- Speaker #0
Puissante, c'est un podcast pour les femmes qui ont beaucoup donné, à leur travail, à leurs projets et aux autres. Des femmes qui avancent, qui portent, qui construisent et qui parfois sentent qu'il est temps de se reposer certaines questions. Comment continuer à rêver grand sans s'épuiser ? Comment prendre soin de soi sans culpabiliser ? Comment rester ambitieuse tout en étant à l'écoute de son corps, de son rythme et de ses besoins ? Je m'appelle Nejma, je suis facialiste et à travers mon métier, j'ai compris une chose. Derrière chaque femme inspirante, Il y a une histoire invisible, faite de doutes, de choix, de renoncements parfois, et de beaucoup de travail intérieur. Bienvenue dans Puissante. Bonjour Lola.
- Speaker #1
Bonjour Neige.
- Speaker #0
Je suis ravie de te retrouver ici, dans ce podcast, Puissante. La coutume du podcast veut que ce soit moi qui te présente, du coup je vais t'introduire. Et l'idée après, c'est que tu rebondisses sur ce que j'ai dit, s'il y a quelque chose qui n'est pas tout à fait juste, que tu me dises si tu te retrouves dans cette présentation. Lola, ce que je trouve puissant chez toi, c'est cette élégance qui s'impose naturellement. Pendant près de 8 ans, tu as évolué au cœur de grandes maisons. Hermès, Louis Vuitton, Chanel, des univers d'exigence, des savoir-faire, de précision absolue. Tu as appris les codes, les détails, le sens du temps long. Et cette idée très juste que le luxe n'est pas ce que l'on montre, mais ce que l'on ressent. Et c'est vraiment ce qu'on ressent au travers de ton compte Instagram dont je vais parler. Et puis, à 30 ans, tu as pris une décision très forte. Tu as quitté ton CDI, tu as quitté un cadre rassurant pour te lancer à ton compte et pour accompagner des marques à élever leur positionnement, affiner leur image et trouver leur justesse. Aujourd'hui, à travers les Codes du Luxe, qui est un compte Instagram qui est passé de 0 à plus de 100 000 abonnés en une petite année. Moi, je te suis depuis quelques mois, je pense depuis 8-9 mois et je pense que quand j'ai commencé à te suivre, tu devais être aux alentours de 13 000 abonnés donc j'ai vu vraiment ton compte grossir et grossir et grossir, qu'on va en reparler. Et j'adore parce que tu partages une vision. Tu rappelles que le luxe, le vrai, repose sur la cohérence, l'intention et surtout la clarté. Et tu le fais sans bruit et sans arrogance, avec beaucoup de pédagogie et de finesse. Tu communiques peu sur ta vie personnelle, et c'est aussi ce qui te rend singulière. On aperçoit parfois Lucas, ton compagnon, en filigrane, derrière la caméra, qui est présent sans être trop exposé, me semble-t-il. Comme un soutien discret dans ce que tu construis, à l'image de ton univers, sobre, maîtrisé. Ce que j'admire profondément chez toi, c'est cette capacité à conjuguer ambition et retenue, exigence et liberté, structure et intuition. Pour moi, ta puissance est précisément là, dans ce choix de t'écouter, dans ce pas de côté que tu as fait à seulement 30 ans, dans cette manière très juste d'aider les marques et les femmes à se positionner avec élégance et sans se trahir. Lola, je suis très heureuse de t'accueillir dans Puissante pour parler de carrière, de choix, de luxe et de liberté et de ce que ça demande intérieurement. d'oser tracer sa propre voie. Bienvenue dans Puissante.
- Speaker #1
Merci, quelle belle introduction.
- Speaker #0
Et si tu me reconnais ?
- Speaker #1
Oui, je reconnais la Lola des deux dernières années, depuis le moment charnière, le grand moment, le départ d'Hermès, je pense qu'on va en parler. Oui, bien sûr. Et puis, ce que j'essaie de transmettre sur mon compte Instagram, donc je suis contente que tu le personnes comme ça, parce que c'est plutôt aligné avec ce que j'ai envie de montrer.
- Speaker #0
D'accord. Lola, pour toi, c'est quoi une femme puissante ?
- Speaker #1
En fait, c'est vrai que c'est un mot qui me fait penser aussi à l'émission de Léa Salamé, à un moment où elle parlait de femme puissante. Mais pour moi, une femme puissante, ça va être une femme qui ose, c'est ça, et qui ne fait pas seulement ce qu'on lui dit de faire, mais qui va s'écouter et oser suivre un peu, je ne sais pas, cette petite voix, en fait, qui lui dit ce qu'elle devrait faire. Et je pense que c'est dur de l'écouter, c'est dur d'oser. Donc, je dirais ça.
- Speaker #0
Du coup, j'aimerais bien comprendre, est-ce que c'est venu avec le temps ? Donc, effectivement, tu es très jeune aujourd'hui, tu as 31 ans. On va parler, évidemment, et on va revenir sur ces deux dernières années de ta vie. Mais ce que j'aimerais comprendre, c'est, est-ce que tu as toujours été comme ça, dans cette façon de te faire confiance et d'avancer ? Ou est-ce que tu l'as appris avec le temps ? Peut-être que tu peux nous parler de comment tu étais plus jeune, peut-être petite, puis après à l'adolescence, et comment tu te voyais plus grande, justement.
- Speaker #1
Ok. Pas du tout comme ça. Je pense que j'ai toujours été assez lisse dans le sens que j'avais vraiment envie de rentrer dans le moule. Je n'avais pas envie d'être différente. Pour moi, si on me disait que j'étais par exemple originale, je le prenais super mal. Je n'avais pas du tout envie d'être originale. J'avais envie de rentrer dans le moule. Enfin, disons aussi de briller. Enfin, j'ai toujours été ambitieuse, mais voilà, je voyais ma carrière, en fait, dans le luxe, en me disant, je vais gravir les échelons, et puis, idéalement, arriver à un poste de direction. Et ce sera génial, parce que j'appartiendrai un peu à un truc plus grand que moi, et je me définirai comme ça. Enfin, mon identité, elle n'était pas très claire. En tout cas, j'ai voulu rejoindre le luxe, parce que pour moi, c'était le Graal, un peu. de rejoindre le luxe. C'est un milieu exigeant et prestigieux. Donc, je pense que comme je n'avais pas trop confiance en moi, rejoindre le luxe, ça disait que je valais quelque chose. D'accord. Je pense inconsciemment. Je me définissais après comme la Lola du luxe, un petit peu. Et finalement, je me suis rendue compte que c'était un peu enfermant. Mais bien plus tard. Et aussi parce que je voulais évoluer dans le luxe et justement, je n'ai pas pu évoluer comme je voulais.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ouais. Ça a été... Mais il y a eu...
- Speaker #0
Plusieurs étapes.
- Speaker #1
Plusieurs étapes.
- Speaker #0
Et petite, tu savais déjà que tu voulais travailler dans ce milieu-là ? Parce que tu as fait quoi, du coup, comme étude ?
