- Speaker #0
Et si vous pouviez écouter les pensées qui permettent aux femmes les plus inspirantes de rester confiantes, résilientes et alignées avec leurs ambitions ? Moi c'est Nejma. Dans ce podcast, j'explore le discours intérieur et les habitudes des femmes puissantes. Annabelle, je suis ravie de te recevoir dans Puissante.
- Speaker #1
Merci pour ton invitation.
- Speaker #0
Je t'ai préparé une petite intro. Alors Annabelle, ce que je trouve puissant chez toi, c'est que tu as fait un pas de côté radical dans un secteur où tout est fait pour durer longtemps. Toi, tu arrives avec une idée presque alimentaire de la cosmétique, des soins frais, de saison, avec des ingrédients bio, majoritairement français, et une obsession qui bouscule les habitudes, faire sans conservateur, avec des formules courtes et sans artifices. L'idée naît pendant ta grossesse, au moment où tu regardes vraiment ce que tu mets sur ta peau, où tu te poses une question simple et énorme, pourquoi ce qui est impensable dans l'assiette reste si banal dans les cosmétiques ? Et là, tu ne restes pas face au constat. Tu pars rencontrer des producteurs, des botanistes, des chimistes, tu fais ce tour de France et tu construis Matière Brut Lab, né en 2016. Et ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est aussi la femme derrière la vision. Ton passage par la RSE, ton retour à la terre, ton envie de relier beauté, bien-être, environnement et la réalité d'entreprendre avec un cahier des charges aussi exigeant jusqu'à créer ton propre laboratoire. Ce que j'ai envie d'explorer avec toi, Annabelle, c'est ta zone de puissance, Comment on invente une autre cosmétique, comment on tient le cap sans compromis, et ce que ça change dans la peau, dans la tête, dans la manière de consommer. Annabelle, bienvenue dans Puissante.
- Speaker #1
Merci, belle introduction.
- Speaker #0
Écoute, je les travaille, donc ça me fait plaisir quand c'est remarqué. Annabelle, quand je te dis femme puissante, qu'est-ce que ça vient toucher en toi ? Autrement dit, quelle est ta définition de la femme puissante ?
- Speaker #1
C'est une bonne question et je suis allée voir l'étymologie. du mot puissant. Et donc, ça vient du latin potens. Et ça veut dire, le sens premier du mot puissance, c'était la capacité d'agir, la capacité à passer à l'action. Au-delà aujourd'hui du mot puissant, où on voit plutôt la force, l'autorité, l'influence. Là, on revient sur cet axe, sur cette définition de la capacité d'agir. Et si on s'intéresse vraiment, par conséquent, à la... capacité d'agir. Il y a plusieurs axes intéressants à regarder. Tu as le fait de vouloir agir, donc avoir une intention, avoir une vision. Alors si on ramène ça à Matière Brutelab, c'était vraiment l'envie d'aider les gens à bien vieillir. L'aspect de... Enfin, quand tu veux, après, il faut pouvoir agir, donc avoir des ressources, de l'énergie, des moyens de le faire, des capacités financières aussi de le faire. Il y a... Une fois que tu as le vouloir et le pouvoir, il faut vouloir. oser le faire, avoir le courage, avoir la confiance d'agir. Mais ce n'est pas tout parce que pour pouvoir oser, ensuite, il faut persévérer. Parce que quand tu oses, tu vas te confronter à des défis, à des challenges et il va falloir persévérer dans le temps. Et pour faire le lien avec la puissance, la puissance, c'est avoir un impact, c'est savoir transformer les choses. Et je rajouterai à cette définition le fait de durer. dans le temps, puisque la puissance, c'est avoir finalement une énergie vitale en soi, une puissance, un feu qui peut s'éteindre, mais qui peut aussi brûler. Donc vraiment, la puissance, c'est savoir gérer cette ressource, savoir nourrir tes connaissances, savoir nourrir dans le temps cette force que tu as en toi pour ne pas te cramer et durer.
- Speaker #0
C'est une belle définition parce qu'elle est vraiment complète, tu vois. C'est vrai que dans la définition de la puissance, moi je l'ai compris un peu avec le temps et honnêtement au fur et à mesure de recevoir mes invités, je trouve que la puissance c'est beaucoup, j'en parlais juste aujourd'hui, c'est la première fois que je l'exprime, je trouve qu'il y a beaucoup, et je rejoins pleinement ce que tu dis, Cette capacité à passer à l'action, le fait d'avoir de l'impact, passer à l'action, je trouve que c'est ce qu'il y a de plus puissant, effectivement. Et encore plus quand une femme ou quelqu'un arrive à le transmettre par sa personnalité ou par ce qu'elle dégage, parfois même sans s'en rendre compte. Rien que ta définition, on se dit « ah oui, carrément, on est pleinement là-dedans » . Et c'est ça, des fois, c'est des mots que tu mets sur un concept, une définition qui résonnent chez des femmes. ou même chez des hommes, parce que je sais qu'on est aussi écouté par des hommes, et qui donne envie de passer à l'action. Et c'est marrant parce que je commence à avoir du coup, à définir ma, enfin avoir ma définition, ma propre définition de la femme puissante, et ça rejoint parfaitement ce que tu viens de dire sur cette notion vraiment d'impact. Quand tu étais plus jeune, est-ce que cette définition, là c'est parce que cette définition pour moi elle est parfaite, mais il y a 10 ans ou même 15 ans, est-ce que tu avais cette même définition de la puissance, ou est-ce qu'elle a évolué au fil des années ?
- Speaker #1
Non, je n'avais pas cette définition-là. Et je voyais plutôt la puissance, cette force, cette énergie. Surtout quand on a beaucoup, quand tu aimes faire des projets, quand tu aimes entreprendre et que tu as envie de faire beaucoup de choses. Tu vois une force et tu vois aussi l'envers du décor avec l'excès. Puisque je pense que c'est pour ça que la définition a évolué avec le temps. C'est comment justement équilibrer cette force que tu as en toi en préservant ton énergie vitale. Donc, elle a évolué, c'est certain.
- Speaker #0
Ça, on va y revenir. Mais avant, j'aimerais bien comprendre comment tu étais quand tu étais plus jeune. Quel genre d'enfant puis jeune femme tu étais ? Et est-ce que tu avais des rêves ? Quelque chose d'assez précis de ce que tu voulais faire dans la vie, de ce que tu voulais accomplir ?
- Speaker #1
Alors, quand j'étais jeune, petite, j'avais vraiment l'émotion, c'était la joie de vivre. Très curieuse, très dynamique, avec beaucoup d'énergie. Et j'aimais comprendre, j'étais très curieuse. J'avais envie de... Tu vois, parfois, je vais te donner un exemple un peu bête, mais j'avais du mal même à aller aux toilettes parce que j'avais l'impression de perdre du temps. Et je me rappelle de dire, vite, je suis en train de manquer quelque chose, tu vois. Donc, vraiment passionnée de la vie épicurienne, passionnée aussi par la santé, le bien-être. Ça, c'est un peu plus tard, mais c'est vrai que ça, ça a toujours été un leitmotiv.
- Speaker #0
Mais du fait de la manière dont tu as été éduquée ?
- Speaker #1
Oui, parce que c'est vrai que j'ai été éduquée à la campagne, avec des parents qui sont vraiment... Déjà aussi avec des origines, des grands-mères qui sont très... Une grand-mère paternelle qui est très tournée autour des plantes, qui se soigne avec les plantes, qui... a vraiment cette envie de se nourrir avec ce que la nature a à nous proposer et rien de plus, versus une autre grand-mère qui était très coquette, très bourgeoise,
- Speaker #0
un peu à l'inverse.
- Speaker #1
Donc, souvent, je me dis, je suis entre ces deux grands-mères. Et des parents qui ont envie, oui, d'une vie assez tournée autour de la nature, mais aussi autour de l'humain. mes parents travaillaient avec des enfants maltraités donc on a tout ça en nous ce côté respect de l'humain, respect de l'environnement c'est quelque chose qui fait partie de mon enfance.
- Speaker #0
C'est quoi tes parents ? T'es famille d'accueil ?
- Speaker #1
Alors on a été aussi famille d'accueil mais sinon on avait, mon papa il avait une maison d'enfants maltraités on accueillait des jeunes une cinquantaine à peu près de 0 à 18 ans où l'idée c'était de leur offrir une deuxième chance dans la vie, mais surtout sans les couper totalement de leur famille. C'était très beau, mais très dur aussi. Toutes les histoires que j'ai pu entendre dans mon enfance autour... Et ça, ça me touche beaucoup, en fait. Le respect de l'enfant, le respect de...
