- Speaker #0
Puissante, c'est un podcast pour les femmes qui ont beaucoup donné, à leur travail, à leurs projets et aux autres. Des femmes qui avancent, qui portent, qui construisent et qui parfois sentent qu'il est temps de se reposer certaines questions. Comment continuer à rêver grand sans s'épuiser ? Comment prendre soin de soi sans culpabiliser ? Comment rester ambitieuse tout en étant à l'écoute de son corps, de son rythme et de ses besoins ? Je m'appelle Nejma, je suis facialiste et à travers mon métier, j'ai compris une chose. Derrière chaque femme inspirante, il y a une histoire invisible, faite de doutes, de choix, de renoncements parfois, et de beaucoup de travail intérieur. Bienvenue dans Puissante. Salut Mélanie, je suis ravie de te recevoir sur Puissante.
- Speaker #1
Écoute, moi aussi je te remercie pour cette invitation, je suis aussi ravie de être là avec toi.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Du coup, je vais te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas, et je vais expliquer en fait pourquoi je t'ai choisi comme invité et en quoi je te trouve puissante. J'ai préparé un petit texte du coup que je vais te lire. et ça me servira de point d'appui pour la suite. Alors Mélanie, ce que je trouve puissant chez toi, c'est cette élégance calme qui ne cherche pas à convaincre, mais qui structure tout. Tu viens d'un univers où l'œil est roi. La mode, la beauté, les standards, le luxe et la narration. Pendant près de dix ans, tu as affûté ton regard et ton exigence, ton sens du détail au cœur d'une industrie qui façonne nos désirs autant qu'elle impose des codes. Et puis, tu as fait un choix rare. Ne pas rester seulement dans l'analyse du beau, mais créer ta propre vision. Et en 2019, tu fondes Olidermi avec une idée simple et radicale. La beauté ne se résume pas à la surface, elle se construit de l'intérieur vers l'extérieur. Elle se cultive dans les rituels, l'hygiène de vie, le soin, le toucher et la présence. Tu as imaginé un univers complet, à la fois précis et sensible et cosmétique. Nutri-cosmétique, pratique de bien-être comme le massage ou le yoga du visage. Une beauté qui n'est pas une injonction de plus, mais une manière de revenir à soi. Ce que j'ai envie d'explorer avec toi aujourd'hui, Mélanie, c'est ta zone de puissance. Comment tu tiens une vision dans la durée ? Comment tu redéfinis les standards sans te durcir ? Et ce que ça demande intérieurement de créer une marque qui touche au corps, à l'intime et à la confiance ? Bienvenue dans Puissante.
- Speaker #1
Merci pour cette présentation.
- Speaker #0
Avec plaisir. Toi, quand tu entends femme puissante, qu'est-ce que ça vient toucher en toi ?
- Speaker #1
Déjà, le mot femme. Parce que pour moi, c'est important que... Les femmes ont souvent la puissance, mais elles ne le savent pas. Parce que c'est quand même elles qui mettent au monde et qui créent, on va dire, l'humanité. En fait, c'est assez quand même récent que les femmes peuvent être vraiment, réellement puissantes. Parce qu'avant, c'était... Et dans plein d'autres pays, ça ne l'est pas. Donc aujourd'hui, femme puissante, c'est quelque chose qui me parle.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que toi, tu te sens puissante ?
- Speaker #1
Je me sens puissante aujourd'hui parce que je suis un peu plus âgée. Et pas puissante dans le sens puissante écraser les personnes, pas du tout. Je me sens puissante parce que j'ai réussi quelque part à un peu réaliser mes rêves et me réaliser et emmener avec moi beaucoup de femmes.
- Speaker #0
Oui, Et c'est ça, c'est que tu as créé un mouvement. Moi, j'aimerais bien essayer de comprendre un peu d'où ça vient et d'où tu as sorti du coup tous ces projets. Quel genre de petite fille tu étais ? Et est-ce que tu avais déjà une idée précise de ce que tu voulais faire plus tard ?
- Speaker #1
Alors, oui et non. Je suis née dans une famille, comme j'allais dire, proche d'ici, entre Vincennes et Nogent. J'ai une petite sœur qui a deux ans de moins, donc avec mon père et ma mère, qui fait une famille biculturelle. Ma mère est normande et mon papa est chinois du Cambodge. Et après, il est parti vivre à Hong Kong et puis il est revenu faire ses études après en France. Et c'est vrai que ça me donne une force aussi d'avoir une éducation biculturelle. Je ne sais pas d'où ça sort, mais dès 4 ans, je voulais déjà travailler dans la mode, faire de la mode. Ma grand-mère et mes grands-parents étaient agriculteurs. J'ai passé toutes mes vacances à la campagne. J'adore les animaux. Et avec ma grand-mère, je faisais beaucoup de tricots, beaucoup de crochets. Dès toute petite, j'ai fait beaucoup de vêtements pour mes... des poupées, même des draps, des coussins. Donc, je ne sais pas, ça a toujours été quelque chose en moi. Et après, dès que j'ai commencé à gagner de l'argent, de l'argent de poche, c'est comme ma mère était commerçante, je l'aidais, elle avait un vidéoclub, donc elle me donnait un peu d'argent de poche et je dépensais tout mon argent dans les magazines de mode. Et je suis tombée amoureuse de la mode. Et en fait, j'ai toujours aimé l'esthétique de la mode. Et après, ma maman a divorcé. Ils ont divorcé mes parents et elle s'est remise avec mon beau-père. qui était photographe et aussi qui avait un magasin d'appareils photos de seconde main, d'occasion. Donc ça a aussi travaillé mon œil sur tout ce qui était photographie. Et mon reste, c'était de travailler dans un magazine, en fait.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Après, j'ai toujours hésité. Je ne savais pas si je voulais travailler avec les mannequins, être plutôt booker. Même à un moment, j'ai fait un stage pour devenir maquilleuse. D'accord. Après, la personne qui m'a fait le stage, qui était vraiment incroyable, Elle m'a dit non, fais pas ça, c'est vraiment dur. Donc, je ne me suis pas tournée vers le maquillage. Elle s'est adorée. Je me suis tournée plus vers la mode. J'ai fait en fait un bac technique. Parce que... À l'école, je suivais, mais je n'étais pas passionnée. Je m'ennuyais, en fait. Et du coup, je remercie aussi mes parents parce qu'ils m'ont soutenue. Et du coup, ma mère, elle m'a fait faire un bac technique où j'ai fait vraiment des études pour être styliste, modéliste. D'accord. Et j'adorais le modélisme. Ok. C'était vraiment quelque chose... J'avais vraiment un rapport avec le vêtement qui me fascinait, en fait. Je suis quelqu'un de très méticuleux aussi, donc je pouvais faire des boutonnières. C'est quelque chose qui me parlait. Et après, quand j'ai fini, enfin, j'ai eu mon bac technique pour être cis-modéliste. Là, j'ai commencé à faire différents stages dans la mode. C'est un agent photographe, dans un service de presse, dans un magazine. Et là, ça a été la révélation. En fait, j'ai fait un stage aussi chez Thierry Meugler. Là aussi, c'était incroyable parce que c'était Thierry Meugler à cette époque. Il venait de faire le clip avec George Michael, avec toutes les top modèles. Moi, c'était une obsession, les top modèles. Mais toujours Linda Evangelista, Elle MacPerson, Christy Hitter-Hallington, Cindy Crawford. Je faisais... toutes les cassettes de Cindy Crawford, de sport et tout. J'étais obsédée. Ma chambre était remplie de magazines. J'avais entre 16 et 18 ans. Tout le temps, j'achetais des magazines avec mon argent de poche et je changeais tous les murs de ma chambre et je mettais toutes les top modèles. J'avais une fascination. À cette époque, j'étais les grands photographes. Il y avait Lindbergh, Gilles Ben Simon. C'était incroyable. Après, j'ai continué à faire des études dans la mode parce que je me suis rendue compte que je ne voulais pas rester dans un studio, dans un atelier plutôt, de couture et rester faire des pièces. Même si j'adorais, je suis quelqu'un de… J'ai beaucoup d'énergie. Et il faut que je bouge, que je voie des choses et je ne peux pas rester dans une pièce. Je pense que je suis un peu TDAH, tu vois.
- Speaker #0
Diagnostiqué ou pas diagnostiqué ?
- Speaker #1
Pas diagnostiqué, mais bon. Quelques personnes m'ont dit, je pense que quand même, tu as une grosse tendance. Donc, c'est vrai que je me suis dit que je voulais reprendre mes études. Et j'ai fait une école qui s'appelle l'ISEM.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et du coup, c'est la branche marketing de S-Mod. D'accord. Et du coup, j'ai fait mes trois ans, en fait, pour travailler dans la mode, mais plus dans la communication. Et là aussi, j'ai continué à faire des stages. Et à la fin, en fait, de l'ISEM, je suis partie faire un stage chez Martin Margiela. Et après, j'ai été embauchée. J'ai même eu la chance de travailler avec Martin Margiela. D'accord. Et de rester aussi à l'atelier, de travailler à l'atelier. Et ça, ça m'a beaucoup nourrie. Et mon vraiment dernier, dernier stage de fin d'année de l'ISEM, je l'ai fait aussi dans un magazine. Et là, c'était le coup de foudre. Et là, je me suis dit, je veux très dans un magazine.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et à la fin, grâce à mes autres stages, qui m'avaient aidée, où j'avais rencontré des gens très sympathiques, elles m'ont aidée à entrer au Vogue. Et du coup, j'ai fait six mois de stage au Vogue France. C'était vraiment pour moi le Graal. Parce que le Vogue France, à cette époque, c'était Karine Rothschild, Emmanuel Halt. Marie-Amélie Sauvé. Et là, j'ai été embauchée en CDD après.