- Speaker #1
J'ai fait un... Enfin, au tout départ, c'était un bac scientifique. J'ai toujours été très scientifique, plutôt. Puis une prépa commerce et puis une école de commerce. Avec un master spécialisé dans le luxe. Donc, à partir de la prépa, je pense qu'en prépa, c'est un milieu très compétitif. J'aimais bien être challengée. J'ai toujours été assez ambitieuse et je voyais le luxe comme le Graal, donc master dans le luxe et puis premier stage chez Chanel. En fait, il y a dix ans, c'était en 2016. Et voilà, en postulant en ligne, parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes qui me demandent le luxe égale piston pour beaucoup de personnes, mais non. Moi, ma famille ne vient pas du tout de ce milieu-là. Donc, mes parents travaillaient dans le social plutôt. Donc, il ne pouvait rien avoir, le grand écart. Donc, jamais eu aucun piston. Et ça a conditionné un peu la suite. Je n'avais pas forcément, à cette époque-là, déjà décidé de faire toute ma carrière dans le luxe. Mais voilà, j'étais très fière et très contente. Et puis, ce premier stage a ouvert la porte à d'autres stages et mon CDI chez Hermès. Donc, ça s'est fait un peu comme ça naturellement.
- Speaker #0
D'accord. Et du coup, qu'est-ce qui se passe quand tu fais ce premier stage ? Donc du coup, tu es à l'école. C'est un stage qui dure combien de temps ?
- Speaker #1
Six mois.
- Speaker #0
Ok. Donc, qu'est-ce qui se passe en toi ? Qu'est-ce que tu découvres quand tu fais ce premier stage chez Chanel ?
- Speaker #1
Je découvre un stage intéressant. Après, ce n'était pas forcément le meilleur job possible pour moi à cette époque. Je cherchais à tout prix à rentrer dans le luxe, mais c'était assez opérationnel. Je faisais, en fait, c'était assez drôle, mais je faisais des cartons où j'emballais les looks. pour des célébrités, pour le festival de Cannes, etc. Donc, c'était assez exigeant. En fait, c'est l'univers Chanel qui m'a intéressée plus que l'émission à cette époque. Mais voilà, tout le storytelling autour de la maison, découvrir un peu les coulisses, c'était intéressant. Il y avait une ambiance quand même un peu particulière. Beaucoup de femmes, beaucoup de compétitions. Donc, pas forcément... Je n'avais pas trouvé ça forcément très sain à l'époque. pas très bienveillant comme ambiance mais bon c'était propre à une équipe, les équipes changent et c'est pour ça que je veux pas coller cette étiquette sur la maison Chanel ça dépend vraiment donc c'était pas facile mais je me suis accrochée et puis deuxième stage juste après ça chez Louis Vuitton de 6 mois et là j'ai une super mentor avec qui je suis toujours en contact donc des très bonnes relations et c'était des missions assez sympas toujours dans la presse un petit peu et j'ai adoré donc voilà ça s'est fait là c'était un peu une révélation quand même et du coup qu'est-ce que tu as adoré en tout cas dans ces premières années j'ai adoré le fait justement que ça soit intransigeant et exigeant et tous les jours j'apprenais énormément de choses mais pas uniquement propres missions mais plus sur la communication en général comment tu te présente, comment tu parles de la maison, comment tu parles des collections. En fait, il y avait plein de choses qu'on apprenait, un peu ce que j'essaie de transmettre aujourd'hui sur mon compte. C'était pas juste l'émission en tant que telle de presse qu'on peut retrouver dans plein d'autres sociétés. Mais là, c'est cet univers luxe avec beaucoup de storytelling.
- Speaker #0
Je trouve que ça,
- Speaker #1
c'est intéressant à apprendre quand t'es jeune aussi.
- Speaker #0
C'était un peu cet aspect avec communication que toi, t'avais appris à l'école, que tu voyais un peu appliqué dans le monde du luxe. Et où tu disais, oui, en fait, derrière, justement, ces maisons de luxe, il y a tout ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok, ok. Mais est-ce qu'au-delà de la communication, il y a des aspects du luxe que tu trouves intransigeants ?
- Speaker #1
Alors moi, j'ai toujours eu ce prisme, j'ai toujours été dans des équipes communication, je pense que bien sûr, sur la qualité des produits, en fait, à tous les niveaux. L'expérience client, la qualité des produits, les savoir-faire, il y a un niveau d'exigence qui est poussé à l'extrême et que je trouve très stimulant. Pour moi, si on est formé à cette école, on peut s'adapter et réussir partout et c'est des choses qu'on garde un peu toute une vie. enfin moi je me souviens de mes Les anciens dirigeants, même chez Hermès, ils sont comme ça. Même là, quand je les revois en dehors, ils sont toujours comme ça. Ça te formate. Ça peut avoir du positif ou du négatif. Mais je trouve que c'est un bon côté de bien savoir communiquer, d'élégance, de ne pas faire les choses à moitié. Oui, d'accord. Ça, j'aime bien.
- Speaker #0
Oui, ok, ok. Est-ce qu'il y avait des aspects un peu moins positifs dans tes premières années de carrière ?
- Speaker #1
Je pense que c'est ce que je disais un peu sur l'ambiance. Chez Chanel, l'ambiance, je ne la trouvais pas forcément très saine.
- Speaker #0
Tu l'as retrouvée ailleurs, dans d'autres maisons ?
- Speaker #1
Je ne l'ai pas retrouvée ailleurs, donc j'ai eu beaucoup de chance. Mais je sais que d'autres... Parce que c'est un petit milieu, on garde contact. Je sais que ça dépend des maisons et des équipes, mais en effet, il y a déjà eu des burn-out, des parcours moins... Enfin, assez difficiles, en fait. Ce n'est pas tout rose. mais je décide de... De le dire aussi sur Instagram, parce que je trouve qu'il y a beaucoup de mythes autour du luxe. Et ça peut être un peu le diable s'habille en Prada parfois, mais pas tout le temps. Et par exemple, chez Hermès, ce n'était pas du tout le cas. C'était très familial et bienveillant. Mais encore une fois, même au sein d'Hermès, ça va dépendre des équipes. Comme c'est très féminin aussi et très compétitif, les places sont chères. Je dirais que parfois, l'ambiance peut... En fait, je pense qu'il faut le sentir en entretien. Ça se ressent assez vite quand même. Je trouve que c'est peut-être le point de vigilance, entre guillemets. Mais sinon, j'ai beaucoup aimé. Et un autre point peut-être un peu négatif, c'est que les évolutions, je trouve qu'elles sont assez difficiles. Ça a été mon cas, mais c'est le cas d'anciens collègues. Les places sont très chères. Les salariés n'évoluent pas facilement. Parce qu'en fait, en plus, aujourd'hui, avec un peu une sorte de crise quand même dans le secteur du luxe. Il n'y a pas énormément de création d'emplois, surtout dans les départements de communication. Les gens restent en poste assez longtemps, donc c'est très dur d'y entrer, c'est très dur d'évoluer aussi.
- Speaker #0
Et du coup, juste pour comprendre, parce que quand c'est des grandes maisons, on imagine, toi évidemment, tu étais dans le domaine de la communication, c'est ce que tu aimes bien, etc. Mais je sais que dans des grands groupes comme ça, tu as la possibilité justement de passer, je ne sais pas moi, justement du département de communication à un autre département. Est-ce que c'est le cas aussi dans ces maisons de luxe ? Et est-ce que toi, tu te voyais ailleurs plus tard ? que dans de la communication ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'est une bonne question. Chez Hermès, par exemple, ils essaient de promouvoir un peu cette transversalité. Le fait de passer, il y avait des parcours comme ça, je ne sais pas, de la comptabilité, finance, dans d'autres départements très différents. Il y a quelques parcours comme ça, mais c'est quand même très rare. Ok, d'accord. Moi, je... Ce n'est pas forcément une piste que j'ai explorée. Moi, j'ai voulu un petit peu changer, mais tout en restant assez proche. Je voulais passer chez Hermès de la communication à l'expérience client. Mais en effet, on m'avait dit aussi que je n'avais pas d'expérience dans l'expérience client. Donc,
- Speaker #0
c'était pas si facile.
