- Speaker #0
Bienvenue dans Quand le destin s'emmène, je suis Céline et je vous emmène dans ces histoires où tout commence souvent par presque rien. Un regard, une rencontre, une coïncidence, parce que parfois il suffit d'un instant que tout s'éclaire ou que tout se bouleverse. Aujourd'hui, je reçois une invitée au parcours peu ordinaire, un métier qui intrigue, qui dérange parfois et qui suscite beaucoup de fantasmes, mais dont on parle rarement sans cliché. Derrière l'image, il y a une femme, un parcours, des choix. Dans cet épisode, on parle de liberté, de regard des autres et de la réalité d'un univers souvent méconnu.
- Speaker #1
Bonjour Delphine, pour les plus intimes on peut t'appeler aussi Foxy n'est-ce pas ? Foxy c'est ça, bonjour. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ton parcours ? Oui alors mon parcours il est super atypique parce que je suis vraiment passée du blanc au noir, des extrêmes vraiment, on ne peut pas s'imaginer, même moi je ne peux pas m'imaginer, il y a 15 ans en arrière que ma vie elle aurait changé à ce point-là.
- Speaker #0
Pour ceux qui ne te connaissent pas. Tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Oui, alors je suis créatrice de contenu pour adultes. Je fais aussi des films pour adultes. Et on a un podcast sur YouTube où on parle de sujets d'adultes et on rencontre des personnes qui sont dans les métiers TDS, dans l'industrie pour adultes, afin de déconstruire les clichés, les tabous qu'on a sur tous ces métiers-là.
- Speaker #0
D'accord,
- Speaker #1
et donc c'est vrai que c'est quand même une industrie qui est assez niche et très spécifique. Comment tu es arrivée en fait là ? L'histoire, elle se fait avec des rencontres en fait. Mon histoire, il n'y a pas un événement qui a changé le cours de ma vie. Est-ce que tu as grandi à la campagne ou en ville ? J'ai beaucoup bougé en fait. Je suis née en région parisienne et mes parents étaient dans l'aéronautique, mon papa était manager dans l'aéronautique. Et après, on a bougé un peu au bord de l'Atlantique. Moi, j'habitais un peu à Marseille, je suis revenue à Paris, je suis allée à Besançon. J'ai grandi à la campagne, en même temps à la ville. J'étais déjà en mouvement dès mes 15 ans, j'étais déjà très atypique.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Ce n'est pas un événement qui a changé le cours de ma vie, c'est des rencontres avec des hommes. Les rencontres et les relations que j'ai eues avec les hommes ont fait la femme que je suis aujourd'hui finalement.
- Speaker #0
Oui, parce que tu me racontais qu'à la base, tu étais plutôt très romantique, que tu avais un schéma familial très classique. Donc toi, tu pars en fait de ce schéma-là.
- Speaker #1
Oui, du schéma un petit peu hétéronormé qu'on a tous, de dire voilà, je vais rencontrer un homme, ça va être l'homme de ma vie, je vais passer ma vie avec, on va se marier, faire deux enfants, un garçon et une fille évidemment, acheter un petit Labrador et une maison à la campagne quoi, mettre un petit serre-tête sur la tête et puis voilà, ma vie, ça allait être ça. c'est la famille décorée c'est exactement ça mais pour moi c'était ok je me suis dit ma vie elle va être super j'étais amoureuse je me suis dit ça va être génial et en fait à
- Speaker #0
aucun moment ça a laissé présager ce qui allait se passer quelle a été la rencontre qui t'a réorientée si je peux dire alors ça a été
- Speaker #1
les hommes en fait. Donc déjà, ce premier homme avec qui j'ai été puisqu'elle a été ultra infidèle m'a beaucoup, beaucoup, beaucoup trompée.
- Speaker #0
Et ça, tu avais quel âge ?
- Speaker #1
Alors, je l'ai rencontré à 16 ans et on s'est séparés vers l'âge de... J'avais 20-21 ans. Il était plus âgé que moi, il avait 20 ans. Quand j'en avais 16, je l'ai rencontré à 15 ans. J'ai perdu ma virginité avec lui, je voulais me marier avec lui, faire des enfants, etc.
- Speaker #0
Oui, c'était l'homme de ta vie.
- Speaker #1
Ah oui, non mais c'était sûr. Et en fait, il m'a énormément trompée. Moi, j'étais très malheureuse, je ne comprenais pas. Et déjà, même à l'époque, cet homme consommait de la pornographie, comme beaucoup de personnes.
- Speaker #0
Oui, oui, jusque-là, rien d'étonnant.