- Speaker #0
Enfin, oui,
- Speaker #1
c'est des sujets très importants.
- Speaker #0
Et du coup, le sens de la famille, puisqu'on sent du coup le sens de la famille, et juste la maison qu'il a créée, c'était à son initiative ?
- Speaker #1
Non, c'était lui, c'était pas son initiative. Il a fait une vie très, très... Je pourrais en parler pendant des heures, mais non, il a travaillé. À la fin, il était au ministère de la Justice pour travailler sur des lois pour la protection de la jeunesse. Mais sinon, non, il était directeur de maison d'enfants à caractère sociaux. Et ma maman travaillait avec lui. Elle a travaillé aussi dans... Des crèches, Montessori, tout ça. Donc, on est toujours autour de l'enfance.
- Speaker #0
Des sujets qui te touchent et on sent aussi le sens de la famille.
- Speaker #1
C'est vrai, je n'ai jamais fait ce lien en particulier, mais c'est vrai que...
- Speaker #0
Moi, ça me saute aux yeux. Puis après, on reparlera du fait que tu as quatre enfants.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Comment tu gères ça en parallèle de tes projets. Juste, est-ce qu'on peut revenir ? Est-ce que tu avais une idée de qui tu voulais être plus tard ? De ce que tu veux faire comme métier ? Oui,
- Speaker #1
alors toute petite, je voulais être garde forestière.
- Speaker #0
Ok, donc vraiment, je suis à la campagne de la nature, je veux être proche de la nature.
- Speaker #1
Je me voyais vivre dans les forêts, mais quand j'ai compris que ce n'était pas exactement l'image de ce que je pouvais projeter, et que, tu sais, très vite on parle d'études, donc c'était ingénieur, et bon, je n'avais pas forcément envie à l'époque d'être ingénieur. Après, comme beaucoup d'enfants, je voulais être archéologue pour aller chercher. Et puis après, des métiers un peu plus grands autour de la justice, donc avocate, mais tu es imprégnée par tes enfants, ou juge pour enfants. C'était des métiers qui ne m'en aient plus aussi.
- Speaker #0
Et du coup, tu as été vers quoi avant de fonder Matière Brute ?
- Speaker #1
allier le commerce, la politique, la RSE et l'agriculture. Parce que je pense que j'avais cette soif d'entreprendre et l'envie de comprendre déjà ce qu'est le monde du business. Ensuite, comprendre avec les études à Sciences Po, c'est aussi comprendre tout ce qui était risques financiers, environnementaux, sociétaux, sociaux. Tous ces risques-là qui vont avoir un impact aussi sur comment tu... c'est le lien avec la responsabilité sociétale des entreprises, comment une entreprise va offrir un service, un produit à sa communauté en maîtrisant tous ces risques-là et en préservant finalement notre monde. Donc, mes études m'ont servi à ça. Et puis, au moment vraiment d'entreprendre, juste avant, je me suis dit, il y a beaucoup de produits qui sont en lien avec la terre. En fait, beaucoup de secteurs d'activité que tu veuilles bien te nourrir. Il faut comprendre comment l'agriculture fonctionne. Te vêtir, tout ce qu'on porte souvent, sauf si tu as des matières synthétiques, mais beaucoup de matières naturelles viennent de la terre. Que tu veuilles prendre soin de toi, que tu veuilles prendre soin de ta peau. Eh bien, en fait, le lien premier, c'est la terre, la terre nourricière, la terre mère. Et je me suis dit, c'est intéressant, dans l'agriculture, on parle d'exploitation agricole. Et donc moi, je n'ai pas envie d'exploiter la terre. J'ai envie de collaborer avec elle et savoir exactement comment on va pouvoir travailler avec ce mot un peu galvaudé qui est l'agriculture régénératrice. Et pour ce faire, il fallait que je fasse mes études aussi d'agricultrice pour comprendre. Donc ça, c'était le dernier. Les formations, il faut en faire toute sa vie, je pense. Mais en tout cas, ça faisait partie de mes formations avec diplôme et qui m'ont permis vraiment aujourd'hui qu'ils me servent au quotidien chez Matière Boîte Lab.
- Speaker #0
Et justement, c'est-à-dire qu'au moment où tu fais ces études-là, tu sais déjà que tu vas entreprendre ?
- Speaker #1
Oui, l'agriculture, là, parce qu'en fait, au départ, j'ai travaillé, j'étais analyste dans l'investissement sociétalement responsable, donc c'est de la finance verte, sociale, voilà. Après, je rejoins une entreprise pour travailler un peu dans le bien-être au travail. Mais très vite, en fait, je me rends compte que je suis un peu, justement, à cette époque, je vais voir la directrice générale de cette entreprise, de RSE. Et je lui dis, mais moi, Nicole, Nota, je suis une femme d'action et j'ai envie d'aller sur le terrain. On en revient à la définition de l'envie de passer à l'action, agir. Donc, je lui dis, mot pour mot, parce que je me dis, pourquoi tu veux partir, Nabel ? Et je lui dis, moi, j'en ai marre de donner des leçons. J'ai envie d'entreprendre, j'ai envie de faire, j'ai envie de voir, me confronter à la difficulté. Parce que c'est bien beau d'avoir un monde, une envie utopique pour ce monde. Faut-il encore savoir si c'est possible, économiquement parlant, humainement ? Bref, et je suis, à un moment donné, je te dis... perdu un petit peu en quête de sens. Et c'est ce retour à la terre qui me permet de me réancrer et de dessiner un petit peu le projet dans lequel j'allais m'engager. J'ai eu bien évidemment plein d'idées, mais toujours autour de ce produit, enfin pas ce produit, mais ce produit qui allait être alimenté par ce que la terre allait nous offrir aussi. Oui, d'accord, d'accord. Voilà, parce que j'ai eu d'autres idées dans d'autres secteurs aussi, de boîtes. Je suis allée bien loin dans les...
- Speaker #0
Ah ouais, t'allais loin dans les projets ? Tu peux nous en parler brièvement, juste pour qu'on voit un peu ?
- Speaker #1
J'avais, en 2012-2013, lancé... Enfin, je voulais lancer des pantalons demi-mesures, avec... À l'époque, on ne parlait pas d'upcycling, donc j'allais chercher des fins de stock, et je m'étais associée à Marc-Antoine Barois, qui fait de la haute couture. On avait dessiné des pantalons demi-mesures pour les hommes, où on allait refaire des pièces pour pouvoir faire en sorte que le pantalon dure. Mais aussi qu'ils soient hyper élégants, pratiques. Et donc, j'ai été aller chercher des anciennes culottières qui avaient été... Parce qu'avec la délocalisation de l'industrie textile, il y a tout ce savoir-faire en France qui s'est appauvri. Mais il reste encore des femmes qui ont ce savoir-faire de créer des pantalons, ce qui est très difficile. Donc, j'ai été aller voir des anciennes culottières. Elles allaient... Je prenais les mesures chez les hommes, j'envoyais tous les patrons chez ces femmes et on faisait des pantalons et j'en écrivais quelques-uns.
- Speaker #0
C'est génial et qu'est-ce qui a fait que ça s'est arrêté ?
- Speaker #1
Je me suis dit que l'industrie du vêtement était très bouchée alors que la cosmétique pas du tout.
- Speaker #0
La cosmétique pas du tout, tu fais bien d'y aller.
- Speaker #1
Non bah voilà et donc j'ai toujours les patrons.
- Speaker #0
C'était en quelle année ça ?
- Speaker #1
C'est 2012-2013.
- Speaker #0
Après 10 ans après ça a connu un engouement de fou.
- Speaker #1
Complètement. Et puis les hommes étaient aussi un... hyper intéressant parce qu'un homme est beaucoup plus captif qu'une femme. Nous, on peut rentrer dans n'importe quel magasin et trouver une pièce sympathique alors qu'un homme, il veut juste un pantalon et il dit, celui-là est bon, je le veux en cinq modèles différents. Oui, toi,
- Speaker #0
c'était vraiment spécialisé pour les hommes. D'accord, donc du coup, moi,
- Speaker #1
c'est un des projets que tu annonces. J'ai eu d'autres idées complètement pas forcément avouables. Là, c'est intéressant,
- Speaker #0
franchement, en tout cas. Ok, donc du coup, à ce moment-là, tu te dis, je vais aller dans la cosmétique parce que toi, tu aimes bien à titre perso ? Oui,
- Speaker #1
alors pas la cause, je ne suis pas une beauty addict, c'est comme, moi j'adore le bien-être, j'aime bien faire du développement durable de moi-même. Tu vois, ce terme développement durable qui est aussi un terme beaucoup entendu, mais je me dis voilà, la cosmétique c'est une porte d'entrée, et toi tu sais bien avec ton métier parce qu'un visage au final dit beaucoup de ta santé intérieure. Donc en abordant peut-être d'un point de vue superficiel ce côté de la santé, en fait tu vas derrière pouvoir dire beaucoup autour de cet axe du bienveillir, finalement, qui, moi, me parle énormément.
