Description
Bienvenue sur QUARE, le podcast éducatif pour les familles. Aujourd’hui, dans la catégorie Sport, l’épisode est consacré à Marie-Josée Pérec.
Qui est Marie-Josée Pérec ?
Marie-Josée Pérec, c’est la plus grande athlète française de l’histoire. Elle est née en 1968 à Basse-Terre, en Guadeloupe, une île française des Antilles. Sprinteuse hors pair, elle a dominé le 200 mètres et le 400 mètres avec une aisance et une classe qui l’ont rendue légendaire. En France, on l’appelle simplement «La Gazelle ».
Elle a grandi en Guadeloupe ?
Oui, jusqu’à ses 15 ans. Elle y menait une vie simple, loin du monde de la compétition. C’est son professeur d’EPS qui a alerté les entraîneurs sur ses capacités exceptionnelles. Elle est alors partie seule en métropole pour intégrer un pôle sportif à Rouen, loin de sa famille. Ce déracinement a été difficile, mais elle a tenu grâce à une volonté de fer.
Elle a commencé directement par le 400 mètres ?
Non, elle a d’abord couru le 100 et le 200 mètres. Mais très vite, ses entraîneurs ont vu qu’elle avait une endurance et une puissance idéales pour le 400 mètres. Cette distance exige à la fois la vitesse du sprinteur et la résistance du demi-fondeur. Elle a fait le choix courageux de se spécialiser sur cette distance et ce fut le bon.
Quel est son palmarès ?
Il est exceptionnel. Elle est triple championne olympique : elle remporte le 400 mètres à Barcelone en 1992, puis réalise un exploit historique à Atlanta en 1996 en remportant le 200 mètres et le 400 mètres lors de la même olympiade — un doublé que seule l’Américaine Valerie Brisco-Hooks avait réalisé avant elle, en 1984. Elle est également double championne du monde (400 m en 1991 et 1995) et double championne d’Europe (400 m et relais 4×400 m en 1994).
Courait-elle aussi des 400 mètres haies ? C’est une discipline différente, non ?
Absolument ! Le 400 mètres haies est l’une des épreuves les plus exigeantes de l’athlétisme. Marie-Josée Pérec s’y est essayée avec sérieux : en 1995, elle s’était fixé l’objectif de doubler 400 m plat et 400 m haies aux Championnats du monde de Göteborg. Mais arrivée blessée en Suède, elle a dû y renoncer. Ce qui est remarquable, c’est qu’elle battait régulièrement le record de France sur cette discipline lors des meetings, sans jamais avoir pu se consacrer pleinement à son apprentissage.
Quelles qualités lui ont permis de réussir ?
Sa morphologie d’abord : grande (1m79), longiligne, avec des jambes immenses, elle avait une foulée naturellement ample et économique. Mais au-delà du physique, c’est sa capacité à gérer l’effort sur 400 mètres qui impressionnait. Elle savait exactement quand accélérer et comment ne pas s’effondrer dans les cinquante derniers mètres, là où les autres s’écroulaient.
Elle avait des rivales ?
Oui. Sa principale rivale sur 400 mètres était la Jamaïcaine Merlene Ottey, puis l’Australienne Cathy Freeman, qui était aussi l’une de ses grandes amies. Aux JO d’Atlanta, leur finale du 400 mètres est restée dans les mémoires : Pérec a triomphé avec une autorité impressionnante.
Qui l’a inspirée ?
Elle citait souvent la Jamaïcaine Merlene Ottey, qu’elle admirait pour son élégance et sa longévité. Elle était aussi très inspirée par Carl Lewis, le grand sprinteur américain, pour son port, sa technique et sa manière d’aborder la compétition avec sérénité.
Elle a connu des moments difficiles ?
Oui. Marie-Josée Pérec était connue pour être très sensible
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