- Speaker #1
Rien d'étonnant, mais pour moi, c'était très difficile à comprendre. Ça me traumatisait beaucoup. Quand je voyais qu'il consommait du porno, je pleurais, j'étais très malheureuse. Je me demandais pourquoi, en fait, il faisait ça. Est-ce que je ne lui apportais pas ? Il y avait quelque chose que peut-être... je ne lui apportais pas. Au moment des infidélités, en fait, ça a été une catastrophe parce que j'arrivais toujours pas à comprendre. Il me disait qu'il m'aimait mais en fait, il me trompait beaucoup. Et de cette séparation, en fait, j'ai fait une introspection, j'ai rencontré un autre homme et je me suis dit, en fait, pourquoi pas séparer l'amour du désir ? Parce que j'étais en train de comprendre que c'est pas parce que, en fait, il me trompait qu'il allait voir d'autres filles avec un besoin peut-être physique, une pulsion sexuelle. En fait, il ne m'aimait pas. Et donc, j'ai fait tout ce travail-là. Après, avec mon autre compagnon, je suis restée à peu près 7 ans avec cette personne. On était plutôt en couple assez libre. Mais c'était dans le sens où je me disais, voilà, l'homme a des besoins, c'est OK. Tu peux faire ce que tu veux. Moi, je n'avais pas forcément besoin d'aller voir d'autres hommes. En fait, ça ne m'intéressait pas forcément, ça ne me nourrissait pas. Mais c'était OK. Pour moi, c'était une sorte de... de cadeau d'offrir un épanouissement à mon partenaire.
- Speaker #0
Pour toi, c'était une façon de le garder ?
- Speaker #1
Oui, alors j'étais déjà en train de me poser des questions sur les enjeux d'appartenance, qui aujourd'hui, j'ai fait un énorme travail là-dessus, encore plus qu'avant. Et en fait, j'ai appris à me débarrasser de la jalousie, de la possession et de l'appartenance. Parce que j'ai compris à ce moment-là, moi j'étais la femme de sa vie, et en fait, ce n'est pas parce qu'il allait voir d'autres filles. qu'il m'aimait moins, au contraire. Je trouvais que son amour était encore plus grand parce que je lui offrais la possibilité de garder sa liberté et de pouvoir être ultra satisfait, de pouvoir répondre à ses désirs finalement. Et je voyais qu'au fur et à mesure, moi je n'étais pas forcément au courant, je ne voulais pas forcément savoir, mais je voyais qu'il était ultra épanoui et qu'en fait notre amour grandissait. Donc je me disais, pourquoi pas finalement ? Est-ce qu'on ne s'est pas bloqués ?
- Speaker #0
On ne sait pas vraiment le physique des sentiments.
- Speaker #1
Oui, et on a même, je me rappelle, on avait même payé une professionnelle. On était partis en week-end dans l'Est de l'Europe et on avait payé une escorte tous les deux. Donc, on avait fait un plan A3 avec cette fille qu'on avait payée. Et ça, ça nous avait un petit peu trauma sur le moment. On s'est dit, est-ce que payer quelqu'un, est-ce que c'est OK ? Sachant qu'on habitait à la frontière suisse. Et en Suisse, c'est autorisé. Il y a des maisons closes.
- Speaker #0
De libertinage.
- Speaker #1
La prostitution, vraiment. La prostitution est autorisée. Il y a des filles dans la rue. Elles ont leurs appartements. Il y a des maisons closes. Tout est bien réglementé. Au niveau hygiène, sécurité, c'est aussi ça qui a fait mon tunnel de... En fait,
- Speaker #0
oui, ça normalise un peu la chose. En fait, c'est OK. Plus que chez nous.
- Speaker #1
Oui, voilà. Ils me disaient, je suis allée au pute avec mon meilleur pote. C'était génial. et moi je me disais « Ah bah top, trop bien, vous avez passé une bonne soirée. » Chez moi, ça a tout changé, cet aspect-là. Oui,
- Speaker #0
tu n'avais plus du tout le même point de vue sur ce qui se passait, sur la prostitution, sur…
- Speaker #1
Plus du tout. Ouais, non, pas du tout. Et j'ai aussi appréhendé l'amour avec les femmes à ce moment-là, parce que moi, à la base, je suis ultra hétéro. Pareil, en fait, une rencontre, c'est une fille qui m'a sauté dessus en boîte de nuit un soir. Je n'ai rien compris et j'ai tout compris à la fois. Je me suis dit « Ah non, mais en fait, il est en train de se passer quelque chose. » Je me suis beaucoup questionnée. pour Pourquoi ? Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est OK ? En fait, c'est ça, c'est qu'on se pose toujours des questions. Est-ce que c'est normal ? Mais qu'est-ce que la normalité, finalement,
- Speaker #0
en fait ? Oui, on revient toujours un peu à cette normalité.
- Speaker #1
C'est les schémas, en fait, je crois, intergénérationnels. Tout ça qui dit, voilà, il faut être en couple, il faut un homme, une femme, faire des enfants. Il ne faut pas trop dépasser ce cadre-là, parce que sinon, c'est un peu malsain, c'est mal vu. Alors que finalement, pas du tout. Je pense que quand on est très aligné avec soi, avec ses besoins, ses désirs, en fait, tout est OK. Ce qui n'est pas normal, on va dire que c'est ce qui dépasse la légalité, finalement. Quand c'est illégal, là, et qu'il n'y a pas de consentement, là, c'est pas normal. Mais si finalement, toutes les personnes sont consentantes dans les pratiques, par exemple, là, c'est OK, en fait. Oui,
- Speaker #0
chacun fait ce qu'il veut à partir du moment où il ne force personne.