- Speaker #0
Raconte-nous peut-être les premiers temps, parce que quand on a préparé l'épisode, tu m'as expliqué que le début avait été long parce qu'on te disait qu'en fait, ton projet n'était pas faisable.
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. On te disait, non,
- Speaker #0
mais ce n'est pas possible, vous êtes obligés, en fait, de... Comme s'il y avait une sorte de mode opératoire ou de protocole pour créer un produit et que toi, tu étais trop en dehors des cases.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, est-ce que tu peux nous expliquer un peu ce lancement ?
- Speaker #1
Oui. Eh bien, à cette époque, donc, je... Cette phase de recherche et développement, peut-être ? Déjà, l'idée, c'est que j'avais, moi, dans ma salle de bain, comme beaucoup de femmes, de nombreux cosmétiques, de nombreux soins, produits cosmétiques, bio, pour certains, qui coûtaient très cher. Et donc, j'étais, voilà, avec tous mes petits soins que je regardais tous les jours. Et mon mari, lui, est dans l'alimentation. et il a vraiment poussé très loin le concept de bien manger. Et c'est vrai que quand j'ai eu mon premier enfant, on a cette envie, parce qu'il y a quelque chose qui nous dépasse, tu le sais aussi bien, mais on n'est plus tout seul. On doit prendre soin d'un petit être et donc on doit vraiment, on a une notion du temps d'ailleurs qui est complètement, qui change et on doit vraiment faire attention à ce qu'on mange, à comment on se... ou quand on fait du sport aussi, quand on va se... tout ce qu'on va s'appliquer sur la peau, on va se rendre compte qu'il va falloir faire très attention. À cette époque-là, même si je le savais avant, j'étais encore plus vigilante à ce que je pouvais me mettre sur la peau. Avec mon mari, un jour, il me dit « ta salle de bain est remplie de cosmétiques » . Je dis « non, mais il n'y a aucun problème avec ça. Ce sont des laboratoires, il y a des tests. » Il me pique un petit peu et je prends le soin que je préfère et je regarde la liste. Je me dis « oula, il va falloir que je prenne un dictionnaire » . Je suis allée m'acheter un dictionnaire. d'esthétique et cosmétique pour pouvoir vraiment déchiffrer. Et là, j'ai vraiment halluciné de ce que je pouvais me mettre sur la peau. Ce n'était pas du tout ce que j'avais l'impression que l'étiquette me disait d'un point de vue marketing. Ça ne correspondait absolument pas à ce que j'allais m'appliquer sur la peau. Donc, j'ai vraiment eu ce sentiment de dire au départ non, mais c'est une blague. Après, un peu de colère. Et après, je me dis, mais moi, je rêve d'une crème fraîche. Je rêve, tu sais, comme quand tu fais un gâteau chez toi ou que tu sais que... quand tu vas, selon ton régime alimentaire, tu vas mettre les bons ingrédients, mais si tu le retrouves reproduit... industriellement, il n'y aura pas du tout les mêmes ingrédients. Ton chocolat, ça sera peut-être une poudre de cacao complètement diluée, mise à 1% dans ta formule. C'est exactement ce constat-là que je fais. Et donc je me dis, je suis sûre que c'est possible de produire différemment et de mettre que des bons ingrédients pour la peau. Donc je me dis, je vais aller voir des sous-trédents. Je ne le fais pas. Enfin, voilà, à l'époque, je n'avais pas les compétences et les connaissances pour pouvoir monter un laboratoire. Et donc, je vais voir plein d'acteurs de la cosmétique et des sous-traitants. Et tous me disent non, mais Annabelle, c'est impossible. Il y a une façon de faire. Tu dois donc une crème. Ça se compose comme ça d'eau, de l'eau dénaturée, la même que tu mets dans ton fer à repasser. Ils ne me disent pas ça, mais bon, ça, c'est pour t'expliquer. majoritairement ce qu'on met dans une crème. Ensuite, tu mets des corps gras, tu mets des tensioactifs, des agents de texture, tu vas mettre des parfums. Des parfums, derrière le mot parfum, tu peux se cacher des centaines de molécules synthétiques ou chimiques. Donc, la liste sera allongée si on mettait toutes les molécules derrière ce mot parfum. Ensuite, tu vas avoir des conservateurs, qui sont pour moi aussi vraiment un peu... Pas un combat, mais ça a été vraiment mon envie. Premier, c'était de supprimer ces conservateurs. Et puis finalement, l'actif que tu vois, il est à moins de 2%. On ne sait pas vraiment comment il a été extrait, d'où vient la plante. On ne sait pas. Voilà, il y a plein de choses. Donc, il y a vraiment... Et c'est comme ça qu'on fait une crème, en fait. C'est comme ça qu'on te l'apprend dans les grandes écoles françaises. Et moi, je me dis, non, mais je suis certaine que... Enfin, avant, ce n'était pas comme ça qu'on faisait une crème. C'est le retour à l'essentiel. En matière brute, on n'a pas inventé une façon de formuler. On est juste revenu à l'essentiel. Et donc, quand on me dit aussi, le fait de vouloir mettre que des actifs dans ta crème, tu vas exploser ton coût-formule. Donc, en fait, même ça ne va pas être soutenable d'un point de vue économique. Donc, c'est comme ça et ce n'est pas autrement. Et moi, j'étais probablement et naïve et audacieuse. Et où on peut revenir à cette définition du mot déterminer. Et je voulais, j'avais une intention, j'avais une vision de ce monde de la cosmétique. Je pouvais le faire puisque je suis allée à la rencontre de plein d'agriculteurs. de plein de botanistes, d'ingénieurs, de toxicologues, plein de monde dans ce monde de la cosmétique. Et je me suis rendue compte que c'était possible, que je pouvais le faire. Il y avait les connaissances, il y avait l'expertise, il y avait tout. Et pour revenir encore à cette définition, ensuite, j'avais la confiance, c'était l'audace peut-être, mais j'avais la confiance et le courage de me dire, on va lancer du coup un laboratoire. Et on va faire... On va revoir la formulation d'un soin cosmétique.
- Speaker #0
Et sans laboratoire, comment t'aurais pu imaginer voir ce projet exister ? Il n'y avait pas d'autre alternative.
- Speaker #1
Non, parce qu'en fait, l'idée, c'était d'apporter quelque chose qui n'existait pas. Et donc, je pense qu'il y a des gens qui font très bien ces formulations et qui ont une superbe communauté, communication. Et il y a plein de gens qui adorent. Mais moi, je voulais faire vraiment autrement, différemment. Et il fallait monter ce laboratoire et reprendre. Il faudrait ses petites manches et partir au charbon.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous lancez en premier ?
- Speaker #1
Le best-seller, la crème, c'est le plus compliqué à faire. Parce qu'après, nous, au-delà de la formulation, la différence, c'est tout ce qui va se passer en amont. Nous, on maîtrise parfaitement, j'appelle ça la chaîne de valeur en amont, des champs au flacon. Et donc, on peut sélectionner des plantes françaises, par exemple. Mais une plante française, elle vit où ? Dans quel environnement ? Comment elle a été récoltée ? est-ce qu'on lui a mis des produits chimiques dessus ou pas, des entrants, des pesticides ? Est-ce qu'on va l'extraire en douceur pour préserver ces molécules ou est-ce qu'on va venir un petit peu brutalement l'extraire ? Comment, en laboratoire, on va faire en sorte de révéler la puissance de la nature ? Parce qu'en fait, il y a tout ce qu'il faut dans la nature. Donc, nous, notre travail, c'est qu'il faut préserver ce que cette nature va nous offrir. Et après, on a des méthodes de formulation, des méthodes de conditionnement. Et des méthodes, ensuite, on est en direct après avec nos clients. Donc, on va les accompagner vraiment avec des diagnostics de peau. Donc, on va pouvoir être au plus proche d'eux chez Matière Brutelab pour pouvoir vraiment les orienter parfaitement dans leur choix de cosmétique.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui a été le... Déjà, comment a été reçue du coup la crème ?
- Speaker #1
Alors, ça, c'était hyper marrant parce que j'étais dans mon tout petit laboratoire, un peu comme aussi Jobs dans un tout petit laboratoire. Son abo,
- Speaker #0
il était où ?
