- Speaker #0
Puissante, c'est un podcast pour les femmes qui ont beaucoup donné, à leur travail, à leurs projets et aux autres. Des femmes qui avancent, qui portent, qui construisent et qui parfois sentent qu'il est temps de se reposer certaines questions. Comment continuer à rêver grand sans s'épuiser ? Comment prendre soin de soi sans culpabiliser ? Comment rester ambitieuse tout en étant à l'écoute de son corps, de son rythme et de ses besoins ? Je m'appelle Nejma, je suis facialiste et à travers mon métier, j'ai compris une chose. Derrière chaque femme inspirante, Il y a une histoire invisible, faite de doutes, de choix, de renoncements parfois, et de beaucoup de travail intérieur. Bienvenue dans Puissante. Bienvenue Cyrielle, je suis ravie de t'accueillir sur Puissante.
- Speaker #1
Merci beaucoup, je suis ravie aussi.
- Speaker #0
La coutume du podcast veut que ce soit moi qui t'introduise, avec ce que je sais de toi évidemment, et l'idée c'est que tu rebondisses le plus possible après, et que tu me dises surtout si tu t'es retrouvée dans cette introduction. Alors Cyrielle, ce que je trouve puissant chez toi... C'est cette façon si particulière de rassembler non seulement ta rigueur de journaliste, la sensibilité d'une chercheuse de sens et l'élan d'une femme qui sait profondément que chaque souffle compte.
- Speaker #1
C'est...
- Speaker #0
Je t'ai rencontrée dans un cours de gym suédoise que j'animais, quelque chose de simple et de concret, et pourtant ce jour-là, j'ai tout de suite ressenti une profondeur dans ta présence, une manière de venir au corps avec intention, de dialoguer l'effort et l'écoute sans en faire trop. Plus tard en te suivant, j'ai découvert tout le chemin derrière cette présence-là. La journaliste qui a fait ses armes dans ces médias comme Ushuaïa TV, Europe 1 et BFM Business. Mais aussi la femme qui, très jeune, a dû composer avec un cœur fragile. Un corps qui rappelle parfois brutalement que rien n'est acquis. Et qui t'a appris, avant beaucoup d'autres, à écouter et à ralentir. Tu as traversé des épreuves qui auraient pu te tenir à l'écart du monde. Et notamment une perte brutale, intime. celle de ta maman. Une relation complexe, marquée par le silence pendant de longues années, et une disparition qui t'a saisi de plein fouet. Pendant près d'un an, tu as choisi de disparaître des écrans, de te taire, de prendre soin de l'essentiel. Et plutôt que de te renfermer, tu as transformé ces transversés en matière vivante, en raison d'être, et me semble-t-il en mission. Sur Objectif Raison d'être, dans tes chroniques Impact, ou encore dans Beautiful Stories, tu explores non seulement ce que les gens font, mais pourquoi ils le font et qui ils deviennent en chemin. Ce que je trouve magnifique, c'est que ton engagement ne vient jamais d'une posture, il vient d'une expérience intime du vivant, d'un corps qui a dû apprendre ses limites et d'un cœur qui a connu la fragilité et qui, pourtant, choisit chaque jour l'ouverture. Cyrielle, pour moi, tu incarnes une puissance rare, celle qui ne force pas mais qui rayonne, celle qui transforme les épreuves en conscience et la conscience en action, et c'est ça qui me frappe le plus. Je suis très heureuse de t'accueillir aujourd'hui dans Puissante pour parler de souffle, de sens, de résilience et de ce lien si fin entre prendre soin de soi et rester engagée dans le monde. Cyrielle, bienvenue dans Puissante.
- Speaker #1
Tu vas me faire chialer.
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #1
Cette intro, je pense que c'est la plus profonde, la plus juste que j'ai jamais entendue en interview.
- Speaker #0
Ça me fait vraiment plaisir.
- Speaker #1
On sent qu'il y a du travail derrière. que tu n'es pas juste journaliste. Tu as été journaliste, tu as évolué, tu as eu des épreuves, tu en as fait, etc. Félicitations, parce que c'est la plus belle des intros qui me définit dans cette nouvelle version de moi-même. Mais effectivement, tu as été cherchée. Bravo, merci. C'est juste, très, très juste.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Toi qui me disais « off the record » , je n'ai jamais fait ça. Voilà, je découvre. Tu excelles dans ce que tu... commence en fait. Donc là où d'autres ne vont pas prendre ce temps de réflexion ou de recherche, tu peux juste être hyper fière de toi.
- Speaker #0
Merci beaucoup et juste pour la petite anecdote, c'est vrai que quand tu prépares, tu le sais, tu vois des podcasts, des interviews, tu poses la question entre eux, demandes-les à l'invité, dis-moi.
- Speaker #1
Présente-toi.
- Speaker #0
Ou alors de donner un angle et je trouve que cet angle, et c'est un petit peu Marie qui m'aide aussi à préparer ce podcast. et qui nous écoute, je sais, qui m'a dit en fait c'est aussi une manière de t'intéresser à la personne qui est en face de toi, de faire un vrai travail de recherche et en fait c'est un de mes travails préférés, tu vois, de chercher, d'écrire de profondeur,
- Speaker #1
c'est tout l'enjeu et tout mon je pense, voilà, une de mes missions aujourd'hui c'est d'emmener les gens dans ces profondeurs-là, d'avoir les siennes mais aussi de l'autre, parce que l'inconnu fait peur comme avec un requin ou quoi que ce soit, mais je trouve ça beau
- Speaker #0
Merci beaucoup, on va en parler. Tu t'es retrouvée là-dedans, donc effectivement, j'essaie de retracer un petit peu le parcours et qu'on comprenne aussi qui tu étais devenue au fil des années. On va évidemment y revenir. Moi, ce que je voulais te poser comme première question, c'était quand tu entends « femme puissante » , qu'est-ce que ça vient toucher en toi aujourd'hui ?
- Speaker #1
C'est la question, si on me l'avait posée avant, je n'aurais peut-être pas répondu aussi justement aujourd'hui, en tout cas en termes de vibration. Femme puissante, c'est ce que je suis en train d'aller toucher. D'ailleurs, j'essaie d'aller le toucher chez moi, avec toutes mes épreuves, et d'aller chez d'autres femmes dans mes nouveaux projets artistiques. Je pense que c'est quelque part le féminin sacré et cette puissance souveraine, cette force, et là du coup, j'arrive, mes nouvelles vibrations, cette force sauvage qu'on a parfois oubliée, ou parfois la société amuselée, anesthésiée. Et c'est ça que j'ai envie d'aller chercher aujourd'hui, et c'est ça que je veux révéler dans mes prochains écrits. C'est en fait cette reconnexion à cette part sauvage et souveraine que l'on a en chacune d'entre nous. Finalement, c'est cet amour, cette confiance qu'on doit s'apporter. Et qui ne doit pas venir de l'extérieur.
- Speaker #0
Oui, absolument.
- Speaker #1
Donc en fait, c'est ça que les gens vont chercher, que ce soit avec des thérapeutes, etc. C'est en fait le manque d'estime de soi, du coup le manque d'amour. Et généralement, c'est ça que j'adore aller croire. creusé maintenant dans mes interviews, ça vient de l'enfance. Et donc, il y a des départs qui sont des enfants, des âmes qui arrivent, ils sont gorgés d'amour, entourés d'amour. Parfois, c'est trop aussi. Donc, ça amène à des dérives aussi, à des mal-être chez les enfants. Principalement, peut-être chez les filles aussi. Là, je parle qu'aux femmes parce que je suis une femme dans cette vie-là. Et ensuite, effectivement, du coup, ça se répercute. Et en fait, après, on a des paternes qu'on reproduit, mais parce qu'on a commencé avec un début différent. par rapport aux autres. Manque d'amour ou trop peu d'amour, ça donne à des patterns qu'on reproduit en tant que femme, en tant qu'adulte. Et c'est ça que, du coup, j'ai moi-même exploré chez moi avant de pouvoir poser les questions chez d'autres. Mais donc, pour moi, cette reconnexion et surtout cette estime de soi. Quand tu dis femme puissante, c'est quelqu'un qui a confiance. Et parfois, ça aussi, on peut très bien avoir confiance devant la caméra. Ça me parle. Et puis, parfois, dans des moments de la vie plus intimistes, effectivement, on se dit, pas du tout. Alors là, pas du tout. Mais c'est marrant comment ça aussi, mais comme un artiste, combien d'artistes qu'on entend sur scène, genre ils sont, moi j'adore Michael Jackson, ils sont puissants, il a une force en lui, une transe, on peut dire. Ça me parle aujourd'hui, la transe. Mais par contre, il peut être un petit garçon d'arriver dans sa loge en disant, j'ai complètement foiré. Alors que le mec a été une bête de scène quelques secondes auparavant. C'est ça, cette exploration dans les profondeurs humaines qui m'intéresse aujourd'hui. Mais voilà, et ce n'est pas parce que parfois, il faut travailler ça. Donc, ce féminin sacré, cette puissance qu'on a en nous, et c'est surtout cette reconnexion à cette part sauvage qui est en chacune d'entre nous. Et après, il y a des animaux totems, etc. On en parlera plus tard, mais peut-être dans un round numéro 2. Mais voilà, c'est ça en fait aujourd'hui, si j'ai envie de dire, c'est reconnecter à son essence même, à cette... part sauvage et surtout à cette liberté d'être nous-mêmes.