- Speaker #1
Voilà, du moment qu'on est dans la légalité et qu'on est dans le consentement, il n'y a pas de problème, finalement. et on est dans le plaisir.
- Speaker #0
Et alors, parce que quand même, le libertinage et faire de cette activité un métier, c'est quand même très différent. Donc, à quel moment, en fait, tu passes le cap entre les deux ?
- Speaker #1
Oui, alors, je n'étais pas dans le libertinage. Libertinage, c'est encore quelque chose qui est très différent. C'est vraiment d'ouvrir son couple et d'aller... Il y a beaucoup de codes dans le monde libertin. Il faudrait refaire un autre podcast pour en parler. Ce n'est pas si longtemps que ça que je vais dans les clubs libertins. mais c'est encore une autre rencontre en fait je suis tombée enceinte du père de ma fille donc un autre homme, c'était pas du tout prévu pas du tout, cet homme là était très jaloux très possessif donc en fait je suis allée dans un modèle qui me convenait pas du tout, j'ai décidé de garder ma fille, d'avoir ma fille avec lui on a essayé, ça a pas fonctionné puisque on était vraiment aux antipodes lui très jaloux, je pouvais pas sortir avec mes copines en boîte, je pouvais pas m'habiller comme je voulais
- Speaker #0
Oui, donc là, on passe du couple libre à...
- Speaker #1
Là, je passe en prison. Pourtant, on avait une sexualité très épanouie. J'ai toujours eu avec tous mes compagnons une sexualité très épanouie. Mais il fallait que la porte, elle soit fermée. À l'extérieur, je ne pouvais même pas faire une blague. sur le sujet parce que sinon quand je rentrais le soir c'était une catastrophe donc ça a été très difficile pour moi et quand cette relation s'est terminée en fait ça a fait un effet de cocotte minute c'est à dire qu'il y avait déjà à cette époque là tout cet engouement sur les pieds, je ne sais pas si tu te rappelles je vais vendre mes pieds sur internet, les fétichistes et je me suis dit tiens ça me tente un peu puis peut-être que j'aimerais bien faire un peu de cam je ne sais pas je ne connaissais pas du tout le métier Et bien sûr, il m'a empêchée de le faire. Et quand on s'est séparés, j'ai fait une autre rencontre. J'ai rencontré un autre homme qui, lui, en fait, s'occupait des filles justement sur les plateformes telles que OnlyFans, Mime. Donc, c'est des plateformes privées pour adultes. Et là, je me suis aperçue qu'il faisait ça et j'ai dit OK, lance-moi, on y va. Et en fait, c'est parti comme ça. J'ai commencé à faire du contenu sur ces plateformes-là. Donc, au début, ce n'est pas évident. et donc c'est venu de toi en fait c'est même pas lui qui t'a proposé de oui alors c'est très important de le souligner c'est que souvent les gens pensent qu'on nous force à faire ça alors évidemment il y a des femmes qui sont forcées à se prostituer et c'est triste mais voilà ça existe mais aujourd'hui les plateformes privées et le monde de la pornographie si on demande à chaque fille en l'occurrence chaque femme qui fait ce métier là C'est vraiment un choix. Personne ne nous force à faire ça. Moi, personne ne m'a mis un couteau sous la gorge. J'aime mon métier, je suis très épanouie. Et en fait, c'est mon choix. Personne ne m'a forcé à faire ça. Personne ne me force à faire ce que je fais aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment toi qui as ouvert la porte et qui t'as dit, là, j'ai envie de passer un cap. Et pourquoi pas commencer à en faire une carrière ? Parce que tu faisais quoi à l'époque comme métier ?
- Speaker #1
Alors, moi, j'ai été danseuse à la base. J'étais professeure de danse. Après, j'ai travaillé aussi dans l'hôtellerie de luxe. D'accord. J'étais dans les cinq étoiles. J'ai travaillé dans les étages. J'ai travaillé aux réservations standards, réception de spa. J'ai été manager dans un centre de bien-être aussi, donc massage, etc. J'ai passé mes formations pour être massothérapeute.
- Speaker #0
Des jobs tout à fait standards et plutôt en plus dans des univers assez luxe, on pourrait dire. souvent c'est assez gardé dans les hôtelleries de luxe c'est toujours un petit peu...