- Speaker #1
Et quand même souvent un petit peu bloqué. Ça peut arriver.
- Speaker #0
D'accord. Maintenant, l'idée, c'est qu'effectivement, on s'arrête un peu sur un moment charnière de ton parcours. et qu'on puisse décrypter ton état d'esprit à ce moment-là. Comment tu t'es sentie ? Est-ce qu'il t'a aidé à prendre les bonnes décisions ? Du coup, est-ce que tu peux nous parler, s'il y en a un, parce qu'il peut ne pas y en avoir un, d'un moment charnière de ton parcours ?
- Speaker #1
Oui, il y en a eu un. Il a duré un peu longtemps quand même. Il a duré peut-être six mois, on va dire. Mais disons que c'était il y a deux ans. Exactement. Je devais avoir une belle mobilité au sein du groupe Hermès, qui a été bloquée à l'époque par ma direction, sans trop comprendre pourquoi, parce que j'avais été sélectionnée. Mais voilà, on va dire que ça ne les arrangeait pas forcément que je parte à ce moment-là. Et en fait, je me suis sentie très mal à ce moment-là. Et c'est assez drôle parce qu'on parle du soin de soi, etc. Mais je trouve que le corps parle beaucoup. Et à l'époque, j'avais somatisé, j'avais été hyper malade pendant deux semaines. C'était un fiasco. Je pense qu'en réaction à ça, j'étais vraiment très mal. Je suis quand même restée suite à ça, mais je savais que je voulais partir. Ça m'avait découragée. Donc ça, ça a été le début. Et ce qui s'est passé, c'est qu'ensuite, j'ai trouvé un autre emploi ailleurs. Et j'ai décidé de prendre du temps pour moi et de faire une cure ayurvédique. Parce que c'est vrai que je voulais t'en parler, comme on parle de... soins. J'ai passé une semaine à me faire masser, avoir aussi un peu des cours sur l'Ayurveda et ça m'a fait énormément de bien. Et ça, c'était en mai, donc quelques mois après ça. Et je suis revenue, j'ai rencontré Lucas sur un tournage chez Hermès et j'ai démissionné dans la foulée.
- Speaker #0
Donc ça a été très vite.
- Speaker #1
Ça s'est bien enchaîné. Je pense que voilà. Donc en début d'année, je savais que je voulais partir. Je ne me sentais pas bien bloquée et mon corps ne le supportait par ce blocage. J'ai décidé de prendre un peu soin de moi et de m'écouter, parce qu'en fait, je ne m'écoutais pas. Je ne m'étais jamais écoutée avant. Et puis voilà, j'ai démissionné. Donc, tout s'est fait en quelques mois.
- Speaker #0
Ouais, en six mois.
- Speaker #1
Et au même moment, j'ai rencontré Lucas sur un tournage de savoir-faire chez Hermès.
- Speaker #0
Donc, tu travaillais toujours chez Hermès. C'est au moment où tu travaillais. Et entre les deux, tu as fait cette fameuse cure.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, la mobilité a été bloquée plus ou moins en décembre, janvier. En mai, je décide de faire ma cure. tout le monde me disait mais waouh Lola on t'a jamais vu comme ça j'étais hyper apaisée j'ai pris le temps de me poser début mi-juin je rencontre Lucas sur un tournage et fin juin je démissionne mais est-ce que lui ça a été un peu un élément déclencheur est-ce que justement vous avez discuté de ce moment où tu te sentais pas très bien bah c'était le début mais un petit peu je lui avais pas dit tout de suite parce qu'en fait c'était un prestateur donc je lui avais pas dit je démissionne mais oui assez vite et en fait lui était indépendant et à son compte donc ça m'a confortée mais à l'époque je démissionnais pour un autre poste j'étais pas encore prête à me dire je démissionne pour être en freestyle à mon compte donc je jouais encore la carte de la sécurité mais disons que ça a été un moment charnière parce que voilà Lucas m'a montré aussi une autre vision, assez vite on a été très proche et ça s'est fait assez vite et on s'entendait vraiment bien. Et lui avait cet esprit un peu d'entrepreneur. Je pense qu'il a infusé en moi. Et voilà, j'avais trois mois de préavis chez Hermès. Donc en septembre, je suis partie. J'ai travaillé quelques mois, notamment pour une marque de cosmétiques ayurvédiques. Donc voilà, c'était ma période dans l'Ayurveda et de transition. Et puis après ça, je me suis lancée un an après. Donc ça a pris du temps quand même.
- Speaker #0
Ouais, voilà, tu vois, il y en a qui mettent beaucoup plus de temps à se lancer. Mais quand tu regardes les choses avec un peu de recul maintenant, tu te dis que plus jeune, tu sentais déjà que tu avais envie d'entreprendre quelque chose. Ou jamais. Parce que d'après ce que tu racontes, en tout cas dans l'introduction, non. Mais comme tu t'es lancée assez vite et qu'on a l'impression qu'il y a eu une sorte de déclic, de « ok, je m'écoute » , « ok, c'est possible de faire les choses autrement » , est-ce qu'avant, tu avais déjà eu cette façon de penser-là ?
- Speaker #1
Non, jamais, vraiment. C'est pour ça, j'étais bien dans le moule, entre guillemets. Dans l'achat. J'étais bien dans un écosystème qui peut être justement assez enfermant, entre guillemets, mais qui te dit où aller, comment. Et j'ai l'impression d'être tombée de haut. C'est un peu fort. Mais c'est vrai que quand je me suis sentie bloquée comme ça, je me suis dit, en fait, je suis trop bloquée dans ma vie professionnelle. Et il y a une sorte de déclic, comme peut-être certaines personnes après un burn-out, je ne sais pas. Il y a vraiment eu un avant et un après ça. Je ne voulais pas être bloquée. Et que justement, mon évolution dépend du bon vouloir de quelqu'un. Et j'ai vraiment eu envie de prendre ma vie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mon destin en tout cas.
- Speaker #0
C'est peut-être aussi une déception de sentir qu'au moment où ils étaient censés te promouvoir, ils ne l'ont pas fait. Est-ce que c'est ça aussi que tu as ressenti ? Je suis entourée finalement. Je pensais être dans un environnement où je pouvais faire confiance. où on allait justement mettre en avant, et de sentir qu'on ne l'avait pas fait, c'est peut-être presque une petite trahison. Est-ce que c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, sur le moment, je l'ai vécu comme ça. J'ai aussi vu, entre guillemets, un peu les limites, mais c'est vrai que... Alors, je suis toujours en contact avec ma direction. Il n'y a pas de rancœur ou quoi que ce soit. Sur le moment, oui, je me suis sentie abandonnée. Mais en fait, c'est des positions un peu politiques. C'est pas la faute de quelqu'un en particulier, mais juste ça les arrangeait pas. Et en fait, on fait toujours passer les intérêts de l'entreprise avant toi. Ce que je peux comprendre maintenant, mais c'est vraiment ça qui m'a poussée vers l'entrepreneuriat aussi. Ouais, ouais,
- Speaker #0
ouais. Et t'as réussi à savoir quand t'as eu le fin mot de l'histoire de pourquoi...