- Speaker #0
Je rebondis, tu parlais de l'enfance. Cyrielle, elle a eu quel genre d'enfance ? Parce que ça,
- Speaker #1
il me semble que je n'en ai jamais entendu parler. C'est ce que je vais explorer dans mes prochains écrits. Une enfance sauvage.
- Speaker #0
Ça veut dire quoi, une enfance sauvage ?
- Speaker #1
Très très bon. C'est-à-dire, je fais un parallèle, un parallèle peut-être dans mon prochain livre. C'est marrant quand on voit J'ai une attirance pour le requin. On va peut-être l'explorer dans cette interview. Mais en fait, c'est marrant. Les dauphins, quand ils arrivent au monde, les petits restent avec les femelles du groupe. Un baleineau, je l'ai vu dans les eaux de Polynésie. Un baleineau, il reste pendant deux ans collé à sa mère. Et moi, j'ai une attirance pour le requin depuis quelques années. J'ai essayé de comprendre pourquoi. Je suis toujours en phase de compréhension. Maintenant, j'ai des réponses. Mais voilà, j'ai vraiment une attirance, une obsession depuis cinq ans maintenant sur les requins. Et quand j'ai... j'ai regardé comment venait le requin au monde, ça m'a explosé en plein visage. Le requin débute seul. Il débute fragile, sans mère, sans père, mais surtout fragile. Il a son instinct pour survivre. Donc il est très fragile. Il arrive dans les nurseries, vraiment dans les shallow waters, dans les eaux très, peu profondes, avec des coraux pour le protéger. Il doit évoluer tout seul. Et quand j'ai fait ce mimétisme, ce parallèle entre mon enfance fin. Voilà, forcément des parents plus ou moins là. Il y a l'alcool qui s'immisce dans mon univers, alors que j'étais enfant, pas moi, mais etc. Et de voir une personne qu'on aime en état d'ébriété, alors que c'est censé être notre pilier. C'est dur. C'est dur. Et après, il y a eu des violences aussi, un soir, voilà, un soir, la violence, des coups que j'ai reçus. J'étais adolescente, donc j'ai eu une adolescence, mais chaotique, et en fait, ma bouée de sauvetage, ça a été d'aller en internat.
- Speaker #0
À quel âge, du coup ? 16 ans en internat. 16 ans en internat.
- Speaker #1
16 ans, à 18 ans, je suis arrivée à Paris, et c'est là.
- Speaker #0
C'est ton choix, du coup, d'aller en internat ? Ah,
- Speaker #1
volontaire.
- Speaker #0
Tu te dis, je ne peux plus, je m'en vais.
- Speaker #1
Je ne me sens pas en sécurité.
- Speaker #0
T'es fille unique ?
- Speaker #1
Du côté de ma mère,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Vivant chez la mère. Et du coup, je ne me sentais pas. Je ne me sentais pas dans ce foyer un apaisement, une sérénité, une sécurité finalement. Et aussi peut-être de l'attention. Et donc, c'est effectivement à 16 ans, j'ai décidé d'aller en internat. Et tu vois, effectivement, aujourd'hui, je ne bois pas d'alcool.
- Speaker #0
On sent quelque chose. On va en parler évidemment de très sain, justement, chez toi. Volonté de prendre soin de soi, etc. Évidemment, on va y revenir.
- Speaker #1
Voilà, donc un univers assez sauvage. Une maman peut-être peu présente. Un papa peut-être trop absent aussi, trop silencieux. Mais parce que peut-être qu'il faisait de son mieux avec ce qu'il avait reçu. Donc ça aussi. C'est une enfance sauvage où on se débrouille un peu seul. Personne pour se dire tu vas faire telle étude. Tu te débrouilles seul. Tu deviens autonome très vite. Tu n'as pas forcément de repères. Donc c'est ça pour moi, et je ne l'explore pas là volontairement, mais c'est ça une enfance sauvage.
- Speaker #0
Et c'est ce qui a fait, j'imagine, parce que ça pour le coup, tu en parles de manière assez publique, qu'il y a eu une rupture pendant toutes ces années avec ta maman ?
- Speaker #1
Effectivement, avant son décès, ça a été très sauvage aussi, c'est qu'on ne s'était pas vues depuis dix ans, depuis mon opération du cœur. Donc en fait, elle a fait un arrêt cardiaque, elle était dans le coma artificiel, et moi je ne l'avais pas vue depuis dix ans. Et donc là, je l'ai vue, je ne l'avais pas reconnue. J'ai dû lui dire adieu. C'était dur, intubée, etc. Fille unique. Heureusement que ma meilleure amie était avec moi, mais c'était très, très dur. C'était le moment le plus dur pour moi de ma vie, c'est de lui dire adieu. Quand on pense pour ça, du coup, les leçons de vie, c'est jamais laisser une relation en suspense et on dit les choses. Mais ne pas dire les choses, surtout quand c'est lié aux parents. Je me suis dit, le jour où elle part, de toute manière, elle est tellement absente dans ma vie depuis des décennies, que ça ne va pas me faire quelque chose. Waouh, ça a été mon trauma le plus abyssal. Et en même temps, c'est une reconstruction en moi-même, c'est donner de l'amour. Elle n'a jamais été aussi présente dans mes pensées depuis son décès. Ça va faire deux ans, ça fait un peu plus de deux ans. Elle est dans mes pensées et je lui dédie toutes mes créations artistiques parce que du coup, il s'est passé plein de choses aussi, même d'un point de vue spirituel. Parce que quand on plonge dans le deuil, il y a eu parfois des wake-up calls. Mais je pense qu'elle n'a jamais été aussi présente et douce dans ma vie. maintenant qu'elle est dans cette autre dimension.
- Speaker #0
Et du coup, qu'est-ce que tu aurais eu envie de lui dire avant ?
- Speaker #1
Déjà, je lui ai dit « je t'aime » sur son lit de mort. Et j'ai vu qu'elle est... Enfin, quand elle était dans le coma, j'ai vu une larme couler. C'est ce que me dit ma meilleure amie. Elle me fait « regarde, Cyrielle, elle pleure. » Et je me dis « ah bon, mais dans le coma, on est en temps ? » Et j'en suis persuadée. Et j'ai demandé autour de moi si dans le coma, on était conscients. Et je lui ai dit « je t'aime » . Alors qu'avant, mon cœur était ultra fermé, avec une liste de...
- Speaker #0
De reproches.
- Speaker #1
Une pléthore de dire, mais j'aurais voulu que tu sois tellement une autre mère, que tu t'occupes vraiment tellement autrement de ta seule fille unique. Genre, c'était vraiment sauvage entre elle et moi, mais là, c'était pour ça que quand... Les meilleures leçons, je pense, quand on est humain, c'est quand effectivement, il y a un être cher qui a... qui arrivent au bord du précipice. Je pense que là, il faut lâcher les armes, l'ego, les rancœurs, tout ce qui nous sert. Et là, c'est le pardon qui doit arriver. Et le pardon, c'est tellement... Comment dire ? Ça relieve, ça décharge. Parce que le pardon, au final, il est... Je l'ai appris aussi lors d'une thérapie en MDR, c'est ce que disait la thérapeute, en disant que le pardon, il est égoïste. Et le pardon, il est égoïste, au final. C'est pas genre, j'ai mon ego, je ne vais pas te pardonner. Mais en fait, c'est toi que tu délaisses. d'un poids, d'un cœur fermé, d'une tension, peut-être d'une maladie que tu vas te serrer parce que tu as une rancœur envers quelqu'un. Mais il faut lâcher. De toute façon, je te pardonne. Je peux te pardonner à distance, je ne suis pas obligée d'être dans ma vie du jour au lendemain, mais je te pardonne, ce n'est pas grave. Et c'est très mamboule, le pardon, finalement. Donc c'est ça, c'est je te pardonne d'avoir été une mère sauvage et de m'avoir mis, me laisser dans la vie, à me débrouiller toute seule, à me faire surmonter ces épreuves seule. C'est que ça devait être au final. C'est que je devais devenir cette femme différente, parce que bien évidemment que j'aurais... Une autre personnalité, si j'avais été enveloppée d'un cocon, peut-être plus confiance en moi, peut-être moins débrouillarde. En fait, voilà, c'est que ça devait être comme ça. Moi, j'y crois beaucoup, ça devait être comme ça.