- Speaker #1
Ruraudier, dans le 9e arrondissement. Après, il a basculé dans l'hôtel des artisans, du fabricat à Paris, dans le 19e arrondissement. Mais globalement, dans ce petit laboratoire, je me rappelle formuler les premières crèmes. Sachant que j'en avais formulé avant le laboratoire. J'ai un ingénieur chimiste et on est accompagné par un laboratoire externe, de médecins, de pharmaciens. Mais je me suis formée à la formulation. Je sais faire toute la réglementation. Je la connais bien par cœur. Et là, je me rappelle me dire, bon, on va faire le test parce qu'on a formulé cette crème. Je vais aller dans la rue. J'ai ouvert la porte, je suis allée dans la rue et je leur ai demandé, je dis, je voudrais vous faire tester quelque chose. Dites-moi ce que c'est. Parce que tu te dis, est-ce que ça va être quelque chose de complètement différent ? Et je...
- Speaker #0
J'en pensais que c'était un truc à manger. Non,
- Speaker #1
et la personne me dit, c'est une crème cosmétique. Ah,
- Speaker #0
je sais que c'est un truc à manger.
- Speaker #1
Non, non, non. Donc quand la personne m'a dit, voilà, c'est vraiment de la cosmétique, je me suis dit, bon, c'est bon, c'est gagné. Déjà, ça, c'était mon étude marketing. Dans la rue, en direct. Et après ? Et après, en fait, si tu veux, moi, ça met longtemps à créer un laboratoire. En fait, on est avant tout un laboratoire qui s'exprime à travers de la marque Matière Boîte Lab. Mais on a mis des années de recherche et développement, parce que là, on est au tout début. Mais il y avait tellement de tests en amont à faire pour vraiment sortir une crème. Et on le sort aussi, à l'époque, parce que j'avais envie de travailler avec des fournisseurs français. donc on a un packaging. qui n'est pas très beau. On ne passe pas beaucoup de temps autour du marketing. Ce qui nous intéresse, c'est vraiment la matière brute. Donc, on sort un peu un poc pour voir ce que les personnes en vrai vont penser. Parce que c'est vraiment ton test, tes études de marketing, tout ça, c'est de le faire grandeur nature. C'est vraiment de te lancer, de présenter, même si ton marketing n'est pas parfait, de dire, essayez, dans un moment, on en reparle. Et donc, c'est ce qui s'est passé. Et on a récolté comme ça beaucoup d'avis.
- Speaker #0
Concrètement, comment tu as été chercher ces premiers clients ?
- Speaker #1
Mais en fait... J'ai créé très vite un site internet pour que les gens achètent. Parce qu'en fait, si tu veux, les gens ne te donnent pas vraiment leurs réponses si tu ne les fais pas payer. Pour vraiment avoir un vrai avis, il faut payer le prix et voir comment. Et donc, c'est comme ça qu'au départ, on voit que ça plaît énormément. Et on a fini le marketing de l'entreprise. On a sorti en mars 2025. On a travaillé sur le conditionnement parce qu'on a eu aussi nos producteurs qui ont vraiment amélioré, ils ont fait des innovations dans leur packaging. On a pu passer d'un packaging qui était en plastique, recyclé, tout ça, mais en packaging en verre rechargeable. Donc on a pu vraiment travailler et peaufiner nos dernières formules en rajoutant des bons actifs qui allaient bien aussi. Et donc en mars 2025. La matière brutelable, comme tu la connais, est née.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a été le plus difficile pendant cette période ?
- Speaker #1
C'est une période longue. À côté de ça, en plus, j'ai mes quatre enfants qui naissent. C'est de réussir à vivre ta vie perso, pro, avec un mari qui entreprend. Il est multi... Merci. plusieurs entreprises, donc il faut aussi... Voilà, tu ne peux pas dire, bon, maintenant, c'est à moi. Il faut trouver sans vouloir renoncer à sa famille et ses enfants. C'était la question tous les jours qu'on peut se poser, c'est de trouver le juste équilibre pour réussir à mener tout ça de fond sans s'épuiser. Et surtout, quand tu as cette énergie vitale en toi, comment tu fais pour... Donc ça, c'est difficile. Mais après, c'est tout ce processus qui est long, toutes ces marches que tu montes, petit à petit, c'est le temps que ça prend. C'est long, en fait. Et il ne faut pas vouloir... En tout cas, pour monter un projet, je pense, avec vraiment une ambition, sans vouloir juste créer une marque pour pouvoir la revendre deux ans plus tard, en fait, c'est de bâtir des socles. Donc, il faut vraiment être patient.
- Speaker #0
Tu parlais de persévérance.
- Speaker #1
Et de la frustration aussi, parce que parfois, tu es là, tu rencontres des gens incroyables. Tu dis, tu as des journalistes qui te relaient, des choses comme ça. En fait, non, c'est beaucoup plus complexe. Et donc, il faut vraiment... accepté de ne pas aller trop vite.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui a fait que tu n'as pas lâché ?
- Speaker #1
Eh bien, c'est cette vision que tu as depuis le début. Que j'ai depuis le début. Et puis, j'ai un super actionnaire qui est mon mari, qui aussi, lui, croit aussi beaucoup à ce projet. C'est les équipes qui sont là, qui sont hyper engagées. C'est tous ces producteurs qui font un travail incroyable que nous, on valorise dans nos soins. C'est tout ça. Et en fait, ça a du sens pour moi. Ça crée de la valeur et ça a du sens. Donc oui,
- Speaker #0
tu ne te vois pas faire autre chose.
- Speaker #1
Si, je pense que je ferai d'autres choses. Mais ce projet-là, il est déjà conséquent. Et puis, j'ai eu l'idée un peu plus tôt que le marché. Aujourd'hui, on voit que le marché, il y a beaucoup de cosmétiques plus technologiques, on va dire, avec aussi beaucoup. beaucoup d'injections, plein de choses qui sont en parallèle. Mais il y a ce marché aussi de la clean beauty qui est là et qui se développe et qui cohabite. Donc, il y a vraiment un beau marché. Oui,
- Speaker #0
oui. Et ce que j'aime bien explorer dans les épisodes, justement, des moments... ça peut être pro, ça peut être perso, où ça a été particulièrement difficile ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour qu'on comprenne un peu déjà le discours intérieur que tu as, ce que tu te racontes à toi-même, justement pour sortir de ces moments difficiles, qu'on comprenne un petit peu ton état d'esprit et ce qui fait que tu as tenu.
- Speaker #1
Un qui est particulièrement difficile, c'est à l'arrivée de mon deuxième enfant, quand en fait, tu sais, on dit souvent, c'est hyper important l'entourage. Mais quand on entourage...
- Speaker #0
Quand il arrive quelque chose de grave autour de toi et que ton entourage s'effondre et que tu te retrouves en fait seule dans la difficulté, dans la tristesse, dans l'émotion de personnes qui partent. Eh bien là, il va falloir aller trouver ses ressources en soi parce que dans une période d'extrême... Quand tu accouches, tu es vulnérable. Quand tu viens de vivre neuf mois de grossesse, surtout quand t'entreprends et que t'as rien lâché jusqu'au bout, t'es fatiguée et donc t'es pas du tout dans les bonnes conditions pour pouvoir affronter des difficultés et des défis que te présente la vie. Moi, ma solution, ça a été de faire un pacte avec moi-même, de me marier avec moi-même et de me chérir avant tout, plus que tout, et de trouver en fait les ressources en allant voir plein, plein, plein de choses autour de moi pour pouvoir vraiment réussir à m'en sortir de cette... de ce moment difficile qui a été assez court mais très intense pour pouvoir accompagner mes enfants, accompagner mon équipe, accompagner ma famille et continuer.
- Speaker #1
Et tu as été chercher quel genre de ressources ?