- Speaker #1
Il y a beaucoup plus de gens qui sont dans les clubs libertins qu'on ne croit si on parle de libertinage, beaucoup mais pour en revenir à ce que tu me disais juste avant c'est qu'en fait les personnes en fait on appelle les moldus, les moldus c'est les personnes qui ne sont pas du tout dans le métier du sexe ou dans le libertinage les moldus en fait ils ne voient vraiment que la petite partie de l'iceberg Il y a un truc énorme en dessous, c'est-à-dire que souvent les gens disent « Ah, c'est bon, tu prends une photo, t'es riche, t'as 5000 balles sur ton compte. » Ouais, du tout comme ça. Ce métier, il est très dur et les femmes qui veulent se lancer aujourd'hui, je leur dis vraiment attention, je suis plus pour dire ne le fais pas que d'y aller parce qu'il faut vraiment être sûre de soi. C'est pas juste on fait une photo et on a de l'argent sur notre compte, c'est très compliqué, il faut assumer, il faut avoir confiance un minimum, il faut être... prêts à recevoir le regard et la haine des gens aussi.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il y a des haters aussi sur ces plateformes. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Alors, sur les plateformes, non, parce que sur Me, Money, Fan, par exemple, pour prendre les principales, parce qu'il y en a beaucoup, les abonnés qui viennent sur ces plateformes, ils payent généralement des petits abonnements. D'accord. Donc, en fait, ils sont là... Ça filtre un peu.
- Speaker #0
Ils sont là par intérêt.
- Speaker #1
Ça va être surtout les réseaux publics tels que Instagram, TikTok. Alors là, on a beaucoup de haine. J'ai assez de chance parce que j'ai une communauté qui me suit. Sur Instagram, si je prends un peu tous mes comptes, j'ai à peu près 100 000 personnes qui me suivent. Et ma communauté, elle est quand même très bienveillante envers moi. Je n'ai pas beaucoup de haters, ce qui est cool. Mais si tu veux savoir, le pire commentaire que j'ai eu, c'est… Ne vous étonnez pas si un jour on retrouve son corps dans un canal. Donc quand on se lève le matin et qu'on lit ça, c'est très dur parce qu'en fait, encore une fois, moi, personne ne m'a obligée à faire ça. Moi, je suis très épanouie, j'adore mon métier et je ne fais de mal à personne.
- Speaker #0
Et alors, comment on réagit en fait, même si tu en as peu, parce que ta communauté assez bienveillante, elle te suit. Comment on réagit en fait par rapport à ces haters et cette haine un peu déversée gratuitement ?
- Speaker #1
Moi, je suis hyper sensible. Donc c'est... assez compliqué. Au début, je laissais toutes les notifications. Maintenant, je les enlève. De temps en temps, j'y vais. Quand je suis en live, par exemple, sur TikTok, on prend la haine en direct. J'ai toujours une petite réponse. J'essaie toujours d'être bienveillante. Mais je pense que les personnes qui sont habitées par la haine et par la peur, en fait, ça ne m'intéresse pas. Ce ne sont pas des personnes qui vont me mener vers le haut. Donc, je les laisse dans leur coin et j'avance. Et par rapport...
- Speaker #0
à ce métier parce que là on parle quand même de plateforme.
- Speaker #1
Oui. Mais je crois que tu étais aussi dans l'industrie du film.
- Speaker #0
Oui. C'est quelque chose qui a l'air, en tout cas, assez différent.
- Speaker #1
C'est différent. Oui, c'est différent. En fait, les plateformes privées, elles permettent aujourd'hui…
- Speaker #0
Déjà, tu es seule, en fait, chez toi, non ? Oui.
- Speaker #1
On est derrière notre écran. Et ça ne veut pas dire que c'est plus simple. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Parce que vraiment, ma première vidéo, par exemple, de masturbation… J'étais pas à l'aise. Si je regarde ma première vidéo et les vidéos que je fais maintenant, c'est quand même différent, mais c'est difficile quand même. C'est très différent. Donc les plateformes, aujourd'hui, elles permettent aux personnes qui ne veulent pas rentrer dans l'industrie de la pornographie ou qui ne sont pas en accord aussi avec ce milieu-là ou qui ne sont pas appelées par les productions si on ne correspond pas de pouvoir faire ce qu'on veut. Donc on s'appelle entre nous, on fait des vidéos, on les publie, on les vend, etc. l'industrie de la pornographie elle est différente moi j'ai été approchée par un acteur qui m'a proposé de venir sur un tournage Canal+, et moi ça a été une révélation j'ai pas tourné ce jour là, je suis venue visualiser il m'a dit le lendemain on a encore les caméramans les cadroirs, est-ce que tu veux tourner j'ai dit oui et je suis allée sur le tournage et c'était dingue et là je me suis dit je veux faire ça Oh ! Je trouvais ça tellement beau, je trouvais ça tellement bienveillant parce qu'on ne se rend pas compte, on a l'impression que ce n'est pas du tout cadré. Et en fait, si, après il y a les maquilleurs, il y a les papiers. Oui,
- Speaker #0
il y a toute une équipe derrière, ce n'est pas juste une partie de jambes en l'air.
- Speaker #1
Pas du tout, mais pas du tout. Et ce n'est pas du tout ça d'ailleurs. Et il y a aussi les coordinateurs intimité. C'est très important parce que là, ces personnes-là, elles sont là pour cadrer justement les scènes, pour être sûres qu'il n'y a pas de dépassement au niveau des consentements, des pratiques, etc.
- Speaker #0
Oui, parce que tout est très cadré aujourd'hui.