- Speaker #0
Ouais, moi aussi, c'est une éterministe. Et qu'est-ce qui se passe en toi à ce moment-là ? Parce que tu dis, il y a des choses qui m'ont appelée, des choses plus spirituelles, comme si tu avais un besoin d'aller chercher encore plus profondément dans les épreuves qui tu étais. C'est ce que je ressens vraiment. Là, je réfléchis. En me parlant, qu'est-ce qui se passe en toi à ce moment-là ?
- Speaker #1
À ce moment-là, je suis dans le néant total, je suis vraiment dans une brume, je pleure chaque soir chez moi. Ce qui est dur dans un deuil, et ça je pense que toutes celles qui nous écoutent, c'est pas forcément l'enterrement en fait, et ça revient par vagues, pour jouer avec cet univers océanique. Mais c'est vrai, je pense que, en tout cas je l'ai vécu comme ça, c'est qu'après on est au bout, on pleure, puis pendant des semaines on se dit « ah ça va mieux, ça va mieux » , puis il y a une phrase, une quête qui va nous remettre dedans, et paf, ça repart. Et je me dis, c'est dingue le deuil, c'est vraiment par vagues. On croit qu'on en est sorti, puis d'un seul coup, une petite phrase et c'est reparti. Et moi, ça fait deux ans que j'écris, je suis autant sur un scénario qu'un livre. Et dès que j'arrive à des scènes hyper dures, je me dis, non, en fait, ça revient. Mais en même temps, c'est tellement beau de se laisser traverser par les émotions et pas de les refouler. Ça aussi, c'est vraiment un conseil, se laisser traverser. Et j'ai assisté à une séance avec un chaman, et effectivement au rythme du tambour. il s'est passé quelque chose.
- Speaker #0
Il faut que tu t'en dises plus. Il faut que tu t'en dises plus sur cette expérience chamanique. Du coup, déjà, ça fait un certain temps que tu explores ce côté un petit peu spirituel, chamanique.
- Speaker #1
J'ai toujours été très ouverte au monde spirituel, au monde de l'invisible, et fascinée par les gens qui en ont les pouvoirs. Un médium qui va te dire, tiens, ta mère est à côté, elle a tel message. C'est génial. Je suis toute petite, et là, je viens de m'en souvenir, mais c'est vrai, ces derniers mois, c'est que je voulais, quand j'étais petite, j'aimerais tellement communiquer avec les morts pour rassurer les vivants.
- Speaker #0
Tu disais ça petite, déjà.
- Speaker #1
Je me suis dit, mais c'est génial, j'adorais communiquer, et j'ai toujours, et je continue à regarder des films d'horreur, mais des films avec des esprits. Pas forcément, pas le truc avec de la bouillie, de sang humain. Non, non, vraiment, la possession, l'exorcisme, voilà, les esprits. C'est vraiment, j'ai une fascination pour ça, mais depuis vraiment très jeune et ça ne me quitte pas. Je viens de comprendre pourquoi. Je devais en faire l'expérience moi-même, en fait. Et effectivement, il s'est passé une soirée et ça a changé ma vie.
- Speaker #0
Mais juste pour les auditeurs et celles qui nous écoutent, ça se passe comment ? Parce que cette soirée, elle s'est passée comment ?
- Speaker #1
Cette soirée, elle s'est passée comment ? Le chaman me dit, est-ce que c'est OK que j'arrive, en tout cas c'est OK qu'on fasse un travail sur toi, je ne sais pas ce que ça veut dire.
- Speaker #0
Oui, voilà ce que ça veut dire.
- Speaker #1
Ça veut dire, il parle en tibétain, je ne comprends rien.
- Speaker #0
C'est où ça ?
- Speaker #1
Ça, on est en Bourgogne.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et son du tambour, etc. Et d'un seul coup, mon corps se met à, enfin je rentre en transe.
- Speaker #0
D'accord. Et ça se traduit comment ?
- Speaker #1
C'est-à-dire que ce qui m'est arrivé, c'est ce qui est arrivé à une Française qui s'appelle Corinne Sombrin. Et ça a été porté sur le grand écran, joué par Cécile de France dans un film qui s'appelle Un monde plus grand. Sauf qu'elle était en plein deuil de son mari et ça lui est arrivé en Mongolie, lors d'une cérémonie avec une chamane au rythme du tambour. J'étais en plein deuil de ma mère et ça m'est arrivé en Bourgogne. Et du coup, ça a ouvert mon canal. Je ne vois absolument plus le monde invisible. comme avant parce que maintenant, c'est devenu... Enfin, j'ai dû l'accepter et voilà, j'ai eu mon corps. L'expérience de la transe, je ne l'ai pas au quotidien, mais ça a changé ma vie. Ça a changé ma vie, ça a été un cadeau. C'est très dur d'accepter d'avoir ce canal, de ressentir des choses dans son corps, de rentrer en transe juste par la volonté. Je me dis, qu'est-ce qui m'arrive quand je rentre chez moi ? Et c'est vrai que ça, c'est la première fois que je le dis. Je l'ai dit avec toi, Nejma, mais voilà, j'ai eu un calling chamanique. Je ne pensais jamais que j'en aurais eu accès. J'ai toujours été fascinée par les chamanes. Et là, c'est ok, qu'est-ce qui m'arrive ? Et donc, j'ai eu notamment deux femmes qui m'ont apaisée, parce que c'est dur de trouver un espace où déposer, parce que mes copines, leur dire, les filles... Mais si, je me transforme en un animal, j'ai conscience mais mon corps bouge tout seul, j'ai des montées de chaleur, j'ai une force en moi, j'ai une perte de temps, de temporalité, je reçois des messages, j'ai l'appel du tambour, qu'est-ce qui se passe les filles ? Voilà, le chamanisme est arrivé dans ma vie, je ne vois plus le monde. Comme avant, je ne ressens plus les gens non plus comme avant. J'ai une sensibilité beaucoup plus profonde, du coup.
- Speaker #0
Je ressens beaucoup plus les énergies.
- Speaker #1
Et ce monde existe, mais vraiment, du coup, bel et bien, sans prendre aucune substance. Et c'est vrai que maintenant, du coup, cet univers spirituel, des healers, des guérisseurs, des guérisseuses, des soins au tambour, maintenant, ça résonne beaucoup plus. Donc oui, chez moi, quand on arrive maintenant, il y a de la sauge, il y a du palo santo, il y a beaucoup d'encens. Il y a un tambour chamanique, il y a beaucoup de plumes, il y a des pierres. Il y a tout cet univers qui, du coup, est arrivé en plein chaos dans ma vie. Et j'ai dû apprendre. Donc, c'est pour ça que j'ai complètement disparu. Parce que déjà, j'ai eu une crise identitaire. Qu'est-ce qui m'arrive ? Qui suis-je ? Voilà. Mais effectivement, il y a cet éveil-là et c'est venu en plein chaos. C'est venu en plein deuil. C'est venu au moment où j'étais le plus mal de ma vie. Et finalement, quel beau cadeau ! J'ai mis longtemps. à accepter, à comprendre ce qui m'arrivait. Donc, j'ai des lectures qui m'ont aidée aussi. Mais du coup, bien sûr que j'ai une autre appréhension aujourd'hui de spirituel. Avant, j'étais très ouverte. Mais là, c'est OK. J'ai tout un univers autre dans lequel j'apprends à me servir de ces nouveaux outils qui est dingue. Et donc, du coup, je rencontre beaucoup de femmes, de beaucoup de femmes médium, pour leur dire comment ça t'est arrivé toi. Parce que moi, c'était... Voilà. Et après, on se rend compte que les langues se délient. J'ai l'impression qu'une femme sur trois, aujourd'hui dans mon entourage, elle est déjà très ouverte, elle a déjà ses propres dons. Et chacune, en fait, a ses dons, ses cadeaux de la vie. On n'a pas tous les mêmes. C'est ça qui est dingue, j'adore ça.