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Jamais. C'est vrai qu'on m'avait invitée deux fois à déjeuner suite à ça pour essayer de m'expliquer, mais il n'y avait pas vraiment de raison. Et je sais pas à quel niveau ça s'est joué dans la hiérarchie, mais... Il n'y avait pas vraiment de raison, mais je pense qu'il faut apprendre à lâcher prise. Moi, j'ai eu beaucoup de mal à lâcher prise dans ma vie. J'essaie d'apprendre ça. Voilà, il n'y a pas d'amerskium en tout cas maintenant. Mais ça fait deux ans.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Du coup, il y a deux ans, tu te lances et tu te dis... Donc, à ce moment-là, tu te lances en parallèle de ton salariat et de ton job pour une marque de cosmétiques ou tu te lances vraiment from scratch ?
- Speaker #1
Non, je travaillais uniquement pour la marque de cosmétiques au début. Et puis finalement, l'été d'après... Je me lance à mon compte et je continue de travailler avec cette marque de cosmétiques ayurvédiques qui était mon premier client. Et je faisais un peu les mêmes missions que quand j'étais salariée. Donc, je gérais l'influence et les événements. Une super marque de cosmétiques. Peut-être que tu connais Kama Ayurveda. Je ne connais pas, mais du coup,
- Speaker #0
c'est une marque indienne très chouette. D'accord, d'accord. Donc, premier client. Et après, à quel moment tu crées ce compte Instagram ?
- Speaker #1
En décembre, donc il y a un an. Décembre, je le crée. Je pense que je devais avoir 200 abonnés. C'est mieux,
- Speaker #0
on mange tous comme ça.
- Speaker #1
Je me disais qu'il fallait un compte Instagram pour parler un peu de ma nouvelle vie de consultante. Parce que j'avais un compte Instagram très perso avec des photos d'amis et moi en vacances. Et je me disais, ça ne va pas. Donc, j'ai créé de zéro ce compte. Et au début, j'avais des posts qui ne fonctionnaient pas forcément très bien. Mon premier client, non,
- Speaker #0
Mais c'est normal. Tout le monde commence comme ça. Franchement. Et c'est aussi pour notre audience. Il y en a qui se posent la question aussi de savoir comment faire grandir une communauté, comment attirer justement le regard des gens. Tout le monde commence par un, puis deux, puis 100, puis 200 followers. Et puis après, c'est un travail, on va en parler aussi, mais quotidien pour animer une communauté et leur proposer des contenus qui les intéressent. Du coup, voilà. Donc, premier poste, ton premier client. Explique-nous.
- Speaker #1
Oui, des postes pas très engageants au début, mais j'avais quand même un peu... Enfin, assez vite, je me suis dit, si je parle uniquement de mes clients, je vais un peu tourner en rond. Donc, j'avais envie de développer l'aspect pédagogique.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
assez vite. Et j'ai fait un réel en janvier, donc un mois après, qui a, je ne sais pas, fait 500 000 vues, en sachant que je n'avais même pas 1 000 abonnés. Donc, en fait, j'avais un ratio comme ça assez impressionnant. Et justement, c'était un poste où je disais... on dit, on ne dit pas, je fais Hermès avec le vocabulaire utilisé en interne. Et je me suis rendue compte qu'il y avait un vrai intérêt autour de... Déjà, le format plaisé, assez ludique, assez efficace entre guillemets. Et oui, le luxe passionne, je m'en suis rendue compte et je pense que ce qui a pu marcher aussi, c'est que je regardais très peu de comptes sur le luxe. J'essayais un peu d'avoir mon approche à moi. Et donc, au début, les abonnés me disaient « Ah, j'aime bien, c'est différent. » Donc, j'ai essayé de garder ça. Et puis finalement, les abonnés, c'est eux qui te guident. Enfin, ils te disent ce qu'ils aiment, ce qu'ils aimeraient plus voir. Et ça a complètement changé ma direction.
- Speaker #0
Oui, orientée. Orientée à ce que tu allais proposer. Et comment, et ça, c'est vraiment une question que je me pose, comment tu expliques, du coup, cet engouement autour de ton compte Instagram Les Codes du Luxe ?
- Speaker #1
J'ai pas... Enfin, j'essaie de me l'expliquer. Je pense que ce qui plaît, c'est l'aspect pédagogique. Je pense que les gens ont envie d'apprendre, en fait, sur Instagram. Moi, j'avais pas envie d'être influencieuse, en fait. Pas du tout de dire, voici comment je m'habille, je vis, etc. Non, j'avais vraiment envie de transmettre des clés. Et ce que j'avais appris, qui justement m'avait servi, en fait. Et c'est vrai que ne venant pas du luxe. venant d'une famille qui a justement été très éloignée du luxe. Je pense que j'ai tout appris pendant huit années. Là, je transmets tout à des personnes qui apprennent à leur tour, en fait, comme moi. Donc, je me mets vraiment à leur place et j'essaie de réfléchir à ce qui peut les intéresser. Je pense que c'est ça. Et le côté très accessible, je n'ai pas du tout envie de renvoyer l'image de quelqu'un d'inaccessible, d'entretenir des clichés sur le luxe ou quoi que ce soit.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, les questions principales que tu as de la part de ta communauté, c'est lesquelles ? C'est autour de ta carrière ? C'est autour de ton contenu ?
- Speaker #1
En fait, ils me demandent, ils me challengent, mais beaucoup me demandent si je peux écrire un livre pour tout résumer. Ou ils me disent, voilà, je dois négocier mon salaire avec mon boss, je dois faire ça, comment je peux bien le tourner ? En fait, ils attendent encore plus et toujours de clés. Donc à un moment, je me posais la question d'écrire un livre. Pour le moment, c'est en stand-by, avec un maximum de clés. Je pense que ce n'est pas tant sur ma vie perso finalement. Ils ont besoin de matière pour communiquer. Et je trouve que c'est des personnes très curieuses et j'aime beaucoup.
- Speaker #0
Et comment tu le vois évoluer du coup ce compte Instagram ? Qu'est-ce que tu vas en faire ? Qu'est-ce que tu as à faire de cette communauté ?
- Speaker #1
Je me pose encore la question parce que c'est vrai que ça fait que un an. Donc, je n'ai pas forcément la vision déjà. À un moment, je me posais la question justement avec Lucas d'organiser des retraites, de réunir des abonnés pour faire un peu des masterclass sur la communication. Donc, Lucas est aussi dans la communication. Il est photographe. Mais donc, il a un œil un peu créatif que moi, j'ai moins. Et on se complète bien. Donc, on s'était dit, est-ce qu'on pourrait trouver un format ? Parce que les gens ont envie d'apprendre et comment on pourrait les réunir en présentiel. Moi, je trouve ça assez sympa. Et puis sinon, en fait, ce compte Instagram m'a donné tous mes clients. Donc, ça reste, on va dire, je ne monétise pas du tout mes contenus. C'est vrai qu'il y a des personnes qui pensent que je vide Instagram. Pas du tout. Absolument pas. Je ne monétise rien. J'ai fait peut-être deux collaborations dans l'année pour éminérer des produits offerts. Mais donc, j'en vis vraiment pas. Mais ça m'a rapporté des clients, des marques en fait. Donc voilà.
- Speaker #0
Aujourd'hui, qu'est-ce que tu proposes à tes clients ?