- Speaker #0
Des très terre-à-terre et beaucoup plus spirituelles. La première chose que je me suis faite, c'est que je suis partie avec mon bébé faire une cure maman-bébé que je me suis payée toute seule. Parce que voilà, en me disant... Là, déjà, il faut qu'on s'occupe de moi et de mon bébé. Et c'est moi-même qui va m'occuper. Là, personne ne pouvait m'aider. Donc, il fallait que j'aille m'occuper de moi-même. Et j'avais aussi un super médecin homéopathe que j'adore, qui est devenu d'ailleurs le parrain de mon fils, qui, du coup, lui, m'accompagnait à ce moment-là de grandes fatigues, de plein de remèdes avec des plantes. Donc, je me disais, t'es sûre que ça va marcher là ? Est-ce que c'est que des plantes que tu me donnes ? Est-ce que ça va marcher ? Parce que je suis vraiment très fatiguée. Ça va être très dur. Il faut vraiment que je me remette très vite de ce moment difficile. Il me disait, t'inquiète pas. Et puis, il m'a vraiment donné à ce moment-là la confiance en moi. Parce que là, pendant une semaine, j'ai vraiment lutté contre moi-même. J'étais vraiment en survie. Je n'arrivais plus à dormir, plus à manger, plus à... J'étais comme si j'étais sortie de mon corps, tu vois. Parce qu'on avait vraiment des gros événements familiaux qui étaient très difficiles à gérer. Et voilà. Donc, à ce moment-là, lui m'accompagne. Je pense que déjà, trouver un bon médecin, c'est intéressant. Il ne m'a jamais donné de médicaments ou quoi que ce soit, en tout cas, pour m'accompagner. Donc, pas que je dis qu'il ne faut pas prendre de médicaments, mais en tout cas, il y avait d'autres alternatives à ce moment-là. Et puis ensuite, j'ai fait de la kinésiologie. Me reconnecter à mon corps, à savoir un petit peu qu'est-ce qu'il avait à me dire. J'ai fait de la mémoire cellulaire. Je suis partie dans le désert avec un chaman.
- Speaker #1
Ok, mais tu avais tout ce qui était à ta disposition.
- Speaker #0
J'ai vu plein de choses. Avec des coachs sportifs aussi, le sport. Et en fait, le mouvement. Le mouvement, en te disant... Voilà, c'est le mouvement. En tout cas, moi, je pense que le mouvement te permet de ne pas rester dans cet état... D'immobilisme,
- Speaker #1
de je vais pas bien.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et t'as senti un moment que ça pouvait quand même vaciller dans ta tête ? À un moment, presque idée noire.
- Speaker #0
Ah oui, il y a une période... Pendant une semaine, j'avais très peur. Vu qu'il y avait des personnes encore dans le coma autour de moi, il y avait pas mal de choses difficiles. J'avais vraiment des idées noires. La nuit, ça arrivait, qui m'empêchait de dormir, que ce soit pour mon bébé, moi qui me disais « mais j'ai plus d'énergie, j'ai plus rien, je peux plus, j'y arrive pas » . Et donc là, c'est des mantras personnels qui t'aident à te dire « là, à ce moment-là, je veux survivre, je veux vivre » . C'est ce que je me disais. Je veux vivre.
- Speaker #1
Tu te disais ça.
- Speaker #0
Oui, mais non-stop. Parce qu'en fait, quand tu arrives à un état où tu es vraiment mal, c'est difficile. Tu n'as pas envie de rester sur Terre.
- Speaker #1
Oui, et je pense que le message que tu donnes, c'est vraiment d'aller chercher des ressources. De ne pas rester tout seul, d'aller chercher des ressources, que ça passe.
- Speaker #0
Oui, mais pas ceux que tu as l'habitude d'aller chercher. Et puis avoir confiance en toi. là C'est très important. Je me rappelle que même à ce moment-là, quand je suis vraiment mal, même la musique classique que j'écoutais pouvait avoir un impact positif ou négatif sur moi. C'est-à-dire que vu que tu es dans une ultra zone de vulnérabilité, tout va avoir un impact. Ce que tu vas manger. Donc la première chose, quand je suis arrivée chez mon médecin, je lui dis, je n'en peux plus. Christian, aide-moi, je n'en peux plus. Il me dit, va te mettre dans la salle de yoga, allonge-toi et regarde, j'ai plein de CD. Alors là... il me dit mets le CD, il a des CD j'adore mets le CD que tu veux et là j'ai mis la chanson du Dalai Lama c'était Chant guérisseur c'est très bien pour moi il y avait des pierres, il y avait plein de choses je pose mon petit bébé qui s'endort je me dis wow il dort et là je me reconnecte et puis il vient me voir et me dit qu'est-ce qui te ferait vraiment plaisir Annabelle et là je lui dis un chocolat chaud c'est un truc que je prends jamais c'est le retour en enfance, j'avais vraiment besoin qu'on s'occupe de moi et puis après il me dit Merci. « T'inquiète pas, je te prépare à manger. » Alors qu'il avait des consultations toute la journée. Et là, je dis « Mais comment ça, tu me prépares à manger ? » « Si, si, parce que j'arrivais vraiment plus à manger. » Et là, il me dit « Donc, je vais m'installer dans sa cuisine. » Et là, il m'avait fait comme, je ne sais pas si tu as vu ce film, Le Paris. Ah oui,
- Speaker #1
non,
- Speaker #0
je n'ai pas vu. Il m'avait fait une table de... J'avais un milliard de trucs à manger devant moi. et Et là, il me dit, regarde, je suis allée ramasser un peu d'ail des ours. J'ai fait un petit beurre avec, regarde, cette petite tortine avec cette petite soupe de cresson. En fait, donc, il m'a nourrie de l'intérieur, mais avec des choses extrêmement bonnes pour ma santé. Donc, à ce moment-là de grande vulnérabilité, tout ce que tu vas, les gens que tu vas fréquenter. En fait, là, je cherchais que du bon pour vraiment aller mieux. Donc, de la très bonne nourriture, de la musique. la fréquence tu vois, la musique elle peut avoir vraiment une fréquence qui te permet de les ondes, des fréquences qui peuvent t'aider à te guérir en fait ça va être le pouvoir des plantes, ça va être le mouvement et la femme qui va mal aussi elle a tendance à s'isoler, donc c'est vraiment d'aller aussi essayer de voir les bonnes personnes, donc je suis partie au Maroc avec des copains mais des super bons copains à cette époque, et c'est vrai que cette histoire là Merci. Je la raconte très peu. Enfin, je ne vais pratiquement jamais raconter parce que c'est vraiment une histoire où tu te sens, quand tu es quelqu'un qui, tu vois, joie de vivre, puissance, énergie, tu ne sais pas que tu peux avoir des moments de faiblesse comme ça. Et tu ne sais pas qu'il y a quelque chose qui va lâcher à un moment donné.
- Speaker #1
Oui, mais personne, personne. En fait, tu penses qu'il n'y a aucune femme qui a l'abri, au contraire.
- Speaker #0
Ah ben non, aucune.
- Speaker #1
Et que, justement, c'est dans des moments comme ça. que tu trouves une vraie force parce que tu te dis jamais j'aurais imaginé pouvoir traverser ça.
- Speaker #0
Traverser ça. Personne d'ailleurs ne l'imagine de toi.
- Speaker #1
Alors que quand tu es dedans, non seulement tu y arrives, mais en plus tu ressors avec encore plus de force. Oui.
- Speaker #0
Et je me dis souvent, bon, c'était un peu dur quand même. Et donc, il ne t'arrive pas des choses par hasard. Donc moi, je pense que la vie m'a envoyé plein de signaux que je n'ai pas vus. Là, je suis allée jusqu'à là. Parce que j'ai... au départ, j'en voulais vraiment à mon entourage. Puis après, j'ai pris ma part de responsabilité par rapport à ça parce que t'es pas victime de ce qui t'arrive. En fait, j'ai ma part de responsabilité. J'ai pas vu des choses. Je pensais peut-être que j'étais... Parce que, tu vois, souvent, on me disait, t'es un petit soldat, t'es une super woman, t'es quelqu'un... Mais oui, mais en fait, tu le penses. Et puis, bon, oui, quand t'as... J'étais sportive de haut niveau, donc tu sais te mettre dans le rouge très souvent, tu sais y rester, tu sais gérer tout ça. Mais la chose, c'est comment, voilà, quand... En fait, tu ne peux pas être dans le rouge à ce moment-là. Et ça, cet événement-là, je l'ai vraiment détesté. Mais je pense que c'est une des choses les plus belles qui me sont arrivées dans la vie. Avec mes enfants, bien évidemment. Mais parce qu'en fait, ça te transforme. Et je ne suis plus du tout la même personne qu'avant. Et je m'aime beaucoup plus aujourd'hui, déjà parce que je me suis mariée avec moi-même. Et je pense que, enfin, aujourd'hui, je suis très solide.