- Speaker #1
Tout est très cadré. Et au niveau des tests aussi, les gens souvent pensent que c'est un milieu qui est très sale, comme le libertinage d'ailleurs. C'est deux sujets différents, libertinage et pornographie. Mais tout le monde pense que c'est un nid à MST, à maladie, à infection, alors que pas du tout. En fait, nous, on a des tests qui sont longs comme les deux bras, des choses que les moldus ne testeront jamais, alors qu'en fait, finalement, il y a des choses qui sont très importantes à tester, même si on n'est pas dans ce métier. pas du tout sale en fait, c'est très propre c'est très cadré et on est les personnes les plus saines au niveau des maladies qui existent, on peut pas arriver sur un tournage avec quelque chose, c'est impossible c'est impossible
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des dans les tournages, est-ce qu'il y a déjà des choses, on s'en rentre évidemment dans le temps cru, est-ce qu'il y a des choses que tu as déjà refusées qui te dérangent ?
- Speaker #1
Non, pas particulièrement, après en fait ce qui se passe c'est que les productions, elles appellent les acteurs et les actrices en fonction de leurs besoins et de ce que les personnes font. C'est-à-dire que moi, en tant qu'actrice, si par exemple je dis je ne fais pas telle pratique, en fait, ils ne vont pas m'appeler. Oui, il y a des petites fiches.
- Speaker #0
Si eux,
- Speaker #1
ils veulent faire une scène avec 14 personnes et qu'on doit mettre des trucs dans... Si moi, je ne le fais pas, ils ne vont pas m'appeler.
- Speaker #0
D'accord, ok, donc tout le monde en fait a sa petite fiche. Voilà,
- Speaker #1
ils vont dire est-ce que tu tournes avec les filles, par exemple les filles qui ne sont pas bi ou qui ne veulent pas tourner avec les filles, il y en a qui le font quand même même si elles ne sont pas bi, mais on peut dire non je ne le fais pas, par exemple je ne fais pas de FF, on appelle ça femme-femme, boy-girl aussi, boy-girl, girl-girl. Donc ils nous demandent en fait si on fait ces pratiques-là et à quel tarif en fait, parce qu'on est payé à la Seine.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que ça permet de bien vivre ce métier ?
- Speaker #1
Alors, on m'a toujours dit qu'il ne fallait pas compter sur la pornographie pour vivre. Et je pense que c'est vrai. Alors, les scènes sont bien payées, mais après, on a une date de péremption sur tous les femmes. C'est quand même la vérité. Il y a un acteur et un producteur qui m'a dit ça au début. Il m'a dit, en fait, vous, les femmes, dans l'industrie de la pornographie, vous êtes comme une bouteille d'eau dans un désert. Au début, tout le monde vous veut, tout le monde a soif, la bouteille est pleine, tout le monde veut prendre une gorgée. Puis tout le monde commence à boire dans la bouteille, et à la fin, la bouteille est vide, plus personne ne la veut. Mais c'est charmant cette petite comparaison ! Alors les femmes sont respectées, alors je pense qu'aussi les plateformes, c'est ça en fait, ce qu'on essaye de faire aujourd'hui avec notre métier, c'est que ce métier-là, il soit plus accepté, et que les personnes comprennent qu'on n'est pas forcées, que c'est pas sale. et qu'en fait, on se respecte nous-mêmes. Et qu'à partir du moment où on ne se sent pas respecté, du coup, en fait, on peut dire stop. On dit stop, OK, je ne veux pas tourner, je vais faire mes propres vidéos sur mes plateformes. Et c'est comme ça. Donc, la femme a quand même repris une sorte de pouvoir, je trouve, sur le monde de la pornographie par rapport à il y a 30 ans en arrière, je dirais. Oui,
- Speaker #0
c'est plus la femme objet.
- Speaker #1
Alors, je trouve qu'on reste quand même... Moi, j'ai toujours cette idée-là de dire... qu'on est quand même un peu à disposition. Mais on peut garder le pouvoir et dire non, je ne suis pas d'accord, je ne le fais pas. Mais on a une date de péremption. Une femme dans le porno, elle ne reste pas très longtemps. On a quand même des beaux noms d'actrices qui sont restées très longtemps sur le devant de la scène et qui se renouvellent aujourd'hui en productrice. Oui,
- Speaker #0
parce qu'il y avait Clara Morgan. Je ne sais pas si elle est toujours dans le milieu.
- Speaker #1
Ah non, pas du tout. Mais elle fait autre chose aujourd'hui. Nikita Belouchev fait de la production aujourd'hui. Elle se renouvelle très, très bien. Mais une fille dans cette industrie-là... en dessous de 5 ans, déjà 4-5 ans c'est déjà énorme. Est-ce que je peux te demander ton âge ? Oui, j'ai 37 ans.
- Speaker #0
Et tu te vends encore combien de temps en fait faire ça ?
- Speaker #1
La pornographie, j'aimerais beaucoup relancer cette année, refaire beaucoup plus de films et de productions, mais je pense que ça va durer une petite année. Je dis une année, deux ans, après c'est fini. Et les plateformes, je dirais à peu près 4 ans.