- Speaker #1
En fait, mes premiers clients sont arrivés assez vite. Donc finalement, j'ai eu mon premier client dans la cosmétique ayurvédique, donc j'ai ré-influencé. Puis finalement, j'ai lancé mon compte Instagram et en deux, trois mois, ça m'a tout de suite rapporté des premiers clients qui voulaient que je gère un peu leur image de marque. Donc revoir un peu le storytelling, comment présenter la marque sur les réseaux. Avec Lucas, on a géré des comptes Instagram, mais ce n'était pas de la gestion comme une agence social media. C'était plutôt de dire, voici tes points forts, ce qu'on va essayer de valoriser. En fait, ce qu'on disait sur le storytelling des grandes maisons de luxe, tu vois. Mais comment justement créer un storytelling ? Moi, j'ai créé beaucoup de storytelling pour des marques cette année. et Lucas avec son œil on va dire créatif est arrivé à créer un univers avec Des photos qui illustrent parfaitement le storytelling, etc. Beaucoup sur les réseaux sociaux, le site. Aussi, des discours sur comment les salariés doivent parler de la marque. Des scripts, des templates pour les mails, etc. C'est vraiment dans la communication.
- Speaker #0
Et du coup, c'est quoi ? Ce que tu accompagnes, c'est des CEOs ?
- Speaker #1
C'est plutôt des petites structures. Ils ne sont pas dans le luxe, mais ils ont envie de tendre vers le luxe. En général, ce sont les CEOs qui me contactent. Il n'y a pas forcément de grosses équipes communication.
- Speaker #0
Oui, d'accord. Oui, c'est plutôt des PME, justement. Mais c'est super intéressant.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que c'est vraiment comme si, voilà, t'aidais des marques en devenir, justement, qui en sont soit au début ou soit qui ont déjà commencé et qui ont envie d'affiner leur positionnement vers une communication précise. D'accord.
- Speaker #1
C'est que ça a un plus premium.
- Speaker #0
Oui. Mais est-ce que tu aurais deux, trois conseils ? Du coup, j'en profite.
- Speaker #1
Pour les marques ? Deux,
- Speaker #0
trois conseils. Je suis facialiste. J'ai une marque qui est très tournée autour du personal branding. Deux, trois conseils en matière, non pas de stratégie, mais vraiment de communication pour orienter ma com de manière premium.
- Speaker #1
Après, c'est vrai que sur la communication, on ne va pas forcément avoir la même communication en direct avec les clients que sur Instagram. Donc, ça dépend aussi des relais. Mais toi, tu as un peu fait le travail déjà. Tu vois, ton personal branding, il est génial. Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de... En fait, le personal branding ou finalement la plateforme de marque, souvent les fondateurs, les CEOs ne le font pas en fait. Et je me rends compte que moi, je les accompagne aussi là-dedans. Quelles sont tes valeurs ? Quelle est ton histoire ? Quels sont tes points différenciants aussi ? Parce que c'est vrai qu'il y en a beaucoup qui ne les mettent même pas forcément en avant. Et une fois qu'on a fait aussi un peu la plateforme de marque, ton identité, ton positionnement, Moi, je vais essayer de... C'est ça, un peu dans le luxe, mais c'est enjoliver un peu, tu vas rendre glamourisé, on va dire un peu. Repenser l'histoire, exactement. Et puis après, traduire ça différemment selon les réseaux. Mais c'est vrai que ça va dépendre. Sur Instagram, je pense qu'il faut... Mais toi, il faudrait que je regarde ton compte en détail, mais le travail sur le personal branding, tu l'as fait et c'est ça qui fait c'est que tu as une... très belle communauté aujourd'hui aussi. Mais je trouve que les gens veulent une stratégie de communication directement mais sans creuser cette partie-là. Moi, je ne propose jamais la stratégie sans passer par là.
- Speaker #0
Et donc, tu mises souvent, quand tu accompagnes des marques, tu mises sur une communication axée autour du personnel branding ou pas forcément ?
- Speaker #1
Pas forcément, ça va dépendre. Mais sur l'histoire de la marque, et souvent, c'est quand même lié à l'histoire des fondateurs. Ça peut être proche.
- Speaker #0
Oui, d'accord, je comprends. Je comprends complètement. Je ne t'ai pas posé la question, justement, de qu'est-ce que le luxe pour toi, finalement. Ou en tout cas, le plus grand luxe. Parce que le luxe, je pense qu'on l'a compris à travers la vision que tu en avais, mais vraiment le plus grand luxe. Le plus grand luxe ? Maintenant, je dirais que c'est le temps. D'ailleurs, c'est ce qu'on voit. Aujourd'hui, les personnes très fortunées se tournent de plus en plus vers des moments un peu off, des retraites. En fait, le temps est la plus grande valeur qui soit. Et d'ailleurs, comment gérer son temps ? Mais aussi, le luxe devient de plus en plus expérientiel. Donc, je trouve que les investissements sont plus dans des biens. mais dans quelque chose d'un peu immatériel. Donc, pour moi, par exemple, je ne possède pas de luxe. Je sais que ça peut paraître paradoxal. J'aime le luxe dans sa façon de communiquer, de bien faire les choses, tout simplement. Des belles matières, des beaux produits, une belle histoire, c'est tout ce qu'on demande. Mais je ne possède pas de luxe et par contre, si je devais m'acheter du luxe, j'investirais dans une nouvelle cure ayurvédique ou des soins pour sur... pour le corps, pour moi.
- Speaker #1
D'accord. Et justement, on va passer au décryptage un petit peu. Comment tu prends soin de toi au quotidien et quelle place ça a justement dans tes projets, dans tes ambitions ?
- Speaker #0
J'essaie de m'écouter et j'essaie de moins remplir l'agenda. Sauf quand je viens à Paris. Mais j'essaie de moins remplir. C'est vrai qu'avant, j'avais tendance à me dire qu'il faut que tous les soirs, je vois des amis. Surtout quand j'habitais à Paris, j'étais un peu dans un rythme effrénée, une course effrénée. Et finalement, en quittant Paris, je me suis rendue compte que j'avais moins d'amis, je voyais moins de gens et ça m'a fait du bien. Je me suis recentrée. J'ai fait du tri, en fait, dans tout, dans mes activités, dans mes relations. Je me suis vraiment recentrée sur ce qui me faisait du bien, ce qui me donnait de l'énergie. Et aujourd'hui, j'essaie de beaucoup moins remplir. En tout cas. Donc, de m'écouter. Et de plus être dans un peu cette fuite en avant, il faut remplir parce que sinon, en fait, c'est pas normal. Et c'est dur. Enfin, c'était dur. Donc, ça a pris du temps.
- Speaker #1
Et quand tu parles d'énergie, est-ce que tu as réussi à identifier ce qui te permettait justement de gagner de l'énergie et au contraire de ce qui t'en faisait perdre ?
- Speaker #0
Je pense beaucoup les relations. Enfin, moi, je pense tout de suite à ça. Mais c'est vrai que j'avais beaucoup de relations, on va dire, un peu superficielles. Et en quittant Paris, en fait, tu te dis... La relation, elle se perd. Et finalement, au début, c'est douloureux, mais ce n'est pas si mal. Maintenant, j'essaie vraiment de... C'est ce qu'on dit, en fait. Quand tu repars d'une entrevue avec quelqu'un, est-ce que tu as plus ou moins d'énergie ? Voir ça et faire le tri aussi en fonction. Est-ce que ça t'a fait du bien ? Donc, les relations quand même. Parce que ça me prenait beaucoup de temps avant.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #0
Je ne suis pas devenue asociale en même.
- Speaker #1
Est-ce que tu as perdu des amis en l'ensemble ? Parce que c'est un peu une nouvelle vie, tu vois. vie d'entrepreneur, avant t'étais dans un presque, enfin surtout déjà quand on est dans une boîte, tu trouves qu'on est dans une case, mais quand on est dans une boîte de luxe peut-être encore plus et tu l'as bien expliqué, est-ce que t'as perdu des relations, tu l'as dit, mais vraiment des amis, des gens qui t'ont déçu en justement t'écoutant et en allant vers cette nouvelle vie ?