- Speaker #0
Ok, donc chez Vogue.
- Speaker #1
Chez Vogue. Et du coup, après, j'ai fait mes CDD, puis après, j'ai été embauchée en CDI. Je suis devenue l'assistante de Karen Rothfeld, qui m'a tout appris, puisque c'est la papesse de la mode. Du coup, ma carrière a été lancée dans la mode.
- Speaker #0
Et avant de passer à ta seconde partie de carrière, comment tu te sentais dans ce monde-là ? Tu te sentais à l'aise ? Est-ce qu'il y avait des choses que tu reprochais à ce monde de la mode ? Parce que je sais qu'il y a des fois des aspects de ce monde-là dont on ne parle pas toujours. Et du coup, j'aimerais avoir ton avis, vraiment ton avis sincère là-dessus.
- Speaker #1
Quand je suis rentrée au Vogue, déjà, j'étais morte de peur. Parce que j'étais vraiment face à des femmes incroyables et tellement, on va dire, stylées, influentes. Des vraies parisiennes. Karine Rundfeld, c'était tout le temps en talons. Emmanuel, c'était que des femmes très grandes, très belles, très éduquées sur la mode. Donc c'était... C'était un beau challenge. Et en fait, ça s'est très bien passé parce que c'était des femmes qui avaient envie de partager leurs connaissances. Accessibles. Accessibles. Après, c'était dans la mode, quand tu y vas, tu es passionnée. Il faut travailler. Évidemment, à cette époque-là, tu ne comptais pas tes heures. Il fallait juste te dépasser, si tu veux. Et ça, ça a été vraiment avec tous les a priori que tu peux avoir sur la mode. En fait, c'est très différent de rentrer dans la mode. Peut-être parce que j'ai eu la chance d'être avec les plus grandes et qui m'ont ouvert les portes. pour être raillée avec les Daya Verbowi, j'ai rencontré Sharon Stone, Nicole Kidman, vraiment des top modèles et des stars. Et ça s'est toujours très bien passé. Après, c'est un monde évidemment qui est... Tout ce qu'on voit, ce n'est pas faux si tu veux, mais on met toujours en valeur la personne pour qu'elle soit la plus belle possible si tu veux. Et à cette époque-là, c'était encore vraiment la mode de la perfection, de la beauté. Après, ça a un peu changé avec les années, mais à cette époque-là, c'était encore comme ça.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui a fait ? Parce que là, du coup, tu dis que le fait que t'aies beaucoup appris, c'est lié évidemment aux personnes que t'as rencontrées, mais il y a probablement aussi des choses en toi et des qualités que toi t'as qui a fait que ça s'est bien passé. Et à ton avis, c'est lesquelles ?
- Speaker #1
Je pense que je suis quelqu'un d'assez ouvert. Moi, j'aime le challenge. Donc, c'était aussi un challenge pour moi parce qu'être raillée au Vox, c'était vraiment un gros challenge parce que les gens attendent beaucoup aussi, tu vois, autant au niveau énergie et travail, mais il faut être aussi très créatif. très polyvalente. En fait, ce que j'aime, moi, c'est vraiment travailler aussi en équipe. Et quand tu travailles au sein d'une rédaction, tu travailles en équipe. Et après, que tu travailles sur des shoots ou sur des défilés, tu travailles avec des mannequins, des gens qui font la prod, des coiffeurs, des maquilleurs, la styliste ou en tant qu'assistante. Et c'est ça, en fait, ce que j'aime. C'est que c'est vraiment t'es tout le temps nourri, nourri, nourri. Tu vois, tu vas au défilé, tu vois les nouvelles tendances, tu vas voir les showrooms. Tu vois tous les accessoires, tous les vêtements. C'est très, je ne sais pas comment dire, très excitant,
- Speaker #0
en fait. Oui, c'est ça. C'est que ça te nourrit. Et qu'est-ce qui a fait ? Parce que là, du coup, tu nous racontes ça avec beaucoup d'enthousiasme, beaucoup d'exaltation. Qu'est-ce qui a fait que tu aies passé de ce monde-là à l'entrepreneuriat et à la création d'une marque qui n'est pas dans la mode, mais dans la beauté ?
- Speaker #1
Alors moi, c'est vrai que depuis... J'aime évidemment la beauté et la mode, mais j'ai toujours aimé le côté wellness. C'est pour ça que je te parlais des vidéos de Cindy Crawford que je faisais. J'ai toujours été très intéressée par la nutrition et la naturopathie.
- Speaker #0
Est-ce que c'est lié à ton enfance ? Oui,
- Speaker #1
mon père est asiatique, il a ça en lui et ça fait partie de lui. Lui, quand il est arrivé en France, il a importé tout ce qui était art chinois en France. Après, il est reparti vivre quand il s'est séparé de ma maman en Asie. Et lui, il a toujours exporté des marques françaises, mais plutôt très françaises, notamment du parfum et de la beauté. Donc, ça a toujours été aussi dans mon quotidien, on va dire. Mon père est quelqu'un de très sain. Il prend beaucoup de compléments alimentaires. Il fait très attention à lui. Il fait beaucoup de sport. Donc, ça a toujours été dans mon quotidien, en fait. Donc, je pense que je l'ai toujours eu. À un moment, je me suis dit que j'allais faire des études de nutritionniste ou de naturopathie. Mais à cette époque, ce n'était pas très reconnu, en fait. Et honnêtement, je n'étais pas du tout bonne ni en maths, ni en sciences, ni en bio, tu vois. Donc, je me suis dit, je ne pense pas que cette direction-là, ça sera vraiment bien pour moi. Ce n'est pas ce que j'ai fait, mais je me suis toujours intéressée à tout ce qui faisait partie justement du wellness, on va dire. Et quand j'étais au Vogue, en fait, j'ai eu la chance de travailler aussi avec la rédactrice en chef beauté qui s'appelle Frédérique Verlet. Je ne sais pas si tu la connais. C'est une femme exceptionnelle et elle m'a donné aussi la chance de pouvoir travailler et faire des séances aussi bien de beauté. sur le make-up, le wellness. Elle écrit beaucoup des sublimes papiers. Et ça, ça m'a beaucoup nourrie, tu vois. Et aussi à travers Karine et Emmanuel, ils m'ont laissé aussi faire beaucoup de séances de beauté ou de make-up. Et c'est vraiment là que je me suis dit qu'un jour, j'avais vraiment envie peut-être de lancer quelque chose avec ma vision. Et puis c'est vrai que je voyageais beaucoup à cette époque. J'allais beaucoup aux États-Unis. Et aux États-Unis, ils sont toujours très en avance sur, on va dire, le reste. Enfin, au moins sur l'Europe. Ils se lèvent hyper tôt pour faire du sport. Ils prennent des tonnes de compléments alimentaires. Ils ont des super protocoles de soins.
- Speaker #0
Ils sont très axés. Longévité. On entend beaucoup parler de biohacking et de longévité.
- Speaker #1
C'est ça. Et en plus, du côté asiatique de mon père aussi, il y a toute cette culture de la médecine chinoise, de l'Ayurveda, qui m'a nourrie. Donc, je pense qu'au fil des années, il y a quelque chose qui commençait à se construire. Parce que je ne trouvais pas vraiment une marque qui me correspondait à 100%. Oui. Du coup, je ramenais des choses des États-Unis, de l'Asie. Je trouvais des choses en France, en Europe. Et voilà. Et je pense que ça, c'est la petite graine qui commençait à germer.
- Speaker #0
Et de la graine qui a germé à l'élaboration du projet, comment ça s'est fait concrètement ? Enfin, comment tu t'es dit, allez, je me lance ?
- Speaker #1
Alors, après, je suis partie freelance, en fait. Dès que j'ai eu ma première fille, après, j'avais moins envie d'être dans un magazine. J'avais envie de pouvoir... Avoir ma propre vie, aventure.
- Speaker #0
Et comment ça s'est passé, du coup, le moment où tu as démissionné ?
- Speaker #1
Non, non, non. Et Karine et Emmanuel aussi m'ont toujours dit, un jour, il faudra que tu sois freelance, c'est bien pour toi. C'est un peu dur, toujours, c'est de sortir du nid et de sauter toute seule, sans parachute. Et en fait, c'était vraiment le meilleur conseil, parce qu'il faut le faire, en fait, pour devenir entrepreneur. Il faut, à un moment, il faut se lancer. Après, tu ne sais jamais si tu es hors du travail.