- Speaker #0
Mais est-ce que tu dirais que c'est dans l'épreuve et dans le chaos qu'on a accès à cette puissance-là et à ce monde invisible ? Ou est-ce qu'une femme lambda, si elle a envie d'explorer, qu'elle est ouverte, elle y arrivera ?
- Speaker #1
Alors, de ma propre expérience, ça m'est arrivé dans le chaos.
- Speaker #0
Et de l'expérience que tu as aussi, peut-être des femmes qui t'entourent, avec qui tu en discutes, parce que tu dis du coup... D'autres,
- Speaker #1
c'est dans l'enfance, elles commencent à le voir, elles voient très jeunes des entités. Donc je me dis, une petite fille de 8 ans, elle n'a pas pris de substance, elle n'a rien pris, elle est simplement pure, elle boit de l'eau et de la tisane comme moi. Et je dis, waouh, c'est beau. Donc d'autres, mais ça fait peur, parce que d'autres, c'est dans la vision. Elles voient des entités, elles ressentent, elles voient des esprits. Elles ont des visions, etc. Donc je me dis, et ce n'est pas forcément le chaos, elles sont en pleine enfance et on dit que quand l'homme s'incorpore, il est très encore lié à sa vie d'avant, etc. Après, on arrive dans la spiritualité. En tout cas, tout le monde a accès, oui. Parce que je suis profondément d'autant plus convaincue que ce n'est pas une expérience humaine, et là, on vit une expérience spirituelle, ou je vis une expérience spirituelle. Non, c'est l'inverse. Je viens du monde spirituel, nous venons du monde spirituel, dans une...
- Speaker #0
L'expérience humaine,
- Speaker #1
on arrive dans la 3D. Après, chacun ses croyances. Chacune ses croyances. Moi, c'est la mienne, en tout cas. Je l'avais déjà avant même que ça m'arrive. Là, j'en suis maintenant ultra convaincue qu'on vient de ce monde-là, de ce monde spirituel, cette énergie, puissance divine, et qu'on vient s'incorporer. Et qu'en fait, oui, il n'y a pas de dogme religieux. On a tous accès. Ça, c'est vraiment ce que j'ai envie d'arrêter. Il y en a qui s'adorent tellement de dire « Ah, mon Dieu, mon Dieu, c'est la religion qui va me sauver. » Mais on a accès au divin. Chacun peut faire ses propres prières, accorder ses propres vibrations et demander, demander, avoir des réponses, demander à se connecter. On a toutes et tous accès.
- Speaker #0
Et au quotidien, comment tu fais pour entretenir ça, justement ? Et pour garder, entre guillemets, le contact avec ce monde spirituel ?
- Speaker #1
Je me fais mes cérémonies seule. je m'expérimente, voir ce qui m'arrive dans mon corps, dans mes messages dans mes trances, parce que du coup moi c'est vraiment je me dis qu'il va être la première fois que je suis une transeuse zéro substance je tiens vraiment à le dire je bois de l'eau et du citron toute la journée donc j'ai pas besoin les gens disent tu bois pas, tu bois pas j'ai tellement accès naturellement à des choses tellement plus high et puissants que de boire de l'alcool c'est l'inverse en plus l'alcool baisse la fréquence énergétique Alors qu'en fait, pour s'élever, se connecter à son intuition, à son instinct, peu importe, on a besoin des choses qui ouvrent, qui nous abaissent les énergies. Ça, j'en suis convaincue. Et comment je le fais ? Je fais mes rituels toute seule, où je pose mon intention et voir ce qui m'arrive. J'ai aussi rencontré, c'est marrant, une maman chamane aussi, qui pareil, en se parlant, elle a eu l'appel du tambour. Donc en fait, j'ai remarqué qu'autour de moi, c'est marrant, mais il y a vraiment ça. Et donc du coup, on peut faire des séances où on regarde ce qui se passe. Effectivement, on peut se faire des soins mutuels, on a des réponses qui nous arrivent, etc. J'ai aussi un ami chamane qui de temps en temps vient et c'est lui qui m'a guidée au premier moment, il me disait « regarde, accepte ce qui t'arrive » . Et donc avec lui aussi, on a l'expérience où effectivement, on reçoit des messages, mais... Et puis j'espère peut-être... J'ai des amis aussi qui sont mes cobayes, merci. Mes amis, les premiers à expérimenter ce qui m'arrivait. Je les crie aussi. L'avant, l'après, qu'est-ce que t'as ressenti ? Comment tu te sens avant, après ? Donc ça aussi, c'est mes amis, mes cobayes aujourd'hui. Je suis vraiment en phase d'apprentissage avec moi-même. Genre, qu'est-ce qui m'arrive ? Qu'est-ce que je ressens ? Comment ça joue sur moi ? Et ensuite, mes amis, genre, OK, t'as un mal quelque part ou t'as un truc ? OK, voir ce qui se passe. Et donc mes amis sont vraiment mes cobayes aujourd'hui.
- Speaker #0
Et t'es là ? particulièrement attentif du coup à comment tu te sens et à ce qui t'arrive. Je me dis pour quelqu'un qui nous écoute et qui trouve ça complètement perché mais que ça appelle pour autant parce que c'est ça aussi. J'ai tendance à dire quand quelqu'un nous dit quelque chose que ça nous intrigue, c'est qu'il est en nous. Pour autant des fois en écoutant des récits on se dit c'est pas possible ou alors c'est perché. Comment faire ? Mais vraiment. Et peut-être que je suis un peu trop concrète, un petit peu pratico-pratique mais quelqu'un que ça appellerait. Tu parles d'expérimenter, d'essayer de se poser la question de comment on sent avant, après. Comment faire si on veut débuter ? Est-ce qu'il faut tout de suite aller voir un chaman ?
- Speaker #1
Et débuter en quoi ? Ah !
- Speaker #0
Débuter justement dans cette spiritualité.
- Speaker #1
Je m'en suis rendue compte que chez les médiums, le chaman c'est un courant.
- Speaker #0
Enfin,
- Speaker #1
un courant, je ne sais pas comment on peut l'appeler aujourd'hui. Comment dire ? Un médium, il a plusieurs... Chaque personne a son don, en fait. Il y en a, ils vont avoir des... Ils appellent ça des guidances. Donc il y a des femmes que je suis parfois sur YouTube, etc. Elles sont devant la caméra et elles font des guidances. On appelle ça, tiens, je vais voir une voyante. Donc ça, c'est une médium. Elle a sa guidance. D'autres, ça va être en astro, au tarologue, etc. Elles ont des guidances. D'autres, ils vont juste te voir et ils vont pouvoir te dire des choses. Donc ça dépend. Et le chaman, c'est aussi... C'est des trans. Il ressent les trans. Il y a le monde animal, beaucoup dans le chamanisme. C'est aussi les esprits des animaux qui arrivent. Donc, ça dépend faire quoi, en fait. En fait,
- Speaker #0
je pense à quelqu'un en particulier.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Je pense à quelqu'un en particulier avec qui je discute et qui me dit, des fois, j'ai des sortes de visions. Je me suis rendue compte que... Quelqu'un qui m'est proche. Je me suis rendue compte que des fois, et depuis toute petite aussi, il y avait des choses que je rêvais qui se réalisaient, mais je veux... J'ai peur de l'explorer, je me coupe de ça. Qui est croyant par ailleurs, tu vois. Mais qui me dit...
- Speaker #1
Parce que c'est puissant le don quand il arrive.
- Speaker #0
Elle me dit je veux pas, je veux pas. Et surtout, quand j'ai commencé un petit peu à en parler, du coup les gens venaient vers moi en mode qu'est-ce que tu vois en moi ? Sauf que des fois, elle me disait je ne vois rien. Et elle a peur de l'expérimenter et d'aller vers ça, tu vois. Alors qu'elle sent que ça l'appelle. C'était plutôt ça le sens de ma question. Mais effectivement, si je te dévoile tout, c'est que voilà, j'ai quelqu'un en tête, tu vois. Qu'est-ce qu'il faut qu'elle y aille, qu'elle y aille pas ? Là,
- Speaker #1
c'est un cas concret. Mais bien sûr, c'est l'alcooling. Il n'y a pas de hasard. Déjà, avec mon opération du cœur, je me disais qu'il n'y a pas de hasard. Chaque chose arrive pour une raison.
- Speaker #0
Pour que je comprenne que ça marche ou ça ne marche pas.