- Speaker #0
Oui. C'est vrai. En fait c'est ça, dès qu'on quitte un peu le chemin et même la routine parisienne, voilà on allait boire je sais pas, des spritz des apéros ou à... toutes les semaines avec certains groupes et finalement quand tu pars tu te rends compte qu'en one to one enfin t'as pas tant de vraies relations que ça donc au début ça a été douloureux et finalement maintenant je l'accepte et je suis plutôt contente parce que j'ai l'impression de de moins perdre mon temps entre guillemets c'est un peu horrible mais dans ouais dans des Des relations superficielles. Moi, je cherche vraiment de l'authenticité aujourd'hui. Des relations qui me font du bien. Aussi, des personnes qui te soutiennent. Parce que c'est vrai que quand t'es entrepreneur, c'est pas forcément facile. Enfin, t'es pas toujours soutenue par ton entourage. Je pense que... Peut-être que tu l'as vécu aussi, mais même sur Instagram, qui te soutient, qui like ? Tu vois, c'est important aussi de voir ça.
- Speaker #1
En fait, je suis d'accord. Je me remondis. Du coup, c'est vrai. Et je crois qu'on est plusieurs à le vivre, mais moi, j'ai eu l'impression, quand je me suis lancée, que ceux qui me soutenaient le plus, c'est des gens que vous ne connaissez pas.
- Speaker #0
Oui. Tu vois ?
- Speaker #1
Et qui te disent, mais c'est dingue, parce que voilà, c'est inspirant au goût, ou que ça leur parle, ou plutôt que ton cercle proche, quoi. Exactement. Ton cercle proche, ils ne comprennent pas trop au début, ils posent deux, trois questions. Bon, après, si, tu as toujours vraiment des amis très proches qui te likent et tout, sans forcément regarder, d'ailleurs, mais par principe, parce que c'est toi. Mais d'autres, effectivement, qui sont absents, c'est le silence radio.
- Speaker #0
Exactement. C'est ce que...
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Mais qui voient. Enfin, c'est ça le pire. Je sais qu'ils voient, mais il y a un silence radio. Et c'est vrai que, par exemple, ma meilleure amie vit à Milan. Elle ne parle pas français. Donc, tous mes posts sont en français. Elle like, elle commande tout sans rien comprendre. Ça, c'est un vrai soutien. Mais oui, silence radio. Donc, c'est un peu dur au début parce que, justement, déjà, c'est dur de s'exposer sur les réseaux. Tu as le regard des autres. Enfin, moi, j'ai toujours été très sensible à ça. Et tu n'as pas forcément un soutien inconditionnel de tes proches. Donc, moi, j'ai quand même la chance d'avoir déjà Lucas et ma famille qui me soutient. Et voilà, deux, trois amis. Mais j'ai vraiment un noyau dur. Oui, s'exposer, ce n'est pas facile. Oui, c'est sûr.
- Speaker #1
On y reviendra. Du coup, j'ai une question sur le regard des autres. Mais je continue, du coup, sur la partie décryptage des habitudes. Comment tu parviens à bien gérer ton temps ? Donc, tu nous as dit ne pas trop remplir l'agenda. Mais est-ce que tu as d'autres tips comme ça qui te permettent de bien gérer ton temps ?
- Speaker #0
En fait, j'utilise mon calendrier. Je n'ai pas d'outil incroyable pour gérer mon temps. Mais c'est vrai que je me mets des plages dans mon agenda pour des moments de réflexion, des moments pour aller marcher. J'adore marcher seule, vraiment. J'organise comme ça pour avoir un peu une vue d'ensemble aussi et voir un peu le temps consacré à chaque tâche, etc. Donc, je me sers beaucoup de mon calendrier et je prends des plages pour moi, pour réfléchir. J'ai vraiment besoin d'avoir une vision pour avancer. Et donc, j'essaie d'allouer du temps à ça et à des temps pour moi, sans culpabilité. Donc ça, c'est bien.
- Speaker #1
Tu cales vraiment dans l'agenda, temps pour moi, temps pour réfléchir.
- Speaker #0
Parce que c'est vrai que sinon, il y a Instagram, je n'en vis pas. Il y a le temps pour mes clients. Donc, je peux passer. Enfin, voilà, le temps passe vite. Donc, j'essaie de bloquer des plages horaires. Oui, d'accord.
- Speaker #1
On a parlé justement, je rebondis sur ce que tu disais. Tu te dis, le regard des autres, moi, j'y suis sensible et ça a une importance pour moi. Comment tu as appris avec le temps à t'en affranchir ? Est-ce qu'aujourd'hui, c'est toujours aussi important pour toi ? Est-ce que tu as appris à t'en affranchir ?
- Speaker #0
Je pense que je m'en suis... Là, ça va beaucoup mieux. Ça va beaucoup mieux. Mais oui, ça fait un an. Je pense que les réseaux, ça peut être un bon moyen, paradoxalement, de s'en affranchir. Parce que tu ne peux pas... contrôler ta tête sur tous les postes, sur toutes les vidéos, etc. Tu dois le lâcher. Tu ne peux pas être dans la perfection. Et moi, c'est vrai que j'avais tendance à être un peu trop perfectionniste, je pense. Donc, j'essaie de lâcher. Je vois aussi que finalement, c'est payant de lâcher. Parce que sinon, en fait, quand tu es trop perfectionniste, tu ne fais rien.
- Speaker #1
Oui, tu ne passes pas à l'action.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je pense que ça t'immobilise un peu. Oui, Instagram, c'est un bon moyen, je pense.
- Speaker #1
En fait, c'est à double tranchant, les réseaux. C'est vraiment soit, effectivement, ça te désinhibe, il me semble, ou soit ça te tétanise, quoi. Tu te dis...
- Speaker #0
Oui, mais à partir du moment où ça commence à marcher, tu te dis, je ne peux pas lâcher. Finalement, tu es un peu obligée de suivre. Moi, ça m'a beaucoup aidée. Mais je sais qu'au tout début, quand tu n'as pas d'abonnés, c'est dur aussi. Parce que c'est vrai que quand tu as plus d'abonnés, tu as une certaine légitimité. Mais les premiers mois, entre 0 et 10 000 abonnés... Tu t'exposes, t'as pas encore la notoriété. Ça peut être dur de se mouiller, entre guillemets, sans retour. Et donc, les premières semaines, c'était pas facile. Je me souviens que j'avais été un cocktail avec mes anciens collègues. J'avais, je sais pas, 1000 abonnés en janvier l'année dernière. Et tout le monde voyait mes posts. Donc, tu vois, c'était un peu... Bon, je me suis lancée, on verra si ça marche.
- Speaker #1
Et t'avais eu des retours à l'époque ? Tu étais timide ?
- Speaker #0
J'étais un peu timide, mais j'avais des collègues qui me disaient « Ah oui, quand tu marches et que tu dis ça, c'est marrant. » Enfin, tu fais des petits commentaires et tu dis « Bon, je ne sais pas si ils en pensent. » Je pense que ça les faisait un peu rire au début. Forcément, c'est le début, tu n'es pas encore prise au sérieux. Donc, ce n'est pas facile au début.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, tu peux vite lâcher. Oui,
- Speaker #0
on soutient toutes les personnes qui se lancent.
- Speaker #1
Oui, effectivement. Comment tu te nourris ? J'entends par nourrir, les lectures, les écoutes.
- Speaker #0
Beaucoup de podcasts.