- Speaker #0
Mais tu savais que tu allais devenir entrepreneur à un moment ou pas ? Non,
- Speaker #1
pas du tout. Alors par contre, dans ma famille, ils sont déjà tous entrepreneurs.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Que ce soit mon grand-père, mon père, ma mère. Aujourd'hui, ma sœur est entrepreneur, mon mari, mon beau-frère. Oui, oui. On est tous entrepreneurs. D'accord. Ou on disait commerçants avant, à l'époque. Oui, Et en fait, c'est aussi dans mon ADN, tu vois.
- Speaker #0
Oui, oui, d'accord, d'accord. Oui, tu sais, ce n'est pas un truc où tu t'es dit, mais comment je vais faire ? En fait, étant entourée justement d'entrepreneurs, ça te semble assez… logique de l'être ou pas ? Je ne t'ai pas posé plus de questions que ça. En fait, moi,
- Speaker #1
je suis toujours les choses par passion.
- Speaker #0
Ouais, tu t'es dit, là, il y a quelque chose qui me passionne, j'y vais.
- Speaker #1
Il faut que j'y aille de toute façon. C'est comme ça, j'y vais. J'essaie de saisir les opportunités que la vie m'offre et de voir comment ça va se passer.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
d'accord. Donc, je me suis dit que j'allais me lancer.
- Speaker #0
Donc, la freelance. Freelance,
- Speaker #1
voilà, styliste. Et puis, je continue à échanger avec tous les experts de la beauté. Je me dis, bon, un jour, il faudrait vraiment que j'ance ma marque. Et en fait, comme la vie est bien faite, Mon meilleur ami est chirurgien ORL. Alors lui, il faisait surtout tout ce qui était... Il était plutôt spécialiste des accidents de la route, de reconstruction faciale ou de cancer. Et il me dit, non, mais en fait, il a travaillé sur des gammes de cosmétiques qu'il voulait lancer et ça n'a jamais fonctionné. Et moi, je lui parle un jour de... J'ai aussi envie de lancer ma marque. Il me dit, super, on va le faire ensemble alors. Donc ça a vraiment été aussi...
- Speaker #0
Le début de l'histoire.
- Speaker #1
Le début de l'histoire. Dans la famille, on a racheté un vignoble dans le Bordelais. Ça s'est vraiment passé comme ça. Il est venu nous voir dans le Bordelais. On s'est assis devant les vignes. On a commencé à échanger sur ce futur projet. On s'est dit qu'on le faisait ensemble. On va utiliser le polyphénol ou les pépins de raisin du vignoble. Évidemment, on n'allait pas faire comme Caudalie. Caudalie, c'est une marque remarquable internationale. Je ne vais pas copier une marque. Ça n'a aucun intérêt, je dirais. J'ai envie de faire ma propre philosophie, on va dire. On s'est dit qu'on allait lancer aussi un complexe avec nos pépins de raisin qu'on congèle tous les ans en utilisant sur le biotope du domaine ce qu'on pouvait utiliser de plus antioxydant. C'était le pain maritime, puisque c'est dans le bord de l'E, il y a beaucoup de pain. Les pépins de raisin, et on a rajouté aussi du calendula pour tout ce qui est apaisant.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et ça, c'est mon ami, le docteur Paris, qui l'a développé. Il a été breveté. Ça a mis du temps. Ça a mis quatre ans pour être breveté. Et du coup, ça, c'était au cœur d'Olidermi.
- Speaker #0
Et au début, vous sortez quoi ? Vous sortez une gamme ? Vous sortez un produit un petit peu fort ? Alors,
- Speaker #1
on a sorti une gamme vraiment en synergie. Alors, lui, il a beaucoup travaillé aux États-Unis. Il a été médecin là-bas, enfin chirurgien. Donc, c'est vrai que du coup, il avait déjà, lui, le inside avec les compléments alimentaires. et quand je voyageais beaucoup, il me donnait toujours pas mal de compléments alimentaires pour avoir la peau moins sèche donc ça faisait déjà partie des omégas de l'huile de bourrage, d'onacre donc ça faisait déjà partie de ce qu'il me proposait, enfin ce qu'il me recommandait et du coup on l'a inclus dans l'olidermie. Donc au début on a vraiment fait des synergies de sérum avec des compléments alimentaires et un soin hydratant on va dire ça c'était vraiment le début de la gamme olidermie On est quand même sortis, il y avait peut-être une dizaine, quinzaine de produits. Oui, quand même.
- Speaker #0
Vous n'avez pas dit en monoproduit, on voit comment ça fonctionne. Vous avez fait un peu un all-in de... Voilà. On fait un brevet sur notre complexe et après, on lance la gamme.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, c'était vraiment la vision de... Moi, je voulais déjà aussi lancer en même temps les trois piliers. Donc, les compléments alimentaires, les cosmétiques et les beauty tools, les outils de beauté. C'est vraiment le cœur d'Holidermy. Et en fait, on ne pouvait pas avoir... un ou deux produits parce que déjà, il fallait avoir plus. Oui,
- Speaker #0
Puis même dans la philosophie de la manière de présenter la marque, effectivement. Et donc, vous partez comme ça en 2019. Comment se passe le lancement ? La communication autour ? Comment vous lancez le truc ?
- Speaker #1
Alors, déjà, on le lance juste avant le Covid.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Parce que quelques mois après, on était tous confinés. On l'a lancé en septembre 2019.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Dans un très beau lieu. Après, ça a été l'appartement Lidermi. Alors, j'ai eu beaucoup de chance parce qu'au fil de mes années dans la mode, j'ai rencontré quand même beaucoup de gens qui m'ont plutôt aidée. Surtout une femme qui s'appelle Manuela Suarez de Poix, qui était une attachée de presse, qui a beaucoup travaillé chez le Wewe, avec qui j'ai travaillé. Elle a été chez Dior et d'autres grandes maisons. Et je lui ai parlé de mon lancement L'idée Ami et je lui ai demandé si elle accepterait de m'aider. Et elle m'a dit oui, elle m'a dit bien sûr, je vais t'aider. Et elle m'a fait confiance. Et grâce à elle, on a fait un super lancement. Et honnêtement, à cette époque-là, je connaissais déjà beaucoup de filles qui sont des KOL. Et elles m'ont tout de suite ouvert leurs portes et elles m'ont tout de suite soutenue, en fait. Alors, ce qui est un peu différent de la mode, et je ne crache pas du tout dans la soupe, c'est que le monde de la beauté est fait... Enfin, il y a beaucoup de femmes et elles sont très solidaires. Quand j'ai fait le lancement... Il y avait Angèle Mag. Moi, j'étais déjà fan d'Angèle. Donc, elle est venue. On lui a demandé de faire un menu en utilisant déjà la beauty food qu'on avait chez Olidermi. Donc, elle a fait un repas, des bentos. En fait, j'avais demandé de faire des bentos en utilisant toute la beauty food. Elle cuisine avec tous les nutriments. C'est vraiment une vraie naturopathie. Elle a fait tous les reportages sur les zones bleues. Elle a écrit tellement de livres. Elle est incroyable. Et ça, c'était vraiment le premier, on va dire, déjeuner presse. Et dans ce déjeuner presse, en fait, on venait lancer la plus petite salle de yoga du visage au monde. Où en fait, tu avais déjà le duo roller, une petite balle, un gua Ausha, un coffret avec un miroir et une huile pour justement utiliser les outils de beauté. Et ça, c'était vraiment le premier lancement au Lidé Ami. Et dans ce lancement, il y avait déjà du sandbas. J'avais déjà demandé à Mickey ou à Maya de venir et de faire du Crystal Ball.
- Speaker #0
D'accord, d'accord. Donc, super beau lancement juste avant le Covid. Est-ce que vous avez souffert du Covid ? Alors, en fait, non. L'inverse, du coup ? C'est l'inverse.
- Speaker #1
Du coup, notre communauté, elle a agrandi vraiment à travers les... Enfin, surtout Instagram, Facebook, les réseaux sociaux. Et en fait, ça nous a permis de jouer sur un terrain qui n'existait pas encore vraiment dans la beauté. Puisque, tu vois, j'ai demandé par exemple à Delphine Langlois. de faire plein de tutos, d'utiliser les produits. Je travaillais beaucoup avec Sylvie Lefranc. Dès le début, elle a fait aussi plein de protocoles de yoga du visage que j'avais rencontré au Tigre avant, grâce à Élodie Garamond, qui est la fondatrice du Tigre. Donc ça, ça faisait... Qui m'avait déjà mis, moi, au yoga, mais plutôt, on va dire, corporel. Et grâce à elle, j'avais rencontré Sylvie Lefranc. Donc elle est venue aussi nous épauler et donner... Enfin, faire les protocoles de l'oligarmie pour tout ce qui était beauty tools, yoga du visage, Delphine Langlois. Après, on avait des cours de yoga aussi. On faisait de la méditation. On faisait des crystal balls. Oui,
- Speaker #0
tu t'es toujours dit, parce que c'est là où j'avais une question autour de ça, c'est-à-dire que vous avez lancé une gamme. Donc, inside, outside, mais vous êtes toujours...
- Speaker #1
In motion.