- Speaker #1
Mais remercions les épreuves. C'est là où on voit qu'est-ce qu'on renaît peut-être plus fort, plus puissant, avec de nouveaux outils. C'est comme, ok, j'ai crashé ma start-up une fois, j'ai caché... C'est génial parce que du coup j'ai beaucoup de compétences et c'est ça que j'aime chez les américains, c'est qu'en fait on va valoriser peut-être l'échec en disant « ah toi t'as surmonté ça, t'as surmonté ça, maintenant t'as compris » . C'est les épreuves de la vie aussi, on se croit machin etc. Non, on est tellement humble face aux requins, humble face à les spiritualités, c'est tellement beau. Du coup je fais des parallèles entre le chamanisme et l'univers des requins, l'inconnu, la peur, etc. Mais du coup si elle a l'appel, si elle a ce don dans cette vie-là... Je pense que quand on refoule, et c'est le message qu'on a dans le film Un monde plus grand avec la chamane, quand t'as eu cette transe de la louve, je peux le dire, j'ai eu la même, quand t'as eu cette transe sauvage de la louve, t'es en train de dire mais qu'est-ce qui m'arrive ?
- Speaker #0
Je veux le refouler,
- Speaker #1
vous êtes fous, vous m'avez donné quoi, etc. T'as un don, si tu le refoules, tu vas voir que dans ta vie, tu vas avoir des blocages. Et moi ça j'y crois, blocages énergétiques ou des trucs, etc. Quand on refoule quelque chose, genre ça arrive à toi.
- Speaker #0
Peut-être que ce n'est pas forcément de l'ordre du grand public. Tout le monde ne devient pas des guérisseurs, des voix comme un Tony Robbins ou des gens qui sont là pour... Ils sont des messagers, chacun à son appel de sa mission. D'autres, ça va être juste dans son cercle, déjà pour aider sa famille, aider ses proches, avoir son cabinet. Peu importe, mais en tout cas, si elle a cet appel, mais qu'elle aille l'explorer. Et peut-être, ce n'est pas forcément l'obligation de se mettre devant la caméra chaque jour pour faire une guidance sur Instagram en disant, voilà, venez me voir, etc. ou peut-être que si ça fait partie, qu'elle va complètement switcher et qu'elle va le faire au plus grand nombre et qu'elle va aider d'autres âmes à avoir des réponses. Donc si elle a cet appel, moi je ne la connais pas et j'ai très peu d'éléments, mais j'ai instinctivement envie de dire qu'elle aille explorer son don. Et peut-être que c'est juste pour elle, mais au moins qu'elle ouvre.
- Speaker #1
Et tu parlais tout à l'heure, parce qu'on sent chez toi une certaine résilience, notamment face à l'épreuve. Tu parlais tout à l'heure aussi de confiance en soi. Est-ce que justement, ces épreuves, tu semblais le dire à le domino, mais j'aimerais que tu nous en parles un peu plus, t'ont donné davantage confiance en toi du fait que tu allais explorer peut-être plus profondément qui tu étais ? Et si oui, comment ?
- Speaker #0
Alors, j'ai surtout d'abord instinctivement une confiance en la vie d'après. C'est vraiment ce qui m'a... Quand ça m'est arrivé, tout ça, c'est quand même incroyable que rien n'y pensait. Je ne suis pas folle. Je vois bien qu'il y a quelque chose qui se passe, que ce monde existe. Ce monde que je regarde juste à travers des films d'horreur depuis que je suis toute petite. Jamais été expérimentée, j'avais jamais fait de retraite ou quoi que ce soit, pris de substance. Je me dis mais qu'est-ce qui se passe ? Donc en tout cas, ça m'a premièrement rassurée, genre il existe ce monde-là. Il y a quelque chose après. Et c'est juste que dans ma tête, je me dis, ce monde est dur. En tout cas, cette incarnation, la planète Terre, elle est très dure dans les crises, etc. C'est très bien. très, très lourds. Je n'ai pas envie de revenir après ça. Je me dis, mais pourvu que je fasse bien cette vie pour ne pas revenir ici, parce que pour moi, c'est trop dur, trop de chaos, trop de violence, trop de souffrance, etc. Après, confiance en moi. En tout cas, je me lis mieux. Je me sens plus apaisée que la fille d'il y a deux ans. Quand le deuil est arrivé, je me sens plus sereine. En tout cas, je pourrais dire plus apaisée, plus sereine avec tout ce qui m'est arrivé. Face aux épreuves, au début c'était effectivement il y a 10 ans, 2014, opération de mon cœur. Ça m'a complètement fragilisée, en même temps ça m'a fait renaître d'un point de vue même professionnel. J'ai exploré ce journalisme d'impact avec tous ces gens qui voulaient faire, qui veulent toujours apporter du positif à la société. Et maintenant, face au deuil, à cette renaissance, et surtout ce livre qui m'a aidée, c'est « Les cinq blessures qui vous empêchent d'être vous-même » de Lise Bourbeau. le rejet, l'abandon, l'injustice, l'humiliation et la trahison. Ça parle juste à tout le monde. Et quand on a compris que ce qu'on vit, en fait, tout le monde le vit, a des volumes différents, mais chacun connaît très bien ces cinq blessures qui nous empêchent juste d'être sereins, d'être apaisés. et qu'on va le rejouer avec notre compagnon, dire « Ah, tu es là, il y a le rejet, il y a la petite enfant qui ne s'est pas sentie vue, qui ne s'est pas sentie reconnue, qui va chercher l'attention et qui va piquer, qui va piquer. Mais c'est la petite fille qui pique, c'est l'enfant intérieur qui a un corps vif, qui en veut à son père ou à sa mère de ne pas avoir reçu la mûre. Du coup, ça va se rejouer sur son compagnon, ça va se rejouer sur ses copines. Tu ne m'as pas appelée, tu m'as... Mais c'est l'enfant intérieur, je pense que ça parle à chacune d'entre nous. Voilà, d'autres, 45 ans, elles sont passées à autre chose. d'autres ça se rejoue encore pas importe mais c'est vrai que c'est intéressant de voir que c'est juste universel et qu'on souffre des mêmes blessures et que quand on comprend d'où ça vient c'est peut-être plus facile d'essayer de se corriger mais c'est ça qui m'a surtout de me dire c'est cette lecture j'ai des manuels chamaniques mais surtout cette lecture de me dire oh là là mais en fait c'est pour tout le monde pareil on rejoue cette petite enfant, cet enfant intérieur là qui est qu'il y a un corps qui s'épasse. C'est pour ça que quand j'ai fait les constellations familiales, ce qui était intéressant, c'est quand on fait, on dit « Je te vois, je te vois, Nejma. Je t'entends et je te vois. » Mais juste ces mots, c'est genre « t'existes » . L'enfant qu'on a rejeté, qu'on a abandonné, la petite fille qu'on laissait là, qu'on était toujours en retard pour aller la chercher, ou la maman ou le papa qui ne l'appelait jamais, etc. C'est en constellation, tout de suite, c'est « je te vois » . Parce que quand on est même adulte, on cherche l'attention, on a besoin. D'autres, on le voit dans le milieu artistique, politique. Il y a de la reconnaissance, quelque part, qu'on a besoin, parce qu'en fait, il a manqué.
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
C'est « hé, je te vois » . Petit à petit, c'est ça qui est de se dire « Ok, j'ai manqué, mais tellement d'attention.
- Speaker #1
Encore aujourd'hui, vient mon père. Je ne m'appelle jamais papa.
- Speaker #0
Il n'écoutera jamais. Je vais écrire un livre. J'espère voir mon prochain livre. J'espère qu'il va le lire. Mais c'est limite s'il va le lire. »
- Speaker #1
Est-ce que c'est une manière aussi peut-être de lui parler ?
- Speaker #0
Non, pas.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses à ton père ou tu penses plus aux gens que tu vas aider ou aux deux ?