- Speaker #1
Oui, OK.
- Speaker #0
Beaucoup de podcasts. Je pense qu'on en a en commun, mais le podcast de Pauline Légnaud. J'ai beaucoup écouté aussi Louise Aubéry, In Power, que je trouvais justement intéressant pour les femmes. On adore. On adore. Ça fait du bien. Lou Dana sur le luxe aussi, qui fait des interviews intéressantes. de leader du luxe. J'aime beaucoup un peu tout ce qui touche à la psychologie. Je lis pas des livres sur la communication, mais plus sur l'humain. Enfin, essayer un peu de comprendre quels sont un peu les biais, comment on interprète, tout ce qui se passe un peu dans le cerveau, mais qui touche un peu à la communication. C'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Et t'en as un en particulier à recommander, un ouvrage...
- Speaker #0
Alors, c'est un des premiers livres que j'ai lus. Le titre fait un peu peur, mais c'est « Petit traité de manipulation, je pense, à l'usage des honnêtes gens » , je tiens à le préciser. En fait, c'est hyper intéressant parce que ça montre à chaque fois, avec plein de techniques, quand tu dis quelque chose, comment ça va être reçu, selon la façon de le dire, selon, je ne sais pas, si par exemple je te touche l'avant-bras juste avant de te dire la phrase. En fait, ça montre plein de... toutes les conséquences que ça peut avoir et c'est hyper intéressant. Donc ça donne plein de techniques, on va dire, de manipulation. Mais l'idée, ce n'est pas de faire faire à l'autre des choses qu'il n'a pas envie de faire. Mais c'est plus comment faire en sorte que mon message soit bien pris, enfin, bien reçu. Oui,
- Speaker #1
ok, ok. Ça,
- Speaker #0
je trouve ça intéressant.
- Speaker #1
D'accord, d'accord. Et tu as toujours eu une appétence pour la communication ou ça t'est venu petit à petit, ça aussi ?
- Speaker #0
Je voulais être psychologue au début. Donc je pense que j'ai toujours aimé aussi quand même comprendre comment les interactions entre les gens, comment ça se passe, comment juste le fait d'adapter ton discours. en fonction de la personnalité, ça va avoir un impact hyper fort. J'ai toujours été intéressée par ça.
- Speaker #1
D'accord. Sur ta partie rituelle de soins beauté, cette fois, j'ai une question un peu générale et après, on rentrera. J'ai quelques questions sur ce que tu utilises au quotidien comme cosmétique, etc. Mais qu'est-ce que la beauté signifie pour toi ? Et ce n'est pas forcément une beauté esthétique. Ça peut être la beauté d'une relation, d'un moment, d'un espace.
- Speaker #0
Je pense que c'est ce qu'on disait, c'est l'alignement. Là, tu parles de relation, le fait d'être alignée avec une personne, alignée avec tes projets, avec ce que tu es. Je pense que c'est hyper important de se sentir alignée et de s'écouter. Je pense qu'on rayonne plus quand on s'écoute. Et en effet, je pense que j'étais un peu en mode automatique pendant des années. Et je me sens beaucoup mieux maintenant. Donc peut-être que ça se voit sur mon visage, que je souris plus. Peut-être plus les yeux qui pétillent, mais je pense que c'est s'écouter.
- Speaker #1
Tu penses que si tu n'avais pas pris cette décision-là et que tu étais restée justement chez Hermès, tu penses que tu en serais où aujourd'hui ? Tu te poses des fois la question ?
- Speaker #0
Je pense que si j'avais eu la mobilité, je serais restée, c'est sûr. Et peut-être que j'y serais encore, sans problème. Je pense qu'en fait, c'est ça, j'étais un peu en mode automatique et tant que j'avais mes, entre guillemets, que je pouvais évoluer, me challenger, parce qu'en fait, c'est vrai que je suis restée quand même 5 ans au même poste, j'avais l'impression d'avoir fait le tour et j'avais vraiment besoin de changement et de me challenger. Donc si Hermès avait pu, entre guillemets, me donner des évolutions assez régulièrement, me challenger, j'y serais restée. Oui, d'accord. Mais bon, assez vite, parfois c'est... C'est compliqué. On ne peut pas suivre ton rythme à toi. Mais j'ai besoin de beaucoup apprendre. Et l'entrepreneuriat, c'est bien pour ça.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Du coup, tu n'attends pas de quelqu'un, tu te crées ta propre voie. Oui,
- Speaker #0
tu apprends tous les jours.
- Speaker #1
Est-ce que tu as des rituels beauté, le matin et le soir ? Tu as une petite routine le matin et le soir ?
- Speaker #0
C'est basique. C'est vrai que souvent, je ne me maquille quasiment pas. Je travaille beaucoup de la maison, donc je vais être assez... Assez naturel, sauf quand je sors un petit peu de maquillage. Je ne mets quasiment rien sur ma peau en général. Justement, en travaillant pour la marque de cosmétiques ayurvédiques, il y avait une huile, un sérum et une huile. Ça s'appelle Kumkumadi. C'était incroyable au safran. Ça te donne un glow. Vraiment, j'étais accro à cette huile. Je viens de la terminer. Je mettais sérum, huile matin et soir.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
J'ai la peau assez sèche. Donc, voilà. C'est vrai que quand j'adore un produit, je vais être all-in.
- Speaker #1
Tu sais que moi, je ne mets plus de crème hydratante depuis longtemps. Et je recommande à ma communauté de ne plus utiliser de crème, mais des huiles. Je trouve que c'est game changer dans une routine. Notamment parce que justement, il y a un côté vraiment... Tu mets ton sérum pour que ça hydrate, tu donnes de l'eau. Et après, l'huile te donne ce glow dont tu parles, que tu n'as pas forcément avec une crème hydratante. tout le monde ne va pas le comprendre. Tu n'as pas du tout. Je n'ai pas du tout. Franchement, OK. Est-ce que tu as une routine pour ton corps ou pas spécialement ?
- Speaker #0
J'aime beaucoup les huiles, c'est vrai. Même pour le corps, il y en a une encore de Kama Ayurveda. Ce n'est pas du tout un contenu sponsorisé. J'avais pu tester beaucoup de produits et j'adore aussi... Ils utilisent l'aromathérapie. Les odeurs, les fragrances, elles sont hyper fortes. Il y a une huile d'amande douce pour le corps. hyper addictive.
- Speaker #1
D'accord. Et le sport, est-ce que le sport a une place importante dans ta vie ou pas trop ?
- Speaker #0
Malheureusement, pas assez. Mais en fait, je marche beaucoup. Je marche beaucoup seule. Je peux aller marcher, enfin, voilà, je ne sais pas, deux heures par jour, parfois moins. Mais j'aime beaucoup ce temps-là. Pour moi, j'ai toujours un peu défendu la marque comme un sport parce que c'est vrai que pour beaucoup de personnes, même Lucas qui me dit « Bon, tu marches sur du plat. » Oui, parce qu'on est en ville, mais... mais j'aime beaucoup les randonnées aussi en montagne mais marcher ça me fait vraiment du bien on va dire que c'est mon sport mais j'ai pas de routine très précise et si tu n'avais que 5 minutes pour toi,
- Speaker #1
qu'est-ce que tu ferais dans ta journée ?
- Speaker #0
marcher prendre l'air oxygéner
- Speaker #1
Je passe à mes questions signature, mes questions fin d'épisode que je pose à tous mes invités. Est-ce qu'il y a quelque chose qui t'émeut le plus dans la vie ?