- Speaker #0
In motion, oui. Et est-ce que tu t'es toujours dit que tu voulais aussi créer de l'expérience ? Parce qu'après, moi, il y a eu l'appartement où je suis allée de temps en temps faire des soins, où là, t'es vraiment... Je crois qu'il n'existe plus, d'ailleurs, cette appartement. Non, mais là,
- Speaker #1
on a notre boutique qui est au centre de rue de Turène. Oui, voilà,
- Speaker #0
qui n'est pas très loin. Après,
- Speaker #1
on voulait avoir pignon sur rue.
- Speaker #0
D'accord, d'accord. Mais qui est un appartement plutôt confidentiel, mais hyper beau, où je sais qu'il y avait des événements aussi de wellness. Tu as toujours eu cette vision aussi de j'ai une gamme et je fais vivre des expériences wellness. Pour moi,
- Speaker #1
la beauté, c'est vraiment plus que des produits, plus que des topics, si tu veux. Évidemment, je trouve que c'est très important de s'appliquer de très bons produits sur... La peau, si tu veux, mais pour moi, la beauté, elle est beaucoup plus profonde que juste la beauté classique, on va dire. Et ça, ça a toujours fait partie de ma philosophie. Et c'est vraiment ce que je voulais apporter dans la beauté.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Parce que pour moi, après, c'est vrai que j'ai travaillé longtemps dans la mode, tu vois. Et la mode, comme tu dis, c'est des papiers glacés, si tu veux. Mais c'était plus ce qu'il y avait derrière qui m'intéressait. J'avais envie de passer de l'autre côté du miroir.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu as découvert ? Qu'est-ce qui t'a le plus plu dans cette aventure entrepreneuriale ?
- Speaker #1
Déjà, tout le monde sait. L'entrepreneuriat, je pense que si tu sais, je ne suis pas sûre que tu y vas.
- Speaker #0
Il y a un côté de naïve quand même où tu te dis « ça a l'air bien, j'y vais, on verra » .
- Speaker #1
Après, mes parents sont entrepreneurs, donc je sais que tu ne comptes pas tes heures, que quand c'est ta boîte, tu le fais et no matter what, tu te lèves tous les matins. Donc ça, ce n'est pas un problème pour moi. Après, c'est vrai que je suis un très bon soldat. Je pense que c'est aussi mon côté très asiatique.
- Speaker #0
Disciplinée. Disciplinée.
- Speaker #1
Moi, je me lève tous les matins, j'y vais. Enfin, tu vois, il n'y a aucun problème. Je peux travailler week-end, le soir. J'ai la motivation. En fait, c'est plus une aventure humaine, l'entrepreneuriat. Parce que, comme je te disais, j'adore travailler en équipe. Et pour moi, en fait, même aujourd'hui, au sein de l'équipe Holy Dermi, on n'a que des femmes. Et c'est ce que j'adore, en fait. J'adore être nourrie par, en fait, cette énergie. de pouvoir... créer... Après, je ne parle pas que des produits, tu vois. C'est vraiment au jour le jour, les réunions, les échanges, c'est ça aussi qui m'anime. En fait, à un moment, quand je suis partie du Vogue et je me suis retrouvée toute seule, j'avais mon assistante, et là, moi, je suis comme une bougie éteinte. Si je n'ai pas des gens autour de moi qui gravitent, en fait, ça ne me nourrit pas.
- Speaker #0
Oui, je comprends. J'aimerais bien qu'on explore avec toi un moment de ta vie, pro ou perso, où ça a été plus compliqué et qui a marqué peut-être un avant et un après. Pas forcément un avant-après, mais un moment dont tu te souviens particulièrement. Je ne sais pas si tu en as un en tête quand je te pose la question. Pour savoir ce que tu t'es raconté à ce moment-là et comment tu as fait pour outrepasser la difficulté de ce moment-là.
- Speaker #1
Après, je suis quelqu'un de très résilient.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Même quand ça ne va pas, je ne lâche pas. Je suis quelqu'un qui ne lâche pas. Je pense que pour certaines personnes, c'est un peu fatigant, notamment mon mari, parce que je suis intense comme femme. Après, comme tout le monde, j'ai des down. À mon adolescence, c'était compliqué. Je ne savais pas qui je voulais être, ce que je voulais faire. Et là, ça a été assez difficile, je dirais.
- Speaker #0
Et dans ta vie d'adulte, dans ta vie de femme ?
- Speaker #1
Dans ma vie de femme aussi, ça n'a pas toujours été... et était facile de s'assumer, comme on dit. Je trouve que l'adolescence, surtout chez les femmes, c'est quelque chose de très difficile, je trouve. De sortir de ta chrysalide et de trouver qui tu veux être avec ce que tu as, si tu veux. Ce n'est pas toujours évident. Donc, c'est vrai que même aujourd'hui, quand je rencontre des jeunes filles qui ne sont pas très bien dans leur peau ou qui veulent faire des stages, j'essaie toujours de tendre la main parce que je sais combien c'est dur, en fait, de... de trouver ton chemin, en fait. Et d'être alignée avec toi-même. Après, ça, c'est ma grand-mère, on est un grand-mère, ma mère, elles m'ont toujours dit, tu verras, avec l'âge, ça sera plus facile de t'accepter en tant que femme et tu trouveras ton chemin.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
Parce que c'est vrai que, quand t'es jeune, c'est compliqué, en fait.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Bah oui, c'est compliqué de trouver ce que t'aimes faire, c'est compliqué de t'assumer physiquement, surtout que là, on est dans un monde, alors du coup, tu m'as dit que t'avais des enfants, t'as des filles, du coup.
- Speaker #1
J'ai deux filles, ouais.
- Speaker #0
J'ai deux filles. Et pour elles, du coup, qu'est-ce que tu essaies de leur transmettre ? Qu'est-ce qui est le plus important pour toi en termes de valeurs que tu essaies de leur transmettre ?
- Speaker #1
La valeur du travail.
- Speaker #0
Oui, OK.
- Speaker #1
La valeur de l'argent, de toujours respecter les personnes. Pour moi, c'est très important. Je leur apprends aussi d'être des femmes libres et passionnées. Je les soutiens toujours dans leur passion. Pour moi, c'est très important. Mon mari, je pense qu'il ne comprend pas toujours.
- Speaker #0
OK. Comme quoi, par exemple ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, maintenant, ma fille, ça fait un moment qu'elle est obsédée par les chevaux.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Du coup, elle veut faire du cheval, elle veut faire du jumping. Et ça demande beaucoup de temps d'être présente et de l'accompagner parce qu'elle n'a que 12 ans.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, évidemment, je me suis dit, OK, c'est sa passion. Comme moi, tu vois, je remercie ma mère de m'avoir suivie dans ma passion pour la mode ou pour la beauté, tu vois.
- Speaker #0
Oui, donc tu la soutiens, tu es là.
- Speaker #1
Et mes parents, c'est toujours ce qu'ils ont fait, ils m'ont toujours soutenue. Pour moi, c'est important de comprendre aussi qu'aujourd'hui, elles ont la chance de vivre en France, d'être des femmes libres et de pouvoir faire ce qu'elles veulent. Après, je leur demande évidemment aussi d'avoir des bonnes notes à l'école pour pouvoir choisir aussi ce qu'elles voudront faire. Parce que pour moi, c'est tellement important d'être libre et de pouvoir choisir le métier que tu vas faire parce que c'est 80% de ta vie.
- Speaker #0
Et tu penses qu'elles vont se diriger vers l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
La grande, oui. c'est sûr, elle veut faire une business cool tu vois après c'est vrai qu'avec mon mari comme on est tous les deux entrepreneurs on parle beaucoup de nos difficultés ou de nos réussites à la maison pendant les dîners même avec ma soeur ou mon beau-frère donc c'est vrai que je pense que c'est quelque chose qui l'anime et j'espère qu'elle pourra en tirer de bonnes choses on va dire il y a moyen avec les deux parents entrepreneurs quand même Après, même quand tu le dis, même avec ton expérience, ton expérience n'est pas celle des autres, si tu veux.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Donc,
- Speaker #1
tu as beau dire qu'essaye de ne pas faire ça, de ne pas faire cette erreur, tu apprends juste par tes erreurs.
- Speaker #0
Et des fois, il faut les faire, ces erreurs. Et après, parfois,
- Speaker #1
les erreurs sont des bonnes erreurs qui te font rebondir sur autre chose.
- Speaker #0
Et justement, tes principales difficultés aujourd'hui, tes difficultés du moment avec Olydermie ou dans ta vie perso, c'est lesquelles ?
- Speaker #1
Dans Olydermie, après, c'est comme tout, c'est une entreprise. Une entreprise a toujours des... hauts et des bas. Et puis en tant qu'entrepreneur, tu peux être heureux le matin et le soir, tu peux être au fond du trou. Parce que tu as une bonne nouvelle et puis après, tu as une mauvaise nouvelle, enfin une moins bonne nouvelle. Donc c'est vraiment les montagnes russes. Mais après, tu apprends à gérer et à serrer les dents. Et quand il y a des moments qui ne vont pas, tu te challenges et tu te dis que ça va aller, que ça ira mieux demain. Oui,
- Speaker #0
Euh... Anne. C'est la résilience dont tu parlais tout à l'heure.