- Speaker #0
Il y a quand même moins de péremption j'ai l'impression sur les plateformes parce que... Au final, avec tous les filtres...
- Speaker #1
Parce que c'est à la demande. Alors, moi, je n'utilise pas de filtre. Très peu, je retouche quelques photos, mais je ne mets pas des filtres complètement déformants. Je n'aime pas ça. Et je trouve qu'il y a une image à tenir aussi quand on fait les podcasts sur YouTube, etc. On ne peut pas forcément mettre de filtre. Moi, je n'aime pas mentir aux gens. Non, mais après,
- Speaker #0
c'est vrai qu'il y en a un peu pour tous les goûts, si tu veux. C'est vrai que les plateformes... Il y en a pour tous les goûts. Il y en a, il n'y en a pas forcément. Les nanas très jeunes... Ils préfèrent justement un peu plus ager, de plus en forme. Il y a vraiment un peu de tout. C'est pour ça que...
- Speaker #1
Non, non, mais...
- Speaker #0
Peut-être moins de préemption que dans les films X. Oui,
- Speaker #1
tu as complètement raison. Et en fait, c'est vraiment l'offre et la demande. C'est que quand on rentre dans ce milieu de plateforme, sans parler du coup de la pornographie, c'est vraiment autre chose. Donc, il y a OnlyFans, il y a Mime, mais après, il y a Fancy, il y a VTC. Mais en fait, il y en a des tonnes. Après, on peut aller sur de la domination, sur des trucs beaucoup plus fétiches. Et là, en fait, même à 60 ans, on peut vendre. Parce que, ben voilà, il y a les fétiches d'équipe. C'est très pratique, qui sont intéressantes. Oui, c'est très personnalisé. En fait, les personnes qui viennent s'abonner à nos comptes, elles ont souvent des demandes très particulières. Nous, on a des abonnés sur certaines plateformes qui nous demandent d'embrasser notre frigo, notre porte-fenêtre ou d'écraser un carton avec nos pieds nus. Même des fois, on me demande des scénarios où il n'y a pas de scène hard, en fait. Il n'y a pas de sexe.
- Speaker #0
D'accord, oui.
- Speaker #1
Donc, on me demande, par exemple, j'ai un abonné qui voulait absolument que je lui fasse une vidéo où je lui annonçais que j'étais enceinte de lui.
- Speaker #0
Ah ben, improbable.
- Speaker #1
improbable mais pourtant il y a beaucoup de demandes comme ça en fait il y a un aspect qui est très très psychologique sur les plateformes et c'est pour ça que là j'ai décidé de faire des études de sexothérapie et BDSM pour me lancer aussi un peu dans les déviances tout ça parce qu'en fait la sexualité des gens me fascine et quand on parle comme ça avec les hommes moi je travaille avec les hommes toute la journée c'est fascinant en fait il n'y a pas de limite encore une fois on est quand même plus ou moins protégé derrière l'écran j'ai déjà eu quelqu'un qui m'a appelé En fait, en plus, c'était un mineur, parce que maintenant, il y a la vérification sur les plateformes. Bien sûr, c'est interdit aux majeurs. Toutes les personnes au mineur, toutes les personnes en dessous de 18 ans ne peuvent pas consommer. Et cette personne, comme elle avait 17 ans, en fait, elle est allée sur le Darknet. Moi, je ne sais même pas comment elle est sur le Darknet. Et il a payé 350 euros. Moi, je n'ai pas touché un euro de ça pour avoir mon numéro de téléphone. Donc, il m'a appelée et il m'a dit... Après, il était très gentil, mais il m'a dit, voilà, j'ai 17 ans. Du coup, je ne peux pas les consommer sur tes plateformes. Tu es mon fantasme. J'aimerais te rencontrer. Donc, ce n'était même pas méchant ou pervers. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Il m'a dit et je sais où tu habites. C'est un peu flippant. Je lui ai demandé où j'habiterais et il m'a donné mon adresse.
- Speaker #0
Comment tu fais dans ces cas ? Est-ce que tu as un manager qui t'aide ? Oui, oui,
- Speaker #1
je suis entourée, effectivement. Mais après, au point de vue de la sécurité, encore une fois, je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup de haters. C'est que les gens veulent ma mort, quoi. J'ai plutôt une communauté. S'il y a quelqu'un qui vient chez moi, Ça sera à la limite plus un fan que, par exemple, un mot frère des fleurs. J'ai une collègue, une créatrice de contenu, qui, en rentrant chez elle, elle avait un bouquet de fleurs avec un mot sur le tapis. Mais bon, on se dit, c'est la personne, elle sait où j'habite. En fait, oui,
- Speaker #0
c'est ça. On ne sait pas. On n'est quand même jamais trop rassurée. Il y a quand même tellement de malades qui courent les rues.
- Speaker #1
Il y en a. Oui, il y en a beaucoup. Il y en a beaucoup. En fait, il faut éviter, quand on est dans ce genre d'industrie, d'être trop menée par ses peurs parce que sinon, en fait... Sinon,
- Speaker #0
on n'y va pas.