- Speaker #0
Non, je pense surtout, j'espère, à beaucoup de femmes. Et c'est surtout, je me dis, quand on veut aider, il faut l'avoir expérimenté. On ne peut pas parler d'abandon sans connaître l'abandon. On ne peut pas connaître de rejet, de maladie, de deuil. Ça n'a aucun sens. Par contre, oui, je ne veux pas parler de maternité. C'est vrai, on est légitime quand on l'a traversé. Bien sûr, bien sûr. Donc, je pense qu'il n'y a pas de hasard. On verra ce que ça va donner. Je me laisse guider par ce que je dois faire. En tout cas, déjà, c'était ma réparation, ma guérison. C'est toujours en processus et ça le sera toujours. Mais c'est vrai que c'est... Et le chamanisme a vachement aidé là-dedans, bien sûr. J'en ai parlé dans mon livre. J'ai vécu des heures de purge. Mais ça fait du bien, ça fait du bien. Ça fait du bien et on verra après. Mais bien évidemment que ce livre sera pour les femmes. Pour les femmes. Cette connexion mère-fille souvent très complexe. Qu'elle soit trop là, absente ou pas là, ou morte. Il y a quelque chose pour les femmes. J'aborderai tout sauf la maternité. En tout cas, les traumas, la petite fille abandonnée, rejetée, pas vue, problème alimentaire, problème avec son corps, le rapport au corps.
- Speaker #1
J'ai plusieurs questions. Le rapport avec ton père, du coup, aujourd'hui ?
- Speaker #0
Il est là, heureusement. J'ai compris qu'on ne peut pas changer un parent. Non, mais voilà. Il m'en reste qu'un. Je suis plutôt dans l'amour de le protéger, de ne pas être dans la critique, plutôt de dire, on se voit. Même si quand on se voit, ça peut faire mal parce qu'il ne pose pas de questions. Voilà, c'est me, myself and I. Mais de se dire au moins, je te vois parce que...
- Speaker #1
Il voit ce que tu fais quand même. C'est quand même assez visible, il voit ce que tu fais.
- Speaker #0
Il n'est pas sur les réseaux. Voilà, il ne sait pas. Mais je pense qu'il a... Quelque part, il doit être fier, mais il est fier sans le dire. Donc il y a beaucoup d'enfants, il y en a qui sont vraiment... chouchouter par des paroles « Je suis fière de toi, mon enfant. Je t'aime, c'est beau. Je suis fière de toi et je serai toujours là pour toi. » Moi, je ne connais pas ça. Je ne sais pas la fierté d'un parent. On ne m'a jamais dit « Je serai là pour toi. » On ne m'a jamais aidée quand j'en avais vraiment besoin. C'était des mères de toi. Et il y a beaucoup d'enfants qui ont grandi comme ça dans une enfance.
- Speaker #1
Que tu déqualifies. Et tu parlais, je rebondis aussi, de rapport au corps. Quel a été ton rapport au corps ? Est-ce qu'il a évolué jusqu'à présent ?
- Speaker #0
J'ai souffert, j'en parle maintenant, j'en parlerai dans mon livre, j'ai souffert d'anorexie. Et donc du coup, ça m'aide sur le débat de la santé mentale. Pendant longtemps, je me disais, ça ne me concerne pas la santé mentale, la santé mentale. Et donc du coup, dans cette traversée, dans cet apprentissage et exploration de mes propres profondeurs, ben ouais, complètement. Et j'en souffre toujours un peu, en fait, ce rapport au corps, où en fait, c'est le rejet de soi, c'est le manque d'estime, le manque d'amour. Et souvent, c'est lié aussi à la mère. C'est aussi un appel, quand un enfant, en tout cas, me concernant, c'est un appel.
- Speaker #1
C'est quand ? Adolescente ? 16 ans,
- Speaker #0
16 ans, 16-20 ans, 16-20 ans, etc. Ce rapport au corps, de se trouver toujours trop grosse, du coup, de ne pas être belle, du coup, de ne pas se sentir aimée, du coup, de ne pas s'aimer, en fait. Donc, c'est toujours l'amour et l'estime de soi, on en revient. Mais j'ai connu ça, j'ai connu ça, et je m'en suis sortie toute seule. Mais c'est pour ça que quand je vois mes vergetures aujourd'hui, j'en ai un peu, je me dis, il y en a, ça va être la grossesse, je me dis, ah ! Et à chaque fois, ça me rappelle, c'était ton mal-être, vraiment, dans ton enfance, c'est-à-dire que tu es 16-25 ans, ton mal-être de ton corps ne pas te trouver. Donc, ça, je pense que ça touche, et on en parle de... Enfin, je ne sais pas si dans le débat public, on parle beaucoup aujourd'hui d'anorexie, on en parlait surtout il y a 20 ans avec ces mannequins, beaucoup moins. Pourtant, je pense qu'il est là. Après, il faudrait demander aujourd'hui aux jeunes filles de 16 ans comment elles sont dans leur corps, ce rapport de ne pas s'aimer. J'ai souffert de ça. J'en suis sortie toute seule.
- Speaker #1
Quand tu dis toute seule...
- Speaker #0
Je me suis remise à manger. C'est pour ça qu'en un mois, j'ai pris 5 kilos. J'ai mes petites vergetures. Je me suis dit, oh ! Mais parce que j'ai coupé mes règles. En manque d'alimentation, etc. Du coup, mes règles se sont arrêtées. Et du coup, je me suis dit, oh mais mon Dieu, je ne vais peut-être pas avoir d'enfant. Je ne vais pas pouvoir transmettre. Et même peut-être, on verra si ça fait partie de cette vie. Mais en tout cas, je me suis fait peur toute seule. Je m'y suis mise en manque d'amour, en suffoquant. De toute façon, c'est ce que j'explique. Je suffoque à terre et je renais dans l'eau. Mais c'est le fait de ne pas s'aimer, le fait d'avoir une mère qui ne nous revoit pas, et de se dire... De toute façon, c'est un mal-être interne. C'est vraiment la santé mentale. Et de se dire, j'ai eu peur de ça. Du coup, personne n'est venu me sauver. Personne n'est venu me dire, mais ma Cyrielle, tu ne vas pas bien. Mais tu vas te faire vomir. Personne n'a vu.
- Speaker #1
Ouais, c'est quand même...
- Speaker #0
Donc bon, je vais m'en sortir toute seule parce que je ne voudrais pas. Il y en a un mois, j'ai pris 5 kilos. J'étais toujours très fine.
- Speaker #1
Ouais, bien sûr.
- Speaker #0
Mais c'était juste... Non, non, c'était...
- Speaker #1
Mais qu'est-ce que tu te racontes ?
- Speaker #0
Je n'en ai jamais parlé à mes parents.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Jamais. Là, c'est la première fois parce que je fais partie de mon exploration intérieure et du partage pour pouvoir aider, vraiment aider d'autres femmes. Voilà, je parle. C'est de se dire, waouh, comment je m'en suis sortie toute seule.
- Speaker #1
Mais comment tu t'en es... Qu'est-ce que tu te racontes à ce moment-là ?
- Speaker #0
Je me dis que je ne vais pas pouvoir être maman. Et que du coup, je me dis, il faut absolument... Enfin, pas absolument. En tout cas, j'ai envie d'avoir mon bébé un jour. Donc, ok. Ce n'est pas pour autant que j'ai plus d'attention, plus de douceur. Non, pas du tout. Mais toute seule, je me suis mise toute seule. Mais c'est une lutte, même quand on est une femme adulte, d'aimer son corps, de se dire... Si tu me demandes aujourd'hui ce que tu trouves grosse, je pourrais toujours dire que je pourrais être plus fine. Mais pourquoi ? J'en sais rien. Pour rien, surtout que c'est jolie une femme qui a des formes, pas un squelette. C'est tout des films, quoi. Non mais c'est pas... Pour avoir interviewé d'autres femmes qui ont souffert de ça, c'est vrai que ça reste toujours un peu omniprésent. Et un peu en filigrane. C'est un peu en filigrane. Mais en tout cas, non, non, il y a ce rapport. En plus, je suis très gourmande. Je mange L6, je suis végétarienne. Après, j'ai toujours été attirée par la nourriture L6.
- Speaker #1
Ça,
- Speaker #0
c'est pour le coup...
- Speaker #1
Depuis toute jeune.
- Speaker #0
Ça, pour le coup, manger L6, ça a été, depuis 12 ans, végétarienne. C'est un bonheur pour moi. Ce serait plutôt un supplice de me dire, tu manges un animal mort, découpé dans deux tranches de pain. Là, pour le coup, c'est vraiment le côté... C'est une punition. Une punition.
- Speaker #1
Je reviens, parce qu'on a parlé tout à l'heure, tu as parlé de l'océan, des profondeurs de l'océan. Et tu dis souvent que l'océan, c'est devenu un lieu de guérison. Et moi, j'avais une question. Qu'est-ce que tu as trouvé dans l'océan que tu ne trouvais pas ailleurs ?
- Speaker #0
Je me sens à ma place.
- Speaker #1
Et pourquoi ?