- Speaker #1
Mais même, tu vois, même si tu es résilient, après, j'ai beaucoup d'amis qui ont eu des boîtes, qui ont dû fermer leurs boîtes parce que ça ne s'est pas bien passé pour des problèmes financiers ou autre chose, ou d'investisseurs, ce qui est dur parce que même s'ils sont passionnés, c'est compliqué en fait. Et malgré tout, même si en France, on a vraiment un vivier d'entrepreneurs exceptionnel.
- Speaker #0
C'est difficile. Tu as une masse salariale qui est vraiment énorme. Et c'est dur. Même aujourd'hui, ils donnent beaucoup moins d'aide aux étudiants pour des stages en alternance. Alors que l'alternance,
- Speaker #1
c'est l'avenir. C'est les jeunes.
- Speaker #0
Ils vont dans les entreprises. Ils vont apprendre. Et je trouve que c'est dommage parce que... Après, tout le monde le dit, mais c'est vrai qu'ils n'aident pas assez l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Oui, oui. Tu es engagée, toi, d'un point de vue justement entrepreneurial ? Est-ce que tu... T'es dans des cercles ?
- Speaker #0
Alors, j'ai toujours soutenu une association, je ne sais pas comment on dit, un club de femmes, qui s'appelait avant Ben of Sisters, que Cécile Lehanner avait fondée, que j'adore. Et aujourd'hui, Cécile est sortie après dix ans. Elle voulait s'occuper de plus de ses projets personnels. Donc, elle continue à soutenir ce club de femmes. Et maintenant, ça s'appelle CISSE. Et je fais toujours partie de ce club, en fait. après je soutiens surtout beaucoup les femmes depuis toujours je soutiens toutes à l'école avec Tina Kieffer que j'adore, c'est les petites filles au Cambodge comme mon papa est né au Cambodge pour moi c'est très important je suis marraine, je soutiens aussi Plan International, c'est aussi pour les petites filles plutôt très engagée sur la condition de la femme après à travers Olydermi je le suis en perso et à travers Olydermi, et Olydermi aussi on est très engagée pour l'environnement et on a... On soutient One for Sun for the Planet depuis le début.
- Speaker #1
D'accord, d'accord. Et tu la vois où, du coup, ta boîte, dans cinq ans ?
- Speaker #0
Dans cinq ans ? Écoute, si tout va bien, j'espère qu'on sera encore beaucoup plus forts à l'international. Aujourd'hui, on a la chance d'avoir de très beaux partenaires en France. Historiquement, on avait notre lieu. Donc maintenant, on a une boutique. Parce qu'à un moment, quand tu arrives en retail, il faut que tu aies une boutique qui puisse vraiment prendre vie pour qu'on comprenne vraiment ton univers. Parce qu'on a été au bon marché. On a même eu un très très beau pop-up en 2021 qui s'appelait le Holy Market. Mais c'est vrai qu'à un moment, il faut vraiment que tu aies ton espace. On est très heureux aussi maintenant de travailler avec Omycrim, parce que c'est vraiment une sublime marque. Ils ont des sublimes produits avec des facialistes et des vendeurs incroyables qui véhiculent la philosophie de ta marque. Et puis surtout,
- Speaker #1
qui te donnent du conseil.
- Speaker #0
Incroyable conseil.
- Speaker #1
Pointu. Vraiment, j'ai connu en tant que cliente. Après. Ce que j'ai fait, c'est une reconversion. J'avais fait mon stage chez Omaikrim.
- Speaker #0
Ah, génial !
- Speaker #1
Et je trouvais vraiment que la promesse qu'ils faisaient à leurs clients, elle était incarnée de l'intérieur. C'est-à-dire que moi, j'y allais un peu tous les week-ends, en stage pour apprendre. Et les conseillères, elles me livraient leur savoir vraiment comme si j'étais leur meilleure cliente.
- Speaker #0
Les conseillères, elles ont des vraies formations sur chaque marque. C'est un travail énorme. Mais en fait, ça a vraiment…
- Speaker #1
Ça paye, quoi. Ça n'a pas de prix. Ça n'a pas de prix.
- Speaker #0
pris. Et puis, tu vois que les conseillères,
- Speaker #1
elles sont vraiment passionnées de beauté.
- Speaker #0
Et ça, donc, on est très contents parce qu'en plus, à travers du coup, en MyCream, on a ouvert 15 portes. Donc, aussi en grande région, en province. Donc, comme ça, on est beaucoup plus accessibles à travers la France.
- Speaker #1
Oui, et pas qu'à Paris.
- Speaker #0
Voilà, même si à Paris, on nous trouve ou sur le online, parce que le online, ça a toujours été, du coup, notre canal de prédilection, surtout pendant le Covid. Mais après, c'est vrai que la cosmétique, t'as quand même envie Et... d'aller essayer les produits, les textures, les odeurs. Surtout que nous, on travaille avec Francis Curgeon depuis le début, on a une signature olfactive, donc ça c'est top. Après, on a plein de boutiques indépendantes avec lesquelles on travaille en province. Comme hier, j'avais un live avec mes orceaux que j'adore, qui sont aussi très dynamiques et qui demandent énormément à la marque de les soutenir. Et ça, je trouve ça aussi super. Mais c'est vrai que... Et à l'international, du coup, tu penses à quel... Là, on vient d'ouvrir le Maroc. Donc là, je suis ravie. C'est dingue. Je suis très, très contente. Parce que comme les Marocaines, elles adorent la beauté. Bon, on veut ouvrir Dubaï, mais du coup, ça va être un peu décalé. Et en plus, comme le docteur Paris a ouvert aussi une clinique à Dubaï, ça faisait sens, en fait.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ils allaient s'inscrire là-bas. Et puis comme ils adorent tout ce qui est wellness et beauté, là, on va ouvrir sûrement tout ce qui est pays scandinaves.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Déjà, sur les pays limitrophes, on est en Belgique. dans des indépendants et show my cream. On est en Suisse. On va sûrement ouvrir l'Espagne. Donc non, on commence à ouvrir. Donc je suis très contente.
- Speaker #1
Et en Afrique, le premier est au Maroc du coup.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Incroyable. Génial. Je vais avoir des petites questions autour de plutôt toi, peut-être tes routines parce que ça nous intéresse de savoir. Tu as une peau incroyable. Donc franchement, ça nous intéresse de savoir. Pourtant,
- Speaker #0
je suis un peu fatiguée parce que dernièrement, je ne me suis pas trop reposée.
- Speaker #1
OK. Franchement, ça ne se voit pas. Donc ça nous intéresse de savoir comment.
- Speaker #0
Déjà ce matin,
- Speaker #1
j'ai fait mon gua Ausha et mon roller V. C'est-à-dire que tous les jours, soit tu t'automasses, soit tu utilises tes beauty tools. Tous les jours ?
- Speaker #0
Oui, tous les jours.
- Speaker #1
Combien de minutes par jour à peu près ?
- Speaker #0
Pas longtemps, 5-10 minutes. Ou sinon, je fais un masque LED ou j'utilise l'itin d'herbe.
- Speaker #1
Il y a toujours un petit quelque chose pour tout le monde.
- Speaker #0
Il y a toujours. Pour moi, c'est vraiment mon moment de self-care.
- Speaker #1
Tu nous parlais des compléments alimentaires. Du coup, ça m'intéresse beaucoup parce que j'avoue que je pose beaucoup de questions d'habitude sur la routine. Mais je pense que les auditrices commencent à être aguerries. Moi, je suis vraiment devenue une convaincue des compléments alimentaires depuis ma deuxième recesse. J'en prends en continu, je pense, depuis un an et demi. Qu'est-ce que toi, tu prends au quotidien pour prendre soin de ton intérieur ? Et du coup, de ton externe, parce que ça se reflète forcément sur ta forme physique et ta peau.
- Speaker #0
Moi, c'est vraiment une passion, le complément alimentaire, la beauty food. Et comme je te dis, mon meilleur ami, il m'en a toujours prescrit, recommandé. Et j'y crois beaucoup. Alors, c'est vrai qu'on a beaucoup utilisé tout ce qui est dans le sol et la terre. Et avant, je pense qu'il y a 50 ans, il y avait beaucoup de nutriments encore dans tout ce que tu manges. Mais aujourd'hui, c'est tellement industrialisé, c'est tellement poussé. qu'en fait, tu as beaucoup moins de bonnes métaillines et de bons nutriments. Donc, c'est important de se supplémenter. Et comme dit le docteur Paris, en fait, c'est comme quand tu vas prendre un médicament et que tu le prends par voie orale et voie topique. Par exemple, quand tu prends des anti-inflammatoires. Et du coup, en fait, c'est là que tu vas voir que la synergie va vraiment faire la différence. Si tu as une tendinite ou tu vas prendre un médicament et te passer une pommade ou une crème, tu vas voir vraiment la différence.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #0
Donc moi, là maintenant, c'est sûr qu'avec aussi les années, maintenant je prends tout le temps du collagène. Ça c'est vraiment le collagène. Je prends du collagène marin ou du collagène végétarien maintenant parce qu'il y en a à base de coquilles d'œufs qui est extrêmement bien.
- Speaker #1
Et tu le prends en poudre ou tu le prends en gélue ?