- Speaker #0
Je dirais que c'est l'empathie. Je trouve ça émouvant. Ma mère, par exemple, est professeure de yoga aussi. Je trouve qu'elle est vraiment tournée vers les autres. C'est un beau modèle. Cette capacité aussi à s'émerveiller. Je trouve ça hyper dur. Il y a tellement de personnes qui sont blasées. mais le fait de pouvoir s'émerveiller je trouve ça émouvant parce que moi-même j'ai du mal parfois je le retrouve mais je pense que quand j'étais en mode automatique un peu dans le luxe je me disais bon le luxe m'émerveillait entre guillemets mais je m'émerveillais pas de la nature ou de choses comme ça j'étais moins sensible et peut-être coupée un peu plus de
- Speaker #1
qui t'aides est-ce que t'as un mantra qui te guide ? ou une phrase que tu te répètes ?
- Speaker #0
c'est marrant mais en... En pensant à cette question, je pensais à Socrate, connais-toi toi-même. Je pense que c'est hyper important de se connaître. Moi, j'ai vu beaucoup de psys dans ma vie. Je pense que c'est important de se connaître parce que ça va tout façonner. Ta façon de voir le monde, ta façon d'interagir avec les autres. Même pour la communication, c'est important de déjà se connaître avant tout. Je pense que souvent, on met un dernier. On ne peut pas bien avancer pour moi et bien communiquer si déjà... On ne connaît pas ses biais, on ne connaît pas ses...
- Speaker #1
Ouais, ses soirs. Ouais, parce qu'on ne se connaît pas. Du coup, tu dis que tu as vu beaucoup de psy. C'était au moment, à ce moment charnière, avant, après ? Quand as-tu ressenti le besoin d'aller en voir ?
- Speaker #0
En fait, à chaque fois, il y avait un déclic. C'était plutôt avant. Quelque chose n'allait pas dans ma vie, j'allais en voir un. Et puis finalement, je restais six mois en voyant toutes les deux semaines. Et ça me permettait de creuser, de faire plein de liens. Je trouve ça hyper intéressant. Et cette capacité à faire des liens, en fait. Enfin, finalement.
- Speaker #1
Juste pour que ça aide un peu nos auditrices, tu ressentais le besoin quand tu étais bloquée dans ta vie et que tu avais besoin d'une aide extérieure. Mais pourquoi avoir décidé de le faire que pendant six mois et d'aller en voir à des moments différents ? C'était besoin d'une aide ponctuelle ? Ou alors tu ne te sentais pas bien mentalement ?
- Speaker #0
Je pense par exemple, la dernière fois, c'était pendant le Covid. Juste à la fin du Covid, je dormais très mal. Donc, j'ai toujours eu des problèmes d'insomnie et j'avais vraiment besoin de dormir, en fait. C'est vrai que j'avais mon médecin qui m'avait prescrit des somnifères et en fait, je ne pouvais pas non plus en utiliser. J'avais bientôt plus d'ordonnances. Je me disais, je deviens addict, il faut que je trouve une solution. Et finalement, il n'y a pas de... Enfin, voilà, je ne vais pas te dire qu'au bout de deux séances, j'ai retormi. Mais ça a été un travail qui a duré six mois. Ça peut paraître court, mais quand même, en y allant toutes les deux semaines, c'est pas mal. Et ça m'a fait beaucoup de bien. Et je venais pour ça. Au début, j'attendais des réponses à ça. Et on parlait de tout sauf de ça.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
je m'imagine. Ça peut être frustrant. Et finalement, c'est hyper intéressant. Donc, il y a toujours un déclencheur, un échec, une situation douloureuse, je ne sais pas, une rupture. Ça peut être n'importe quoi. Et finalement, à chaque fois, ça dépasse ça. Et j'apprenais tellement. J'ai vraiment beaucoup aimé. Donc, je recommande à tout le monde d'aller en voir.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
D'accord, merci pour ça. Est-ce que tu aurais un conseil à donner aux auditrices de Puissante ?
- Speaker #0
Écoutez-vous.
- Speaker #1
Ouais, c'est vraiment ça. C'est vraiment ça. On l'a senti tout le long de l'épisode.
- Speaker #0
Mais je pense que c'est dur. Moi, j'avais beaucoup de mal à m'écouter parce qu'en fait, je n'arrivais pas, même quand j'essayais de m'écouter, à comprendre quels étaient mes besoins, etc. Parfois, c'est dur quand tu es tellement en mode automatique. Tu ne sais même plus trop vers quoi aller. Je pense que le corps parle pas mal. Et moi, c'est vrai que... Voilà, mon corps me dit des choses quand j'ai eu des échecs, des situations difficiles. Justement, typiquement les insomnies. Mais le corps parle quand même, je trouve, de mille façons. Donc, si on ne sait pas s'écouter, au moins écouter son corps. Peut-être qu'il nous dit...
- Speaker #1
Peut-être qu'il nous dit quelque chose. Quelle femme verrais-tu au micro de puissante ?
- Speaker #0
J'aimerais bien dire Pauline Legnot.
- Speaker #1
J'adorerais la recevoir. Est-ce que tu en as une deuxième ?
- Speaker #0
Caroline Mignot.
- Speaker #1
Caroline Mignot, on l'a. on aura quand même la reine du personnel pour moi alors j'ai un rituel de fin d'épisode qui consiste à te regarder dans le miroir à me dire ce que tu vois et à t'adresser une phrase à toi-même tu vas voir que c'est pas évident je
- Speaker #0
vois beaucoup les défauts enfin forcément on se voit toujours des défauts moi j'ai des cicatrices quand même qui se remarquent tu ne te vois pas ça m'a beaucoup c'est vrai Ça m'a beaucoup complexé toute ma vie, mais j'apprends à vivre avec.
- Speaker #1
Elle est liée à quoi cette cicatrice ?
- Speaker #0
J'ai été mordu par un chien quand j'avais 3 ans. Donc, par un petit chien, heureusement, parce que non. Mais oui, j'ai eu 21 points de suture et en fait, elle était assez marquée. J'ai fait du laser quand j'étais au lycée. J'étais très complexée par ça parce qu'elle était assez volumineuse. Ma petite nièce me dit qu'elle est en forme de tour Eiffel, mais voilà. Chacun voit ce qu'il veut. Mais oui, ça m'a beaucoup complexée, je pense. J'ai plein de petites cicatrices, les marques. Mais maintenant, j'essaie de m'accepter.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu as envie de lui dire ?
- Speaker #0
accepte-toi encore plus. S'accepter, se concentrer sur les choses positives.
- Speaker #1
Bien sûr, il y en a plein. Merci beaucoup Lola pour cet épisode. Moi ça m'a permis vraiment d'un peu mieux te connaître et de savoir qui il y avait derrière les Codes du Luxe. Je te remercie pour ta sincérité et à très bientôt. Si on veut te retrouver, on te retrouve sur les Codes du Luxe.
- Speaker #0
C'est ça, at les Codes du Luxe sur Insta.
- Speaker #1
Merci. Si cet épisode t'a plu, je t'invite à t'abonner au podcast. à laisser un commentaire ou une note. Sache que je lis et réponds personnellement à tous les messages. Je t'invite aussi à rejoindre ma newsletter. C'est un espace intime, plus personnel, où je partage les coulisses du podcast, mes réflexions sur l'alignement, les choix de vie et ce qui nous rapproche vraiment du bonheur. On peut aussi se retrouver sur Instagram. Je te mets tous les liens en description de l'épisode. Merci d'avoir pris ce temps pour toi. Prends soin de toi. C'est souvent là que tout commence.