- Speaker #0
Peut-être que dans une autre vie, j'étais une Atlante. Je me sens vraiment à ma place. Je trouve cet univers... Il n'y a pas de frontières. Chaque être a son rôle et tout est harmonieux. Je ne parle pas de la pollution, du plastique, de l'inactivité humaine, le fait qu'on vide les océans et que du coup ça dégrade. Sans les activités humaines, on enlève la pêche, on enlève le plastique, on enlève les eaux usées, on enlève l'impact humain. Mais juste on regarde l'océan qui est là depuis le début. Tout le monde est harmonieux, tout le monde a son rôle. dans la chaîne alimentaire. Bien sûr, ça chasse. Nous, on tue des milliards d'êtres humains dans des abattoirs. Mais ça chasse, ça fait partie de la... Mais je trouve ça tellement beau. Tout est harmonieux, du petit être au grand prédateur orque. Tout le monde circule. C'est ça que j'aime dans l'océan. C'est vraiment cet univers harmonieux où chaque être a sa place. Et ça, c'est... Alors après, bien évidemment, il y a les animaux, ils ont des territoires, mais tout est harmonieux. Et en plus, je trouve vraiment ça tellement... Moi, en tant que plongeuse, parce qu'avec ma maladie, je ne pouvais pas, de toute façon, avec mon opération, avec ma malformation cardiaque, j'ai toujours été très mauvaise à la nage. Toujours d'ailleurs.
- Speaker #1
Tu peux plonger.
- Speaker #0
Mais dans l'eau, je vis dans un autre monde. Je suis légère. Et en plus, j'adore connecter avec les poissons. les tortues, les raies, les baleines, etc. Et les requins, c'est l'apothéose pour moi. Mais je me sens à ma place, je me sens bien et je suis dans ma pull.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Il n'y a pas le brouhaha. Je suis devenue très sensible au bruit quand je suis dans un café. Le bruit des tasses, le bruit du café, la lumière. Oh là là, j'adore être... J'adore être vraiment au calme avec une lumière tamisée. De l'encens, de la musique douce, ça de plus en plus.
- Speaker #1
Et les requins, dans tout ça, tu as commencé un petit peu à en parler, tu as fait le parallèle avec ton enfance. Mais c'est vrai que c'est souvent associé à la peur. Moi, je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui était attiré par les requins. On est souvent attiré par les animaux gentils, la mer. Tu ne t'en caches pas, d'ailleurs, une appétence pour cette espèce-là. Tu penses que ça devient de... Tu l'expliques ?
- Speaker #0
Je pense qu'il y a un effet miroir. Et c'est un animal sauvage.
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que j'ai commencé à te parler du sauvage. Et le requin, c'est un animal dans l'inconscient collectif. Tu viens de le dire, tu l'incarnes.
- Speaker #1
Avec peur.
- Speaker #0
Rejeté.
- Speaker #1
Rejeté, oui.
- Speaker #0
Mal aimé.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, c'est ça.
- Speaker #0
Mais mal compris. Parce que quand on regarde, et ça commence par l'enfance du requin, tout de suite ça attendrait, excuse-moi, mais quand tu vois un petit bébé requin qui est comme ça, un petit point noir, point blanche, il arrive tout seul, je ne sais pas, mais c'est beau. Si j'étais maman, je dirais, mais regarde, il est beau le requin. Mais ouais, il est beau le requin. Il est beau, il est petit, regarde, il est tout seul, il n'a pas de papa, il n'a pas de maman. Et là, il est dans les eaux très peu profondes, et après il va dépasser la barrière de corail. Il arrive dans le grand bleu. Il va devoir s'en sortir tout seul pour devenir celui que tout le monde redoute. Mais il va y arriver tout seul. Voilà ! Donc le requin, au début, j'en ai eu peur. Ça a commencé été 2021. Galapagos, 50 requins-marteaux. Ça a été un électrochoc dans ma vie. Ils m'ont ghosté. Mon cœur s'est mis à palpiter avec sa prothèse. Je me suis dit, voilà. Ils vont manger mes petites cuisses de végétarienne. Ok. Et en fait, j'étais, attends, J'ai paniqué pour rien. J'étais là comme une... J'ai dit, attends, il s'est passé quelque chose. Ils m'ont ghosté. Ça m'a tellement titillée que du coup, ça a attisé ma curiosité. Je me suis dit, attends, le requin dans l'océan, c'est quoi ? Oh mon Dieu ! Mon Dieu, le prédateur, c'est pas le requin. Prédateur, le plus grand des prédateurs. Mais c'est l'homme. 100 millions de requins sont tués chaque année. Et alors que le requin, il est en haut de la chaîne alimentaire, c'est-à-dire qu'il fait partie des prédateurs. Et c'est un régulateur de tout. Enfin bon, bref, on ne va pas faire un cours, on ne va pas parler d'écologie, machin. Mais en tout cas, c'est une espèce vitale. Elle est là pour réguler l'océan. Donc si on continue ce fléau, cet écocide de tuer plus de 100 millions de requins pour qu'ils finissent les ailerons, de faire des soupes d'ailerons en Asie, ben on a... c'est juste qu'on s'étouffe en fait. On s'étouffe nous-mêmes parce que c'est l'océan qui nous apporte l'oxygène, qui nourrit des milliards d'êtres humains parce qu'ils consomment ces protéines halieutiques. Ça vit du tourisme et tout. Et si c'est pour juste avoir un océan mort du plastique et juste plastique et méduse, si on grossit le chemin, bien évidemment, c'est quoi l'intérêt ? Bref.
- Speaker #1
On sent chez toi vraiment des convictions profondes et surtout une envie, mais presque comme une urgence, de transmettre, de donner le maximum pour aider. Est-ce qu'aujourd'hui, tu arrives à faire la différence entre justement ce que tu transmets au grand public pour aider et ce que tu garderas toujours pour toi ? Est-ce qu'il y a une part dont tu te dis, il faudra que je la garde pour moi, il faudra que je la préserve ou non ?
- Speaker #0
C'est une question que je me suis posée. Il y a des choses, par exemple, que j'ai expérimentées moi-même, toute seule chez moi, quand je suis en transe. Oui, j'en parle qu'à mes proches, je me dis ça. je ne peux pas. Et peut-être qu'un jour, je me dis, si demain, je fais des retraites ou des conférences ou des cercles de femmes, je n'en sais rien. Je ne sais pas encore ce que je dois faire, ce que je ferai. Mais peut-être que oui, je pourrais le dire.
- Speaker #1
Peut-être en cercle plus restreint, avec des femmes qui sont attirées par justement ça.
- Speaker #0
Parce qu'il y a encore ceux qui sont très ouverts. Et après, il y a d'autres qui vont dire, elle est perchée. Alors que pour d'autres, c'est, elle est comme nous, elle a compris, elle le ressent. Elle a compris. Et d'autres qui sont à des lieux, elles disent, elle est perchée. Et j'ai envie de dire, en fait... c'est marrant parce que chacun va trouver l'autre perché. Moi, les gens qui sont très rationnels, qui ne croient pas en la vie et l'après-la-mort, qui sont machin, je me dis, mais ils sont complètement perché. Ou alors, ils n'ont rien compris. Et ceux-là, vous nous regardez, mais pourtant, on en est de plus en plus. Et puis, aux États-Unis, ils sont très ouverts sur la spiritualité, la médiumité. Wow, ils sont... Moi, celle que j'adore, c'est Oprah Winfrey. Elle a tout compris. Elle peut faire autant du politique que d'intervenir des médiums. Elles sont très pensées positives, la médiumité. Ouais, peu importe. Et nous, on va les regarder. Vous n'avez rien compris. C'est dommage pour vous, parce que ça nourrit tellement l'âme de se dire, ça existe, il y a quelque chose, il y a des signes, il y a des synchronicités. Et d'autres qui vont dire, vous avez fumé quoi les gars ? Mais après, chacun sa croyance.
- Speaker #1
Comment tu fais pour te protéger des autres, du regard des autres ?
- Speaker #0
Pour se protéger énergétiquement, pareil. J'ai compris que ce n'était pas même moi. Parfois, ça m'arrive d'essayer de faire des « soins » . Je me tape des maux de tête après, parce que... Ah oui ! Ah oui, je ne me suis pas protégée.
- Speaker #1
Comment tu fais justement ?
- Speaker #0
Même se protéger des autres, de la jalousie, parce que ça aussi, mon Dieu, que ça existe, faire attention.
- Speaker #1
Surtout que toi, tu es publique.