- Speaker #0
En fait, ça dépend. Soit je fais des cures en poudre de collagène marin en fait. Et le nôtre, il est avec de l'acide allergionique pour tout ce qui est aussi hydratation et vitamine C pour qu'il soit activé. Donc ça, j'en prends tout le temps. Ou sinon, je fais des cures de collagène végétarien à base de coquilles d'œufs. Ça, j'en prends tout le temps. Et avec aussi, on a des gélules aussi. Tu as le complexe Olydéum antioxydant, fermeté, que je prends tout le temps. Ça, je le prends tout le temps. Après, je fais des cures. Tu vois, je fais mes gummies pour mes cheveux parce que là, je perds beaucoup mes cheveux en ce moment avec beaucoup de biotine. Ça, c'est important. Après, je fais des cures aussi. Là, on a des ampoules aussi qui sont plus drainantes pour le printemps. pour détoxer, donc je me fais des petites cures aussi de détox. Honnêtement, Olydermi, j'utilise tout. À chaque fois, on me dit, mais quel est ton seul produit que tu pourrais prendre ? Je dis, je ne peux pas en fait. Moi, je vis Olydermi. Et en fait, je voulais vraiment aussi créer une marque de beauté lifestyle. Pour moi, mais aussi pour les autres, mais lifestyle est tellement facile à utiliser en fait, que tu emmènes dans ton sac qui ne reste pas juste dans la salle de bain, qui va arriver dans ta cuisine, vraiment pour te faire du bien à tout moment de ta journée.
- Speaker #1
D'accord, d'accord. Ça me donne envie de tester du coup. ou vos compléments alimentaires. Je n'ai jamais testé. J'ai testé vos produits, tu vois, vos gammes de soins. Mais je n'ai jamais testé vos compléments alimentaires.
- Speaker #0
On était les premiers à lancer les cacaos au collagène marin.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Enrichis en collagène marin. C'est du cacao cru avec du sucre de coco, de la poudre d'amande fait artisanalement avec du collagène. Et ça, franchement, ça a été vraiment un challenge parce que quand j'ai commencé à vouloir le lancer il y a 5-6 ans, Ça n'existait pas du tout. Et alors, mettre du collégien de marin sur une chaîne, c'est un chocolatier, c'était vraiment impossible. Donc ça, on a commencé à le faire. Et ça fait partie de nos best-sellers, vraiment. Après, on a lancé la pâte à tartiner. Parce qu'en fait, moi, je me dis toujours que la beauté, en fait, tu dois te faire plaisir et te faire du bien. Donc si tu manges un truc qui n'est pas bon et que tu fais la grimace, ça n'a aucun intérêt. C'est contre-productif. en plus je suis vraiment une gourmande j'aime les bonnes choses t'aimes bien bien manger et me faire plaisir si tu veux que ça soit autant le côté sensoriel qui est un parfum incroyable que tu manges quelque chose de bon que tu t'appliques une bonne texture une belle texture, ça c'est très important et qu'est-ce que t'as envie que les femmes comprennent de ta marque au-delà du slogan c'est vrai que ma marque c'est vraiment inside out et in balance parce que pour moi c'est Merci. aussi être alignée, que les femmes soient alignées avec leurs convictions et leur beauté, si tu veux. Il y a certains qui me disent, mais non, mais l'idermis, c'est hyper compliqué. Il y a trop de choses. En fait, c'est juste, c'est très, très simple, en fait. Après, tu n'as pas besoin de tout faire. Chacun fait comme il veut et tu peux piocher soit les compléments alimentaires, soit les cosmétiques, soit les beauty tools. Et après, petit à petit, tu peux l'inclure dans ta routine.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #0
C'est vraiment ça, tu vois. en fait je pense que c'est vraiment la petite chose que tu vas faire ou que tu rajouteras qui fera la différence.
- Speaker #1
Et justement, toi, si tu avais peut-être deux, trois gestes qui feront la différence, c'est lesquels ? On a compris qu'il y a les compléments alimentaires.
- Speaker #0
En fait, moi, je les prends, mais ça, c'est... Après, tu vois, c'est pour ça qu'on a fait aussi plein de galéniques différentes. Tu vois, tu as une poudre en collagène que tu peux mettre dans ton café, dans ton matcha, dans ton smoothie, ou tu peux prendre des gélules, ou tu peux le prendre en forme de chocolat, tu vois. Parce que c'est vraiment pour que les femmes trouvent vraiment leur façon de fonctionner.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #0
et qu'elles arrivent à avoir leur complément, mais à travers quelque chose qui leur fait plaisir.
- Speaker #1
Et si tu devais leur recommander trois gestes ?
- Speaker #0
Déjà... Beauté au quotidien, facile à intégrer. Déjà, le plus important, même si je sais que, comme toutes les mamans, t'es hyper en retard, t'as 3 millions de trucs, 3 millions de mails, tu dois commander à manger. La charge mentale, elle est énorme chez une femme. Tu vois, là, je reviens d'une retraite de yoga. Ça fait longtemps que je n'avais pas fait retraite de yoga et j'ai adoré. Et les femmes, elles te disent... Souvent, elles sont quand même pas limite en burn-out, mais pas loin. Au bout du rouleau. Elle t'a dit, je suis vraiment fatiguée. Parce que les enfants, ils sont petits ou ils sont grands. Il faut s'en occuper, ça demande beaucoup d'énergie. Avoir ta famille, préparer les repas, penser à tout, organiser tout. C'est beaucoup, tu vois. Déjà, je pense que le fait de comprendre qu'il faut t'accorder du temps en tant que femme. En fait, sinon, tu ne peux pas continuer. c'est juste impossible, même tous les jours 2-3 minutes où tu te ressentes sur toi-même tu te fais un automassage même en appliquant juste ta crème de jour tu prends pas, enfin c'est ce que je dis ton visage c'est pas tu fais pas la vaisselle tu vois tu peux pas faire ça quand tu fais ça tu te dis non tu peux pas faire ça tu dois prendre soin de ta peau donc juste t'appliquer genre même une seconde même deux, une minute le fait de toucher tu vois ta peau, de prendre conscience de ton corps Ça, c'est le plus important. Même sans pas utiliser de cosmétiques, de pas prendre de compléments alimentaires, juste te recentrer et être alignée avec toi-même. Oui,
- Speaker #1
Et tu fais régulièrement des retraites de yoga, justement ? Écoute, j'en faisais moins. Et en fait,
- Speaker #0
j'en ai fait une et ça m'a vraiment fait du bien. Oui, je fais toujours du yoga au moins deux fois par semaine. Ou du pilates. Je vais faire... où je vais courir, tu vois, pour moi, c'est important. En fait, je suis quelqu'un qui a beaucoup d'énergie.
- Speaker #1
Oui, donc il faut l'évacuer d'une manière... Enfin, physiquement, quoi.
- Speaker #0
Physiquement, il faut que j'aille faire du sport, tu vois. Je peux faire aussi du pranayama, de la respiration ou de la méditation. Comme je suis quelqu'un qui est intense, la méditation, pour moi, c'est bien parce que du coup, j'arrive à me poser.
- Speaker #1
Du coup, tu arrives à le faire.
- Speaker #0
Oui. Écoute, je trouve le temps. Et là, maintenant, j'ai commencé la sonothérapie.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Du coup, à faire des crystal balls. Et ça aussi, ça m'aide à beaucoup, en fait, apaiser mon mental. Et ça, j'adore. J'écoutais des méditations. Tu vois, je fais des diapasons maintenant aussi. J'adore. Je veux apprendre à faire aussi des gongbasses. Et je continue à me former. Je vais faire le mois prochain une formation aussi sur les diapasons.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Avec François-Marie Dru, qui est un des experts français. Je continue à faire ma formation en cobi d'eau. Parce que j'adore, ça me passionne. Après, je suis quelqu'un qui aime tellement de choses que je ne trouve pas forcément le temps. Mais j'essaie de trouver le temps.
- Speaker #1
D'accord, d'accord. Ta définition de la beauté, tu nous en as parlé. Pour toi, c'est quelque chose que tu trouves beau ?
- Speaker #0
En fait, la beauté, c'est hyper subjectif. Même dans la mode, c'est quelque chose... Tout est beau, c'est juste la façon dont tu le regardes, le prisme. Tout le monde est beau, tout le monde a une beauté intérieure. C'est vraiment la façon dont tu le vois.
- Speaker #1
Il n'y a pas quelque chose...
- Speaker #0
La façon dont tu te vois, en fait.
- Speaker #1
Tu penses que ça, c'est lié à la...
- Speaker #0
Je pense que c'est surtout les femmes, la façon dont tu te perçois. qui fait ta beauté, si tu veux. Il n'y a pas de beauté standardisée.
- Speaker #1
Et tu as, justement, pour améliorer sa perception, tu penses que tout ce dont on a parlé là, le fait de prendre soin de soi, ça améliore sa perception de soi ? Évidemment. Quelqu'un qui ne s'aimerait pas, par exemple. La confiance en toi, en fait.
- Speaker #0
La confiance en toi va vraiment t'apporter la propre image que tu as de toi, en fait. Parce que souvent, c'est ta propre image que tu te renvoies, en fait, qui peut être fausse, en fait.