- Speaker #1
encore plus que ce que j'étais avant t'as été chercheur au fond de toi même c'est marrant ce que tu dis sur cette zone de être dans le rouge il n'y a pas longtemps j'ai fait une formation de pilates parce que j'avais envie de me former aux pilates mais vraiment presque plus pour ma pratique personnelle et la prof elle était exceptionnelle et elle expliquait cette notion de moi en plus par ailleurs je fais de la gym suédoise qui est du fitness où on te pousse beaucoup à aller dans ton cardio, faire du renfaux et tout Et puis les gens qui participent à ces sessions-là sont plutôt des gens qui aiment le challenge, tu vois, par définition. Donc ils le recherchent dans le sport, ils le recherchent un petit peu partout. Et là, elle nous disait vraiment, vous allez les voir, les gens qui vont être en recherche de performance pendant les cours de pilates, mais vous n'avez pas besoin de vous mettre dans le rouge, en fait, pour être bien. Et au contraire, allez voir le rouge, mais revenez toujours dans le orange. Et en fait, cette image, elle est tellement vraie dans la vie. Tu n'as pas besoin d'être tout le temps dans le rouge. Si tu es trop dans le rouge, de toute façon, tu vas te cramer. Et je trouvais que c'était intéressant. Et à force de me le dire, je me suis dit, c'est vrai.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord avec toi. Et moi, souvent dans le sport, je dis, moi, j'aime bien rester dans ma zone verte. Parce que je suis sportive, mais en fait, la zone verte, elle est déjà extraordinaire. Je prends beaucoup de plaisir. Et dernièrement, on me dit, mais toi, tu arrives... Parce que par exemple, la posture en yoga de monter sur la tête, c'est une posture que j'ai vraiment du mal à la faire. Et on me dit, mais pourtant, tu es super musclée, sportive et tout. Pourquoi tu ne la fais pas ? Et je dis, mais elle me fait tellement sortir. Bon, c'est très bien de sortir de sa zone de confort. Elle me fait tellement sortir de ma zone de confort. Et là, je suis dans la zone rouge quand je la fais.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Donc en fait, je me dis... Après,
- Speaker #1
il y a un entre-deux, évidemment, on peut être en rouge. Mais en fait, ce n'est juste pas tout le temps. Et on voit, même dans les cours de sport, des fois, les gens se regardent. Est-ce qu'elle y arrive ? Est-ce que j'y arrive ? C'est vrai que des fois, ça fait du bien à l'esprit. Oui,
- Speaker #0
et quand toi, tu es souvent à 300 %, il faut savoir que les gens autour de toi, ils ne sont pas tous à 300 %. Et donc, tu peux griller tes équipes. Et souvent, je dis, il faut, comme un match, alors bon, je prends le foot, mais ce n'est pas du tout ma passion, le foot. Mais tu vois, avant un match, d'abord, tu as une stratégie, tu entraînes tes équipes, tu... Et moi, je me place en tant que coach. Après, tes équipes jouent, parce que c'est un peu, quand tu es dans le business, tu joues, tu as des concurrents en face de toi, donc tu joues. Et ensuite, que tu gagnes ou pas, il faut prendre le temps de récupérer et aussi de débriefer. Et moi, souvent, mes équipes... Enfin, je pense, des erreurs que j'ai pu commettre, de Il faut laisser le temps aux gens de récupérer aussi pour qu'ils puissent assimiler et leur laisser leur temps aussi à eux, qui n'est pas forcément le tien. Donc voilà, il faut temporiser.
- Speaker #1
Du coup, dans cette période, comment tu fais avec tes autres enfants ? Parce que dans cette période un peu difficile, tu as déjà...
- Speaker #0
C'est le deuxième. Donc tu as déjà un premier. Et heureusement, j'ai un fils, le premier, que je disais... Je pense que c'est le petit prince, il vient d'une autre planète. Il est vraiment extraordinaire. Ce petit bonhomme, à 3 ans et demi, je lui demandais, quand on ne savait pas où on allait habiter, je lui disais, tu vas habiter où ? Il me dit, quelle question ? Maman, je veux habiter dans mon corps.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Tu vois ? Donc lui, il avait cette notion de...
- Speaker #1
Il est bien partout.
- Speaker #0
Il est bien partout. Et je pense qu'à ce moment-là, c'est peut-être la seule fois où je l'ai vu à un moment donné s'énerver. Mais c'est le genre d'enfant que tu n'as pas besoin de punir, que tu n'as pas besoin... Donc j'avais de la chance. d'avoir ce petit bonhomme qui était, je pense, très bien dans ses baskets, résilient, et que à ce moment-là, je ne sais pas comment il fait, mais il fait. Ta mémoire, tu sais que dans ces moments-là, tu as du mal parfois à savoir exactement ce qui s'est passé. Tu sais que c'était dur. En plus, c'était très court, cette période. Vraiment, c'est peut-être... J'ai dû lutter contre moi pendant un mois, un mois et demi, mais très, très violemment. Mais après, je suis repartie directe.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #0
Vraiment.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu as envie de leur transmettre aujourd'hui à tes enfants ?
- Speaker #0
De s'aimer plus que tout. Parce que l'amour de soi, moi je pense que c'est une clé, vraiment, c'est la première que j'ai appris. Et de ne pas attendre l'amour des autres, ce n'est pas aux autres de faire ta météo interne, ce n'est pas aux autres de te dire si tu es bien ou tu es mal, de ce que tu vas dire. C'est vraiment de s'aimer plus que tout.
- Speaker #1
Et comment tu développes du coup ça ? Parce que cette confiance en soi, déjà, est-ce que tu l'as toujours eue ?
- Speaker #0
Moi, je remercie ma maman pour le coup, parce que j'adore mes parents. Mon père a été très exigeant. Il a toujours voulu le meilleur pour nous. Il était assez... Voilà, il voulait tirer le meilleur du potentiel. Et je pense que j'ai fait pas mal aussi d'études pour mon papa. Et ma maman, parce que dernièrement, on m'avait dit, quelle mère tu veux être ? Et en fait, je me suis dit, mais qu'est-ce que ma maman m'a transmis ? En fait, ma maman, elle était tout le temps présente. Elle était là. Elle était pleine d'amour, elle était toujours très positive et elle a des yeux qui pétillent, ma maman, et c'était de l'amour assez simple. Elle n'a pas fait quelque chose d'extraordinaire, mais si, je pense que c'était ça. Ça t'a donné confiance ? Énormément, je pense. Je pense qu'elle était tout le temps là pour me donner des mots en essayant de ne pas me faire culpabiliser. il y a une maman qui... avec le goût du beau, mais sans pression. Voilà, donc je pense que l'environnement familial, il est important.
- Speaker #1
Oui, oui. Et ce que tu as envie de transmettre aujourd'hui à tes enfants, c'est ça ? C'est cet amour et cette confiance, justement, pour qui s'aime ?
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, quand tu es une maman entrepreneuse, tu te dis, mais comment faire ? Parce que tu te dis, je ne suis jamais au top. Et en fait, quand je suis avec eux, j'essaye vraiment d'être là, d'être présente, d'être... De les accueillir, d'être à leur niveau, de les regarder, de me connecter à leur petit cœur. Et je me dis que c'est déjà suffisant. Si je peux déjà bien faire ça, c'est déjà pas mal. Et je pense que du coup, c'est vrai que ça les apaise énormément, ça les calme. Parce que parfois, tu as envie d'être autre chose. Mais si c'est déjà ça et que ça leur apporte cette notion de confiance, c'est vraiment...
- Speaker #1
Ouais, c'est déjà... Ouais. Faisons quel âge ?
- Speaker #0
11 ans, bientôt 12, 8, 5 et 2 ans et demi.
- Speaker #1
Ah oui, 2 ans et demi. Donc en fait,
- Speaker #0
ouais. 3 garçons et une petite fille. T'as fini par avoir une petite fille ? Ouais, ouais, magique. T'as invité chez nous.
- Speaker #1
Et tu voulais une petite fille ?
- Speaker #0
Bah en fait, ce que tu veux, moi j'adore. Mais quand elle est arrivée, je pense que mon mari voulait encore. quand il a su que c'était une fille qu'il a changé, qu'il s'est transformé c'est sûr il s'est dégagé beaucoup plus de temps il est beaucoup plus présent c'est mignon, il est dans le quatrième les garçons ça ne l'intéressait pas il adore mais je pense qu'une fille de toute façon je le vois bien il craque complètement devant elle tu sais on le dit souvent mais moi je le constate c'est trop mignon,
- Speaker #1
deux garçons je rêve d'avoir une fille oui je comprends on ne choisit pas mais il paraît J'avais entendu une statistique qui disait que quand tu avais des enfants du même sexe, il y avait quand même des chances pour que les suivants soient du même sexe. Mais bon, je vois aussi des contre-exemples. Tu vois. Toi, tu as un merveilleux contre-exemple, parce que tu en as eu trois.
- Speaker #0
Et là, j'ai une copine, pareil. Trois, la dernière, une fille.
- Speaker #1
Tiens, vraiment, c'est audacieux.
- Speaker #0
En fait, je pense que deux, trois... Avoir des enfants, c'est audacieux. Oui, oui, oui. Aujourd'hui.