- Speaker #1
Oui, puis là, c'est trop tard. Moi, je me dis, en fait, je suis déjà allée trop loin et c'est OK. Moi, j'assume, mais pour les filles, par exemple, qui ont 20 ans, qui disent, ah, moi, je vais ouvrir un OnlyFans, je vais être actrice porno, attention, attention.
- Speaker #0
Il faut être conscient des conséquences que ça peut avoir.
- Speaker #1
Il y a énormément de conséquences. Ce n'est pas du tout un tremplin. On creuse notre tombe.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Clairement, parce que la société, elle accepte encore pas tellement. ça commence à être accepté aujourd'hui quand on dit qu'on a un e-fan les gens sont pas tellement choqués,
- Speaker #0
il y a 5 ans en arrière c'était encore une catastrophe il y a peut-être un peu moins d'idées reçues qu'avant ouais c'est ça,
- Speaker #1
c'est que la société a beaucoup d'idées reçues en fait sur le métier et c'est très dommage parce que on est en fait comme tout le monde et j'ai l'impression aussi qu'on est même parfois plus sensible et plus bienveillant, on est assez neuro-atypique les personnes qui travaillent dans ce milieu là En fait, on fait de mal à personne. Notre travail, il est légal. On paye nos impôts, on paye notre URSAF. On fait de mal à personne. Et je me dis aussi que parfois, on rend service à la société parce que pour certains hommes qui sont chez eux, qui ont des pulsions un peu perverses, un peu psychopathes,
- Speaker #0
ça permet justement de maîtriser peut-être un peu, de se lâcher avec des voix légales. Moi,
- Speaker #1
je préfère qu'ils se touchent sur une de mes vidéos plutôt qu'ils descendent dans la rue et qu'ils attaquent une femme ou un enfant.
- Speaker #0
Oui, oui, exactement. Donc en fait,
- Speaker #1
je me dis, je suis peut-être même d'utilité publique pour certaines personnes. On n'a pas la peste, quoi. On est là, notre métier, il est beau. Moi, je fais rire les gens dans mes vidéos, je donne du plaisir aux personnes et je me dis, mais en fait, quoi de plus beau que ça ?
- Speaker #0
Et alors, si tu as quand même une petite fille, est-ce que le fait d'avoir un enfant, toi, ça a changé ta vision du métier ? Est-ce que ça t'a bloquée en un sens ?
- Speaker #1
Alors, non, pas du tout. Alors, je l'ai eue avant de commencer. Au contraire, c'est une force. C'est-à-dire que moi, quand je vais à l'école la chercher, j'ai la tête haute. Je n'ai aucun doute. Parce qu'en fait, encore une fois, c'est les peurs que les gens, ils se mettent sur eux. C'est un peu l'effet miroir. Moi, je n'ai aucun problème à assumer, de dire que j'ai un enfant et que je fais ce métier-là. Souvent, j'ai des commentaires. Les parents, ça va. Ils savent que... Il y a des papas devant l'école. Ils te reconnaissent. Je sais qu'ils consomment, oui. Je me dis, comment ça va se passer ? Qu'est-ce que les gens vont dire ? Et finalement, je me rends compte que les femmes et les hommes parfois me mettent même sans prétention aucune au randicône. Ils disent, mais qu'est-ce que j'aimerais être comme toi ? Qu'est-ce que j'aimerais me lâcher comme toi ? Qu'est-ce que j'aimerais faire des vidéos ? Mais comment tu fais pour assumer ? Mais c'est génial, mais bravo, mais continue. En fait, ça, c'est trop beau. Je me dis, mais je suis un peu le porte-parole. Ce que je dis souvent, c'est que je n'ai pas la prétention d'être la Simone Veil du cul, mais j'aimerais bien mettre ma pierre à l'édifice pour faire changer les choses. Et je pense que la société est en train de nous accepter. Et tant mieux, parce qu'on fait de mal à personne, on donne du plaisir. Et je ne regrette pas du tout de faire ce métier. Je suis complètement épanouie. Et tant que je pourrais le faire, je le ferai. Et d'avoir un enfant, ça ne m'a pas du tout freinée. Au contraire, ça m'aide à être encore plus forte dans mon énergie de femme, en fait.
- Speaker #0
Quand ta fille sera... plus âgée, qu'elle sera ado et qu'elle sera en âge d'avoir une sexualité. Et si elle te pose des questions, comment est-ce que tu vas aborder les choses ? Comment tu vas lui présenter ce que tu as fait ?