- Speaker #1
Oui, Et c'est vrai que je trouve ce que tu dis, du coup, je rebondis. Je ne sais pas si c'est exactement ce que tu voulais dire, mais je trouve aussi que l'image qu'on a de soi-même...
- Speaker #0
On est toujours très dur envers soi.
- Speaker #1
On est dur envers nous-mêmes et ça a un impact aussi sur notre manière de voir le monde. Tu vois, si tu ne t'aimes pas, difficile de voir de belles choses autour de toi.
- Speaker #0
Oui, et puis d'ouvrir ton cœur ou ta porte envers les autres, si tu veux.
- Speaker #1
Et tu dirais qu'aujourd'hui, tu es alignée ? Ou que tu es encore en quête d'alignement ? Comment tu te situes par rapport à ça ?
- Speaker #0
Non, aujourd'hui, je suis beaucoup plus alignée. Je vais quand même plus faire mes 50.
- Speaker #1
Tu le fais passer incroyable.
- Speaker #0
Donc là, maintenant, je commence à être beaucoup plus alignée, à avoir trouvé quand même plus ma façon d'être ancrée, en fait. Mais c'est un long chemin. Je pense que pour toutes les femmes, c'est un long chemin. Et avec l'âge, évidemment, tu te dis, OK, je prends des années, je prends de l'âge, mais je prends aussi de la maturité et de la confiance en moi. Et tu vois, ma mère, et je te dis, ma grand-mère, elles m'ont toujours dit, mais t'as du mal à le comprendre ou le percevoir, tu vois. Et les traits ou les rides ou les réduits sur ton visage, ça fait partie, en fait, de ton patrimoine et de ce que t'as vécu et ce qui t'ont nourri.
- Speaker #1
Ouais, bien sûr.
- Speaker #0
Donc, évidemment, tu vas te faire du Botox, tu peux te faire plein de choses si tu veux, mais tu peux pas enlever tout ce qui fait partie de ton passé et qui t'a nourri et qui fait la personne que tu es aujourd'hui, si tu veux.
- Speaker #1
Et t'as un rap... ton rapport à l'âge, il a toujours été apaisé de la manière dont tu parles, ou des fois, ça a été un peu compliqué ? À part le fait d'avancer dans le temps. Non,
- Speaker #0
après, il y a des matins où je me réveille comme tout le monde, où je suis un peu plus froissée, on va dire. Et là, je me dis, ah oui, quand même, t'as quelques années quand même. Mais bon, après, je vais me faire un peu de roller, de guachat, je vais un peu respirer, m'appliquer des jolis produits, tu vois.
- Speaker #1
Oui, ça va mieux.
- Speaker #0
Ça va beaucoup mieux.
- Speaker #1
Et ton rapport au corps, pareil ? Est-ce qu'il a évolué avec les années ? Est-ce qu'il a évolué avec le temps ?
- Speaker #0
En fait, le yoga m'a beaucoup apporté. Au niveau flexibilité, mais aussi pour ne pas avoir mal aux articulations, au dos. mais que ça peut être du pilates. Tu vois, je pense que c'est important. Le mouvement doit vraiment accompagner ta vie, en fait. Ton énergie. Parce que s'il n'y a pas de mouvement, il n'y a pas vraiment d'énergie, si tu veux. Et je pense que le mouvement, ça te permet vraiment d'avancer, en fait, aussi. Et même le sport, c'est quelque chose qui est fondamental parce qu'en fait, ça te pousse dans tes challenges. Autant que si tu le fais de façon, tu vois, seule ou en collectivité. Et ce que j'aime bien aussi dans les retraites de yoga, c'est le collectif. Le collectif, le mental, c'est fort.
- Speaker #1
Et justement, en parlant de mental, j'ai plein de questions qui me viennent. Mais en parlant de mental, tu sembles vraiment avoir un mental qui est assez fort. Tu as parlé de résilience dès qu'on a commencé à parler de qui tu étais. D'où ça te vient ? Est-ce que c'est inné ou est-ce que tu as appris à le développer ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Je pense que c'est inné.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup qui répondent ça.
- Speaker #0
Oui, je pense que c'est inné. Après, honnêtement, c'est comme tout le monde. et tu n'es pas... pas avec toutes les cartes en main et que t'es la meilleure, ça n'existe pas, tu vois. À l'école, tu n'étais pas très bonne, tu vois. C'était pas là où je pouvais m'épanouir, mais tu vois, je me suis poussée, tu vois. Je me suis dit, ok, qu'est-ce que j'aime ? Qu'est-ce que sont mes forces ? Et je pense que même les personnes, tu vois, ou les parents qui ont des enfants qui ne sont pas forcément à l'aise à l'école, il faut vraiment écouter leur passion. Parce que là, je pense que là où t'es passionnée, c'est là où tu ne compteras pas, où tu iras au plus loin où tu peux, si tu veux, t'apporteras quelque chose. et tu seras alignée et ancrée avec toi. En fait, faire des choses qui ne te ressemblent pas, à la fin, même si tu te pousses, si tu veux, ça ne fonctionnera pas.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui te rend le plus heureuse ?
- Speaker #0
De faire ce que j'aime. Et de le faire bien et d'apporter du bien-être et des belles choses, que ce soit aux femmes, aux hommes, parce que Olydéamie, ce n'est pas une marque... Merci.
- Speaker #1
Faites pour les femmes, mais forcément. Faites pour les femmes,
- Speaker #0
mais c'est no gender. On l'a toujours voulu, no gender. Mon mari, lui, il fait sa routine Olidermi tous les jours. Il met son contour des yeux, il met son sérum, ses cosmétiques. Tu vois, c'est vraiment mon beau-frère. Olidermi, c'est vraiment une marque que je voulais pour tout le monde. Oui,
- Speaker #1
Et je rétro-pédale un petit peu, mais justement, on a parlé du fait que du coup, quand on avance dans l'âge, on apprend un petit peu plus à lâcher prise. Est-ce que toi, aujourd'hui, Tu veux toujours garder un peu tout sous contrôle ou tu as appris ce côté un peu plus lâcher prise avec les années ?
- Speaker #0
Non, j'ai appris à faire confiance et à lâcher prise. Alors déjà, quand tu as été une compagnie, une société, tu es obligée, tu ne peux pas tout faire tout seul. Et j'ai vu des amis qui étaient tellement contre le fric, je suis un peu contre le fric, mais qui n'arrivaient pas à faire confiance aux gens. Et en fait, tu tues ta santé et tu ne peux pas faire grandir ta société si tu veux. C'est impossible. Tu dois apprendre à faire confiance aux gens. Et eux aussi, ils vont t'apporter beaucoup et te nourrir, si tu veux. Aujourd'hui, c'est toujours une discussion, un dialogue. Ce n'est pas one way, c'est toujours dans les deux sens, si tu veux. Et puis, il faut apprendre à faire confiance parce que l'humanité, c'est ça. Tu peux aller loin tout seul. C'est plus que c'est le dicton. C'est ensemble, on va plus loin. Ensemble, on va plus loin. Seul qui va plus vite, mais ensemble, tu iras beaucoup plus loin. Et en fait, moi, je n'ai pas envie d'avoir un projet. pour moi-même, et c'est obligé, enfin, égoïste, si tu veux. Moi, je veux faire quelque chose pour les autres, et avec les autres.
- Speaker #1
Et si tu pouvais parler à la Mélanie d'il y a dix ans, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que je lui dirais ? Fais-toi confiance et crois en toi. Et ça, c'est difficile, en fait, de faire confiance à son instinct, aussi.
- Speaker #1
Ah bah, complètement.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, il y a tellement de personnes qui n'arrivent pas à écouter leur voix intérieure. Mais t'es là, mais t'es bloquée.
- Speaker #1
Mais tu as des trucs, du coup, pour écouter ta voix intérieure ? Enfin, à conseiller. Après,
- Speaker #0
je pense qu'en tant que femme, c'est plus facile. Parce que les femmes, elles écoutent plus leur voix intérieure.
- Speaker #1
Et leurs sentiments aussi, peut-être. Et leurs sentiments,
- Speaker #0
leur intuition. Tu vois que les hommes, j'ai l'impression que parfois, c'est coupé, tu vois. Ouais,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
Complètement coupé.
- Speaker #1
Je suis d'accord.
- Speaker #0
Et les femmes, c'est très différent. Et je pense qu'il faut vraiment faire confiance à son intuition. Parce que ton intuition, elle ne te mentira jamais. Parfois, tu te dis, ah ouais, j'aurais dû m'écouter. Je sentais qu'il y avait un petit truc qui n'allait pas. Et en fait, tu te dis à force de rire, ah oui, c'était ça et j'aurais vraiment dû m'écouter.
- Speaker #1
Oui, mais ce n'est pas évident, notamment quand on est plus jeune. Quand on a suivi son intuition une fois, deux fois, trois fois, que ça a fonctionné, on se dit OK. Mais quand on n'a pas eu l'audace d'écouter son intuition, des fois, il y en a, comme tu dis, qui restent dans le mental de ah non, c'est trop dur. Et si, et si, et si, et qui ne se lancent jamais ?
- Speaker #0
Même les plus grands entrepreneurs, ils ont eu des échecs. Et en fait, ça te construit. Évidemment, c'est dur. Après, il faut avoir le courage de revenir, de remonter, de repartir. Mais ça fait partie du chemin de la vie.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a quelque chose que tu regrettes ou un échec en particulier ?