- Speaker #1
Mais juste là, c'est plus un titre perso. Est-ce que ça a été dur, justement, ce basculement de deux à trois, puis de trois à quatre ? Est-ce qu'à chaque fois, le plus un a été difficile ? Ou pas vraiment ?
- Speaker #0
Moi, il a été dur du 1 au 2 parce que j'ai eu ces événements familiaux qui ont été difficiles. Mais moi, j'ai plutôt trouvé que le plus dur, même si c'était un moment merveilleux, mais le 0 à 1, tu vois ? Parce que moi, ma vie avant, on ne t'apprend pas l'entrepreneuriat au féminin. Tu fais les mêmes études qu'un homme et quand en fait, tu commences à avoir ce projet de maternité et que tu as, vis ce moment de maternité, en fait... Tout change. Et tes 80 heures que tu avais prévues à te mettre à ton business plan, en fait, ils ne sont pas du tout possibles. Parce que déjà, physiologiquement, c'est toi qui portes l'enfant. Moi, j'ai décidé d'allaiter. Et tu es la maman, en fait. Donc, ça va changer. Et là, au départ, tu dis, ça c'est dur parce que il faut vraiment mettre son égo de côté. Moi, j'ai beaucoup, beaucoup travaillé sur ça. Et de me dire... Là, il va falloir que je me transforme aussi. Et je les remercie parce que, tu vois, ça c'est un autre... Avec mes enfants, ils m'ont transformée et ils m'ont vraiment permis d'être la femme que je suis aujourd'hui qui va aussi faire en sorte de... Ce côté bienveillir, pour moi, c'est parce que j'ai envie de bienveillir avec eux longtemps. Que je ne sois pas un poids. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
En fait, ça a tellement de sens, ton projet. C'est que tu le fais aussi... Du coup, tu trouves que tu l'incarnes bien, mais pour plein de mamans qui se reconnaîtront aussi, de se dire, moi si j'ai envie de bien vieillir, ce n'est pas pour être parfaite toute ma vie, mais c'est pour être bien avec mes enfants le plus longtemps possible.
- Speaker #0
Et vivre tous les âges pleinement. Tu vois, moi, j'ai adoré avoir 20 ans, mais aujourd'hui, je n'ai pas envie d'avoir 20 ans, j'adore avoir 40 ans. Et même parfois, intimement, je me projette dans ces femmes qui ont 70 ans, 75 ans, je les regarde beaucoup dans la rue. Je regarde beaucoup les femmes, les vieilles femmes dans la rue. Je me dis, à ce moment-là, j'aurai le... temps, et j'ai envie de le prendre aussi aujourd'hui, mais de contempler, d'être sage, de regarder ces enfants. J'aurais des petits-enfants en plus, parce que je pense que j'en aurais. Et d'avoir ce temps de passer avec ces enfants sans avoir rien d'autre à faire que de regarder vivre. C'est magnifique.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous parler de ta routine skin care ? Madine Mathière-Brux.
- Speaker #0
Alors, elle est assez minimaliste, comme, on va dire... nos formules. Donc, dans les soins matière brutelable que j'affectionne particulièrement, c'est le matin, on va dire mon café ou matcha pour la peau, ça va être la brume. Donc, en ce moment, j'ai adopté la brume apaisante avec de l'immortel, de la camomille et de la lavande parce que c'est vraiment les plantes du moment qui correspondent parfaitement aux besoins de ma peau où tu vois, on prend un petit peu le soleil, on a envie... de resserrer un petit peu ses pores. Avec l'immortel, il y a un côté très antioxydant, donc dans le bien-vivir aussi, qui est intéressant. Donc ça, je commence avec ma petite brume. Et là, en ce moment, j'ai ma crème qui va avec. Elle est orange, elle s'appelle la crème apaisante, qui, elle, est là pour vraiment, on va dire, apaiser ma peau, parce qu'on vit beaucoup outdoor, donc notre peau, elle est vraiment sollicitée. Il y a des changements de température entre la clim, on l'a bien vu ces derniers temps. Donc, La peau, elle se prend vraiment des chocs hydriques, des stress. Elle est sous stress en été. Et donc, on dit que la protection première de la peau, c'est le sébum et la transpiration. Et souvent, l'été, on te vend des huiles sèches, des huiles qui vont être desséchantes pour ta peau. Là, il faut vraiment, avec vraiment des textures intéressantes, mais venir l'envelopper avec une forme de protection. La crème apaisante, elle est extraordinaire pour ça, avec du calendula, qui est cette plante solaire qui va vraiment aux mille vertus et qui va aussi illuminer. Donc le soir, quand j'arrive, je n'ai pas besoin de mettre quoi que ce soit, on a la peau en été qui, en général, est très lumineuse. Le soir, j'arrive avec ma petite crème juste, et ça, ça va me permettre, dans la soirée, on me dit souvent, ah, tu rayonnes là, merci la crème apaisante. Donc ça, c'est le matin. et puis alors après j'ai des petites routines beauté tu vois je vais utiliser ma brosse le matin pour me faire du drainage lymphatique j'active ma lymphe aussi un petit peu en sautant mais ça c'est pas trop skin care c'est plus... tu vois moi je vais sautiller quand je me réveille pour activer ma lymphe et après je prends ma brosse pour venir drainer, détoxifier mon corps aussi et j'ai aussi le matin après ma... C'est le truc un peu... C'est mon gratte-langue. J'adore. Tu fais ?
- Speaker #1
Non, j'en ai beaucoup entendu parler. Cuivre. Au cuivre,
- Speaker #0
parce que voilà. Et en fait, ça, quand tu l'as fait, tu dis, ah non, mais je ne peux plus m'en passer. Donc voilà, comme ma bouche, c'est le gratte-langue.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
C'est vrai que le matin, j'aime bien masser ma peau. Parce qu'en fait, moi, je suis convaincue que la cosmétique, c'est une étape indispensable, mais que bien évidemment, le geste est très important. Donc, je vais vraiment prêter de l'attention. à de bas en haut, à vraiment venir aussi drainer ma peau, à venir la tapoter, l'activer. C'est plutôt le soir où je vais plutôt venir détendre, tu sais, toutes les crispations au niveau crânien. Et je vais vraiment, avec une petite brosse à pique, venir détendre tout ça en me massant aussi le soir. Et en fait, tu vois, souvent on dit, non mais tu trouves où le temps ? Mais en fait, vraiment, il y a du temps. C'est juste peut-être que je ne fais pas... d'autres choses, j'ai renoncé à d'autres choses. Mais pour prendre soin de soi, il y a du temps, même avec quatre enfants, tu vois. Oui, oui.
- Speaker #1
Bel exemple, tu fais ça le soir, j'imagine quand ils sont couchés.
- Speaker #0
Le matin, avant qu'ils se réveillent. Mais parfois, ça peut durer que cinq. Oui, oui, c'est ça. En fait, c'est pas besoin. Enfin, tu vois, le morning routine, elle n'a pas besoin d'être pendant une heure, une heure et demie. Si t'as pas le temps, cinq minutes, ça suffit, en fait. C'est juste déjà. Et le corps, en fait, c'est des points d'ancrage. Il se souvient de ce que t'es en train de lui faire. Il suffit juste d'activer un tout petit peu, et il fait ok. Ça lui fait du bien. Ça lui fait du bien. C'est peut-être aussi placebo, j'en sais rien, mais en tout cas, ça fonctionne énormément. Et surtout, moi, j'ai une activité assez dense. Il y a des moments où je ne dors pas du tout, et je pense que ça ne se lit pas trop sur le visage, parce que justement, ça...
- Speaker #1
Ce que je dis, ça sauve.
- Speaker #0
Non, mais le massage est juste incroyable. Donc ça, vraiment hyper important. Et le soir, même si j'ai peu de maquillage, je vais prendre mon soin démaquillant. Il est nettoyant parce qu'il est ultra doux. Il est aussi très enveloppant. Et puis, parce que quand tu vas faire un petit tour dans la ville, forcément, la pollution, tout ça. Donc, je m'enlève tout ce qui a pu venir traîner sur ma peau la journée. Je prends ma crème. Et moi, j'adore parce que chez Matérial Brutelab, on a des petits boosters. On en a 12 qui peuvent fonctionner avec la saisonnalité, mais aussi avec ta préoccupation de ta peau. Parce qu'en fait, c'est comme quand tu manges. Il faut vraiment... Tu vois bien que quand tu as fait des excès, le lendemain, tu vas te faire une petite... tomate mozza, tu vas faire beaucoup plus light et quand tu as vraiment besoin de quelque chose beaucoup plus riche, notamment en hiver, tu vas te faire des choses beaucoup plus conséquentes. Eh bien là, avec ces petits boosters, je vais pouvoir venir aussi faire du sur-mesure. Donc j'ai ma crème en base et je vais venir choisir dans mes plantes, dans mes petits boosters ce dont j'ai besoin. Les boosters,
- Speaker #1
ils sont formés d'huile ?