- Speaker #0
Faire attention, se faire des prières, des mantras, se réciter des choses, le sentir. Moi, je suis beaucoup dans la soie, je suis beaucoup dans le Palo Santo, je suis beaucoup avec mes outils un peu chavaniques, c'est vrai. Ça peut être mes pierres, ça peut être des plumes, c'est se protéger énergétiquement. Et chacun, chaque personne... Il faut faire son propre rituel, ça peut avoir une pierre sur soi, ça peut toucher un menthois sur ça. En fait, c'est la puissance de ce qu'on va se dire. Tu vas dire peut-être, tiens, j'ai cette magnifique bague qui est de telle pierre, dès que je l'ai, je suis invincible. Tu ne vas pas me jeter un sort, tu ne vas pas être jalouse de moi parce que je suis hors mon podcast, je me protège. Mais surtout, protégez-vous. Parce que sincèrement, quand on ouvre, il n'y a pas que... Donc c'est important de se protéger énergétiquement.
- Speaker #1
Et au-delà de ce que tu fais sur l'aspect spirituel, est-ce que tu as des routines qui te permettent de prendre soin de toi et de te sentir bien et de te protéger énergétiquement ? Je sais qu'on s'est rencontrés au sport, je sais que le sport a une place importante dans ta vie. Est-ce qu'il y a d'autres aspects, d'autres astuces comme ça que tu mets en place pour... Pour soutenir ton énergie ?
- Speaker #0
Pour relever mon énergie, j'ai beaucoup de musique, c'est spirituel, etc. L'encens, chaque jour, même maintenant, je commence à le mettre avant de me coucher. Je mets de l'encens dans ma chambre. Peut-être qu'on va me dire, attention, c'est pas bon. Mais c'est vrai que j'ai l'odorat développé. C'est mes lampoules de Lorenzini, comme pour les requins. C'est vrai que je suis myope depuis que j'ai 10 ans. Les yeux, c'est pas du tout ça pour moi. Mais j'ai un odorat, je le sens assez fort. Enfin, je sens les... Quand ça sent bon, tant mieux, mais quand c'est pas... Mais c'est vrai que l'odorat, du coup, ça me fait quelque chose. Je peux sentir la sauge et tout, c'est vrai que ça m'ouvre. Ça me fait quelque chose. Donc je suis très en sang. Après, ma peau, c'est vrai que depuis... J'ai un masque LED depuis maintenant 4 ans. Je sais que tu veux parler un peu de merdée, mais c'est vrai que j'aime beaucoup...
- Speaker #1
T'as une super belle peau, par contre, en ceci dit.
- Speaker #0
Je sais pas, parce que j'essaye de minimiser en tout cas... Je ne suis pas encore passée aux injections. J'ai plein de copines qui ont essayé. Je me dis que j'essaie de militer jusqu'au bout. J'essaie de m'aimer. Aujourd'hui, en étant avec des routines, avec des bons produits, avec des soins, etc. J'essaie jusqu'au bout d'essayer de décaler les injections. Peut-être que j'en ferai la finale.
- Speaker #1
Comment tu nourris ton feu intérieur en matière d'écoute ou de lecture ? Est-ce que tu dis beaucoup ? Est-ce que tu écoutes beaucoup ?
- Speaker #0
Beaucoup de podcasts en anglais. On Purpose, par exemple, ou Diary of the CEO. Je suis très anglo-saxonne, parce que plus ça m'aide, pour moi, j'ai besoin. Et des lectures spirituelles. Beaucoup sur le chamanisme, ou effectivement, peut-être sur les vies antérieures, ou d'ailleurs en même temps. Maintenant, on dit que ce n'est pas forcément de la réincarnation, mais qu'on serait tout en... physique quantique, spiritualité, chamanisme, et beaucoup sur le développement perso, les Tony Robbins, les J.J.C.,
- Speaker #1
etc.
- Speaker #0
Oprah Winfrey, bien évidemment.
- Speaker #1
Et sur le chamanisme, tu as un ouvrage en particulier que tu conseillerais si on veut lire notre premier ouvrage dans ce domaine-là ?
- Speaker #0
Non, parce que là, ça s'appelle Les voyages au tambour, mais je ne sais plus de qui c'est. Et j'ai trouvé ce livre qui m'a beaucoup aidée cet été pour comprendre... comprendre mes propres expériences. Je ne sais pas si pour quelqu'un qui n'a jamais ça été, ça va être à faire ses propres voyages au tambour. Je n'ai pas forcément un ouvrage en particulier pour la découverte parce que... En tout cas, voilà, faire des soins au tambour, juste peut-être ça, si vous entendez dans votre entourage quelqu'un qui fait des soins au tambour, une chamane, je pense que ça peut faire du bien. Parce que moi, je crois que pour se soigner de nos maux, ça peut se faire pas forcément en prenant des pilules, loin de là. C'est aller régler le problème à la source. Et la source, c'est aussi d'un point de vue énergétique, quand on y croit. C'est constellation familiale, c'est dénouer des nœuds. Dans nos lignées, par exemple, féminines, il y a des traumas qui se transmettent. Mais ça, ça mériterait des heures. En tout cas, pour moi, c'est vraiment, c'est vrai que c'est le chamanisme, les blessures de l'âme. Et c'est comment dénouer énergétiquement en profondeur un trauma, une peau, un machin. C'est pas juste qu'on va mettre une crème. Non, c'est qu'il y a quelque chose en nous qui fait ressurgir un mal-être, une maladie.
- Speaker #1
Tu parlais tout à l'heure de mantra, parfois, que tu te répétais.
- Speaker #0
Je n'ai pas forcément un mantra que je me répète. Si ce n'est effectivement s'envoyer de la lumière, se protéger. Surtout se protéger.
- Speaker #1
Est-ce que c'est le conseil que tu donnerais aux auditrices de Puissance de se protéger énergétiquement ? Protégez-vous.
- Speaker #0
Et en fait, ce n'est même pas une question de des gens qui peuvent jeter des sorts. C'est dingue, je n'aurais jamais pensé un jour dire ça. Une bonne caméra, mais comme j'arrive dans... C'est même, des guérisseuses m'ont dit, mais tu sais, parfois juste, la jalousie, ça t'envoie quelque chose. Donc juste, si une personne est jalouse, ça peut t'encombrer énergétiquement, toi. Et ça, je fais...
- Speaker #1
Est-ce que c'est ce qu'on appelle le mauvais oeil ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, mais en tout cas, ça devient ma croyance, donc, de dire... Même la jalousie qu'on peut vous envoyer quand on parle de vous, quand on regarde celle-là, celle-là. Ça peut, donc, ouais, protégez-vous. Protégez-vous, faites une belle barrière de se dire, mais putain, laissez-moi dans mon espace et je renvoie, je renvoie l'énergie noire à la source de la personne qui l'envoie. Parce que juste ça. Donc, vraiment, le conseil, c'est protégez-vous énergétiquement et faites vos chemins. Écoutez, voilà, mais vraiment se protéger énergétiquement.
- Speaker #1
Oui, merci beaucoup. On arrive à la fin des questions, mais j'ai un rituel de fin d'épisode. qui consiste à te regarder dans un miroir que je vais te donner. D'abord, tu me dis ce que tu vois. Et ensuite, tu t'adresses une phrase que tu aimerais te dire. Qu'est-ce que tu vois ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que je vois ? Je pense que... C'est pas je pense, tu vois, c'est dur quand même de se le faire à soi. Je vois une femme en chemin. Ouais, en chemin.
- Speaker #1
Regarde-toi !
- Speaker #0
Ah ! C'est très, très dur, la femme en miroir. C'est tout ce que je décris aussi. Je vois une femme en miroir. Et je me dis, et je me dis, ça fait du bien de se le dire aussi, que je peux être fière de ce que je viens de parcourir. Avec l'alarme qui monte.
- Speaker #1
Bravo, bravo. Merci beaucoup, Cyrielle, pour ce que tu nous as partagé. Merci pour ça.
- Speaker #0
Merci à toi et félicitations. Et bravo de t'écouter. Et protège-toi.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Si cet épisode t'a plu, je t'invite à t'abonner au podcast, à laisser un commentaire ou une note. Sache que je lis et réponds personnellement à tous les messages. Je t'invite aussi à rejoindre ma newsletter. C'est un espace intime, plus personnel. où je partage les coulisses du podcast, mes réflexions sur l'alignement, les choix de vie et ce qui nous rapproche vraiment du bonheur. On peut aussi se retrouver sur Instagram, je te mets tous les liens en description de l'épisode. Merci d'avoir pris ce temps pour toi. Prends soin de toi, c'est souvent là que tout commence.