- Speaker #0
Un échec en particulier.
- Speaker #1
Après, c'est peut-être ton rapport à l'échec. Parce que quand je pose cette question, souvent, des fois, il y en a qui ont tellement un rapport à l'échec et qui disent « je tombe, je me relève, je tombe, je me relève » . Moi aussi, c'est ça. Qui ne perçoivent même pas le truc de…
- Speaker #0
Comme tout le monde, tu as des échecs, pas tous les jours, mais il y a des choses où tu aurais voulu que ça fonctionne et que ça ne fonctionne pas, si tu veux. Mais du coup, ça fait un même sur une autre voie. C'est comme mon mari, il me dit « non, mais… » Parce que parfois, je peux rester bloquée sur quelque chose. pas forcément un échec, mais aussi un échec quelque chose qui n'a pas fonctionné et du coup j'en parle à mon mari et c'est un peu ma soupape et puis comme il est entrepreneur il a plus il comprend plus et puis il me dit en fait c'est le passé il me dit le passé tu peux pas changer le passé il me dit aujourd'hui t'as le présent et t'as le futur donc qu'est-ce que tu veux faire avec ton futur il me dit c'est pas la peine de rester comme ça, de pas avaler ton truc il me dit c'est bon maintenant tu fermes la porte t'as appris ce que t'allais apprendre et tu vas c'est qu'il faut... Tu peux tomber vite, mais il faut se relever vite aussi. Et c'est vraiment ça aussi l'entreprenariat.
- Speaker #1
Je suis tout à fait en phase avec toi. Si tu devais donner un conseil aux auditrices de Puissante, qu'est-ce que tu leur dirais ?
- Speaker #0
Il faut être alignée avec soi-même. Il faut vraiment s'écouter et vraiment être alignée avec soi-même. Je pense qu'il n'y a que ça et faire confiance à son intuition. Parce que je trouve que la vie, elle est... Elle peut être tellement belle et intense, mais il faut vraiment la vivre, tu vois, en pleine conscience et au jour le jour, tu vois. Parce qu'on sait très bien que... Enfin, je sais pas, moi, j'ai l'impression, depuis le Covid, le monde, c'est compliqué, quand même. Avant, tu vois, tu savais ce que tu faisais, tout était super cadré, t'avais une route devant toi, un autoroute, même. Aujourd'hui, c'est...
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
ouais. Ça existe plus. Ouais, Donc, tu vois, les moments, les petits moments de bonheur que tu peux avoir avec ta famille. tes amis, ou même pour toi, il faut les prendre. Parce qu'aujourd'hui, comme on dit, ce qui est pris est pris.
- Speaker #1
Une femme que tu ferais bien au micro de puissante ?
- Speaker #0
Il y a tellement de femmes que...
- Speaker #1
Une ou deux. C'est pour me donner des idées d'invitées.
- Speaker #0
Ah, des idées d'invitées. Mais il y en a tellement. Que ce soit Tina Kieffer, je ne sais pas, Cécile Lehanner, tu vois. Par exemple, même Fleur de la Bonne Brosse, que j'adore. Sabrina Eloride, Aromazone. J'en ai beaucoup. Que ce soit Karine Rothfeld dans la beauté, dans la mode. Il y a tellement de femmes que tu peux interviewer qui t'apporteront tellement aussi. On ira les voir. On ira les voir parce qu'il y a tellement... Je sais que tu as déjà interviewé, par exemple, Sylvie Lefranc, que j'adore. Je ne sais pas, Angèle Max, tu ne l'as pas interviewée, mais il y a tellement de personnes. Je pense que la liste est infinie. Oui,
- Speaker #1
Encore de belles interviews. J'ai un rituel de fin d'épisode. qui consiste à te regarder dans le miroir. Je vais te le donner et je vais te poser deux questions. Tu dois vraiment te regarder dans le miroir.
- Speaker #0
Ça va être le moment de...
- Speaker #1
Le moment où tu te regardes. Non, les questions, elles sont assez simples.
- Speaker #0
C'est Blanche-Neige.
- Speaker #1
Tu te regardes vraiment et tu me dis ce que tu vois.
- Speaker #0
Écoute, je vois une femme épanouie. Ouais. Écoute, aujourd'hui, je pense que j'ai bien dormi. Non, mais t'es bien. J'ai un beau glos.
- Speaker #1
Je te disais, mais t'as une peau de dingue.
- Speaker #0
Voilà, j'ai utilisé mon Dyson, je suis très contente. Tu vois, par exemple, avec les grossesses, mes cheveux ont complètement changé. Je suis quand même à moitié asiatique. Et avant, quand j'étais petite, j'avais les cheveux mais raides comme des baguettes. Et depuis, j'ai le cheveu qui peut être mousseux, qui ondule, qui est zéro maîtrise de mes cheveux, tu vois. Donc là, ça va, je suis contente. J'ai un beau glow.
- Speaker #1
Oui, tu as vraiment un beau glow. Le gua Ausha a bien fonctionné.
- Speaker #0
Elle a bien fonctionné, tu vois.
- Speaker #1
Donc, femme épanouie, à l'approche de la cinquantaine.
- Speaker #0
J'ai pris mes compléments alimentaires. J'ai fait ma petite routine, tout va bien.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu as envie de dire à cette femme pour les dix prochaines années ?
- Speaker #0
De continuer comme ça, de se faire confiance et que tout va bien se passer.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour cet échange, j'ai adoré. Merci. C'est moi, merci. Merci d'être allée à cet exercice.
- Speaker #0
J'adorerais faire un soin avec toi.
- Speaker #1
Ah ben franchement, avec plaisir.
- Speaker #0
Parce que je suis sûre que tu as aussi évidemment ta patte et j'ai très envie en fait d'avoir, de ressentir en fait.
- Speaker #1
Ah mais vraiment avec plaisir. Je t'invite pour un soin avec plaisir.
- Speaker #0
Parce que le soin et le massage... tu fais passer tellement d'énergie, de vibrations.
- Speaker #1
Tu sais que j'assume de plus en plus, je ne l'assumais pas au début parce que j'ai un côté assez... Pour le coup, moi, j'ai un côté très scolaire. Tu vois, je me suis formée à l'Académie des facialistes. À l'Académie, c'est des protocoles qui sont un nombre de répétitions bien précis. Mais c'est bien, c'est la base. Donc, c'est vraiment la base. Mais plus je masse, plus tu vois, tu ressens des choses quand même.
- Speaker #0
Tu peux t'autoriser.
- Speaker #1
Plus tu peux t'autoriser et plus j'assume un peu ce côté énergétique. Tu vois, j'ai eu... plusieurs fois depuis que je masse, des femmes qui, au début ou en fin de sens, se mettent à pleurer. tu vois, chaudes larmes, tu ne comprends pas trop ce qui se passe au début. Puis petit à petit, tu comprends quand même que tu libères des choses, qu'il y a de l'énergie qui se passe entre toi et la personne. Ça, je trouve ça dingue. Tu vois, je n'en ai jamais parlé publiquement, parce que j'en parle des fois à mes clientes, tu vois. Mais je trouve ça dingue. Et je trouve que plus justement tu t'autorises, plus il se passe de belles choses en soins qui vont au-delà de l'esthétique, tu vois. Donc je rejoins cette vision.
- Speaker #0
C'est même moi quand même maintenant, tu vois, je fais des crystal balls. Et en fait, selon les gens et les énergies, les vibrations, ils ne chantent pas pareil. Pareil aussi, il y a des femmes qui lâchent. Et ça, je trouve ça vraiment incroyable. Après, c'est vrai que quand t'es jeune, t'as beaucoup de... Je sais pas comment... Tu te mets un peu des barrières. Ouais, de retenue. De retenue. Tu peux pas laisser sortir tes émotions. Et en fait, c'est ça aussi qui te pèse au jour le jour. C'est d'avoir des émotions et de pas les laisser sortir.
- Speaker #1
Ouais, et c'est ça qui pèse aussi. Et Sylvie Lefranc, elle l'a dit très bien, sur ton visage. Tu vois, ces émotions un peu de tristesse, ces émotions de mélancolie, ces émotions de colère aussi des fois, ça finit d'une manière ou d'une autre. par ressortir et par se voir justement sur ton visage, tu vois. Elle relie chaque zone du visage aux émotions de peinture.
- Speaker #0
Chaque organe, et tu le sens et tu le vois.
- Speaker #1
Oui, Merci en tout cas pour cette échange. Non, c'est moi. Merci beaucoup. Merci. Si cet épisode t'a plu, je t'invite à t'abonner au podcast, à laisser un commentaire ou une note. Sache que je lis et réponds personnellement à tous les messages. Je t'invite aussi à rejoindre ma newsletter. C'est un espace intime, plus personnel, où je partage les coulisses du podcast, mes réflexions sur l'alignement, les choix de vie, et ce qui nous rapproche vraiment du bonheur. On peut aussi se retrouver sur Instagram, je te mets tous les liens en description de l'épisode. Merci d'avoir pris ce temps pour toi. Prends soin de toi, c'est souvent là que tout commence.