- Speaker #0
Oui, c'est des petites huiles, des mono-huiles avec vraiment, on est allé chercher des plantes qui ont été extraites d'une certaine manière. pour vraiment avoir une concentration. Tu vois, notre macérat à huile de calendula, c'est 40 jours au soleil, macération lente, transformation lente, pour vraiment venir avoir une activité. Donc, il est très, très coloré, notre macérat à huile de calendula. Il a une senteur. Donc, tu te plonges vraiment dans l'été, dans ce côté, mais c'est évanescent puisqu'on n'a pas de parfum. Oui,
- Speaker #1
d'accord. Justement, pour matière brute, ta vision pour matière brute dans les prochaines années, c'est quoi ?
- Speaker #0
T'as envie de l'emmener où cette marque ? Elle va être physiquement ce laboratoire à Havane, en Bretagne, au bord de la mer, dans un environnement ultra préservé. On a déjà aussi des champs un petit peu autour, donc on va pouvoir aussi faire pousser une partie des plantes vraiment très proches. Moi j'ai envie de créer un centre là-bas autour du bien vieillir, avec des personnes comme toi. qui ont vraiment une approche holistique du bien vieillir. Donc ça va être autour de plusieurs piliers qui sont aussi le mouvement, la gestuelle, le bien-être, le bien manger, le bien bouger. Mais avec ce laboratoire-là, c'est aussi montrer qu'il y a une autre façon de produire. Donc on peut aussi demain développer d'autres laboratoires tels que Matière Brutelab dans des endroits dans le monde où il y aura un terrain de jeu aussi, des plantes. parce qu'à chaque fois, si tu te développes par exemple à San Francisco, on peut reproduire les mêmes types de formules, mais avec des plantes locales. Parce qu'en fait, tout est là autour de nous. Tu sais, souvent on dit dans la nature, il y a le poison à côté de la plante, qui ont de grosses vertus. Pour nous, en France, il y a tellement de choses, de belles choses, et notre peau peut aller puiser vraiment dans ces plantes qui poussent près de chez nous. Mais demain, on va en Afrique. J'utiliserais bien évidemment la carité du jojoba, de l'huile d'argan. Oui, oui, d'accord. Parce qu'en fait, voilà, quand tu vis là-bas, tu as besoin de ça, en fait. Oui, d'accord, d'accord. Voilà.
- Speaker #1
J'arrive sur mes questions de fin d'épisode. Tu as régulièrement parlé de la beauté, c'est une de mes questions. Qu'est-ce que la beauté signifie pour toi ?
- Speaker #0
Moi, la beauté signifie pour moi, déjà, une femme ou un homme qui va vraiment, tu sens qu'elle rayonne. Donc, ça ne correspond pas forcément à un esthétique de beauté. C'est un visage aux mille contours. Aux mille couleurs, c'est un visage qui va aussi... Enfin, c'est pas qu'un visage d'ailleurs, c'est une posture, c'est une façon de se tenir. Tu vois, souvent quand je suis les vieilles dames dans la rue ou les vieux messieurs, c'est souvent des gens qui sont assez élégants quand même, qui regardent loin, qui ont une gestuelle. Et quand je m'approche d'elles, je rêve de voir leur vrai visage, surtout pas un visage trop transformé en tout cas, un visage où je peux voir que leur... peau expriment leur vécu, ce qu'elles ont pu vivre. Donc, c'est un visage vivant avec des belles rides, des rides de joie, des rides de la vie, des difficultés qu'on a pu avoir aussi au travers, mais c'est vraiment des visages qui expriment la vie. Donc, ce n'est pas forcément un visage figé. Je pense à tout âge, j'adore regarder les visages des gens et de voir que ils sont... Il rayonne. Il rayonne, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et ce qui t'émeut le plus ?
- Speaker #0
C'est sûr que les enfants. C'est vraiment très, C'est émouvant. Et donc...
- Speaker #1
Tu en as quatre, donc tu as quatre doses.
- Speaker #0
Oui, quatre doses. Ça, c'est vraiment beaucoup d'émotions. Mais après, autre chose qui est un peu bizarre, tu sais, c'est quand... Et là, c'est peut-être un côté avec mon côté... Je vais dire le mot puissance, mais quand... Je regarde les JO, par exemple, et à la fin, quand je vois des gens monter sur leur marche avec leur médaille et qui pleurent, ça m'étonne. Ça m'étonne. J'adore.
- Speaker #1
Si tu pouvais parler à la Annabelle d'il y a dix ans ?
- Speaker #0
Je lui dirais, t'as le temps.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Pas se griller.
- Speaker #0
T'as le temps.
- Speaker #1
Pas brûler les étapes. C'est vrai qu'on peut avoir cette tendance-là.
- Speaker #0
Et surtout, dans l'ambition, je veux dire, c'est pas... Mais quand toi, dans ta tête, tu dis, ce projet-là, il est quand même assez conséquent. Ça va prendre du temps. Et l'expression que j'adore, c'est « Le temps ne pardonne pas ce que tu fais sans lui. » Alors, elle n'est pas facile à comprendre comme ça, mais globalement, à chaque fois que tu veux gagner du temps, même du temps sur ton visage, pour te rajeunir ou des choses comme ça, eh bien, il y a toujours un effet négatif. Et donc, en fait, il faut vraiment prendre le temps de vivre. Et oui, ça, c'est important.
- Speaker #1
Quelle femme tu verrais au micro de ce podcast ?
- Speaker #0
Alors... Maria Montessori mais elle est morte.
- Speaker #1
C'est quelqu'un que tu peux éventuellement activer ? Natacha Andrews,
- Speaker #0
je trouve qu'elle m'inspire beaucoup. J'adore sa philosophie de vie et tout ce qu'elle peut dire. Oui,
- Speaker #1
vous avez déjà travaillé ensemble donc tu la connais personnellement.
- Speaker #0
Oui, c'est une femme que j'admire beaucoup.
- Speaker #1
J'ai un rituel de fin qui est le rituel du miroir. Tu vas devoir te regarder dans le miroir et tu me dis ce que tu vois.
- Speaker #0
Eh bien, je vois une femme que j'aime plus que tout.
- Speaker #1
Ça a toujours été le cas ? Tu as toujours réussi à te regarder facilement au miroir ou pas ?
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Non, non, non, je ne pense pas. Je pense qu'avant, je regardais plus le regard des autres.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Le regard que les autres pouvaient porter sur moi. Et aujourd'hui, en fait, je sens que ça vient de mon cœur, tu vois. Et travailler vraiment. La tolérance vis-à-vis de soi, la bienveillance, l'indulgence, tous ces mots, encore une fois, un peu galvaudés. Mais c'est hyper important d'être vraiment doux comme une meilleure amie, comme une mère, comme quelqu'un que... Oui,
- Speaker #1
ce n'est pas incompatible avec l'exigence.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
pas du tout. Des fois, on se dit, je suis exigeant, du coup, il faut que je sois exigeant envers moi-même et on se dit des trucs pas sympas.
- Speaker #0
Oui, et toutes les fois où je me dis, ah là, j'aurais dû dire ça, mais pourquoi j'ai fait ça ? Après, je me dis, mais lâche-toi la grappe. Lâche-toi la grappe. fais ce que tu peux au mieux. Et en plus, parfois on peut le dire comme une forme d'échec, mais c'est que en pratiquant, en tombant ou en pratiquant cette forme d'échec, qu'on peut savoir comment on veut être demain. Donc en fait, ça fait partie de soi. Ça nous sert.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu as envie de te dire pour les dix prochaines années ? Qu'est-ce que tu as envie de lui dire ?
- Speaker #0
Je t'aime.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Annabelle, pour cet échange. J'ai adoré. Ça nous a toutes envie de découvrir matière brute. Merci infiniment. Merci à toi. Je pense que ça parlera à beaucoup de femmes.
- Speaker #0
J'espère.
- Speaker #1
Et des beaux messages.
- Speaker #0
Parce que c'est vrai que par pudeur, tu n'as pas forcément envie de livrer des choses. Mais après, si ça peut aider.
- Speaker #1
C'est ça. C'est ce qu'on disait, être utile et inciter à passer à l'action. Merci beaucoup. Merci pour votre écoute. Si vous souhaitez aller plus loin, je vous invite à rejoindre ma newsletter. Le lien est juste dans la description. Et à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.