- Speaker #1
Alors, c'est normal d'avoir une sexualité. Je pense que dès le plus jeune âge, finalement, on a une sexualité. On commence déjà à appréhender notre corps, on commence déjà à se toucher. Les petits garçons, les petites filles commencent déjà à cet âge-là. Donc moi, je prends le parti de ne rien cacher, de ne pas avoir de non-dit, de pouvoir discuter de tout, de pouvoir répondre à toutes les questions. C'est vraiment pas un... C'est vraiment pas quelque chose dont j'ai peur. Je pense que ma fille, c'est comme, par exemple, si on peut parler des menstruations, ma fille, elle voit déjà que des fois, vous savez, les enfants, des fois, ils nous suivent aux toilettes, etc. Donc ma femme dit, mais pourquoi, maman ? Pourquoi, maman, tu as du sang ? Donc je lui explique avec des mots d'enfant. en disant là maman si elle a ça ça veut dire qu'elle a pas de bébé dans le ventre par exemple et chaque âge il y a un discours adapté il suffit juste faut pas avoir peur, faut pas avoir de non-dit et chaque âge a un discours à la sexualité qui doit être adapté la sexualité c'est quelque chose qui est normal qui appartient à tout le monde c'est quelque chose qui est là depuis la nuit des temps qui va être là tout le temps ça fait partie de nos vies à tous qu'on soit asexuel ou qu'on ait des fétichismes, des pratiques, etc., qu'on soit libertin ou pas, qu'on soit sexiste ou pas. La sexualité, elle fait partie de notre vie. À tous, elle est là. Donc, il faut en parler. C'est OK, en fait. Il n'y a aucun problème. Et si jamais elle voulait faire comme maman et se pencher là-dedans, est-ce que tu serais OK ? Alors, oui. Ma fille fera absolument ce qu'elle veut. Ma fille aimera qui elle veut. Si c'est des filles, des garçons, si elle veut faire ça, oui. Mais partout, Par contre, je pense qu'à ce moment-là, les plateformes n'existeront plus. Je pense qu'on sera déjà… En fait, c'est le…
- Speaker #0
C'est le support qui a changé. Parce qu'il y a 30 ans, c'était les magazines, il y avait le Minitel, après il y a eu Internet. Là, maintenant, il y a les plateformes privées. Dans 10-15 ans, il y aura autre chose. Ça sera très différent. Mais oui, je lui dirais de s'asseoir parce qu'on va discuter pas mal de temps pour que je la prévienne de ce qui va se passer. Mais je serai toujours là pour elle, quoi qu'il en soit. J'accepterai tous les choix qu'elle fera. Et en dehors de ta vie, en fait, dans le X, Est-ce que tu as des passions ? Quel est ton quotidien en dehors des tournages ? Oui, effectivement, je ne sais pas que ça. Alors oui, j'ai beaucoup de passions. La danse déjà, parce qu'à la base, je suis danseuse. Donc la danse, le cabaret, tout ça. J'adore l'histoire. J'ai une passionnée d'histoire, une grande passionnée d'histoire. Et la musique. La musique, c'est quelque chose de très important pour moi. Je parle beaucoup sur Instagram, sur YouTube d'Ibiza. Je suis une très, très grande fan de clubbing. Moi aussi, ça nous fait un peu peur. Ah oui, le clubbing et la musique. Je suis tout le temps en train d'écouter de la musique. Mais la musique, c'est la vie. La musique, c'est la vie. Peu importe ce qui se passe dans une vie, il y a toujours au moins une chanson qui nous accompagne. Oui, je suis d'accord. Et du coup, ça me permet de rebondir sur ma prochaine question. Si tu devais choisir une chanson qui te représente ou qui te parle plus qu'une autre, ça serait la canne. Alors, choisir une chanson, c'est super dur. J'en ai plein, j'ai tellement de chansons. Et je suis sûre qu'après ça, je vais me dire « Oh non, pourquoi je n'ai pas donné cette chanson ? » Comme je suis une grande fan de clubbing, j'ai découvert il n'y a pas très longtemps un super DJ que j'adore, qui s'appelle Fisher. Ah oui, on adore. Voilà, et du coup, j'adore la musique Stay ou Losing It. Ah oui, je pense que tu connais. Ça, c'est très, très bon. Donc voilà, je ne sais pas si tu la passes après ou si les gens, comme ça, ça invite les gens à… En fait, ça invite les gens, justement, à aller écouter ces morceaux. Voilà, je vous invite à aller écouter Fisher, qui est un super DJ, et à me rejoindre à Ibiza cet été pour aller l'écouter dans le plus gros club du monde. Ouais, ouais, avec plaisir. Et si tu devais terminer la phrase quand le destin s'emmène ? Je ne peux pas dire des dingueries. ça finit en GB dans des clubs quoi ok ben on invite tout le monde à aller voir ce que veut dire GB voilà voilà on va faire ça en tout cas beaucoup de partage moi j'invite les gens à avoir beaucoup de plaisir à lâcher prise, écouter de moins en moins ses peurs et voilà soyez alignés, soyez épanouis prenez du plaisir et protégez-vous ne pas rester dans les clichés parce que ce monde est incroyable Ce monde est fascinant. Fascinant. Ouais, vraiment. En tout cas, c'était un plaisir de partager avec toi aujourd'hui. Merci, Foxy. Merci beaucoup. Merci pour votre écoute. On se retrouve bientôt pour une autre histoire écrite par la vie.