d'un nouveau-né, c'est un agneau. Un agneau d'un an. C'est ce qu'on peut lire en Lévitique 12. Mais, et le texte le précise, si la famille n'a pas... pas les moyens de se procurer un agneau, alors elle peut offrir deux tourterelles ou deux jeunes pigeons. En fait, c'est l'offrande des pauvres. Et oui, Joseph et Marie sont pauvres. Pas moyens modestes, pauvres. Si pauvres qu'ils ne peuvent pas se permettre un agneau. Et ça nous dit quelque chose d'immense sur la manière dont Dieu a choisi d'entrer dans ce monde. Le sauveur du monde n'est pas né dans le confort. Le roi des rois n'a pas grandi dans l'abondance. Et ses parents apportent au temple l'offrande la plus modeste que la loi autorise. Paul le dira plus tard, dans 2 Corinthiens 8, verset 9. Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ. Lui qui était riche, il s'est fait pauvre pour vous, afin que par sa pauvreté, vous soyez enrichis. Dieu ne regarde pas notre statut, notre richesse, notre réussite. Il agit dans la simplicité. Et ça, moi ça m'enlève un peu de pression, parce qu'on n'a pas besoin d'être impressionnante pour être utilisée par Dieu, ou parfaite. Mais ce qui m'a bouleversée, c'est ça. Ils n'ont pas les moyens d'offrir un agneau. Mais regarde en fait ce qu'ils portent dans leurs bras. Ils portent l'agneau. L'agneau de Dieu. Celui dont Jean-Baptiste dira plus tard, « Voici l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Ils viennent au temple avec l'offrande la plus modeste possible, deux tourterelles, parce qu'ils ne peuvent pas offrir l'agneau prescrit. Et pourtant, et pourtant dans leurs bras, ils présentent l'agneau parfait, celui qui sera offert en sacrifice pour l'humanité entière. La plus grande offrande de l'histoire de l'humanité. Et ça, c'est un renversement vertigineux. L'offrande de pauvres est en réalité la plus grande offrande jamais faite. Et ce qui est incroyable, c'est qu'ils ne le savent pas encore. Ils ne s'en rendent pas compte. Joseph et Marie ne voient pas tout ça. Ils voient leur bébé, ils voient leur offrande modeste, ils voient le temple et ils obéissent. Ils font ce qui est juste. Dieu, lui, voit l'ensemble du plan. Un plan qu'ils ne comprendront que progressivement. Un plan que même nous, 2000 ans plus tard, on continue de découvrir. Et c'est peut-être là que ça nous rejoint, toi et moi, aujourd'hui. Parce que peut-être que tu te sens comme Joseph et Marie au temple. Tu viens devant Dieu avec ce que tu as, avec ce que tu es. Et tu le trouves insuffisant. Ta prière ? Trop courte. Ta foi ? Trop fragile. Ton offrande ? Ton temps, ton énergie. Ta présence à l'église ? Ta lecture de la Bible ? Pas assez. Tu regardes les autres qui semblent offrir des agneaux, des prières éloquentes, des connaissances bibliques impressionnantes. Une vie spirituelle qui a l'air tellement plus riche et tellement plus intense que la tienne. Et toi, tu arrives avec tes deux tourterelles, c'est-à-dire avec tes cinq minutes, quand tu en voudrais trente. Avec ta prière maladroite du soir, quand tu es tellement fatigué que tu perds le fil de tes pensées, et qu'au milieu de ta prière, tu te dis « Est-ce que j'ai lancé le sèche-linge ? » Avec ta Bible que tu n'as peut-être pas ouverte depuis trois jours ou trois semaines. Moi, je suis la première à ressentir ça. Il y a des jours où ma prière ressemble à deux tourterelles, courtes, fatiguées, bancales, et longtemps j'ai cru que ça ne suffisait pas. Mais regarde ce passage. Dieu n'a pas refusé l'offrande de Joseph et de Marie. Il ne leur a pas dit « revenez quand vous aurez un agneau » . Non, il a accueilli leurs deux tourterelles, et dans ce même geste, il a accomplissé le plus grand miracle de l'histoire. Alors peut-être que ce que tu apportes à Dieu te semble petit, mais Dieu ne mesure pas ça comme toi. Ce que toi tu vois comme insuffisant, lui ne le voit pas comme ça. Il voit ton cœur qui vient, il voit ton cœur qui vient malgré la difficulté, malgré la fatigue, malgré peut-être des années de va et de vient, de haut et de bas. Et ça, ça a une valeur infinie, ça prouve ta fidélité. Si tu es d'accord, j'aimerais qu'on termine par une prière ensemble. Seigneur, merci. Merci parce que tu ne me demandes pas d'être impressionnante. Merci parce que tu ne refuses pas nos deux tourterelles. Tu accueilles ce que nous avons, tel que c'est, nos prières fatiguées, nos lectures hésitantes, notre foi qui doute. Et merci Seigneur parce que tu vois ce que nous ne voyons pas encore. Comme Joseph et Marie qui portaient l'agneau sans le savoir, tu es en train de faire quelque chose dans nos vies qui nous dépasse, quelque chose que nous ne comprenons pas encore, mais que tu accomplis fidèlement. Oui Seigneur, nous voulons le croire. Aide-nous à obéir dans les petites choses, dans les détails, dans ce qui ne brille pas. Aide-nous à venir devant toi tel que nous sommes, sans honte, sans performance, juste avec ce que nous avons. Au nom de Jésus. Amen. La semaine prochaine, on reste au Temple, parce que pendant que Joseph et Marie présentent Jésus, Tu vas voir que deux personnes vont venir les aborder. Deux personnes particulières. Un vieil homme qui attend depuis des décennies, une promesse que Dieu lui a faite, et une prophétesse qui n'a jamais quitté le Temple depuis sa jeunesse. Et ce que Siméon va dire en prenant Jésus dans ses bras, tu vas voir à quel point c'est énorme. Parce que pour la première fois dans l'évangile de Luc, quelqu'un va ouvrir le salut bien au-delà des frontières d'Israël. Voilà, c'est fini pour aujourd'hui. Je te dis à vendredi prochain, et sois béni. Si cet épisode t'a fait du bien, partage-le à une amie qui en a besoin. C'est la plus belle façon de m'aider à continuer. On se retrouve vendredi prochain dans le salon. D'ici là, souviens-toi, tu n'as pas besoin d'être parfaite pour venir à Dieu, ni de chercher à faire plus pour Lui. Cherche juste à être plus avec Lui. Que tu aies 5 minutes ou 1 heure devant toi. Que tu sois en pleine forme ou au bout du rouleau. Que Dieu te retrouve et te bénisse là où tu es, exactement tel que tu es. A très vite !